Comment récupérer un aloès dégarni?

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Aloès dégarni et en sérieux besoin de rempotage! Source: indseec, http://www.helpfulgardener.com

Question: J’aimerais savoir comment récupérer un aloès vraiment trop étiolé, genre dégarni du bas de 30 cm.

Jacques Belle-Isle

Réponse: On voit ce genre de problème surtout sur de très vieux aloès (Aloe vera) ou sur ceux qui manquent sérieusement de lumière. Heureusement, on peut facilement régler le problème en bouturant la tête de la plante.

Coupez la tige à environ 5 cm des feuilles inférieures et enlevez quelques feuilles à la base de la rosette en les arrachant complètement, avec leur gaine, afin de dégager une section de tige fraîche. Vous remarquerez qu’il y a de petites bosses sur cette partie de la tige : ce sont de petites racines.

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Enlevez quelques feuilles inférieures avant d’insérer la bouture dans un pot de terreau. Source: Lmb1122, garden.org

Maintenant, remplissez un pot de terreau. Pratiquez un trou dans le centre du terreau et insérez-y la tige coupée, l’enfonçant de façon à ce que les feuilles inférieures s’appuient sur les rebords du pot, ce qui aidera à stabiliser cette bouture lourde autrement difficile à fixer solidement. Il n’est pas nécessaire d’arroser tout de suite: laissez la bouture quelques semaines au sec pour que la blessure se cautérise.

Placez la bouture dans un emplacement bien éclairé, de préférence profitant de quelques heures d’ensoleillement quotidien. N’arrosez que quelques semaines plus tard, quand, en tirant doucement sur la tige, vous sentez une certaine résistance, signe que des racines se forment.

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Dans 4 ou 5 mois, l’aloès sera complètement rétabli. Source: www.ikea.com

La plante s’enracinera peu à peu, probablement sur plusieurs mois, et bientôt votre aloès aura repris une belle forme. Vous pourrez alors le traiter comme un aloès adulte, avec des arrosages plus fréquents et un éclairage plus intense.

À l’avenir, donnez davantage de lumière à votre aloès pour éviter l’étiolement. C’est une plante qui préfère le soleil, pas les coins sombres!

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Souhaitons un joyeux 140 millionième anniversaire aux pins!

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Oui, les pins (Pinus spp.) sont de petits jeunes de 140 millions d’années! Source: pngtree.com & worldartsme.com, montage: jardinierparesseux.com

Le paléontologue Howard Falcon-Lang, de l’Université Royal Holloway de Londres, a récemment découvert des fossiles du plus vieux pin connu dans une carrière de la Nouvelle-Écosse. Il a utilisé une solution acide pour libérer plusieurs petits fossiles (longs de 7 à 20 mm) de la roche environnante et ils se sont avérés être ceux d’un pin primitif (Pinus mundayi), ancêtre des pins d’aujourd’hui. C’est donc un pin qui a vécu 5 à 10 millions d’années plus tôt que n’importe quel pin connu auparavant.

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Fossile de Pinus mundayi vu au microscope électronique. Source: Howard Falcon-Lang, Université Royal Holloway de Londres

Les fossiles étaient légèrement calcinés, suggérant ainsi qu’ils avaient été endommagés par un incendie de forêt, probablement causé par la foudre. À l’époque, soit l’ère du Crétacé (lorsque les dinosaures dominaient la terre), l’air était plus riche en oxygène qu’aujourd’hui et les incendies de forêt auraient été plus courants et plus virulents qu’aujourd’hui.

Les pins ont évolué pour tolérer le feu et plusieurs espèces en dépendent pour leur reproduction, leurs cônes s’ouvrant seulement après une exposition à une chaleur extrême. En fait, si les pins sont les conifères les plus répandus sur la planète aujourd’hui, c’est surtout en raison de leur capacité à récupérer rapidement après les incendies de forêt.

Donc, portons un toast au pin qui, je dois l’admettre, ne fait pas plus de 120 millions d’années!

Faut-il protéger un rosier rustique?

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Tout ce travail pour protéger un rosier… mais est-ce vraiment nécessaire? Source: www.gardeners.com & pngtree.com, montage: jardinierparesseux.com

Parfois, une habitude est tellement bien ancrée qu’il est difficile de s’en défaire. Ça semble être le cas de la protection hivernale des rosiers. Depuis des générations maintenant, les jardiniers de climat froid ont pris l’habitude de les protéger l’hiver, notamment en les taillant sévèrement, en les buttant et en les recouvrant, souvent avec un cône à rosier. Et ils semblent réticents à changer cette pratique car, à la fin de l’automne, je reçois toujours plusieurs questions de gens qui veulent savoir s’il faut protéger leurs rosiers rustiques.

