À chaque mois sa plante, juillet 2019: le monstera

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L’histoire du monstera

Le monstera (Monstera deliciosa) a beaucoup à offrir: une tige épaisse, un port en liane, des feuilles XXL et aussi d’impressionnantes racines aériennes. Cela lui vaut un énorme succès sur Instagram et en fait un élément très apprécié pour l’aménagement d’une «jungle urbaine» chez soi. 

Feuille de Monstera deliciosa (haut) et de Monstera obliqua (bas). Les deux sont fortement trouées.

Le plus curieux est la forme des feuilles. Elles sont toujours en forme de cœur. Sur les jeunes spécimens, les feuilles sont entières. Avec l’âge, cependant, les feuilles deviennent de plus en plus grandes (elles peuvent éventuellement atteindre 90 cm de diamètre!) et commencent à se découper et à se percer. La feuille finit par ressembler à un fromage suisse!

En plus, le monstera a le pouvoir d’assainir l’air, contribuant ainsi à l’instauration d’un climat agréable dans la maison. C’est un argument de vente très intéressant pour cette plante tendance.

Origine 

Le monstera fait partie de la famille des Aracées et est ainsi un proche parent des philodendrons. Il y en a une cinquantaine d’espèces, toutes originaires des tropiques du Nouveau Monde. Toutes sont des lianes, soit des plantes grimpantes tropicales. 

Les monsteras peuvent monter jusqu’à 20 mètres de hauteur dans les arbres. Elles se fixent aux troncs et aux falaises par leurs racines aériennes charnues qui adhèrent aux surfaces et qui peuvent même s’enrouler autour de leur support.

Assortiment

Monstera deliciosa à gauche et Monstera obliqua à droite.

Le monstera le plus connu est le monstera délicieux (Monstera deliciosa), parfois appelé faux philodendron ou plante fromage suisse. C’est aussi l’espèce la plus grande. Habituellement, on vend des spécimens à feuillage vert, mais il existe aussi des cultivars à feuillage bicolore, panaché vert et blanc, comme ‘Variegata’ et ‘Thai Constellation’, qui sont particulièrement spectaculaires. 

Ce monstera est proposé tant en pots de petite taille sans tuteur qu’en gros exemplaires pouvant atteindre quelques mètres de hauteur, attachés à un tuteur en mousse ou à un autre support décoratif.

Le monstera oblique (Monstera obliqua) est moins connu, mais tout aussi attrayant. La plante a de petites feuilles vert plus clair avec de petits trous. Elle peut être utilisée en tant que plante retombante ou grimpante. 

Le monstera d’Adanson (M. adansonii), à petites feuilles vert foncé très trouées, est une autre variété qu’on voit parfois en magasin. 

Conseils d’achat 

On peut présenter deux variétés ensemble pour un effet surprenant.
  • La taille du pot et les hauteur et largeur de la plante doivent être proportionnées.
  • La plante peut être retombante ou grimpante. Chez la plante grimpante, le tuteur doit être plus haut que la plante pour permettre sa croissance future. 
  • Cherchez un spécimen avec une bonne quantité de feuilles bien réparties tout autour de la plante. Les plantes qui ont été conservées trop rapprochées entre elles chez le producteur peuvent afficher un côté moins fourni en feuilles et sont donc moins désirables.
  • C’est une plante robuste, peu sensible aux insectes et aux maladies. Surveillez quand même les cochenilles, qui s’attaquent à presque toutes les plantes. Elles sont difficiles à combattre. 
  • Évitez les plantes aux extrémités de feuille brunes, un signe qu’elles ont souffert trop longtemps d’un terreau détrempé. 
  • Les taches de calcaire ou autres marques laissées sur les feuilles par l’eau d’arrosage réduisent sa valeur décorative, mais n’ont pas d’impact négatif sur la plante. On peut les enlever en frottant doucement avec un linge doux imbibé d’eau vinaigrée.
  • Lors d’un achat hivernal, faites bien emballer la plante. Elle ne doit pas subir de gel.

