Les semis à faire dès janvier

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Ill.: worldartsme.com, rdkate.blogspot.ca & mzayat.com

Janvier paraît très tôt pour faire des semis, mais certaines plantes sont très lentes à pousser : il leur faut quatre à cinq mois de culture à l’intérieur pour qu’elles soient prêtes pour le jardin estival. Il faut donc les semer très tôt si on veut de bons résultats. Voici quelques exemples.

  1. Agastache (Agastache foeniculum)
  2. Bégonia tubéreux (Begonia × tuberhybrida)
  3. Datura (Datura metel)
  4. Linaire à feuilles d’origan (Chaenorrhinum origanifolium, syn. C. glaerosum)
  5. Lisianthus (Eustoma grandiflora)
  6. Dracéna des jardins (Cordyline australis, syn. indivisa)
  7. Kniphofia ou tritome (Kniphofia )

On peut obtenir les semences de ces plantes et de plusieurs autres dans des catalogues horticoles. Voici une page qui donne les catalogues disponibles aux jardiniers canadiens. Et non, janvier n’est pas trop tôt pour commander des semences. C’est même le moment idéal!

Semis hâtifs: tout un défi!

Les semis faits en janvier auront besoin d’un éclairage supplémentaire. Ill.: Les Idées du jardinier paresseux: Semis

Démarrer des semences en janvier dans les régions septentrionales de l’hémisphère Nord n’est pas si simple. Les jours sont courts, le soleil est faible et, dans de nombreuses régions, le temps est plus souvent gris qu’ensoleillé, ce qui signifie que les semis souffriront d’un sérieux manque de lumière. De plus, les températures devant le rebord de la fenêtre, où la plupart des jardiniers placent leurs plateaux de semences, sont souvent froides et variables alors que presque toutes les semences ont besoin de chaleur et de températures assez uniformes pour bien germer. En conséquence, vous n’avez pas vraiment d’autre choix que de démarrer les semences de janvier (et de février) sous un éclairage artificiel, tel que les lampes de culture fluorescentes ou DEL, et ce, de plus, dans l’emplacement le plus chaud de votre demeure.

Commencez toujours les semences d’hiver «à l’étouffée» (en les couvrant d’un dôme ou d’un sac de plastique transparent) pour maintenir une humidité élevée et des températures stables et placez-les dans une pièce qui est au moins modérément chaude (21 à 24 °C). Une autre option pour les réchauffer est de les placer sur un tapis chauffant (un modèle spécialement conçu pour les plantes). Utilisez une minuterie pour régler la durée d’éclairage de la lampe à 14 heures par jour afin de simuler les longues journées d’été et placez les contenants de semences fraîchement semées sous la lampe à environ 15 à 30 cm de la source de lumière. Ensuite, attendez patiemment la germination. (Une raison pour laquelle certaines semences ont besoin d’un semis hivernal est qu’elles sont lentes à germer.)

Transformez votre sapin de Noël en arbre à haricots

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On peut facilement convertir un sapin de Noël en un arbre à haricots. Photo: http://www.gardenfocused.co.uk

Si vous conservez votre sapin de Noël coupé à l’extérieur pendant l’hiver jusqu’à ce que ses aiguilles tombent, vous pouvez facilement le transformer en un grand tuteur très ramifié: un arbre à haricots.

À la fin du printemps ou au début de l’été, fixez-le debout dans le potager, en enfonçant la base du tronc dans le sol. Utilisez aussi quelques piquets de tente pour fixer les branches inférieures au sol et ainsi assurer un meilleur support. Ensuite, semez tout simplement des graines de légumes grimpants — comme des haricots à rames, des haricots d’Espagne, des pois ou des courges — dans le sol tout autour des branches extérieures.

Les légumes grimpants monteront tous seuls sur la carcasse du sapin. Ill.: owips.com & clker.com

Au fur et à mesure que les graines germeront et commenceront à pousser, leurs tiges volubiles ou vrilles s’enrouleront autour des branches de l’arbre et se hisseront jusqu’au sommet, recouvrant complètement sa structure de feuilles.

À partir du milieu de l’été, vous pourrez mystifier vos amis avec votre bel arbre à haricots. Ou à pois. Ou à courges.

L’«arbre» commencera éventuellement à pourrir et pourra ensuite être composté, mais devrait durer au moins 7 à 8 ans.

Parfois, le jardinage est si simple!