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Les rosiers rustiques sont, par définition, des plantes robustes, très résistantes au froid. Source: ubisafe.org & http://www.kisspng.com, montage: jardinierparesseux

La réponse est, bien sûr, non. Le mot rustique, dans ce contexte, veut dire «qui résiste au froid». Tant que le rosier rustique en question est de votre zone de rusticité (pour savoir ce que sont les zones de rusticité, lisez Comprendre les zones de rusticité) ou d’une zone moindre (et plusieurs sont rustiques en zone 3, voire 2), aucune protection — mais vraiment aucune — n’est nécessaire. Pas de taille, pas de buttage, pas de cône à rosier. Nada!

Quand j’explique cela, ça surprend bien des jardiniers. Sûrement qu’il faut faire quelque chose! Le concept qu’une plante puisse survivre sans leur aide leur est difficile à avaler. Mais si c’est votre cas, regardez autour de vous. Dans la nature, il y a de nombreuses plantes qui survivent aux hivers froids sans l’intervention d’un être humain, même de nombreuses espèces de rosiers sauvages. Je ne tiens pas à nuire à votre estime personnelle, mais… vous n’êtes pas si nécessaire que cela dans la vie d’un rosier rustique.

Quelques rosiers rustiques

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Le rosier rustique grimpant ‘Félix Leclerc’ appartient à la série Artistes canadiens. Source: www.jcbakker.com

La définition d’un rosier rustique est plutôt vague, mais habituellement on considère qu’un rosier est rustique s’il peut survivre en zone 4 sans dommages importants. Plusieurs sont encore plus rustiques et peuvent pousser en zone 3 ou même 2. Parmi les plus rustiques (habituellement bien solides en zone 3), il y a ceux des séries Explorateur, Parkland, Pavement, Artistes canadiens et Collection 49Parallèle, sans oublier quelques rosiers arbustifs plus anciens comme ‘F. J. Grootendurst’, ‘Pink Grootendurst’, ‘Schneezwerg’ (‘Snow Dwarf’), et ‘Thérèse Bugnet’ et aussi le rosier rugueux (Rosa rugosa) et ses hybrides, comme ‘Blanc de Coubert’ et ‘Hansa’.

En général, il faut considérer les rosiers des séries Flower Carpet, Carefree, Meidiland et David Austin (rosiers anglais) comme étant de zone 5, donc pas tout à fait des rosiers rustiques, mais certains cultivars réussissent bien en zone 4, surtout si le sol est bien paillé. Pour mes lecteurs français, dont tout le pays, sauf les hautes montagnes, se trouve dans les zones 6 et plus, ces rosiers n’auront besoin d’aucune protection hivernale.

Les rosiers rustiques désormais les plus populaires

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Les rosiers rustiques dominent maintenant dans les jardineries des régions septentrionales. Source: therosejournal.wordpress.com

De nos jours, ce sont les rosiers rustiques qui ont la cote, du moins dans les régions froides. Là où autrefois les pépinières étaient remplies de rosiers hybrides de thé et grandiflora (zone 7 ou 8) qui nécessitaient beaucoup d’efforts de protection pour survivre à l’hiver, ce sont maintenant les rosiers rustiques qu’on voit en plus grand nombre. Les meilleurs rosiers rustiques fleurissent tout l’été, puis entrent en dormance avec l’arrivée des nuits froides. Ensuite, ils attendent patiemment le retour des températures plus clémentes du printemps et recommencent à pousser et à fleurir.

Peut-il y avoir des dommages hivernaux? Oui, mais rarement, et généralement alors ils sont mineurs: au printemps, supprimez au sécateur toute extrémité de tige noircie, voilà tout. Et si l’hiver est exceptionnellement sévère, il peut leur arriver de perdre une branche au complet, ou même deux. Si oui, encore, supprimez-les. Le rosier rustique a la capacité innée de produire des remplacements.


Les rosiers rustiques: autant de fleurs, moins de travail. Je suis acheteur!

Des plantes aux noms qui font peur!

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Source: http://www.succesrama.com

C’est l’Halloween. Ce soir, de petits fantômes et de petits monstres sonneront à nos portes dans des costumes conçus pour nous effrayer. Les plantes aussi ont parfois des noms à vous glacer le sang. Voici une sélection de végétaux aux noms horrifiants qui semblent avoir été spécialement conçus pour l’Halloween.

Sanguinaire (Sanguinaria canadensis)

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Les belles fleurs blanches de la sanguinaire cachent une sève rouge sang. Source: jardinierparesseux.com

Commençons par la sanguinaire. Elle est courante dans les forêts feuillues un peu partout dans l’est de l’Amérique du Nord et fait une excellente fleur vivace pour les jardins de sous-bois. La fleur blanc immaculé de la petite plante n’a rien de sanguin, toutefois. C’est en tranchant le rhizome que vous verrez couler la sève rouge sang qui lui a valu son nom. La sanguinaire a autrefois servi en médecine traditionnelle pour traiter les maladies sanguines et les cancers, mais son extrême toxicité la met au ban de la médecine moderne.

