Éloignez vos plantes des fenêtres

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Au printemps, il faut souvent éloigner les plantes d’intérieur des fenêtres. Source: Claire Tourigny, tiré du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux.

Au printemps, la lumière devant une fenêtre orientée au sud ou à l’ouest devient de plus en plus intense et abondante à tous les jours et sa durée dépasse aussi de plus en plus ce que nos plantes d’intérieur, qui sont des plantes tropicales habituées à 12 heures d’ensoleillement quotidiennes, reçoivent dans leurs pays d’origine. Et derrière une vitre, il n’y a pas beaucoup de circulation d’air. Ainsi, la chaleur peut facilement augmenter à au point où les plantes sont endommagées.

À cette saison, donc, il vous faut surveiller vos plantes d’intérieur. Si vous remarquez qu’elles commencent à montrer des signes de détresse (feuillage qui pâlit ou fane d’un côté seulement, celui de la fenêtre), il est temps d’agir. Vous pouvez les éloigner des fenêtres orientées au sud ou à l’ouest, les placer dans des pièces où la lumière est moins intense ou tirer un voilage entre les plantes et le soleil aux heures les plus chaudes de la journée, soit en après-midi. Le choix vous appartient!

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Une journée spa pour plantes d’intérieur

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N’est-ce pas que vos plantes d’intérieur méritent une journée de spa? Source: http://www.pflanzenfreude.de

Les plantes d’intérieur nous rendent de fiers services. Elles décorent nos maisons, purifient l’air que nous respirons, réduisent la fréquence et la durée des rhumes et des grippes et leur seule présence aide à éliminer la dépression et les idées noires et même à nous rendre de meilleure humeur (personne ne sait pourquoi, mais c’est le cas!). Mais que fait-on en retour pour elles? Très peu, sinon les arroser un peu de temps en temps.

En cette période de l’année où les jours commencent à s’allonger et où nos plantes d’intérieur commencent à sortir de leur léthargie hivernale, il y a plusieurs petites tâches que nous pouvons accomplir pour remettre nos plantes d’aplomb et pour les récompenser de leurs bons services. Les voici.

1. Une bonne douche

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Une bonne douche fait beaucoup de bien aux plantes d’intérieur. Source: Claire Tourigny, du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Les plantes absorbent une bonne partie de la poussière qui se trouve dans l’air qui les entoure: c’est une de leurs plus importantes sources de minéraux d’ailleurs, mais n’empêche qu’à la longue la poussière et les saletés peuvent s’accumuler et alors leurs stomates (pores) se bouchent et travaillent moins efficacement. De plus, il peut y avoir présence d’insectes indésirables que vous n’avez pas encore remarqués. Alors, rien de mieux qu’une bonne douche à l’eau tiède pour laver la plante de la poussière, des saletés et des insectes. Oui, sous la douche, ou encore, dans la baignoire au moyen d’une douche téléphone. Couvrez auparavant la surface du terreau d’un linge pour empêcher que le terreau parte à la flotte. Essayez de rincer les deux côtés des feuilles. Si le feuillage est réellement sale, prenez même un linge savonneux et frottez doucement les deux côtés. Les plantes adoreront!

2. Un peu de lessivage

À force de faire des arrosages dans un «système fermé» (l’eau d’arrosage passe à travers le pot, finit dans la soucoupe et est ensuite réabsorbée par la plante plutôt que de se drainer dans la terre environnante comme dans la nature), des minéraux s’accumulent dans le terreau de nos plantes d’intérieur, atteignant avec le temps des niveaux nuisibles, même toxiques. La toxicité est encore plus sévère quand on fertilise nos plantes fréquemment. Pour éliminer ces déchets, rien ne vaut un lessivage occasionnel! Laissez alors votre plante sous la douche ou dans la baignoire ou mettez-la dans l’évier et faites couler doucement de l’eau tiède sur le terreau, laissant le surplus d’eau s’écouler dans le drain. Souvent, l’eau qui ressort est jaune orangé, signe que le terreau est passablement contaminé. Continuez une minute ou deux, jusqu’à ce que l’eau qui ressort du pot soit claire, ce qui indique que la plupart des impuretés sont parties, puis laissez le pot se drainer avant de remettre la plante dans sa soucoupe.