Le piléa échangiste

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Photo: Pilea Place

La première fois que j’ai entendu parler de cette plante d’intérieur aux feuilles rondes inhabituelles était dans les années 1980. J’étais à l’époque rédacteur en chef de la petite revue de plantes d’intérieur À Fleur de Pot et une femme de Vancouver m’avait envoyé une lettre contenant un morceau de plante à l’intérieur. «Qu’est-ce que c’est? voulait-elle savoir. Une amie m’a donné une bouture, mais je ne trouve rien à son sujet!»

J’ai immédiatement pensé qu’il s’agissait d’un pépéromia (Peperomia spp.), car plusieurs espèces ont des feuilles rondes similaires, et je me suis mis à fouiller dans mes livres et magazines de plantes à sa recherche. (Il n’y avait pas d’Internet à l’époque, alors, à quel autre endroit pouvais-je chercher des informations sur les plantes?) Mais pas de chance! J’étais sur le point d’abandonner lorsque la dernière édition de la revue Kew Magazine est arrivée dans ma boîte aux lettres… et il y avait un article sur cette plante! Quelle heureuse coïncidence!

L’identité de la plante mystère est maintenant connue: c’est un Pilea peperomioides. Photo: mickeysplants.com

Il s’avère que ce n’était pas un pépéromia, de la famille des poivriers (Pipéracées), mais plutôt un piléa, Pilea peperomioides, de la famille des orties (Urticacées). (Malgré cette affiliation, notre plante ne pique pas!)

Il faut croire que le botaniste allemand Ludwig Diels, qui a identifié officiellement en 1912 les spécimens collectés en Chine par le botaniste et explorateur écossais George Forrest en 1906 et 1910, pensait lui aussi que cette plante faisait beaucoup penser à un pépéromia, car le nom qu’il a choisi, Pilea peperomioides, veut dire piléa qui ressemble à un pépéromia.

Évidemment, j’ai rempoté le petit bout de plante récupéré de l’enveloppe, à peine flétri de son voyage à travers le système postal… et je cultive P. peperomioides depuis ce temps. Oui, cela fait plus de 30 ans!

Histoire d’une plante voyageuse

L’histoire derrière P. peperomioides est en fait assez étonnante.

Lieu d’origine du Pilea peperomioides. Photo: florawww.eeb.uconn.edu

Après sa découverte initiale dans les montagnes Cang du Yunnan, en Chine, la plante est restée lettre morte, du moins, du point de vue des Occidentaux. Puis, en 1945, le missionnaire norvégien Agnar Espegren l’a retrouvée dans un marché public de la province du Yunnan. Peu de temps après, il a été contraint de fuir la Chine avec sa famille, mais ils ont apporté des boutures de la plante. Après un bref séjour à Calcutta, ils sont retournés en Norvège, apportant aussi P. peperomioides.

Espegren a commencé à faire le tour de la Norvège, donnant des conférences sur sa vie de missionnaire… et aussi à partager des boutures de la plante sans nom avec les gens qu’il rencontrait. Dès les années 1960, la plante avait déjà été distribuée parmi les amateurs de plantes d’intérieur à travers la Scandinavie, l’Allemagne et la France. Elle a apparemment atteint la Grande-Bretagne via une au pair norvégienne dans les années 1970, puis l’Amérique du Nord et l’Australie dans les années 1980. Notez bien que, pendant tout ce temps, cette plante est passée complètement sous le radar des pépiniéristes. Ce n’était pas une plante qu’on trouvait dans les magasins, mais strictement une plante échangiste, partagée avec des voisins et des amis.

C’est seulement depuis quelques années que les pépinières commerciales ont découvert cette plante. Ainsi, on trouve maintenant P. peperomioides dans la plupart des jardineries. Mais il est beaucoup plus sympathique d’obtenir cette plante sous forme de division ou de bouture offerte par une connaissance, vous ne trouvez pas?

Comment l’appeler?

Quel nom commun choisir pour P. peperomioides? Photo: http://www.adamrobinsondesign.com.

J’ai entendu plusieurs noms pour cette plante: plante du missionnaire, plante de l’amitié, plante à monnaie chinoise et piléa à feuilles de pépéromia, mais je préfère le dernier. Il est plus près de son nom botanique et, de plus, le décrit si bien.

Le nom «plante à monnaie chinoise» vient du fait qu’il est très populaire dans certaines parties de la Chine où, selon le feng shui, ses feuilles en forme de pièce de monnaie sont nécessairement un signe qu’il apporte richesse et prospérité. Mais je n’y crois pas. Après plus de 30 ans de culture de cette plante, je suis encore très loin d’avoir fait fortune.

Donc, pour moi, son nom de tous les jours est piléa à feuilles de pépéromia et c’est ainsi que je l’appellerai dans cet article.

