Collier élisabéthain comme outil d’empotage

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Rempoter un cactus de Noël (Schlumbergera truncata) n’est pas facile. Avec ses tiges arquées et son port en parapluie, même pleureur, on peine même à le dépoter sans briser des branches. Mais vous pouvez utiliser le collier élisabéthain de votre chien ou votre chat pour délicatement repousser les branches vers le haut, hors du champ de vision et de la zone de travail, pendant le rempotage, assurant un rempotage facile et sans dommage.

Cactus fraîchement transplanté, sans aucun dommage.

Essayez la même méthode pour rempoter d’autres plantes à feuilles ou tiges arquées comme la fougère de Boston (Nephrolepis exaltata) ou la plante-araignée (Chlorophytum comosum).

Merci à Denise B. pour le truc et les photos!

Une légende du cactus de Noël

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Cactus de Noël (Schlumbergera spp.). Source: worldofsucculents.com

La plupart des légendes sont de tradition orale et leur origine est perdue dans la nuit des temps… mais il a bien fallu qu’elles commencent quelque part. Voici alors une légende de ma plume, mais toute simple, pour les jeunes et les moins jeunes, présentant l’origine imaginée de l’une de nos plantes de Noël préférées.


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Il était une fois un petit garçon nommé Paolo qui demeurait seul avec sa mère, Silvia, dans un petit village du sud du Brésil; ils vivaient pauvrement, mais convenablement, avec l’argent qu’elle faisait comme lavandière. C’était un travail dur et monotone, mais elle le faisait sans se plaindre, car c’était une femme fière.

Un matin, cependant, la fatigue accumulée eût raison de Silvia qui tomba malade avec de la fièvre, et Paolo la trouva étendue dans son lit, incapable de se lever. Malgré ses sept ans, il était un petit garçon bien vaillant et il entreprit non seulement de s’occuper de sa mère malade, mais aussi de trouver de quoi soutenir la petite famille. Trop petit pour faire le lavage, il ne trouva rien d’autre que de ramasser des branches et de préparer des fagots qu’il vendit aux autres villageois pour quelques sous. Il gagna ainsi à peine assez d’argent pour acheter du gruau, seule nourriture que ses faibles revenus lui permettaient d’acheter.

Découragée et mal nourrie, Silvia ne réussit pas à se débarrasser de sa fièvre et dut garder le lit alors que Paolo faisait tout ce qu’il pouvait pour aider sa mère à regagner sa santé. Comme Pâques approchait, il se mit à la recherche d’un cadeau pour rehausser son état d’esprit.

20181225D Niccokuntzman, openclipart.org .jpgTout près du village, il y avait, sur un flanc de montagne, des cactus de tout acabit: petits et ronds ou grands et cylindriques, ils étaient toujours majestueux. Paolo décida d’en rapporter un à sa mère et choisit un beau cactus cierge, avec deux bras solides, qui lui faisait penser à une sculpture, et le mit en pot pour le présenter à sa mère. En voyant le beau cactus, sa mère sourit pour la première fois depuis des mois. Paolo espérait que cela fut un signe de rétablissement, mais sa mère demeura malade.

20181225E LH.jpgÀ la fête des Mères, il retourna sur la montagne et rapporta un petit cactus boule couvert d’épines argentées. Là encore, sa mère sourit et, cette fois, réussit à lever la tête pendant quelques minutes, mais peu après, elle sombra de nouveau dans les tourments de sa fièvre.

20181225F LH.zazzle.com & amazon.com.jpgPour la Fête de João Batista, la fête du village, Paolo remonta la côte de la montagne et trouva encore un cactus pour sa mère, cette fois-ci un cactus rampant appelé reine de la nuit qui portait d’énormes boutons de fleurs. Quand il arriva chez lui le soir venu, les boutons s’épanouirent magiquement, révélant de magnifiques fleurs blanches si parfumées que leur effluve remplit la hutte tout entière. Sous une telle influence, Silvia ne put que se sentir mieux et s’assit dans son lit et les admira durant toute la nuit. Le lendemain matin, cependant, les fleurs se fanèrent aussi rapidement qu’elles s’étaient épanouies et Silvia sombra de nouveau dans la fièvre.

20181225G.jpgLa veille de Noël, alors que la maladie de sa mère approchait le seuil d’une deuxième année, Paolo retourna sur la montagne à la recherche d’un autre cactus pour égayer sa mère: malheureusement, il ne restait plus qu’un petit cactus chétif aux segments aplatis et sans le moindre attrait. Découragé, Paolo se mit à pleurer, ce qu’il fit si fort que des gouttes de sang perlèrent de ses yeux, s’accumulant aux extrémités des tiges du petit cactus.

Alors, il se produisit un miracle comme il peut seulement en arriver à la veille de Noël: les gouttes de sang se changèrent en boutons de fleurs. Lorsque Paolo essuya sa dernière larme et regarda à nouveau le petit cactus, il vit qu’il était loin d’être chétif et sans attrait, mais recouvert de fleurs rouges retombantes. Surpris et excité, Paolo ramassa le petit cactus et l’apporta à sa mère, le plaçant bien en vue dans la hutte. À minuit, il réveilla sa mère qui, surprise par la beauté du cadeau de son fils, put non seulement s’asseoir dans son lit, mais même se lever.

20181225H LHPaolo craignait que la floraison ne dure qu’une seule soirée, comme celle de la reine de la nuit, mais le lendemain le petit cactus était encore en fleurs et, encore une fois, sa mère se leva pour mieux le voir et put cette fois faire un premier pas. Ainsi, tous les jours, sous l’influence des magnifiques fleurs du petit cactus, elle prit du mieux et, lorsque la dernière fleur se fana, plusieurs semaines plus tard, elle était complètement rétablie et put reprendre son ouvrage. Avec les revenus conjoints de Silvia la lavandière et de Paolo, qui continua le métier de fagotier qu’il avait appris durant la maladie de sa mère, tous deux purent bien se nourrir et donc vivre en bonne santé.

Depuis ce jour, le petit cactus chétif et sans intérêt est devenu le célèbre cactus de Noël, se parant tous les ans de boutons floraux ayant la forme de gouttes de sang et de magnifiques fleurs retombantes pour égayer les maisons du monde entier dans le temps des Fêtes.

Illustrations: jardinierparesseux.com, Niccokuntzman openclipart.org, zazzle.com, amazon.com & plantsarethestrangestpeople.blogspot.com, montage: jardinierparesseux.com

50 plantes d’intérieur qui tolèrent l’air sec

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La plupart des plantes d’intérieur sont malheureuses quand l’air de nos demeures est aussi sec que celui d’un désert. Source: pexels.com

L’air sec est un problème majeur pour les plantes d’intérieur pendant l’hiver… et d’ailleurs, pour toute plante qui pousse à l’intérieur (semis, boutures, etc.) à cette saison. Lorsque l’humidité atmosphérique est inférieure à 40%, ce qui est certainement le cas dans de nombreuses maisons, les plantes s’efforcent de compenser en transpirant plus abondamment, c’est-à-dire en libérant de l’eau par leurs stomates (pores respiratoires). Plus l’air est sec, plus elles transpirent, et cela peut les conduire à perdre leur eau plus rapidement que les racines ne peuvent la remplacer, endommageant les tissus fragiles des feuilles et des fleurs. Cela peut conduire à toutes sortes de symptômes de stress: flétrissement, boutons floraux brunis ou avortés, feuilles qui se recourbent, feuilles aux pointes brunes, mort de la plante, etc.

