La phénoménale fructification du figuier: une merveille du monde végétal!

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Voici un figuier commun (Ficus carica) en fruits… mais où sont les fleurs? Source: blogs.ubc.ca

Le genre Ficus (figuier) comprend plus de 850 espèces dans la famille des Moracées et est trouvé sur tous les continents sauf l’Antarctique. Les figuiers sont généralement tropicaux, mais certaines rares espèces peuvent tolérer les climats tempérés modérés, notamment le figuier commun (Ficus carica), ce fruitier méditerranéen bien connu.

Extrêmement varié, le genre comprend de grands arbres de jusqu’à 40 m de hauteur, des arbustes, des plantes épiphytes, des grimpantes et les réputés «figuiers étrangleurs», soit des hémiépiphytes qui germent sur une branche de l’arbre-hôte pour finir par l’étrangler et prendre sa place. Et leurs fruits abondants sont à la base de l’alimentation de beaucoup d’animaux de la forêt tropicale. D’ailleurs, certains oiseaux et chauves-souris se nourrissent presque exclusivement de figues… et déposent les graines de figuier dans leurs excréments, assurant ainsi la prochaine génération de l’espèce.

Des fruits pas comme les autres

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Les petits fruits du figuier pleureur (Ficus benjamina). Source: Dinesh Valke, Wikimedia Commons

Les fruits de tous les figuiers s’appellent figues, que ce soit les fruits relativement gros du figuier commun (F. carica), que nous trouvons frais ou séchés au marché, ou les petits fruits des figuiers pleureurs (F. benjamina) de nos salons. Et ils sont tous réellement très originaux!

Le figuier, en effet, ne semble jamais fleurir. On ne voit qu’un petit fruit qui se forme, grossit et change de couleur pour indiquer sa maturité. Aucune fleur n’est visible. Des fruits sans fleurs? Comment cela est-il possible?

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Les fleurs se trouvent à l’intérieur de la jeune figue. Source: http://www.tropicalfloridagardens.com

En fait, oui, le figuier fleurit, mais les fleurs se trouvent à l’intérieur du petit «fruit» en formation. (Techniquement, ce n’est pas un fruit simple, mais un faux-fruit ou infrutescence appelé sycone… mais, par commodité, j’utiliserai le mot fruit dans ce texte.)

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Fruit du banyan (Ficus benghalensis). Notez les ostioles (trous pour permettre l’entrée de la guêpe femelle). Source:  Joe Mabel, fr.wikipedia.org

Vous remarquerez qu’il y a un minuscule trou à l’extrémité de chaque fruit. C’est par ce trou (appelé ostiole) que le pollinisateur accède au fruit. Quand le fruit est prêt à être fécondé, l’ostiole ouvre marginalement et le fruit émet un parfum attisant contenant des phéromones spécifiques pour attirer une guêpe femelle de la bonne espèce.

C’est un exemple de mutualisme extrême, car la plupart des figuiers ont leur propre espèce de guêpe, la seule qui peut les polliniser, et la guêpe vit exclusivement du fruit de ce figuier. C’est un grand risque évolutionnaire à prendre, car si le figuier devait disparaître, la guêpe le suivrait rapidement dans l’extinction et, si la guêpe devait s’éteindre, le figuier n’aurait plus de pollinisateur!

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Guêpe pollinisatrice de figues. Source: JMK, Wikimedia Commons

La minuscule guêpe pénètre par l’ostiole (trou)*, apportant le pollen d’un autre figuier de la même espèce. En se frayant un chemin, la femelle endommage ses antennes et arrache ses ailes. L’ostiole commence alors à fermer, question d’empêcher des prédateurs de prendre le même chemin, malgré que parfois plus d’une femelle réussisse à le traverser avant qu’il ne se bouche complètement. La femelle visite les fleurs minuscules — il peut y en avoir des dizaines, voire des centaines! — à l’intérieur du fruit, pondant ses œufs… et pollinisant les fleurs en même temps. Puis, elle meurt, son rôle accompli.

*Chez certaines espèces, la guêpe femelle ne pénètre pas le fruit, mais y insère ses œufs de l’extérieur au moyen d’un ovipositeur, toujours en passant par l’ostiole.

Les larves éclosent et consomment une partie des petites graines en formation… mais le figuier a prévu le coup. Il est prêt à sacrifier certaines graines pour permettre le développement des autres.

