Mythe horticole : Un tour de frigo pour les amaryllis!

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L’amaryllis n’a pas besoin de traitement au froid pour refleurir. Source: Claire Tourigny, tiré du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Non, l’amaryllis (Hippeastrum) n’a pas besoin d’aller au frigo durant sa dormance!

D’où vient cette croyance? Je ne le sais pas, mais le réfrigérateur est trop froid pour beaucoup de cultivars et ils peuvent alors y pourrir.

Sachez que l’amaryllis est originaire de pays chauds et que cela ne la dérange donc pas du tout de passer sa période de dormance automnale à la température de la pièce. Quand son feuillage jaunit et s’assèche en septembre ou octobre, arrêtez de l’arroser, tout simplement, puis supprimez les feuilles mortes. Vous pouvez la placer à la noirceur si vous le voulez, mais la plante ne sera pas du tout perturbée si vous la laissez dormir sur sa tablette habituelle, au plein soleil.

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La croissance à l’extrémité du bulbe indique que cette amaryllis est prête pour un nouveau cycle de croissance et de floraison. Source: karenhancock.com

Reprenez les arrosages quand, deux à quatre mois plus tard, vous verrez un bouton floral ou la pointe de quelques nouvelles feuilles émerger de l’extrémité du bulbe, signe que sa dormance est terminée. Replacez le bulbe au soleil et recommencez à arroser en douceur. Avec un peu de chance, cette reprise comprendra une belle tige florale!

Pour en savoir plus sur la culture de l’amaryllis, lisez Comment faire refleurir une amaryllis.

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Comment faire refleurir une amaryllis

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Faire refleurir une amaryllis n’est pas si difficile… mais il faut commencer peu après qu’elle ait arrêté de fleurir. Source: Centre international des bulbes à fleurs

La plupart des experts horticoles attendent au mois de septembre, au moment où la plante entre en dormance, pour expliquer comment faire refleurir une amaryllis (Hippeastrum), mais ce n’est pas le bon moment. C’est pendant l’hiver, quand la plante est en pleine croissance, que vous devez préparer la prochaine floraison. Comment vous la traitez en septembre n’est qu’un détail mineur.

La vie d’une amaryllis

Commençons cependant par un résumé rapide.

L’amaryllis (Hippeastrum) est un bulbe subtropical (zone 8) habituellement cultivé comme plante d’intérieur. Le bulbe est généralement mis en vente en novembre et en décembre (certains bulbes peuvent être encore disponibles en janvier, mais dépêchez-vous!) afin qu’il soit prêt à fleurir pour Noël. Ce n’est toutefois pas sa saison de floraison naturelle. Normalement, dans l’hémisphère Nord du moins, il fleurirait probablement entre la fin janvier et le mois d’avril, mais les bulbes qu’on nous vend ont été spécialement traités pour accélérer leur floraison.

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Les bulbes d’amaryllis fleuriront dans leur sac ou leur boîte si vous ne les plantez pas assez rapidement! Source: jardinierparesseux.com

Faire fleurir une amaryllis la première fois est un jeu d’enfant: plantez-la en pot et arrosez-la et elle fleurira sans la moindre complication! En fait, elle fleurira même si vous ne la plantez pas: les bulbes d’amaryllis fleurissent souvent dans la boîte ou le sac dans lequel ils sont vendus si l’on ne les plante pas à temps.

Rechargez leurs piles

Une amaryllis fleurira la première fois sous toutes les conditions d’éclairage, même sous un éclairage faible, ce qui est très pratique, car cela signifie que vous pouvez la placer n’importe où pendant sa floraison. Par la suite, cependant, vous devez la placer dans un endroit plus adéquat. Le plein soleil d’une fenêtre orientée au sud n’est pas trop pour cette plante avide de lumière. Pensez au bulbe comme s’il était une pile et au soleil comme s’il était sa source d’énergie. Fleurir a mis la pile à terre; maintenant, il lui faut un maximum de soleil pour se recharger.

Lorsque la floraison est terminée, coupez la tige florale. Laissez la tige jaunir avant de la couper, cependant, car tant qu’elle est verte, elle fournit encore de l’énergie au bulbe. Surtout, ne coupez pas les feuilles: ce sont les principaux chargeurs de pile!

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Quand les fleurs meurent, déplacez la plante à l’endroit le plus ensoleillé que vous avez. Le plein soleil brûlant n’est pas de trop! Source: ask.extension.org

Votre amaryllis restera en feuilles pendant l’hiver, le printemps et l’été, même jusqu’au début de l’automne. Pendant cette période, la plante aura grand besoin d’engrais. Les bulbes sont des plantes gourmandes: c’est dans leur nature d’emmagasiner des réserves. Fertilisez alors votre plante à chaque arrosage, en ajoutant à l’eau un engrais tout usage soluble selon la dose recommandée par le fabricant. C’est la combinaison d’une fertilisation régulière et d’un soleil abondant qui fera regrossir le bulbe… et plus le bulbe est gros, meilleure sera la floraison l’année prochaine.

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Si les feuilles de votre amaryllis sont longues et très arquées, sans tonus, ce n’est pas un bon signe. Cela signifie que la plante ne reçoit pas assez de lumière. Source: http://www.flowershopnetwork.com

Votre plante vous dira si elle reçoit suffisamment de lumière ou pas. Les feuilles longues, étroites, vert pâle et très arquées qui se cassent facilement indiquent qu’il y a un problème: la plante essaie de vous dire qu’elle souffre d’un manque de lumière et donc, qu’elle ne refleurira probablement pas l’année prochaine! Si, par contre, les feuilles sont relativement courtes, très larges, droites à la base, courbées seulement à partir de leur milieu et vert très foncé, la plante est en train de vous dire: «Je suis ravie des conditions de croissance que vous me donnez et je promets de fleurir l’année prochaine!»

