Déjà des semis à faire en janvier?

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Source: worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com

La nouvelle année vient à peine de commencer, mais il est déjà temps de semer certaines graines à l’intérieur.

On ne sème si tôt qu’un groupe très limité de plantes particulièrement lentes à arriver à une taille de repiquage raisonnable, car autrement en janvier il est beaucoup trop tôt pour faire des semences. On les fera plutôt en mars ou en avril, même en mai. Il faut toutefois environ quatre à cinq mois de culture à l’intérieur pour les sept plantes suivantes, donc il est temps de sérieusement penser à les semer en janvier ou, au plus tard, au début de février.

  1. Agastache (Agastache foeniculum)
  2. Bégonia tubéreux (Begonia × tuberhybrida)
  3. Datura (Datura metel)
  4. Linaire à feuilles d’origan (Chaenorrhinum origanifolium, syn. glaerosum)
  5. Lisianthus (Eustoma grandiflora)
  6. Dracéna des jardins (Cordyline australis, syn. indivisa)
  7. Kniphofia ou tritome (Kniphofia )

Semis hâtifs: tout un défi!

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Les semis faits en janvier auront besoin d’un éclairage supplémentaire. Source: Les Idées du jardinier paresseux: Semis

Démarrer des semences en janvier dans les régions septentrionales de l’hémisphère Nord n’est pas si simple. Les jours sont courts, le soleil est faible et, dans de nombreuses régions, le temps est plus souvent gris qu’ensoleillé, ce qui signifie que les semis souffriront d’un sérieux manque de lumière. De plus, les températures devant le rebord de la fenêtre, où la plupart des jardiniers placent leurs plateaux de semences, sont souvent froides et variables alors que presque toutes les semences ont besoin de chaleur et de températures assez uniformes pour bien germer. En conséquence, vous n’avez pas vraiment d’autre choix que de démarrer les semences de janvier (et de février) sous un éclairage artificiel, tel que les lampes de culture fluorescentes ou DEL, et ce, de plus, dans l’emplacement le plus chaud de votre demeure.

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Cultivez les semis à l’étouffée, avec un tapis chauffant si nécessaire. Source: www.amazon.fr

Commencez toujours les semences d’hiver «à l’étouffée» (en les couvrant d’un dôme ou d’un sac de plastique transparent) pour maintenir une humidité élevée et des températures stables et placez-les dans une pièce qui est au moins modérément chaude (21 à 24 °C). Une autre option pour les réchauffer est de les placer sur un tapis chauffant (un modèle spécialement conçu pour les plantes). Utilisez une minuterie pour régler la durée d’éclairage de la lampe à 14 heures par jour afin de simuler les longues journées d’été et placez les contenants de semences fraîchement semées sous la lampe à environ 15 à 30 cm de la source de lumière. Maintenant, attendez patiemment la germination. (Une raison pour laquelle certaines semences ont besoin d’un semis hivernal est qu’elles sont lentes à germer.)

Semis qui nécessitent un traitement au froid

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Pour faire germer les semences de plusieurs végétaux, il faut leur donner un traitement au froid de plusieurs semaines. Source: Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Janvier est également, avec d’ailleurs les mois de décembre et de février, un bon moment pour semer les graines qui ont besoin d’un prétraitement au froid (stratification froide) afin de bien germer. Ce groupe comprend la plupart des arbres et arbustes de climats froids et tempérés, ainsi que de nombreuses vivaces et même quelques annuelles.

Ces semences ne germeront pas tant qu’elles n’auront pas reçu un nombre donné de jours de fraîcheur combinés avec de l’humidité. Il peut s’agir d’aussi peu qu’une ou deux semaines ou de quatre mois ou plus. Cette information vitale paraît normalement sur le sachet de semences. Si vous avez récolté les semences vous-même et ne connaissez pas la durée du traitement au froid nécessaire, je vous suggère de calculer, pour les vivaces, de six à huit semaines: c’est suffisant pour la plupart des espèces. Pour les arbres et arbustes, offrez plutôt 12 semaines.

Notez que le nombre de semaines de froid cité pour une espèce quelconque est toujours le minimum qu’il faut pour assurer la germination, mais qu’il n’y a pas de risque à prolonger le séjour au froid. Donc, si vous démarrez plusieurs semences différentes, chacune avec une durée de traitement différente, vous pouvez toutes les laisser au froid jusqu’à ce que les dernières aient terminé leur plein traitement, puis les faire germer toutes en même temps.

Pour donner une stratification froide, il suffit de semer les graines dans un récipient, exactement comme vous le feriez pour toute autre semence, puis de sceller le contenant dans un sac en plastique transparent et de le placer au réfrigérateur ou dans un caveau à légumes pendant au moins le nombre minimum de semaines. Ensuite, déplacez-le dans un endroit chaud et bien éclairé, comme sur le rebord d’une fenêtre ou sous une lampe de culture, pour que la germination commence.

