Faut-il éviter les grimpantes sur les murs?

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Lierre de Boston (Parthenocissus tricuspidata) poussant sur un mur de brique. Non, il ne l’endommagera pas. Source: icastle.com

Certaines grimpantes, comme la vigne vierge (Parthenocissus quinquefolia, zone 2), le lierre de Boston (P. tricuspidata, zone 5), l’hydrangée grimpante (Hydrangea anomala petiolaris, zone 5),  le lierre commun (Hedera helix, zone 7) et le fusain de Fortune (Euonymus fortunei, zone 6), montent grâce à des «crampons» (racines aériennes ou ventouses, selon le cas), ce qui leur permet de gravir même des surfaces plates comme les murs d’une maison. Par contre, les vieux livres de jardinage déconseillaient leur culture sur les murs, sous prétexte que les crampons pouvaient s’infiltrer dans le mortier et l’arracher.

Il y avait peut-être un fond de vérité dans cette croyance, car les types de mortier utilisés jusqu’au début du 19siècle s’effritaient avec le temps, et le poids d’une plante qui s’y serait fixée aurait pu théoriquement arracher le mortier, mais ce n’est plus le cas. Le mortier utilisé depuis les derniers siècles n’est pas le moindrement dérangé par la présence de crampons, pas plus que les pierres ou les briques qui recouvrent les murs ou même les revêtements d’aluminium ou de vinyle. De nombreuses études indiquent que les grimpantes cultivées sur un mur le font durer plus longtemps, car elles le protègent contre ses pires ennemis, soit les rayons ultraviolets, la pluie et les polluants atmosphériques. D’ailleurs, une étude de l’université d’Oxford a déterminé que les murs couverts de grimpantes étaient «moins sujets aux effets nuisibles du gel, des températures fluctuantes, de la pollution et des sels qu’un mur sans grimpante.»

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Si le mortier est en mauvais état, il faut bien sûr réparer le mur avant d’y installer une plante grimpante! Source: limetec.co.uk

Si vous doutez que le mortier de votre maison soit en bon état, essayez de le gratter avec une clé métallique. S’il reste intact, il n’y a aucune raison pour craindre que des plantes grimpantes l’endommagent. S’il se défait, n’y cultivez pas de plantes grimpantes… et d’ailleurs, songez sérieusement à le remplacer, sinon l’eau pénétrera et endommagera la structure de votre demeure.

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Les crampons des grimpantes se fixent à l’extérieur du mur, mais ne le pénètrent pas. Source: medium.com

D’ailleurs, il faut comprendre que les crampons des plantes grimpantes (du moins, celles de climat tempéré) ne s’infiltrent jamais dans le mortier ni ne s’insèrent derrière les bardeaux ou les revêtements, malgré ce qu’on entend parfois dire.

Les ventouses, de toute évidence, restent en surface : d’ailleurs, elles n’ont aucun mécanisme pour «pénétrer» quoi que soit. Mais c’est aussi le cas des racines aériennes.

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Racines aériennes: elles restent sagement à la surface et ne s’enfoncent jamais dans le mortier ni dans les fissures. Source: pestid.msu.edu

Les racines aériennes des grimpantes de climat tempéré sont des organes très différents des racines souterraines et servent strictement à fixer la tige sur son support. Elles n’accomplissent pas, non plus, les autres fonctions des racines souterraines, comme absorber l’eau et les minéraux. Jamais elles ne se mettront à allonger et envahiront : elles resteront toujours courtes et en surface.

Donc, pas de problème pour les murs de pierre, de stuc ou de brique ni ceux couverts de revêtements. Mais devrait-on laisser les grimpantes monter sur les murs en bois? La réponse n’est pas aussi nette.

Au début, les grimpantes protègent le bois et font durer les peintures et teintures pendant des décennies; beaucoup plus longtemps que les enduits exposés aux éléments. Par contre, quand la peinture s’écaille ou que la teinture s’estompe, il est impossible de repeindre ou de reteindre le mur tant qu’il est couvert de plantes. Et ces peintures et teintures aident, en partie, à empêcher le bois de se dégrader. Donc, à très, très long terme, probablement pas au cours de votre vie, il faudra penser à enlever les grimpantes pour repeindre. Après, vous n’aurez qu’à les laisser remonter sur le mur.

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Il vaut quand même mieux dégager les surfaces autour des fenêtres de la végétation à tous les 3 ou 4 ans, sinon les grimpantes peuvent finir par les obstruer. Source: www.bakker.com

Et une autre croyance a aussi été réfutée, car les mêmes vieux livres précités prétendaient que les murs couverts de grimpantes restaient humides plus longtemps, ce qui pouvait résulter en leur dégradation. Mais aujourd’hui, on sait que c’est plutôt le contraire qui se passe. C’est la variation dans l’humidité – quand un mur passe d’humide après une pluie à sec après quelques heures – qui cause la dégradation. Un couvert végétal modère nettement les écarts d’humidité (moins de pluie touche le mur, mais le feuillage maintient une humidité modérée en tout temps). Donc, le mur n’est jamais très humide ni très sec, ce qui le protège contre les méfaits de l’humidité.

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Lierre de Boston (Parthenocissus tricuspidata ‘Veitchii’) sur le mur de ma maison. Source: jardinierparesseux.com.

Donc, la question demeure: devrait-on ou non laisser les grimpantes monter sur sa maison?