Soins

Un bon éclairage est nécessaire.
  • Le monstera aime les endroits bien éclairés, mais n’a pas besoin du plein soleil. 
  • La plante tolère mal le froid et ne doit pas être exposée à des températures inférieures à 13 °C.
  • Arrosez modérément pour que le terreau reste légèrement humide, mais évitez de laisser la plante tremper dans de l’eau stagnante, ce qui pourrait faire pourrir les racines.
  • Donnez-lui un peu d’engrais tout usage une fois par mois pendant sa période de croissance, soit du printemps au début de l’automne. 
  • Si les racines aériennes vous dérangent, vous pouvez les supprimer. Sous les conditions de nos maisons, elles ne contribuent pas à la croissance.
  • Il est rare qu’un monstera fleurisse en intérieur. Si cela arrive, vous verrez une fleur blanche similaire à celle d’un calla ou d’un spathiphyllum. Le monstera délicieux (M. deliciosa) peut même produire un fruit comestible au goût d’ananas et de banane, d’où son épithète, mais encore, c’est très, très rare.
  • Attention! Cette plante est toxique (sauf pour les fruits mûrs). Par contre, il y a peu d’empoisonnements, car son goût est si épouvantable qu’à la fois les bambins et les animaux la recrachent automatiquement.

Décoration

Des monsteras à roulettes: une très bonne idée!

On peut faire ressortir l’attrait des monsteras en présentant côte à côte les diverses tailles de S à XXL. 

Les plantes moyennes et petites vont bien ensemble dans une coupe. 

Montrez les plus gros exemplaires dans des bacs ou des pots à roulettes pour qu’ils soient faciles à déplacer, une technique qui convient parfaitement aux aménagements intérieurs modulaires si populaires. 

Le monstera: une belle plante d’intérieur à découvrir.

Cet article est adapté d’un communiqué de www.maplantemonbonheur.fr.
Photos également fournies par www.maplantemonbonheur.fr.
Styliste: Elize Eveleens, Klimprodukties.

Des plantes aux noms qui font peur!

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Source: http://www.succesrama.com

C’est l’Halloween. Ce soir, de petits fantômes et de petits monstres sonneront à nos portes dans des costumes conçus pour nous effrayer. Les plantes aussi ont parfois des noms à vous glacer le sang. Voici une sélection de végétaux aux noms horrifiants qui semblent avoir été spécialement conçus pour l’Halloween.

Sanguinaire (Sanguinaria canadensis)

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Les belles fleurs blanches de la sanguinaire cachent une sève rouge sang. Source: jardinierparesseux.com

Commençons par la sanguinaire. Elle est courante dans les forêts feuillues un peu partout dans l’est de l’Amérique du Nord et fait une excellente fleur vivace pour les jardins de sous-bois. La fleur blanc immaculé de la petite plante n’a rien de sanguin, toutefois. C’est en tranchant le rhizome que vous verrez couler la sève rouge sang qui lui a valu son nom. La sanguinaire a autrefois servi en médecine traditionnelle pour traiter les maladies sanguines et les cancers, mais son extrême toxicité la met au ban de la médecine moderne.

Plante fantôme (Monotropa uniflora)

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L’absence de chlorophylle donne à la plante fantôme une couleur blanc spectral. Source : jardinierparesseux.com

La plante fantôme, ou monotrope uniflore, doit son nom funeste à sa coloration blanc spectral unique. C’est une vivace parasite des conifères qui passe le gros de sa vie sous le sol. Seule la tige florale arquée, portant des écailles et une seule fleur en clochette, le tout d’un blanc fantomatique, ressort du sol. Beaucoup de gens la prennent pour un champignon, mais c’est bien une plante à fleurs, appartenant d’ailleurs à la famille des rhododendrons (Éricacées). Une plante aux fleurs d’une telle pâleur, parasite de surcroît, paraît particulièrement lugubre. On la trouve dans les forêts de l’hémisphère Nord.

Monstera (Monstera deliciosa)

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Les grandes feuilles découpées du monstera. Source : jardinierparesseux.com

Cette populaire plante d’intérieur est plutôt un monstre gentil. Le nom vient de ses feuilles cordiformes de taille monstrueuse, soit jusqu’à 90 cm de diamètre, pleines de trous et de découpures. Pour rester dans le thème de l’Halloween, on pourrait dire qu’elles semblent avoir été taillées par Freddy Krueger. Curieusement, ses fruits sont toxiques quand ils sont immatures, mais quand ils sont mûrs, ils sont comestibles, avec un goût d’ananas, d’où son épithète deliciosa.

Orchidée dracula (Dracula vampira)

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Les fleurs noires de l’orchidée dracula lui ont valu son nom. Source : Eric Hunt, Wikimedia Commons

Cette orchidée équatorienne tient son nom de ses grosses fleurs presque noires à trois sépales qui peuvent faire penser à la cape du mythique comte Dracula ou peut-être, avec un peu d’imagination, à une chauve-souris à trois ailes. C’est une plante épiphyte (qui pousse sur d’autres plantes) qu’on voit parfois dans les expositions d’orchidées. Inutile de dire qu’avec un nom comme Dracula vampira, elle attire tous les regards!