100 semences qui ont besoin d’un traitement par le froid

Voici 100 plantes qui germent mieux avec un prétraitement au froid, mais il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg: il en existe des milliers d’autres. Consultez l’enveloppe des semences ou le site Web du fournisseur de semences pour plus d’informations.

  1. Abies (sapin)
  2. Acer (érable à sucre et plusieurs autres espèces)
  3. Aconitum (aconit)
  4. Alchemilla (alchémille)
  5. Allium (allium ornemental)
  6. Amelanchier (amélanchier)
  7. Aquilegia (ancolie)
  8. Asclepias (asclépiade)
  9. Astrantia (astrance)
  10. Baptisia (faux lupin)
  11. Buddleia (buddleia)
  12. Caltha (populage des marais)
  13. Caryopteris (caryoptère)
  14. Cercis canadensis (gainier du Canada)
  15. Chelone (galane)
  16. Cimicifuga (cierge d’argent)
  17. Clematis (clématite)
  18. Cornus (cornouiller)
  19. Corydalis (fumeterre)
  20. Delphinium (delphinium, pied d’alouette)
  21. Dicentra spectabilis, maintenant Lamprocapnos spectabilis (cœur saignant)
  22. Dictamnus (fraxinelle)
  23. Dodecatheon (gyroselle)
  24. Echinacea (échinacée)
  25. Eremurus (lis à queue de renard)
  26. Eryngium (érynge, panicaut)
  27. Eupatorium (eupatoire)
  28. Filipendula (reine-des-prés)
  29. Forsythia (forsythia)
  30. Fragaria (fraisier)
  31. Fuchsia (fuchsia)
  32. Gentiana (gentiane)
  33. Geranium (géranium)
  34. Goniolimon (statice)
  35. Helianthemum (hélianthème)
  36. Helianthus (tournesol vivace)
  37. Heliopsis (héliopside)
  38. Helleborus (hellébore, rose de Noël)
  39. Hemerocallis (hémérocalle)
  40. Heuchera (heuchère)
  41. Hibiscus moscheutos (hibiscus vivace)
  42. Hypericum (millepertuis)
  43. Iberis (corbeille d’argent)
  44. Ilex* (houx)
  45. Iris (iris, la plupart des espèces)
  46. Incarvillea (incarvillée)
  47. Kirengeshoma (kirengeshoma)
  48. Knautia (knautie)
  49. Lathyrus (pois vivace)
  50. Lavandula (lavande)
  51. Leontopodium (edelweiss)
  52. Lobelia (lobélie, espèces rustiques)
  53. Lonicera (chèvrefeuille)
  54. Macleaya (macleaya)
  55. Magnolia* (magnolia)
  56. Malus (pommier, pommetier)
  57. Mazus (mazus rampant)
  58. Mertensia (mertensia)
  59. Muscari (jacinthe à grappe)
  60. Myrrhis odorata (cerfeuil musqué)
  61. Nepeta (népéta)
  62. Oenothera (onagre)
  63. Opuntia* (opuntia rustique)
  64. Paeonia* (pivoine)
  65. Penstemon (penstemon)
  66. Persicaria (renouée)
  67. Phlox (phlox)
  68. Persicaria orientalis, syn.Polygonum orientale (renouée orientale)
  69. Physalis (coqueret, lanterne chinoise)
  70. Picea(épinette, épicéa)
  71. Platycodon (playcodon)
  72. Primula (primevère)
  73. Pulsatilla (pulsatille)
  74. Quercus (chênes rouges et noirs)
  75. Ranunculus (bouton d’or)
  76. Ratibida (sombrero mexicain)
  77. Rosa (rosier)
  78. Rudbeckia (rudbeckie)
  79. Sambucus (sureau)
  80. Sanguinaria (sanguinaire)
  81. Sanguisorba (sanguisorbe)
  82. Saponaria (saponaire)
  83. Saxifraga (saxifrage)
  84. Scabiosa (scabieuse)
  85. Sedum (sédum, orpin)
  86. Sempervivum (joubarbe)
  87. Sidalcea (sidalcée)
  88. Stokesia (stokésie)
  89. Syringa (lilas)
  90. Thalictrum (pigamon)
  91. Tiarella (tirarelle)
  92. Tricyrtis (lis des crapauds)
  93. Trillium* (trille)
  94. Trollius (trolle)
  95. Tsuga (pruche)
  96. Vernonia (vernonie)
  97. Veronica (véronique)
  98. Viburnum* (viorne)
  99. Viola (violette)
  100. Vitis (vigne, certaines espèces)
*Ces espèces ont besoin d’une double stratification froide, c’est-à-dire de deux traitements au froid séparés par un traitement au chaud, pour stimuler leur germination. Essayez deux à trois mois de froid suivis de deux mois de chaleur, puis d’encore deux à trois mois de froid. Lorsque vous exposerez ces semences assez uniques à la chaleur après ces traitements répétés, la plupart germeront assez prestement.