3. Un peu de ménage

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On devrait supprimer ou enlever les feuilles mortes, branches faibles, etc. de temps en temps. Source: http://www.mein-mediterraner-garten.de

La plupart des plantes d’intérieur accumulent, si l’on ne s’en occupe pas, des feuilles jaunies ou brunies, des tiges mortes et autres défauts. Faisons alors un peu de nettoyage. Supprimez les feuilles mortes ou jaunes. Si l’extrémité de la feuille est brune (souvent causé par l’excès de minéraux dans le pot, problème qu’on vient tout juste de régler par le lessivage), sachez qu’elle ne reverdira plus et coupez-la. Selon le type de plante, il peut être nécessaire de raccourcir des branches cassées, dégarnies ou trop longues. Si la plante s’en va vers le plafond, il faudra peut-être se résigner à lui couper la tête (vous pourriez toujours bouturer la tête pour faire une autre plante).

4. Un bon rempotage

Après un an ou deux dans le même pot, la plupart des plantes d’intérieur sont mûres pour un rempotage. Enlevez la plante de son pot et faites tomber une partie du vieux terreau: un peu si vous avez l’habitude de rempoter annuellement, beaucoup si ça fait plus de deux ans que la plante est dans son pot. Si vous voulez que la plante grossisse, rempotez dans un pot un peu plus gros. Si vous voulez ralentir son développement, rempotez dans un pot de la même taille. N’utilisez pas le même pot, toutefois, à moins de bien le laver auparavant. Dans les deux cas, il vous faudra un terreau neuf, facilement disponible dans toute jardinerie. Pour les orchidées, achetez un terreau conçu spécifiquement pour elles.

5. Un traitement à la vapeur

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Quelques semaines de grande humidité peuvent faire beaucoup de bien aux plantes de maison! Source: jardinierparesseux.com

Si vous jugez votre plante verte ou fleurie vraiment mal en point, un séjour dans un milieu très humide lui fera le plus grand bien. Trouvez un gros sac de plastique transparent et enfermez la plante à l’intérieur, ce qui créera un effet de serre. Non, elle ne manquera pas d’air (on se rappelle que les plantes recyclent l’air, produisant elles-mêmes à la fois l’oxygène et le gaz carbonique dont elles ont besoin pour survivre). L’humidité dans le sac atteindra un niveau très élevé, près de 100 %. Laissez-y la plante pendant deux semaines, un mois, deux mois… jusqu’à ce que vous voyiez un regain de vigueur. Pendant le traitement, placez la plante dans un emplacement bien éclairé, mais à l’abri du soleil direct, sinon la température dans le sac deviendra trop chaude. Notez aussi que la plante n’aura pas besoin d’arrosage — ou, tout au plus, d’un arrosage très léger — pendant son séjour en «serre».

La majorité des plantes vont adorer l’expérience! N’offrez pas ce traitement aux cactus ni aux plantes succulentes par contre, les seules qui n’apprécient pas une forte humidité.

6. Une fertilisation en douceur

C’est en mars qu’on reprend les fertilisations qu’on avait arrêtées en octobre ou en novembre. Chaque jardinier a son engrais et sa fréquence de fertilisation préférés et les plantes ne sont pas difficiles à cet égard: tout engrais conviendra.

7. Une place au soleil

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La plupart des plantes d’intérieur préfèrent un éclairage assez intense avec au moins quelques heures de soleil direct chaque jour. Source: http://www.obi.de

Après tous vos bons soins, pensez que pour maintenir une bonne santé, la plante aura besoin d’un «bon éclairage», habituellement un emplacement qui reçoit plusieurs heures de soleil par jour, mais qui n’est pas trop chaud. Un emplacement situé tout près d’une fenêtre orientée à l’est est idéal, car on peut y laisser la plante à l’année. Une exposition au sud ou à l’ouest est excellente aussi, mais en été, il faut généralement reculer la plante de la fenêtre, car il y fait trop chaud. Quant à une exposition au nord… eh bien, elle est acceptable l’été, mais peu de plantes l’apprécient l’hiver.

