À chaque mois sa plante, août 2020: le cactus

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Qu’il s’agisse de leurs formes géométriques tendance ou de leur apparence austère et inapprochable, les cactus sont des plantes d’intérieur passionnantes qui font beaucoup d’effet et vous accompagnent pendant des décennies. Le retour de ce classique est surtout dû à ses deux atouts: sa réputation (malheureusement fausse) de n’avoir besoin d’aucun entretien et son apparence très originale. 

Origine du cactus

Distribution des cactus. Ill.: reddit.com

Les plantes à épines que nous appelons cactus (on peut aussi écrire «cactées»), de la famille des Cactacées, sont presque exclusivement originaires du Nouveau Monde, de la Patagonie au Canada, avec une forte concentration au Mexique. Ils poussent surtout dans les zones désertiques ou arides où ils se sont parfaitement adaptés aux conditions de sécheresse extrême et où ils poussent lentement, mais vigoureusement, sous des conditions qui tueraient la plupart des autres végétaux. 

Spécificités

Le nom de cactus vient du mot grec «kaktos» qui signifie «plante piquante». Tous les cactus sont des plantes succulentes, car leur chair est pleine de suc (le sens du terme «succulente»). Ainsi, les cactus ont la capacité de stocker l’eau dans leurs tiges épaisses. Ce réservoir d’eau interne leur permet de survivre durant les périodes les plus sèches. 

Si tous les cactus sont des succulentes, toutes les succulentes ne sont pas des cactus. Ainsi, les aloès, les agaves, les sédums, les crassulas, les joubarbes, etc. sont bien des succulentes et ont des tissus qui emmagasinent l’eau, comme les cactus, mais ils n’appartiennent pas aux Cactacées, mais plutôt à d’autres familles botaniques.

Dans la nature, les racines des cactus sont très longues et demeurent la plupart du temps près de la surface pour pouvoir capter autant d’eau que possible à la saison des pluies, seule période où les cactus peuvent pousser. (En d’autres saisons, ils restent au beau fixe.) En pot, avec leurs racines fortement comprimées, leurs besoins en arrosage vont augmenter d’un cran.

Notez qu’à de très rares exceptions près, les cactus n’ont pas de feuilles. Ils les ont perdues en s’adaptant aux conditions de grande aridité. Au lieu de le faire par les feuilles, ils réalisent la photosynthèse via leurs tiges vertes. La peau des cactus est recouverte d’une couche de cire qui minimise l’évaporation, ainsi ils peuvent conserver plus facilement l’eau.

Les cactus sont marqués de coussins duveteux appelés aréoles. Ils permettent de distinguer les cactus de toute autre plante. Photo: Steve Cook Polypompholyx

Ce qui distingue les cactus de toutes les autres plantes succulentes, c’est que leurs tiges portent des aréoles à l’endroit où les feuilles devraient réellement être. Celles-ci ressemblent à de petits coussinets cotonneux et sont généralement placées assez symétriquement sur les tiges. De ces aréoles poussent les épines, les poils (certains cactus sont couverts de poils!), les nouvelles tiges et, éventuellement, les fleurs. Aucune autre plante n’a d’aréoles et leur présence est le meilleur moyen de distinguer un cactus des autres plantes succulentes à tige charnue, comme les euphorbes.

Les cactus sont cultivés depuis des siècles, notamment comme plantes de plein air dans les climats doux. Dans les régions tempérées, par contre, on les cultive surtout comme plantes d’intérieur. Cela dit, tous les cactus ne sont pas d’origine tropicale. Il existe des cactus rustiques, certains tolérants au froid extrême (Opuntia fragilis croît jusque dans le nord de l’Alberta, Canada, presque au cercle arctique). Il n’en reste pas moins que la plupart des espèces de cactus sont mieux adaptées à l’intérieur de nos maisons qu’aux plates-bandes de climat tempéré.