Personnellement, j’ai décidé que, même si les murs de ma maison sont en bois, la situation la plus douteuse, comme je ne prévois pas vivre 300 ans, j’allais profiter de la beauté des plantes grimpantes de mon vivant et j’en ai donc plusieurs qui grimpent directement sur la maison chez nous. Après 25 ans de murs verts, je n’ai toujours aucun regret… et la teinture sous les grimpantes paraît aussi fraîche que la journée où je l’ai appliquée.

 

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15 plantes d’intérieur pas si passe-partout

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Ce pauvre lis de la paix (Spathiphyllum) montre des signes d’un manque d’eau chronique… un bon exemple d’une plante pas si passe-partout. Source: www.gardeningknowhow.com

En préparant l’article d’hier, 15 plantes d’intérieur passe-partout, j’ai bien sûr jeté un coup d’œil sur d’autres sites Web pour voir leurs suggestions. (Non, ce n’est pas du plagiat! C’est ce qu’on appelle «faire de la recherche»!) Mais j’étais étonné par certaines de leurs suggestions.

Après tout, le but était de montrer des plantes d’intérieur particulièrement faciles à cultiver, des plantes qu’on pourrait notamment recommander aux jardiniers novices. Mais j’ai vu sur leurs listes plusieurs plantes que je n’aurais jamais pensé inclure parmi les plantes faciles à cultiver, des plantes qui ont des défauts qui font que leur durée de vie est plutôt limitée à moins de prendre des précautions spéciales. Vraiment pas des plantes passe-partout!

Pourquoi ces plantes dépérissent-elles?

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Aloès médicinal (Aloe vera) sérieusement étiolé par un éclairage insuffisant. Source: jardinierparesseux.com

Parfois, le problème est tout simplement que la plante nécessite un éclairage intense. Je ne pourrais jamais recommander un tel végétal comme plante d’intérieur facile à cultiver, car mon expérience est que les humains sous-estiment presque toujours les besoins en lumière des plantes d’intérieur. Nous semblons toujours penser que notre demeure est superbement éclairée, alors que c’est rarement le cas.

L’habitation moyenne est plutôt l’équivalent d’une caverne: pas plus que moyennement éclairée près de l’entrée (la fenêtre) et très peu éclairée en retrait de cette ouverture. (Faites le test du journal pour avoir une meilleure idée de l’éclairage chez vous… et préparez-vous à être découragé!)

Dans d’autres cas, les plantes recommandées sont trop sujettes aux dommages causés par l’air sec, trop susceptibles aux insectes ou maladies, naturellement de courte vie ou ont des exigences particulières qui vont au-delà d’un arrosage régulier et qui compliquent alors leur entretien.

Plantes d’intérieur pas passe-partout

Voici alors 15 plantes d’intérieur qui ne sont pas nécessairement difficiles à cultiver pour un jardinier qui a de l’expérience, mais que, pour les raisons expliquées, je n’aurais jamais mises sur une liste de plantes d’intérieur de culture facile.

  1. Broméliacées (Aechmea, Guzmania, Tillandsia, Vriesea, etc.)
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Ces broméliacées sont superbes, mais leur dépérissement après la floraison peut être traumatisant pour le jardinier! Source: www.orchardnursery.com

Ces plantes sont tout à fait charmantes et peuvent durer des mois dans une maison typique. Mais habituellement, elles sont vendues en fleurs… et elles meurent après la floraison! D’accord, avant de mourir, la plante produit, à de rares exceptions près, au moins un «bébé» qui fleurira à son tour — dans quelques années —, mais comprendre ce détail est beaucoup demander à un jardinier novice. Il risque plutôt de se décourager quand il verra la plante mère se dégrader peu à peu.

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Fille de l’air (Tillandsia): un entretien unique à apprendre. Source: cdn.shopify.com

Quant aux filles de l’air ou Tillandsia, qui sont rarement vendus en fleurs, le fait qu’il faille les arroser en les plongeant dans l’eau ou en les vaporisant les met dans une catégorie à part, pas dans le groupe des «plantes pour débutants».

  1. Cactées et succulentes
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Les cactées et succulentes ne sont de culture facile que si vous disposez d’un emplacement abondamment éclairé. Source: thesucculentsource.com

Il y a des centaines de plantes d’intérieur dans cette catégorie et elles ne sont pas difficiles à cultiver… si vous avez beaucoup de lumière. En effet, la plupart préfèrent même le plein soleil! Tristement, nos demeures sont beaucoup plus ombragées que la plupart des gens ne se l’imaginent. Le résultat est que je vois dans les demeures beaucoup de cactées et succulentes étiolées, affaiblies et mourantes, peut-être encore en vie, mais à peine.

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Cactus (Opuntia) sérieusement étolié à cause d’un manque de lumière. Source: pistilsnursery.com

Parmi les succulentes qui tolèrent un peu d’ombre et qui conviennent alors mieux aux débutants, il y a les aloès (Aloe spp. dont A. vera), les haworthias (Haworthia spp.), les gastérias (Gasteria spp.), la plupart des euphorbes (Euphorbia spp.) et la plante jade (Crassula ovata)… mais il leur faut quand même un emplacement qui reçoive au moins 5 heures de lumière indirecte par jour, donc un emplacement très près d’une fenêtre.

Aussi, beaucoup de jardiniers débutants perdent leurs succulentes l’hiver à la suite d’un arrosage trop généreux, n’ayant pas encore compris que, quand vous cultivez des succulentes, il est très important de bien laisser le terreau s’assécher avant d’arroser de nouveau. Doublement quand la lumière manque, comme c’est le cas l’hiver. Souvent, à cause des jours courts et des températures plus fraîches, ces plantes ont seulement besoin d’un arrosage par mois en plein hiver, alors que la tendance des jardiniers novices est de vouloir arroser leurs plantes régulièrement. Oups!