Devriez-vous placer votre amaryllis en plein air pendant l’été? Après tout, le soleil à l’extérieur est beaucoup plus intense qu’à l’intérieur (les fenêtres peuvent nous sembler parfaitement transparentes, mais en fait elles coupent beaucoup de rayons lumineux!).

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Bulbe d’amaryllis évidé par une larve de mouche du narcisse. Source: leslieland.com

Cela dépend. C’est que l’amaryllis a un ennemi sérieux qui peut être présent dans votre région: la mouche du narcisse (Merodon equestris). L’adulte ressemble à un bourdon et fait le même vrombissement que ce dernier quand il vole, mais vous le voyez rarement. Il dépose son œuf au sommet d’un bulbe d’amaryllis ou de narcisse, puis la larve perce le bulbe et se met à le manger de l’intérieur, l’évidant. Cela ne tue pas toujours le bulbe (il peut se régénérer à partir de sa base), mais éliminera assurément toute possibilité de floraison pour l’année en cours.

Si vous ou vos voisins cultivez des narcisses (jonquilles), la mouche du narcisse pourrait bien être présente dans votre secteur. Si oui, elle sera attirée comme un aimant par un bulbe d’amaryllis placé à l’extérieur pour l’été. Pour prévenir ce fiasco, retardez la sortie de votre amaryllis jusqu’à ce que les feuilles des narcisses du secteur commencent à jaunir. Cela indique la fin de la saison de ponte de la mouche du narcisse et alors vous pouvez placer le bulbe en plein air sans crainte.

Avant de placer votre bulbe feuillu à l’extérieur, il faut l’acclimater graduellement. Placez-le à l’ombre pendant quelques jours, puis à l’ombre partielle pendant encore quelques jours avant de l’exposer au plein soleil.

Enfin, rentrez le bulbe à l’intérieur au début de septembre, bien avant le premier gel.

Parfois le bulbe veut dormir, parfois non

Selon le bagage génétique de votre amaryllis, son feuillage peut commencer à jaunir et à dépérir en septembre… ou pas. En effet, il existe des espèces d’Hippeastrum à feuilles persistantes et votre plante peut en avoir dans son arbre généalogique.

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Si les feuilles de votre amaryllis commencent à jaunir à l’automne, coupez-les et mettez le bulbe en dormance. Source: http://www.ourhouseplants.com

Si le feuillage de votre plante commence à jaunir, arrêtez de l’arroser: elle essaie de vous dire qu’elle veut entrer en dormance. Quand les feuilles sont complètement jaunes ou brunes, coupez-les, tout simplement.

Si, par contre, les feuilles de votre amaryllis demeurent encore vert foncé en septembre, c’est qu’elle veut continuer de croître et qu’elle n’a pas besoin de dormance. Continuez alors de l’arroser et de l’entretenir comme ci-dessus.

La plupart des amaryllis, cependant, préféreront entrer en dormance à l’automne.

Bien que beaucoup d’autorités insistent sur le fait qu’il faille placer votre bulbe d’amaryllis à la noirceur pendant sa période de dormance, en fait, cela n’a aucune importance. Honnêtement, pensez-vous qu’une amaryllis sauvage se place dans une grotte sombre pendant sa période de dormance? Bien sûr que non: elle reste au soleil toute l’année. Cependant, sans feuilles ni fleurs, le bulbe n’aura aucun attrait et alors si vous voulez le cacher de votre vue, allez-y… tant que vous ne l’oubliez pas!

La même chose vaut pour la température. Il y a encore certaines autorités qui vous somment de placer le bulbe dans le réfrigérateur ou dans un caveau à légume pendant qu’il est en dormance, mais, encore une fois, cela n’est pas obligatoire. Oui, vous pouvez placer votre bulbe d’amaryllis dans un endroit frais mais libre de gel pendant qu’il est sans feuilles, mais vous pouvez également le garder à la température ambiante: cela ne change strictement rien. Je préfère garder mon frigo pour la nourriture plutôt que le remplir de bulbes d’amaryllis!

De la dormance à la floraison

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Quand un bouton floral ou de nouvelles feuilles apparaissent, c’est signe que la plante est prête à commencer une autre saison de croissance et, espérons-le, de floraison. Source: karenhancock.com

Après quelque temps, habituellement deux à quatre mois, un bouton floral ou la pointe de quelques nouvelles feuilles apparaîtront à l’extrémité du bulbe, même s’il n’a pas été arrosé pendant tout ce temps. C’est encore le bulbe qui vous dit quoi faire. (Les amaryllis sont des plantes très loquaces!) «Il est temps de me remettre à la lumière et de commencer à m’arroser», dit-il.

Commencez à arroser en douceur au début, puis de plus en plus au fur et à mesure que la croissance reprend. Si vous l’avez traité correctement, votre bulbe sera bientôt en fleurs à nouveau.

Notez cependant que, comme on l’a noté au début de cet article, votre amaryllis fleurira probablement plus tard que la première fois, entre la fin de janvier et le mois d’avril. D’ailleurs, certains cultivars fleuriront une deuxième ou même une troisième fois, au printemps ou en été.

Bien traité, un bulbe d’amaryllis peut continuer de vivre et de fleurir dans votre maison pendant des décennies!