Que rechercher lors de l’achat de cactus

Le choix de variétés de cactus est vaste.
  • Le prix est largement déterminé par la taille. Les petits cactus sont moins chers que les grands… surtout parce qu’ils coûtent moins cher à expédier! Certains cactus sont naturellement petits et le resteront toujours; d’autres se développeront considérablement avec le temps. Si vous voulez un petit cactus bon marché qui deviendra grand, un jeune cactus colonnaire (voir ci-dessous) ferait un bon choix.
  • L’âge est également un facteur de tarification. Les cactus qui mettent des années à atteindre une taille vendable coûteront beaucoup plus cher que les cactus à croissance rapide. Cela explique souvent pourquoi deux cactus de taille similaire peuvent avoir une importante différence de prix.
  • Vérifiez que le cactus est exempt de cochenilles farineuses tant sur la plante elle-même que sur ses racines. Ces petits insectes qui ressemblent à des boules d’ouate blanche sont les pires ennemies des cactus et les plus difficiles à combattre. Laissez les plantes infectées dans le magasin.
  • Surveillez également la présence de tétranyques (araignées rouges) qui ressemblent à des particules de poussière se déplaçant sur des toiles fines, les pucerons, les cochenilles à carapace et les thrips.
  • Assurez-vous aussi que la tige n’est pas endommagée et que le système racinaire est intact. Si la plante a été maintenue trop humide pendant longtemps, elle peut présenter un point mou décoloré à la base de sa tige, premier signe de pourriture causée par des champignons et des bactéries, une pourriture qui s’avérera assez rapidement fatale.
Fleurs d’immortelles collées sur des cactus. Photo: http://www.plantinterrarium.com
  • Regardez les fleurs de cactus avec suspicion. Souvent, ces fleurs sont simplement des fleurs d’immortelles (Xerochrysum bracteatum) collées sur la tige et la colle chaude utilisée endommage la plante. Les vraies fleurs de cactus seront attachées à la tige principale par une tige plus courte, généralement épineuse, et non par de la colle.
  • Si vous voulez un cactus qui fleurira facilement, demandez au commis de la jardinerie de vous aider à choisir. En général, du moins parmi les cactus désertiques, ce sont les cactus boules (voir ci-dessous) qui fleurissent le plus facilement dans nos demeures.
Cactus pulvérisés de peinture. Photo: pentagrambunny, reddit.com
  • Méfiez-vous également des plantes aux épines étrangement colorées. Le blanc, le jaune doré et le marron sont les couleurs normales des épines de cactus, mais pas le violet, le bleu, l’orange, le jaune fluorescent, etc. Plusieurs marchands peignent les cactus au pistolet pour stimuler la vente. Il va sans dire que cela nuit à la plante, l’empêchant de faire une photosynthèse adéquate. Laissez les plantes peintes au magasin!
Les cactus vendus en terrarium auront la vie très courte. Photo: succulentsnetwork.com
  • Évitez les cactus plantés dans un terrarium. Il est presque impossible d’arroser adéquatement un cactus dans un pot de verre sans trou de drainage, la situation des terrariums. En général, les cactus qu’on y cultive meurent lentement mais sûrement au cours des mois qui suivent l’achat.
  • Les cactus épineux peuvent être difficiles à manipuler. Demandez au commis de prendre et d’emballer votre plante à votre place.

Assortiment de cactus

Avec quelque 1 800 espèces, la gamme des cactus est très vaste et varie de minuscules spécimens arrondis à d’énormes candélabres ou à de larges «tonneaux» piquants, et de glabres à très hirsutes à férocement épineux. Souvent, les cactus sont vendus dans des plateaux mixtes, en particulier ceux de plus petite taille. Les espèces les plus couramment vendues se nomment EchinocactusFerocactusGymnocalyciumOpuntia et Mammillaria.

Souvent, on confond les cactus avec les euphorbes, pourtant d’une autre famille botanique. Ce sont les aréoles que portent les cactus qui permettent de les distinguer. Photo: mashtalegypt.com

Les euphorbes (Euphorbia spp.) succulentes ressemblent fortement aux cactus et sont assez souvent offertes dans les mêmes plateaux mixtes. Il est facile de les distinguer: les euphorbes ont des épines qui poussent directement de la tige verte, tandis que celles des cactus, elles, poussent à partir des aréoles, les petits coussinets cotonneux mentionnés ci-dessus. Et en plus, les euphorbes ont souvent de petites feuilles; les cactus en ont rarement. 

Cactus désertique ou cactus forestier?

Cactus désertiques. Photo: etsy.com.

La plupart des cactus viennent de régions désertiques, ou du moins sèches, et sont adaptés au soleil intense et aux conditions de grande aridité. Ceux-ci ont généralement des tiges bien épaisses et souvent une abondance d’épines ou de poils. Ils nécessiteront le plein soleil et un arrosage bien espacé à l’intérieur.

Cactus forestier. Photo: spokaneplantfarm.com

Un autre groupe de cactus vit dans les forêts à l’état sauvage. La plupart sont des épiphytes (ils poussent sur des branches d’arbres) et ont des tiges minces ou aplaties, peu ou pas d’épines et un port lâche. En culture, ils nécessitent moins de lumière et des arrosages plus réguliers. Il vaut mieux les traiter davantage comme des philodendrons ou des plantes-araignée que comme des cactus typiques.

Que de formes!

Les cactus peuvent être classifiés par genre, origine ou forme. Parmi les formes, on distingue surtout les groupes suivants: 

Cactus raquettes (Opuntia spp.)

• Cactus raquettes: Ils se composent d’articles plats plus ou moins ovales. Ils peuvent avoir de longues épines ou apparemment pas d’épines du tout. Attention cependant, car leurs aréoles apparemment inoffensives cachent de minuscules épines appelées glochides qui se détachent et pénètrent dans la peau (Opuntia). Cactus désertiques.

Cactus colonnaires (Cereus repandus). Photo: http://www.palmenmann.de

• Cactus colonnaires, appelés aussi cactus cierges et cactus candélabres: Port dressé et cylindrique. Souvent, ils forment une boule dans leur jeunesse, développant une vraie forme de colonne en mûrissant (PachycereusCereus et autres). Cactus désertiques.

Il y a un vaste choix de cactus boules (ici, différents Mammillaria). Plusieurs fleurissent jeunes et sont assez faciles à faire fleurir. Photo: http://www.uhlig-kakteen.de

 Cactus boules: Généralement petits et en forme de globe. Plusieurs forment de denses colonies, mais d’autres demeurent individuels. Ce sont les cactus d’intérieur les plus variés et les plus populaires (EchinocactusMammillariaRebutia et beaucoup d’autres). Cactus désertiques.