Les feuilles stressées par l’air sec sont également plus sujettes aux dégâts des ravageurs (araignées rouges, aleurodes, thrips, etc.)

Certaines plantes tolèrent l’air sec

Cela dit, de nombreuses plantes, en particulier celles qui sont originaires de climats arides ou qui sont exposées à de longues périodes de sécheresse dans la nature, ont développé des façons de compenser l’air sec. Les cactus et les plantes succulentes, par exemple, sont généralement très résistants à l’air sec, de même que certaines plantes épiphytes, comme les hoyas.

Certaines plantes résistent à l’air sec en produisant des feuilles avec moins de stomates que la normale, réduisant ainsi la perte d’eau. Beaucoup ont même abandonné l’utilisation de feuilles et respirent par leurs tiges vertes (beaucoup de cactus, par exemple). D’autres gardent leurs stomates fermés pendant le jour, quand le soleil est le plus chaud et la perte d’eau, donc, plus importante, respirant seulement la nuit. (C’est ce qu’on appelle le métabolisme acide crassuléen ou CAM.) En d’autres termes, elles retiennent leur souffle 12 heures par jour!

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Souvent, les plantes résistantes à l’air sec ont un feuillage épais et ciré. Source: davisla.wordpress.com

De plus, les plantes résistantes à l’air sec ont souvent des feuilles ou des tiges très épaisses et recouvertes de cire, de poudre ou de poils, d’autres facteurs qui réduisent l’évapotranspiration.

Plantes d’intérieur qui tolèrent l’air sec

La liste qui suit présente quelques plantes d’intérieur qui ne seront pas dérangées outre mesure si l’air dans votre maison est plutôt sec. Non pas qu’elles souffrent si vous augmentez l’humidité à des niveaux plus acceptables (la plupart des plantes préfèrent une humidité relative de 50% ou plus), ce qui est bon pour votre santé aussi, mais si vous ne pouvez tout simplement pas améliorer l’humidité atmosphérique, au moins les plantes suivantes n’en souffriront pas trop!

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Les feuilles épaisses et serrées les unes contre les autres aident Aeonium arboreum ‘Atropurpureum’ à survivre à l’air sec. Source: Bernard Dupont, Wikimedia Commons

  1. Aeonium spp. (aeonium)
  2. Agave spp. (agave)
  3. Aglaonema spp. (aglaonéma)
  4. Aloe spp. (aloès)
  5. Ananas comosus (ananas)
  6. Aspidistra elatior (aspidistra)
  7. Beaucarnea recurvata (pied d’éléphant)
  8. Cephalocereus senilis (barbe de vieillard)
  9. Cereus peruvianus (cactus cierge)
  10. Ceropegia woodii (chaîne de cœurs)
  11. Clivia miniata (clivia)
  12. Crassula ovata (plante jade)
  13. Crassula spp. (crassula)
  14. Cryptanthus spp. (cryptanthe)

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    D’habitude, les feuilles épaisses du dieffenbachia résistent bien à l’air sec, mais remarquez comme cette feuille est légèrement endommagée vers sa pointe. Source: Forest & Kim Starr, Wikimedia Commons

  15. Dieffenbachia spp. (dieffenbachia)
  16. Echeveria spp. (echeveria)
  17. Echinocactus grusonii (coussin de belle-mère)
  18. Epipremnum aureum (pothos)
  19. × Epicactus (cactus orchidée)
  20. Euphorbia lactea (euphorbe candélabre)
  21. Euphorbia milii (couronne d’épines)
  22. Euphorbia tirucalli (plante-crayon)
  23. Ficus elastica (caoutchouc)
  24. Ficus lyrata (figuier lyre)
  25. Gasteria spp. (gasteria)
  26. Gymnocalycium mihanovichii friedrichii ‘Hibotan’ (cactus boule rouge)
  27. Haworthia spp. (haworthia)
  28. Hippeastrum cvs (amaryllis
  29. Hoya carnosa (hoya, fleur de porcelaine)
  30. Kalanchoe (kalanchoé)
  31. Ledebouria socialis (scille violacée)

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    Peu de végétaux résistent aussi bien à l’air sec que les pierres vivantes. Source: Dysmorodrepanis, Wikimedia Commons

  32. Lithops spp. (pierre vivante)
  33. Mammillaria spp. (mammillaire)
  34. Opuntia spp. (cactus raquette, oponce)
  35. Pachypodium lamerei (palmier de Madagascar)
  36. Pelargonium graveolens (pélargonium odorant, géranium odorant)
  37. Pelargonium × hortorum (pélargonium des jardins, géranium des jardins)
  38. Peperomia obtusifolia, P. clusiifolia (pépéromia)
  39. Philodendron hederaceum oxycardium (philodendron grimpant)
  40. Rhipsalis spp. (rhipsalis)
  41. Sansevieria trifasciata (sansevière, langue de belle-mère)
  42. Schlumbergera (cactus de Noël)
  43. Sedum spp. (sédum, orpin, queue d’âne)

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    Les petites feuilles presque rondes de Senecio rowleyanus réduisent la surface exposée à l’air sec. Source: Forest & Kim Starr, Wikimedia Commons

  44. Senecio rowleyanus (collier de perles)
  45. Senecio serpens (séneçon bleu craie)
  46. Stapelia spp. (fleur de charogne)
  47. Streltizia reginae (oiseau de paradis)
  48. Syngonium spp. (syngonium)
  49. Yucca elephantipes (yucca sans épine)
  50. Zamioculcas zamiifolia (faux zamier)20171227A pexels.com

Les plantes de Noël autour du monde

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Il y a différentes plantes associées à Noël à travers le monde. Source: jardinierparesseux.com

Je pense que je peux dire sans me tromper que la plante de Noël la plus populaire en Amérique du Nord est le poinsettia (Euphorbia pulcherrima): les magasins en regorgent à cette saison! Mais d’autres plantes aussi sont populaires: le cactus de Noël (Schlumbergera spp.), le kalanchoé de Noël (Kalanchoe blossfeldiana), l’amaryllis (Hippeastrum spp.), le piment de Noël (Capsicum annuum), le cerisier de Jérusalem (Solanum pseudocapsicum), la fougère givrée (Selaginella martensii ‘Frosty’), le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla) et, bien sûr, le sapin de Noël (Abies balsamea et autres). Depuis quelques années, le thé des bois, aussi appelé gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens), s’est ajouté à la liste.