Une description

Les feuilles rondes sont très intrigantes. Photo: Camilla 191, garden.org

C’est vraiment une plante d’apparence très curieuse à cause de ses feuilles. Elles sont lisses, vert foncé, rondes et peltées (en forme de bouclier), c’est-à-dire que le pétiole est fixé à l’arrière de la feuille, près du milieu, plutôt qu’à son bord comme la plupart des feuilles. Elles peuvent mesurer jusqu’à 15 cm de diamètre, bien que généralement beaucoup moins, avec un pétiole de longueur variable.

Si votre piléa à feuilles de pépéromia a besoin de tuteurage, la meilleure chose à faire est simplement de lui couper la tête, ce qui le forcera à se ramifier, donnant une plante plus fournie et attrayante. Vous pouvez toujours, bien sûr, bouturer la partie supprimée. Photo: sugru.com.

La plante elle-même est de taille plutôt modeste, rarement plus de 60 cm de haut et 30 cm de large, avec une tige brune verticale, parfois ligneuse à la base. Au fil du temps, la plante produit une foule de rejets dans le terreau, à une certaine distance de la plante mère.

Les fleurs produisent des bouffées de pollen quand on arrose la plante. Photo: Groovy Plants Ranch

Le piléa à feuilles de pépéromia fleurit rarement à l’intérieur à moins de profiter d’une luminosité très intense et d’un hiver plutôt froid (vers 15 °C). Malgré cela, les minuscules fleurs blanches à rosâtres portées sur une cyme étalée ne sont pas très remarquables. Comme celles des autres piléas, toutefois, elles dégagent des bouffées de pollen lorsque vous arrosez la plante (voir Une plante explosive!).

Enfin, cette plante n’est pas toxique et vous pouvez donc la cultiver sans crainte en présence d’enfants et d’animaux domestiques.

Son entretien

Le piléa à feuilles de pépéromia est une plante d’intérieur à entretien assez classique. Donc, si vous réussissez déjà bien avec d’autres plantes d’intérieur, traitez-le de la même façon et vous aurez sans doute autant de succès. 

En quelques mots, ce qu’il veut est un éclairage intense à modéré (donc, avec au moins un peu de soleil direct), un arrosage en profondeur lorsque son terreau est sec au toucher, une humidité atmosphérique «normale» et des températures intérieures moyennes (toujours supérieures à 10 °C), etc.

Malgré la croyance répandue qu’il ne tolère pas le soleil, en fait, il adore le soleil, mais si vous le déplacez d’un emplacement à l’ombre profonde à un où le soleil plombe, donnez-lui un peu de temps pour s’acclimater auparavant.

Donnez à la plante un quart de tour de temps en temps pour que ses feuilles se placent également tout autour de la tige plutôt que de se diriger uniquement vers la source de lumière.

Rempotez tous les deux ans environ en utilisant n’importe quel bon terreau pour plantes d’intérieur. Un terreau pour cactus lui conviendra très bien aussi.

Il semble plutôt indifférent à la fertilisation, mais si vous y tenez absolument, il n’y a rien de mal à lui donner une dose réduite d’engrais à l’occasion, du printemps à l’été, mais ne vous attendez pas à voir beaucoup de réactions positives de sa part.

On peut facilement déterrer et empoter les rejets pour obtenir des plantes supplémentaires. Photo: Allison Tani.

Quant à la multiplication, ce piléa produit des rejets autour de la plante mère que vous pouvez facilement déterrer et empoter. Il est également simple de le cultiver à partir de boutures de tige. Insérez-les tout simplement dans un pot de terreau gardé légèrement humide. Vous pouvez même faire les boutures dans l’eau, bien que le taux de réussite soit plus faible. (Astuce: rempotez les boutures faites dans l’eau sans trop tarder, dès que les premières racines apparaissent).


Le piléa à feuilles de pépéromia: si vous avez la chance d’en posséder un, n’hésitez pas à maintenir la tradition de longue date et à partager des boutures et des divisions avec vos amis et les membres de votre famille!

2020: l’année du maïs

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Maïs sucré ‘Montauk’

Chaque année, le National Garden Bureau, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion des plaisirs du jardinage, sélectionne une annuelle, un bulbe, une plante comestible, un arbuste et une vivace à mettre en vedette dans son programme L’année de. C’est une excellente façon pour découvrir une plante que vous ne connaissez pas ou pour en apprendre un peu plus sur une plante que vous cultivez déjà.

Regardons alors la plante comestible gagnante pour 2020: le maïs.

Année du maïs

Qu’il soit cueilli frais du jardin ou acheté au marché fermier, le maïs sucré (Zea mays saccharata), ou blé d’Inde comme on l’appelle couramment au Canada, continue de figurer parmi les légumes préférés des amateurs du jardinage domestique.

