Comment les graines de tomates survivent-elles aux hivers froids?

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Le froid ne dérange pas les semences de tomate. Ill.: ndgbotanicals.com, clipartlook.com & jewel1067.com, montage: jardinierparesseux.com

Question: Je ne comprends pas que des graines de tomates puissent survivre aux hivers froids pour germer et produire des plants au printemps et même produire des fruits!

Les tomates viennent du nord-ouest de l’Amérique du Sud, une région tropicale. Comment survivent les graines avec le froid de nos hivers (température minimale: -25 °C)? Et c’est la même chose pour les aubergines.

Est-ce à dire que les graines ont une tolérance au froid que la plante n’a pas?

Louise Lebrun

Question: Oui. 

Le secret est que les semences sont dormantes (du moins, celles de la plupart des plantes le sont) et que, pendant cette dormance, elles ne sont pas dérangées par le froid extrême. On a même entreposé des semences de tomate dans l’azote liquide à -196 °C pendant plusieurs semaines et elles ont germé par la suite. 

Les semences peuvent facilement voyager par un temps très froid. Source: www.okclipart.com

C’est cela qui explique qu’on puisse expédier des semences par voie postale même sous les pires froids de l’hiver sans crainte pour leur survie. (Lisez Aucun risque de gel pour les semences.)

Il existe quelques rares semences (les graines de clivia, par exemple) qui ne sont jamais tout à fait dormantes. Celles-ci ne tolèrent pas le gel, mais c’est une exception plutôt que la règle. La majorité des semences, même celles de plantes tropicales, toléreront le gel sans difficulté.

Par contre, quand les plantes sont en croissance, elles sont toutes sensibles au gel à un certain degré. Même un sapin venu du Grand Nord et parfaitement capable de tolérer des températures de -35 °C au milieu de l’hiver subira des dommages causés par le froid si un gel important devait survenir pendant sa période de croissance. Mais une plante pérenne naturellement résistante au froid entre peu à peu en dormance à l’automne et sa résistance au froid augmente graduellement. Elle arrive éventuellement à un point où elle peut résister au grand froid… selon son degré de rusticité inné, bien sûr, un facteur qui varie d’une espèce à l’autre. 

Les plantes de tomate et d’aubergine, d’origine tropicale, sont en croissance continuelle. La nature ne leur a jamais appris à se préparer à tolérer le froid et elles continuent à pousser tard à l’automne, tant que la température le permet. Elles ne peuvent donc tolérer aucun gel et d’ailleurs, meurent rapidement sous l’effet d’un gel, même léger. Mais leurs semences peuvent y survivre.

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Céleri aux côtes creuses

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Le céleri tolère difficilement la chaleur et le sécheresse. Photo: http://www.wearefound.com.

Question: J’ai un problème. Mon céleri est magnifique, mais l’intérieur est vide. Pourquoi?

Andrée

Réponse: C’est un problème courant avec le céleri à côtes ou céleri-branche (Apium graveolens dulce) qui est réputé un des légumes les plus difficiles à réussir. 

Cette plante a des racines courtes qui ne peuvent pas aller chercher l’eau et les minéraux en profondeur. Elle préfère un sol riche en matière organique, notamment en compost, et surtout, toujours frais et humide. Le céleri sauvage pousse au bord des ruisseaux et dans les endroits humides: si vous pouvez recréer cet environnement presque marécageux chez vous, votre céleri sera de bien meilleure qualité.

Quand le sol s’assèche, une condition qui se manifeste surtout au cours des grosses chaleurs de l’été, la plante réagit mal, produisant des côtes (pétioles) creuses, amères ou filandreuses. Elle peut même monter en graines (commencer à fleurir), ce qui met définitivement fin à sa production.

Pour prévenir cela, évitez de sarcler près de la base de la plante (cela brise ses racines et l’empêche de s’abreuver correctement), mais surtout, gardez le sol humide en tout temps. 

