Agastache fenouil: herbe de l’année 2019

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L’herbe de l’année 2019, ainsi nommée par l’International Herb Association, est l’agastache fenouil (Agastache foeniculum), également appelé anis hysope, hysope anisée ou grande hysope. L’agastache fenouil n’est certainement pas l’une des herbes culinaires et médicinales les plus connues et peu de jardiniers le connaissent, mais il est joli, facile à cultiver et très utile, méritant amplement sa mise en vedette en 2019!

Qu’est-ce l’agastache fenouil?

Cette plante herbacée aromatique vivace est originaire de l’est et du centre de l’Amérique du Nord, dont du Québec. 

Le nom Agastache vient du grec «agan» (abondance) et de «stachys» (épi), faisant référence à ses nombreux épis floraux.

Quant à ses épithètes communs et botaniques, ils font référence au fenouil (le sens de foeniculum). Pourtant, les deux plantes, fenouil et agastache fenouil, ne sont pas apparentées et, physiquement, ne se ressemblent nullement. L’agastache fenouil appartient à la famille de la menthe (les Lamiacées) et le fenouil, à celle de la carotte (les Apiacées). Par contre, l’odeur et le goût anisé de l’agastache rappellent bien ceux du fenouil.

L’agastache fenouil est une plante attrayante, formant une touffe dense de tiges dressées portant des feuilles ovales légèrement dentées et blanchâtres au revers. Les tiges sont surmontées d’un épi de fleurs lavande pourpre (le cultivar ‘Alabaster’ [‘Alba’] porte des fleurs blanches) qui persistent tout l’été, de juin à septembre dans l’hémisphère Nord. 

Les abeilles visitent fréquemment les fleurs d’agastache fenouil. Photo: Hellen Linda Drake, http://www.youtube.com

C’est une excellente plante mellifère que les abeilles visitent abondamment. Par une belle journée d’été, le bourdonnent autour des fleurs est constant. Le miel produit est réputé pour son goût légèrement anisé.

Les colibris visitent aussi les fleurs (quand les abeilles ne sont pas présentes) ainsi que les papillons, les syrphes et plusieurs autres pollinisateurs. Cependant, l’odeur anisée de la plante semble repousser les cerfs, les lapins et les autres mammifères, qui laissent l’agastache fenouil tranquille.

Compte tenu de sa hauteur, généralement d’environ 120 à 150 cm, l’agastache fenouil est probablement plus utile non pas dans le jardin d’herbes aromatiques, où il pourrait ombrager ses voisins plus petits, mais à l’arrière-plan de la plate-bande, où sa floraison estivale sera la plus appréciée.

Utilisations

Fleurs séchées d’agastache fenouil. Photo: therunninggarlic.wordpress.com

L’agastache fenouil est une herbe à la fois culinaire et médicinale. Dans la cuisine, les fleurs et les feuilles sont utilisées comme assaisonnement ainsi que dans les tisanes, les sirops et les salades, parfois en remplacement de l’estragon (Artemisia dracunculus sativa). Si vous avez besoin d’un rafraîchisseur d’haleine, mâchez-en quelques feuilles et bientôt votre haleine sera parfaitement pure! Séchées, les fleurs et les feuilles peuvent être conservées pour un usage culinaire futur ou être ajoutées au pot-pourri.

Sur le plan médical, cette plante est utilisée depuis longtemps par les peuples autochtones du Nouveau Monde pour traiter les plaies, la fièvre, la toux et la diarrhée.

Comment cultiver l’agastache fenouil

Compte tenu du fait qu’il est peu connue, vous n’allez probablement pas trouver des plants d’agastache fenouil dans votre jardinerie locale. Cherchez-les plutôt auprès des pépinières spécialisées en herbes aromatiques, s’il y en a dans votre région, ou encore, commandez des plants par correspondance. Les semences sont encore plus faciles à trouver que les plants et bon nombre de semenciers, surtout ceux qui offrent des herbes, en mettent dans leur catalogue.

Il est possible d’obtenir des plantes déjà en fleurs l’année même du semis, mais il faut alors démarrer les semences à l’intérieur très tôt, dès la fin de janvier ou au début de février dans l’hémisphère Nord. Or, l’éclairage naturel est très faible si tôt dans la saison; vous aurez donc probablement besoin d’un éclairage artificiel (lampes fluorescentes ou DEL) pour assurer de bons résultats. Vous pouvez aussi démarrer les semences à l’intérieur environ 4 à 6 semaines avant la date du dernier gel ou même simplement les semer en pleine terre quand le sol se réchauffe, mais alors les jeunes plantes ne fleuriront pas avant la deuxième année.

