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La vie sexuelle olé olé des orchidées

Beaucoup de végétaux produisent du pollen en quantités copieuses, pollen qui est libéré massivement dans l’air et transporté au loin par le vent, dans l’espérance qu’une seule graine trouve par hasard une fleur réceptive de la bonne espèce. Cela fonctionne (sinon, les espèces en question auraient disparu), mais quel gaspillage d’une ressource précieuse! Parfois, le paysage au complet est couvert d’une mince couche de pollen qui ne servira jamais. D’autres végétaux utilisent un agent de transport de pollen plus fiable que le vent, habituellement un insecte, parfois un oiseau (un colibri, par exemple) ou un mammifère (certaines chauves-souris). Habituellement, ils offrent une quantité abondante de nectar à tout passant. Pensez à la marguerite commune [Leucanthemum vulgare] qui peut être pollinisée indifféremment par une abeille, une mouche, un papillon ou une guêpe. De plus, elle produit plus de pollen que strictement nécessaire pour les pollinisateurs qui aiment en manger un peu. Elle peut se permettre d’être généreuse, car elle calcule que l’un de... Lire la suite >

Les plantes de Noël autour du monde

Je pense que je peux dire sans me tromper que la plante de Noël la plus populaire en Amérique du Nord est le poinsettia (Euphorbia pulcherrima): les magasins en regorgent à cette saison! Mais d’autres plantes aussi sont populaires: le cactus de Noël (Schlumbergera spp.), le kalanchoé de Noël (Kalanchoe blossfeldiana), l’amaryllis (Hippeastrum spp.), le piment de Noël (Capsicum annuum), le cerisier de Jérusalem (Solanum pseudocapsicum), la fougère givrée (Selaginella martensii ‘Frosty’), le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla) et, bien sûr, le sapin de Noël (Abies balsamea et autres). Depuis quelques années, le thé des bois, aussi appelé gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens), s’est ajouté à la liste. Mais les plantes de Noël diffèrent autour du monde. Jetons un coup d’œil sur ce qu’il se passe ailleurs. Nouvelle-Angleterre En plus des plantes précitées, j’ajouterais à la liste des plantes de Noël le polystic faux-acrostic (Polystichum acrostichoides), qu’on appelle aux États-Unis «Christmas fern» (fougère de Noël), car ses frondes sont persistantes et peuvent... Lire la suite >

L’orchidée de Darwin

Lors de l’Orchidofolie, exposition annuelle des Orchidophiles de Québec, tenu les 8 et 9 avril 2017, j’ai vu une orchidée assez exceptionnelle. Je l’ai reconnu instantanément: c’était l’orchidée de Darwin (Angraecum sesquipedale). Et comment ne pas le remarquer, avec son long éperon vert qui s’élance vers le bas? C’est une belle orchidée, certes, avec de grosses fleurs blanches, parfumée la nuit de surcroît. Cependant, son histoire est encore plus fascinante. Une découverte surprenante En 1798, le botaniste français Louis-Marie Aubert du Petit-Thouars découvre au Madagascar une orchidée à grosses fleurs blanches portant un très long éperon. Il ne nomme la plante que 25 ans plus tard, en 1822, l’appelant Angraecum sesquipedale. Angraecum vient du mot malais pour orchidée, «angrek», alors que sesquipedale fait référence au très long éperon et veut dire «un pied et demi », soit 45 cm. Effectivement, si on compte le labelle dont l’éperon est une extension, il atteint de 30 à 45 cm de longueur. Une prédiction qui se réalise... Lire la suite >

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