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Figue coupée en deux: on voit bien les graines, chacune entourée d’un petit fruit individuel. Notez aussi l’ostiole, toujours visible à l’extrémité inférieure du fruit. Source: Kyle-the-hacker, Wikimedia Commons

Chez la plupart des espèces, les guêpes mâles, sans ailes, fécondent les guêpes femelles à l’intérieur du fruit, puis meurent, n’ayant jamais vu la lumière du jour. La femelle, désormais enceinte, quitte le fruit, devant passer par les fleurs mâles en sortant et ramassant ainsi du pollen, puis vole jusqu’à une jeune figue. Elle la pénètre… et alors le cycle recommence.

Chez certaines espèces, le mâle quitte le fruit avant de féconder la femelle, en creusant un tunnel que la femelle utilisera par la suite pour sortir. Il féconde la femelle à l’extérieur du fruit, puis meurt, et la femelle part à la recherche d’une figue à polliniser.

Manger des insectes? Jamais!

Pour ceux qui sont dédaigneux, sachez que, quand vous mangez une figue, vous ne consommez pas les corps morts des guêpes qui y sont décédées. En mûrissant, la figue produit une enzyme qui digère les cadavres et utilise leurs minéraux pour le développement du fruit.

Fruits sans pollinisation?

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Le figuier ‘Brown Turkey’ est un cultivar parthénocarpique. De telles variétés sont populaires dans les climats frais où la guêpe pollinisatrice de la figue commune ne survit pas. Source:3fatpigs.co.uk

Chez le figuier comestible, le cycle est similaire… dans le cas des variétés fertiles, du moins. Mais beaucoup de cultivars sont parthénocarpiques, c’est-à-dire qu’ils sont capables de produire des fruits sans pollinisation. En contrepartie, leurs fruits ne contiennent pas alors de graines fertiles.

Des plantes parthénocarpiques apparaissent à l’occasion dans la nature, généralement par mutation. Comme ces plantes ne produisent pas de graines, ou encore, seulement des graines infertiles, elles n’arrivent généralement pas à se reproduire à l’état sauvage et sont alors vite éliminées par sélection naturelle.

Chez les plantes cultivées, par contre, la parthénocarpie est souvent considérée comme désirable et est maintenue précieusement par les humains au moyen de multiplication asexuée (bouturage, greffage, etc.). Pas de pépins à cracher chez la banane et l’orange Navel. Pas besoin d’avoir un arbre mâle à la portée pour polliniser les fleurs de l’arbre femelle chez le kaki. Et pas besoin d’avoir la bonne guêpe au bon endroit au bon moment dans le cas du figuier.

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Figue immature avec guêpes pollinisatrices (Blastophaga psenes). Source: www.naturamediterraneo.com

En effet, la guêpe qui pollinise le figuier commun (F. carica), Blastophaga psenes, n’est pas trouvée partout où les figuiers sont cultivés aujourd’hui. Le figuier et sa guêpe sont originaires du pourtour de la Méditerranée, mais s’il a été relativement facile d’acclimater le figuier ailleurs, la guêpe s’est montrée moins commode. Dans les régions plutôt froides, notamment, on arrive souvent à cultiver des figuiers (quitte à devoir les enterrer dans des tranchées l’hiver dans certains cas), mais la guêpe n’y survit pas. Mais peu importe, puisqu’il existe des variétés parthénocarpiques qui n’ont pas besoin de pollinisation!

Et ce n’est pas d’hier que l’humain cultive des figuiers parthénocarpiques. Dans le Moyen-Orient, la plante cultivée la plus ancienne connue des archéologues est un figuier parthénocarpique datant d’au moins 11 200 ans! C’est bien avant la domestication de la deuxième plante cultivée la plus ancienne dans le secteur : le blé!


Les figues : des fleurs insignifiantes, mais des fruits pleins de surprises!20180422A blogs.ubc.ca

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15 plantes d’intérieur pas si passe-partout

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Ce pauvre lis de la paix (Spathiphyllum) montre des signes d’un manque d’eau chronique… un bon exemple d’une plante pas si passe-partout. Source: www.gardeningknowhow.com

En préparant l’article d’hier, 15 plantes d’intérieur passe-partout, j’ai bien sûr jeté un coup d’œil sur d’autres sites Web pour voir leurs suggestions. (Non, ce n’est pas du plagiat! C’est ce qu’on appelle «faire de la recherche»!) Mais j’étais étonné par certaines de leurs suggestions.

