Le blanc de fin d’été

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Quand le blanc s’attaque aux feuilles

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Blanc sur une feuille de courge. Photo: Jeff Kubina, Flickr

Tout allait pour le mieux. Vos vivaces fleurissaient, vos arbustes et arbres avaient de belles feuilles, vos légumes donnaient une bonne récolte, etc. Puis tout d’un coup, vous le remarquez, fin d’août, début de septembre. Il y a comme une mince poudre blanche sur le feuillage de certaines plantes, comme si elles étaient saupoudrées de sucre à glacer. Cette «poudre» se forme souvent sur les feuilles inférieures pour s’étendre par la suite vers les feuilles supérieures. Avec le temps, elle devient plus dense et plus épaisse. Éventuellement, ce n’est plus seulement une poudre anodine, la feuille atteinte commence à noircir, à se recroqueviller, ce n’est pas très beau à voir.

Vos plantes «saupoudrées de sucre à glacer» sont malades. Elles ont le blanc, aussi appelé maladie du blanc ou mildiou poudreux. Certains jardiniers qui aiment utiliser des noms pseudo-scientifiques diront même oïdium, mais en fait, le blanc n’est pas seulement causé par le champignon Oidium, mais aussi, selon l’espèce atteinte, par l’Erysiphe, le Microsphaera, le Phyllactinia, le Podosphaera, le Sphaerotheca et l’Uncinula.

Le blanc est une maladie fongique, causée par des spores qui sont transportées de plante en plante par la voie des airs. Cette maladie est surtout évidente en fin de saison, parce qu’elle se développe sous les conditions de fraîcheur et de grande humidité. Or, à la fin de l’été, les nuits redeviennent fraîches et la rosée est abondante: exactement les conditions qu’il faut au blanc pour bien se développer.

Cette maladie a une nette prédilection pour les plantes stressées. Vous remarquerez que le blanc est beaucoup moins courant lorsque l’été est pluvieux et que les plantes sont alors bien arrosées et en bonne forme à l’automne, mais est beaucoup plus évident quand l’été est sec, une cause importante de stress chez les plantes. Mais certaines plantes très sujettes au blanc, comme certains phlox des jardins (Phlox paniculata), font du blanc peu importe si la plante a été stressée ou non.

Une maladie qui défigure, mais qui ne tue pas nécessairement

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Phlox atteint de blanc. La plante n’en mourra pas et repoussera vigoureusement au printemps.  Photo: jardinieraparesseux.com

Le blanc est souvent plus une maladie esthétique que mortelle. Comme il survient tard en saison, les plantes vivaces et ligneuses affectées ont déjà fait leurs réserves pour l’hiver et seront toujours là au printemps, fidèles au poste, comme si de rien n’était. Si la maladie ne tue pas les plantes plus permanentes, elle peut toutefois tuer les annuelles et les légumes…

Mais encore une fois, elle frappe généralement en fin de saison, après que la plante a déjà produit les graines pour l’année suivante. C’est pourquoi si peu de plantes ont développé des défenses contre le blanc: c’est une maladie défigurante, peut-être, mais qui n’empêche pas la plante de suivre son cycle naturel.

Pour prévenir le blanc

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Quand vous voyez le blanc, il est trop tard pour faire des traitements. Photo: Scot Nelson, Flckr

Quand vous voyez les feuilles blanchir, il est déjà trop tard pour agir. Ce blanchissement est la dernière étape de la maladie. Déjà, le champignon est à l’œuvre à l’intérieur des feuilles atteintes depuis des semaines, soutirant ses sucres et minéraux à ses propres fins. L’apparence d’une «poudre blanche» en surface est signe que le champignon est à maturité, car cette poudre consiste en fait de sporanges, organes qui produisent les spores de la prochaine génération.

20170831D.jpgSi éliminer le blanc une fois que ses symptômes sont visibles est difficile, on peut toutefois le prévenir. La technique habituelle est d’appliquer des fongicides du début de l’été jusqu’à la fin. Il en existe des biologiques et des chimiques. Et aussi il y a des traitements maison, comme des pulvérisations au bicarbonate de soude ou au lait, qui se sont avérés efficaces dans certains cas.