Les cactus gui (Rhipsalis spp.) poussent en épiphytes dans la nature. Photo: worldofsucculents.com

• Cactus retombants: À longues tiges arquées (AporocactusRhipsalis). Cactus désertiques ou forestiers.

Les cactus orchidées sont cultivés pour leurs fleurs. Ici Disocactus-ackermannii, anc. Epiphyllum ackermannii). Photo: worldofsucculents.com

• Cactus orchidées ou épicactus: Cactus épiphytes à tiges étalées, grimpantes ou retombantes, triangulaires ou plates, généralement sans épines. Cultivés pour leurs immenses fleurs saisonnières (EpiphyllumSelenicereus). Cactus forestiers.

Cactus de Noël (Schlumbergera truncata cv). Photo: Peter Coxhead, Wikimedia Commons

• Cactus de Noël et de Pâques: Tiges arquées, aplaties et sans épines portant des fleurs lumineuses à l’automne ou au printemps (Schlumbergera). Cactus forestiers.

Cactus cristé ((Mammillaria elongata‘Cristata’). Photo: mld-succulents.com

• Cactus cristés ou en crête de coq: Mutation rappelant les circonvolutions d’un cerveau (Mammillaria elongata ‘Cristata’ et plusieurs autres). Cactus désertiques.

Différents cultivars albinos de Gymnocalycium mihanovichii friedrichii. Photo: anaturalcuriostiy.org

• Cactus greffés: Deux espèces greffées l’une sur l’autre. Souvent, le cactus supérieur (généralement Gymnocalycium mihanovichii friedrichii cv), brillamment coloré (rouge, rose, orange, jaune, etc.) est en fait un albinos (sans chlorophylle) et ne peut pas pousser seul. Cactus désertiques.

Conseils de soins

Cactus sérieusement étiolés à cause d’un éclairage insuffisant, tristement une situation très courante. Photo: anskuhh s, houzz.com

On dit souvent que les cactus sont des plantes faciles à cultiver qui prospéreront n’importe où. Ce mythe est en bonne partie fondé sur leur capacité à «tenir» pendant des mois, parfois même des années, même dans les conditions les plus inappropriées. Même si le propriétaire est satisfait des résultats, puisque le cactus maltraité semble assez normal, la plante est souvent en train de mourir, vivant de ses réserves, mais ne montrant pas clairement sa détresse. Lorsque la mort arrive enfin, son propriétaire est souvent étonné, ne comprenant pas le pourquoi de cette déchéance.

Si vous considérez un cactus comme un produit jetable, une décoration temporaire conçue pour aller à la poubelle quand il cesse de bien paraître, vous pouvez le placer n’importe où, au soleil ou à l’ombre, à la chaleur ou au froid. Arrosez-le quand vous en avez envie ou pas du tout. Par contre, si telle est votre attitude, pourquoi ne pas acheter plutôt un cactus en plastique? Il durera plus longtemps et n’aura pas à subir une mort lente et agonisante.

Voici quelques conseils pour vraiment garder les cactus heureux et en bonne santé:

Les cactus désertiques doivent être placés près d’une fenêtre ensoleillée. Photo: http://www.westfargopioneer.com
  • Les cactus désertiques nécessitent généralement une lumière intense, voire le plein soleil. Les cactus forestiers, comme le cactus de Noël et le cactus orchidée, sont de meilleurs choix pour les situations de luminosité moyenne. D’ailleurs, une luminosité adéquate est la clé du succès: quand on leur donne un éclairage approprié, la plupart des cactus sont faciles à entretenir et peuvent vivre des décennies.
  • Un arrosage convenable est essentiel. Les cactus désertiques ne toléreront pas un arrosage excessif. Il faut les laisser sécher complètement avant de les arroser à nouveau. Donc, la négligence bénigne est le meilleur entretien. Si vous n’êtes pas certain si un cactus désertique a besoin d’arrosage, ce n’est probablement pas encore le bon moment! Pour le savoir, soulevez le pot: il sera considérablement plus léger lorsqu’il sera complètement sec. Ou utilisez un humidimètre, arrosant uniquement lorsque le cadran est bien dans la zone rouge (sèche). 
  • Pour les cactus forestiers, arrosez comme toute autre plante d’intérieur non succulente l’été, soit dès que le terreau est sec au toucher, mais un peu moins l’hiver. Il n’est pas nécessaire d’attendre que le terreau soit archisec.
  • Lorsque vous arrosez, faites-le abondamment, inondant la motte, mais sans laisser la plante reposer dans une soucoupe d’eau. Donner juste une cuillerée ou deux d’eau à la fois, une information pourtant offerte par plusieurs sites Web, est une grave erreur de culture qui provoque un stress persistant qui peut finir par tuer la plante. 
  • L’été, les cactus tolèrent très bien la température de nos demeures, climatisées ou non. Même un emplacement près d’une fenêtre très chaude ne les dérange pas, tant que la température ne reste pas longtemps au-dessus de 30 °C. (Les cactus peuvent tolérer 50 °C s’il le faut, mais alors, toute croissance cesse). Ils préfèrent davantage de fraîcheur l’hiver, mais peuvent quand même tolérer une pièce normalement chauffée à cette saison. Un hiver froid et sec, presque glacial, peut toutefois encourager certains cactus à fleurir.
  • On peut aussi placer les cactus en plein air l’été, sur la terrasse ou le balcon, tant qu’on les y acclimate graduellement au début.
  • Si vous vous absentez de la maison pendant un mois ou même deux, arrosez bien votre cactus et laissez-le à son emplacement habituel: il survivra. L’hiver, si vous baissez la température avant de partir, vous pouvez même laisser les cactus désertiques cinq ou six mois sans arrosage, ce qui en fait un excellent choix pour les retraités qui passent l’hiver dans le sud.
  • Si la plante doit être rempotée, utilisez un terreau relativement pauvre. Vous trouverez du terreau spécial pour cactus dans le commerce. Étant donné que les cactus ne tolèrent pas les terreaux constamment humides, le pot doit être muni d’un trou de drainage.
  • Évitez la culture en terrarium. Sans drainage et avec une aération insuffisante, les cactus y pourrissent plutôt que d’y prospérer.
  • Placez les variétés piquantes dans un endroit sûr s’il y a des enfants ou des animaux domestiques dans la maison. 