  1. Calathéa (Calathea spp.)
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Les calathéas (ici Calathea zebrina) ne réussissent bien à long terme que dans les emplacements où l’air est toujours humide. Source: http://www.planten-kopen.com

Un bel exemple d’une plante qui «tient bien» pendant plusieurs mois, surtout quand on l’achète au printemps ou à l’été, mais qui finit par dépérir l’hiver. Il ne tolère pas l’air sec et le manque de lumière communs à cette saison.

  1. Caoutchouc (Ficus elastica)
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Il faut au caoutchouc (Ficus elastica ‘Burgundy’) un emplacement bien éclairé. Source: www.homedepot.com

Je ne comprends pas pourquoi les jardineries continuent d’insister pour dire que le caoutchouc tolère l’ombre alors qu’il exige, bien au contraire, beaucoup de lumière et même, dans le Nord, le plein soleil, mais c’est bien le cas. D’accord, il peut sembler tenir le coup pendant six mois ou plus, mais alors il vit sur ses réserves d’énergie. Une fois qu’il les a épuisées, c’est la dégringolade et ses feuilles commencent à chuter l’une après l’autre jusqu’à ce que mort s’ensuive.

  1. Croton (Codiaeum variegatum)
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L’état typique d’un croton (Codiaeum variegatum) après deux ou trois mois dans une maison. Source: garden.org

C’est presque scandaleux de recommander le croton aux débutants alors que cette plante a une réputation terrible chez les jardiniers pour sa capacité à mourir rapidement dans la maison. Le problème est qu’il tolère mal les changements, perdant prestement ses feuilles quand l’intensité lumineuse change. Il y a moyen de l’acclimater si vous avez de la patience, mais ce n’est guère une plante à conseiller aux débutants! Honte à ceux qui le font!

  1. Figuier pleureur (Ficus benjamina)
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Figuier pleureur (Ficus benjamina) en état de choc. Il faut bien acclimater cette plante si vous voulez la dompter. Source: goodtogrow.files.wordpress.com

D’accord, cette plante peut tolérer l’ombre et l’air sec de nos demeures et peut même vivre des décennies sous ces conditions, mais, comme pour le croton, seulement si vous l’acclimatez bien auparavant. Sinon, ses feuilles commencent à chuter presque aussitôt que vous le rapportez à la maison. Lisez Pourquoi un figuier pleureur perd ses feuilles pour savoir comment réussir son acclimatation.

  1. Fougère de Boston (Nephrolepis exaltata cvs)
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Il faut plus de lumière que vous ne le pensez pour maintenir une fougère de Boston (Nephrolepis exaltata) en bon état. Source: www.amazon.com

Cette fougère tolère mieux l’air sec que la plupart des autres fougères, ce qui est bien, mais est moins tolérante de l’ombre. Il faut un emplacement assez ensoleillé pour bien la réussir. Aussi, elle préfère un hiver au frais alors que, de nos jours, nous chauffons aux températures estivales toute l’année. Le résultat est qu’elle dépérit peu à peu dans la plupart des demeures.

  1. Lierre anglais (Hedera helix)
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Le lierre anglais (Hedera helix) n’est pas difficile à cultiver… si vous pouvez éloigner les araignées rouges! Source: www.amazon.com

D’accord, sa culture est facile… jusqu’à ce que l’automne arrive. Lorsque l’air devient plus sec, les tétranyques (araignées rouges) s’y installent et il dépérit alors rapidement.

  1. Lis de la paix (Spathiphyllum)
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Quand on achète un lis de la paix (Spathiphyllum), il est typiquement cultivé dans un pot si petit qu’il faut l’arroser au moins deux fois par semaine. Le rempoter dans un pot plus grand vous donnera du répit. Source: amazon.com

Assez facile en général, mais il fane très rapidement quand il manque d’eau et diminue en beauté à chaque fois qu’il s’assèche. Souvent, il faut l’arroser plus d’une fois par semaine! Si vous avez tendance à oublier d’arroser, ce n’est assurément pas un bon choix!

  1. Palmier d’Arec (Dypsis lutescens, syn. Chrysalidocarpus lutescens)
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Si vous voulez inviter des araignées rouges dans votre demeure, procurez-vous un palmier d’Arec (Dypsis lutescens)! Source: http://www.ikea.com

Comme dans le cas du lierre anglais, sa susceptibilité aux araignées rouges rend sa culture difficile et même décourageante. On ne semble jamais être capable de s’en débarrasser! D’ailleurs, la plupart des palmiers ont un problème avec des infestations réputées d’araignées rouges et sont rarement de bons choix pour les débutants.

  1. Pépéromia (Peperomia spp.)
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Plusieurs pépéromias (ici Peperomia caperata ‘Emerald Ripple’) sont sujets à la pourriture à moins que vous ne les arrosiez avec beaucoup de précaution. Source: Lazaregagnidze, Wikimedia Commons

Il y a trop d’espèces (plus de 1500!) pour faire plus qu’un commentaire généralisé, mais plusieurs des variétés disponibles dans le commerce sont sujettes à la pourriture si on les arrose trop. Typiquement, ils poussent bien au début et l’on est très content des résultats, puis ils meurent subitement. Quel choc alors!