Maintenant, vous savez quoi faire pour faire refleurir votre amaryllis… mais n’attendez pas jusqu’à l’automne pour commencer les préparatifs: le moment pour stimuler la prochaine floraison est maintenant!20180128A International Flower Bulb Centre

50 plantes d’intérieur qui tolèrent l’air sec

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La plupart des plantes d’intérieur sont malheureuses quand l’air de nos demeures est aussi sec que celui d’un désert. Source: pexels.com

L’air sec est un problème majeur pour les plantes d’intérieur pendant l’hiver… et d’ailleurs, pour toute plante qui pousse à l’intérieur (semis, boutures, etc.) à cette saison. Lorsque l’humidité atmosphérique est inférieure à 40%, ce qui est certainement le cas dans de nombreuses maisons, les plantes s’efforcent de compenser en transpirant plus abondamment, c’est-à-dire en libérant de l’eau par leurs stomates (pores respiratoires). Plus l’air est sec, plus elles transpirent, et cela peut les conduire à perdre leur eau plus rapidement que les racines ne peuvent la remplacer, endommageant les tissus fragiles des feuilles et des fleurs. Cela peut conduire à toutes sortes de symptômes de stress: flétrissement, boutons floraux brunis ou avortés, feuilles qui se recourbent, feuilles aux pointes brunes, mort de la plante, etc.

Les feuilles stressées par l’air sec sont également plus sujettes aux dégâts des ravageurs (araignées rouges, aleurodes, thrips, etc.)

Certaines plantes tolèrent l’air sec

Cela dit, de nombreuses plantes, en particulier celles qui sont originaires de climats arides ou qui sont exposées à de longues périodes de sécheresse dans la nature, ont développé des façons de compenser l’air sec. Les cactus et les plantes succulentes, par exemple, sont généralement très résistants à l’air sec, de même que certaines plantes épiphytes, comme les hoyas.

Certaines plantes résistent à l’air sec en produisant des feuilles avec moins de stomates que la normale, réduisant ainsi la perte d’eau. Beaucoup ont même abandonné l’utilisation de feuilles et respirent par leurs tiges vertes (beaucoup de cactus, par exemple). D’autres gardent leurs stomates fermés pendant le jour, quand le soleil est le plus chaud et la perte d’eau, donc, plus importante, respirant seulement la nuit. (C’est ce qu’on appelle le métabolisme acide crassuléen ou CAM.) En d’autres termes, elles retiennent leur souffle 12 heures par jour!

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Souvent, les plantes résistantes à l’air sec ont un feuillage épais et ciré. Source: davisla.wordpress.com

De plus, les plantes résistantes à l’air sec ont souvent des feuilles ou des tiges très épaisses et recouvertes de cire, de poudre ou de poils, d’autres facteurs qui réduisent l’évapotranspiration.

Plantes d’intérieur qui tolèrent l’air sec

La liste qui suit présente quelques plantes d’intérieur qui ne seront pas dérangées outre mesure si l’air dans votre maison est plutôt sec. Non pas qu’elles souffrent si vous augmentez l’humidité à des niveaux plus acceptables (la plupart des plantes préfèrent une humidité relative de 50% ou plus), ce qui est bon pour votre santé aussi, mais si vous ne pouvez tout simplement pas améliorer l’humidité atmosphérique, au moins les plantes suivantes n’en souffriront pas trop!

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Les feuilles épaisses et serrées les unes contre les autres aident Aeonium arboreum ‘Atropurpureum’ à survivre à l’air sec. Source: Bernard Dupont, Wikimedia Commons

  1. Aeonium spp. (aeonium)
  2. Agave spp. (agave)
  3. Aglaonema spp. (aglaonéma)
  4. Aloe spp. (aloès)
  5. Ananas comosus (ananas)
  6. Aspidistra elatior (aspidistra)
  7. Beaucarnea recurvata (pied d’éléphant)
  8. Cephalocereus senilis (barbe de vieillard)
  9. Cereus peruvianus (cactus cierge)
  10. Ceropegia woodii (chaîne de cœurs)
  11. Clivia miniata (clivia)
  12. Crassula ovata (plante jade)
  13. Crassula spp. (crassula)
  14. Cryptanthus spp. (cryptanthe)

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    D’habitude, les feuilles épaisses du dieffenbachia résistent bien à l’air sec, mais remarquez comme cette feuille est légèrement endommagée vers sa pointe. Source: Forest & Kim Starr, Wikimedia Commons

  15. Dieffenbachia spp. (dieffenbachia)
  16. Echeveria spp. (echeveria)
  17. Echinocactus grusonii (coussin de belle-mère)
  18. Epipremnum aureum (pothos)
  19. × Epicactus (cactus orchidée)
  20. Euphorbia lactea (euphorbe candélabre)
  21. Euphorbia milii (couronne d’épines)
  22. Euphorbia tirucalli (plante-crayon)
  23. Ficus elastica (caoutchouc)
  24. Ficus lyrata (figuier lyre)
  25. Gasteria spp. (gasteria)
  26. Gymnocalycium mihanovichii friedrichii ‘Hibotan’ (cactus boule rouge)
  27. Haworthia spp. (haworthia)
  28. Hippeastrum cvs (amaryllis
  29. Hoya carnosa (hoya, fleur de porcelaine)
  30. Kalanchoe (kalanchoé)
  31. Ledebouria socialis (scille violacée)

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    Peu de végétaux résistent aussi bien à l’air sec que les pierres vivantes. Source: Dysmorodrepanis, Wikimedia Commons

  32. Lithops spp. (pierre vivante)
  33. Mammillaria spp. (mammillaire)
  34. Opuntia spp. (cactus raquette, oponce)
  35. Pachypodium lamerei (palmier de Madagascar)
  36. Pelargonium graveolens (pélargonium odorant, géranium odorant)
  37. Pelargonium × hortorum (pélargonium des jardins, géranium des jardins)
  38. Peperomia obtusifolia, P. clusiifolia (pépéromia)
  39. Philodendron hederaceum oxycardium (philodendron grimpant)
  40. Rhipsalis spp. (rhipsalis)
  41. Sansevieria trifasciata (sansevière, langue de belle-mère)
  42. Schlumbergera (cactus de Noël)
  43. Sedum spp. (sédum, orpin, queue d’âne)