8. Un p’tit tour

Enfin, pour maintenir une belle symétrie, la plante doit recevoir de la lumière de tous les côtés… ce qui n’est habituellement pas le cas quand on la place devant une fenêtre. La plante aura alors tendance à se pencher vers son unique source de lumière. Pour compenser ce défaut, pensez à lui faire faire un quart de tour dans le sens des aiguilles d’une montre (le sens contraire fonctionnerait aussi bien… tant que vous êtes constant!) à chaque arrosage.


Et voilà! Un traitement digne des meilleurs spas qui fera le plus grand bien à vos plantes d’intérieur… et qui ne vous aura rien coûté sinon un peu de terreau et, à l’occasion, un pot ou deux. C’est bien le moins qu’on puisse faire pour des amies aussi fidèles!

Le test du journal pour bien éclairer les plantes d’intérieur

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Là où vous pouvez lire facilement, les plantes peuvent pousser facilement. Source: Clipart Panda

Vous avez peut-être entendu dire que les êtres humains n’étaient pas très doués pour voir dans l’obscurité, mais en fait, nous nous en tirons relativement bien. Non, nous ne sommes pas aussi bons que les chats et les autres animaux nocturnes, mais comparés à la plupart des animaux diurnes, nous voyons plutôt bien dans la pénombre. Et cela peut causer des problèmes à nos plantes d’intérieur.

Comme nos yeux s’adaptent si bien à une luminosité faible, nous avons tendance à surestimer l’intensité lumineuse à l’intérieur de nos maisons. Des emplacements réellement peu éclairés nous paraissent souvent bien lumineux. Et pour cette raison, nous n’avons pas le don de choisir de bons emplacements pour nos plantes d’appartement.

Les plantes dépendent de la lumière

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Un emplacement qui nous paraît parfaitement éclairé peut ressembler à un trou noir pour une plante. Source: bentleys.me

On se rappelle que les plantes ont besoin de lumière pour survivre. Elles puisent toute leur énergie de la lumière du soleil (sauf si nous fournissons un éclairage artificiel, bien sûr) et, si elles n’en reçoivent pas assez, elles cessent de grandir ou encore, elles s’étiolent (pâlissent et s’étirent en direction de la source de lumière). Et éventuellement, elles en meurent!

Tristement, nous ne pouvons pas faire confiance à nos yeux pour savoir où les placer.

Le test du journal

Du moins, à moins de faire le «test du journal».

Par une belle journée ensoleillée, placez une chaise à l’endroit où vous avez l’intention de faire pousser la plante et essayez d’y lire un journal ou un livre à caractères d’imprimerie de taille similaire pendant 10 minutes.

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Faites le test du journal pour trouver de bons endroits pour cultiver vos plantes d’intérieur. Source: stux, paixabay.com

Si vous trouvez que la lecture est facile, l’endroit reçoit un bon éclairage et la plupart des plantes y prospéreront. Parfait!

Si vous trouvez la lecture impossible, il s’agit d’un éclairage faible et seules les plantes les plus tolérantes à l’ombre pourront y survivre… et même là, elles ne pousseront probablement pas beaucoup.

Si vous pouvez lire à cet endroit, mais que c’est fatiguant, ou si vous avez envie d’allumer une lampe, c’est que l’éclairage y est moyen, soit assez intense pour certaines plantes d’intérieur, mais insuffisant pour la plupart d’entre elles qui croîtraient mieux sous un éclairage plus intense.

Quand faire le test du journal?

Il est préférable de faire le test deux fois par année, une fois l’été et l’autre, l’hiver. C’est le test hivernal, d’ailleurs, qui est le plus important, car les niveaux de luminosité sont extrêmement faibles dans nos demeures l’hiver. Un endroit qui était très bien éclairé l’été peut très facilement se trouver dans la pénombre l’hiver.

Vous constaterez que, si vous voulez que vos plantes d’intérieur restent en bon état toute l’année, il faudra déplacer plusieurs d’entre elles vers des endroits plus lumineux pendant l’hiver.

Sortez donc votre journal!20171203C Clipart Panda

De pouce vert à pouce noir: une histoire personnelle

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20170225A.jpgIl y a maintenant presque de 40 ans, j’avais un appartement extraordinaire… pour les plantes du moins. Des fenêtres mur à mur donnant sur le sud-est et le nord-ouest et le peu de division entre les deux faisait en sorte que l’appartement baignait dans la lumière presque toute la journée. Même après que j’ai installé de larges tablettes à plantes devant les fenêtres, l’intérieur était toujours très clair.