  1. Plante prieuse (Maranta leuconeura)
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La plante prieuse (Maranta leuconeura erythroneura) tend à dépérir l’hiver sous l’effet de l’air sec de nos maisons. Source: carlosbato-arte.blogspot.com

Encore une plante qui donne des résultats encourageants au début, mais qui tolère mal l’air sec l’hiver. Inévitablement, c’est le dépérissement et la déception qui s’ensuivent.

  1. Sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla)
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Quand on entasse autant de plantes dans un même pot, comme on fait typiquement avec le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla), cela cause un stress souvent fatal  Source: amazon.com

Rares sont les sapins de Norfolk qui survivent plus de quelques mois dans une maison normale. Leur besoin d’air frais et humide, alors que nos maisons sont chaudes et sèches l’hiver, finit par en avoir raison. Aussi, les producteurs entassent généralement trop de jeunes plants dans le même pot pour que l’effet soit plus attrayant, mais cette promiscuité nuit à leur survie. Sous de bonnes conditions, un sapin de Norfolk peut vivre des décennies (voici comment faire), mais je ne pourrais pas l’offrir légitimement à un jardinier sans expérience.

  1. Schefflera (Schefflera actinophylla, syn. Brassaia actinophylla)
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Le schefflera (Schefflera actinophylla) est attrayant, mais sujet aux araignées rouges. www.homedepot.com

Il s’agit du grand schefflera, celui aux imposantes feuilles luisantes, pas du schefflera miniature (S. arboricola), beaucoup plus commode. Encore une plante dont la susceptibilité aux araignées rouges fait qu’elle est difficile à garder en bon état très longtemps.

  1. Yucca géant (Yucca gigantea, syn. Y. elephantipes et Y. guatemalensis)
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Le yucca géant (Yucca gigantea) peut vivre plusieurs années, mais sans un éclairage intense, il le fait en dépérissant peu à peu. Source: http://www.waitrosegarden.com

Généralement vendu sous la forme d’un petit arbre au tronc brun dont l’extrémité a été coupée et qui porte de deux à quatre touffes de feuilles lancéolées, c’est une plante superbe… qui ne cesse de se dégrader avec le temps, faute de lumière intense. Il peut parfois vivre deux ou trois ans dans une demeure typique, mais il devient de plus en plus étiolé et de moins en moins beau avec le temps, et le nombre de feuilles diminue plutôt que d’augmenter, de quoi décourager son propriétaire. Pour les emplacements très ensoleillés seulement!


Et voilà! 15 plantes peut-être intéressantes pour les jardiniers qui ont de l’expérience, mais à ne pas offrir à un débutant… et qui ne sont assurément pas, malgré les prétentions de certains, des «plantes d’intérieur passe-partout»!20180127A Spathiphylium www.gardeningknowhow.com.jpg

Les plantes de Noël autour du monde

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Il y a différentes plantes associées à Noël à travers le monde. Source: jardinierparesseux.com

Je pense que je peux dire sans me tromper que la plante de Noël la plus populaire en Amérique du Nord est le poinsettia (Euphorbia pulcherrima): les magasins en regorgent à cette saison! Mais d’autres plantes aussi sont populaires: le cactus de Noël (Schlumbergera spp.), le kalanchoé de Noël (Kalanchoe blossfeldiana), l’amaryllis (Hippeastrum spp.), le piment de Noël (Capsicum annuum), le cerisier de Jérusalem (Solanum pseudocapsicum), la fougère givrée (Selaginella martensii ‘Frosty’), le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla) et, bien sûr, le sapin de Noël (Abies balsamea et autres). Depuis quelques années, le thé des bois, aussi appelé gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens), s’est ajouté à la liste.

Mais les plantes de Noël diffèrent autour du monde. Jetons un coup d’œil sur ce qu’il se passe ailleurs.

Nouvelle-Angleterre

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Polystichum acrostichoides. Source: Krzysztof Ziarnek, Kenraiz

En plus des plantes précitées, j’ajouterais à la liste des plantes de Noël le polystic faux-acrostic (Polystichum acrostichoides), qu’on appelle aux États-Unis «Christmas fern» (fougère de Noël), car ses frondes sont persistantes et peuvent servir dans la fabrication de guirlandes et de couronnes. La même fougère pousse aussi au Québec, mais nous ne semblons pas l’utiliser comme décoration de Noël.

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Ilex verticillata Berry Poppins®. Source: Proven Winners.

Les branches de houx verticillé (Ilex verticillata), à feuilles caduques, donc sans feuilles à Noël mais chargées de baies rouges, sont fort appréciées dans les arrangements de Noël dans cette région. Encore une fois, cette plante pousse également chez nous et les branches sont parfois vendues dans les boutiques des fleuristes, mais elles ne semblent pas spécialement associées au temps des Fêtes au Québec.

En Europe

En général, les plantes présentées dans le premier paragraphe (poinsettias, cactus de Noël, kalanchoé de Noël, etc.)  sont populaires en Europe aussi, bien que le poinsettia, qu’on appelle étoile de Noël en France, ne domine pas le paysage à Noël comme il le fait de l’autre côté de l’Atlantique. Mais il y a d’autres plantes associées avec Noël (et le jour de l’An) qui sont plus propres à l’Europe.

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Ilex aquifolium. Source: AnemoneProjectors, Wikimedia Commons

Par exemple, le houx (Ilex aquifolium), un symbole de Noël très important, est un arbuste ou même un grand arbre aux feuilles persistantes dentées et aux fruits rouges qu’on cultive dans bien des jardins de l’Ancien Monde.