Bon succès avec tous vos semis!20180103 worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com

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À la recherche de la fleur bleue

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20170829A.jpgLe bleu est parmi les plus rares des couleurs florales; seulement le noir est plus élusif. Et c’est probablement à cause de la complexité chimique impliquée dans sa production, car les abeilles, les papillons et les autres pollinisateurs distinguent très bien le bleu et visitent facilement les rares plantes qui produisent des fleurs bleues. Donc, l’évolution aurait pu mener à des fleurs bleues aussi facilement qu’aux les fleurs roses, blanches et jaunes si courantes.

Curieusement, la couleur bleue chez les plantes vient d’un pigment qui donne normalement les teintes rouge et violettes: l’anthocyanine (du grec pour bleu foncé). Pour simplifier un phénomène beaucoup plus complexe et qui implique diverses molécules et certains ions métalliques, c’est essentiellement dans des conditions alcalines que la couleur bleue des anthocyanes ressort… et la plupart des fleurs ont une sève acide. Chez les fleurs, le bleu n’est pas une couleur indépendante, c’est plutôt un genre de co-pigmentation.

C’est pour cette raison que beaucoup de plantes riches en anthocyanes ont des fleurs rouges ou violettes plutôt que bleues.

Fleurs bleues: appréciées, mais rares

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Phalaenopsis teints bleus. Photo: Tangopaso, Wikimedia Commons

Les fleurs bleues sont fort appréciées en fleuristerie, tellement d’ailleurs qu’il est courant de teindre bleu les fleurs blanches afin d’en mousser la vente. On injecte même des teintures dans les plantes vivantes pour donner une coloration bleue à leurs fleurs. C’est le cas des orchidées bleues qu’on voit si souvent sur le marché depuis quelques années: ce sont des phalaenopsis teints. À leur prochaine floraison, les fleurs seront blanches.

Partout à travers le monde, il y a des scientifiques qui travaillent à introduire des gènes de la couleur bleue dans certaines fleurs populaires — roses, œillets, chrysanthèmes, etc. — avec, en général, un succès mitigé.

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La rose bleue ‘Applause’ est plus lavande que bleue. Photo: Blue Rose Man, Wikimedia Commons

Les efforts pour créer une rose (Rosa) bleue en y transférant de gènes d’autres plantes ont abouti à un rosier aux fleurs dites bleues, ‘Applause’… mais à mes yeux, les fleurs sont en fait lavande foncé, ce qui est quand même une nouvelle couleur pour une rose.

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Les œillets bleus Mooncarnation: plus pourpres que bleus. Photo: Pagemoral, Wikimedia Commons

C’est la même chose pour les œillets (Dianthus caryophyllus): des modifications génétiques (ajouts de certains gènes venant de plantes à fleurs bleues combinées avec la suppression de gènes chez l’œillet) ont abouti à des œillets dits bleus, la série Mooncarnation… mais les fleurs sont en fait de différentes teintes de violet et de pourpre. De nouvelles couleurs pour l’œillet, certes… mais ces œillets ne sont pas du tout bleus.

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Chrysanthème bleu? Au moins, il est plus près du bleu que la rose bleue ou l’œillet bleu! Photo: Naonobu Noda/NARO

Tout récemment (le 26 juillet 2017), on a annoncé la création du premier chrysanthème (Chrysanthemum × morifolium) bleu suite à l’ajout de gènes provenant d’une campanule (Campanula medium) et d’un pois bleu (Clitoria ternatea). Cette fois-ci, on dit que c’est un vrai bleu… mais je le trouve plutôt bleu-lavande (voir l’image ci-dessus). Les hybrideurs de cette nouvelle combinaison sont même surpris d’avoir atteint leur but si facilement. Ils pensaient devoir bloquer d’autres gênes pour réussir, mais le chrysanthème s’est montré plus collaborateur qu’ils pensaient.

Ces manipulations relèvent du génie génétique, mes amis. Autrement dit, ces plantes sont des OGM, un terme qui fait peur à beaucoup de gens. Pourtant, la rose et les oeillets bleus sont sur le marché de la fleur coupée depuis plusieurs années et personne ne semble s’en plaindre.