Il est toujours sage de pailler le céleri. Photo: http://www.attainable-sustainable.net

À cette fin, un bon paillis est toujours utile, car il aide non seulement à maintenir une certaine humidité du sol, mais aussi, à garder le sol plus frais. 7 à 10 cm de paillis n’est pas trop! Et en supplément, le paillis aide à empêcher la germination des mauvaises herbes et, de plus, assure que les graines de sable ne s’infiltrent pas dans le cœur de la plante.

Et, bien sûr, arrosez dès que le sol commence à s’assécher. Avec le céleri, il faut éviter même le moindre soupçon de sécheresse! 

Prévenir la pourriture apicale (cul noir) de la tomate

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Pourriture apicale de la tomate. Photo: http://www.smallfootprintfamily.com

La pourriture apicale, aussi appelée nécrose apicale ou cul noir, est une maladie très fréquente chez la tomate et aussi chez le poivron et la courge. Elle est caractérisée par une tache qui se forme à la pointe d’un jeune fruit prêt à mûrir, soit à l’opposé de son point d’attache sur le plant. La lésion brun pâle est petite et aqueuse au début, puis s’agrandit et devient brune à noire, sèche et déprimée. La lésion peut couvrir plus de la moitié du fruit et être envahie par d’autres organismes.

Le fruit demeure comestible, mais quand on enlève la partie pourrie, souvent la moitié de la chair est perdue.

La pourriture apicale survient au moment où les fruits sont en plein développement, car ils ont alors un besoin élevé en calcium et n’arrivent pas à en obtenir assez. La solution pourrait sembler être de traiter la plante avec un engrais riche en calcium, comme du fumier de poule ou presque tout autre engrais biologique, et d’ailleurs c’est la recommandation qui est souvent faite, mais alors vous gaspillerez votre argent. Car ce n’est pas que la plante manque véritablement de calcium, c’est que le calcium ne se rend pas aux fruits. 

Le coupable: un arrosage en dents de scie

Le secret pour prévenir la pourriture apicale est de bien arroser. Ill.: hubpages.com

En fait, le problème est plutôt dû à l’incapacité de la plante à absorber le calcium présent dans le sol, et ce, malgré sa présence souvent abondante (le calcium manque rarement dans les sols de jardin). Et cela est relié à un arrosage inégal. Si la plante manque d’eau pendant la période critique de formation des fruits, moins de sève atteindra le fruit et alors il manquera de calcium. Ainsi, la pourriture apicale s’installera.

Typiquement, la pourriture apicale survient quand la plante vit une irrigation en dents de scie, soit des périodes de sécheresse suivies de périodes de pluie abondante ou d’arrosage intense.

D’ailleurs, la pourriture apicale est plus courante lorsqu’on cultive les tomates, les poivrons et les courges en pot, car le terreau s’y assèche rapidement, mettant la plante en danger de manquer d’eau… et donc de calcium. 

Les tomates et poivrons paillés ne sont presque jamais touchés par la pourriture apicale. Photo: http://www.tomatodirt.com

La solution? Assurez une humidité constante aux racines des tomates et poivrons et le problème se résorbera. Bien pailler le sol au pied des plants est tout indiqué, car le paillis aidera à maintenir une humidité constante dans le sol.

Peut-on traiter la pourriture apicale avec le sel d’Epsom?
Voilà une vieille croyance qui a la vie dure. Le sel d’Epsom (sulfate de magnésium) contient du soufre et du magnésium, mais ce qui manque à la plante, c’est du calcium. Quand vous arrosez avec une solution de sel d’Epsom et que le problème s’estompe, c’est à cause de l’H2O que vous avez appliqué, pas du sel d’Epsom. Pour plus d’information, consultez Mythe horticole: le sel d’Epsom dans le jardinage

D’autres facteurs à considérer sont:

• Un sol trop acide ou trop alcalin: visez un pH du sol entre 6 et 7, sinon le calcium présent dans le sol sera difficilement assimilable.