Plantez en plein soleil (à la rigueur, à la mi-ombre) dans un sol assez riche, légèrement acide à neutre, et humide, mais bien drainé, en espaçant les plants d’environ 45 cm (18 pouces). Une fois établi, l’agastache fenouil est assez résistant à la sécheresse, mais il réussit quand même mieux quand le sol reste au moins un peu humide en tout temps. 

C’est une plante extrêmement résistante au froid, capable de croître dans la zone de rusticité 2, voire 1, et d’ailleurs, elle préfère les étés frais et les hivers froids. Pour cette raison, cette plante ne fait pas un bon choix pour les régions aux hivers très doux (zones 9 à 11). Si les étés dans votre région sont très chauds, un bon paillis peut être utile pour garder ses racines au frais.

Avec le temps, généralement après 3 ou 4 ans, la base de la plante devient ligneuse et la plante ne repousse plus. Vous pouvez prévoir le coup en préparant des boutures de tige aux trois ans. Ou encore, plus facilement, conservez quelques-uns des nombreux semis qu’elle produit, car l’agastache fenouil se ressème généreusement et peut même devenir assez envahissant. (Un bon paillage aidera à prévenir un auto-ensemencement excessif.)

Autres agastaches

L’agastache fenouil est loin d’être le seul des quelques 20 espèces d’agastache qui peuvent être d’intérêt pour les jardiniers. 

Agastache coréenne (Agastache rugosa). Photo: http://www.mylestaryseeds.com.my

Très semblable à l’agastache fenouil et, comme lui, tout aussi florifère qu’utile, il y a l’agastache coréen ou menthe-réglisse coréenne (A. rugosa). Un peu plus compact, il atteint 90 cm de hauteur, parfois 120 cm, avec des épis plus courts et plus denses de fleurs bleu lavande. On pourrait le voir comme la version asiatique de l’A. foeniculum nord-américain, avec un goût mélangeant menthe et réglisse. Comme on peut s’y attendre vu son origine, l’agastache coréen est couramment utilisé dans la cuisine asiatique. Zone 5. 

A. rugosa ‘Blue Spike’ et ‘Liquorice Blue’ sont deux lignées d’agastache coréen offertes par semences, mais elles sont apparemment identiques à l’espèce. Zone 5.

A. rugosa ‘Honey Bee Blue’ est similaire à l’espèce quant à ses fleurs bleu lavande, mais il est plus court (60–90 cm). Plus rare, il y a aussi ‘Honey Bee White’, des mêmes dimensions, mais à fleurs blanches. A. rugosa ‘Little Adder’, quant à lui, est encore plus bas: 40–45 cm et porte les mêmes fleurs bleu lavande que l’espèce. Les trois fleurissent tout l’été et peuvent servir de plantes comestibles, médicinales et ornementales. Zone 5.

Agastache rugosa ‘Golden Jubilee’. Photo: Sélections All-America

L‘agastache coréen a également donné naissance à un cultivar très populaire aux feuilles jaune chartreuse, A. rugosa ‘Golden Jubilee’, lauréat du prix Sélections All-America en 2003. Il mesure environ 50 cm de hauteur et est tout aussi florifère que l’espèce. Comme ses feuilles jaune lime contiennent moins de chlorophylle que l’espèce, le plein soleil est essentiel. Attention, ‘Golden Jubilee’ se ressème abondamment. Comme il est fidèle au type à partir de semences, les plantules seront jaune chartreuse et donc faciles à repérer si vous avez besoin de réduire leur nombre ou de les déplacer. Zone 5.

Agastache faux-népéta (Agastache nepetoides). Photo: Christopher Noll, wisflora.herbarium.wisc.edu

Un autre parent très proche est l’agastache faux-népéta (A. nepetoides). Il diffère notamment d’A. foeniculum par sa taille (1,5 à 3 m!) et sa floraison plus tardive (fin d’été et automne), mais aussi par ses petites fleurs jaune à blanc verdâtre plutôt parsemées sur un épi vert, une combinaison de valeur ornementale plutôt limitée. Même si son feuillage n’est pas très aromatique, l’agastache faux-népéta est utilisé en médecine douce, notamment comme plante à infuser pour soulager les démangeaisons dues à l’herbe à puce. Zone 2.