Conseils pratiques pour la présentation 

  • Un seul cactus ne suffit pas! Ces plantes sont plus attrayantes si plusieurs variétés sont présentées ensemble. 
  • Comme les cactus peuvent tolérer un entretien irrégulier, ce sont d’excellents choix pour les endroits souvent laissés à l’abandon (studio d’étudiant, bureau, etc.). 
  • Le cactus est un cadeau idéal du fait qu’il est proposé en diverses tailles, de mini cactus à de grands sujets. 
Jardin de cactus.
  • Les cactus paraissent très bien combinés dans un vase large et peu profond (jardin de cactus). Il faut toutefois que tous les «habitants» de ce biome aient les mêmes besoins en éclairage et en arrosage.
Un bon choix de pot mettra vos cactus en valeur.
  • Les cactus vont très bien tant dans les intérieurs classiques que modernes. Le look folklorique est très tendance, et pas besoin de se limiter à l’Amérique du Sud. Des pots artisanaux ornés de motifs folkloriques et colorés constituent une base joyeuse pour mettre le cactus, de nature plutôt austère, en valeur.  
  • Un thème estival ou vacancier convient bien à ces plantes (plage, Mexique, rocaille d’intérieur). 

Longue vie à votre cactus!

Cet article est adapté d’un communiqué de www.maplantemonbonheur.fr.
Sauf mention contraire, photos de www.maplantemonbonheur.fr
Styliste: Elize Eveleens, Klimprodukties.

Comment sauver un cactus pourri

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La pourriture est malheureusement un problème fréquent chez les cactus. Bien que des facteurs environnementaux entrent en jeu (la pourriture est plus fréquente lorsque la plante est trop arrosée, quand l’air est très humide, lorsque la tige a été blessée, après une infestation d’insectes, etc.), il est important de comprendre que la pourriture est en fait une maladie fongique ou bactérienne qui continuera probablement à se développer à moins que vous ne réagissiez.

La pourriture peut apparaître sur n’importe quelle partie d’un cactus, des racines à la pointe, bien que la pourriture de la couronne — celle qui commence à l’endroit où la tige rencontre le sol — soit peut-être la plus courante. Recherchez un tissu noir ou brun, mou, un peu enfoncé, parfois entouré de vert pâle ou de jaune.

La pourriture des racines est la plus sournoise, car elle est souterraine et donc hors de vue. Souvent, le premier signe est lorsque toute la plante commence à jaunir ou à s’affaisser.

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La partie ligneuse et brune à la base de ce cactus n’est pas de la pourriture, mais un aspect de son vieillissement naturel: aucun traitement n’est nécessaire. Photo: los-plantalones.tumblr.com

Beaucoup de cactus deviennent ligneux en vieillissant et alors leur base brunit. Ce n’est pas de la pourriture, mais un état tout à fait normal pour cette espèce. Si vous avez des doutes, essayez de peser sur la partie brunie avec un doigt (ganté, bien sûr: vous ne voulez pas vous blesser sur les épines!). Si elle est dure, ce n’est pas de la pourriture. Si la tige est molle, oui, elle pourrit.

Sauver un cactus pourrissant

Dans la nature, les cactus semblent souvent se guérir eux-mêmes de la pourriture en entourant la plaie avec du tissu calleux pour l’empêcher de se propager. C’est moins le cas à l’intérieur, sous l’éclairage faible et l’humidité plus élevée qu’on y trouve inévitablement. En outre, même si la pourriture cesse de s’étendre, la section pourrie laissera une plaie permanente, nuisant à l’apparence de votre plante. C’est pourquoi une «intervention chirurgicale» est recommandée.

Heureusement, vous n’avez pas besoin de huit ans de formation en médecine chirurgicale pour la mener à bien.