• L’utilisation excessive d’engrais riche en azote (le premier chiffre, par exemple un engrais comme le 15-10-10). Cela provoque une croissance trop rapide, drainant le calcium vers le feuillage plutôt que vers le fruit.

• Le sarclage: évitez de sarcler à la base du plant. Cette action sectionne des racines et empêche alors la sève de transporter le calcium au fruit. Encore une fois, le paillis peut venir à la rescousse! Comme un bon paillis empêche les mauvaises herbes de germer, il n’y aura aucun besoin de sarcler à la base du plant et ainsi il y aura moins de risque de pourriture apicale.

• Certain cultivars, comme ‘Big Boy’ et ‘Fantastic’ et. en général, les tomates italiennes, sont plus sensibles à la pourriture apicale que d’autres. 

La pourriture apicale: pas si difficile à prévenir quand on sait quoi faire!

N.D.L.R. Texte adapté d’un billet originalement publié le 6 août 2015

Semez en août pour une récolte cet automne

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Il y a beaucoup de légumes qu’on peut semer en août. Photo: http://www.gardenersworld.com

Dans le potager familial, le mois d’août est généralement un mois de récolte. Tomates, haricots, poivrons, carottes: le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne manque pas de légumes frais à mettre sur la table!

Par contre, en récoltant les fruits de nos labeurs, on laisse souvent des espaces vides dans le potager, des espaces qu’on pourrait mettre à profit en semant des légumes à croissance rapide!

On appelle cela des semis successifs.

En effet, il y a plusieurs légumes qu’on peut semer en août (et parfois même en septembre) et pour lesquels, selon la région, on peut s’attendre à obtenir une bonne récolte. Et l’autre avantage de faire des semis successifs, remplissant les espaces vides du potager de plantes en croissance, c’est qu’on étouffera dans l’œuf les mauvaises herbes qui ne demandaient pas mieux que de profiter de l’espace laissé vide pour s’établir.

Peut-on commencer à zéro en août?
Vous n’avez pas de potager, mais décidez tout d’un coup que vous voulez en faire un, même en août? Alors, pourquoi pas? Comme on dit, il n’est jamais trop tard pour bien faire! Voici un article qui explique comment préparer un nouveau potager et les explications conviennent à toute saison: Un potager neuf avec du papier journal. D’ailleurs, votre «nouveau potager» peut être aussi simple qu’un bac sur le balcon ou la terrasse que vous remplissez de terreau!

Quels légumes choisir?

La laitue est un exemple de légume à croissance rapide bien adapté aux semis successifs. Photo: http://www.jardiner-malin.fr

L’automne, avec ses nuits fraîches et ses journées ensoleillées, est particulièrement propice à la culture des plantes à feuillage et à racines comestibles. Il s’agit de les semer un peu plus profondément qu’au printemps et de bien arroser: elles seront bientôt levées.

Certains légumes, par contre, préfèrent des températures encore plus fraîches que ce qu’on retrouve au jardin en août. C’est notamment le cas de la laitue et des épinards. Heureusement, on peut toujours tricher un peu. Si votre jardin est encore en pleine canicule, il s’agit de les semer en godets biodégradables… puis de mettre les contenants de semis au réfrigérateur pendant trois à cinq jours. Ensuite, le froid ayant stimulé leur croissance, ils germeront rapidement quand vous les placerez au soleil et seront prêts à être repiqués au jardin dans une semaine ou deux.

Voici les légumes les plus propices à un semis en août:

  1. Bette à carde (poirée)
  2. Betterave
  3. Brocoli
  4. Carotte
  5. Chou
  6. Chou de Bruxelles
  7. Chou-fleur
  8. Chou-kale
  9. Chou-rave
  10. Coriandre (cilantro)
  11. Endive
  12. Épinard
  13. Laitue
  14. Mâche
  15. Mesclun
  16. Mizuna
  17. Moutarde
  18. Navet
  19. Oignon vert
  20. Pak-choï
  21. Pissenlit
  22. Pois
  23. Radicchio
  24. Radis
  25. Roquette (arugula)

Enfin, le meilleur moment pour planter l’ail (à partir de caïeux) est encore plus tard, en septembre… mais cela, en vue d’une récolte à la fin de l’été prochain.