Mais les plantes de Noël diffèrent autour du monde. Jetons un coup d’œil sur ce qu’il se passe ailleurs.

Nouvelle-Angleterre

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Polystichum acrostichoides. Source: Krzysztof Ziarnek, Kenraiz

En plus des plantes précitées, j’ajouterais à la liste des plantes de Noël le polystic faux-acrostic (Polystichum acrostichoides), qu’on appelle aux États-Unis «Christmas fern» (fougère de Noël), car ses frondes sont persistantes et peuvent servir dans la fabrication de guirlandes et de couronnes. La même fougère pousse aussi au Québec, mais nous ne semblons pas l’utiliser comme décoration de Noël.

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Ilex verticillata Berry Poppins®. Source: Proven Winners.

Les branches de houx verticillé (Ilex verticillata), à feuilles caduques, donc sans feuilles à Noël mais chargées de baies rouges, sont fort appréciées dans les arrangements de Noël dans cette région. Encore une fois, cette plante pousse également chez nous et les branches sont parfois vendues dans les boutiques des fleuristes, mais elles ne semblent pas spécialement associées au temps des Fêtes au Québec.

En Europe

En général, les plantes présentées dans le premier paragraphe (poinsettias, cactus de Noël, kalanchoé de Noël, etc.)  sont populaires en Europe aussi, bien que le poinsettia, qu’on appelle étoile de Noël en France, ne domine pas le paysage à Noël comme il le fait de l’autre côté de l’Atlantique. Mais il y a d’autres plantes associées avec Noël (et le jour de l’An) qui sont plus propres à l’Europe.

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Ilex aquifolium. Source: AnemoneProjectors, Wikimedia Commons

Par exemple, le houx (Ilex aquifolium), un symbole de Noël très important, est un arbuste ou même un grand arbre aux feuilles persistantes dentées et aux fruits rouges qu’on cultive dans bien des jardins de l’Ancien Monde.

Nous le connaissons au Québec, mais surtout sous la forme de cartes de Noël et de guirlandes de plastique, car les houx à feuillage persistant sont rarement assez rustiques pour notre climat et ceux qui le sont sont de petits arbustes frileux généralement emballés de géotextile à Noël et donc inaccessibles.

En Europe, par contre, les branches de houx sont utilisées abondamment à Noël. On les fixe aux portes et aux fenêtres des maisons. Aujourd’hui, on prétend que c’est en guise d’invitation, mais en fait, cette tradition relève d’une vieille croyance selon laquelle ces branches empêchaient les mauvais esprits d’entrer.

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Bouquet de gui suspendu. Source: mistletoematters.wordpress.com

La tradition d’utiliser du gui (Viscum album) — avec ses petits fruits ronds blancs translucides — comme décoration du jour de l’An est encore très répandue sur le Vieux Continent et date d’ailleurs de l’époque des druides, mais peine à survivre en Amérique. C’est que le gui, une plante parasite qui vit aux dépens de son arbre hôte, ne pousse pas dans le nord-est du continent nord-américain, et qu’on ne peut même plus obtenir des branches de gui fraîches. Il y a quand même des guis nord-américains similaires, notamment dans le genre Phoradendron, qui sont présents dans le sud et l’ouest de l’Amérique du Nord, mais la tradition de s’embrasser sous le gui se perd néanmoins en Amérique alors qu’elle est plus tenace en Europe.

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Couronne d’Hedera helix. Source: bcinvasives.ca

Le lierre européen ou lierre anglais (Hedera hélix) est la guirlande traditionnelle des Fêtes en Europe. On en décore copieusement les maisons à Noël… et pourquoi pas, puisque cette grimpante à feuillage persistant pousse abondamment partout! Cette tradition ne semble jamais s’être établie en Amérique du Nord, sans doute parce que le lierre n’y est pas indigène, mais qu’il y existe surtout comme plante d’intérieur, plus rarement comme grimpante ou couvre-sol en plein air, et est donc de distribution beaucoup plus limitée.

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Rose de Noël (Helleborus niger). Source: 4028mdk09, Wikimedia Commons

La rose de Noël (Helleborus niger), qui n’est pas du tout un rosier (Rosa sp.), mais plutôt une plante vivace, est la plante de Noël dans le sud-est de l’Europe, là où l’Église orthodoxe domine. Leur Noël a lieu au milieu de janvier quand cette vivace est en fleurs: c’est la première fleur de l’année, d’ailleurs. On l’utilise surtout en plate-bande, mais il s’en vend aussi des potées fleuries dans les jardineries. Ailleurs, cette plante fleurit trop tard pour être une plante de Noël: à Pâques ou même en mai au Québec!

En Europe, le «sapin de Noël» est souvent un épicéa (épinette) ou un pin, voire un genévrier ou un autre conifère, selon ce qui est disponible localement.

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Bûche de Noël. Source: maeclair.net

Dans beaucoup de régions d’Europe, la tradition de la bûche de Noël demeure profondément ancrée. Les Québécois seront surpris d’apprendre qu’il s’agit d’une véritable bûche, une grosse, qu’on allume en soirée la veille de Noël et qui brûle pendant tout la nuit et jusqu’au soir de Noël le lendemain. Au Québec — on ne sait pas trop comment —, la bûche est devenue un… gâteau!

Dans les Balkans, on appelle la bûche de Noël «badnjak» (ou «budnik», selon la langue locale) et c’est toujours un chêne (Quercus), symbole de longévité. Ceux qui n’ont pas de foyer où brûler une bûche vont souvent décorer leur appartement avec des brindilles de chêne.

Grèce et Moyen-Orient

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Couronne décorée de grenades (Punica granatum). Source: http://www.clubbotanic.com

La principale plante de Noël dans cette région est la grenade (Punica granatum), qui mûrit justement à cette saison. On en décore portes, foyers, tables, etc., autant avec le vrai fruit rouge qu’avec des grenades artificielles.

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Fragon faux houx (Ruscus aculeatus). Source: Dominicus Johannes Bergsma, Wikimedia Commons

D’autres plantes souvent utilisées dans les décorations sont le fragon faux houx (Ruscus aculeatus) et le buisson ardent (Pyracantha spp.), les deux au feuillage persistant vert et aux baies rouges. D’ailleurs, ces deux plantes sont utilisées de cette façon un peu partout dans le sud de l’Europe.

En Israël, on offre des branches d’olivier (Olea europaea) à Noël aux amis en symbole de paix.

Mexique

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Poinsettias en vente au Mexique dans un marché à Noël. Source: casita-colibri.blog

Le poinsettia (Euphorbia pulcherrima) est originaire du Mexique et est populaire dans ce pays, où on l’appelle «flor de Nochebuena» (fleur de la nuit sainte). On décore aussi avec le fragon faux houx et le buisson ardent, comme dans le sud de l’Europe, ainsi qu’avec des plantes locales qui sont attrayantes à Noël.