Plante fantôme (Monotropa uniflora)

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L’absence de chlorophylle donne à la plante fantôme une couleur blanc spectral. Source : jardinierparesseux.com

La plante fantôme, ou monotrope uniflore, doit son nom funeste à sa coloration blanc spectral unique. C’est une vivace parasite des conifères qui passe le gros de sa vie sous le sol. Seule la tige florale arquée, portant des écailles et une seule fleur en clochette, le tout d’un blanc fantomatique, ressort du sol. Beaucoup de gens la prennent pour un champignon, mais c’est bien une plante à fleurs, appartenant d’ailleurs à la famille des rhododendrons (Éricacées). Une plante aux fleurs d’une telle pâleur, parasite de surcroît, paraît particulièrement lugubre. On la trouve dans les forêts de l’hémisphère Nord.

Monstera (Monstera deliciosa)

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Les grandes feuilles découpées du monstera. Source : jardinierparesseux.com

Cette populaire plante d’intérieur est plutôt un monstre gentil. Le nom vient de ses feuilles cordiformes de taille monstrueuse, soit jusqu’à 90 cm de diamètre, pleines de trous et de découpures. Pour rester dans le thème de l’Halloween, on pourrait dire qu’elles semblent avoir été taillées par Freddy Krueger. Curieusement, ses fruits sont toxiques quand ils sont immatures, mais quand ils sont mûrs, ils sont comestibles, avec un goût d’ananas, d’où son épithète deliciosa.

Orchidée dracula (Dracula vampira)

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Les fleurs noires de l’orchidée dracula lui ont valu son nom. Source : Eric Hunt, Wikimedia Commons

Cette orchidée équatorienne tient son nom de ses grosses fleurs presque noires à trois sépales qui peuvent faire penser à la cape du mythique comte Dracula ou peut-être, avec un peu d’imagination, à une chauve-souris à trois ailes. C’est une plante épiphyte (qui pousse sur d’autres plantes) qu’on voit parfois dans les expositions d’orchidées. Inutile de dire qu’avec un nom comme Dracula vampira, elle attire tous les regards!

Palmier zombie (Zombia antillarum)

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Les épines acérées du palmier zombie sont carrément épeurantes! Source : tropical.theferns

C’est son origine, ainsi que son apparence effrayante, qui a valu le nom de zombie à ce petit palmier, car il vient d’Haïti, le pays des zombies. Son tronc (en fait, plutôt les bases de feuilles qui le recouvrent) est tellement couvert d’épines acérées que personne n’osera l’approcher.

Griffe du diable (Proboscidea louisianica)

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Vous ne voudriez pas rencontrer une capsule de graines de la griffe du diable pieds nus! Source : Steven Laymon, Bureau of Land Management & John D. Byrd, Mississippi State University, Bugwood.org

La plante est une jolie annuelle aux fleurs en trompette roses, pas menaçante du tout. Mais la capsule de graines, qui suit la floraison, est longue et noire avec deux «cornes» arquées très pointues à l’extrémité, comme de longues griffes. Elles s’accrochent aux pattes des animaux qui passent, permettant aux graines d’être répandues. Et il paraît qu’une rencontre avec cette capsule piquante quand vous êtes pieds nus n’est pas agréable du tout!

Arbre de la mort (Hippomane mancinella)

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Le fruit de l’arbre de la mort peut ressembler à une pomme… mais ne le mangez pas! Source : jardinierparesseux.com

Cet arbre, aussi appelé manicellier, est fréquent sur les plages de l’Amérique tropicale. Il produit de petits fruits verts qui ressemblent à des pommes, mais qui sont tellement toxiques qu’ils peuvent tuer la personne qui en consomme, ce qui lui a mérité son surnom macabre. D’ailleurs, tout est toxique chez cette plante. Même s’abriter sous ses branches lors d’une pluie peut vous empoisonner.

Figuier étrangleur (Ficus spp.)

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Ce figuier étrangleur s’attaque à une statue de Bouddha à Ayutthaya, Thaïlande. Source : jardinierparesseux.com

Il ne s’agit pas d’une seule espèce, mais de nombreuses espèces différentes de Ficus qui partagent le même mode de vie macabre : les graines germent sur les branches d’un arbre d’une autre espèce, puis les racines de l’étrangleur entourent graduellement le tronc de son hôte. Avec le temps, il finit par étouffer (étrangler) l’autre arbre et prend alors sa place comme grand arbre dans la forêt. Très utilisé comme plante d’intérieur, le figuier pleureur (Ficus benjamina) est, dans la nature, un de ces figuiers étrangleurs. Alors, faites attention quand vous êtes à son pied!

