Le tour d’inspection des arbres

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Quand les feuilles sont tombées, il est temps d’inspecter les arbres. Source: melbournechapter.net & svgsilh.com, montage: jardinierparesseux.com

La chute des feuilles des arbres est surtout vue par les jardiniers comme la fin de la saison horticole, mais c’est aussi une occasion en or pour étudier l’état de nos arbres. En effet, sans feuilles, toute leur structure est visible, ce qui permet de voir des défauts. Tout propriétaire d’arbre devrait faire un tour d’inspection annuel, juste pour s’assurer que tout va bien.

Un peu de taille

Les problèmes qu’on voit le plus souvent sont des branches problématiques. Certaines branches sont peut-être cassées et doivent être supprimées. D’autres frottent sur des branches voisines, ce qui affaiblira et tuera, éventuellement, les deux. Idéalement, l’une ou l’autre doit partir.

Parfois, on voit des «balais de sorcière» causés par une mauvaise taille antérieure : un amas de branches partant du même point. Le balai doit être supprimé pour ne pas provoquer des bris futurs. On peut aussi enlever les gourmands si l’on en voit.

Ou il peut y avoir une branche très vigoureuse qui commence à se prendre pour un deuxième tronc, ce qui finit souvent par créer une fourche qui ouvrira et qui causera la perte de l’arbre.

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Si on peut facilement atteindre une branche à supprimer, on peut faire la taille soi-même. Source: http://www.danskhusoghaveservice.dk

Dans tous ces cas, la réponse au problème est de faire un peu de taille. On peut la faire soi-même si les branches sont près du sol ou si l’on peut les atteindre avec un sécateur escamotable (dans ce dernier cas, le port d’un casque protecteur est bien sûr obligatoire). Pour les branches hors de portée ou très grosses, il vaut mieux faire affaires avec un arboriculteur certifié. Évitez les soi-disant «émondeurs» qui endommagent plus d’arbres qu’ils n’en sauvent.

Aussi, avec le temps, les branches inférieures d’un arbre se trouvent parfois dans notre chemin. Pour que personne ne se blesse à la tête en passant sous l’arbre, il vaut souvent mieux «monter sa cime» en supprimant les branches problématiques.

Quand faire la taille?

Une telle question ouvre la porte à toutes sortes de discussions mais, en général, le meilleur moment pour tailler la plupart des arbres est à la fin de l’hiver ou au début du printemps… et le deuxième meilleur moment est à la fin de l’automne et au début de l’hiver. Et d’ailleurs, on peut même couper les branches en plein dans la saison de croissance, mais alors, on voit mal la taille à faire. Je vous laisse choisir!

Deux tailles différentes

Quand on veut tout simplement raccourcir une branche qui dérange, il suffit de la couper juste au-delà d’une branche secondaire dirigée dans le sens voulu et qui deviendra son remplacement. Ainsi, la symétrie naturelle de l’arbre sera maintenue.

Supprimer une branche (l’enlever complètement) est une autre paire de manches.

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Source: Claire Tourigny, tiré du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Si la branche est de bonne taille, il y a une technique en trois étapes à suivre pour ne pas endommager l’arbre lors de la coupe. D’abord, sciez sous la branche, à environ 30 cm du tronc. Quand vous aurez scié la branche à une profondeur égale au tiers de son diamètre, changez de position. Sciez maintenant le dessus de la branche environ 5 à 7 cm plus loin que le premier trait de scie et continuez de scier jusqu’à ce que la branche cède. En tombant, la branche ne pourra plus déchirer l’écorce du tronc, car on aura déjà sectionné son lien avec le tronc par la première coupe.

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Coupez le chicot juste au-delà du collet. Source: Claire Tourigny, tiré du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Il reste maintenant un chicot qu’il faut enlever. On coupe alors près du tronc, mais sans endommager le collet, le boursoufflement qu’on voit à la base de la branche, car c’est dans le collet que se trouvent les cellules qui viendront recouvrir la blessure d’une nouvelle couche d’écorce.