Pourquoi le maïs est-il tellement populaire?

Maïs: délicieux et polyvalent.

Sans doute à cause de sa polyvalence! On peut le manger directement de l’épi lors d’une épluchette à l’amérindienne ou comme plat d’accompagnement, hors-d’œuvre, salade ou dessert. Le maïs peut servir de base à un plat cuisiné (polenta, pain de maïs ou succotash) et on peut même le faire éclater (maïs soufflé ou popcorn) pour une collation populaire. Sans parler des célèbres flocons de maïs du déjeuner des enfants.

Abondant, adaptable et très polyvalent, cultivé à l’origine par les tribus amérindiennes et donné aux Européens par les Iroquois, ce légume céréalier est rapidement devenu un favori des jardiniers. Il est aujourd’hui la première céréale cultivée dans le monde, devant le riz et le blé!

Le saviez-vous?

Il existe de nombreux types de maïs utilisés pour différentes applications, les quatre plus connus étant le maïs fourrage (maïs denté), le maïs ornemental, le maïs à souffler et le maïs sucré (maïs doux).

• Le maïs fourrage est cultivé principalement pour nourrir le bétail et est laissé sur la tige pour sécher dans le champ. Bien que comestible, ce maïs de grande culture n’est pas aussi savoureux que le maïs sucré.

Maïs ornemental ‘Glass Gem’

• Le maïs ornemental présente des grains allongés et des motifs de couleurs variés. Ce maïs est cultivé principalement à des fins décoratives et est généralement séché et utilisé pour les décorations d’automne.

Maïs à souffler ‘Top Pop’

• Le maïs à souffler provient d’un type spécial de maïs élevé pour sa capacité à se dilater et à gonfler lorsqu’il est chauffé. Une fois séchés, les grains peuvent être sautés pour une collation santé. 

Le maïs miniature est une variété sucrée récoltée très hâtivement et qu’on mange au complet, avec le rafle. Ici, le cultivar ‘Japanese Hulless’.

• Le maïs sucré est le maïs le plus populaire au potager en raison de son goût sucré. On peut maintenant le trouver frais toute l’année en supermarché, mais aussi en conserve et surgelé. Le maïs sucré est facile à cultiver et est un élément de base des repas estivaux. Le maïs sucré que nous connaissons aujourd’hui est le résultat d’une mutation génétique apparue spontanément au Brésil il y a environ 1000 ans et qui fait qu’une partie de l’amidon contenu à l’intérieur du grain de maïs est convertie en sucre.

Types de maïs sucré

‘Devotion’ est un maïs doux blanc sh2.

Le maïs sucré est offert dans une variété de couleurs, le plus souvent blanc, jaune et bicolore (mélange de grains jaunes et blancs). Fait intéressant, la couleur des pigments des grains n’est pas génétiquement liée à la saveur, donc, malgré la croyance populaire, aucune couleur spécifique n’est plus sucrée qu’une autre.

Le maïs sucré est divisé en quatre catégories qui reflètent la douceur, la qualité alimentaire et la durée de conservation.

• Le maïs sucré normal (su) est le maïs sucré d’origine, le maïs conventionnel cultivé par vos grands-parents. Il produit des grains de qualité supérieure, mais ses sucres commencent assez rapidement à se convertir en amidon (à la température de la pièce, il perd 50% de son sucre dans les 24 heures suivant la récolte), ce qui signifie qu’il doit être consommé peu de temps après la récolte. Il est de moins en moins cultivé.

• Le maïs à saveur sucrée rehaussée (se) est beaucoup plus doux (environ 2 fois plus sucré que le maïs su), a des grains crémeux tendres et une durée de conservation plus longue après la récolte: environ une semaine à la température de la pièce. Le maïs que vous trouvez dans les kiosques de ferme locaux et les marchés fermiers est probablement de ce type.

On ne peut pas distinguer les divers types de maïs sucré juste à les regarder. Ici ‘Krispy King’, un maïs sh2.

• Le maïs super sucré ou «shrunken» (sh2) a un niveau de sucre encore plus élevé (2 à 3 fois plus sucré que le maïs su) et conserve son goût sucré longtemps (un mois et plus), permettant une durée de conservation prolongée. Les types sh2 sont couramment vendus en supermarché. Certains types sh2 nécessitent un sol plus chaud pour germer.

• Le maïs sh2 amélioré (on voit les termes Augmented, Xtra Tender, Gourmet Sweet et Multisweets) est d’introduction plus récente. C’est comme un maïs sh2 avec un peu de la génétique d’un maïs se. Cela donne un maïs super sucré aux grains extra juteux aussi tendres que ceux du type se. Les variétés améliorées doivent être isolées des types su. Ces grains ont besoin de températures plus chaudes pour germer.