Notez que plusieurs de ces légumes n’arriveront pas à pleine maturité avec un un semis en août (chou-kale, grosses betteraves, carottes longues, etc.) dans les régions aux étés courts, mais que ces légumes, récoltés jeunes, sont aussi délicieux que les plantes matures.

Ne craignez pas le gel

Il ne faut pas trop craindre le gel pour les légumes mentionnés ci-dessus: les premiers gels, généralement assez légers, ne les dérangent pas du tout. Et pour les protéger des gels plus profonds qui suivent, il s’agit de les couvrir d’une couverture flottante qui gardera les légumes plusieurs degrés plus chauds que l’air ambiant.


Allez-y. Faites de nouveaux semis en août: vous en avez encore le temps!

À chaque mois sa plante, août 2019: les plantes carnivores

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Les plantes carnivores attirent les araignées et les insectes avec leurs couleurs, leurs effluves et leur apparence saisissante. Elles capturent et digèrent ensuite leurs proies pour se nourrir. 

Les plantes carnivores les plus utilisées comme plantes d’intérieur sont la dionée attrape-mouche (Dionaea muscipula), la sarracénie (Sarracenia), le rossolis (Drosera) et le népenthès (Nepenthes). 

La méthode de chasse varie d’une plante à l’autre. Le limbe de la feuille de l’attrape-mouche est divisé en deux parties que la plante ferme rapidement comme un piège. Chez le rossolis, l’insecte se colle aux feuilles pourvues de tentacules. La sarracénie est pourvue de feuilles en forme d’urnes dans lesquelles les insectes restent prisonniers. Le népenthès fait également usage d’urnes, mais d’urnes suspendues au bout de ses feuilles.  

Origine

Une petite loupe peut être utile pour montrer les pièges des petites variétés. Photo: www.maplantemonbonheur.fr.

Dans la nature, les plantes carnivores vivent dans un milieu relativement humide et sur un substrat pauvre en azote, par exemple dans un marécage. Les népenthès sont originaires d’Asie du Sud-Est et les dionées attrape-mouche et les sarracénies d’Amérique du Nord alors que les rossolis poussent sur tous les continents, sauf l’Antarctique.

Que rechercher à l’achat?

  • La couleur et la dimension des urnes (népenthès et sarracénies) et le nombre de feuilles (rossolis et attrape-mouches) sont des facteurs à considérer. 
  • À l’achat, la motte de la plante doit être humide.
  • Évitez les plantes aux feuilles séchées ou jaunies.
  • Surveillez les arrivages: le grand besoin de ces plantes en humidité et en lumière fait qu’elles ne devraient pas rester longtemps en magasin. 

Assortiment 

On vend souvent les plantes carnivores en plateaux assortis. Photo: www.maplantemonbonheur.fr.

Le népenthès est souvent vendu seul, en panier suspendu, mais la dionée attrape-mouche, le rossolis et la sarracénie sont généralement proposés en plateaux assortis, souvent chacun enfermé dans une mini-serre.

Népenthès
(Nepenthes spp.)

Népenthès. Photo: http://www.amazon.com

Les urnes de cette plante spectaculaire varient en longueur de quelques centimètres à plus de 30 cm. Il s’agit en fait d’extensions aux feuilles qui se développent lorsque la plante reçoit assez de lumière. Les insectes trouvent du nectar sur le couvercle au-dessus de l’urne et pénètrent dans cette dernière pour en trouver davantage. Juste sous le bord de l’urne, ils trouvent à nouveau du nectar, mais plus bas, la paroi est tapissée de cire glissante. Les insectes tombent ainsi dans l’urne et ne peuvent pas en sortir. En se débattant, ils activent les glandes de l’urne, qui dégagent un acide puissant. Les insectes sont digérés par cet acide en deux jours. Seules les carapaces des insectes subsistent. 