Outils stériles

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Stérilisez l’outil de coupe avant et après l’opération. Photo: rwadamslaw.info

Tout chirurgien vous dira que la stérilité en salle d’opération est vitale. Il en va de même pour l’intervention chirurgicale chez les cactus. Tout au long des opérations, gardez toujours vos outils de coupe stériles (couteau, sécateur, scie [pour les tiges très épaisses]) en les essuyant avec de l’alcool isopropylique (alcool à friction) avant de couper et entre chaque coupe.

Pourriture de la tige

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Coupez la tête du cactus pour éliminer la pourriture au-dessus. Photo: Green Lady, http://www.youtube.com

En cas de pourriture au-dessus du sol, près de la pointe ou au milieu de la tige, il suffit de couper la partie supérieure à l’aide d’un couteau tranchant ou d’un sécateur et de la jeter par la suite. Étudiez la plaie sur ce qui reste de la tige pour vous assurer qu’il n’y a aucun signe de pourriture (tissu sombre ou même simplement un peu orangé). Si vous voyez de la pourriture, coupez de nouveau encore plus bas jusqu’à ce que le tissu restant soit de toute évidence en bonne santé.

Vous pouvez traiter la plaie avec du soufre en poudre, un fongicide naturel, pour empêcher des microbes indésirables de s’y installer.

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Une ou plusieurs tiges de remplacement pousseront peu à peu. Avec le temps, elles finissent souvent par cacher la blessure. Photo: http://www.kaktusmichel.de

Au fil du temps, la plaie deviendra dure et calleuse et une ou plusieurs nouvelles tiges commenceront à se former juste en dessous. C’est à vous de décider si vous voulez conserver une tige ou plusieurs. Au fil du temps, la plante récupérera complètement… en supposant bien sûr que vous lui donniez les conditions de croissance qui correspondent à ses besoins.

Pourriture des racines ou de la couronne

Lorsque les racines ou la base de la tige montrent des signes de pourriture, il faut une intervention chirurgicale plus radicale. Oui, vous devrez décapiter la plante et bouturer la tête ainsi prélevée!

Cela ne fonctionnera que si la partie supérieure est toujours saine et verte. Si elle jaunit ou est déjà un peu molle, puis-je suggérer de tenir un petit service funèbre de cactus… puis d’aller en acheter un nouveau spécimen?

Présumons toutefois que la tête de la plante est encore saine, alors,  l’aide d’un couteau ou d’un sécateur, coupez le haut de la plante au-dessus de la pourriture visible. Après, éliminez la partie inférieure tout simplement. Si vous décidez de conserver le pot, veillez à bien le vider et le nettoyer avant de le réutiliser; et ce, pour éliminer les spores de pourriture qui pourraient y résider.

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Quand vous voyez qu’il y a encore de la pourriture, tranchez encore un peu plus haut! Photo: http://www.kuentz.com

Examinez maintenant la plaie de la bouture. Le tissu est-il sain? Si vous voyez la moindre nuance de brun ou d’orange, posez la bouture sur le côté et tranchez-en une autre section, comme vous trancheriez une carotte, puis répétez s’il le faut jusqu’à ce que la section restante ne présente plus de trace de pourriture. Parfois, vous constaterez en décapitant votre cactus que même si sa tête paraissait saine de l’extérieur, la pourriture s’est déjà largement propagée dans les tissus. Dans ce cas, il ne vaut pas la peine de continuer, mais courage! Dans la plupart des cas, la pourriture est plutôt assez localisée et vous atteindrez donc rapidement un tissu sain.

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Bouture fraîchement coupée. Laissez-la former un cal bien sec avant de la mettre en terre. Photo: thesucculentsource.com

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Appliquez du soufre sur la plaie. Photo: I’d Tap That, http://www.youtube.com

Lorsque vous êtes certain d’avoir excisé toute la pourriture et la «pré-pourriture» (tissu orangé), appliquez du soufre en poudre sur la plaie à titre préventif.

Finalement, mettez la bouture de côté le temps qu’un bon cal se forme.

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On peut laisser les boutures aux tiges épaisses, lentes à former un cal, debout. Photo: http://www.shroomery.org

La formation du cal peut prendre à peine une semaine pour un cactus à tige mince, mais jusqu’à trois mois ou plus pour un cactus à tige épaisse. Normalement, il suffit de poser la bouture sur le côté le temps que le cal se forme, mais si le processus doit durer quelques mois, l’extrémité supérieure de la tige commencera alors à se redresser, devenant alors courbée, ce qui gâchera la symétrie future du cactus. Pour prévenir cela, placez la bouture en position verticale, tout simplement.

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La bouture est prête quand le cal est sec et dur au toucher. Photo: http://www.zamnesia.com

Lorsque le cal est bien formé et donc que toute la surface coupée est sèche et dure, plantez la bouture dans un terreau sec en utilisant un terreau pour cactus si tel est votre choix. N’arrosez pas tout de suite. Donnez plutôt à la bouture quelques semaines dans un sol sec jusqu’à ce que des racines commencent à se former. Puis, commencez à arroser légèrement. Lorsque vous commencez à voir une nouvelle croissance saine au sommet de la tige, vous pouvez commencer à arroser normalement.

Cactus qui pousse en touffe

Dans le cas des cactus qui forment une touffe composée de nombreuses tiges, lorsque la pourriture apparaît sur seulement une tige ou deux, le traitement peut être aussi simple que de couper ou d’arracher les tiges atteintes de la maladie.