De vraies fleurs bleues

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Ipomoea tricolor ‘Heavenly Blue’ est véritablement bleu. Photo: Russell E, Wikimedia Commons

Évidemment, il existe des fleurs vraiment bleues, et cela, depuis des millions d’années. Je ne pense pas que personne ne niera qu’une gloire du matin ‘Heavenly Blue’ (Ipomoea tricolor ‘Heavenly Blue’) est bleue. D’ailleurs, ce cultivar n’a pas été développé en laboratoire ni n’a même été l’objet d’hybridation, mais est une sélection d’I. tricolor, une espèce à fleurs naturellement bleues. Il fut trouvé comme tel à l’état sauvage.

Mais alors, comment définir «bleu»?

En horticulture, il y a une longue tradition d’appeler bleue toute fleur le moindrement proche de bleu. Surtout, les fleurs bleu-violet — et nettement plus violettes que bleues! – sont universellement appelées «bleues» et c’est une couleur abondante dans le monde floral. C’est sans doute un cas de «prendre ses désirs pour des réalités».

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Les campanules (ici Campanula cochleariifolia), réputées pour leurs clochettes bleues, paraissent violettes à mes yeux. Photo: Jerzy Opiola, Wikimedia Commons

Aussi, la définition de bleu varie sûrement d’un individu à un autre. En faisant des recherches pour cet article, j’ai découvert que j’ai tendance à voir les bleus plus clairs (cyan, azure, bleu ciel, etc.) comme étant «véritablement bleus», alors je que déclassaient les teintes plus foncées (indigo, cobalt, etc.), les considérant violettes. Est-ce que je suis donc trop sévère?

Évidemment, on pourrait toujours prendre la définition scientifique du bleu comme repère — les longueurs d’onde lumineuse s’étendant de 450 à 500 nanomètres — mais qui a un appareil capable de mesurer à la portée de la main?

Fleurs vraiment bleues

Voici quelques fleurs qui, à mes yeux, sont véritablement bleues. C’est un choix subjectif, je l’admets, mais puisque c’est moi qui écrit l’article…

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Allium caeruleum. Photo: col&tasha, Flickr

  1. Allium caeruleum (allium azuré) — bulbe, zone 3
  2. Amsonia spp. (amsonie bleue) — vivace, zone 4 à 6, selon l’espèce
  3. Anagallis arvensis (mouron des champs) — annuelle

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    Borage officinalis est presque le même bleu que le ciel. Photo: Sten Porse

  4. Borago officinalis (bourrache) — herbe fine annuelle
  5. Brunnera macrophylla (brunnera ou myosotis du Caucase) — vivace, zone 3
  6. Centaurea cyanea (centaurée bleuet) — annuelle
  7. Cerastium plumbaginoides (plumbago rampant) — vivace, zone 6
  8. Clitoria ternatea (pois bleu) — grimpante tropicale
  9. Commelina communis (comméline commune) — mauvaise herbe annuelle

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    Corydalis flexuosa. Photo: jardinierparesseux.com

  10. Corydalis flexuosa (corydale bleue) — vivace, zone 6
  11. Cynoglossum amabile (cynoglosse) — annuelle
  12. Eryngium spp. (panicaut, érynge) — vivace, zone 4
  13. Evolvulus x Blue Daze’ (gloire du matin compact) — annuelle
  14. Hydrangea macrocarpa (hortensia, hydrangée  grandes feuilles, hydrangée bleue) en situation acide — arbuste, zone 6
  15. Ipomoea tricolor ‘Heavenly Blue’ (gloire du matin ‘Heavenly Blue’) — annuelle grimpante
  16. Linum perenne (lin vivace) — vivace, zone 3
  17. Linum usitatissimum (lin cultivé) — annuelle

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    Meconopsis betonicifolia. Photo: Andrew Curtis, Wikimedia Commons

  18. Meconopsis betonicifolia (pavot bleu) — bisannuelle ou vivace de courte vie, zone 3
  19. Mertensia spp. (Mertensie) — vivace, zone 4
  20. Myosotis spp. (ne-m’oubliez-pas ou myosotis) — bisannuelle, zone 3
  21. Oxypetalum caeruleum (tweedia) — annuelle
  22. Plumbago auriculata (dentelaire du Cap) — grimpante tropicale ou plante d’intérieur

Fleurs parfois bleues

Les plantes suivantes viennent dans une bonne gamme de couleurs, plusieurs plutôt violettes, mais vous pouvez aussi trouver des fleurs vraiment bleues dans ce groupe.

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Delphinium ‘Blue Fouintains’. Il y a des variétés bleues dans ce mélange, mais aussi des violets et des blancs. Photo: J.W. Jung Seed Co.