• Les types synergiques (Triplesweet, Sweet-Breed) produisent des épis qui ont 75% de grains se et 25% de grains sh2. Les types synergiques n’ont pas besoin d’être isolés des autres types de maïs sucré au champ et tolèrent les conditions de sol frais.

Recommandations pour la culture à la maison

Maïs sucré bicolore ‘Obsession’.

Contrairement à plusieurs autres légumes de grande taille, le maïs sucré ne nécessite que peu d’entretien. Selon la variété de maïs sucré choisie, il peut prendre de 66 à 80 jours pour mûrir entre la plantation et la récolte.

1. Semez des grains de maïs au printemps une fois que la température du sol a atteint au moins 16 °C.

2. Les grains doivent être semés à 2,5 à 3,75 cm de profondeur et à 25 à 30 cm d’espacement. Chaque tige produira au moins un épi, souvent deux. Dans les régions à longue saison, vous pouvez faire des semis successifs toutes les deux semaines pour assurer une saison de récolte prolongée.

Le pollen est transporté par le vent des panicules (mâles) aux soies (femelles). Ill.: steemit.com

3. Les plants de maïs ont des fleurs mâles portées en panicule au sommet du plant et des fleurs femelles (soies) portées plus bas, à l’extrémité des épis. Les fleurs des deux sexes se trouvent sur la même plante. Chaque soie de l’épi est fixée à un grain. Une fois la soie pollinisée, le grain sera fécondé et commencera à se développer. Sans soie sur l’épi (si elles sont mangées par un insecte, par exemple), il n’y aura pas de grains.

4. Le maïs est pollinisé par le vent. C’est pour cela qu’on sème le maïs en blocs de rangées d’un seul hybride plutôt qu’en rangées simples plus longues comme les autres légumes: cela assure une bonne pollinisation et des épis bien remplis. Il est important de tenir compte du type de maïs que vous allez cultiver, car certains maïs doivent être isolés des maïs d’autres catégories afin d’assurer un bon développement des épis.

5. Choisissez un endroit où il y a au moins 6 heures de soleil par jour.

6. Assurez-vous que vos plants de maïs reçoivent environ 2,5 cm d’eau par semaine. Arrosez le maïs pendant les périodes de sècheresse pour assurer le meilleur développement possible de l’épi et des grains.

7. Le maïs est une plante très gourmande, utilisant surtout beaucoup d’azote pour sa croissance. Des feuilles vert pâle peuvent indiquer une carence en azote. Les feuilles teintées de pourpre sont un signe de carence en phosphore. Il est recommandé d’ajouter de l’engrais tout au long de la saison de croissance si votre sol est naturellement pauvre.

8. Les plants de maïs ont des racines peu profondes qui peuvent être endommagées par un labourage en profondeur, donc sarclez légèrement ou désherbez le secteur à la main. L’utilisation de paillis peut éliminer en bonne partie le besoin de désherber.

9. Quand les soies commencent à paraître, l’épi sera prêt à cueillir environ 20 jours plus tard.

10. Pour récolter le maïs, saisissez l’épi et tordez-le avec un mouvement vers le bas. Certaines plantes peuvent produire un deuxième épi qui sera prêt à cueillir à une date ultérieure.

11. Si, en épluchant l’épi, vous trouvez une petite chenille près de l’extrémité de l’épi et un secteur où les grains ont été mangés, il s’agit d’un ver de l’épi du maïs (Helicoverpa zea), présent seulement au Nouveau Monde. Coupez alors la partie affectée de l’épi avec un couteau. Le reste demeure comestible.

12. Le maïs sucré fraîchement cueilli peut être conservé pendant environ une semaine dans le réfrigérateur. Si vous devez le conserver plus longtemps, mieux vaut le congeler pour l’utiliser plus tard dans l’année.

13. Ne jetez pas les soies! Vous pouvez collecter les soies et en faire une tisane. La «tisane de barbe de maïs» aide à stimuler la digestion, à réduire la glycémie et à fournir votre corps en antioxydants.

Variétés de maïs sucré populaires

Maïs ‘Honey Select F1’

Êtes-vous prêt à cultiver votre propre maïs sucré? Essayez ces variétés, toutes gagnantes d’un prix Sélections All-America. Elles ont prouvé leur performance supérieure dans les jardins d’essai partout à travers l’Amérique du Nord.