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Divisez la touffe et replantez les éclats. Photo: Michael Wolf, Wikimedia Commons

S’il s’avère que la pourriture est plus avancée, peut-être une pourriture des racines ou du collet qui affecte tout un côté de la plante, la meilleure solution est probablement la division. Retirez alors la plante de son pot et séparez la touffe en ne conservant que des tiges saines. Elles porteront probablement déjà des racines et, dans l’affirmative, vous pouvez simplement les planter dans un nouveau pot, sans pour autant arroser avant une semaine ou deux.

Si les tiges ne sont pas enracinées, considérez-les comme de petites boutures. Nettoyez-les et laissez-les sécher à l’air pendant quelques semaines, le temps que la toute petite plaie provoquée lors de la division forme un cale, puis mettez-les en pot. Encore, ne les arrosez pas au début. Commencez à le faire normalement lorsque vous observez qu’elles commencent à pousser.


Ainsi, oui, vous pouvez sauver un cactus pourri… du moins, la plupart du temps! Il vous suffisait de savoir comment faire.

Bien réussir les plantes succulentes

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Exposition de cactus et d’autres succulentes. Photo: Stephen Boisvert

Les plantes succulentes sont des plantes charnues généralement adaptées pour survivre dans les milieux arides. Leur caractéristique principale est leur capacité d’emmagasiner de l’eau dans leurs feuilles, leurs tiges ou leurs racines sous forme de sève (suc). D’ailleurs, le terme «succulent» veut dire «plein de suc».

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Les feuilles ou les tiges des succulentes sont pleines de suc. Ici, un aloès. Photo: Raul654, Wikimedia Commons

On appelle aussi ces végétaux «plantes grasses» à cause de leurs tiges ou feuilles épaisses qui leur donne une allure obèse, mais les botanistes préfèrent le terme «succulentes», car en fait, elles ne contiennent pas de graisse.

Cactus ou succulente?

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Les cactus (ici un Rebutia) sont tous des succulentes. On les reconnaît par leurs épines, leur tige dodue, l’absence de feuilles (à quelques exceptions près) et surtout, par leur aréole, la petite pointe de croissance poilue d’où partent les épines et les fleurs.

On dit couramment «cactus et succulentes», mais en fait, cette utilisation est redondante. Les cactus sont des succulentes, apparentant tous à l’une des rares familles végétales dont tous les membres sont des succulentes, les Cactacées. Donc, tous les cactus sont des succulentes… mais toutes les succulentes ne sont pas des cactus!

Une réaction évolutive à la sécheresse

La succulence a évolué indépendamment maintes fois dans la nature. D’ailleurs, on trouve des succulentes dans plus de 65 familles de plantes, allant des Bégoniacées aux orchidées!

En réaction à un climat qui devient de plus en plus sec, les plantes les plus capables de tolérer la sècheresse survivent et se multiplient alors que les plantes moins tolérantes sont graduellement éliminées. Quand ce processus se répète pendant des générations, éventuellement une plante mieux adaptée à la sécheresse évolue.

Évidemment, il y a plus d’une façon pour survivre à la sécheresse. Certaines plantes apprennent en entrer en dormance quand l’eau est rare, d’autres réduisent la taille de leurs feuilles (une bonne partie de l’eau que les plantes absorbent est perdue par évapotranspiration à partir des feuilles), encore d’autres adoptent une mode de vie annuelle et croissent et fleurissent après une pluie pour mourir seulement quelques semaines plus tard, etc. Stocker des réserves d’eau dans ses tiges ou ses feuilles est toutefois la façon la plus visible pour faire face à un climat aride.

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Euphorbia obesa est un exemple d’une succulente qui a abandonné ses feuilles et qui fait sa photosynthèse à partir de sa tige gonflée. Photo: Petar43, Wikimedia Commons

Plusieurs plantes succulentes, et notamment les cactées, ont abandonné leurs feuilles en cours de route. Ces plantes ont appris à faire la photosynthèse uniquement par leur tige verte. Ainsi les feuilles, qui peuvent perdre plus d’eau qu’une tige à cause du plus grand nombre de stomates qu’elles portent, ont été mises à l’écart. Dans le cas des cactus, les feuilles sont devenues des épines.

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Le feuillage succulent de l’Echeveria ‘Perle Von Nürnberg’ est tellement couvert de pruine qu’il paraît plus bleu que vert! Photo: Leonora Enking, Flickr

D’autres plantes, et notamment les nombreuses Crassulacées (crassulas, kalanchoés, sédums, etc.), ont conservé leurs feuilles, mais le nombre de stomates est réduit ou encore, les feuilles sont couvertes de cire blanche (pruine) ou de poils denses pour réduire la perte d’eau en reflétant les rayons intenses du soleil plombant.

L’évolution des succulentes a aussi mené à un type de photosynthèse assez surprenant, soit ce qu’on appelle un métabolisme acide crassuléen ou CAM.

La plupart des végétaux ouvrent grands leurs stomates le jour pour absorber le dioxyde de carbone (CO2) et font alors leur photosynthèse le jour à partir du gaz en circulation libre. Pour ne pas perdre trop d’eau à l’évapotranspiration, ils ferment leurs stomates la nuit, quand il n’y a pas de photosynthèse en cours.