Le népenthès est une grimpante dans la nature. Certaines espèces sont même épiphytes, c’est-à-dire qu’elles poussent dans les arbres.

Dionée attrape-mouche
(Dionaea muscipula)

Dionée attrape-mouche. Photo: http://www.amazon.com

La dionée attrape-mouche est la plus intrigante des plantes carnivores. Les feuilles dentées en deux parties se ferment comme un piège à une vitesse remarquable. Dès qu’un insecte ou une petite araignée se pose dessus, le mécanisme se met en marche. Mais la plante ne se laisse pas duper. Pour être certaine de la présence d’une proie vivante et pas seulement d’une feuille morte ou d’une goutte de pluie qui serait tombée dans le piège, elle ne réagira que si deux poils sont touchés à quelques secondes d’intervalle, ou encore, si le même poil est touché deux fois tout aussi rapidement. S’il n’y a qu’un seul toucher, le piège ne se refermera pas. 

Attention: la plante utilise beaucoup d’énergie lorsque le piège se ferme, alors, ne le «taquinez» pas. Ainsi, le piège durera plus longtemps!

Rossolis
(Drosera spp.)

Rossolis. Photo: curiousplant.com

Le rossolis forme généralement une petite rosette au sol composée de feuilles de forme variable selon l’espèce. Elles sont pourvues de tentacules rouges avec une goutte brillante et collante à l’extrémité de chacune. D’ailleurs, le nom «rossolis» vient du latin ros solis pour rosée du soleil, car la plante semble couverte de rosée. De petits insectes touchent ces gouttes et y restent collés pour être ensuite poussés par les tentacules vers la surface de la feuille, où ils sont digérés.

Sarracénie
(Sarracenia spp.)

Sarracénie. Photo: http://www.gardentags.com

La sarracénie (nommée pour Michel Sarrazin, 1659-1734, le médecin du roi de la Nouvelle-France) est très efficace dans la capture des insectes. Les insectes et les petits animaux, attirés par le nectar, tombent dans l’urne formée par la feuille et y sont digérés.

Soins 

  • Les plantes carnivores aiment généralement les endroits ensoleillés.
  • Comme elles exigent une forte humidité ambiante, il peut être nécessaire de les cultiver dans un terrarium.
  • Reproduisez un environnement marécageux: les plantes aiment les substrats humides.
  • Les plantes carnivores tolèrent difficilement la présence de minéraux dans l’eau d’arrosage. Mieux vaut les arroser avec de l’eau de pluie, de l’eau distillée ou de l’eau de conduite douce. Si l’eau de conduite est dure dans votre région (souvent le cas de l’eau municipale), mieux vaut trouver une autre source d’eau pour arroser ces plantes.
  • Elles n’ont pas besoin d’engrais, assurant elles-mêmes leur subsistance.
  • Retirez les feuilles et les urnes brunes et mortes pour prévenir les moisissures.
  • Rempotez les plantes carnivores tous les deux ans, au printemps, dans un substrat acide (dans de la sphaigne, par exemple). 
  • Vous pouvez nourrir vos carnivores en douceur avec des mouches ou des moustiques. Ne donnez toutefois pas de viande aux plantes carnivores, car cela ferait pourrir leurs pièges. 
  • En hiver, les pièges des plantes carnivores se flétrissent parfois. Pas de panique, ils réapparaîtront au printemps. 
  • La dionée attrape-mouche préfère subir des conditions froides l’hiver (mais sans gel profond) et entre alors en dormance, perdant tout son feuillage. 

Conseils pour la présentation 
Les plantes carnivores de petite taille vont très bien dans des terrariums fermés ou ouverts ou dans une grande coupe dans laquelle vous pouvez aménager un petit marécage avec plusieurs spécimens. 