• ‘American Dream F1’: Gagnant SAA 2018. Cette variété produit une plante vigoureuse et saine avec des épis sh2 aux grains bicolores qui sont bien remplis jusqu’à l’extrémité. Mûrit en 77 jours.

• ‘Honey Select F1’: Gagnant SAA 2001. Il tire son nom de sa texture crémeuse et de sa saveur sucrée. Récoltez les épis jaune d’or de ce maïs synergique en 79 jours.

• ‘Honey ‘N Pearl’: Gagnant SAA 1988. Il est bien connu pour sa saveur douce, sa texture et sa tendreté. Ce maïs sh2 est prêt pour la récolte en 78 jours.

• ‘How Sweet It Is F1’: Gagnant SAA 1986. Il est connu pour sa saveur exceptionnellement sucrée et ses grains très tendres. Ce type sh2 produit des épis blanc nacré en 87 jours.

Sources

Vous trouverez facilement les semences de maïs dans toute jardinerie, mais pour un meilleur choix, consultez un catalogue de semences.

Texte et photos (sauf mention contraire) du National Garden Bureau.
Traduction et adaptation: jardinierparesseux.com

Une fausse fougère

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Sélaginelle panachée (Selaginella martensii ‘Variegata’), vendue sous le nom Frosty Fern. Photo: http://www.harster.ca

Question: J’ai reçu une petite fougère pour Noël portant le nom Frosty Fern. J’aimerais savoir si c’est une plante facile d’entretien. Aussi, en périphérie de la plante, il y a de minces tiges sans feuille, comme des échasses. De quoi s’agit-il?

Catherine Beaumont

Réponse: La Frosty Fern n’est pas une fougère du tout et le nom Frosty n’est même pas véritablement un nom commun: c’est une marque de commerce récente choisie par un marchand pour mettre en valeur une plante normalement appelée sélaginelle panachée (Selaginella martensii ‘Variegata’). Il s’agit d’une plante primitive classée entre les fougères et les mousses. On la vend souvent à Noël car, avec ses tiges arquées recouvertes d’écailles vertes et aux extrémités panachées de blanc, elle peut faire un peu penser à un mini-conifère recouvert de neige. 

Difficile à réussir

Et non, la sélaginelle n’est pas d’entretien facile, car elle a besoin d’une très forte humidité. On la cultive souvent en terrarium, justement parce que l’air y est très humide. Pour la cultiver à l’air libre, augmentez l’humidité avec un humidificateur et placez-la sur un plateau humidifiant

Aussi, elle préfère un terreau toujours humide, contrairement à la plupart des plantes d’intérieur. On peut même laisser en permanence de l’eau dans sa soucoupe, ce qui serait à proscrire avec les autres plantes d’intérieur. 

Du bon côté, cette plante n’est pas du tout exigeante quant à l’éclairage. Tout emplacement relativement clair, même sans aucun soleil direct, lui convient. Idem pour la température: si vous êtes à l’aise, votre plante aussi sera à l’aise. Par contre, sous les températures estivales plus chaudes (plus de 21 ˚C), elle peut temporairement perdre sa panachure blanche et devenir entièrement verte. Sa coloration bicolore reviendra avec le retour de températures plus fraîches. 

Attention lors de la fertilisation: les engrais trop riches en azote (le 1er chiffre) peuvent aussi la faire verdir. La solution la plus facile est alors de la fertiliser très rarement et même là, à seulement un quart de la dose recommandée.

Sur des échasses

Notez bien les racines aériennes. Photo: Valleyview Gardens

Les minces tiges qui rappellent des échasses et qui vous intriguent sont en fait des racines aériennes. Elles descendent des tiges arquées et prennent racine dans le terreau. Cela permet à la plante de s’élargir. Dans la nature, c’est une plante couvre-sol, formant un tapis dans son milieu naturel, soit les forêts tropicales d’Amérique centrale. Si leur présence vous dérange, vous pouvez les supprimer au sécateur.

Quand un sapin refuse de mourir

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Il arrive parfois qu’un sapin coupé se mette à produire de nouvelles pousses. Photo: Grégory Thiell, flickr & clairemedium.com

Question: Mon sapin de Noël fait de nouvelles pousses. Certaines mesurent 15 cm de long et je dois l’arroser 3 fois par jour. Combien de temps peut-il vivre dans l’eau et qu’est-ce que je peux faire avec les nouvelles pousses?

Josée Tousignant

Réponse: Le phénomène que vous vivez est rare, mais pas inconnu. Il arrive à l’occasion qu’un sapin coupé se réveille de sa dormance hivernale et qu’alors ses bourgeons se mettent à pousser. Évidemment, comme il est alors en pleine croissance, ses besoins en arrosage augmentent. Et parfois, un sapin coupé peut survivre plus que les deux semaines habituelles: jusqu’à 72 jours. Éventuellement, toutefois, votre sapin finira par mourir, car un conifère coupé avec un tronc aussi épais n’a pas la capacité de produire des racines. Et un arbre sans racines est voué à la mort.