Fleur chauve-souris (Tacca chantrieri)

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La fleur chauve-souris rappelle le mammifère volant par sa forme et sa couleur. Source : jardinierparesseux.com

Les grandes fleurs noires de cette plante d’intérieur sont assez terrifiantes pour provoquer des cauchemars. Elles peuvent mesurer jusqu’à 30 cm de diamètre et se composent de deux «ailes» noires et de longues et minces moustaches noires qui peuvent dépasser 60 cm de longueur. On la trouve parfois en jardinerie, mais sa demande d’une forte humidité en fait une plante difficile à réussir.

Fleur cadavre (Amorphophallus titanum)

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Quand la fleur cadavre est pleinement épanouie, vous la sentez de loin! Source : Leif Jørgensen, Wikimedia Commons

Cette plante, qui produit la plus grosse inflorescence au monde, mesurant jusqu’à 3 m de hauteur, pousse à partir d’un gros tubercule souterrain. Elle produit annuellement une seule énorme feuille découpée, parfaitement dressée sur un pétiole mesurant jusqu’à 6 m et qui rappelle un tronc, donnant à la plante entière l’allure d’un arbre. Chaque 10 ans environ, elle produit une inflorescence gigantesque qui dégage une intense odeur de chair en décomposition, d’où le nom de fleur cadavre. Vous aurez deviné qu’elle attire, comme pollinisateur, les mouches à charogne. La floraison ne dure que trois jours, mais attire souvent les foules dans les jardins botaniques qui cultivent cette plante : tout le monde veut voir — et sentir! — le monstre!


Si vous cherchez un peu, vous trouverez d’autres plantes aux noms aussi épeurants : plante-araignée, géranium sanguin, maïs ‘Bloody Butcher’, griffe de sorcière et bien d’autres. Il y en aura sûrement assez pour en faire un montage macabre pour souligner l’Halloween!

 

Comment protéger vos pots et jardinières des méfaits de l’hiver

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On peut bien laisser les pots à l’extérieur l’hiver, mais ils sont souvent en mauvais état au printemps. Source: Toño, archivo.infojardin.com

Dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord, la floraison est terminée pour la saison ou, du moins, tire à sa fin. Mais il y a encore de petites choses à faire sur le terrain… et l’une de celles-ci est de préparer les pots et les jardinières pour l’hiver.

En effet, selon leur composition, certains doivent rentrer pour l’hiver, d’autres peuvent passer l’hiver à l’extérieur sous certaines conditions et d’autres résistent bien à nos hivers.

C’est que certains matériaux utilisés dans la fabrication des pots ne résistent pas du tout au gel et qu’il faut donc les rentrer pour l’hiver. D’autres résistent bien au gel… mais le terreau qu’ils contiennent prend de l’expansion et peut les faire éclater. Il faut donc les vider de terre pour l’hiver. Seulement quelques types de pots sont assez résistants pour passer l’hiver à l’extérieur pleins de terre, surtout année après année. En sachant lequel est lequel, vous pouvez leur accorder l’entretien qui leur convient, évitant de coûteux frais de remplacement.

Les pots les plus fragiles

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Les pots en terre cuite sont généralement les moins résistants au froid. Source: thehometome.com

Les pots les plus fragiles au froid sont sans aucun doute ceux faits en terre cuite (grès). Ce produit est perméable à l’eau, donc les interstices entre les particules se remplissent d’humidité lors de leur utilisation. Quand cette eau gèle, le pot peut facilement éclater, qu’il soit vidé de son contenu ou non. Parfois, le pot résiste à un premier hiver, mais rarement à deux. Donc, les pots en terre cuite doivent nécessairement passer l’hiver à l’intérieur ou dans un autre endroit libre de gel.

Les pots en céramique sont souvent vernissés à l’extérieur, mais pas à l’intérieur. Ou parfois, c’est le fond qui n’est pas vernissé. Ainsi, l’eau peut entrer et les faire éclater. Il faut aussi les rentrer à l’abri du gel, car la céramique est encore plus fine et fragile que la terre cuite et la moindre fêlure donne rapidement un pot fendu en deux.

Les pots en mousse de polystyrène (Styrofoam) sont de plus en plus populaires à cause de leur bas prix et de leur légèreté, ce qui les rend faciles à déplacer. Par contre, la plupart n’ont pas été conçus pour les climats froids et deviennent fragiles et cassants par temps très froid. Il faut les rentrer pour l’hiver ou du moins les placer dans un garage un peu chauffé où ils ne subiront pas les pires assauts de l’hiver.

Les pots qui résistent… un peu

Les pots suivants peuvent passer l’hiver dehors, mais leur longévité en sera affectée, surtout à long terme.