Après tout, le but était de montrer des plantes d’intérieur particulièrement faciles à cultiver, des plantes qu’on pourrait notamment recommander aux jardiniers novices. Mais j’ai vu sur leurs listes plusieurs plantes que je n’aurais jamais pensé inclure parmi les plantes faciles à cultiver, des plantes qui ont des défauts qui font que leur durée de vie est plutôt limitée à moins de prendre des précautions spéciales. Vraiment pas des plantes passe-partout!

Pourquoi ces plantes dépérissent-elles?

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Aloès médicinal (Aloe vera) sérieusement étiolé par un éclairage insuffisant. Source: jardinierparesseux.com

Parfois, le problème est tout simplement que la plante nécessite un éclairage intense. Je ne pourrais jamais recommander un tel végétal comme plante d’intérieur facile à cultiver, car mon expérience est que les humains sous-estiment presque toujours les besoins en lumière des plantes d’intérieur. Nous semblons toujours penser que notre demeure est superbement éclairée, alors que c’est rarement le cas.

L’habitation moyenne est plutôt l’équivalent d’une caverne: pas plus que moyennement éclairée près de l’entrée (la fenêtre) et très peu éclairée en retrait de cette ouverture. (Faites le test du journal pour avoir une meilleure idée de l’éclairage chez vous… et préparez-vous à être découragé!)

Dans d’autres cas, les plantes recommandées sont trop sujettes aux dommages causés par l’air sec, trop susceptibles aux insectes ou maladies, naturellement de courte vie ou ont des exigences particulières qui vont au-delà d’un arrosage régulier et qui compliquent alors leur entretien.

Plantes d’intérieur pas passe-partout

Voici alors 15 plantes d’intérieur qui ne sont pas nécessairement difficiles à cultiver pour un jardinier qui a de l’expérience, mais que, pour les raisons expliquées, je n’aurais jamais mises sur une liste de plantes d’intérieur de culture facile.

  1. Broméliacées (Aechmea, Guzmania, Tillandsia, Vriesea, etc.)
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Ces broméliacées sont superbes, mais leur dépérissement après la floraison peut être traumatisant pour le jardinier! Source: www.orchardnursery.com

Ces plantes sont tout à fait charmantes et peuvent durer des mois dans une maison typique. Mais habituellement, elles sont vendues en fleurs… et elles meurent après la floraison! D’accord, avant de mourir, la plante produit, à de rares exceptions près, au moins un «bébé» qui fleurira à son tour — dans quelques années —, mais comprendre ce détail est beaucoup demander à un jardinier novice. Il risque plutôt de se décourager quand il verra la plante mère se dégrader peu à peu.

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Fille de l’air (Tillandsia): un entretien unique à apprendre. Source: cdn.shopify.com

Quant aux filles de l’air ou Tillandsia, qui sont rarement vendus en fleurs, le fait qu’il faille les arroser en les plongeant dans l’eau ou en les vaporisant les met dans une catégorie à part, pas dans le groupe des «plantes pour débutants».

  1. Cactées et succulentes
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Les cactées et succulentes ne sont de culture facile que si vous disposez d’un emplacement abondamment éclairé. Source: thesucculentsource.com

Il y a des centaines de plantes d’intérieur dans cette catégorie et elles ne sont pas difficiles à cultiver… si vous avez beaucoup de lumière. En effet, la plupart préfèrent même le plein soleil! Tristement, nos demeures sont beaucoup plus ombragées que la plupart des gens ne se l’imaginent. Le résultat est que je vois dans les demeures beaucoup de cactées et succulentes étiolées, affaiblies et mourantes, peut-être encore en vie, mais à peine.

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Cactus (Opuntia) sérieusement étolié à cause d’un manque de lumière. Source: pistilsnursery.com

Parmi les succulentes qui tolèrent un peu d’ombre et qui conviennent alors mieux aux débutants, il y a les aloès (Aloe spp. dont A. vera), les haworthias (Haworthia spp.), les gastérias (Gasteria spp.), la plupart des euphorbes (Euphorbia spp.) et la plante jade (Crassula ovata)… mais il leur faut quand même un emplacement qui reçoive au moins 5 heures de lumière indirecte par jour, donc un emplacement très près d’une fenêtre.