Nous le connaissons au Québec, mais surtout sous la forme de cartes de Noël et de guirlandes de plastique, car les houx à feuillage persistant sont rarement assez rustiques pour notre climat et ceux qui le sont sont de petits arbustes frileux généralement emballés de géotextile à Noël et donc inaccessibles.

En Europe, par contre, les branches de houx sont utilisées abondamment à Noël. On les fixe aux portes et aux fenêtres des maisons. Aujourd’hui, on prétend que c’est en guise d’invitation, mais en fait, cette tradition relève d’une vieille croyance selon laquelle ces branches empêchaient les mauvais esprits d’entrer.

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Bouquet de gui suspendu. Source: mistletoematters.wordpress.com

La tradition d’utiliser du gui (Viscum album) — avec ses petits fruits ronds blancs translucides — comme décoration du jour de l’An est encore très répandue sur le Vieux Continent et date d’ailleurs de l’époque des druides, mais peine à survivre en Amérique. C’est que le gui, une plante parasite qui vit aux dépens de son arbre hôte, ne pousse pas dans le nord-est du continent nord-américain, et qu’on ne peut même plus obtenir des branches de gui fraîches. Il y a quand même des guis nord-américains similaires, notamment dans le genre Phoradendron, qui sont présents dans le sud et l’ouest de l’Amérique du Nord, mais la tradition de s’embrasser sous le gui se perd néanmoins en Amérique alors qu’elle est plus tenace en Europe.

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Couronne d’Hedera helix. Source: bcinvasives.ca

Le lierre européen ou lierre anglais (Hedera hélix) est la guirlande traditionnelle des Fêtes en Europe. On en décore copieusement les maisons à Noël… et pourquoi pas, puisque cette grimpante à feuillage persistant pousse abondamment partout! Cette tradition ne semble jamais s’être établie en Amérique du Nord, sans doute parce que le lierre n’y est pas indigène, mais qu’il y existe surtout comme plante d’intérieur, plus rarement comme grimpante ou couvre-sol en plein air, et est donc de distribution beaucoup plus limitée.

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Rose de Noël (Helleborus niger). Source: 4028mdk09, Wikimedia Commons

La rose de Noël (Helleborus niger), qui n’est pas du tout un rosier (Rosa sp.), mais plutôt une plante vivace, est la plante de Noël dans le sud-est de l’Europe, là où l’Église orthodoxe domine. Leur Noël a lieu au milieu de janvier quand cette vivace est en fleurs: c’est la première fleur de l’année, d’ailleurs. On l’utilise surtout en plate-bande, mais il s’en vend aussi des potées fleuries dans les jardineries. Ailleurs, cette plante fleurit trop tard pour être une plante de Noël: à Pâques ou même en mai au Québec!

En Europe, le «sapin de Noël» est souvent un épicéa (épinette) ou un pin, voire un genévrier ou un autre conifère, selon ce qui est disponible localement.

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Bûche de Noël. Source: maeclair.net

Dans beaucoup de régions d’Europe, la tradition de la bûche de Noël demeure profondément ancrée. Les Québécois seront surpris d’apprendre qu’il s’agit d’une véritable bûche, une grosse, qu’on allume en soirée la veille de Noël et qui brûle pendant tout la nuit et jusqu’au soir de Noël le lendemain. Au Québec — on ne sait pas trop comment —, la bûche est devenue un… gâteau!

Dans les Balkans, on appelle la bûche de Noël «badnjak» (ou «budnik», selon la langue locale) et c’est toujours un chêne (Quercus), symbole de longévité. Ceux qui n’ont pas de foyer où brûler une bûche vont souvent décorer leur appartement avec des brindilles de chêne.

Grèce et Moyen-Orient

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Couronne décorée de grenades (Punica granatum). Source: http://www.clubbotanic.com

La principale plante de Noël dans cette région est la grenade (Punica granatum), qui mûrit justement à cette saison. On en décore portes, foyers, tables, etc., autant avec le vrai fruit rouge qu’avec des grenades artificielles.

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Fragon faux houx (Ruscus aculeatus). Source: Dominicus Johannes Bergsma, Wikimedia Commons

D’autres plantes souvent utilisées dans les décorations sont le fragon faux houx (Ruscus aculeatus) et le buisson ardent (Pyracantha spp.), les deux au feuillage persistant vert et aux baies rouges. D’ailleurs, ces deux plantes sont utilisées de cette façon un peu partout dans le sud de l’Europe.

En Israël, on offre des branches d’olivier (Olea europaea) à Noël aux amis en symbole de paix.

Mexique

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Poinsettias en vente au Mexique dans un marché à Noël. Source: casita-colibri.blog

Le poinsettia (Euphorbia pulcherrima) est originaire du Mexique et est populaire dans ce pays, où on l’appelle «flor de Nochebuena» (fleur de la nuit sainte). On décore aussi avec le fragon faux houx et le buisson ardent, comme dans le sud de l’Europe, ainsi qu’avec des plantes locales qui sont attrayantes à Noël.

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Punch de Noël mexicain avec fruits de manzanita (Crataegus mexicana). Source: www.goya.com

La manzanita, aussi appelée tejocote ou manzanilla (Crataegus mexicana), une aubépine à gros fruits, est autre plante traditionnellement utilisée comme décoration de Noël dans bien des régions d’Amérique centrale. On enfile les fruits orange sur un fil comme guirlande et l’on s’en sert aussi pour produire le punch de Noël.

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Noche de Los Rábanos. Source: AlejandroLinaresGarcia, Wikimedia Commons

L’une des traditions les plus curieuses est cependant la Nuit des radis (Noche de Los Rábanos), fêtée dans la région d’Oaxaca, où l’on sculpte des radis et prépare des montages de radis pour le 23 décembre.