Des variétés qui restent à leur place

Les meilleurs agastaches pour les jardiniers paresseux sont sans doute les différents hybrides stériles. La plupart sont issus de croisements entre A. foeniculum et A. rugosa ou de leurs cultivars et ne produisent aucune graine fertile. Ainsi, vous n’avez pas à contrôler les semis égarés comme chez les autres agastaches. 

Agastache ‘Blue Fortune’. Photo: http://www.perennialresource.com

A. ‘Blue Fortune’, avec ses épis bleu lavande produits toute la saison, est la variété hybride la plus connue et est, à mon avis, une vivace réellement exceptionnelle. À environ 60 à 90 cm de hauteur, A. ‘Blue Fortune’ attire tous les regards par ses fleurs si séduisantes. Plantez-le au milieu de la plate-bande pour vous assurer d’une couleur fiable tout l’été. Par contre, il faut se rappeler qu’il est, comme tous les agastaches, assez éphémère. N’oubliez donc pas de le multiplier à partir de boutures tous les 3 ans environ. Zone 4.

Parmi les autres agastaches stériles à essayer, il y a ‘Blue Boa’ (épis épais de fleurs bleu violet foncé) et A. ‘Black Adder’ (fleurs rose lavande pourvues de bractées pourpre foncé). Les deux sont de zone 5.

Des agastaches plutôt annuelles

Agastache ‘Kudos Ambrosia’ est un exemple d’un agastache peu rustique généralement utilisé comme annuelle. Photo: http://www.terranovanurseries.com

Les agastaches du sud-ouest de l’Amérique du Nord (A. cana, A. aurantiacaA. rupestris, A. mexicana et leurs hybrides) appartiennent à une catégorie totalement différente. Ce sont des plantes de petite taille avec de petites feuilles et des fleurs tubulaires rouges, jaunes, orange, roses ou violettes. Les Américains les appellent «hummingbird mints», car ils sont pollinisés par les colibris («hummingbirds»).

Originaires du sud-ouest de l’Amérique du Nord (Arizona, Texas, Mexique, etc.), ces agastaches sont adaptés aux climats secs et aux étés chauds et ne sont pas très rustiques (zone 7, peut-être 6 à la rigueur, même si les pépiniéristes persistent à les étiqueter avec la zone 5). Leur goût est plus proche de celui de la menthe que de celui du fenouil. Ils sont également utilisés en médecine et en cuisine dans leurs régions locales, mais rarement dans les régions plus tempérées. Il en existe de nombreux hybrides qui deviennent de plus en plus populaires, surtout en tant qu’annuelles, mais ils peuvent servir de vivaces de courte vie dans les régions aux hivers relativement doux.


Voilà un aperçu rapide des attraits de l’agastache fenouil, une plante qui mérite parfaitement sa reconnaissance comme herbe de l’année 2019!

Déjà des semis à faire en janvier?

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Source: worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com

La nouvelle année vient à peine de commencer, mais il est déjà temps de semer certaines graines à l’intérieur.

On ne sème si tôt qu’un groupe très limité de plantes particulièrement lentes à arriver à une taille de repiquage raisonnable, car autrement en janvier il est beaucoup trop tôt pour faire des semences. On les fera plutôt en mars ou en avril, même en mai. Il faut toutefois environ quatre à cinq mois de culture à l’intérieur pour les sept plantes suivantes, donc il est temps de sérieusement penser à les semer en janvier ou, au plus tard, au début de février.

  1. Agastache (Agastache foeniculum)
  2. Bégonia tubéreux (Begonia × tuberhybrida)
  3. Datura (Datura metel)
  4. Linaire à feuilles d’origan (Chaenorrhinum origanifolium, syn. glaerosum)
  5. Lisianthus (Eustoma grandiflora)
  6. Dracéna des jardins (Cordyline australis, syn. indivisa)
  7. Kniphofia ou tritome (Kniphofia )

Semis hâtifs: tout un défi!

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Les semis faits en janvier auront besoin d’un éclairage supplémentaire. Source: Les Idées du jardinier paresseux: Semis

Démarrer des semences en janvier dans les régions septentrionales de l’hémisphère Nord n’est pas si simple. Les jours sont courts, le soleil est faible et, dans de nombreuses régions, le temps est plus souvent gris qu’ensoleillé, ce qui signifie que les semis souffriront d’un sérieux manque de lumière. De plus, les températures devant le rebord de la fenêtre, où la plupart des jardiniers placent leurs plateaux de semences, sont souvent froides et variables alors que presque toutes les semences ont besoin de chaleur et de températures assez uniformes pour bien germer. En conséquence, vous n’avez pas vraiment d’autre choix que de démarrer les semences de janvier (et de février) sous un éclairage artificiel, tel que les lampes de culture fluorescentes ou DEL, et ce, de plus, dans l’emplacement le plus chaud de votre demeure.

