Cultivez vos propres pailles

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Pailles commerciales faites de tiges de seigle (Secale cereale). Source: www.harveststraws.com

Avec la controverse actuelle au sujet de l’effet nocif des pailles en plastique sur l’environnement (quel média n’a pas publié un article, sinon deux ou trois, sur le sujet au cours des dernières semaines?), pourquoi ne pas revoir le concept original, soit celui des pailles faites à partir de plantes?

Oui, depuis des millénaires, les humains ont utilisé des plantes à tiges creuses comme pailles, souvent dans un effort de ne boire que le liquide et non les résidus (disons que les sources d’eau de l’époque n’étaient pas aussi limpides que celles d’aujourd’hui).

La paille originale

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À l’origine, les humains utilisaient de la paille, soit des tiges de céréales, pour siroter leurs boissons. Source: Hans, pixabay.com

Le mot «paille» pour désigner un tube par lequel on peut boire un liquide vient du fait que la paille, c’est-à-dire la tige coupée de céréales, était la paille originale. Les tiges des graminées sont creuses, sauf aux nœuds, alors pour faire une paille à boire, il suffit de les couper juste au-dessus d’un nœud et juste en-dessous du suivant. Voilà! Une paille tout à fait naturelle et biodégradable!

D’ailleurs, partout à travers le monde, des génies du marketing sont actuellement à l’œuvre pour promouvoir la réintroduction des pailles faites de paille séchée et désinfectée — et souvent teinte aux couleurs de l’arc-en-ciel! – pour remplacer la désormais honnie paille de plastique. Je ne sais pas si c’est une bonne idée de fabriquer vos propres pailles à partir d’une botte de paille ramassée sur une ferme ou dans une jardinerie, car qui sait depuis combien de temps elle est là ou comment elle a été traitée, mais vous pouvez facilement couper une tige fraîche de toute graminée en croissance de dimension appropriée et l’utiliser comme paille.

Outre la récolte de tiges de céréales provenant d’un champ agricole près de chez vous (demandez la permission, bien sûr!), vous pouvez aussi faire la récolte de graminées sauvages… ou des graminées ornementales de votre terrain.

L’ivraie ou ray-grass (Lolium spp.), une graminée sauvage commune dans la plupart des régions, était le précurseur de la paille de papier (qui s’est ensuite transformée en celle de plastique que nous connaissons aujourd’hui) et a été couramment vendue comme paille à boire à la fin des années 1800. Vous pouvez probablement trouver de l’ivraie dans un champ près de chez vous.

Le roseau commun (Phragmites australis), aussi une graminée sauvage très commune, a lui aussi une longue histoire d’utilisation comme paille.

Quant aux autres graminées sauvages, c’est la taille du tube qu’elles forment qui détermine si oui ou non elles peuvent faire de bonnes pailles.

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Pailles de bambou commerciales. Source: www.amazon.fr

Le bambou* fait également une excellente paille. Encore une fois, coupez une section entre deux nœuds, car ses tiges sont creuses sauf là où deux sections se rejoignent. Attention, il peut falloir une scie pour couper certains bambous! Il y a des centaines d’espèces de bambou, la plupart tropicales, certes, mais certaines sont cultivées dans nos jardins. Certaines espèces de Phyllostachys, notamment, sont rustiques en zone 5 et même en zone 4 et juste du bon diamètre pour faire une bonne paille. D’ailleurs, il existe des pailles de bambou séchées et préparées dans les épiceries asiatiques.

*Par bambou, je veux dire du véritable bambou, soit des graminées arbustives de la sous-famille des Bambusoideae, pas le «bambou» des jardiniers, Fallopia japonica, cette mauvaise herbe qui n’est pas un bambou du tout, mais une renouée plus correctement appelée renouée japonaise.

Pailles à base d’herbes aromatiques

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Paille de livèche, parfaite pour siroter un jus de tomate! Source: www.agardenforthehouse.com

Il y a aussi une longue histoire d’utilisation de fines herbes aux tiges creuses, notamment dans la famille des carottes (les Apiacées) comme pailles, mais là, la différence est qu’elles aromatisent la boisson consommée.

