L’edelweiss: inspiré par une chanson!

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Edelweiss (Leontopodium alpinum). Photo: J&Konrad, flickr.com

EDELWEISS 
Leontopodium alpinum

Nom anglais: Edelweiss 
Dimensions: 10-40 cm × 20-40 cm 
Exposition: ☀️
Sol: bien drainé, légèrement humide à plutôt sec, jamais trop riche 
Floraison: juin-juillet 
Multiplication: division, semences 
Utilisations: plate-bande, bordure, massif, rocaille, muret, bac, jardin xérophyte, fleur coupée et séchée, plante médicinale 
Associations: œillets, petites graminées, joubarbes, gentianes 
Zones de rusticité: 3-7

Il y a plus d’une cinquantaine d’espèces de Leontopodium (le nom veut dire «patte de lion», car leurs bractées ressemblent à des griffes), distribuées un peu partout dans les zones alpines et arctiques de l’Ancien Monde, mais une seule est couramment cultivée: l’edelweiss alpin (L. alpinum), indigène des Alpes autrichiennes, bien sûr, mais aussi d’autres régions montagneuses en Europe. Edelweiss est le nom commun allemand et veut dire «noble blanc». 

Pour beaucoup d’entre nous, c’est le film La mélodie du bonheur, qui a inspiré notre intérêt pour l’edelweiss. Photo: abcnews.go.com

La plante a été popularisée par la chanson éponyme de la comédie musicale La mélodie du bonheur, écrite par Richard Rogers et Oscar Hammerstein II, ce qui fait que la plupart des gens connaissent davantage l’air de la chanson qu’ils n’ont vu la plante, laquelle demeure relativement rare dans nos jardins.

Elle n’est pas non plus l’emblème floral officiel de l’Autriche (ce rôle échoit à la gentiane alpine, Gentiana alpina)mais plutôt de la Suisse (on se demande si Rogers et Hammerstein ne se sont pas trompés en choisissant la fleur de leur chanson). 

Son nom botanique a récemment était modifié: on le considère désormais comme une sous-espèce de L. nivale, soit L. nivale alpinum. Cependant, le nom L. alpinum demeure le nom utilisé dans le commerce.

Inflorescence d’edelweiss. Photo: seedcorner.com

Il s’agit d’une plante formant une touffe de tiges dressées évasées portant des feuilles lancéolées couvertes de poils blancs. L’inflorescence se compose d’un bouquet de cinq à six petits capitules composés de petits fleurons blanc laineux en bouton, mais jaune crème à l’épanouissement. Ce qui attire l’attention est toutefois la collerette de bractées laineuses blanches qui entoure les capitules et les met en valeur. 

C’est une plante absolument superbe quand on la découvre lors d’une randonnée dans les Alpes, mais parfois décevante en culture, car les inflorescences deviennent grisâtres plutôt que blanches après une pluie et sont souvent souillées par des particules de terre. Pour les garder propres, couvrez le sol de gravier fin… et, tant qu’y être, de couleur foncée, ce qui fera ressortir davantage le beau gris argenté du feuillage et la blancheur étincelante des bractées. 

Edelweiss. Photo: http://www.jparkers.co.uk

Enfant, j’avais l’impression que l’edelweiss était une plante rare et de culture extrêmement difficile, presque impossible à cultiver en dehors des Alpes autrichiennes et suisses, mais en fait, c’est une plante de culture simple, réussissant dans presque toutes les conditions, conditions de rocaille, s’entend! Donc, plein soleil ou presque et sol parfaitement drainé. L’edelweiss tolère très bien la sècheresse une fois établi et ne craint pas le calcaire. La plante est souvent dite « de courte vie », mais c’est surtout lorsqu’on la cultive en plate-bande dans un sol riche et assez humide (eh oui, on peut le faire). Dans un milieu rappelant sa haute montagne natale, et surtout dans les régions aux étés frais, l’edelweiss peut vivre de nombreuses années et se ressèmera presque assurément (mais pas au point de devenir envahissant). 

On le multiplie le plus souvent par semis (faciles à réussir), mais la division est possible aussi. 

Cherchez des plants d’edelweiss dans les pépinières spécialisées dans les plantes alpines. Quant aux semences, plusieurs semenciers en offrent, même sur Amazon.

Variétés

Leontopodium alpinum ‘Everest’. Photo: Fleuroselect

Leontopodium alpinum ‘Everest’: variété naine. Fleurit parfois la première année à partir de semences. Gagnante d’un prix Fleuroselect. Floraison: juin-juillet. 7-8 cm x 8-10 cm. Zones 3-7. 

Leontopodium alpinum ‘Mignon’: plus compact que l’espèce. Floraison: juin-juillet. 10-20 cm x 20-30 cm. Zones 3-7.

Texte tiré du livre La Bible des vivaces, tome 3.

Déjà des semis à faire en janvier?