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    Les petites feuilles presque rondes de Senecio rowleyanus réduisent la surface exposée à l’air sec. Source: Forest & Kim Starr, Wikimedia Commons

  44. Senecio rowleyanus (collier de perles)
  45. Senecio serpens (séneçon bleu craie)
  46. Stapelia spp. (fleur de charogne)
  47. Streltizia reginae (oiseau de paradis)
  48. Syngonium spp. (syngonium)
  49. Yucca elephantipes (yucca sans épine)
  50. Zamioculcas zamiifolia (faux zamier)20171227A pexels.com

Les plantes de Noël autour du monde

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Il y a différentes plantes associées à Noël à travers le monde. Source: jardinierparesseux.com

Je pense que je peux dire sans me tromper que la plante de Noël la plus populaire en Amérique du Nord est le poinsettia (Euphorbia pulcherrima): les magasins en regorgent à cette saison! Mais d’autres plantes aussi sont populaires: le cactus de Noël (Schlumbergera spp.), le kalanchoé de Noël (Kalanchoe blossfeldiana), l’amaryllis (Hippeastrum spp.), le piment de Noël (Capsicum annuum), le cerisier de Jérusalem (Solanum pseudocapsicum), la fougère givrée (Selaginella martensii ‘Frosty’), le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla) et, bien sûr, le sapin de Noël (Abies balsamea et autres). Depuis quelques années, le thé des bois, aussi appelé gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens), s’est ajouté à la liste.

Mais les plantes de Noël diffèrent autour du monde. Jetons un coup d’œil sur ce qu’il se passe ailleurs.

Nouvelle-Angleterre

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Polystichum acrostichoides. Source: Krzysztof Ziarnek, Kenraiz

En plus des plantes précitées, j’ajouterais à la liste des plantes de Noël le polystic faux-acrostic (Polystichum acrostichoides), qu’on appelle aux États-Unis «Christmas fern» (fougère de Noël), car ses frondes sont persistantes et peuvent servir dans la fabrication de guirlandes et de couronnes. La même fougère pousse aussi au Québec, mais nous ne semblons pas l’utiliser comme décoration de Noël.

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Ilex verticillata Berry Poppins®. Source: Proven Winners.

Les branches de houx verticillé (Ilex verticillata), à feuilles caduques, donc sans feuilles à Noël mais chargées de baies rouges, sont fort appréciées dans les arrangements de Noël dans cette région. Encore une fois, cette plante pousse également chez nous et les branches sont parfois vendues dans les boutiques des fleuristes, mais elles ne semblent pas spécialement associées au temps des Fêtes au Québec.

En Europe

En général, les plantes présentées dans le premier paragraphe (poinsettias, cactus de Noël, kalanchoé de Noël, etc.)  sont populaires en Europe aussi, bien que le poinsettia, qu’on appelle étoile de Noël en France, ne domine pas le paysage à Noël comme il le fait de l’autre côté de l’Atlantique. Mais il y a d’autres plantes associées avec Noël (et le jour de l’An) qui sont plus propres à l’Europe.

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Ilex aquifolium. Source: AnemoneProjectors, Wikimedia Commons

Par exemple, le houx (Ilex aquifolium), un symbole de Noël très important, est un arbuste ou même un grand arbre aux feuilles persistantes dentées et aux fruits rouges qu’on cultive dans bien des jardins de l’Ancien Monde.

Nous le connaissons au Québec, mais surtout sous la forme de cartes de Noël et de guirlandes de plastique, car les houx à feuillage persistant sont rarement assez rustiques pour notre climat et ceux qui le sont sont de petits arbustes frileux généralement emballés de géotextile à Noël et donc inaccessibles.

En Europe, par contre, les branches de houx sont utilisées abondamment à Noël. On les fixe aux portes et aux fenêtres des maisons. Aujourd’hui, on prétend que c’est en guise d’invitation, mais en fait, cette tradition relève d’une vieille croyance selon laquelle ces branches empêchaient les mauvais esprits d’entrer.

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Bouquet de gui suspendu. Source: mistletoematters.wordpress.com

La tradition d’utiliser du gui (Viscum album) — avec ses petits fruits ronds blancs translucides — comme décoration du jour de l’An est encore très répandue sur le Vieux Continent et date d’ailleurs de l’époque des druides, mais peine à survivre en Amérique. C’est que le gui, une plante parasite qui vit aux dépens de son arbre hôte, ne pousse pas dans le nord-est du continent nord-américain, et qu’on ne peut même plus obtenir des branches de gui fraîches. Il y a quand même des guis nord-américains similaires, notamment dans le genre Phoradendron, qui sont présents dans le sud et l’ouest de l’Amérique du Nord, mais la tradition de s’embrasser sous le gui se perd néanmoins en Amérique alors qu’elle est plus tenace en Europe.

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Couronne d’Hedera helix. Source: bcinvasives.ca

Le lierre européen ou lierre anglais (Hedera hélix) est la guirlande traditionnelle des Fêtes en Europe. On en décore copieusement les maisons à Noël… et pourquoi pas, puisque cette grimpante à feuillage persistant pousse abondamment partout! Cette tradition ne semble jamais s’être établie en Amérique du Nord, sans doute parce que le lierre n’y est pas indigène, mais qu’il y existe surtout comme plante d’intérieur, plus rarement comme grimpante ou couvre-sol en plein air, et est donc de distribution beaucoup plus limitée.