La plus connue est la livèche (Levisticum officinale), qui confère à la boisson ingérée une saveur de céleri et fait alors la paille idéale pour le jus de tomate… et les Bloody Mary! L’angélique (Angelica archangelica et autres espèces), le fenouil (Foeniculum vulgare) et le cerfeuil musqué (Myrrhis odorata) font également d’excellentes pailles aromatisantes. Si vous trouvez leur goût trop intense, vous pouvez toujours les confire (les imprégner de sucre), ce qui donnera une saveur de bonbon aux boissons.

La citronnelle (Cymbopogon spp.) est une autre plante aromatique qui fait une bonne paille. Elle donne un goût de citron aux boissons.

Récolte dans la nature : un bémol

Il n’est pas sage de parcourir la nature à la recherche de plantes aux tiges creuses à utiliser comme pailles, du moins, sans savoir bien les identifier. Il n’y a pas de risque dans le cas des graminées (aucune n’est toxique pour les humains), mais la même famille qui fournit la livèche, l’angélique, le fenouil et le cerfeuil musqué, soit la famille des Apiacées, comprend également la ciguë (Conium maculatum) et d’autres plantes toxiques et il y a risque de les confondre.

Aussi, même si des générations de musiciens ont fabriqué des flûtes à partir des tiges faciles à évider des sureaux (Sambucus spp.), tiges qui, théoriquement, pourraient également servir de pailles, les spécialistes prétendent maintenant que cet arbuste est toxique en toutes ses parties, sauf les fruits cuits et les fleurs de certaines espèces, donc il ne faudrait pas prendre de risque en l’essayant.

Usage unique

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Pailles de fenouil. Source: projectazulverde.com

La plupart de ces pailles naturelles seront à usage unique. Non seulement beaucoup d’entre elles ont une tige qui ramollit après la première utilisation, mais des microbes pas toujours très gentils pourraient y élire domicile. Il suffit alors de les déposer dans le compost lorsque vous en avez terminé.

Les pailles en bambou, plus coriaces, peuvent servir plus d’une fois, mais vous devez toujours les nettoyer soigneusement après chaque utilisation.


Cultiver vos propres pailles… pourquoi pas?20180807C www.harveststraws.com

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Plantes pour sols salins

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Quand votre sol est salin, il faut y planter des végétaux qui tolèrent le sel. Source: www.wearefound.com

Il y a diverses raisons pour lesquelles, en tant que jardinier, vous pourriez avoir affaire à un sol salin, c’est-à-dire à un sol qui est riche en sodium (on se rappelle que le sel de table, c’est le chlorure de sodium ou NaCl).

Peut-être que vous jardinez près d’un plan d’eau salée, comme une mer ou un océan, et qu’un embrun salin se dépose régulièrement sur le sol ou, plus rarement j’espère, que des vagues y déferlent. Ou vous vivez dans un climat très aride où le sel tend naturellement à s’accumuler au cours des siècles, avec le résultat que le sol y est toujours salin.

Dans les climats plus pluvieux, soit ceux qui reçoivent plus de 50 cm de précipitations par année, la pluie tend à lessiver le sel du sol et donc, il y a normalement peu d’accumulation. Mais le sel peut néanmoins être trouvé en excès près des routes, des allées et des trottoirs qui sont traités avec un sel de déglaçage pendant l’hiver.

On dit que lorsque la vie nous donne des citrons, il faut faire de la limonade. Eh bien, quand la vie nous donne une terre saline, il faut planter des plantes résistantes au sel, appelées plantes halophytes! C’est aussi simple que ça!

Les plantes suivantes sont adaptées, à divers degrés, aux sols salins. Certaines toléreront également les embruns salins, mais pas toujours : la capacité de tolérer un sol salin (ce qui affecte les racines) et la capacité de tolérer les embruns salins (ce qui affecte le feuillage) ne vont pas nécessairement de pair.