Et non, il n’est pas nécessaire de recouvrir la blessure de peinture d’émondage, et d’ailleurs, ce traitement est carrément déconseillé. Lisez Peinture d’émondage pour comprendre pourquoi.

D’autres découvertes

Vous aurez peut-être d’autres surprises quand les feuilles tomberont.

Combien de fois découvre-t-on un nid d’oiseau à deux pas de la porte principale seulement quand toutes les feuilles sont parties? Vous pouvez le laisser en place — il ne nuit pas — ou le ramasser comme décoration intérieure.

Ou c’est peut-être un nid d’écureuil que vos découvrirez, qui ressemble habituellement à une boule de feuilles placée haut dans l’arbre. Dans ce cas, ne ramassez pas le nid : l’écureuil est encore dedans, car il hiverne dans son nid douillet, sortant habituellement de temps en temps pour aller chercher les noix qu’il a enterrées dans diverses cachettes.

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Il n’y a pas de risque à enlever un nid de guêpes quand les feuilles sont tombées à l’automne: toutes les guêpes sont mortes. Source: USFWS Midwest Region, flickr.com

Vous voyez un nid de guêpes, comme un ballon rond grisâtre dans les branches? Ne paniquez pas: la reine et ses travailleuses sont mortes à cette date et la nouvelle reine est bien emmitouflée quelque part dans le sol. Si vous voulez le récupérer comme décoration, pas de problème! Sinon, le nid finira par se décomposer : les guêpes ne réutilisent presque jamais un ancien nid.

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Les nodules noirs, invisibles l’été, deviennent très évidents l’hiver. Source: http://www.edmontonlandscapingoutdoorspace.com

Plus sinistre de beaucoup est le nodule noir. Cette maladie des pruniers et des cerisiers (parfois d’autres fruitiers) s’attaque aux branches : il y a une masse allongée noire, comme une saucisse, qui recouvre la branche. Le nodule pousse comme un cancer, étouffant les branches atteintes et les faisant mourir, s’étendant à d’autres. Tristement, votre arbre est désormais condamné : tout au plus peut-on prolonger sa vie en supprimant les nodules. Lisez Le cancer noir des cerisiers et pruniers pour savoir comment faire la taille.

Je suggère aussi de planter un arbre de remplacement (et pas un cerisier ni un prunier!) dès le printemps. Quand votre prunier ou votre cerisier finira par mourir, le «jeune» aura déjà atteint une bonne taille.

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Cochenilles à carapace sur un arbre. Source: growingsmallfarms.ces.ncsu.edu

Vous verrez peut-être d’autres excroissances sur le tronc et les branches. Parfois, il s’agit de maladies, comme la tumeur du collet (Agrobacterium tumefaciens), parfois aussi d’insectes (notamment les diverses cochenilles, dont certaines ressemblent à de mini-écailles d’huître collées sur l’écorce). Par contre, la présence de mousses ou de lichens n’est pas du tout nuisible.

Il faut bien sûr identifier le problème avant de pouvoir trouver un traitement approprié.

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Profitez d’une belle journée pour faire votre tour d’inspection. Source: http://www.dpreview.com

Faites votre tour d’inspection par une belle journée de fin d’automne/début d’hiver, quand vous aurez envie d’une petite promenade en plein air de toute façon. Et rappelez-vous que cette vérification annuelle est non seulement gratuite, mais permet souvent d’étouffer dans l’œuf un problème futur très grave.

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Le cancer noir des cerisiers et pruniers

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Nodule noir

Non, le nodule noir n’est pas un cancer, mais il pousse comme un cancer… et un cancer avec métastases, de plus!