  1. Delphinium spp. (pied d’alouette, delphinium) — annuelle ou vivace, zone 2
  2. Gentiana spp. (gentiane) — vivace, zone 2 à 6, selon l’espèce
  3. Eustoma grandiflorum (lisianthus) — annuelle
  4. Hyacinthus orientalis (jacinthe) — bulbe, zone 4
  5. Iris x germanica (iris barbu, iris des jardins) — vivace, zone 3
  6. Lobelia erinus (lobélie érine) — annuelle
  7. Lupinus spp. (lupin) — annuelle ou vivace, zone 3
  8. Muscari spp. (muscari ou jacinthe à grappes) — bulbe, zone 3
  9. Salvia guaranitica (sauge guarani) — annuelle en région froide
  10. Salvia patens (sauge gentiane) — annuelle en région froide
  11. Viola x wittrockiana (pensée) — bisannuelle ou vivace de courte vie, zone 4

Fleurs bleues pas vraiment bleues

Enfin, voici quelques plantes qui sont souvent dites «bleues», mais je trouve trop violet pour appartenir à cette catégorie.

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Agérate ‘Blue Hawaii’: plutôt violet, de mon point de vue. Photo: Swallowtail Garden Seeds

  1. Aconitum spp. (aconit) — vivace, zone 3
  2. Agapanthus spp. (agapanthe, lis du Nil) — plante d’intérieur ou vivace, zone 7
  3. Ageratum houstonianum (agérate) — annuelle
  4. Anchusa spp. (buglosse) — bisannuelle ou vivace, zone 3
  5. Aquilegia coerulea (ancolie bleue) — vivace, zone 3
  6. Browallia spp. (browallia) — annuelle
  7. Campanula spp. (campanule) — bisannuelle ou vivace, zone 3
  8. Echinops spp. (chardon bleu, boule azurée) — vivace, zone 3
  9. Geranium spp. (géranium) — vivace, zones 2 à 9, selon l’espèce
  10. Hyacinthoides non-scripta (jacinthe des bois) — bulbe, zone 4
  11. Iris sibirica (iris de Sibérie) — vivace, zone 3
  12. Iris versicolor (iris versicolore) — vivace, zone 2
  13. Lobelia siphilitica (lobélie bleue) — vivace, zone 3
  14. Scilla siberica (scille de Sibérie) — bulbe, zone 320170829A

2016: L’année du delphinium

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Delphinium x elatum ‘Purple Passion’

Chaque année le National Garden Bureau déclare une «année de» que met en vedette quatre plantes: un légume, une annuelle, une vivace, et, en 2016 pour la première fois un bulbe. Regardons aujourd’hui la vivace de l’année, le delphinium. Voici les articles sur le légume de l’année, la carotte, et sur l’annuelle de l’année, le bégonia. Je traiterai du dernier lauréat dans un blogue subséquent.

Portait de famille

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Les Grecs trouvaient que le bouton floral rappelait un dauphin.

Le genre Delphinium comprend environ 300 espèces de vivaces, de bisannuelles et d’annuelles, presque toutes de l’hémisphère nord, et appartient à la famille des Renonculacées (famille du bouton d’or). Le genre est très proche des aconits (Aconitum spp.) et partagent avec eux des feuilles palmées fortement découpées. À la différence des aconits, cependant, les delphiniums portent un éperon rempli de nectar derrière la fleur, ce qui lui a mérité le nom commun pied-d’alouette, car la patte de l’alouette porte un éperon semblable. Les Grecs voyaient, dans la forme du bouton floral oblong muni d’un long éperon une similitude avec le dauphin, Delphis, d’où le nom Delphinium. On l’appelle aussi dauphinelle (petit dauphin) en français pour la même raison. Les papillons et les abeilles aiment bien siroter le nectar contenu dans l’éperon.

Bien que divers delphiniums étaient connus depuis l’Antiquité, ce n’est que vers la fin du 19e siècle que le delphinium a commencé sa «carrière» de plante ornementale. L’hybrideur français Victor Lemoine croisa alors l’espèce européenne D. elatum avec d’autres espèces comme D. formosum, D. bruninianum et D. cheilanthum pour créer ce qu’on appelle maintenant le grand delphinium (D. x elatum ou parfois D. x cultorum). La plante fut développée à l’origine comme fleur coupée en vue d’une culture en serre et cela paraît: les tiges florales résistent mal aux conditions de plein air et cassent si on ne leur offre pas un tuteur. Malgré ce défaut, le grand delphinium est rapidement devenu un élément classique de la plate-bande à l’anglaise et c’est encore dans les plates-bandes mixtes à l’anglaise qu’on l’utilise habituellement de nos jours.

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Delphinium cardinale

La couleur habituelle de fleurs de delphinium sauvage est bleue ou violette, plus rarement blanche, bien qu’il existe quelques espèces aux fleurs rouges et même jaunes. C’est en croisant une espèce à fleurs rouges, D. cardinale, avec les grands delphiniums classiques que la gamme des roses qu’on connaît aujourd’hui a été ajoutée aux possibilités.