Symboles

Très tolérant au sel – ☆☆☆

Modérément tolérant au sel – ☆☆

Légèrement tolérant au sel – ☆

Arbres résistants au sel

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L’épinette bleue du Colorado (Picea pungens ‘Hoopsii’) tolère les sols salins et résiste aussi aux embruns salins. Source: http://www.monrovia.com

  1. Amélanchier ☆☆ (Amelanchier spp.) zones 3 à 5, selon l’espèce
  2. Arbre à cire ☆☆☆ (Morella cerifera, syn. Myrica cerifera) zone 7
  3. Arbre aux quarante écus ☆☆ (Ginkgo biloba) zone 3
  4. Bouleau à papier ☆☆ (Betula papyrifera) zone 3
  5. Bouleau flexible ☆☆ (Betula lenta) zone 4
  6. Bouleau gris ☆☆ (Betula populifolia) zone 3
  7. Bouleau noir ☆☆ (Betula nigra) zone 3
  8. Catalpa ☆☆ (Catalpa spp.) zone 5b
  9. Cèdre de l’Himalaya ☆☆ (Cedrus deodara) zone 7
  10. Cèdre de l’Atlas ☆☆ (Cedrus atlantica) zone 7
  11. Cèdre rouge ☆☆☆ (Juniperus virginiana) zone 3
  12. Cerisier de Virginie ou cerisier à grappe ☆☆☆ (Prunus virginiana) zone 2b
  13. Cerisier tardif ☆☆ (Prunus serotina) zone 2b
  14. Chêne ☆☆ à ☆☆☆ (Quercus spp.) zones 3 à 10, selon l’espèce
  15. Chicot du Canada ☆☆ (Gymnocladus dioica) zone 4b
  16. Cryptomère du Japon ☆ (Crytomeria japonica) zone 6
  17. Cyprès chauve ☆☆☆ (Taxodium disctichum) zone 5b
  18. Cyprès d’Arizona ☆☆ (Cupressus arizonica) zone 7
  19. Cyprès italien ☆☆ (Cupressus sempervirens) zone 7
  20. Épicéa commun ☆☆ (Picea abies) zone 3
  21. Épicéa glauque ☆ (Picea glauca) zone 1
  22. Épinette blanche ☆ (Picea glauca) zone 1
  23. Épinette bleue du Colorado ☆☆☆ (Picea pungens) zone 3
  24. Épinette de Norvège ☆☆ (Picea abies) zone 3
  25. Érable de l’Amour ☆☆ (Acer tataricum ginnala) zone 2b
  26. Érable de Norvège ☆☆ (Acer platanoides) zone 4
  27. Érable trident ☆☆ (Acer buergerianum) zone 5
  28. Érable argenté ☆ (Acer saccharinum) zone 3
  29. Févier d’Amérique ☆☆☆ (Gleditsia triacanthos) zone 4
  30. Frêne blanc ☆☆☆ (Fraxinus americanus) zone 3
  31. Gattilier ☆☆ (Vitex agnus-castus) zone 6
  32. Genévrier de Virginie ☆☆☆ (Juniperus virginiana) zone 3
  33. Ginkgo ☆☆ (Ginkgo biloba) zone 3
  34. Gommier noir ☆☆ (Nyssa sylvatica) zone 6
  35. Houx américain ☆☆ (Ilex opaca) zone 6
  36. Lilas des Indes ☆☆ (Lagerstroemia spp.) zones 7 à 10, selon l’espèce
  37. Magnolia à grandes fleurs ☆☆ (Magnolia grandiflora) zone 7
  38. Magnolia de Virginie ☆☆ (Magnolia virginiana) zone 6
  39. Marronnier ☆☆☆ (Aesculus spp.) zones 3b à 6, selon l’espèce
  40. Mélèze ☆☆☆ (Larix spp.) zones 2 à 3, selon l’espèce
  41. Micocoulier du Mississippi ☆☆ (Celtis laevigata) zone 6
  42. Micocoulier occidental ☆☆☆ (Celtis occidentalis) zone 3
  43. Mûrier ☆☆ (Morus spp.) zones 4 à 8, selon l’espèce
  44. Néflier du Japon ☆☆ (Eriobotyria japonica) zone 8
  45. Olivier ☆☆ (Olea europaea) zone 9
  46. Olivier de Bohême ☆☆☆ (Elaeagnus angustifolia) zone 2b
  47. Orme ☆☆☆ (Ulmus spp.) zones 3 à 7, selon l’espèce
  48. Osmanthe américain ☆☆☆ (Osmanthus americanus) zone 8
  49. Ostryer de Virginie ☆☆ (Ostrya virginiana) zone 3
  50. Oxydendron ☆☆ (Oxydendrum arboreum) zone 6
  51. Peuplier à grandes dents ☆☆ (Populus grandidentata) zone 2b
  52. Peuplier deltoïde ☆☆☆ (Populus deltoides) zone 3
  53. Peuplier faux-tremble ☆☆ (Populus tremuloides) zone 1b
  54. Phellodendron de l’Amour ☆☆ (Phellodendron amurense) zone 3
  55. Pin des bouddhistes ☆☆☆ (Podocarpus macrophyllus) zone 7
  56. Pin gris ☆☆☆ (Pinus banksiana) zone 1
  57. Pin noir ☆☆☆ (Pinus nigra) zone 4
  58. Pin noir du Japon ☆☆☆ (Pinus thunbergii) zone 6
  59. Pin rigide ☆☆☆ (Pinus rigida) zone 5
  60. Poirier ornemental ☆ à ☆☆ (Pyrus spp.) zones 2b à 6, selon l’espèce
  61. Robinier ☆☆ (Robinia pseudacacia) zone 4b
  62. Saule discolore ☆☆ (Salix discolor) zone 2
  63. Savonnier de Chine ☆☆ (Koelreuteria paniculata) zone 6
  64. Tamarix ☆☆ (Tamarix spp.) zones 4 à 8, selon l’espèce
  65. Zelkova du Japon ☆☆ (Zelkova serrata) zone 6