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Rose de Noël (Helleborus niger). Source: 4028mdk09, Wikimedia Commons

La rose de Noël (Helleborus niger), qui n’est pas du tout un rosier (Rosa sp.), mais plutôt une plante vivace, est la plante de Noël dans le sud-est de l’Europe, là où l’Église orthodoxe domine. Leur Noël a lieu au milieu de janvier quand cette vivace est en fleurs: c’est la première fleur de l’année, d’ailleurs. On l’utilise surtout en plate-bande, mais il s’en vend aussi des potées fleuries dans les jardineries. Ailleurs, cette plante fleurit trop tard pour être une plante de Noël: à Pâques ou même en mai au Québec!

En Europe, le «sapin de Noël» est souvent un épicéa (épinette) ou un pin, voire un genévrier ou un autre conifère, selon ce qui est disponible localement.

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Bûche de Noël. Source: maeclair.net

Dans beaucoup de régions d’Europe, la tradition de la bûche de Noël demeure profondément ancrée. Les Québécois seront surpris d’apprendre qu’il s’agit d’une véritable bûche, une grosse, qu’on allume en soirée la veille de Noël et qui brûle pendant tout la nuit et jusqu’au soir de Noël le lendemain. Au Québec — on ne sait pas trop comment —, la bûche est devenue un… gâteau!

Dans les Balkans, on appelle la bûche de Noël «badnjak» (ou «budnik», selon la langue locale) et c’est toujours un chêne (Quercus), symbole de longévité. Ceux qui n’ont pas de foyer où brûler une bûche vont souvent décorer leur appartement avec des brindilles de chêne.

Grèce et Moyen-Orient

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Couronne décorée de grenades (Punica granatum). Source: http://www.clubbotanic.com

La principale plante de Noël dans cette région est la grenade (Punica granatum), qui mûrit justement à cette saison. On en décore portes, foyers, tables, etc., autant avec le vrai fruit rouge qu’avec des grenades artificielles.

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Fragon faux houx (Ruscus aculeatus). Source: Dominicus Johannes Bergsma, Wikimedia Commons

D’autres plantes souvent utilisées dans les décorations sont le fragon faux houx (Ruscus aculeatus) et le buisson ardent (Pyracantha spp.), les deux au feuillage persistant vert et aux baies rouges. D’ailleurs, ces deux plantes sont utilisées de cette façon un peu partout dans le sud de l’Europe.

En Israël, on offre des branches d’olivier (Olea europaea) à Noël aux amis en symbole de paix.

Mexique

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Poinsettias en vente au Mexique dans un marché à Noël. Source: casita-colibri.blog

Le poinsettia (Euphorbia pulcherrima) est originaire du Mexique et est populaire dans ce pays, où on l’appelle «flor de Nochebuena» (fleur de la nuit sainte). On décore aussi avec le fragon faux houx et le buisson ardent, comme dans le sud de l’Europe, ainsi qu’avec des plantes locales qui sont attrayantes à Noël.

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Punch de Noël mexicain avec fruits de manzanita (Crataegus mexicana). Source: www.goya.com

La manzanita, aussi appelée tejocote ou manzanilla (Crataegus mexicana), une aubépine à gros fruits, est autre plante traditionnellement utilisée comme décoration de Noël dans bien des régions d’Amérique centrale. On enfile les fruits orange sur un fil comme guirlande et l’on s’en sert aussi pour produire le punch de Noël.

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Noche de Los Rábanos. Source: AlejandroLinaresGarcia, Wikimedia Commons

L’une des traditions les plus curieuses est cependant la Nuit des radis (Noche de Los Rábanos), fêtée dans la région d’Oaxaca, où l’on sculpte des radis et prépare des montages de radis pour le 23 décembre.

Amérique du Sud

De l’autre côté de l’Équateur, il y a une complication: les plantes fleurissent à la saison opposée à celle de l’hémisphère Nord, donc nos plantes de Noël fleurissent en général… six mois trop tard! Ainsi, le poinsettia est appelé «fleur de Pâques» (flor de pascua) dans bien des pays d’Amérique du Sud, car il fleurit à cette saison alors que notre cactus de Noël (Schlumbergera) est appelé «flor de Maio» (fleur de mai) dans son pays d’origine, le Brésil. En contrepartie, c’est notre cactus de Pâques (Hatiora gaertneri, anc. Rhipsalidopsis gaertneri) qui devient le «cactus de Navidad» (cactus de Noël) en Amérique du Sud. C’est littéralement le monde à l’envers!

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Faux-poivrier (Schinus terebinthifolius). Source:Javier Alejandro, flickr

À la place de «nos» fleurs de Noël, les Sud-Américains ont tendance à utiliser comme plantes des Fêtes des plantes indigènes qui fleurissent ou qui fructifient à la fin de décembre. Des branches de faux-poivrier (Schinus terebinthifolius et S. molle), connu dans le nord pour le poivre rose qu’il produit, sont par exemple utilisés pour décorer les églises et les maisons dans le temps des Fêtes, car elles sont remplies de petites baies rouges à cette saison.

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Orchidée de Noël vénézuélienne (Cattleya percivaliana), QuazDelaCruz,

Au Venezuela, c’est une orchidée qui annonce Noël: Cattleya perciviliana. Ailleurs en Amérique du Sud, c’est plutôt Angraecum sesquipedale, originaire de Madagascar, mais populaire dans plusieurs pays, qu’on appelle «orquídea de navidad» (orchidée de Noël) ou «estrella de Belén» (étoile de Bethléem) pour ses grosses fleurs étoilées blanches qui s’épanouissent à cette saison. Dans certaines régions d’Amérique du Sud, d’autres plantes à fleurs étoilées blanches qui fleurissent à la bonne saison portent le nom «estrella de Bélen», par exemple un bulbe appelé Ornithogalum umbellatum.