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Il y avait des tablettes de plantes dans toutes les fenêtres.

Mes plantes d’intérieur adoraient cet appartement! Et plus que j’en avais, plus elles étaient belles (ce qui n’est pas surprenant, car plus il y a de plantes, plus l’air est humide et les plantes adorent une bonne humidité ambiante)! Ma collection ne cessait d’agrandir. Après tout, quand vous ajoutez régulièrement de nouvelles plantes et que les anciennes ne meurent pas…

J’étais assez néophyte en horticulture à l’époque et pensais que c’était à cause de ma prouesse horticole que les plantes allaient si bien. Je croyais que j’avais le pouce le plus vert en ville!

Comme un château de cartes

Puis, avec un premier bébé en chemin, nous sommes déménagés dans un appartement plus grand. Un beau demi-sous-sol. Il y avait quand même une grande fenêtre exposée au sud et plusieurs fenêtres à l’est. Je ne voyais pas de problème à y jardiner comme auparavant. J’ai installé mes tablettes habituelles devant les fenêtres et j’y ai aménagé toutes mes quelques 600 plantes.

La déchéance n’a pas tardé à se manifester.

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Mes plantes ont commencé à mourir.

Certaines plantes ont tout simplement arrêté de croître, d’autres se sont mises à s’étioler, d’autres encore à perdre des feuilles. Araignées rouges, thrips et aleurodes, qui n’avaient pas causé de problème dans l’autre appartement, fusaient de partout. Et que de cas de pourriture! Des dizaines de plantes sont mortes, puis des centaines. Où était passé mon pouce vert?

J’ai essayé de les fertiliser, de les brumiser (je ne savais pas encore que brumiser les plantes est strictement inutile), de les nettoyer, de les tailler… rien n’y faisait.

Pas de lumière, pas de plantes

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Un sous-sol peut paraître clair, mais en fait peu de soleil y pénètre.

Il m’a pris du temps avant de comprendre la cause du problème, car l’œil humain s’habitue très facilement au manque de clarté. À mes yeux, l’appartement était quand même relativement bien éclairé. Mais en fait, il ne l’était pas et c’était justement le problème: l’appartement manquait sérieusement de lumière. La grande fenêtre au sud était surplombée d’un gros balcon qui empêchait les rayons du soleil de pénétrer. Et il y avait toujours des voitures garées devenant les fenêtres à l’est, sans parler d’un édifice à proximité. Et que dire de la neige qui venait boucher les fenêtres pendant l’hiver? C’était le désastre!

Le manque de lumière en soi est nuisible aux plantes, mais apporte aussi d’autres problèmes. Les insectes foisonnent sur les plantes stressées… et les miennes étaient très stressées. La pourriture? Une plante qui manque de lumière n’est plus capable de correctement absorber l’eau qu’on lui donne et voilà que la pourriture s’installe. Et la pire chose à faire avec une plante stressée par un manque de lumière est de la fertiliser… mais ça, je ne le savais pas encore.

En 6 mois, j’ai perdu environ 400 plantes: les deux-tiers de ma collection! J’étais au désespoir.

L’éclairage artificiel à la rescousse

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Quand la lumière manque, l’éclairage artificiel peut compenser.

J’ai découvert l’éclairage artificiel juste à temps, presque par accident, dans une revue de décoration vue chez le dentiste. On pouvait, prétendait l’article, cultiver des fines herbes dans la cuisine sous une simple lampe fluorescente de type atelier. C’est ainsi que j’ai installé une première lampe horticole dans l’appartement. Très honnêtement, les fines herbes n’y étaient pas trop heureuses (aujourd’hui je sais que la plupart sont tout simplement mal adaptées aux conditions d’intérieur), mais les «vraies plantes d’intérieur» que j’ai placées sous la lampe ont rapidement repris de la vigueur.