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Source: worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com

La nouvelle année vient à peine de commencer, mais il est déjà temps de semer certaines graines à l’intérieur.

On ne sème si tôt qu’un groupe très limité de plantes particulièrement lentes à arriver à une taille de repiquage raisonnable, car autrement en janvier il est beaucoup trop tôt pour faire des semences. On les fera plutôt en mars ou en avril, même en mai. Il faut toutefois environ quatre à cinq mois de culture à l’intérieur pour les sept plantes suivantes, donc il est temps de sérieusement penser à les semer en janvier ou, au plus tard, au début de février.

  1. Agastache (Agastache foeniculum)
  2. Bégonia tubéreux (Begonia × tuberhybrida)
  3. Datura (Datura metel)
  4. Linaire à feuilles d’origan (Chaenorrhinum origanifolium, syn. glaerosum)
  5. Lisianthus (Eustoma grandiflora)
  6. Dracéna des jardins (Cordyline australis, syn. indivisa)
  7. Kniphofia ou tritome (Kniphofia )

Semis hâtifs: tout un défi!

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Les semis faits en janvier auront besoin d’un éclairage supplémentaire. Source: Les Idées du jardinier paresseux: Semis

Démarrer des semences en janvier dans les régions septentrionales de l’hémisphère Nord n’est pas si simple. Les jours sont courts, le soleil est faible et, dans de nombreuses régions, le temps est plus souvent gris qu’ensoleillé, ce qui signifie que les semis souffriront d’un sérieux manque de lumière. De plus, les températures devant le rebord de la fenêtre, où la plupart des jardiniers placent leurs plateaux de semences, sont souvent froides et variables alors que presque toutes les semences ont besoin de chaleur et de températures assez uniformes pour bien germer. En conséquence, vous n’avez pas vraiment d’autre choix que de démarrer les semences de janvier (et de février) sous un éclairage artificiel, tel que les lampes de culture fluorescentes ou DEL, et ce, de plus, dans l’emplacement le plus chaud de votre demeure.

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Cultivez les semis à l’étouffée, avec un tapis chauffant si nécessaire. Source: www.amazon.fr

Commencez toujours les semences d’hiver «à l’étouffée» (en les couvrant d’un dôme ou d’un sac de plastique transparent) pour maintenir une humidité élevée et des températures stables et placez-les dans une pièce qui est au moins modérément chaude (21 à 24 °C). Une autre option pour les réchauffer est de les placer sur un tapis chauffant (un modèle spécialement conçu pour les plantes). Utilisez une minuterie pour régler la durée d’éclairage de la lampe à 14 heures par jour afin de simuler les longues journées d’été et placez les contenants de semences fraîchement semées sous la lampe à environ 15 à 30 cm de la source de lumière. Maintenant, attendez patiemment la germination. (Une raison pour laquelle certaines semences ont besoin d’un semis hivernal est qu’elles sont lentes à germer.)

Semis qui nécessitent un traitement au froid

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Pour faire germer les semences de plusieurs végétaux, il faut leur donner un traitement au froid de plusieurs semaines. Source: Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Janvier est également, avec d’ailleurs les mois de décembre et de février, un bon moment pour semer les graines qui ont besoin d’un prétraitement au froid (stratification froide) afin de bien germer. Ce groupe comprend la plupart des arbres et arbustes de climats froids et tempérés, ainsi que de nombreuses vivaces et même quelques annuelles.

Ces semences ne germeront pas tant qu’elles n’auront pas reçu un nombre donné de jours de fraîcheur combinés avec de l’humidité. Il peut s’agir d’aussi peu qu’une ou deux semaines ou de quatre mois ou plus. Cette information vitale paraît normalement sur le sachet de semences. Si vous avez récolté les semences vous-même et ne connaissez pas la durée du traitement au froid nécessaire, je vous suggère de calculer, pour les vivaces, de six à huit semaines: c’est suffisant pour la plupart des espèces. Pour les arbres et arbustes, offrez plutôt 12 semaines.

Notez que le nombre de semaines de froid cité pour une espèce quelconque est toujours le minimum qu’il faut pour assurer la germination, mais qu’il n’y a pas de risque à prolonger le séjour au froid. Donc, si vous démarrez plusieurs semences différentes, chacune avec une durée de traitement différente, vous pouvez toutes les laisser au froid jusqu’à ce que les dernières aient terminé leur plein traitement, puis les faire germer toutes en même temps.

Pour donner une stratification froide, il suffit de semer les graines dans un récipient, exactement comme vous le feriez pour toute autre semence, puis de sceller le contenant dans un sac en plastique transparent et de le placer au réfrigérateur ou dans un caveau à légumes pendant au moins le nombre minimum de semaines. Ensuite, déplacez-le dans un endroit chaud et bien éclairé, comme sur le rebord d’une fenêtre ou sous une lampe de culture, pour que la germination commence.