Sans doute que le traitement le plus efficace consiste à ne pas permettre aux plantes de manquer d’eau! Quand le sol est toujours également humide, le blanc se manifeste rarement. Un bon paillis pour réduire l’évaporation et des arrosages à point, sans mouiller le feuillage (utilisez un tuyau suintant) et sans exagération peuvent donc faire beaucoup pour prévenir la maladie.

20170831E.jpegUn autre traitement qui semble bien fonctionner, c’est vaporiser le feuillage avec un anti-transpirant, comme le Wilt-Pruf ou le Vapor Gard (offert en jardinerie). On l’applique au printemps, quand le feuillage est pleinement épanoui. Le produit recouvre la feuille d’une mince couche de cire naturelle. Comme il donne un certain lustre aux feuilles, il est facile de voir quand faire une autre application: quand le feuillage perd son luisant, on en applique de nouveau. Si l’été est très pluvieux, plusieurs traitements peuvent être nécessaires; si l’été est sec, souvent seulement deux sont requis.

On dit aussi que le blanc est moins problématique là où il y a une bonne circulation d’air. Cela est discutable, car on voit aussi des plantes très atteintes dans des emplacements bien aérés, mais peut-être que planter les plantes plus susceptibles dans un emplacement très venteux pourrait aider dans certains cas.

Est-ce que couper et brûler le feuillage des plantes malades, un remède souvent recommandé, peut prévenir le problème? Si vous êtes la seule personne dans votre région qui cultive le phlox, la monarde, la courge ou toute autre plante sujette à la maladie, cela peut peut-être fonctionner (le blanc est très spécifique: la forme qui frappe les phox n’est pas la même souche que celle qui touche les monardes et celle des courges ne dérange ni les phlox ni les monardes, etc.), mais autrement vous perdez votre temps, car la maladie est transmise par le vent et comment contrôler le vent? Votre plante sera donc vite infestée à partir d’une autre source.

Les deux méthodes du jardinier paresseux

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En plaçant la motarde en deuxième plan, vous remarquerez moins la maladie. Photo: K M, Flickr

Comme le blanc n’est pas mortel, qu’il n’empêche ni la floraison ni la fructification, beaucoup de jardiniers paresseux ont appris à ne pas trop s’inquiéter du blanc. Il suffit de souvent de placer la plante sujette au blanc plus au fond de la plate-bande, de façon à ne pas voir son feuillage blanchir, mais où ses fleurs demeurent visibles et ses fruits, accessibles. Problème réglé!

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‘Marketmore 76’ est une variété de concombre résistante au blanc: ses feuilles restent belles tout l’été! Photo: caribbeangardenseed

L’autre truc, c’est tout simplement de planter des plantes résistantes au blanc. Pourquoi cultiver des phlox, des monardes, des courges, des physocarpes, etc. qui font du blanc quand il existe tant de cultivars qui n’en font pas? Et d’ailleurs, pourquoi les jardineries persistent-elles à nous vendre des variétés sujettes à cette maladie?

Les catalogues de semences le soulignent inévitablement quand une variété qu’ils offrent est résistante au blanc. Et quant aux plantes vivaces et ligneuses sujettes au blanc, voici un truc utile: plutôt que de les acheter au printemps, quand toutes les plantes sont belles, achetez-les plutôt en août ou septembre, quand les plantes qui sont sujettes à la maladie en porteront des symptômes. Vous n’avez alors qu’à choisir les cultivars dont le feuillage est encore bien vert, car les plantes résistantes à la maladie en pépinière le seront aussi au jardin!

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Le phlox paniculé ‘Bright Eyes’ est un exemple d’un cultivar qui offre une excellente résistance au blanc. Photo: http://www.perennialresource.com

Donc, aujourd’hui, après avoir terminé la lecture ce blogue, levez-vous de votre divan et aller en jardinerie à la recherche de phlox, de monardes, de lilas, de physocarpes et d’autres plantes qui sont libres de blanc. Puis, de retour à la maison, arrachez les plantes malades et remplacez-les par des plantes en santé.