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Punch de Noël mexicain avec fruits de manzanita (Crataegus mexicana). Source: www.goya.com

La manzanita, aussi appelée tejocote ou manzanilla (Crataegus mexicana), une aubépine à gros fruits, est autre plante traditionnellement utilisée comme décoration de Noël dans bien des régions d’Amérique centrale. On enfile les fruits orange sur un fil comme guirlande et l’on s’en sert aussi pour produire le punch de Noël.

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Noche de Los Rábanos. Source: AlejandroLinaresGarcia, Wikimedia Commons

L’une des traditions les plus curieuses est cependant la Nuit des radis (Noche de Los Rábanos), fêtée dans la région d’Oaxaca, où l’on sculpte des radis et prépare des montages de radis pour le 23 décembre.

Amérique du Sud

De l’autre côté de l’Équateur, il y a une complication: les plantes fleurissent à la saison opposée à celle de l’hémisphère Nord, donc nos plantes de Noël fleurissent en général… six mois trop tard! Ainsi, le poinsettia est appelé «fleur de Pâques» (flor de pascua) dans bien des pays d’Amérique du Sud, car il fleurit à cette saison alors que notre cactus de Noël (Schlumbergera) est appelé «flor de Maio» (fleur de mai) dans son pays d’origine, le Brésil. En contrepartie, c’est notre cactus de Pâques (Hatiora gaertneri, anc. Rhipsalidopsis gaertneri) qui devient le «cactus de Navidad» (cactus de Noël) en Amérique du Sud. C’est littéralement le monde à l’envers!

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Faux-poivrier (Schinus terebinthifolius). Source:Javier Alejandro, flickr

À la place de «nos» fleurs de Noël, les Sud-Américains ont tendance à utiliser comme plantes des Fêtes des plantes indigènes qui fleurissent ou qui fructifient à la fin de décembre. Des branches de faux-poivrier (Schinus terebinthifolius et S. molle), connu dans le nord pour le poivre rose qu’il produit, sont par exemple utilisés pour décorer les églises et les maisons dans le temps des Fêtes, car elles sont remplies de petites baies rouges à cette saison.

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Orchidée de Noël vénézuélienne (Cattleya percivaliana), QuazDelaCruz,

Au Venezuela, c’est une orchidée qui annonce Noël: Cattleya perciviliana. Ailleurs en Amérique du Sud, c’est plutôt Angraecum sesquipedale, originaire de Madagascar, mais populaire dans plusieurs pays, qu’on appelle «orquídea de navidad» (orchidée de Noël) ou «estrella de Belén» (étoile de Bethléem) pour ses grosses fleurs étoilées blanches qui s’épanouissent à cette saison. Dans certaines régions d’Amérique du Sud, d’autres plantes à fleurs étoilées blanches qui fleurissent à la bonne saison portent le nom «estrella de Bélen», par exemple un bulbe appelé Ornithogalum umbellatum.

Au Paraguay, on décore la maison et les crèches de «flores de coco», soit les longues inflorescences parfumées d’un palmier, le coyol (Acrocomia aculeata), une tradition préchrétienne qui vient du peuple guarani indigène.

Asie

En général, le concept de Noël est relativement récent sur ce continent et c’est surtout une fête commerciale d’inspiration américaine. Il n’y a pas de plantes vraiment traditionnelles associées avec cette célébration, du moins, pas de longue date. La plupart des plantes de Noël sont donc des introductions récentes, généralement les mêmes plantes de Noël qu’on voit en Amérique du Nord (poinsettias, cactus de Noël, etc.). On voit, par exemple, des sapins de Noël dans les centres commerciaux, rarement chez les gens, et habituellement ils sont artificiels.

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Bambou céleste (Nandina domestica). Source: http://www.mailordertrees.co.uk

La population chrétienne au Japon est plus solidement établie que dans la plupart des pays asiatiques et a adopté la tradition du sapin de Noël, habituellement un véritable sapin ou un épicéa (épinette). Le bambou céleste, Nandina domestica, qui n’est pas un bambou du tout, mais un arbuste, décore les jardins à cette saison avec ses fruits écarlates et ses feuilles rouges. Le chrysanthème (Chrysanthemum morifolium), populaire en toute saison au Japon, l’est particulièrement à Noël aussi.

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Pomme imprimée portant un souhait de paix. Source: gbtimes.com

En Chine, on donne souvent une pomme emballée de papier de couleur ou avec une image imprimée sur son épiderme la veille de Noël, car le mot mandarin pour «veille de Noël», soit «nuit de paix» (Ping’an Ye), ressemble au mot pomme (píngguǒ).

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Palmier de Noël (Adonidia merrillii). Source: palmpedia.net

Dans les régions tropicales d’Asie, il y a le palmier de Noël (Adonidia merrillii), mieux connu sous son ancien nom, Veitchia merrillii, qui fait office de symbole de Noël. Avec son tronc trapu et ses frondes relativement courtes, il ressemble à un palmier royal nain… et il se décore de fruits rouges à Noël. Originaire des Philippines et de la Malaisie, ce palmier est maintenant cultivé un peu partout dans les tropiques, pas seulement en Asie.

Enfin, en Inde, le cyprès de Monterey doré (Cupressus macrocarpa ‘Goldcrest’) commence à se populariser comme sapin de Noël, mais autrement, cette fête est peu célébrée dans ce pays.

Afrique

Les traditions des plantes de Noël sont davantage établies dans le sud de l’Afrique que dans le centre et le nord, apportées dans cette région par les Européens qui s’y sont établis (notamment les Néerlandais et les Anglais).

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La « fleur de Noël » en Afrique du Sud est l’hortensia (Hydrangea macrophylla). Source: pxhere

Encore, les saisons étant inversées, leur choix de plantes de Noël est fort différent de celui des Européens et des Nord-Américains. Notamment, l’hortensia (Hydrangea macrophylla), bien connu dans l’hémisphère Nord pour sa floraison estivale, s’y appelle «Christmas flower» (fleur de Noël) et est probablement la plante de Noël la plus populaire! Par contre, on y trouvera quand même aussi des potées de poinsettias, les pépiniéristes locaux ayant réussi à les faire fleurir pour Noël en couvrant les serres de production de toiles noires à partir de 18 h pour assurer les jours courts nécessaires à l’initiation de leur floraison.

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Christmas bells (Sandersonia aurantiaca), une plante à bulbe. Source: http://www.alanjolliffe.com

Différentes plantes indigènes servent aussi de fleurs de Noël, notamment le «Christmas bush» (Pavetta spp.), les «Christmas bells» (Sandersonia aurantiaca) et le «Christmas berry» (Chironia baccifera) et aussi plusieurs plantes australiennes, car le climat des deux régions est similaire (lisez plus loin pour quelques exemples). Les Africains fêtent aussi Noël avec beaucoup de plantes qui sont pour nous des fleurs estivales, comme les marguerites, les roses et les zinnias.