Aussi, beaucoup de jardiniers débutants perdent leurs succulentes l’hiver à la suite d’un arrosage trop généreux, n’ayant pas encore compris que, quand vous cultivez des succulentes, il est très important de bien laisser le terreau s’assécher avant d’arroser de nouveau. Doublement quand la lumière manque, comme c’est le cas l’hiver. Souvent, à cause des jours courts et des températures plus fraîches, ces plantes ont seulement besoin d’un arrosage par mois en plein hiver, alors que la tendance des jardiniers novices est de vouloir arroser leurs plantes régulièrement. Oups!

  1. Calathéa (Calathea spp.)
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Les calathéas (ici Calathea zebrina) ne réussissent bien à long terme que dans les emplacements où l’air est toujours humide. Source: http://www.planten-kopen.com

Un bel exemple d’une plante qui «tient bien» pendant plusieurs mois, surtout quand on l’achète au printemps ou à l’été, mais qui finit par dépérir l’hiver. Il ne tolère pas l’air sec et le manque de lumière communs à cette saison.

  1. Caoutchouc (Ficus elastica)
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Il faut au caoutchouc (Ficus elastica ‘Burgundy’) un emplacement bien éclairé. Source: www.homedepot.com

Je ne comprends pas pourquoi les jardineries continuent d’insister pour dire que le caoutchouc tolère l’ombre alors qu’il exige, bien au contraire, beaucoup de lumière et même, dans le Nord, le plein soleil, mais c’est bien le cas. D’accord, il peut sembler tenir le coup pendant six mois ou plus, mais alors il vit sur ses réserves d’énergie. Une fois qu’il les a épuisées, c’est la dégringolade et ses feuilles commencent à chuter l’une après l’autre jusqu’à ce que mort s’ensuive.

  1. Croton (Codiaeum variegatum)
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L’état typique d’un croton (Codiaeum variegatum) après deux ou trois mois dans une maison. Source: garden.org

C’est presque scandaleux de recommander le croton aux débutants alors que cette plante a une réputation terrible chez les jardiniers pour sa capacité à mourir rapidement dans la maison. Le problème est qu’il tolère mal les changements, perdant prestement ses feuilles quand l’intensité lumineuse change. Il y a moyen de l’acclimater si vous avez de la patience, mais ce n’est guère une plante à conseiller aux débutants! Honte à ceux qui le font!

  1. Figuier pleureur (Ficus benjamina)
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Figuier pleureur (Ficus benjamina) en état de choc. Il faut bien acclimater cette plante si vous voulez la dompter. Source: goodtogrow.files.wordpress.com

D’accord, cette plante peut tolérer l’ombre et l’air sec de nos demeures et peut même vivre des décennies sous ces conditions, mais, comme pour le croton, seulement si vous l’acclimatez bien auparavant. Sinon, ses feuilles commencent à chuter presque aussitôt que vous le rapportez à la maison. Lisez Pourquoi un figuier pleureur perd ses feuilles pour savoir comment réussir son acclimatation.

  1. Fougère de Boston (Nephrolepis exaltata cvs)
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Il faut plus de lumière que vous ne le pensez pour maintenir une fougère de Boston (Nephrolepis exaltata) en bon état. Source: www.amazon.com

Cette fougère tolère mieux l’air sec que la plupart des autres fougères, ce qui est bien, mais est moins tolérante de l’ombre. Il faut un emplacement assez ensoleillé pour bien la réussir. Aussi, elle préfère un hiver au frais alors que, de nos jours, nous chauffons aux températures estivales toute l’année. Le résultat est qu’elle dépérit peu à peu dans la plupart des demeures.

  1. Lierre anglais (Hedera helix)
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Le lierre anglais (Hedera helix) n’est pas difficile à cultiver… si vous pouvez éloigner les araignées rouges! Source: www.amazon.com

D’accord, sa culture est facile… jusqu’à ce que l’automne arrive. Lorsque l’air devient plus sec, les tétranyques (araignées rouges) s’y installent et il dépérit alors rapidement.