La vie de jardinier est si facile quand on élimine les «plantes à problèmes!»20170831 Jeff Kubina, Flickr

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Quand les feuilles des courges et des concombres blanchissent…

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Vieille feuille de courge atteinte de blanc.

Dans plusieurs régions, l’été a été particulièrement sec, juste la condition que la maladie du blanc (ou oïdium) aime… et les cucurbitacées, soit les concombres, les melons et surtout les courges (citrouilles, courgettes, pâtissons, etc.) ont plus que leur juste part de la maladie.

Le blanc est à peu près la seule maladie végétale qui se développe surtout sur les feuilles sèches. Les conditions idéales? Un atmosphère humide, pas de pluie pendant plusieurs jours et des températures modérées: 20-26°C.

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Plusieurs courges ont un feuillage naturellement marbré de blanc, et ce, depuis le début de la saison. Ces marbures ne sont pas un symptôme de maladie!

Sur les cucurbitacées, le blanc est une maladie de fin de saison, rarement noté avant le mois d’août. On voit d’abord ce qui semble être une poudre blanche recouvrir les feuilles les plus âgées. La maladie aura probablement été visible sur la face inférieure de la feuille quelques journées auparavant avant de migrer vers la partie supérieure… mais on pense rarement à regarder sous les feuilles de nos légumes. Les feuilles atteintes meurent lentement, ce que peut provoquer une insolation au fruit en dessous si elles disparaissent trop rapidement. (Si vous décidez de supprimer les feuilles malades, faites-le par une journée grise pour protéger les fruits d’un tel dommage). Souvent la maladie se propage par la suite aux autres feuilles et parfois même aux extrémités de tige.

Il est important de comprendre que le blanc n’est pas une maladie, mais en fait le nom collectif pour de nombreuses maladies souvent peu apparentées. Chez les cucurbitacées, par exemple, on reconnaît aux moins deux espèces dans deux genres différents (Erysiphe cichoracearum et Podosphaera xanthii, anc. Sphaerotheca fuliginea), chacune ayant plusieurs souches. Il ne faut donc pas vous inquiéter que le blanc de vos cucurbitacées se propagera à vos autres plantes. Elles ont peut-être leurs propres espèces et souches de blanc, mais les variétés qui touchent vos cucurbitacées n’infesteront pas les autres légumes!

Que faire?

Le blanc apparaît si tard dans la saison que, souvent, il n’a pas beaucoup d’incidence sur la récolte. Avec les courges d’été, par exemple, vous avez souvent à peu près terminé la récolte avant qu’il ne fasse surface (ou vous avez déjà tellement de courgettes que perdre quelques fruits de toute fin de saison ne vous dérange pas!). Et souvent les courges d’hiver continuent à mûrir correctement malgré la présence de la maladie. Vous verrez souvent des champs de citrouilles avec des feuilles fortement endommagées par le blanc, par exemple, mais les fruits eux-mêmes sont en parfait état. Donc, il n’est pas toujours nécessaire de réagir.

Notez aussi que le blanc est plus rare sur les concombres et les melons parce que tant de variétés modernes sont y très résistantes. Les variétés patrimoniales, cependant, peuvent nécessiter des traitements.

20160901BAvec le blanc, donc, la chose importante est souvent de ralentir sa progression de façon à profiter des fruits encore immatures. Vous pouvez le faire en pulvérisant les deux côtés des feuilles avec différents fongicides disponibles commercialement (huile horticole, neem, etc.). Assurez-vous que le fongicide en question est homologué pour les plantes comestibles.

Les remèdes maison comme les vaporisations au bicarbonate de soude (5 ml dans 1 litre d’eau, plus quelques gouttes de savon insecticide) ou au lait (1 partie à 9 parties d’eau) peuvent également être très efficaces.