Le sapin de Noël est bien populaire en Afrique du Sud, mais on utilise plutôt à cette fin des conifères adaptés aux conditions locales, comme le cyprès (Cupressus spp., notamment C. macrocarpa), le cryptoméria du Japon (Cryptomeria japonica) et divers pins (Pinus spp.).

Australie

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Sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla). Source: AlfredSin, flickr

En Australie, le «sapin» de Noël traditionnel est le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla). Si, dans l’hémisphère Nord, on l’utilise surtout comme plante d’intérieur et qu’il y dépasse rarement 1,5 m de hauteur, dans son Australie natale, il peut éventuellement atteindre jusqu’à 65 m de hauteur, soit l’équivalant de 20 étages! On utilise aussi d’autres conifères venant d’autres parties du monde comme arbres de Noël, notamment différents pins.

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Australian Christmas tree (Nuytsia floribunda). Source: JarrahTree, Wikimedia Commons

Et les Australiens ont leur propre «Australian Christmas tree» (arbre de Noël australien), Nuytsia floribunda, mais il ne s’agit pas d’un conifère, mais plutôt d’un feuillu. D’ailleurs, c’est un arbre parasite (ou plutôt hémiparasite, puisqu’il fait de la photosynthèse) qui soutire la majeure partie de son eau et de ses minéraux des plantes avoisinantes! Il produit des épis mousseux de fleurs jaune orange dans le temps des Fêtes.

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L’un des arbustes de Noël australiens (Ceratopetalum gummiferum). Source: gdaymateowyagoin, flickr

Aussi, chaque État australien semble avoir son propre «Christmas bush» (arbuste de Noël), toujours un arbuste indigène qui produit des masses de fleurs ou de fruits colorés à la bonne saison, dont Correa spp., Chromolaena odorata, Ceratopetalum gummiferum et Prosanthera laisanthos. Et plusieurs bulbes qui fleurissent à Noël sont populaires, notamment divers Blandfordia, qui portent le nom de «Christmas bells». Et l’Australie a aussi sa propre orchidée de Noël: Calanthe triplicata, une espèce indigène.

Nouvelle-Zélande

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Le New Zealand Christmas tree (Meterosideros excelsa). Source: Ed323, Wikimedia Commons

Parlez d’arbre de Noël à un Néozélandais et il pensera non pas à un conifère, mais au Meterosideros excelsa, un arbre feuillu au port arrondi, qui se couvre de fleurs plumeuses rouges à Noël. On l’appelle «New Zealand Christmas Tree» ou «pōhutukawa». Et l’alstroemère perroquet (Alstroemeria psittacina), un bulbe introduit qui produit des fleurs tubulaires rouges à pointe verte, est couramment cultivé sous le nom de «New Zealand Christmas Bells» (cloches de Noël néozélandaises).


Donc, où que vous voyagiez à travers le monde, il y a toujours des fleurs et des plantes associées à Noël. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part à jardinierparesseux@gmail.com.20171224A HC

Quand les «feuilles» d’un cactus de Noël se ratatinent

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Cactus d’automne (Schlumbergera truncata), qui fleurit en novembre, souvent confondu avec le cactus de Noël (Sclumbergera buckley), qui fleurit en décembre. Source: Peter coxhead, Wikimedia Commons

En général, les gens ont beaucoup de succès avec le cactus de Noël (Schlumbergera x buckleyi) et le très apparenté cactus d’automne (S. truncata), appelé «Thanksgiving cactus» en anglais (lisez Quand votre «cactus de Noël» fleurit trop tôt pour savoir comment distinguer les deux). Ils en obtiennent même souvent deux floraisons par année, en novembre/décembre et en février/mars. Par contre, ces cactus peuvent montrer un symptôme qui porte à confusion: des segments qui deviennent ratatinés, mous, ternes et même rougeâtres. Que se passe-t-il?

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Non, ce que vous voyez ne sont pas des feuilles, mais des tiges aplaties. Source:  Julie Weisenhorn. University of Minnesota

Il faut bannir le mot «feuille» de votre vocabulaire en qui concerne les Schlumbergera. Ils n’en produisent pas, du moins, à part deux cotylédons éphémères présents sur les semis. Les organes aplatis et verts qui passent pour des feuilles sont plutôt des tiges modifiées. Comme justement elles sont vertes, elles font de la photosynthèse comme des feuilles et ainsi permettent à la plante de refaire le plein d’énergie. Mais même si une tige remplace une feuille, elle n’en est pas une.

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Les tiges lâches, ratatinées et ternes indiquent que l’eau ne se rend pas bien aux extrémités de la plante. Source: Thughorse, garden.org

Si les tiges deviennent ratatinées, c’est qu’elles sont assoiffées, qu’il n’y a pas assez d’eau qui s’y rend. Évidemment, ce qui semble le plus logique à faire est d’arroser davantage, mais ce n’est pas nécessairement la bonne action à poser.

Manque d’eau ou trop d’eau?

Il y a deux raisons principales pour expliquer pourquoi l’eau ne se rend pas correctement aux tiges. Soit que le terreau est trop sec, soit que les racines sont endommagées, peut-être par trop d’eau!

Fréquence d’arrosage des schlumbergeras

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Il n’y a pas de fréquence d’arrosage préférable pour les schlumbergeras. Il faut suivre la règle d’or. Source: homedepot.com

Il n’y a pas de fréquence d’arrosage spécifique à recommander pour les schlumbergeras (cactus de Noël et compagnie). Dans certains cas, ils peuvent avoir besoin d’eau après cinq jours, dans d’autres, après sept jours, dix jours, quatorze jours, voire même vingt jours. Et la fréquence peut varier selon les saisons, même si vous ne les changez pas de place. Tout dépend des conditions. Quand l’air est sec et que la température est chaude, la plante a besoin de plus d’eau. Quand la pièce est plus fraîche et que l’humidité est forte, de moins. Et la plante croît plus rapidement (et utilise plus d’eau) à certaines saisons qu’à d’autres. Il suffit de suivre la règle d’or de l’arrosage: arrosez abondamment, assez pour humidifier toute la motte de racines, puis attendez que le terreau soit sec avant d’arroser de nouveau. Cela fonctionne toujours parfaitement pour les schlumbergeras.

Si le terreau est trop sec

Si le terreau est trop sec, c’est facile à voir ou, plutôt, à sentir. Touchez-y. Vos doigts sentiront facilement qu’il est sec. Il s’agit alors d’arroser. Pas juste un peu, mais en profondeur, de façon à ce que la motte de racines au complet s’imbibe.

Parfois, quand un terreau est très, très sec, il repousse l’eau et, quand vous arrosez, l’eau n’y pénètre plus et alors la plante ne peut plus «boire». Si c’est le cas, plongez carrément le pot dans l’eau. Laissez-le tremper de 10 à 15 minutes, puis drainez bien. Une fois réhydraté, le terreau deviendra réceptif à l’eau et vous pourrez arroser normalement à l’avenir… à moins de le laisser trop sécher de nouveau.