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Les pots de plastique sont surtout endommagés par le soleil. Un hiver à l’abri peut alors prolonger leur durée de vie. Source: CheapGeek, youtube.com

Les pots de plastique n’absorbent pas l’eau, mais peuvent, selon leur qualité (certains sont plus résistants que d’autres), subir des dommages causés par l’expansion de la terre qu’ils contiennent. Surtout, cependant, le problème n’est pas le froid comme tel, mais le vieillissement précoce causé par le soleil. Quand ils sont exposés aux éléments, et surtout aux rayons ultra-violets du soleil, il deviennent plus fragiles et moins élastiques (certains se décolorent aussi). Après 2 ou 3 hivers dehors, ils deviennent alors cassants. En les rentrant pour l’hiver, leur donnant alors plusieurs mois de protection contre le soleil à chaque année, vous pouvez prolonger leur vie d’un an ou deux.

Les pots de métal (zinc, fonte, acier galvanisé, etc.) résistent très bien au gel et on peut les laisser à l’extérieur tout l’hiver. Certains, par contre, peuvent rouiller ou s’oxyder avec le temps. Dans ce cas, en les vidant de leur contenu et en les rentrant pour l’hiver, on réduit la vitesse de cette dégradation. Pour une durée de vie maximale, nettoyez-les bien à l’automne et frottez-les avec un linge imbibé d’huile. L’huile aidera à les protéger contre la rouille et l’oxydation.

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On peut renforcer les joints des contenants en bois pour prolonger leur durée de vie. Source: naomimoore94.tumblr.com

Le bois résiste bien au gel comme tel, car il a une certaine élasticité. Par contre, l’action répétée de gel et de dégel du terreau qui cause son expansion suivie de sa contraction peut affaiblir les joints du contenant. Alors recommande-t-on de vider les contenants en bois d’au moins la moitié de leur terreau si on les laisse à l’extérieur pour l’hiver, ce qui réduira la pression du terreau en expansion. Aussi, tous les bois (même les bois dits «résistants à l’eau») pourrissent avec le temps au contact d’un terreau humide. Pour une durée de vie maximale, donc, il serait quand même sage de les vider de leur contenu tous les hivers et de les garder au sec, mais pas nécessairement à l’intérieur (une remise fera l’affaire). De plus, tant qu’à les vider de leur terreau, peignez leur intérieur tous les 3 ou 4 ans avec un produit imperméabilisant comme de l’huile de lin ou du vernis à bateau. Ainsi, vous prolongerez leur durée de vie utile de nombreuses années.

Le béton résiste très bien au gel… quand il est sec. Par contre, quand un pot en béton contient du terreau humide, l’expansion peut le faire fêler. Par contre, les pots en béton sont lourds et difficiles à déplacer : les rentrer pour l’hiver est tout un effort. L’idéal est donc de les laisser sur place, mais de les vider d’au moins la moitié de leur contenu!

Les pots qui peuvent rester dehors sans problème

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Les Smart Pots ne sont pas le moindrement dérangés par le froid. Source: www.icmag.com

Les Smart Pots et autres pots en géotextile tolèrent très bien l’hiver en plein air. Leurs parois flexibles s’adaptent parfaitement à l’expansion et à la contraction de la terre qui gèle et dégèle et le géotextile utilisé résiste très bien aux rayons ultra-violets.

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Les contenants en fibre de verre peuvent prendre n’importe quelle forme, couleur ou texture, mais leur prix est souvent astronomique! Source: www.potstore.co.uk

Les pots en fibre de verre et en résine sont relativement récents sur le marché. Comme pour le plastique, on peut les mouler sous toutes les formes possibles et leur donner une infinité de finitions et de couleurs. Mais ils coûtent beaucoup plus cher que ceux en plastique. Ils résistent sans fêler aux pires froids de l’hiver et ce sont les meilleurs pots pour le jardinage extérieur pour les jardiniers qui ne souhaitent pas rentrer des pots à tous les ans.


Et voilà! Un peu d’entretien maintenant pourrait faire durer vos pots, jardinières et bacs beaucoup plus longtemps.

Profitez au maximum de votre citrouille d’Halloween

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Votre citrouille d’’Halloween peut être utile en plus d’être décorative. Source: www.flickr.com.jpg

Lorsque vous sculptez une citrouille comme décoration pour l’Halloween, n’oubliez pas que vous pouvez utiliser les graines que vous prélevez.

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Il est facile de faire rôtir les graines de citrouille pour un délicieux goûter. Source: http://www.kitchentreaty.com

Enlevez les filaments orange et rincez les graines, puis faites-les griller avec un peu de sel. Et faites sécher quelques graines sur un essuie-tout (sans les faire rôtir!) pour semer vos propres citrouilles l’an prochain.