Mieux vaut prévenir que guérir

Avec le blanc, il est plus facile de mettre vos efforts dans la prévention que dans le traitement. Voici alors quoi faire:

  1. Détruisez les plantes infectées à la fin de la récolte.
  2. Pratiquez une rotation des cultures, ne replantant pas de cucurbitacées au même endroit pendant au moins 4 ans.
  3. Plantez uniquement des variétés résistantes. (C’est une solution si simple que je suis toujours étonné de voir si peu que jardiniers y pensent!) Les bonnes semenciers vous indiqueront les variétés qui sont résistantes au blanc.
  4. Plantez les cucurbitacées au plein soleil.
  5. Espacez les cucurbitacées correctement afin d’assurer une bonne circulation d’air.
  6. Évitez de fertilisez excessivement (n’appliquez jamais une dose plus forte que celle recommandée sur l’étiquette). Faites particulièrement attention aux engrais riches en azote qui stimulent de grandes feuilles moins résistantes aux maladies.
  7. Arrosez régulièrement en cas de sécheresse, car les plantes stressées par un manque d’eau sont nettement plus sensibles au blanc. Pour une fois, vous pouvez mouiller abondamment le feuillage en arrosant, car le blanc se développe mieux sur les feuilles sèches. D’ailleurs, arroser le feuillage est même un traitement contre le blanc, car ainsi on rince le feuillage de toute spore qui pourrait y être tombée.

Voir le feuillage de vos cucurbitacées devenir blanc poudreux peut être tout un choc pour le jardinier néophyte, mais comme le blanc n’affecte pas nécessairement la récolte à un degré important, la plupart des jardiniers d’expérience apprennent éventuellement à accepter le blanc plus comme un désagrément mineur qu’une catastrophe. Dans mon propre cas, choisir des variétés résistantes au blanc m’a donné toute la protection contre le blanc dont j’ai besoin. Peut-être que cela sera suffisant pour vous aussi!

Les maladies foliaires ne sont pas universelles

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Il n’est pas toujours nécessaire de traiter les maladies foliaires.

J’entends régulièrement les jardiniers s’inquiéter des maladies foliaires qui attaquent leurs plantes: blanc (oïdium), tache noire, mildiou, etc. Leur crainte principale semble être que la maladie s’étende d’une plante à tout ce qu’ils cultivent. D’où cette croyance qu’il fait traiter rapidement ou même éliminer la plante malade avant que la maladie ne se généralise.

Évidemment, cela est plutôt vrai si vous cultivez d’autres plantes de la même espèce : oui, il y a une bonne chance qu’une maladie qui attaque un plant de pomme de terre s’étende sur d’autres plants de pomme de terre… mais pas aux fuchsias, aux pommiers, aux tagètes ou à d’autres plantes qui ne sont pas apparentées.

C’est que la plupart des maladies foliaires sont spécifiques: elles ont une plante hôte et n’iront que sur cette plante ou, parfois, sur des plantes génétiquement similaires.

La maladie du blanc

Prenez la maladie du blanc par exemple.

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La souche de blanc visible sur cette courge (Podosphaera xanthii) ne s’attaque qu’à d’autres courges.

Le blanc, aussi appelé oïdium, n’est pas une maladie, mais une série de maladies fongiques dans une vaste gamme de genres : Oidium, Erysiphe, Sphaerotheca, Uncinula, Podosphaera, Leveillula, etc. Chacun de ces genres contient plusieurs espèces et même chaque espèce de blanc se décline en plusieurs souches. Chaque souche (et il en a des milliers!) a son hôte préféré. Ce que toutes ces maladies ont en commun est que, à un moment donné de leur développement, le feuillage de plante atteinte se couvre de ce qui semble être une poudre blanche (en fait, des sporanges, l’étape ultime de la maladie). Mais ce sont des maladies différentes néanmoins.

Donc, quand votre phlox est atteint de blanc, vous avez peut-être à craindre que la maladie s’étende éventuellement à d’autres phlox, mais pas aux monardes, aux lilas, aux tomates, aux courges, etc. Chacune de ces plantes peut être touchée par sa propre forme de blanc, mais pas par le blanc d’une autre espèce.

Traiter ou ne pas traiter

Sachant ce détail peut énormément influencer votre façon de réagir.