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Cultivez les semis à l’étouffée, avec un tapis chauffant si nécessaire. Source: www.amazon.fr

Commencez toujours les semences d’hiver «à l’étouffée» (en les couvrant d’un dôme ou d’un sac de plastique transparent) pour maintenir une humidité élevée et des températures stables et placez-les dans une pièce qui est au moins modérément chaude (21 à 24 °C). Une autre option pour les réchauffer est de les placer sur un tapis chauffant (un modèle spécialement conçu pour les plantes). Utilisez une minuterie pour régler la durée d’éclairage de la lampe à 14 heures par jour afin de simuler les longues journées d’été et placez les contenants de semences fraîchement semées sous la lampe à environ 15 à 30 cm de la source de lumière. Maintenant, attendez patiemment la germination. (Une raison pour laquelle certaines semences ont besoin d’un semis hivernal est qu’elles sont lentes à germer.)

Semis qui nécessitent un traitement au froid

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Pour faire germer les semences de plusieurs végétaux, il faut leur donner un traitement au froid de plusieurs semaines. Source: Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Janvier est également, avec d’ailleurs les mois de décembre et de février, un bon moment pour semer les graines qui ont besoin d’un prétraitement au froid (stratification froide) afin de bien germer. Ce groupe comprend la plupart des arbres et arbustes de climats froids et tempérés, ainsi que de nombreuses vivaces et même quelques annuelles.

Ces semences ne germeront pas tant qu’elles n’auront pas reçu un nombre donné de jours de fraîcheur combinés avec de l’humidité. Il peut s’agir d’aussi peu qu’une ou deux semaines ou de quatre mois ou plus. Cette information vitale paraît normalement sur le sachet de semences. Si vous avez récolté les semences vous-même et ne connaissez pas la durée du traitement au froid nécessaire, je vous suggère de calculer, pour les vivaces, de six à huit semaines: c’est suffisant pour la plupart des espèces. Pour les arbres et arbustes, offrez plutôt 12 semaines.

Notez que le nombre de semaines de froid cité pour une espèce quelconque est toujours le minimum qu’il faut pour assurer la germination, mais qu’il n’y a pas de risque à prolonger le séjour au froid. Donc, si vous démarrez plusieurs semences différentes, chacune avec une durée de traitement différente, vous pouvez toutes les laisser au froid jusqu’à ce que les dernières aient terminé leur plein traitement, puis les faire germer toutes en même temps.

Pour donner une stratification froide, il suffit de semer les graines dans un récipient, exactement comme vous le feriez pour toute autre semence, puis de sceller le contenant dans un sac en plastique transparent et de le placer au réfrigérateur ou dans un caveau à légumes pendant au moins le nombre minimum de semaines. Ensuite, déplacez-le dans un endroit chaud et bien éclairé, comme sur le rebord d’une fenêtre ou sous une lampe de culture, pour que la germination commence.

100 semences qui ont besoin d’un traitement par le froid

Voici 100 plantes qui germent mieux avec un prétraitement au froid, mais il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg: il en existe des milliers d’autres. Consultez l’enveloppe des semences ou le site Web du fournisseur de semences pour plus d’informations.