Je n’ai pas tarder à réagir. En peu de temps j’ai installé des lampes fluorescentes et des tablettes tout le long du corridor de l’appartement. Comme c’était encourageant de voir mes plantes reprendre leur élan sous cet éclairage bienfaisant! Ça fonctionnait tellement bien que la population de plantes a de nouveau commencé à augmenter. Mon pouce vert était de retour!

Un autre déménagement

Nous ne sommes restés que deux ans dans notre appartement demi sous-sol. C’était trop déprimant regarder par la fenêtre pour ne voir que les dessous rouillés des voitures plutôt qu’un beau soleil! Vous pouvez être certain que nous avons cherché et trouvé un appartement nettement plus éclairé… où j’ai de plus réservé une pièce pour ma banque de lampes fluorescentes qui servait désormais surtout à la production de boutures et de semis maintenant que j’avais encore de belles grandes fenêtres.

Pouce vert = bonnes conditions

20170225F.jpgCette expérience m’a appris bien des choses, mais surtout que le «pouce vert» n’est pas magique, qu’il est en fait dépendant des conditions qu’on peut maintenir. Et que c’est la lumière qui fait vivre les plantes!

Vive les grandes fenêtres et les bonnes orientations! Et aussi, quand cette lumière est manquante, vive l’éclairage artificiel!20170225a

Comment savoir si votre plante d’intérieur manque de lumière?

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Aloès (Aloe vera) en détresse. Il essaie de dire «SVP, donnez-moi plus de lumière!»

Que la vie du jardinier d’intérieur serait plus facile si les plantes pouvaient nous le dire quand elles ne sont pas contentes de leur éclairage. Car la lumière est la seule source d’énergie des plantes. Elle est équivalente à la nourriture pour les humains, n’en déplaisent aux engrais (contrairement à la croyance populaire, les engrais ne «nourrissent» pas les plantes. Ça, c’est le rôle du soleil.)

Mais non, les plantes ne disent rien… ou plutôt, elles essaient de le dire, mais nous ne comprenons pas toujours le message.

Voici les symptômes classiques d’un manque de lumière:

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  • La plante s’étiole, c’est-à-dire que les nouvelles feuilles sont pâles et plus espacées sur la tige. Les pétioles aussi s’allongent et le limbe de la feuille est plus petite. Au Québec, on dit qu’elle «pousse en orgueil».
  • La plante penche nettement dans la direction de la source de lumière.
  • Les feuilles inférieures jaunissent et tombent.
  • La plante arrête de pousser ou pousse plus lentement qu’elle ne devrait.
  • La floraison est absente ou anormalement faible.
  • Les racines ou la base de la plante pourrissent, car, sans lumière adéquate, la plante est incapable d’absorber l’eau correctement.

Dès que vous remarquez un ou plusieurs de ces symptômes, transporter votre plante à un emplacement mieux éclairé: une fenêtre plein sud, un éclairage artificiel, etc.

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Cactus sérieusement étiolé.

Pire l‘hiver

Notez bien que ce problème se trouve accéléré par les jours courts de l’hiver. Dès que les journées commencent à rallonger, soit à partir de la fin de février ou début de mars dans l’hémisphère nord, le problème se corrigera dans bien des cas. Mais il n’est jamais une mauvaise chose de donner aux plantes un maximum de lumière pendant les mois d’hiver en les plaçant devant la fenêtre la plus ensoleillée possible ou sous un éclairage artificiel.Pelarg+

Un simple test pour déterminer l’éclairage des plantes d’intérieur

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Vos plantes d’intérieur reçoivent-elles vraiment assez de lumière?

Vous connaissez peut-être les besoins en éclairage de vos plantes d’intérieur. Votre cactus, par exemple, exige un éclairage intense; votre dracéna peut supporter un éclairage faible, etc. Mais comment déterminer si l’emplacement que vous avez choisi offre un éclairage intense, moyen ou faible?

Il est bien sûr possible de s’acheter un luxmètre (les boutiques d’hydroponie en offrent), mais à quel prix? Il est bien plus facile de déterminer le niveau d’éclairage chez vous au moyen d’un simple test: le test d’ombre.

La technique

Par une journée ensoleillée, à l’endroit où vous proposez mettre la plante, placez un papier blanc. Maintenant tenez votre main environ 30 cm (1 pi) au-dessus de la feuille. Que voyez-vous?20161125B-Français.jpg

Si l’ombre de votre main y paraît distinctement, cet emplacement profite d’un éclairage intense.