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Cuisinez votre citrouille après l’Halloween, tout simplement! Source: www.heynutritionlady.com

Quant à la chair, on peut en faire de la purée, une tarte à la citrouille, des muffins ou toute autre recette à base de courge… car la citrouille n’est qu’une courge, après tout. Par contre, la chair doit être encore solide pour qu’on puisse la manger. À cette fin, ne taillez votre citrouille qu’une journée ou deux avant l’Halloween, ou même en après-midi pour la soirée. Si vous devez le faire encore plus tôt, badigeonnez de l’huile végétale sur la chair exposée pour prévenir la moisissure.

Au compost!

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Si votre citrouille sculptée a dépassé le stade de la consommation, compostez-la! Source: www.missoulacompostcollectionllc.com

Vous n’aimez pas la chair de citrouille (probablement parce que vous n’y avez jamais goûté) ou elle a commencé à pourrir (ramollir) ou moisir? Ne jetez pas votre citrouille à la poubelle (quel gaspillage!). Mettez-la plutôt dans le compost, la brisant en petits morceaux, si possible. On considère que c’est de la «matière verte»: parfaite pour mélanger avec les feuilles mortes («matière brune»), si abondantes à l’automne. Ou lancez tout simplement la chair dans votre potager ou plate-bande en la recouvrant de feuilles mortes. Dame Nature s’occupera de la décomposition.

Le crapaud: le meilleur ami du jardinier

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Les crapauds (ici, un crapaud américain, Anaxyrus americanus) sont avides d’insectes et d’autres petites bestioles. Source: nas.er.usgs.gov

Les crapauds attirent rarement notre respect et notre attention. Ils ne sont pas jolis — même, ils sont carrément laids! –, ils sont petits, discrets, aiment se cacher et ils sont actifs surtout la nuit quand nous dormons, ce qui fait qu’on les voit rarement. Qu’y a-t-il là à apprécier?

Eh bien, peut-être leur appétit vorace pour les ennemis de nos jardins? Probablement qu’aucun autre animal ne consomme autant d’insectes nuisibles, limaces et autres parasites que les crapauds! Nous avons donc tout intérêt à en apprendre plus à leur sujet.

Qu’est-ce qu’un crapaud?

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Les zones noires indiquent la zone de répartition naturelle des divers «vrais crapauds». Source: Tnarg 123345, Wikipedia

Les crapauds sont des amphibiens sans queue, étroitement apparentés aux grenouilles. En fait, la distinction entre les deux repose souvent davantage sur l’appellation populaire que sur la taxonomie scientifique. Cependant, il existe une famille d’environ 500 espèces de «vrais crapauds»: les Bufonidae. Ce sont ceux que la plupart des gens appellent crapauds et on les trouve presque partout dans le monde, à l’exception de l’Australie, de l’Antarctique et de certaines îles océaniques.

Le crapaud le plus commun en Europe s’appelle — vous l’aurez deviné! — crapaud commun (Bufo bufo), tandis que le crapaud des Québécois et de l’est du Canada est le crapaud d’Amérique (Anaxyrus americanus, anciennement Bufo americanus). Et il y a de nombreuses autres espèces, tant en Eurasie qu’en Amérique.

Tous les crapauds ont des habitudes et des formes similaires, leurs différences tenant souvent de nuances dans leur taille, leur physionomie et leur coloration. Ce qui saute aux yeux est leur peau bosselée, recouverte de «verrues». Cependant, il ne s’agit pas de véritables verrues, mais plutôt de pustules et non, vous n’attraperez pas des verrues en manipulant des crapauds, malgré une vieille croyance qui dit le contraire. Leur peau est sèche, contrairement à la peau humide de leurs proches parents, les grenouilles.

Les crapauds ont un corps trapu et des pattes courtes. La plupart des espèces se déplacent en sautillant comme les grenouilles, mais les crapauds peuvent aussi marcher au lieu de sauter. Ils ont tendance à être bruns, gris ou verts et, avec leur peau grumeleuse, ils se confondent d’ailleurs facilement avec la terre qui les entoure: ce sont des experts en camouflage!

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Les glandes parotoïdes dégagent une sécrétion toxique qui décourage la prédation. Source: http://www.naturewatch.ca

Bien que les crapauds n’aient pas de dents, ils savent se défendre. Beaucoup se gonflent pour paraître plus gros quand ils sont attaqués. Aussi, ils portent une plus grande protubérance de chaque côté de la tête, juste derrière les yeux : la glande parotoïde. Lorsqu’ils se sentent menacés, les crapauds dégagent une sécrétion toxique contenant des bufotoxines*. Si vous voyez un chien attraper un crapaud dans sa gueule, vous le verrez vite le laisser tomber, car les bufotoxines sont très amères. Et si vous manipulez un crapaud, lavez-vous les mains par la suite. Vous ne voulez pas mettre ce produit dans votre bouche par accident!

* Les bufotoxines des crapauds de climat tempéré sont plus répulsives que dangereuses, mais certains crapauds tropicaux peuvent gravement empoisonner ou même tuer les animaux domestiques qui les avalent.