Quand le terreau demeure humide

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Malgré ses tiges molles, ratatinées et rougeâtres, symptômes d’un manque sérieux d’eau, ce cactus d’automne réussit à fleurir. Source: zensero, home-design

Par contre, souvent la plante est ratatinée et ramollie, mais le terreau est encore humide au toucher. De toute évidence, le problème n’est pas relié à un manque d’eau. C’est beaucoup plus grave. Cela arrive quand les racines sont mortes, en tout ou en partie.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les racines peuvent être en si mauvais état. Voici les deux principales.

  • Terreau maintenu trop humide. Si le terreau est constamment humide, l’oxygène ne s’y rend plus, les racines ne peuvent plus respirer et elles meurent. Habituellement, c’est une pourriture (maladie causée par divers champignons dans les genres Pythium, Phytophthora, Rhizoctonia, Fusarium et autres et dont les spores sont omniprésentes) qui s’installe alors dans les racines mourantes et s’étend aux racines encore vivantes, les tuant à leur tour. Évidemment, sans racines ou avec moins de racines, la plante ne peut plus s’abreuver correctement, même si elle est plongée dans un sol très humide, et ses tiges commencent à se ratatiner.
  • Excès de minéraux. Avec le temps, des sels s’accumulent dans un terreau de plante d’intérieur. Ils sont présents dans l’eau d’arrosage et ajoutés par la fertilisation. Quand ils augmentent trop, ce qui prend plusieurs années, il arrive un moment où le sol contient plus de sels que les racines. L’eau sortira alors de la plante vers le sol afin d’équilibrer les concentrations (c’est ce que l’on appelle l’osmose inverse). Ainsi, les racines meurent et, encore une fois, la plante n’est plus capable d’absorber l’eau. Souvent, l’accumulation de sels dans le terreau s’accompagne d’une croûte blanchâtre ou jaunâtre sur le rebord du pot ou même sur la tige de la plante.

Rempotez pour sauver votre cactus

Si vous soupçonnez que ce sont des dommages aux racines qui causent le problème, la solution la plus simple est de rempoter.

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Lors du rempotage, faites tomber tout le terreau ou, du moins, tout ce que vous pouvez enlever. Photo: Zanes Wildflora

Faites tomber l’ancien terreau: tout le terreau. Si les racines sont pourries (elles sentiront la pomme de terre pourrie), coupez-les. Rempotez dans un pot propre muni de trous de drainage et pas nécessairement un pot plus grand (si la plante a perdu des racines, il est souvent commode de l’empoter dans un pot un peu plus petit). Utilisez à cette fin un terreau bien drainé (presque n’importe quel terreau pour plantes d’intérieur, épiphytes ou cactus conviendrait).

Arrosez bien pour humidifier le terreau au début, puis modestement, seulement quand le terreau est sec. Habituellement, la plante refera peu à peu de nouvelles racines dans le terreau frais et sa santé commencera à s’améliorer, mais il faut être patient: il peut falloir plusieurs mois avant de voir une réaction.

Boutures en rescousse

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Boutures de schlumbergera. Source: aventanadejaviruli.blogspot.ca

Aussi, il peut être sage de prendre des boutures, au cas où vos autres efforts ne donneraient pas un résultat probant. Si possible, choisissez une tige un peu moins ratatinée que la moyenne. Il faut une tige avec au moins deux segments, mais trois ou quatre, c’est encore mieux.

Pour prélever la bouture, tordez la tige plutôt que de la couper: elle se séparera très naturellement à la jonction d’un segment.

Insérez la bouture dans un petit pot de terreau légèrement humide, couvrant complètement le segment inférieur de terreau. Conservez le tout légèrement humide jusqu’à ce que de nouveaux segments apparaissent, ce qui peut prendre plusieurs mois.

Mauvaise réaction

Une des raisons pour lesquelles je suggère de prendre des boutures conjointement avec tout autre effort pour «sauver» un cactus mal en point est que parfois les très vieux spécimens réagissent mal au rempotage, même quand vous le faites pour leur sauver la vie. On dirait qu’ils s’acclimatent à une situation même difficile et aiment mieux mourir lentement que d’accepter un changement pour le mieux… comme certains humains, d’ailleurs.

La bouture deviendra alors votre «plan de secours».

Bonne chance!20171213A Thughorse, garden.org

Ces plantes qui aiment les jours courts

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Les cactus d’automne fleurit à la fin de novembre, presque un mois avant le véritable cactus de Noël.

La vaste majorité des plantes que nous cultivons dans nos maisons sont plus ou moins indifférentes à la longueur du jour (elles sont aphotopériodiques) et peuvent fleurir en toute saison. Il y a toutefois un petit groupe de plantes d’intérieur qui a besoin de jours courts pour fleurir. Ces végétaux ne fleuriront pas sous les journées longues de l’été, mais se mettront plutôt à fleurir l’automne ou l’hiver.

Dans la nature, ces plantes viennent non pas de la zone équatoriale, où les jours durent toujours 12 heures, mais de régions au nord ou au sud de l’équateur, là où il y a au moins une petite différence de longueur de jour selon la saison. Le raccourcissement des jours leur signale qu’il est temps de fleurir.

La liste des plantes d’intérieur de jours courts est relativement courte. Il y a le poinsettia (Euphorbia pulcherrima), les cactus d’automne (Schlumbergera truncata) et de Noël (S. x buckleyi), le kalanchoé de Noël, incluant les populaires cultivars doubles Calandiva (Kalanchoe blossfeldiana et ses hybrides), la plupart des bégonias rhizomateux, la billbergie penchée (Billbergia nutans) et quelques orchidées (certains cultivars de Phalaenopsis et de Cattleya notamment, mais pas tous).

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Le chrysanthème n’est pas une véritable plante d’intérieur, mais peut décorer l’intérieur de nos demeures pendant une courte période.

Le chrysanthème (Chrysanthemum x morifolium) est souvent inclus dans cette liste et est bel et bien une plante de jours courts, mais on ne peut guère dire que c’est une plante d’intérieur! Il s’agit plutôt une plante d’extérieur ou de serre froide qu’on achète déjà en fleurs pour décorer nos maisons. Elle meurt assez rapidement dans la plupart des demeures, incapable de tolérer la chaleur et l’air sec qu’on y trouve. Si vous voulez faire fleurir un chrysanthème afin de décorer temporairement votre demeure, empotez-la à l’automne et laissez-le à l’extérieur jusqu’à ce que les premières fleurs soient ouvertes avant de le rentrer dans votre demeure. N’ayez pas crainte: il tolère bien les nuits froides d’octobre et novembre.

Comment faire fleurir une plante de jours courts

Pour faire fleurir une plante d’intérieur de jours courts, placez-la devant une fenêtre ensoleillée dans un endroit qui ne reçoit pas de lumière artificielle le soir, et ce, à partir du début de l’automne (la durée du jour commence à décroître à partir de l’équinoxe de l’automne, soit le 21 ou 22 septembre). Vous pouvez aussi la cultiver dans une pièce éclairée le soir à condition que son emplacement ne reçoive pas trop d’éclairage artificiel. Vous pouvez par exemple placer un panneau entre la plante et la source de lumière artificielle ou la placer derrière une autre plante qui coupera les rayons nocturnes.