  1. Lis de la paix (Spathiphyllum)
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Quand on achète un lis de la paix (Spathiphyllum), il est typiquement cultivé dans un pot si petit qu’il faut l’arroser au moins deux fois par semaine. Le rempoter dans un pot plus grand vous donnera du répit. Source: amazon.com

Assez facile en général, mais il fane très rapidement quand il manque d’eau et diminue en beauté à chaque fois qu’il s’assèche. Souvent, il faut l’arroser plus d’une fois par semaine! Si vous avez tendance à oublier d’arroser, ce n’est assurément pas un bon choix!

  1. Palmier d’Arec (Dypsis lutescens, syn. Chrysalidocarpus lutescens)
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Si vous voulez inviter des araignées rouges dans votre demeure, procurez-vous un palmier d’Arec (Dypsis lutescens)! Source: http://www.ikea.com

Comme dans le cas du lierre anglais, sa susceptibilité aux araignées rouges rend sa culture difficile et même décourageante. On ne semble jamais être capable de s’en débarrasser! D’ailleurs, la plupart des palmiers ont un problème avec des infestations réputées d’araignées rouges et sont rarement de bons choix pour les débutants.

  1. Pépéromia (Peperomia spp.)
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Plusieurs pépéromias (ici Peperomia caperata ‘Emerald Ripple’) sont sujets à la pourriture à moins que vous ne les arrosiez avec beaucoup de précaution. Source: Lazaregagnidze, Wikimedia Commons

Il y a trop d’espèces (plus de 1500!) pour faire plus qu’un commentaire généralisé, mais plusieurs des variétés disponibles dans le commerce sont sujettes à la pourriture si on les arrose trop. Typiquement, ils poussent bien au début et l’on est très content des résultats, puis ils meurent subitement. Quel choc alors!

  1. Plante prieuse (Maranta leuconeura)
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La plante prieuse (Maranta leuconeura erythroneura) tend à dépérir l’hiver sous l’effet de l’air sec de nos maisons. Source: carlosbato-arte.blogspot.com

Encore une plante qui donne des résultats encourageants au début, mais qui tolère mal l’air sec l’hiver. Inévitablement, c’est le dépérissement et la déception qui s’ensuivent.

  1. Sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla)
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Quand on entasse autant de plantes dans un même pot, comme on fait typiquement avec le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla), cela cause un stress souvent fatal  Source: amazon.com

Rares sont les sapins de Norfolk qui survivent plus de quelques mois dans une maison normale. Leur besoin d’air frais et humide, alors que nos maisons sont chaudes et sèches l’hiver, finit par en avoir raison. Aussi, les producteurs entassent généralement trop de jeunes plants dans le même pot pour que l’effet soit plus attrayant, mais cette promiscuité nuit à leur survie. Sous de bonnes conditions, un sapin de Norfolk peut vivre des décennies (voici comment faire), mais je ne pourrais pas l’offrir légitimement à un jardinier sans expérience.

  1. Schefflera (Schefflera actinophylla, syn. Brassaia actinophylla)
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Le schefflera (Schefflera actinophylla) est attrayant, mais sujet aux araignées rouges. www.homedepot.com

Il s’agit du grand schefflera, celui aux imposantes feuilles luisantes, pas du schefflera miniature (S. arboricola), beaucoup plus commode. Encore une plante dont la susceptibilité aux araignées rouges fait qu’elle est difficile à garder en bon état très longtemps.

  1. Yucca géant (Yucca gigantea, syn. Y. elephantipes et Y. guatemalensis)
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Le yucca géant (Yucca gigantea) peut vivre plusieurs années, mais sans un éclairage intense, il le fait en dépérissant peu à peu. Source: http://www.waitrosegarden.com

Généralement vendu sous la forme d’un petit arbre au tronc brun dont l’extrémité a été coupée et qui porte de deux à quatre touffes de feuilles lancéolées, c’est une plante superbe… qui ne cesse de se dégrader avec le temps, faute de lumière intense. Il peut parfois vivre deux ou trois ans dans une demeure typique, mais il devient de plus en plus étiolé et de moins en moins beau avec le temps, et le nombre de feuilles diminue plutôt que d’augmenter, de quoi décourager son propriétaire. Pour les emplacements très ensoleillés seulement!


Et voilà! 15 plantes peut-être intéressantes pour les jardiniers qui ont de l’expérience, mais à ne pas offrir à un débutant… et qui ne sont assurément pas, malgré les prétentions de certains, des «plantes d’intérieur passe-partout»!20180127A Spathiphylium www.gardeningknowhow.com.jpg