100 semences qui ont besoin d’un traitement par le froid

Voici 100 plantes qui germent mieux avec un prétraitement au froid, mais il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg: il en existe des milliers d’autres. Consultez l’enveloppe des semences ou le site Web du fournisseur de semences pour plus d’informations.

  1. Abies (sapin)
  2. Acer (érable à sucre et plusieurs autres espèces)
  3. Aconitum (aconit)
  4. Alchemilla (alchémille)
  5. Allium (allium ornemental)
  6. Amelanchier (amélanchier)
  7. Aquilegia (ancolie)
  8. Asclepias (asclépiade)
  9. Astrantia (astrance)
  10. Baptisia (faux lupin)
  11. Buddleia (buddleia)
  12. Caltha (populage des marais)
  13. Caryopteris (caryoptère)
  14. Cercis canadensis (gainier du Canada)
  15. Chelone (galane)
  16. Cimicifuga (cierge d’argent)
  17. Clematis (clématite)
  18. Cornus (cornouiller)
  19. Corydalis (fumeterre)
  20. Delphinium (delphinium, pied d’alouette)
  21. Dicentra spectabilis, maintenant Lamprocapnos spectabilis (cœur saignant)
  22. Dictamnus (fraxinelle)
  23. Dodecatheon (gyroselle)
  24. Echinacea (échinacée)
  25. Eremurus (lis à queue de renard)
  26. Eryngium (érynge, panicaut)
  27. Eupatorium (eupatoire)
  28. Filipendula (reine-des-prés)
  29. Forsythia (forsythia)
  30. Fragaria (fraisier)
  31. Fuchsia (fuchsia)
  32. Gentiana (gentiane)
  33. Geranium (géranium)
  34. Goniolimon (statice)
  35. Helianthemum (hélianthème)
  36. Helianthus (tournesol vivace)
  37. Heliopsis (héliopside)
  38. Helleborus (hellébore, rose de Noël)
  39. Hemerocallis (hémérocalle)
  40. Heuchera (heuchère)
  41. Hibiscus moscheutos (hibiscus vivace)
  42. Hypericum (millepertuis)
  43. Iberis (corbeille d’argent)
  44. Ilex* (houx)
  45. Iris (iris, la plupart des espèces)
  46. Incarvillea (incarvillée)
  47. Kirengeshoma (kirengeshoma)
  48. Knautia (knautie)
  49. Lathyrus (pois vivace)
  50. Lavandula (lavande)
  51. Leontopodium (edelweiss)
  52. Lobelia (lobélie, espèces rustiques)
  53. Lonicera (chèvrefeuille)
  54. Macleaya (macleaya)
  55. Magnolia* (magnolia)
  56. Malus (pommier, pommetier)
  57. Mazus (mazus rampant)
  58. Mertensia (mertensia)
  59. Muscari (jacinthe à grappe)
  60. Myrrhis odorata (cerfeuil musqué)
  61. Nepeta (népéta)
  62. Oenothera (onagre)
  63. Opuntia* (opuntia rustique)
  64. Paeonia* (pivoine)
  65. Penstemon (penstemon)
  66. Persicaria (renouée)
  67. Phlox (phlox)
  68. Persicaria orientalis, syn.Polygonum orientale (renouée orientale)
  69. Physalis (coqueret, lanterne chinoise)
  70. Picea(épinette, épicéa)
  71. Platycodon (playcodon)
  72. Primula (primevère)
  73. Pulsatilla (pulsatille)
  74. Quercus (chênes rouges et noirs)
  75. Ranunculus (bouton d’or)
  76. Ratibida (sombrero mexicain)
  77. Rosa (rosier)
  78. Rudbeckia (rudbeckie)
  79. Sambucus (sureau)
  80. Sanguinaria (sanguinaire)
  81. Sanguisorba (sanguisorbe)
  82. Saponaria (saponaire)
  83. Saxifraga (saxifrage)
  84. Scabiosa (scabieuse)
  85. Sedum (sédum, orpin)
  86. Sempervivum (joubarbe)
  87. Sidalcea (sidalcée)
  88. Stokesia (stokésie)
  89. Syringa (lilas)
  90. Thalictrum (pigamon)
  91. Tiarella (tirarelle)
  92. Tricyrtis (lis des crapauds)
  93. Trillium* (trille)
  94. Trollius (trolle)
  95. Tsuga (pruche)
  96. Vernonia (vernonie)
  97. Veronica (véronique)
  98. Viburnum* (viorne)
  99. Viola (violette)
  100. Vitis (vigne, certaines espèces)
*Ces espèces ont besoin d’une double stratification froide, c’est-à-dire de deux traitements au froid séparés par un traitement au chaud, pour stimuler leur germination. Essayez deux à trois mois de froid suivis de deux mois de chaleur, puis d’encore deux à trois mois de froid. Lorsque vous exposerez ces semences assez uniques à la chaleur après ces traitements répétés, la plupart germeront assez prestement.

Bon succès avec tous vos semis!20180103 worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com