Les nouvelles pousses mourront avec l’arbre. Théoriquement, vous pouvez les bouturer, mais que de tracas alors que vous n’avez probablement pas besoin de plusieurs sapins sur votre terrain. Généralement, il est aussi rapide (et moins cher) de semer des sapins que d’en produire par bouturage.

Il est plus logique de penser à un sapin de Noël coupé comme une décoration temporaire et de le mettre à l’extérieur quand vous désirez mettre fin à la saison festive. 

Deuxième vie pour un sapin

Après Noël, vous pouvez installer votre sapin à l’extérieur comme décoration hivernale. Photo: http://www.dharanihealingarts.com.

Vous n’avez pas à le jeter toutefois. On peut facilement installer l’arbre à l’extérieur comme décoration hivernale (chez nous, par exemple, notre ancien sapin de Noël est placé de façon à cacher de vue la poubelle). Ou comme abri hivernal pour les oiseaux. Si l’hiver est froid dans votre région, toute chute d’aiguilles cessera et il restera alors vert encore très longtemps. 

Au printemps, ses aiguilles qui tomberont au sol feront un bon paillis et vous pouvez aussi couper les branches et les réduire en paillis aussi. Son tronc désormais dénudé pourra devenir un tuteur ou être coupé en sections comme bois de foyer.

Ou encore, peut-être que votre municipalité composte les sapins de Noël et qu’il sera alors recyclé de cette façon.

À CHAQUE MOIS SA PLANTE, JANVIER 2020: LE FAUX-ZAMIER

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Le robuste faux-zamier (Zamioculcas zamiifolia), aussi appelé zamio et plante ZZ, est la plante d’intérieur du mois de janvier. Une plante tendance, élégante et très facile à soigner. Le faux-zamier pouvant également se contenter de moins de lumière que la plupart des plantes d’intérieur, janvier, avec ses journées si courtes et sombres, est un bon moment pour le mettre de l’avant. 

L’histoire du faux-zamier 

Zamioculcas zamiifolia fait partie de la famille des Aracacées, la famille du philodendron et du petit prêcheur (Arisaema). Son nom vient de la ressemblance de ses feuilles avec les frondes du zamier (Zamia spp.), un Cycadacée.

Il s’agit d’une plante tropicale pérenne avec des feuilles souples pouvant atteindre 40 à 60 cm de longueur. Les feuilles pennées se composent d’un pétiole très épais et de nombreuses folioles ovales, lisses, brillantes et vert foncé. La plante peut fleurir, mais ne le fait que sporadiquement à l’intérieur. De toute façon, l’inflorescence typique d’une Aracée, petite et portée à la base de la plante, n’est pas très remarquable.

Le faux-zamier ne fait partie de l’assortiment des plantes d’intérieur que depuis 1996 et n’a donc pas de signification historique ou symbolique. Indestructible, il est souvent accompagné très judicieusement de termes comme «robuste», «survivant» et «persévérant».

Origine du faux-zamier

L’environnement naturel du faux-zamier se trouve dans les sols rocailleux des plaines au pied des montagnes d’Afrique de l’Est. On le trouve donc au Kenya, au Zimbabwe, en Tanzanie, au Malawi et à Zanzibar. 

Au milieu des années 90, d’ambitieux horticulteurs néerlandais le découvrirent et y virent une plante d’intérieur exotique prometteuse. Ils avaient raison: le faux-zamier s’est montré incroyablement facile à cultiver dans les intérieurs modernes.

Oui, le faux-zamier est facile à cultiver, mais aussi, de croissance très, très lente: un problème majeur pour les pépiniéristes. Comment obtenir une plante commercialisable en un temps relativement raisonnable? Le secret est d’offrir des conditions exceptionnelles, soit un environnement chaud et humide intensément éclairé, ce qui accélère beaucoup le processus.