Vous ne pouvez pas ne pas remarquer ces nodules à cette saison (fin de l’hiver). Comme l’arbre est sans feuilles, les nodules sont très visibles. Ce sont des excroissances noires et difformes qui s’étendent le long des tiges. C’est une maladie fongique (Dibotryon morbosum, syn. Apiosporina morbosa) dont les spores sont d’habitude apportées par le vent d’un cerisier ou d’un prunier sauvage jusqu’aux arbres cultivés. Ou qui était déjà présente sur l’arbre au moment de l’achat (souvent le cas du cerisier de Virginie ‘Schubert’, Prunus virginiana ‘Schubert’, par exemple). Une fois que le nodule noir atteint l’arbre, cependant, il s’étend localement: d’autres nodules paraissent çà et là et le nombre va en augmentant avec le temps.

Cette maladie n’affecte que des Prunus: plus spécifiquement, les cerisiers et les pruniers. Il touche les pruniers etles cerisiers, parfois, les abricots, les pêchers et les amandiers. Notez que la souche qui s’attaque aux cerisiers ne touche pas les pruniers et la souche qui investit les pruniers n’infestera pas les cerisiers, si cela peut vous être utile.

Variétés résistantes

Certaines espèces et variétés sont toutefois naturellement résistantes à la maladie. Parmi les variétés fruitières, le cerisier aigre (P. cerasus) et le cerisier nain rustique (P. fruticosa x cerasus) sont résistants à cette maladie, mais elle est très fréquent sur le cerisier doux (P. avium). Essentiellement tous les cerisiers sauvages présents au Canada, comme le cerisier à grappes (P. virginianum) et le cerisier de Pennsylvanie (P. pennsylvania) sont très susceptibles, tout comme les cerisiers ornementaux, comme le cerisier à grappes européen (P. padus) et essentiellement tous les cerisiers à feuilles pourpres.

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‘President’ est un des rares pruniers résistants au nodule.

Les pruniers, à la fois les variétés fruitières et ornementales, sont généralement très susceptibles au nodule noir, mais P. domestica ‘President’ a la réputation d’y être très résistant.

Enfin, le cerisier de l’Amour (P. maackii), une variété ornementale, serait résistant aussi.

Sachez que le mot «résistant» ne veut pas dire «immun». Si vous plantez une variété résistante tout près de spécimens malades, elle peut quand même devenir infesté.

Que faire?

20160307B.jpgSi votre arbre n’est que très légèrement atteint, avec deux ou trois très petits nodules, vous pouvez toujours essayer de les exciser. Coupez les branches infectées au moins 10 cm sous le nodule, désinfectant le sécateur avec de l’alcool à friction entre chaque coupe. Et brûlez ou mettez à la poubelle les branches supprimées. Il faudrait le surveiller très attentivement par la suite, car une fois infesté…

Le mois de mars est la meilleure période pour faire une telle taille, car les nodules sont très visibles. On peut même distinguer de nouveaux nodules en voie de formation (la tige sera enflée et verdâtre, pas encore noire), car ils paraissent en mars. Aussi, la croissance de l’arbre reprendra très bientôt et ainsi la blessure causée par la taille se fermera plus rapidement. Il y a même une troisième raison pour réagir maintenant, mais elle ne s’applique que dans les régions neigeuses comme la mienne. C’est que la neige est présentement à son apogée (il y a environ 1,20 de neige au sol chez moi aujourd’hui). Ainsi, si vous mettez des raquettes, vous pouvez souvent atteindre les branches à tailler d’un arbre de taille moyenne sans devoir monter sur une échelle!

Mais il y a beaucoup de nodules!

S’il y a plus de 3 nodules dans votre arbre, il est peu probable que vous puissiez arrêter le fléau: l’arbre est condamné. Il ne reste qu’à l’abattre.