Au Paraguay, on décore la maison et les crèches de «flores de coco», soit les longues inflorescences parfumées d’un palmier, le coyol (Acrocomia aculeata), une tradition préchrétienne qui vient du peuple guarani indigène.

Asie

En général, le concept de Noël est relativement récent sur ce continent et c’est surtout une fête commerciale d’inspiration américaine. Il n’y a pas de plantes vraiment traditionnelles associées avec cette célébration, du moins, pas de longue date. La plupart des plantes de Noël sont donc des introductions récentes, généralement les mêmes plantes de Noël qu’on voit en Amérique du Nord (poinsettias, cactus de Noël, etc.). On voit, par exemple, des sapins de Noël dans les centres commerciaux, rarement chez les gens, et habituellement ils sont artificiels.

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Bambou céleste (Nandina domestica). Source: http://www.mailordertrees.co.uk

La population chrétienne au Japon est plus solidement établie que dans la plupart des pays asiatiques et a adopté la tradition du sapin de Noël, habituellement un véritable sapin ou un épicéa (épinette). Le bambou céleste, Nandina domestica, qui n’est pas un bambou du tout, mais un arbuste, décore les jardins à cette saison avec ses fruits écarlates et ses feuilles rouges. Le chrysanthème (Chrysanthemum morifolium), populaire en toute saison au Japon, l’est particulièrement à Noël aussi.

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Pomme imprimée portant un souhait de paix. Source: gbtimes.com

En Chine, on donne souvent une pomme emballée de papier de couleur ou avec une image imprimée sur son épiderme la veille de Noël, car le mot mandarin pour «veille de Noël», soit «nuit de paix» (Ping’an Ye), ressemble au mot pomme (píngguǒ).

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Palmier de Noël (Adonidia merrillii). Source: palmpedia.net

Dans les régions tropicales d’Asie, il y a le palmier de Noël (Adonidia merrillii), mieux connu sous son ancien nom, Veitchia merrillii, qui fait office de symbole de Noël. Avec son tronc trapu et ses frondes relativement courtes, il ressemble à un palmier royal nain… et il se décore de fruits rouges à Noël. Originaire des Philippines et de la Malaisie, ce palmier est maintenant cultivé un peu partout dans les tropiques, pas seulement en Asie.

Enfin, en Inde, le cyprès de Monterey doré (Cupressus macrocarpa ‘Goldcrest’) commence à se populariser comme sapin de Noël, mais autrement, cette fête est peu célébrée dans ce pays.

Afrique

Les traditions des plantes de Noël sont davantage établies dans le sud de l’Afrique que dans le centre et le nord, apportées dans cette région par les Européens qui s’y sont établis (notamment les Néerlandais et les Anglais).

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La « fleur de Noël » en Afrique du Sud est l’hortensia (Hydrangea macrophylla). Source: pxhere

Encore, les saisons étant inversées, leur choix de plantes de Noël est fort différent de celui des Européens et des Nord-Américains. Notamment, l’hortensia (Hydrangea macrophylla), bien connu dans l’hémisphère Nord pour sa floraison estivale, s’y appelle «Christmas flower» (fleur de Noël) et est probablement la plante de Noël la plus populaire! Par contre, on y trouvera quand même aussi des potées de poinsettias, les pépiniéristes locaux ayant réussi à les faire fleurir pour Noël en couvrant les serres de production de toiles noires à partir de 18 h pour assurer les jours courts nécessaires à l’initiation de leur floraison.

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Christmas bells (Sandersonia aurantiaca), une plante à bulbe. Source: http://www.alanjolliffe.com

Différentes plantes indigènes servent aussi de fleurs de Noël, notamment le «Christmas bush» (Pavetta spp.), les «Christmas bells» (Sandersonia aurantiaca) et le «Christmas berry» (Chironia baccifera) et aussi plusieurs plantes australiennes, car le climat des deux régions est similaire (lisez plus loin pour quelques exemples). Les Africains fêtent aussi Noël avec beaucoup de plantes qui sont pour nous des fleurs estivales, comme les marguerites, les roses et les zinnias.

Le sapin de Noël est bien populaire en Afrique du Sud, mais on utilise plutôt à cette fin des conifères adaptés aux conditions locales, comme le cyprès (Cupressus spp., notamment C. macrocarpa), le cryptoméria du Japon (Cryptomeria japonica) et divers pins (Pinus spp.).

Australie

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Sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla). Source: AlfredSin, flickr

En Australie, le «sapin» de Noël traditionnel est le sapin de Norfolk (Araucaria heterophylla). Si, dans l’hémisphère Nord, on l’utilise surtout comme plante d’intérieur et qu’il y dépasse rarement 1,5 m de hauteur, dans son Australie natale, il peut éventuellement atteindre jusqu’à 65 m de hauteur, soit l’équivalant de 20 étages! On utilise aussi d’autres conifères venant d’autres parties du monde comme arbres de Noël, notamment différents pins.

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Australian Christmas tree (Nuytsia floribunda). Source: JarrahTree, Wikimedia Commons

Et les Australiens ont leur propre «Australian Christmas tree» (arbre de Noël australien), Nuytsia floribunda, mais il ne s’agit pas d’un conifère, mais plutôt d’un feuillu. D’ailleurs, c’est un arbre parasite (ou plutôt hémiparasite, puisqu’il fait de la photosynthèse) qui soutire la majeure partie de son eau et de ses minéraux des plantes avoisinantes! Il produit des épis mousseux de fleurs jaune orange dans le temps des Fêtes.