Amérique du Sud

De l’autre côté de l’Équateur, il y a une complication: les plantes fleurissent à la saison opposée à celle de l’hémisphère Nord, donc nos plantes de Noël fleurissent en général… six mois trop tard! Ainsi, le poinsettia est appelé «fleur de Pâques» (flor de pascua) dans bien des pays d’Amérique du Sud, car il fleurit à cette saison alors que notre cactus de Noël (Schlumbergera) est appelé «flor de Maio» (fleur de mai) dans son pays d’origine, le Brésil. En contrepartie, c’est notre cactus de Pâques (Hatiora gaertneri, anc. Rhipsalidopsis gaertneri) qui devient le «cactus de Navidad» (cactus de Noël) en Amérique du Sud. C’est littéralement le monde à l’envers!

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Faux-poivrier (Schinus terebinthifolius). Source:Javier Alejandro, flickr

À la place de «nos» fleurs de Noël, les Sud-Américains ont tendance à utiliser comme plantes des Fêtes des plantes indigènes qui fleurissent ou qui fructifient à la fin de décembre. Des branches de faux-poivrier (Schinus terebinthifolius et S. molle), connu dans le nord pour le poivre rose qu’il produit, sont par exemple utilisés pour décorer les églises et les maisons dans le temps des Fêtes, car elles sont remplies de petites baies rouges à cette saison.

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Orchidée de Noël vénézuélienne (Cattleya percivaliana), QuazDelaCruz,

Au Venezuela, c’est une orchidée qui annonce Noël: Cattleya perciviliana. Ailleurs en Amérique du Sud, c’est plutôt Angraecum sesquipedale, originaire de Madagascar, mais populaire dans plusieurs pays, qu’on appelle «orquídea de navidad» (orchidée de Noël) ou «estrella de Belén» (étoile de Bethléem) pour ses grosses fleurs étoilées blanches qui s’épanouissent à cette saison. Dans certaines régions d’Amérique du Sud, d’autres plantes à fleurs étoilées blanches qui fleurissent à la bonne saison portent le nom «estrella de Bélen», par exemple un bulbe appelé Ornithogalum umbellatum.

Au Paraguay, on décore la maison et les crèches de «flores de coco», soit les longues inflorescences parfumées d’un palmier, le coyol (Acrocomia aculeata), une tradition préchrétienne qui vient du peuple guarani indigène.

Asie

En général, le concept de Noël est relativement récent sur ce continent et c’est surtout une fête commerciale d’inspiration américaine. Il n’y a pas de plantes vraiment traditionnelles associées avec cette célébration, du moins, pas de longue date. La plupart des plantes de Noël sont donc des introductions récentes, généralement les mêmes plantes de Noël qu’on voit en Amérique du Nord (poinsettias, cactus de Noël, etc.). On voit, par exemple, des sapins de Noël dans les centres commerciaux, rarement chez les gens, et habituellement ils sont artificiels.

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Bambou céleste (Nandina domestica). Source: http://www.mailordertrees.co.uk

La population chrétienne au Japon est plus solidement établie que dans la plupart des pays asiatiques et a adopté la tradition du sapin de Noël, habituellement un véritable sapin ou un épicéa (épinette). Le bambou céleste, Nandina domestica, qui n’est pas un bambou du tout, mais un arbuste, décore les jardins à cette saison avec ses fruits écarlates et ses feuilles rouges. Le chrysanthème (Chrysanthemum morifolium), populaire en toute saison au Japon, l’est particulièrement à Noël aussi.

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Pomme imprimée portant un souhait de paix. Source: gbtimes.com

En Chine, on donne souvent une pomme emballée de papier de couleur ou avec une image imprimée sur son épiderme la veille de Noël, car le mot mandarin pour «veille de Noël», soit «nuit de paix» (Ping’an Ye), ressemble au mot pomme (píngguǒ).

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Palmier de Noël (Adonidia merrillii). Source: palmpedia.net

Dans les régions tropicales d’Asie, il y a le palmier de Noël (Adonidia merrillii), mieux connu sous son ancien nom, Veitchia merrillii, qui fait office de symbole de Noël. Avec son tronc trapu et ses frondes relativement courtes, il ressemble à un palmier royal nain… et il se décore de fruits rouges à Noël. Originaire des Philippines et de la Malaisie, ce palmier est maintenant cultivé un peu partout dans les tropiques, pas seulement en Asie.

Enfin, en Inde, le cyprès de Monterey doré (Cupressus macrocarpa ‘Goldcrest’) commence à se populariser comme sapin de Noël, mais autrement, cette fête est peu célébrée dans ce pays.

Afrique

Les traditions des plantes de Noël sont davantage établies dans le sud de l’Afrique que dans le centre et le nord, apportées dans cette région par les Européens qui s’y sont établis (notamment les Néerlandais et les Anglais).

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La « fleur de Noël » en Afrique du Sud est l’hortensia (Hydrangea macrophylla). Source: pxhere

Encore, les saisons étant inversées, leur choix de plantes de Noël est fort différent de celui des Européens et des Nord-Américains. Notamment, l’hortensia (Hydrangea macrophylla), bien connu dans l’hémisphère Nord pour sa floraison estivale, s’y appelle «Christmas flower» (fleur de Noël) et est probablement la plante de Noël la plus populaire! Par contre, on y trouvera quand même aussi des potées de poinsettias, les pépiniéristes locaux ayant réussi à les faire fleurir pour Noël en couvrant les serres de production de toiles noires à partir de 18 h pour assurer les jours courts nécessaires à l’initiation de leur floraison.