Une grande gueule, c’est pour manger!

Crapaud d’Amérique mangeant une limace. Source: YouTube

Les crapauds mangent presque n’importe quelle bestiole rencontrée dans le jardin: les araignées, les mille-pattes, les vers de terre, les limaces et toutes sortes d’insectes comme les perce-oreilles, les scarabées japonais, les sauterelles, les vers gris, les chenilles, etc. Ils mangent sans discernement et consomment à la fois des créatures nuisibles et des êtres bénéfiques… mais nettement plus d’insectes nuisibles. C’est que les insectes bénéfiques ont tendance à être surtout actifs pendant la journée, quand les crapauds dorment. Les crapauds mangent surtout la nuit, lorsque les insectes en mouvement sont, pour la plupart, des espèces nuisibles. Ils mangent presque sans arrêt du crépuscule à l’aube. Lorsque vous avez des crapauds dans le jardin, vous voyez la population de limaces chuter de façon vertigineuse!

Les crapauds aiment l’humidité

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Les œufs de crapaud sont déposés en longs cordons comme ci-dessus; ceux des grenouilles en gros paquets gélatineux. Source: digitalspace.info

Chaque printemps, les crapauds partent vers les étangs des environs pour y déposer de longs cordons d’œufs. Chaque femelle peut pondre entre 4 000 et 12 000 œufs! À ce rythme, vous pourriez penser que le monde serait envahi de crapauds, mais les œufs de crapaud et leurs larves, les têtards, sont un aliment de prédilection pour de nombreuses créatures. En conséquence, rarement plus d’un ou deux des œufs qu’une femelle aura pondus donnera un crapaud adulte.

Les œufs éclosent dans l’eau. Les têtards (en forme de poisson) grandissent rapidement et se métamorphosent en crapauds terrestres de seulement 6 à 12 mm de longueur, des miniatures exactes de l’adulte, en environ deux mois (plus rapidement quand l’été est chaud). Du moins, si leurs étangs ne se dessèchent pas auparavant (malheureusement, un événement fréquent).

Après l’accouplement, les adultes retournent dans les champs, les forêts et les jardins où les jeunes les rejoindront quand ils seront assez matures. Ils cherchent des endroits sombres et humides dans lesquels passer la nuit, un détail dont vous pouvez profiter pour les encourager à visiter votre jardin.

Comment attirer les crapauds

Avoir plus de crapauds dans son jardin, c’est donc une bonne chose*, mais comment faire?

*À moins d’être un jardinier d’Australie, où le crapaud buffle (Rhinella marina), introduit du Brésil, cause beaucoup de dommages. C’est le plus grand crapaud du monde (mesurant jusqu’à 23 cm de longueur!) et il est devenu un ravageur sérieux dans ce pays.
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Dans certaines régions, des panneaux sont installés au printemps, aux endroits où les crapauds traversent fréquemment les routes, pour avertir les conducteurs de leur présence. Source: www.rtbf.be

Malheureusement, les humains ont malmené les crapauds depuis des siècles. Nous vidons leurs étangs, nous pulvérisons des pesticides toxiques sur nos jardins, nous labourons les champs où ils se cachent, nous les écrasons avec nos voitures, nous coupons les forêts où ils vivent pour les transformer en vastes étendues d’asphalte et de pelouse (les crapauds peuvent se nourrir dans les pelouses, mais ne peuvent pas s’y abriter), etc. Il ne fait aucun doute que les humains sont les pires ennemis du crapaud.

Heureusement, les crapauds sont très adaptables et reviendront si vous leur donnez une chance. Voici quelques actions que vous pouvez poser pour les attirer:

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Pour la ponte, les crapauds n’ont pas besoin de fontaines et de cascades, ni même d’eau claire. En fait, ils préfèrent même une eau calme et verte et une végétation aquatique abondante. Cet étang est peut-être un peu trop propre à leur goût! Source: http://www.hollywoodfishfarm.co.nz

1. Ajoutez un étang à votre cour. Contrairement aux grenouilles, qui vivent dans et à proximité d’un étang toute l’année, les crapauds utilisent principalement l’étang pour la reproduction, puis jusqu’à la métamorphose des têtards en petits crapauds terrestres. Théoriquement, ils n’ont pas besoin d’étang par la suite. Par contre, la plupart des jardiniers voient l’étang comme un élément ornemental plutôt que strictement comme un habitat pour les crapauds et voudront qu’il soit attrayant tout au long de l’été et jusqu’à l’automne, en le remplissant de nymphéas, de jacinthes d’eau, etc. Et tant mieux si l’étang peut être aussi ornemental qu’utile!