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L’un des arbustes de Noël australiens (Ceratopetalum gummiferum). Source: gdaymateowyagoin, flickr

Aussi, chaque État australien semble avoir son propre «Christmas bush» (arbuste de Noël), toujours un arbuste indigène qui produit des masses de fleurs ou de fruits colorés à la bonne saison, dont Correa spp., Chromolaena odorata, Ceratopetalum gummiferum et Prosanthera laisanthos. Et plusieurs bulbes qui fleurissent à Noël sont populaires, notamment divers Blandfordia, qui portent le nom de «Christmas bells». Et l’Australie a aussi sa propre orchidée de Noël: Calanthe triplicata, une espèce indigène.

Nouvelle-Zélande

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Le New Zealand Christmas tree (Meterosideros excelsa). Source: Ed323, Wikimedia Commons

Parlez d’arbre de Noël à un Néozélandais et il pensera non pas à un conifère, mais au Meterosideros excelsa, un arbre feuillu au port arrondi, qui se couvre de fleurs plumeuses rouges à Noël. On l’appelle «New Zealand Christmas Tree» ou «pōhutukawa». Et l’alstroemère perroquet (Alstroemeria psittacina), un bulbe introduit qui produit des fleurs tubulaires rouges à pointe verte, est couramment cultivé sous le nom de «New Zealand Christmas Bells» (cloches de Noël néozélandaises).


Donc, où que vous voyagiez à travers le monde, il y a toujours des fleurs et des plantes associées à Noël. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part à jardinierparesseux@gmail.com.20171224A HC

Des amaryllis pour Noël

Par défaut

20151110AParmi vos courses de Noël, n’oubliez pas vous procurer un bulbe d’amaryllis (Hippeastrum). Ce gros bulbe à gigantesques fleurs en trompette est très facile à cultiver… et fleurit environ trois à huit semaines après son empotage. Donc, si vous voulez des fleurs pour Noël, c’est le bon moment pour le démarrer.

Les bulbes d’amaryllis commercialisés contiennent déjà les boutons des fleurs à venir, donc même les pouces noirs auront du succès. Et avis aux parents: c’est un beau petit projet pour initier les jeunes à la nature.

Comment faire

20151110DL’amaryllis se vend souvent en nécessaire comprenant un pot, du terreau et le bulbe. Mais attention! Les bulbes vendus en nécessaire sont habituellement de deuxième qualité. De plus, les pots inclus dans le nécessaire sont souvent trop petits, n’ont pas de trous de drainage ou ne sont pas assez lourds pour tenir le gros plant debout. On réserve les meilleurs bulbes pour la vente en vrac… et on les vend moins chers que les nécessaires. Donc, si votre jardinerie les offre «à nu», n’hésitez pas.

Vous pouvez acheter une plante déjà empotée et en train de fleurir, mais alors, vous payerez le gros prix pour une plante dont la floraison est peut-être déjà sur le déclin.

Si vous achetez un bulbe en boîte ou en vrac, choisissez la couleur et la forme de la fleur d’après la photo qui accompagne l’étalage: les fleurs peuvent être rouges, roses, saumon, blanches, jaunes ou vertes et peuvent être unies ou bicolores, grosses ou petites, simples ou doubles.

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Ce bulbe montre trois boutons floraux: un excellent achat!

Prenez toujours le plus gros bulbe possible: en général, plus il est gros, plus il fera de fleurs. Un très gros bulbe fera assurément deux tiges florales, parfois trois. D’ailleurs, regardez bien au moment de l’achat: si vous voyez pointer non pas une mais deux ou trois boutons au sommet du bulbe, c’est garant d’une bonne floraison!

La plantation

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Bulbe fraîchement empoté.

Pour cultiver votre amaryllis, choisissez un pot environ 5 à 7 cm plus gros que le bulbe (le pot doit avoir un ou des trous de drainage). Remplissez le pot à moitié avec un terreau pour plantes d’intérieur (si vous l’humidifiez avant de vous en servir, il sera plus facile à manier) et placez le bulbe sur le terreau, étalant un peu les racines épaisses. Remplissez maintenant le pot de terreau jusqu’à environ 2 cm du bord, le tassant bien pour solidifier le bulbe dans le pot. Le bulbe ne sera alors enterré qu’à moitié ou même un peu moins… ce qui est bien, car cela assure qu’il y ait assez d’espace dans le pot pour le développement des racines. Placez le pot sur une soucoupe et arrosez légèrement.

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Vase à amaryllis.

Il est aussi possible de cultiver le bulbe dans des billes ou des pierres ou même à nu. D’ailleurs, il existe à cette fin des vases spécifiquement conçues pour tenir un bulbe d’amaryllis au-dessus de l’eau. Par contre, si vous n’utilisez pas du terreau dans sa culture, le bulbe ne pourrait pas refaire ses forces après la floraison et ne fleurira plus: il ne sera bon que pour le compost.

Enfin, pour nos amis dans le Sud, vous pouvez cultiver l’amaryllis en pleine terre dans les zones 8 à 11. Elle réagira alors comme une vivace et peut même fleurir à plusieurs reprises pendant l’année.

La culture

Une température normale d’intérieur, entre 18 et 25˚C, conviendra pour la culture de votre amaryllis; elle peut même tolérer jusqu’à 5˚C au besoin. Arrosez parcimonieusement au début, puis plus abondamment à mesure que la tige florale se développe. Curieusement, les feuilles, longues et étroites, sortent souvent pendant la floraison ou même après.