Que regarder lors de l’achat d’un faux-zamier

  • Lors de l’achat d’un faux-zamier, le plus important est que la plante soit exempte d’insectes et de maladies. Heureusement, elle est bien résistante aux deux. 
  • C’est le nombre de feuilles qui détermine sa classification commerciale. Une feuille est comptée comme telle lorsqu’elle mesure au moins la moitié de la longueur de la plus longue feuille de la plante. Plus la plante a de feuilles, plus elle coûte cher.
  • Il peut arriver que la plante ait une ou deux feuilles jaunies. Elle aura probablement été gardée trop longtemps dans un entrepôt sans éclairage ou n’aura pas été suffisamment arrosée. Il vaut mieux préférer une plante qui a été mieux traitée.
  • La présence de taches noires sur le pétiole est tout à fait normale pour cette plante et n’indique aucun problème particulier. 
  • Faire en outre attention à la relation entre la taille du pot et celle de la motte de racines de la plante. Si le pot est trop plein, il peut se montrer déformé et bosselé à cause de la pression créée par les tubercules souterrains en forme de pomme de terre. Les pots peuvent parfois même éclater sous cette pression! Un pot déformé ou fêlé n’est pas en soi une contre-indication à l’achat, mais il sera alors impératif de rempoter la plante sans trop tarder.  

Assortiment

L’assortiment de faux-zamiers est fort limité. On voit surtout l’espèce, mais dans un large éventail de tailles: de jeunes spécimens de moins de 20 cm de hauteur avec seulement quelques feuilles vendus dans de petits pots jusqu’aux grandes plantes de 60 cm bourrées de feuilles dans des pots plusieurs fois plus grands. 

Jeune plant de zamioculcas ‘Raven’ (à gauche), zamioculcas mature (à droite).

Il existe toutefois quelques cultivars. Il y a un mini-zamioculcas qui gardera toujours une petite taille que l’on appelle ‘Zamicro’. Il y a aussi ‘Raven’, de taille standard, mais aux feuilles de couleur très foncée, presque noire. Les deux peuvent s’avérer difficiles à trouver.

Conseil de soins 

Le faux-zamier est très tolérant et n’exige que des soins minimaux.

  • Il peut être placé tant dans un endroit bien éclairé que mi-ombragé. Il tolère aussi l’ombre, même si alors sa croissance est très limitée.
  • Une température ambiante de 18 à 22 °C conviendra parfaitement. Il peut tolérer des températures plus fraîches, surtout l’hiver, mais il ne faut pas exagérer.
  • Ce que le faux-zamier déteste toutefois est un sol qui demeure constamment humide. Il s’agit d’une plante succulente qui conserve d’importantes réserves d’eau dans ses tubercules et ses feuilles. Alors, le faux-zamier préfère que son terreau s’assèche au moins un peu entre deux arrosages et il peut même tolérer de longues périodes sans eau. Par exemple, si vous devez partir pour de longues vacances, arrosez-le bien avant de partir et il sera encore en bon état un mois plus tard, même davantage.
  • Certaines personnes le fertilisent légèrement au printemps et à l’été; d’autres pas du tout. Il semble se comporter aussi bien dans un cas comme dans l’autre.
  • Il tolère très bien l’air sec de nos demeures. Évitez de vaporiser les feuilles avec de l’eau: non seulement cet effort ne lui est nullement bénéfique, mais cela peut tacher les feuilles. 
  • Chaque feuille survit jusqu’à 3 ou 4 ans, mais finit éventuellement par jaunir. Vous n’avez alors qu’à la supprimer: la plante en aura produit de nouvelles entretemps.
  • Comme mentionné, les tubercules ont une force considérable et peuvent déformer les pots en plastique, voire même les faire éclater. Il vaut mieux rempoter le faux-zamier dans un pot plus gros tous les deux ou trois ans, avant d’en arriver à de telles extrémités.  
  • En été, lorsque la température n’est plus inférieure à 12 °C, vous pouvez sortir la plante sur la terrasse ou dans le jardin. Assurez-vous toutefois de l’acclimater aux conditions extérieures avant de la placer en plein soleil. 
  • Le faux-zamier est strictement ornemental et n’est pas comestible. Il est même possible qu’il soit légèrement toxique (d’autres membres de la famille des Aracées le sont). Alors, placez-le hors de la portée des enfants et des animaux domestiques.

Conseils pratiques pour la présentation

Avec ses fortes lignes verticales et ses feuilles en forme de frondes, le faux-zamier est la plante idéale pour mettre son intérieur au vert. Le fait qu’il soit très facile à cultiver et très tolérant à la négligence en fait un excellent choix pour les débutants, les gens très occupés, les bureaux et les espaces publics.

En fonction du cache-pot choisi, la plante peut convenir à tous les décors, tant modernes que classiques. En 2020, le «zamio» sera plus tendance dans un pot bariolé d’apparence artisanale. 

Pour davantage d’information sur le zamioculcas, consultez l’article: Le faux-zamier: une plante d’intérieur presque increvable.

Cet article est adapté d’un communiqué de www.maplantemonbonheur.fr.
Styliste: Elize Eveleens, Klimprodukties.