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Le poinsettia est extrêmement sensible à la lumière externe: même des phares d’auto qui l’atteignent la nuit peuvent faire avorter la floraison!

Le degré de sensibilité à la lumière artificielle varie toutefois d’une plante à une autre. Le poinsettia est très sensible à la lumière artificielle et juste quelques secondes de lumière artificielle la nuit au mauvais moment peuvent faire rater sa floraison. Les cactus d’automne et de Noël et les différents bégonias rhizomateux sont plus accommodants et fleurissent souvent très bien dans une pièce éclairée le soir, du moins, tant que l’éclairage artificiel qu’ils reçoivent n’est pas trop intense.

Une deuxième floraison?

Parfois les plantes de jours courts fleurissent une deuxième fois au cours de l’hiver, du moins dans les régions septentrionales. C’est que les jours demeurent courts pendant des mois et la plante, habituée à seulement une courte période de jours courts dans la nature, peut parfois réagir à ces jours courts prolongés par une deuxième vague de fleurs.

Fausse information

On entend parfois la recommandation qu’il faut enfermer les plantes de jours courts dans une garde-robe pendant 2 ou 3 mois à l’automne pour les faire fleurir. Certes, cela assure des jours courts (0 heures d’éclairage par jour!), mais en général un traitement aussi radical finit par tuer la plante ou du moins par l’affaiblir terriblement.

Le temps d’agir

Au début de chaque automne, placez vos plantes à jours courts dans un endroit bien éclairé mais uniquement par le soleil pour assurer une belle floraison quelques mois plus tard, souvent à temps pour Noël.20160924a

Les plantes d’intérieur patrimoniales

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20160120A.jpgSi vous visitez n’importe quelle jardinerie ou même une grande surface, il y a toujours un département de plantes d’intérieur, mais elles vendent essentiellement toujours les mêmes variétés depuis des années. Cependant, quand vous visitez des particuliers, vous remarquerez plusieurs plantes d’intérieur ne sont jamais (ou presque jamais) offertes en pépinière. Souvent ces gens ont reçu ces plantes d’amis ou lors d’échanges. Et si vous retracez l’histoire de la plante en question, vous découvrirez qu’elle est échangée ainsi, de jardinier en jardinier, depuis très longtemps, souvent un siècle ou plus, souvent passée d’une génération à l’autre dans la même famille, entre amis ou parfois dans un marché aux puces.

La plupart de ces plantes ont déjà été commercialisées, mais ne le sont plus depuis belle lurette. N’essayez pas de les retrouver dans le commerce: vous perdrez votre temps. Posez quelques questions lors une réunion de société d’horticulture, cependant, et vous trouverez facilement une petite bouture ou une division. Faute d’un meilleur nom, je appelle ces végétaux «plantes d’intérieur patrimoniales», mais si vous avez une meilleure suggestion, je suis tout ouïe!

Conditions

Pour être une plante d’intérieur patrimoniale digne de mention, d’après ma définition du moins, il faudrait que la plante ait une longue histoire de culture comme plante de maison: au moins 30 ans. Aussi, il serait important qu’elle soit essentiellement absente du marché commercial. Ainsi j’élimine d’office la plante araignée (Chlorophytum comosum ‘Vittata’), même si elle peut effectivement être passée de génération en génération, car n’importe qui peut facilement en acheter une dans une jardinerie, ce qui diminue sa valeur patrimoniale. C’est la même chose pour le célèbre philodendron grimpant (Philodendron hederaceum, généralement connu sous son ancien nom, P. scandens oxycardium). Il fut introduit en 1936 par la chaîne de magasins Woolworth et il est fort possible que votre spécimen ait une longue histoire dans votre famille tout comme vous auriez pu l’acheter la semaine dernière. C’est la même chose pour les divers dracénas (Dracaena spp.), le pothos (Epipremnum aureum), le caoutchouc (Ficus elastica), le jade (Crassula argentea), le hoya (Hoya carnosa), le clivia (Clivia miniata), le dieffenbachia (Dieffenbachia spp.) et pour plusieurs autres. Non pas que je veux douter de l’ancienneté de la lignée cultivée chez vous qu’on peut tracer, j’en suis certain, jusqu’à l’arche de Noé, mais il y aurait pu avoir des substituts, puisque ces plantes sont encore très courantes sur le marché. Donc la preuve de sa patrimonialité est difficile à faire.

Quelques plantes patrimoniales

Voici quelques exemples de végétaux qui, d’après moi, sont des plantes d’intérieur qui sont véritablement passées d’une génération à une autre depuis fort longtemps et presque jamais offertes dans le commerce: des plantes d’intérieur patrimoniales. Juste les maintenir est une contribution à sauvegarder un élément de notre histoire horticole commune et aussi un petit pied de nez aux professionnels de l’horticulture qui calculent qu’une plante d’intérieur n’a pas besoin de durer plus de 8 semaines.

Trois bégonias historiques

Dans ce groupe il y a au moins trois bégonias avec une très longue histoire à raconter.

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Begonia x erythrophylla

Le bégonia nénuphar (Begonia x erythrophylla) est parmi les premiers hybrides de bégonia jamais produits et fut introduit en Allemagne en 1845. Avec ses feuilles d’apparence cirée presque rondes de couleur rouge vin, ses fleurs roses en hiver et son port légèrement retombant à cause de ses rhizomes rampants qui débordent du pot, il fait un excellent choix pour le panier suspendu.

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Begonia x ricinifolia ‘Immense’

B. x ricinifolia ‘Immense’) porte bien son nom. Avec ses grandes feuilles vertes en forme d’étoile asymétrique qui peuvent mesurer jusqu’à 1 m de largeur, cet hybride de 1847 ne donne pas sa place. Les verticilles d’écailles poilues rouges sur ses pétioles créent autant de surprise, sans parler de son épais rhizome rampant. Il fleurit l’hiver, produisant des bouquets de petites fleurs rose pâle.

Ces deux premiers bégonias peuvent être multipliés par boutures de feuilles et même par boutures de section de feuille, ouvrant grand les possibilités d’échange!

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Begonia ‘Lucerna’

Le bégonia aile d’ange (Begonia ‘Lucerna’ [‘Corallina de Lucerna’]) fut hybridé en Suisse en 1892 et est encore largement distribué. Avec son port dressé, ses feuilles en forme d’aile joliment tachetée d’argent et ses fleurs pendantes roses en été, il ne ressemble nullement à ses deux cousins. Ce bégonia se multiplie par boutures de tige.