Le terreau devrait être légèrement humide en tout temps. Un emplacement ensoleillé est idéal, car il stimulera une tige florale plus courte et plus robuste.

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Hippeastrum ‘Red Lion’

Le bulbe fleurira en aussi peu que trois semaines, mais généralement après cinq à huit semaines. Si la floraison arrive trop rapidement à votre goût, placer le bulbe dans un endroit frais peut la retarder. Si vous voulez l’accélérer, augmentez la température.

Pendant la floraison, ne vous gênez pas pour mettre la plante dans un endroit plus visible, même si l’emplacement est moins éclairé. Quelques semaines de faible éclairage ne lui dérangeront pas trop.

Après la floraison, remettez la plante au soleil. Vous pouvez couper la tige florale si elle vous dérange, mais pour la santé de la plante, mieux faut la laisser quelques semaines, tant qu’elle est encore verte, car elle fait de la photosynthèse et contribue alors à nourrir le bulbe.

Notez bien qu’il est bien possible que votre amaryllis produise des fleurs hors saison, plus tard au cours de l’hiver ou même ou printemps ou à l’été: un prime qui se prend bien!

Vers une nouvelle floraison

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Il faut un éclairage maximal pour faire refleurir une amaryllis.

Si la première floraison est presque garantie, on ne peut pas en dire autant des autres. En effet, l’amaryllis exige beaucoup de lumière et d’engrais pour refaire un gros bulbe dodu capable de fleurir l’année suivante… et si l’engrais est facile à donner (utilisez l’engrais de votre choix, l’amaryllis s’adapte à toutes les formulations), la lumière fait terriblement défaut pendant nos hivers. On peut l’aider en plaçant le bulbe à l’extérieur l’été, après l’avoir acclimaté au soleil direct, bien sûr.

Une croyance aussi populaire que bizarre veut que l’on coupe les feuilles après la floraison: n’y croyez pas. Où voulez-vous que le bulbe puise son énergie pour la floraison suivante s’il n’a pas de feuillage? Laissez les feuilles intactes, les coupant seulement quand elles jaunissent.

Contraire à une autre croyance populaire, il n’est pas toujours obligatoire de donner une période dormance à votre amaryllis à l’automne. Tout dépend du cultivar, car certaines sont à feuilles persistantes et d’autres à feuilles caduques. Regardez plutôt comme elle réagit.

Si son feuillage est encore bien vert en septembre/octobre, c’est qu’elle ne tient pas à dormir. Continuez de l’arroser, de la fertiliser et de lui accorder un éclairage maximal. Si son feuillage commence à avoir l’air fatigué et jaune à la fin de l’été, par contre, elle vous signale qu’elle veut dormir. Arrêtez les arrosages et coupez le feuillage lorsqu’il jaunit complètement. Vous pouvez aussi mettre le bulbe dans un emplacement plus frais à cette période, jusqu’à 5˚C, ou à l’ombre, mais ce n’est pas obligatoire.

Si vous avez mis votre bulbe en dormance, après deux ou trois mois, vous verrez de nouvelles pousses pointer au sommet du bulbe, signe qu’il est temps de lui offrir un nouveau cycle de croissance: soleil, arrosage, fertilisation, etc. en vue d’une nouvelle floraison. Si vous n’avez pas mis le bulbe en dormance, continuez vos bons soins: la floraison arrivera sans aucun traitement spécial.

Notez que les floraisons futures de votre amaryllis risquent d’arriver plus tardivement que la première. C’est que les bulbes vendus dans le commerce ont reçu un traitement spécial en vue d’une floraison à Noël. Par la suite, votre plante reprendra son cycle de croissance normal, habituellement une floraison entre janvier et mars.

Si votre bulbe ne refleurit pas, continuez un bon entretien, mais essayez d’augmenter l’éclairage. C’est presque toujours la source du problème. Si oui la floraison aurait lieu… l’année suivante.

Où trouver des bulbes d’amaryllis ?

20151110EGénéralement on les trouve sans difficulté dans beaucoup de commerces entre octobre et décembre, même dans les supermarchés, mais le plus gros choix est en jardinerie. Il est aussi possible de soutenir la Société Huntingdon du Québec en achetant des bulbes amaryllis de leur part.

Le cycle annuel de l’amaryllis

Par défaut

Amaryllis Stages of GrowthL’amaryllis (Hippeastrum) est une des rares plantes d’intérieur qui a une véritable période de dormance. Elle pousse de l’hiver à la fin de l’été, puis entre en dormance pendant 2 à 4 mois. Mais la période la plus critique pour obtenir une deuxième floraison est immédiatement après la floraison. Comme la plupart des amaryllis vendues commercialement ont été spécialement traitées pour fleurir dans le temps des Fêtes, il a fort à parier que votre amaryllis est en fleurs ou vient tout juste de finir de fleurir. Il est donc le temps d’agir.

Quand la floraison est terminée, vous pouvez couper la tige florale. Laissez-la jaunir d’abord, toutefois, car tant qu’elle est verte, elle nourrit le bulbe, Il ne faut toutefois pas couper les feuilles. Même si, durant la floraison, la plante tolérait tout éclairage, après il faut lui donner un éclairage maximal. Le plein soleil d’une fenêtre orientée au sud n’est pas trop. Durant cette période la plante est aussi très avide de fertilisant. En effet, c’est quand elle est en feuilles que l’amaryllis fait toutes ses réserves pour la prochaine floraison. Plus elle a du soleil et un bon régime d’engrais (engrais tout usage ou pour plantes d’intérieur), plus son bulbe emmagasinera de l’énergie, plus le bulbe sera gros à la fin de la saison et plus la plante fleurira l’année suivante. Lire la suite