Pas toujours nécessaire de réagir

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20160405A.jpgLa première question à se poser lorsqu’on se trouve devant un problème de parasite ou de maladie est: est-ce que ce problème est majeur ou mineur? Si le problème est majeur, si toute la plante risque d’y passer, s’il risque de s’étendre à d’autres végétaux, bien sûr, il faut agir et sans tarder (en utilisant la méthode la plus douce possible, bien sûr!)

Si le problème n’affectera pas la survie à long terme de la plante ni son utilité, il n’y a pas lieu d’intervenir. Par exemple, quand le blanc (oïdium) infeste le feuillage en fin de saison au moment où la plante est à la veille d’entrer en dormance de toute façon, quand il y a une seule chenille sur la plante, quand il s’agit tout simplement de quelques taches sur les feuilles inférieures, etc. Rappelez-vous de la règle des 15 pas : si vous ne voyez pas le «problème» à 15 pas de la plante, il n’est probablement pas nécessaire d’intervenir.

C’est une pilule difficile à avaler pour bien des jardiniers, qui associent «jardin» avec «perfection» et courent d’instinct vers le produit le plus toxique qui existe pour éliminer tout problème, mais quelques trous dans une fleur ou une feuille un peu mâchouillée ne nuisent pas à la santé de la plante. N’oubliez pas que la nature est très complexe et quand on traite un problème, on a tendance à en provoquer d’autres. Souvent, la chose la plus sage à faire est ne rien faire!

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