Assurez-vous que votre étang ait au moins une paroi inclinée pour faciliter l’évacuation des petits crapauds. Sinon, installez quelques roches plates partiellement submergées près du bord afin qu’ils puissent atteindre le sol.

Idéalement, l’étang aurait une partie ombragée et une partie ensoleillée, aurait un fond sableux et comprendrait une bonne quantité de plantes aquatiques. Non seulement ces végétaux protègent-ils les têtards des prédateurs aériens, mais ils les nourrissent aussi, car les têtards consomment surtout de petites algues poussant sur les tiges des plantes.

N’ajoutez pas de poissons à l’eau: ils mangeront les têtards!20181028F Tiluria, pixabay.com.jpg

2. Ne nettoyez pas trop votre jardin. Les maniaques de la propreté horticole ne font pas de bons hôtes pour les crapauds. Ces derniers comptent sur les feuilles mortes et les tiges en décomposition pour les cacher des prédateurs et pour leur assurer une certaine humidité. Et les détritus hébergent de nombreux animaux dont ils se nourrissent. À l’automne, les crapauds s’enterrent profondément dans le sol, généralement sous une litière de feuilles mortes ou sous des bûches, afin d’hiberner à l’abri du gel. Si vous gardez votre jardin impeccable, où vont-ils aller?

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Maison de crapaud commerciale (à gauche) et maison de crapaud maison faite d’un pot de terre cuite inversé (à droite). Source: http://www.leevalley.com & houstonarboretum.org

3. Offrez-leur un abri. Vous pouvez installer un abri pour crapauds dans votre jardin où ils peuvent passer le jour. Il existe des abris commerciaux, souvent un récipient en terre cuite muni d’une ouverture de la taille d’un crapaud, mais un simple pot en terre cuite soulevé sur quelques pierres conviendra tout aussi bien. (La terre cuite est un produit intéressant pour les crapauds, car elle a tendance à créer un milieu à l’air plus frais et plus humide, un avantage par temps chaud.) Ou construisez une petite grotte avec des rochers et couvrez-la en partie avec de la terre, du paillis ou des feuilles mortes.

Placez toujours votre maison de crapaud dans un endroit frais et ombragé.

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Un éclairage nocturne intense peut attirer des insectes qui nourriront les crapauds. Source: usbeam.com & Dave Huth, Wikimedia Commons, montage: jardinierparesseux.com

4. Installez une «lampe à crapaud». La lumière artificielle attirera les papillons de nuit, les tipules, les éphémères, les scarabées et toutes sortes d’autres insectes que les crapauds aiment manger. Et beaucoup d’entre eux sont des ennemis de votre jardin, donc le crapaud et vous serez heureux des résultats. La lumière doit être à pas plus de 1 m du sol, bien sûr, car les crapauds n’ont pas une longue langue collante comme les grenouilles qui, elles, peuvent attraper les insectes à bonne distance. Les crapauds saisissent leur proie avec leur bouche et doivent donc être tout près pour les manger.

Vous pouvez utiliser une de ces petites lampes solaires si abondantes sur le marché comme lampe à crapaud.

5. Évitez d’utiliser des pesticides. Cela vaut pour les insecticides, les fongicides et les herbicides, surtout les produits de synthèse, mais même pour les produits biologiques. La plupart sont toxiques pour les crapauds. Si vous devez traiter une plante, utilisez le pesticide le moins nocif possible (un savon insecticide, par exemple) et ne pulvérisez que cette plante, pas tout le secteur. Si possible, traitez le matin pour que le pesticide ait le temps de sécher avant la tombée de la nuit, moment où les crapauds deviennent actifs.

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Évitez de manipuler les crapauds: cela ne leur fait aucun bien. Source: Susan E Adams, http://www.flickr.com

6. Manipulez les crapauds le moins possible. Bien sûr, vous pouvez déplacer un crapaud qui se trouve dans une situation difficile. Et n’hésitez pas, non plus, à en prendre un dans votre main pour enseigner l’importance des crapauds aux enfants. Mais une manipulation excessive est nuisible, notamment parce que nous, les humains, émettons de nos pores des huiles nocives aux amphibiens. Les crapauds, avec leur peau sèche, sont moins sensibles à ces huiles que leurs cousins à la peau mouillée, les grenouilles, mais néanmoins, moins il y a de manipulations, mieux c’est.

Et, si possible, lavez-vous les mains avant d’en prendre un.

Enfin, souvent, les enfants trouvent les crapauds fascinants et veulent en ramener un à la maison afin de le garder comme animal de compagnie. Découragez-les doucement en expliquant que pour être heureux, un crapaud doit vivre dans la nature, et demandez-leur de le remettre là où ils l’ont trouvé.


Les crapauds: ils sont laids, mais ils sont aussi très utiles. Je suis certain que vous conviendrez que ces créatures verruqueuses sont parmi les meilleurs amis du jardinier et méritent toute notre attention!