Évidemment, un arbre atteint de nodule noir peut souvent vivre encore 5 à 15 ans et paraître raisonnablement beau pendant l’été, moment où le feuillage encore sain cache les dégâts. Mon point de vue? Mieux vaut le couper sans trop tarder de façon à pouvoir le remplacer par un arbre sain plus rapidement plutôt que de le voir mourir à petit feu. Aussi, si vous laissez un arbre malade debout, il peut infester d’autres cerisiers et pruniers dans le secteur, au grand malheur d’autres propriétaires de fruitiers dans le secteur. Par sens de civisme, donc, le plus vite que vous vous débarrasser du coupable, mieux c’est.

Prévention

Non, ce n’est pas moi, le jardinier paresseux, qui va vous suggérer de planter un cerisier ou un prunier sensible au nodule noir, puis de traiter mensuellement avec un fongicide tant qu’il vivra. Je préconise plutôt la méthode la plus paresseuse: ne pas planter pruniers ou de cerisiers. Et si vous devez planter des pruniers ou des cerisiers, plantez des cultivars reconnus pour leur résistance au nodule noir (voir Variétés résistantes ci-dessus pour quelques suggestions). Aussi, coupez, si possible, tous les pruniers et les cerisiers sauvages des environs si vous voulez cultiver ces arbres, car c’est en général eux les principaux disséminateurs de la maladie.

 

Le cerisier ‘Schubert’ : déjà contaminé à l’achat ?

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Le cerisier de Virginie ‘Schubert’ (Prunus virginiana ‘Schubert’) est parmi les petits arbres les plus vendus dans nos régions… et je me demande bien pourquoi.

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Cerisiers de Virginie ‘Schubert’

Non pas qu’il n’est pas beau: avec son feuillage vert au printemps qui devient pourpre foncé l’été, il sort vraiment de la foule. De plus, la plante telle que habituellement vendue a un tronc solide et droit et un port ovale arrondi attrayant. Ses grappes de petites fleurs blanches au printemps sont «correctes», mais pas spectaculaires (elles souffrent de la comparaison avec les pommetiers beaucoup plus colorés), mais les petits fruits d’abord verts, puis pourpre foncé luisant, presque noirs, ne manquent pas de charme et attirent les oiseaux.

Et il est si rustique: une solide zone 3! Jusqu’ici, il paraît merveilleux!

Ce qui est désolant, c’est son état de santé. Il me semble que tous les cerisiers ‘Schubert’ que je vois – et surtout les spécimens récemment plantés – sont atteints de nodule noir (Dibotryon morbosum, syn. Apiosporina morbosa), une maladie fongique.

Quelques informations sur le nodule noir 20150817CLes nodules en question sont des excroissances cylindriques boursoufflées et rugueuses de couleur noir charbon qui se forment le long des rameaux. Pour les voir en plein été, il faut regarder de très près, car le feuillage les cache bien. L’automne et l’hiver, quand l’arbre est dépourvu de feuilles, ils sont très visibles. Les rameaux atteints poussent normalement au début, mais éventuellement le développement du nodule, unilatéral au début, finit par faire le tour du rameau et coupe alors la circulation de sève. Ainsi la branche finit par mourir au-delà du nodule.

D’abord, ce sont les rameaux extérieurs qui sont les plus touchés, mais la maladie semble évoluer vers l’intérieur, atteignant des branches de plus en plus importantes avec le temps. Éventuellement, c’est le tronc qui est atteint et l’arbre finit par mourir, mais cela peut prendre 7 à 12 ans.

Le nodule noir s’étend par spores qui peuvent être transportées par le vent, la pluie ou par les outils de taille.

Un contrôle peu efficace 20150817D

«Pas de problème pour contrôler le nodule noir, disent les experts, il suffit de couper les branches infestées au sécateur environ 10 cm sous la base du nodule, stérilisant le sécateur entre chaque coupe avec de l’alcool à friction pour ne pas étendre la maladie.» Sauf que, tel les métastases d’un cancer, de nouveaux nodules apparaissent sur d’autres branches même après une taille très attentive. Je ne connais personne qui a réussi à guérir un cerisier ‘Schubert’ de nodule noir par la taille.