Les plantes CAM, par contre, retardent leur respiration, n’ouvrant leurs stomates que la nuit quand la température est plus fraîche, ce qui réduit l’évapotranspiration. Pendant leur respiration nocturne, elles convertissent le C02 en acide malique et l’emmagasinent en attendant le retour du soleil. Puis elles la libèrent de nouveau le jour pour faire la photosynthèse en présence du soleil, alors que leurs stomates sont solidement fermés. C’est comme si la plante retenant son souffle pendant toute la journée!

Encore, le CAM a évolué indépendamment dans différentes familles de plantes.

Entretien des succulentes

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Opuntia polyacantha à l’état sauvage dans la très froide province de l’Alberta (zone 3), une belle preuve que certains cactus tolèrent bien les hivers froids.

Il existe des succulentes adaptées aux climats froids, notamment parmi les sédums (Sedum spp.) et les joubarbes (Sempervivum spp.). Il y a même des cactus rustiques (certaines Opuntia notamment)! Mais la majorité des succulentes sont des plantes tropicales ou subtropicales qu’on cultive, dans les régions froides, comme plantes d’intérieur.

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Il n’est pas du tout logique de cultiver des succulentes, qui préfèrent un milieu aride, dans un terrarium, où l’air est très humide… ce qui n’empêche pas aux stylistes d’en préparer pour la vente.

Les succulentes sont présentement très populaires auprès du grand public et on les voit utilisé à toutes les sauces, même dans des milieux où ils ne peuvent pas survivre, comme dans les intérieurs ombragés et les terrariums. Elles ont l’avantage, pour les stylistes (je fais une distinction entre les stylistes, qui sont des «placeurs de plantes» sans aucune connaissance des besoins des succulentes et les vrais horticulteurs qui, eux, savent comment les cultiver), de croître lentement et donc de mourir lentement. Même quand on les maltraite, elles peuvent souvent survivre pendant des mois.

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Succulentes couvertes de peinture: un crime contra la nature!

Certains énergumènes vont jusqu’à vaporiser de la peinture sur les succulentes avant de les vendre pour les rendre plus accrocheurs. Certains vendeurs prétendent même que cela ne nuit pas à leur santé. C’est évidemment faux. La peinture réduit la capacité des succulentes de faire de la photosynthèse et la photosynthèse est à la base-même de la survie de toute plante. Les vendeurs de plantes peintes comptent sur la capacité des succulentes de survivre longtemps malgré les mauvais traitements qu’on leur inflige, voilà tout. Un tel traitement relève davantage de l’horreurculture que de l’horticulture!

(Éventuellement, les succulentes peintes produiront des feuilles normales dans un effort de survivre au mauvais traitement, mais plusieurs meurent du traumatisme avant de récupérer complètement.)

En tant que jardinier, je tiens à traiter les plantes que je cultive avec respect et j’espère que c’est aussi votre intention. Voici alors quelques conseils :

Éclairage

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Tristes succulentes: la store coupe leur lumière et elles sont plantées dans des pots sans trous de drainage. Il est peu probable qu’elles survivent longtemps.

Pour la vaste majorité des succulentes, le plein soleil, donc une fenêtre exposée au sud, est idéal. Par contre, elles s’accommoderont quand même assez bien d’un éclairage moyen (près d’une fenêtre à l’est ou à l’ouest, par exemple), tant qu’elles reçoivent quelques heures de soleil direct chaque jour. La plupart souffrent, par contre, quand on les éloigne de plus d’un mètre de la fenêtre. L’hiver, surtout, quand la lumière est si faible, l’idéal est de les placer tout près d’une fenêtre orientée au sud.

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Cactus sérieusement étiolé par un manque chronique de lumière

Une succulente qui manque de lumière ne montre pas toujours clairement sa détresse, mais si sa tige s’allonge excessivement, si ses branches deviennent retombantes plutôt que dressées et si ses feuilles sont plus petites qu’elles ne l’étaient à l’achat, la plante essaie de vous dire que ça ne va pas. Certaines succulentes arrêtent tout simplement de pousser quand la lumière est insuffisante. Si la vôtre ne croît pas du tout, surtout l’été, ce n’est pas bon signe!

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Les feuilles de ce crassula ou plante jade (Crassula ovata) sont ourlées de rouge pendant l’été, un signe qu’il reçoit assez de lumière.

Un signe que la plante reçoit un éclairage adéquat est quand le feuillage devient ourlé de rouge pendant les mois d’été. Cela démontre qu’elles reçoivent vraiment l’éclairage qu’elles préfèrent. On voit notamment ce phénomène chez les crassulas et les echeverias.

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Haworthia fasciata tolère relativement bien une certaine ombre.

Il existe toutefois quelques succulentes qui tolèrent l’ombre (mais il doit quand même y avoir un peu de soleil quotidien!), notamment certains haworthias (Haworthia spp.), surtout les variétés à feuilles vert foncé, gasterias (Gasteria spp.) et sansevières (Sansevieria spp.). Si vous devez placez une succulente loin du soleil direct ou devant une fenêtre faisant face au nord, ce sont de bons choix. Notez que même ces succulentes préfèrent un bon éclairage (la sansevière, notamment, ne fleurira que lorsqu’elle est placée au soleil), mais elles «tolèrent» bien moins que l’idéale.