Plantes carnivores dans des cache-pots assortis. Photo: http://www.maplantemonbonheur.fr

Les plus gros exemplaires sont davantage mis en valeur lorsqu’ils sont placés dans des cache-pots individuels, mais ils peuvent former des tableaux intéressants lorsque vous en regroupez plusieurs dans des cache-pots assortis. 

Le népenthès est un authentique solitaire. Cultivez-le en suspension pour mettre en valeur ses spectaculaires urnes retombantes. 

L’aspect primitif des plantes contraste avec les cache-pots modernes et géométriques. Ou, pour une présentation plus naturelle, complétez la composition avec de l’écorce, des pierres et des plantes aquatiques.


Les plantes carnivores: non, elles ne vous mordront pas, mais elles vous fascineront assurément!

Cet article est adapté d’un communiqué de www.maplantemonbonheur.fr.
Styliste: Elize Eveleens, Klimprodukties.

Faire fleurir la jacinthe d’eau en climat frais

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Les fleurs de la jacinthe d’eau sont superbes… mais parfois difficiles à obtenir. Photo: Wouter Hagens, Wikimedia Commons

La jacinthe d’eau* (Eichhornia crassipes) est une superbe plante flottante, populaire dans les jardins d’eau et reconnue pour ses épis de fleurs violettes qui rappellent des jacinthes par leur forme (mais pas par leur parfum: elles sont inodores). Mais souvent, cette plante aux pétioles enflés (ils semblent avoir avalé une balle de tennis!) fleurit peu ou pas sous les climats tempérés. Quelle déception!

Au soleil et à la chaleur, la floraison continue sans arrêt tout l’été. Photo: @gouveiaenia

Il faut comprendre qu’il s’agit d’une plante tropicale, même très tropicale. Si l’eau dans laquelle elle pousse est fraîche, elle donnera peu de fleurs. Placez alors votre jacinthe d’eau dans un emplacement très ensoleillé, mais protégé du vent (donc plus chaud que la normale) et dans un bac peu profond ou de petite taille où l’eau se réchauffe rapidement. Si le contenant est de couleur foncée, tant mieux, car il absorbera alors encore plus de chaleur! 

Sous ces conditions, votre jacinthe d’eau fleurira encore et encore pendant tout l’été!

*Attention! Cette plante est très envahissante dans les régions tropicales. Il ne faut jamais la libérer dans la nature.

L’humidimètre le plus pratique

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Le doigt est l’humidimètre parfait. Photo: http://www.quickcrop.ie/blog

Voulez-vous savoir s’il est temps d’arroser votre potager, votre plate-bande, vos plantes d’intérieur, etc.? Je connais l’outil idéal pour le vérifier et vous l’avez déjà sous la main… ou plutôt dans la main. Cet outil est… votre index (ou si vous n’avez pas d’index, tout autre doigt fonctionnel).

Voici la technique:

Insérez votre doigt dans le sol jusqu’au deuxième joint. Si le sol est sec au toucher, arrosez. Si le sol est humide au toucher, n’arrosez pas.

Répétez au besoin aux 3 ou 4 jours (plantes en pleine terre et plantes d’intérieur) ou quotidiennement (plantes en pot à l’extérieur exposées au plein soleil).

L’humidimètre est moins efficace que l’index. Montage: jardinierparesseux.com

Évidemment, il existe des humidimètres commerciaux qui sont censés donner le niveau d’humidité dans le sol, mais ils donnent souvent de faux résultats, surtout dans certains types de sols. D’ailleurs, ils deviennent contaminés par des sels minéraux après quelques mois d’utilisation et arrêtent alors de fonctionner correctement. Votre doigt, par contre, continuera de donner un résultat efficace pendant 40, 60, voire 80 ans et plus.

Vive la simplicité dans le jardinage!

N.D.L.R. Texte adapté d’un billet originalement publié le 13 juillet 2015.