Les fleurs des hybrides peuvent être simples, semi-doubles ou doubles, souvent avec un œil contrastant blanc ou noir. Si vous parcourez des catalogues de langue anglaise, il est utile de savoir que les anglophone appelle cet œil un «bee» (abeille).

Variétés

Grand delphinium

Le marché moderne est encore dominé par le grand delphinium (D. x elatum) et c’est vrai que c’est une plante spectaculaire, formant une masse de feuilles à la base d’où sortent de hauts épis sans ramification densément couverts de fleurs. Ils peuvent atteindre jusqu’à 2 m de hauteur, bien que 120 à 180 cm soit plus typique.

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Delphinium elatum ‘Pacific Giants Bluebird’

La lignée la plus populaire demeure les ‘Pacific Giants’, dont certains cultivars sont nommés pour des personnages de la légende de Camelot, comme ‘Black Knight’ (violet très foncé, œil noir), ‘Guinevere’ (rose lavande, œil blanc) et ‘King Arthur’ (violet foncé, œil blanc) et, d’autres pour des oiseaux, comme ‘Blue Bird’ (bleu moyen, œil blanc) et ‘Blue Jay’ (bleu moyen, œil foncé).

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Delphinium elatum ‘New Millennium Stars’

Aujourd’hui ils ont toutefois de la compétition: la série ‘New Millenium’ (appelée aussi ‘New Zealand Hybrids’), developpée par l’hybrideur néo-zélandais Terry Dowdeswell, est plus récente, mais connaît de plus en plus de succès. Ces plantes ont des fleurs plus denses et plus grosses, une tige nettement plus solide, une meilleure résistance aux maladies et une plus longue vie. On peut les obtenir en mélange, comme ‘New Millenium Stars’ (toutes les couleurs, simples et doubles, 90 à 180 cm) ou ‘New Millenium Pagan Purples’ (teintes de violet, fleurs doubles, 1,2 à 1,8 m), ou encore des cultivars individuels, comme ‘Blue Lace’ (bleu ciel marqué de lavande, fleur double, 1,5 à 1,8 m) ou ‘Sunny Skies’ (bleu, œil blanc, fleur simple, 1,2 à 1,8 m).

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Delphinium x elatum ‘Magic Fountains’ en mélange

Et il existe aussi des grands delphiniums nains, notamment la série ‘Magic Fountains’ qui offre un assez bon choix de couleurs sur des plantes de seulement 75 et 90 cm de hauteur qui n’ont pas besoin de tuteur.

Le grand delphinium est souvent de courte vie, notamment sous les climats aux étés chauds. D’ailleurs, on le cultive souvent comme annuelle sous les climats très doux! Mais il peut facilement vivre 5 ou 6 ans et ou même plus dans les régions aux étés frais, comme dans l’Est du Québec, les Maritimes et la Scandinavie.

Sa floraison a lieu au début de l’été et dure 3 ou 4 semaines. On peut même stimuler une deuxième floraison si on rabat la plante sévèrement après la première floraison, mais cette deuxième floraison n’est pas fiable et est nettement moins spectaculaire (l’épi est plus court) que la première. D’ailleurs, un tel traitement tend à réduire encore davantage la durée de vie de la plante.

La rusticité du grand delphinium est excellente: zone 2 ou 3, selon le cultivar.

Delphinium de Chine

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Delphinium grandiflorum ‘Blue Mirror’

Cette espèce (D. grandiflorum, autrefois D. chinensis) est souvent offerte. Il ne produit pas d’épis hauts densément couverts de fleurs, mais plutôt de nombreuses tiges plus courtes et nettement ramifiées aux fleurs plus éparpillées. Ses feuilles sont très découpées, comme des feuilles de carotte. Un grand avantage est qu’il fleurit presque tout l’été, de la fin de juin jusqu’à septembre. Par contre, cette espèce est de courte vie: c’est essentiellement une bisannuelle. Habituellement donc elle meurt à la fin de sa seule année de floraison.

Aucun tuteur n’est nécessaire pour cette espèce, qui atteint entre 30 cm (variétés naines) et 60 cm (variétés standard). Les fleurs sont habituellement différentes teintes de bleu intense, mais il existe depuis peu quelques cultivars à fleurs blanches et rose pâle.

Il ne faut pas supprimer les fleurs fanées du delphinium de Chine, car alors il ne pourrait pas se ressemer et ainsi continuer d’égayer vos plates-bandes pendant les années à venir.

Zone 3.

Les delphiniums annuels

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Cultivars de Consolida ajacis.