Arrosage

La vaste majorité des succulentes ont une croissance nettement saisonnière. Elles croissent au printemps et à l’été et entrent en dormance (ou presque) à la fin de l’automne et à l’hiver. Donc, il faut arroser davantage entre mars et octobre et moins l’hiver.

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Arrosez bien les succulentes, puis laissez le terreau s’assécher complètement.

Si vos succulentes poussent dans un pot avec des trous de drainage, l’arrosage est facile. Pendant l’été, arrosez-les comme n’importe quelque plante d’intérieur, humidifiant complètement la motte de racines à chaque fois, mais jetant tout surplus d’eau qui s’accumule dans la soucoupe. Touchez au terreau pour être certain qu’il est sec avant d’arroser nouveau, mais normalement, un arrosage par semaine conviendrait.

Pendant l’hiver, vaut mieux laisser le terreau s’assécher avantage. Il est plus difficile de juger leur besoin en arrosage à cette période, mais souvent un arrosage aux deux semaines suffit. Et si vous gardez la température très fraîche l’hiver (5 à 10˚C), peut-être même qu’aux 2 mois!

Si la succulente pousse dans un pot sans trou de drainage, en terrarium ou dans un montage décoratif quelconque, l’arrosage est beaucoup plus compliqué. Juste un peu trop d’eau et la pourriture s’installe. Donc, habituellement il faut plutôt compter sur la capacité des succulentes de tolérer les mauvais traitements et les arroser moins que ce qu’elles n’auraient préféré. Elles peuvent vivre pendant des mois, même pendant des années, dans un état de stress hydrique sans que cela ne paraisse trop. Essayez de leur donner quelques cuillerées d’eau à la fois, mais seulement quand leur terreau est bien sec.

Température

La plupart du temps, la température de nos demeures est adéquate pour la culture des succulentes: elles tolèrent à la fois la chaleur de l’été et la fraîcheur relative de l’hiver. Les cactus désertiques et les agaves, pour la plupart, préfèrent toutefois une température carrément froide l’hiver (combinée avec des arrosages très espacés): 5 à 10˚C. Dans le cas des cactus désertiques, cela aide à stimuler la floraison qui suivra au printemps ou à l’été.

Humidité

On n’a pas rarement de prendre en considération l’humidité ambiante quand on culture des succulentes. Elles s’accommodent autant de l’air sec que de l’air moyennement humide (l’humidité dans nos maisons dépasse rarement 50%). Attention toutefois: quand l’air est très humide, plus de 60%, comme dans un terrarium, les besoins en arrosage deviennent minimaux et les risques de pourriture augmentent sérieusement.

Terreau

Ces plantes à croissance lente peuvent passer dans années dans le même pot. Quand on les rempote, on peut utiliser un terreau à cactus ou même un terreau ordinaire.

Beaucoup de gens aiment bien couvrir leur terreau avec une couche de pierres décoratives. Ça fait chic, mais attention: il faut tasser les pierres et toucher au véritable terreau pour juger si la plante a besoin d’arrosage.

Engrais

Donnez-en parcimonieusement, à pas plus que 1/8e de la dose recommandée, et seulement de mars à octobre. N’importe quel engrais conviendra. D’ailleurs, si jamais vous n’appliquez d’engrais, elles vont quand même très bien pousser!

Multiplication

Chaque succulente offre des possibilités de multiplication différentes: boutures de tiges, boutures de feuille, division, semis, greffage, etc. Consultez une fiche sur la plante en question avant de procéder.

Insectes et maladies

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Cochenilles farineuses sur un Opuntia. Photo: Ann Verga, Flickr

Les trois insectes nuisibles les plus répandus chez les succulentes sont les cochenilles farineuses, les cochenilles de la racine et les cochenilles à carapace. Tous arrivent sur les plantes infestées, donc isoler les nouvelles plantes pendant 40 jours et les inspecter attentivement avant de les présenter à votre collection. Ils peuvent être difficiles à éliminer et il peut être nécessaire d’éliminer la plante infestée.

La pourriture des racines et la pourriture de la tige, causées par toute une gamme d’espèces de champignons, sont les maladies les plus courantes. Pour les prévenir, évitez de maintenir le terreau trop humide et assurez une bonne aération. Une fois que la pourriture est présente, la seule chose à faire est d’essayer de prendre des boutures à partir d’une section de plante non infectée.

Un été en plein air

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Les succulentes préfèrent passer l’été en plein air… tant que leur pot contient des trous de drainage, du moins.

La plupart des succulentes apprécient beaucoup un été en plein air, mais ne sortez pas les succulentes cultivées dans un pot sans trou de drainage: comme il n’y a aucune possibilité d’évacuer les surplus d’eau, la moindre pluie pourrait leur être fatale.

Il faut quand même acclimater graduellement les succulentes au soleil à leur sortie, en les plaçant quelques jours à l’ombre et ensuite quelques jours à la mi-ombre avant de les exposer à sa pleine intensité du soleil direct.

Et voilà! Un rapide survol des succulentes: à vous maintenant de les découvrir!20170322AStephen Boisvert