  1. Abies (sapin)
  2. Acer (érable à sucre et plusieurs autres espèces)
  3. Aconitum (aconit)
  4. Alchemilla (alchémille)
  5. Allium (allium ornemental)
  6. Amelanchier (amélanchier)
  7. Aquilegia (ancolie)
  8. Asclepias (asclépiade)
  9. Astrantia (astrance)
  10. Baptisia (faux lupin)
  11. Buddleia (buddleia)
  12. Caltha (populage des marais)
  13. Caryopteris (caryoptère)
  14. Cercis canadensis (gainier du Canada)
  15. Chelone (galane)
  16. Cimicifuga (cierge d’argent)
  17. Clematis (clématite)
  18. Cornus (cornouiller)
  19. Corydalis (fumeterre)
  20. Delphinium (delphinium, pied d’alouette)
  21. Dicentra spectabilis, maintenant Lamprocapnos spectabilis (cœur saignant)
  22. Dictamnus (fraxinelle)
  23. Dodecatheon (gyroselle)
  24. Echinacea (échinacée)
  25. Eremurus (lis à queue de renard)
  26. Eryngium (érynge, panicaut)
  27. Eupatorium (eupatoire)
  28. Filipendula (reine-des-prés)
  29. Forsythia (forsythia)
  30. Fragaria (fraisier)
  31. Fuchsia (fuchsia)
  32. Gentiana (gentiane)
  33. Geranium (géranium)
  34. Goniolimon (statice)
  35. Helianthemum (hélianthème)
  36. Helianthus (tournesol vivace)
  37. Heliopsis (héliopside)
  38. Helleborus (hellébore, rose de Noël)
  39. Hemerocallis (hémérocalle)
  40. Heuchera (heuchère)
  41. Hibiscus moscheutos (hibiscus vivace)
  42. Hypericum (millepertuis)
  43. Iberis (corbeille d’argent)
  44. Ilex* (houx)
  45. Iris (iris, la plupart des espèces)
  46. Incarvillea (incarvillée)
  47. Kirengeshoma (kirengeshoma)
  48. Knautia (knautie)
  49. Lathyrus (pois vivace)
  50. Lavandula (lavande)
  51. Leontopodium (edelweiss)
  52. Lobelia (lobélie, espèces rustiques)
  53. Lonicera (chèvrefeuille)
  54. Macleaya (macleaya)
  55. Magnolia* (magnolia)
  56. Malus (pommier, pommetier)
  57. Mazus (mazus rampant)
  58. Mertensia (mertensia)
  59. Muscari (jacinthe à grappe)
  60. Myrrhis odorata (cerfeuil musqué)
  61. Nepeta (népéta)
  62. Oenothera (onagre)
  63. Opuntia* (opuntia rustique)
  64. Paeonia* (pivoine)
  65. Penstemon (penstemon)
  66. Persicaria (renouée)
  67. Phlox (phlox)
  68. Persicaria orientalis, syn.Polygonum orientale (renouée orientale)
  69. Physalis (coqueret, lanterne chinoise)
  70. Picea(épinette, épicéa)
  71. Platycodon (playcodon)
  72. Primula (primevère)
  73. Pulsatilla (pulsatille)
  74. Quercus (chênes rouges et noirs)
  75. Ranunculus (bouton d’or)
  76. Ratibida (sombrero mexicain)
  77. Rosa (rosier)
  78. Rudbeckia (rudbeckie)
  79. Sambucus (sureau)
  80. Sanguinaria (sanguinaire)
  81. Sanguisorba (sanguisorbe)
  82. Saponaria (saponaire)
  83. Saxifraga (saxifrage)
  84. Scabiosa (scabieuse)
  85. Sedum (sédum, orpin)
  86. Sempervivum (joubarbe)
  87. Sidalcea (sidalcée)
  88. Stokesia (stokésie)
  89. Syringa (lilas)
  90. Thalictrum (pigamon)
  91. Tiarella (tirarelle)
  92. Tricyrtis (lis des crapauds)
  93. Trillium* (trille)
  94. Trollius (trolle)
  95. Tsuga (pruche)
  96. Vernonia (vernonie)
  97. Veronica (véronique)
  98. Viburnum* (viorne)
  99. Viola (violette)
  100. Vitis (vigne, certaines espèces)
*Ces espèces ont besoin d’une double stratification froide, c’est-à-dire de deux traitements au froid séparés par un traitement au chaud, pour stimuler leur germination. Essayez deux à trois mois de froid suivis de deux mois de chaleur, puis d’encore deux à trois mois de froid. Lorsque vous exposerez ces semences assez uniques à la chaleur après ces traitements répétés, la plupart germeront assez prestement.

Bon succès avec tous vos semis!20180103 worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com

Les vivaces ne sont pas toujours éternelles

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La gaillarde: spectaculaire et florifère, mais de courte vie.

Si vous arrachez vos annuelles parce qu’elles ne fleurissent qu’une seule fois et que vous les remplacez par des vivaces parce qu’elles vivent éternellement, vous vous trompez. Les vivaces vivent plus longtemps que les annuelles (un an) et les bisannuelles (2 ans), c’est certain, mais pas toujours de beaucoup. Certaines vivaces ne vivent que 2 ou 3 ans, d’autres le double, d’autres encore un peu plus. Très peu seront encore là dans 40 ans! Si j’avais à estimer la longévité moyenne d’une vivace, j’aurais dit 7 à 8 ans. C’est beaucoup mieux qu’une annuelle, mais il faut quand même prêt à remplacer une vivace de temps à autre: pour la plupart, elles ne sont pas aussi d’une aussi grande longévité que les plantes ligneuses (arbres, arbustes et conifères).