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Christmas bells (Sandersonia aurantiaca), une plante à bulbe. Source: http://www.alanjolliffe.com

Différentes plantes indigènes servent aussi de fleurs de Noël, notamment le «Christmas bush» (Pavetta spp.), les «Christmas bells» (Sandersonia aurantiaca) et le «Christmas berry» (Chironia baccifera) et aussi plusieurs plantes australiennes, car le climat des deux régions est similaire (lisez plus loin pour quelques exemples). Les Africains fêtent aussi Noël avec beaucoup de plantes qui sont pour nous des fleurs estivales, comme les marguerites, les roses et les zinnias.

Le sapin de Noël est bien populaire en Afrique du Sud, mais on utilise plutôt à cette fin des conifères adaptés aux conditions locales, comme le cyprès (Cupressus spp., notamment C. macrocarpa), le cryptoméria du Japon (Cryptomeria japonica) et divers pins (Pinus spp.).

Australie

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Sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla). Source: AlfredSin, flickr

En Australie, le «sapin» de Noël traditionnel est le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla). Si, dans l’hémisphère Nord, on l’utilise surtout comme plante d’intérieur et qu’il y dépasse rarement 1,5 m de hauteur, dans son Australie natale, il peut éventuellement atteindre jusqu’à 65 m de hauteur, soit l’équivalant de 20 étages! On utilise aussi d’autres conifères venant d’autres parties du monde comme arbres de Noël, notamment différents pins.

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Australian Christmas tree (Nuytsia floribunda). Source: JarrahTree, Wikimedia Commons

Et les Australiens ont leur propre «Australian Christmas tree» (arbre de Noël australien), Nuytsia floribunda, mais il ne s’agit pas d’un conifère, mais plutôt d’un feuillu. D’ailleurs, c’est un arbre parasite (ou plutôt hémiparasite, puisqu’il fait de la photosynthèse) qui soutire la majeure partie de son eau et de ses minéraux des plantes avoisinantes! Il produit des épis mousseux de fleurs jaune orange dans le temps des Fêtes.

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L’un des arbustes de Noël australiens (Ceratopetalum gummiferum). Source: gdaymateowyagoin, flickr

Aussi, chaque État australien semble avoir son propre «Christmas bush» (arbuste de Noël), toujours un arbuste indigène qui produit des masses de fleurs ou de fruits colorés à la bonne saison, dont Correa spp., Chromolaena odorata, Ceratopetalum gummiferum et Prosanthera laisanthos. Et plusieurs bulbes qui fleurissent à Noël sont populaires, notamment divers Blandfordia, qui portent le nom de «Christmas bells». Et l’Australie a aussi sa propre orchidée de Noël: Calanthe triplicata, une espèce indigène.

Nouvelle-Zélande

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Le New Zealand Christmas tree (Meterosideros excelsa). Source: Ed323, Wikimedia Commons

Parlez d’arbre de Noël à un Néozélandais et il pensera non pas à un conifère, mais au Meterosideros excelsa, un arbre feuillu au port arrondi, qui se couvre de fleurs plumeuses rouges à Noël. On l’appelle «New Zealand Christmas Tree» ou «pōhutukawa». Et l’alstroemère perroquet (Alstroemeria psittacina), un bulbe introduit qui produit des fleurs tubulaires rouges à pointe verte, est couramment cultivé sous le nom de «New Zealand Christmas Bells» (cloches de Noël néozélandaises).


Donc, où que vous voyagiez à travers le monde, il y a toujours des fleurs et des plantes associées à Noël. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part à jardinierparesseux@gmail.com.20171224A HC

Des plantes couvre-sol pour le soleil

Par défaut
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Différents thyms utilisés comme couvre-sols.

Vous cherchez une plante tapissante pour un emplacement ensoleillé ou mi-ensoleillé? Peut-être parce que le gazon n’y pousse pas bien ou que l’endroit est difficile à tondre… ou que vous ne tenez pas à tondre? Voici une liste de plantes qui pourraient convenir:

  1. Acéna à petites feuilles (Acaena microphylla), zone 4b, résistance au piétinement: faible
  2. Alchémille molle (Alchemilla mollis), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  3. Armoise de Steller naine (Artemisia stelleriana ‘Boughton Silver’, syn. ‘Silver Brocade’), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  4. Aspérule odorante ou gaillet odorant (Galium odoratum), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  5. Bergenia (Bergenia crassifolia, syn. B. cordifolia), zone 2, résistance au piétinement: nulle20170426WFR.jpg
  6. Brunelle à grandes fleurs (Prunella grandiflora), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  7. Bugle rampante (Ajuga reptans), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  8. Céraiste tomenteux (Cerastium tomentosum), zone 2, résistance au piétinement: faible
  9. Chrysogonum (Chrysogonum virginianum), zone 4, résistance au piétinement: faible
  10. Cœur saignant (Dicentra formosa et D. eximia), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  11. Comptonie voyageuse (Comptonia peregrina), zone 2, résistance au piétinement: nulle
  12. Corbeille d’or (Aurinia saxatilis, syn. Alyssum saxtile), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  13. Coronille bigarrée (Coronilla varia), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  14. Cotonéastre de Dammer (Cotoneaster dammeri), zone 5b, résistance au piétinement: nulle

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    Le cyprès de Sibérie (Microbiota decussata) fait un couvre-sol tellement dense qu’il étouffe toutes les mauvaises herbes. Photo: Crusier, Wikimedia Commons