Iris d’appartement

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Neomarica northiana

L’iris d’appartement (Neomarica northiana) ou plante des apôtres (ainsi appelée car on dit que le plant doit avoir 12 feuilles avant de fleurir) fut introduit dans les années 1920. Il ressemble à un iris par son feuillage ensifore en éventail et ses fleurs éphémères bleu et blanc (elles ne durent qu’une journée chacune). Les feuilles émergent d’une tige aplatie ressemblant à une feuille ordinaire, mais après la floraison la tige continue de s’allonger et forme un bébé à son extrémité. Le poids du bébé fait pencher la tige et, quand il y a plusieurs tiges retombantes, la plante fait une jolie plante retombante. Je vois souvent cette plante dans les maisons, mais jamais en pépinière.

Billbergie penchée

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Billbergia nutans

On voit rarement cette broméliacée (Billbergia nutans) à rosette très étroite et aux feuilles presque graminiformes, poussant dans de denses touffes, ailleurs que dans les jardins botaniques… et les maisons privées. Dans les années 1930, pourtant, il fut très populaire comme plante de Noël, car il fleurit tout naturellement à cette saison et tolère sans peine les conditions d’intérieur les plus diverses. Il faut croire que ses fleurs retombantes vertes à marge pourpre foncé, portées sur une tige arquée rose, ne sont pas assez colorées pour le marché moderne, ou pas assez durables (elles ne persistent qu’environ 2 semaines alors que les fleurs de l’aechméa fascié, une autre broméliacée durent 6 mois!), mais c’est une excellente plante pour les échanges, car il produit une profusion de rejets et fleurit fidèlement à tous les ans.

Le vrai cactus de Noël

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Schlumbergera x buckleyi

On peut mettre le vrai cactus de Noël (Schlumbergera x buckleyi), avec ses longues branches retombantes aux marges crénelées et aux fleurs pendantes, sur la liste des plantes d’intérieur partimoniales, car quand l’avez-vous vu en pépinière la dernière fois? C’est plutôt son cousin, le cactus d’automne (S. truncata), aux tiges fortement dentées, mais qui préfère fleurir en novembre, qu’on voit dans les magasins. Il s’y fait passer pour l’original, mais les bons jardiniers ne sont pas dupes. Découvrez ici comment distinguer entre les deux. Le vrai cactus de Noël n’est pas apprécié des pépiniéristes et alors on ne le trouve presque jamais en vente, car ses branches retombantes s’entremêlent avec celles de ses voisins, rendant son transport compliqué. Ainsi ils préfèrent offrir des cactus d’automne, au port dressé et donc moins sujet à se mélanger, quitte à tricher pour forcer ces derniers à fleurir à Noël.

Fougère de Boston

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Le véritable Nephrolepis exaltata ‘Bostoniensis’

Il est très risqué d’inclure cette plante sur la liste des plantes d’intérieur patrimoniales, car il y a beaucoup de sosies encore sur le marché, l’espèce Nephrolepsis exaltata, sans parler d’autres Nephrolepis, ayant donné naissance à plus de 100 cultivars au cours du dernier siècle! Mais la «vraie» fougère de Boston, Nephrolepis exaltata ‘Bostoniensis’, est une plante plus grosse que les cultivars modernes, avec des frondes de souvent 1 m de longueur qui retombent tout droit vers le sol. Cette plante, introduite en 1894, avec ses nombreux rhizomes rampants minces et poilus, tombant plus bas encore que le feuillage comme de minces spaghettis verts, trônait sur un piédestal dans le parloir (une pièce uniquement réservée pour les invités de marque… et les funérailles) de chaque maison. On trouve encore des spécimens gigantesques de cette fougère, notamment dans les églises et les couvents, mais plus rarement, à cause de sa taille, dans les maisons privées.

Le pandanus

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Pandanus veitchii

Encore une plante trouvée rarement ailleurs que lors des échanges (bien que j’ai récupéré le mien d’une poubelle il y a quelques années), le pandanus (Pandanus veitchii) est un arbre polynésien qui a abouti dans les serres de Veitch Nurseries d’Angleterre vers la fin les années 1800. Dans la maison, il forme une assez grosse plante aux feuilles linéaires arquées d’apparence vernissée, avec de petits crochets acérés à la marge et au revers de la feuille. Les feuilles sont striées blanc et vert. Avec le temps la plante produit des racines aériennes assez impressionnantes… et une profusion de bébés qui émergent de sa base et à travers ses feuilles qui permettent de le partager avec des amis. Encore une plante qu’on ne voit jamais en jardinerie, mais que je vois dans beaucoup de fenêtres quand je prends ma marche du soir.

Le kalanchoé de Grémont

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Kalanchoe daigremontiana

Cette plante succulente au port dressé (Kalanchoe daigremontiana, anc. Bryophytum daigremontianum) est reconnue surtout pour ses longues feuilles triangulaires à la marge crénelée d’où pendent de nombreuses petites plantes appelées propagules. Elles tombent au moindre toucher et s’enracinent dans les pots voisins. Ainsi, chaque propriétaire en a toujours des dizaines à offrir aux visiteurs. Les jardineries n’apprécient pas sa tendance à envahir les autres plantes qu’ils mettent en vente (après tout, imaginez le désherbage qu’il leur faudrait faire!) et l’offrent rarement, mais le kalanchoé de Grémont, habituellement appelé tout simplement kalanchoé, est couramment cultivé dans bien des demeures. Offrez-lui beaucoup de soleil et laissez-le sécher entre deux arrosages et il n’est pas du tout difficile à cultiver. Mais vous aussi risquez de trouver sa tendance à sauter de pot en pot un peu désagréable.

Il existe plusieurs autres kalanchoés qui produisent le même genre de propagule, mais K. daigremontiana est le «plus patrimonal» de son genre.

Piléa à feuilles de pépéromia

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Pilea peperomioides

Ce piléa (Pilea peperomioides) a une histoire fascinante. Contrairement aux autres plantes mentionnées ici, il n’a jamais été produit commercialement, mais c’est néanmoins propagé à travers le monde uniquement par le partage de boutures. C’est le missionnaire norvégien Agnar Espegren qui a trouvé cette plante poussant en pot en Yunnan, Chine. Il a ramené une bouture en Norvège en 1946 et a commencé à partager la plante avec ses parents et amis. Dès le début des années 1980, la plante avait déjà fait le tour du monde et j’ai pu obtenir une bouture d’une amie. Je l’appelais la plante mystère, que je n’arrivais pas à l’identifier. Je pensais toutefois que c’était un pépéromia. Il m’a fallu plusieurs années de recherche pour apprendre son vrai nom et pour découvrir que ce n’était pas un pépéromia, mais un piléa qui ressemblaient à un pépéromia, le sens du nom Pilea peperomioides. Les feuilles vertes parfaitement rondes sont la principale attraction de cette plante, car il fleurit rarement. J’avais publié un article sur son histoire à l’époque, dans la défunte revue À Fleur de pot.

Et d’autres?

Avez-vous d’autres suggestions d’autres plantes d’intérieur patrimoniales, soit des plantes d’intérieur passées de génération en génération depuis fort longtemps, mais presque jamais offertes dans le commerce? Si oui, laissez-moi le savoir.