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Le physocarpe ‘Diabolo’ est parfois atteint de blanc… mais pas son sosie un peu plus petit, ‘Summer Wine’.

Si vous ne cultivez qu’un seul physocarpe et qu’il montre des symptômes de blanc, vous n’avez même pas nécessairement à réagir. La maladie n’ira pas plus loin et n’est, de toute façon, qu’esthétique : elle ne mine pas la santé de la plante. S’il fait un peu de blanc en fin de saison, qu’est-ce que cela change vraiment à votre vie? Du moins, c’est mon attitude envers les maladies peu nuisibles. J’apprends à les tolérer, tout simplement.

Vous tenez à traiter quand même? Voici un blogue sur les traitements maison contre le blanc.

Les autres maladies

Et il en va de même pour presque toutes les maladies foliaires. La tache noire du rosier (Marssonina rosae) ne s’attaque qu’aux rosiers, par exemple; le mildiou de la tomate (Phytophthora infestans), qu’aux tomates (mais il y a une autre souche de Phytophthora infestans qui infeste les pommes de terre), la tavelure qu’aux pommiers et pommetiers, et la liste continue.

Même dans le compost

Personnellement, je ne me gêne pas pour mettre des «feuilles malades» dans le compost. D’abord, le compostage détruit la plupart des spores de maladie, mais même si quelques spores devaient s’échapper à la destruction causée par la décomposition, les chances que ce compost soit utilisé au pied d’une plante sensible à cette souche particulière de maladie sont réellement minimes.

Variétés résistantes

D’ailleurs, on peut éviter la majorité des maladies foliaires en plantant des variétés résistantes. Il existe des phlox résistants au blanc, des rosiers résistants à la tache noire, des tomates résistantes au mildiou, des pommiers résistants à la tavelure, etc. Quand on cherche un peu, on trouve assez facilement des variétés résistantes. Reste à les planter. C’est ce que je fais depuis de nombreuses années et ainsi je peux jardinier dans la paix la plus totale.

Traitements maison contre le blanc

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20161022A.jpgQuand on voit le premier symptôme visuel du blanc (aussi appelé maladie du blanc, mildiou poudreux et oïdium), soit l’apparition d’une poudre blanche sur la feuille, il est déjà trop tard pour agir. Cette poudre résulte en fait de l’apparition des sporanges (organes producteurs de spores) soit l’avant-dernière étape de la maladie (dans la dernière étape, la feuille noircit et meurt!). La maladie a déjà envahi les feuilles depuis des semaines quand les sporanges apparaissent. Il faut donc prévenir le blanc, non pas la guérir.

On peut l’éviter en bonne partie en choisissant des variétés naturellement résistantes à cette maladie et en leur fournissant des conditions de culture plus appropriées, notamment une bonne aération et des arrosages en période de sécheresse (le blanc est une des rares maladies qui est plus courante quand la pluie manque; les autres tendent à attaquer surtout quand les feuilles restent humides après une pluie). Par contre, si vous n’en êtes pas rendu encore là dans votre évolution en tant que jardinier et que vous cultivez encore des plantes sujettes à cette maladie que vous n’osiez pas arracher, voici un traitement préventif «en attendant».

20160122B.jpgMélangez 5 ml (1 c. à thé) de bicarbonate de soude (trouvé dans le garde-manger) dans 1 litre d’eau et vaporisez cette solution sur les plantes sujettes à la maladie. Pour que le bicarbonate adhère mieux à la feuille, vous pouvez ajouter à la solution quelques gouttes de savon insecticide ou de savon à vaisselle. Notez que ce traitement ne fait que prévenir la maladie, non pas la guérir. Si vous commencez à traiter après que les feuilles montrent déjà la poudre blanche typique de la maladie, vous pouvez peut-être arrêter la progression de la maladie, mais le blanc déjà présent restera pour le reste de la saison.

Le lait aussi aurait une certaine efficacité comme fongicide préventif contre le blanc. La recette? Une partie lait pour neuf partis d’eau que l’on vaporise jusqu’à saturation. Le lait en poudre serait aussi efficace que le lait entier.