On dit aussi que des traitements antifongiques (à la bouille soufrée ou autres), effectués à la fonte des neiges, peuvent aider, mais encore, ils ne semblent rien donner. Essentiellement, une fois que l’arbre est atteint, il est condamné, du moins à long terme.

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Souvent tous les cersiers ‘Schubert’ du secteur sont infestés.

Pour prévenir cette maladie, on suggère d’éliminer tout prunier ou cerisier sauvage ainsi que tout arbre cultivé infesté à moins de 180 m (600 pieds) d’un cerisier ‘Schubert’ nouvellement planté, car ils peuvent être hôtes de la maladie. Bonne chance avec ça, car cela veut dire obtenir la collaboration de tout le quartier: 180 m, c’est essentiellement 2 pâtés de maison et je ne suis pas certain que tous les propriétaires du secteur vont sentir le besoin de s’impliquer. Notamment, quand vous dites à un propriétaire qu’il faut couper son arbre infesté pour sauver le vôtre, sera-t-il d’accord?

Le ‘Schubert’ est-il déjà infesté à l’achat? 20150817G

Maintenant que vous en savez plus sur le nodule noir, la question qui se pose est la suivante: est-ce possible que les cerisiers ‘Schubert’ que nous achetons soient déjà infestés? Que cette maladie se soit déjà propagée en pépinière? Car des études génétiques ont démontré que la souche de nodule noir qui affecte ‘Schubert’ est génétiquement distincte de celles qui touchent les pruniers et même que les cerisiers de Virginie sauvages portent aussi, en général, d’autres lignées de la maladie. Donc, l’infestation ne viendra pas des «pruniers et cerisiers sauvages» comme on l’a toujours prétendu, mais d’autres cerisiers ‘Schubert’.

Je n’ai pas de preuve de ce que j’avance ici. Il est possible que la maladie se propage d’un cerisier ‘Schubert’ à un autre uniquement par spores transportées par le vent, et cela, seulement après la plantation et que, ainsi, tous les spécimens vendus en pépinière soient entièrement libres de la maladie. (Mais pourquoi alors les ‘Schubert’ apparemment isolés sont-ils atteints?)

Personnellement, je n’y crois pas. Avant d’acheter un cerisier ‘Schubert’, j’aimerais avoir une confirmation qu’il n’est pas déjà condamné.

Que faire?

Étant donné la situation actuelle, où le nodule noir semble infester presque tous les cerisiers ‘Schubert’, je suggère d’éviter de planter cet arbre tant qu’on n’en sait pas plus sur l’origine de la maladie. Si vous en avez déjà un et que vous le taillez annuellement pour enlever les nodules, il serait sage de planter un autre arbre (et surtout pas un ‘Schubert’!) pour remplacer votre arbre qui s’en ira sans doute peu à peu. Ainsi, quand il faudra l’enlever, il y aura déjà un substitut en bonne voie et votre terrain ne paraîtra pas dénudé.

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L’érable de l’Amour: juste un exemple d’un petit arbre qui peut remplacer le cerisiers de Virginie ‘Schubert’.

Il ne manque pas de petits arbres d’une dimension similaire au cerisier de Virginie ‘Schubert’ et qui peuvent alors servir de substituts: pommetiers, lilas du Japon, érable de l’Amour, charme de Caroline, aubépines, certains magnolias, etc. Il existe même des cerisiers réputés résistants au nodule noir, comme le cerisier de l’Amour (Prunus mackii), mais j’aurais un peu peur de tenter le diable en le plantant tout près d’un ‘Schubert’ infesté.

Je serais curieux de savoir si ce blogue suscitera une réponse de la part d’un producteur des cerisiers de Virginie ‘Schubert’. Si oui, je vous tiendrai au courant.