Si l’ombre est un peu brouillée, mais vous pouvez quand même voir que c’est une main, c’est un éclairage moyen.

Si l’ombre est peu distincte, à tel point que vous ne voyez pas clairement que l’ombre est créé par une main, l’endroit offre un éclairage faible.

Vous ne voyez pas l’ombre du tout? Cet emplacement est essentiellement à l’ombre profonde et aucune plante ne pourrait y pousser, sauf pendant des périodes relativement courtes.

Ce test vaut non seulement pour l’éclairage naturel, mais aussi pour l’éclairage artificiel. Moins clairement vous voyez l’ombre de votre main sous une lampe fluorescente, moins l’emplacement est éclairé. Le test de l’ombre peut, par exemple, aider à déterminer quand les tubes ont perdu tellement d’intensité qu’il est temps de les changer.

L’éclairage change selon la saison

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En général, placez toutes vos plantes près d’une fenêtre pendant l’hiver.

Il ne suffit pas de tester l’ombre une seule fois en pensant que vous savez tout sur la situation. L’intensité lumineuse change énormément selon la saison dans les régions à l’extérieur des tropiques. Un emplacement profitant d’un éclairage intense l’été peut ne donner qu’un éclairage faible l’hiver. C’est pourquoi il est intéressant de répéter ce test à différentes périodes de l’année et d’ajuster l’emplacement de vos plantes d’intérieur en conséquence.

En général, toutes les plantes d’intérieur préfèrent un emplacement tout près d’une fenêtre ensoleillée pendant l’hiver, du moins dans les régions septentrionales, la lumière naturelle ayant baissée de façon très importante.20161125b-francais

Semis à faire à l’intérieur au début de février

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20160201B.JPGC’est encore très tôt pour faire des semis. Les jours sont courts et le soleil, encore assez faible, ce qui ne stimulera pas une croissance très robuste. Mieux vaut faire les semis très hâtifs sous une lampe fluorescente ou une lampe horticole DEL, réglant la minuterie à 14 à 16 heures.

Rappelez-vous que le but de faire des semis pour le jardin extérieur n’est pas de produire de grands plants dégingandés déjà en fleurs, car un plant aussi développé s’acclimatera mal aux conditions d’extérieur, mais plutôt d’avoir des jeunes plants sains et robustes, pleins d’énergie, qui prendront rapidement leur élan une fois qu’on les repique en pleine terre. Partir les semis trop tôt mène généralement au désastre: il faut les semer au bon moment. Même les semis faits un peu en retard donnera de meilleurs résultats que les semis faits trop tôt!

À semer au début de février

Si vous suivez ce blogue, sachez je vous donnerai aux deux semaines les dates appropriées pour les semis à faire à cette période. La liste actuelle est très courte, mais vous verrez qu’elle s’agrandira à mesure que la saison avance.

  1. Bégonia tubéreux (Begonia x tuberhybrida) (attention : éclairage de moins de 15 heures)
    Campanule carillon, tasse et soucoupe (Campanula medium)
    Daturas doubles (Datura metel) (mais semez Datura stramonium en pleine terre en mai)
    Fougères
    Julienne des dames (Hesperis matronalis)
    Laurentia (Laurentia axillaris ou plus correctement Isotoma axillaris)
    Lavande (Lavandula)
    Linaire à feuilles d’origan (Chaenorrhinum organifolium, syn. C. glaerosum)
    Vivaces et arbustes exigeant un traitement au froid pour germer (AconitumAgastacheAnemoneAstrantiaDictamnusGentianaHelleborusHelianthusHibiscusKniphofiaLiliumMaianthemumEryngiumPaeoniaPrimulaScabiosaThalictrumTrollius, etc.)

ideesemis.pngSi vous cherchez un livre sur les sujet des semis, consultez Les idées du jardinier paresseux: Semis. C’est de loin le livre le plus complet sur les semis jamais publié pour les jardiniers québécois et le seul qui tient compte des zones de rusticité. Et n’oubliez pas qu’en achetant mes livres, vous aidez à soutenir le blogue que vous lisez présentement.