Oui, il existe des delphiniums annuels (Delphinium), mais peu sont cultivés. On trouve toutefois un genre apparenté, Consolida*, qui s’appelle également pied-d’alouette et dauphinelle, notamment les espèces C. ajacis et C. regalis, assez fréquemment dans les catalogues de semences. Habituellement on sème ces faux delphiniums à l’extérieur à l’automne en vue d’une floraison l’été suivant.

*Il est fort possible que ce genre soit intégré dans le genre Delphinium un jour.

Attention!

Le delphinium est joli, mais aussi toxique en toutes ses parties: il ne faut jamais en consommer!

Culture de base

Plantez les delphiniums au soleil ou à la mi-ombre dans un sol riche en matière organique, bien drainé et plutôt humide, de légèrement acide à légèrement alcalin. Un apport annuel de compost est utile ou encore, utilisez un engrais biologique à dégagement lent. Évitez les engrais riches en azote (le premier chiffre), car ils stimulent une croissance exagérée des épis floraux qui sont alors plus à risque de casser. Aucune protection hivernale n’est normalement nécessaire pour cette plante très rustique.

20160208HÉvidemment, il faut parler de tuteur, car le grand delphinium n’est réellement pas très résistant au vent. On peut les planter à travers des arbustes de taille moyenne qui aideront à les tenir debout (ça fonctionne très bien chez moi) ou encore, utilisez des supports à pivoine extra-hauts (environ 90 cm): on les place en début de saison pour que les tiges passent au travers le support et se trouvent ensuite solidement appuyées. On peut aussi utiliser des tiges de bambou comme tuteur. Ou encore, plantez une variété réputée pour sa résistance au vent.

Multiplication

Contrairement à la plupart des vivaces, le delphinium n’est presque jamais produit par bouturage ou division (bien que cela soit possible), mais plutôt par semences. C’est pour cela que même les cultivars reconnus comme ‘Black Knight’ ou ‘Sunny Skies’ montrent toujours une certaine variabilité dans la teinte de fleur, la hauteur, la couleur du feuillage, etc. Comme les pépiniéristes eux-mêmes produisent leurs delphiniums par semence, pourquoi pas vous? C’est relativement facile et bien sûr vous obtiendrez beaucoup de plants contre très peu d’investissement.

Semez-les graines vers le début ou milieu de mars dans un pot de terreau humide, recouvrant à peine les graines de terreau. Scellez-le dans un sac de plastique et placez-le au frigo pendant 14 jours. Après, les graines germent assez bien quand on expose les pots à un peu de chaleur et un peu de lumière. Quand de vraies feuilles apparaissent, enlevez le sac et, éventuellement, acclimatez les semis aux conditions d’extérieur avant de les repiquer en pleine terre. Ils fleuriront l’année suivante. Les producteurs en serre réussissent à cultiver obtenir des fleurs la première année, mais c’est peu probable sous les conditions de culture des jardiniers amateurs.

On peut aussi semer les graines en pleine terre en juillet, repiquant les plants à leur position finale en octobre pour une belle floraison la saison suivante. Ou encore, les semer à l’automne, dans lequel cas elles germeront au printemps, donnant leurs premières fleurs seulement au printemps suivant, donc dans la 3e année.

Voici quelques fournisseurs de semences de delphinium:

Dowdeswell’s Delphiniums: www.delphinium.co.nz (semences coûteuses, mais de grande qualité).
Chiltern Seeds: www.chilternseeds.co.uk.
Semences Stokes: www.stokeseeds.com

Maladies et insectes

Le delphinium a plus que son lot de maladies potentielles, notamment le blanc, le mildiou et les taches foliaires. On peut éviter le blanc en assurant un arrosage ponctuel en période de sècheresse. Pour prévenir le mildiou et les taches foliaires, choisissez d’abord une variété reconnue pour sa résistance aux maladies et plantez-la dans un emplacement bien aéré.

Côté bestioles, c’est la limace qui est la bête noire des delphiniums: elle semble trouver son feuillage printanier particulièrement délicieux. Un peu de récolte manuelle peut donc être utile en début de saison. Ou encore, essayez des appâts à base de phosphate ferrique.

Et voilà: une belle plante à découvrir, peut-être un peu capricieuse dans les régions aux étés chauds, mais quand même apprivoisable. Pourquoi pas en cultiver lors de cette «Année du delphinium»?

 

 

 

 

Les vivaces ne sont pas toujours éternelles

Par défaut
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La gaillarde: spectaculaire et florifère, mais de courte vie.