  15. Cyprès de Sibérie (Microbiota decussata), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  16. Delosperme de Cooper (Delosperma cooperi), zone 5b, résistance au piétinement: faible
  17. Épimède rouge (Epimedium x rubrum), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  18. Fraisier décoratif (Fragaria x rosea), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  19. Fusain de Fortune (Euonymus fortunei), zone 5b, résistance au piétinement: moyenne
  20. Genêt poilu (Genista pilosa), zone 5, résistance au piétinement: faible
  21. Genévrier horizontal (Juniperus horizontalis), zone 2, résistance au piétinement: faible
  22. Géranium à gros rhizome (Geranium macrorrhizum), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  23. Géranium de Cambridge (Geranium x cantabrigiense), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  24. Géranium Rozanne™ (Geranium ‘Gerwat’), zone 4, résistance au piétinement: nulle

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    Herbe aux écus dorée (Lysimachia nummularia ‘Aurea’)

  25. Herbe aux écus (Lysimachia nummularia), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  26. Herbe-aux-goutteux (Aegopodium podagraria ‘Variegatum’), zone 3, résistance au piétinement: faible
  27. Herniaire glabre (Herniaria glabra), zone 4, résistance au piétinement: bonne
  28. Heuchère (Heuchera cvs), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  29. Hosta (Hosta), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  30. Iris crêté (Iris cristata), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  31. Joubarbe (Sempervivum spp. ), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  32. Lamier maculé (Lamium maculatum), zone 2, résistance au piétinement: nulle
  33. Léptinelle noire (Leptinella squalida ‘Platt’s Black’), zone 4, résistance au piétinement: bonne
  34. Lierre (Hedera helix et autres), zone variable selon l’espèce: 4-9, résistance au piétinement: faible
  35. Liriope (Liriope muscari), zone 6 ou 7, résistance au piétinement: nulle
  36. Lotier corniculé (Lotus corniculatus ‘Pleniflorus’, syn. ‘Plenus’, zone 3, résistance au piétinement: bonne
  37. Millepertuis à grandes fleurs (Hypericum calycinum), zone 6, résistance au piétinement: nulle
  38. Mousse écossaise (Sagina subulata glabrata ‘Aurea’), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  39. Muguet (Convallaria majalis), zone 3, résistance au piétinement: nulle

    Nepeta x faassenii 'Six Hills Giant'

    Népéta hybride (Nepeta faassenii). Photo: Wouter Hagens, Wikimedia Commons

  40. Népéta hybride (Nepeta x faassenii), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  41. Onoclée sensible (Onoclea sensibilis), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  42. Ophiopogon noir (Ophiopogon plansicapus ‘Nigrescens’), zone 7, résistance au piétinement: nulle
  43. Oreilles d’agneau (Stachys byzantina ‘Silver Carpet’), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  44. Origan (Origanum vulgare), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  45. Ortie jaune (Lamium galeobdolon), zone 2, résistance au piétinement: nulle
  46. Pachysandre du Japon (Pachysandra terminalis), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  47. Petite pervenche (Vinca minor), zone 2b, résistance au piétinement: moyenne
  48. Phlox mousse (Phlox subulata), zone 2, résistance au piétinement: nulle
  49. Raisin d’ours (Arctostaphylos uva-ursi), zone 2, résistance au piétinement: moyenne
  50. Renouée du Népal (Persicaria affinis, syn. Polygonum affine), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  51. Sédum bâtard (Sedum spurium), zone 3, résistance au piétinement: nulle

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    Sédum orangé (Sedum kamtschaticum ‘Weihenstephaner Gold’). Photo: Maja Dumat, Wikimedia Commons

  52. Sédum orangé (Sedum kamtschaticum), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  53. Sédum rupestre ‘Angelina’ (Sedum rupestre ‘Angelina’), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  54. Stéphanandra crispé (Stephanandra incisa ‘Crispa’), zone 3b, résistance au piétinement: nulle
  55. Thym laineux (Thymus pseudolanuginosus), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  56. Thym serpolet (Thymus serpyllum), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  57. Tiarelle cordifoliée (Tiarella cordifolia), zone 3, résistance au piétinement: nulle
  58. Trèfle blanc (Trifolium repens), zone 3, résistance au piétinement: moyenne
  59. Véronique rampante (Veronica repens), zone 2, résistance au piétinement: moyenne
  60. Violette du Labrador (Viola riviniana ‘Purpurea’, syn. V. labradorica), zone 4, résistance au piétinement: nulle
  61. Waldsteinie (Waldsteinia spp.), zone 4, résistance au piétinement: faible

Un peu de contrôle

La plupart des plantes couvre-sol sont un peu à très envahissantes. C’est presque innée chez une plante qui tapisse le sol que ses tiges s’enracinent au contact avec le sol et donc qu’elle peut envahir l’espace des autres végétaux. Il est donc toujours sage de prévoir une barrière quelconque autour d’un secteur où vous planterez des couvre-sols pour limiter leur tendance à vagabonder. Il peut s’agit d’un sentier, de pavés, d’une bordure à gazon, de plantations denses plus hautes, etc.

Couvre-sols pour l’ombre

Si vous cherchez des plantes couvre-sols pour l’ombre, veuillez consulter l’article Des plantes couvre-sols pour l’ombre.

couvre-solEnfin, pour plus de détails sur les couvre-sols, consultez le livre Couvre-sols et grimpantes de Larry Hodgson, disponible dans toute bonne librairie.20170426A