Vivaces de courte vie

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L’ancolie (Aquilegia): jolie, mais de courte vie.

Il y a notamment un groupe de vivaces que les jardiniers appellent vivaces de courte vie. Ce ne sont pas exactement des bisannuelles, car ces dernières ne fleurissent qu’une seule fois, la deuxième année, puis meurent. Les vivaces à courte vie ont la capacité de fleurir plus d’une fois, mais souvent c’est surtout la première année et la deuxième. La troisième année est un point d’interrogation.

Le problème pour le jardinier est que, quand il n’a pas cette information et qu’une vivace disparaît après seulement 2 ou 3 ans, il se sent coupable et se demande ce qu’il a bien pu faire de mal. Pourtant, disparaître après 2 ou 3 ans est parfaitement normal pour ces plantes.

Quand on sait d’avance qu’une vivace est de courte vie, on peut prendre des précautions pour prolonger son existence. Par exemple, prendre des boutures, des divisions ou la multiplier par semences, et ce, à tous les deux ans. Ainsi, votre vivace de courte reviendra d’année en année.

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La mauve musquée (Malva moschata) ne vit pas longtemps, mais se maintient en se ressemant.

Aussi, plusieurs de ces vivaces de courte vie se rachètent, au moins un peu, en se ressemant spontanément. D’accord, elles ne repoussent pas exactement où vous les avez planifiées, mais si vous êtes ouvert au concept de la platebande à l’anglaise, où les plantes se mélangent assez librement, vous pouvez trouver ces beautés éphémères très intéressantes. Et quelle joie pour le jardinier paresseux: elles ne demandent aucun soin, apparaissant çà et là comme par magie!

Ces vivaces de courte vie ont quand même un avantage: en général, elles fleurissent abondamment dès la première année de plantation, ce qui n’est pas le cas de la plupart des vivaces longévives qui prennent d’habitude au moins 3 ans avant de donner leur meilleure floraison.

Quelques vivaces de courte vie

Voici une liste de vivaces qui, du moins sous les conditions québécoises, sont souvent de courte vie. Celles marquées d’un astérisque (*) tendent à se maintenir en se ressemant.

  1. Agastache (Agastache spp.) (certaines espèces*)
  2. Ancolie (Aquilegia spp.)*
  3. Bermudienne (Sisyrinchium angustifolium)*
  4. Chrysanthème des jardins (Chrysanthemum x morifolium) (certains cultivars modernes sont longévifs)
  5. Coquelourde des jardins (Lychnis coronaria)*
  6. Coréopsis à grandes fleurs (Coreopsis grandiflora)
  7. Croix de Jérusalem (Lychnis chalcedonica)*
  8. Delphinium ou pied d’alouette (Delphinium spp.)
  9. Échinacée (Echinacea spp. (variable: certains hybrides sont de courte vie)
  10. Fumeterre aux fleurs de lait (Corydalis ochroleuca, maintenant Pseudofumaria alba)*
  11. Gaillarde (Gaillardia x grandiflora)
  12. Heuchère (Heuchera spp.) (certains cultivars sont de courte vie)
  13. Impatiente du Cap (Impatiens capensis)*
  14. Julienne des dames (Hesperis matronalis)*
  15. Knautia (Knautia spp.)*
  16. Lin vivace (Linum perenne)*
  17. Lobélie cardinale (Lobelia cardinalis)
  18. Lupin (Lupinus x russellii)*
  19. Marguerite (Leucanthemum spp.) (le cultivar ‘Becky’ est une exception: il vit très longtemps)
  20. Mauve (Malva spp.)*
  21. Œillet (Dianthus spp.) (certaines espèces*)
  22. Pâquerette (Bellis perennis)*
  23. Pavot d’Islande (Papaver nudicaule) (de longue vie sous les climats froids)
  24. Pyrèthre rose (Tanacetum coccineum)
  25. Rose trémière (Alcea rosea)*
  26. Rubeckie trilobée (Rudbeckia trilobata)*
  27. Rudbeckie velue (Rudbeckia hirta)*
  28. Scabieuse (Scabiosa spp.)
  29. Tulipe hybride (Tulipa spp.)
  30. Verveine hastée (Verbena hastata)*