Si vous arrachez vos annuelles parce qu’elles ne fleurissent qu’une seule fois et que vous les remplacez par des vivaces parce qu’elles vivent éternellement, vous vous trompez. Les vivaces vivent plus longtemps que les annuelles (un an) et les bisannuelles (2 ans), c’est certain, mais pas toujours de beaucoup. Certaines vivaces ne vivent que 2 ou 3 ans, d’autres le double, d’autres encore un peu plus. Très peu seront encore là dans 40 ans! Si j’avais à estimer la longévité moyenne d’une vivace, j’aurais dit 7 à 8 ans. C’est beaucoup mieux qu’une annuelle, mais il faut quand même prêt à remplacer une vivace de temps à autre: pour la plupart, elles ne sont pas aussi d’une aussi grande longévité que les plantes ligneuses (arbres, arbustes et conifères).

Vivaces de courte vie

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L’ancolie (Aquilegia): jolie, mais de courte vie.

Il y a notamment un groupe de vivaces que les jardiniers appellent vivaces de courte vie. Ce ne sont pas exactement des bisannuelles, car ces dernières ne fleurissent qu’une seule fois, la deuxième année, puis meurent. Les vivaces à courte vie ont la capacité de fleurir plus d’une fois, mais souvent c’est surtout la première année et la deuxième. La troisième année est un point d’interrogation.

Le problème pour le jardinier est que, quand il n’a pas cette information et qu’une vivace disparaît après seulement 2 ou 3 ans, il se sent coupable et se demande ce qu’il a bien pu faire de mal. Pourtant, disparaître après 2 ou 3 ans est parfaitement normal pour ces plantes.

Quand on sait d’avance qu’une vivace est de courte vie, on peut prendre des précautions pour prolonger son existence. Par exemple, prendre des boutures, des divisions ou la multiplier par semences, et ce, à tous les deux ans. Ainsi, votre vivace de courte reviendra d’année en année.

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La mauve musquée (Malva moschata) ne vit pas longtemps, mais se maintient en se ressemant.

Aussi, plusieurs de ces vivaces de courte vie se rachètent, au moins un peu, en se ressemant spontanément. D’accord, elles ne repoussent pas exactement où vous les avez planifiées, mais si vous êtes ouvert au concept de la platebande à l’anglaise, où les plantes se mélangent assez librement, vous pouvez trouver ces beautés éphémères très intéressantes. Et quelle joie pour le jardinier paresseux: elles ne demandent aucun soin, apparaissant çà et là comme par magie!

Ces vivaces de courte vie ont quand même un avantage: en général, elles fleurissent abondamment dès la première année de plantation, ce qui n’est pas le cas de la plupart des vivaces longévives qui prennent d’habitude au moins 3 ans avant de donner leur meilleure floraison.

Quelques vivaces de courte vie

Voici une liste de vivaces qui, du moins sous les conditions québécoises, sont souvent de courte vie. Celles marquées d’un astérisque (*) tendent à se maintenir en se ressemant.

  1. Agastache (Agastache spp.) (certaines espèces*)
  2. Ancolie (Aquilegia spp.)*
  3. Bermudienne (Sisyrinchium angustifolium)*
  4. Chrysanthème des jardins (Chrysanthemum x morifolium) (certains cultivars modernes sont longévifs)
  5. Coquelourde des jardins (Lychnis coronaria)*
  6. Coréopsis à grandes fleurs (Coreopsis grandiflora)
  7. Croix de Jérusalem (Lychnis chalcedonica)*
  8. Delphinium ou pied d’alouette (Delphinium spp.)
  9. Échinacée (Echinacea spp. (variable: certains hybrides sont de courte vie)
  10. Fumeterre aux fleurs de lait (Corydalis ochroleuca, maintenant Pseudofumaria alba)*
  11. Gaillarde (Gaillardia x grandiflora)
  12. Heuchère (Heuchera spp.) (certains cultivars sont de courte vie)
  13. Impatiente du Cap (Impatiens capensis)*
  14. Julienne des dames (Hesperis matronalis)*
  15. Knautia (Knautia spp.)*
  16. Lin vivace (Linum perenne)*
  17. Lobélie cardinale (Lobelia cardinalis)
  18. Lupin (Lupinus x russellii)*
  19. Marguerite (Leucanthemum spp.) (le cultivar ‘Becky’ est une exception: il vit très longtemps)
  20. Mauve (Malva spp.)*
  21. Œillet (Dianthus spp.) (certaines espèces*)
  22. Pâquerette (Bellis perennis)*
  23. Pavot d’Islande (Papaver nudicaule) (de longue vie sous les climats froids)
  24. Pyrèthre rose (Tanacetum coccineum)
  25. Rose trémière (Alcea rosea)*
  26. Rubeckie trilobée (Rudbeckia trilobata)*
  27. Rudbeckie velue (Rudbeckia hirta)*
  28. Scabieuse (Scabiosa spp.)
  29. Tulipe hybride (Tulipa spp.)
  30. Verveine hastée (Verbena hastata)*