Palmier zombie (Zombia antillarum)

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Les épines acérées du palmier zombie sont carrément épeurantes! Source : tropical.theferns

C’est son origine, ainsi que son apparence effrayante, qui a valu le nom de zombie à ce petit palmier, car il vient d’Haïti, le pays des zombies. Son tronc (en fait, plutôt les bases de feuilles qui le recouvrent) est tellement couvert d’épines acérées que personne n’osera l’approcher.

Griffe du diable (Proboscidea louisianica)

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Vous ne voudriez pas rencontrer une capsule de graines de la griffe du diable pieds nus! Source : Steven Laymon, Bureau of Land Management & John D. Byrd, Mississippi State University, Bugwood.org

La plante est une jolie annuelle aux fleurs en trompette roses, pas menaçante du tout. Mais la capsule de graines, qui suit la floraison, est longue et noire avec deux «cornes» arquées très pointues à l’extrémité, comme de longues griffes. Elles s’accrochent aux pattes des animaux qui passent, permettant aux graines d’être répandues. Et il paraît qu’une rencontre avec cette capsule piquante quand vous êtes pieds nus n’est pas agréable du tout!

Arbre de la mort (Hippomane mancinella)

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Le fruit de l’arbre de la mort peut ressembler à une pomme… mais ne le mangez pas! Source : jardinierparesseux.com

Cet arbre, aussi appelé manicellier, est fréquent sur les plages de l’Amérique tropicale. Il produit de petits fruits verts qui ressemblent à des pommes, mais qui sont tellement toxiques qu’ils peuvent tuer la personne qui en consomme, ce qui lui a mérité son surnom macabre. D’ailleurs, tout est toxique chez cette plante. Même s’abriter sous ses branches lors d’une pluie peut vous empoisonner.

Figuier étrangleur (Ficus spp.)

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Ce figuier étrangleur s’attaque à une statue de Bouddha à Ayutthaya, Thaïlande. Source : jardinierparesseux.com

Il ne s’agit pas d’une seule espèce, mais de nombreuses espèces différentes de Ficus qui partagent le même mode de vie macabre : les graines germent sur les branches d’un arbre d’une autre espèce, puis les racines de l’étrangleur entourent graduellement le tronc de son hôte. Avec le temps, il finit par étouffer (étrangler) l’autre arbre et prend alors sa place comme grand arbre dans la forêt. Très utilisé comme plante d’intérieur, le figuier pleureur (Ficus benjamina) est, dans la nature, un de ces figuiers étrangleurs. Alors, faites attention quand vous êtes à son pied!

Fleur chauve-souris (Tacca chantrieri)

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La fleur chauve-souris rappelle le mammifère volant par sa forme et sa couleur. Source : jardinierparesseux.com

Les grandes fleurs noires de cette plante d’intérieur sont assez terrifiantes pour provoquer des cauchemars. Elles peuvent mesurer jusqu’à 30 cm de diamètre et se composent de deux «ailes» noires et de longues et minces moustaches noires qui peuvent dépasser 60 cm de longueur. On la trouve parfois en jardinerie, mais sa demande d’une forte humidité en fait une plante difficile à réussir.

Fleur cadavre (Amorphophallus titanum)

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Quand la fleur cadavre est pleinement épanouie, vous la sentez de loin! Source : Leif Jørgensen, Wikimedia Commons

Cette plante, qui produit la plus grosse inflorescence au monde, mesurant jusqu’à 3 m de hauteur, pousse à partir d’un gros tubercule souterrain. Elle produit annuellement une seule énorme feuille découpée, parfaitement dressée sur un pétiole mesurant jusqu’à 6 m et qui rappelle un tronc, donnant à la plante entière l’allure d’un arbre. Chaque 10 ans environ, elle produit une inflorescence gigantesque qui dégage une intense odeur de chair en décomposition, d’où le nom de fleur cadavre. Vous aurez deviné qu’elle attire, comme pollinisateur, les mouches à charogne. La floraison ne dure que trois jours, mais attire souvent les foules dans les jardins botaniques qui cultivent cette plante : tout le monde veut voir — et sentir! — le monstre!


Si vous cherchez un peu, vous trouverez d’autres plantes aux noms aussi épeurants : plante-araignée, géranium sanguin, maïs ‘Bloody Butcher’, griffe de sorcière et bien d’autres. Il y en aura sûrement assez pour en faire un montage macabre pour souligner l’Halloween!