Arbustes résistants au sel

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Le rosier rugueux (Rosa rugosa) pousse souvent près de la mer et tolère bien à la fois les sols salins et les embruns salins. Source: benepure.eco

  1. Abélie à grandes fleurs ☆ (Abelia x grandiflora) zone 5
  2. Angélique en arbre ☆☆☆ (Aralia spinosa) zone 5a
  3. Aralie épineuse ☆☆☆ (Aralia spinosa) zone 5a
  4. Arbre aux papillons ☆ (Buddleia davidii) zone 6
  5. Argousier ☆☆☆ (Hippophae rhamnoides) zone 2b
  6. Aronie ou aronia ☆ (Aronia spp.) zone 4
  7. Aucuba du Japon ☆☆ (Aucuba japonica) zone 7
  8. Baccharis à feuilles d’arroche ☆☆☆ (Baccharis halmifolia) zone 6
  9. Bambou non-traçant ☆☆ (Bambusa multiplex) zone 9
  10. Bambou sacré ☆ (Nandina domestica) zone 6
  11. Bleutier ☆☆ (Vaccinium spp.) zones 2 à 7, selon l’espèce
  12. Bois bouton ☆☆☆ (Cephalanthus occidentalis) zone 3b
  13. Bourdaine ☆☆☆ (Frangula alnus, Rhamnus frangula) zone 4b
  14. Brugmansia ☆ (Brugmansia spp.) zone 8
  15. Buddleia ☆ (Buddleia davidii) zone 6
  16. Buis ☆☆ à ☆☆☆ (Buxus spp.) zones 4 à 8, selon l’espèce
  17. Buisson ardent ☆☆ (Pyracantha spp.) zone 6
  18. Callicarpe d’Amérique ☆ (Callicarpa americana) zone 6
  19. Camélia ☆ (Camellia spp.) zones 6b à 10, selon l’espèce
  20. Caraganier de Sibérie ☆☆☆ (Caragana arborescens) zone 2
  21. Céphalanthe occidental ☆☆☆ (Cephalanthus occidentalis) zone 3b
  22. Chalef ☆☆☆ (Elaeagnus spp.) zones 3 à 8, selon l’espèce
  23. Chèvrefeuille ☆☆ à ☆☆☆ (Lonicera spp.) zones 2 à 5, selon l’espèce
  24. Clèthre alnifoia ☆☆ (Clethra alnifolia) zone 4
  25. Cognassier du Japon ☆☆ (Chaenomeles spp.) zone 4
  26. Cornouiller à grappes ☆☆☆ (Cornus racemosa) zone 2b
  27. Cornouiller soyeux ☆☆☆ (Cornus sericea, syn. C. stolonifera) zone 2
  28. Cotonéaster ☆ à ☆☆ (Cotoneaster spp.) zones 2 à 8, selon l’espèce
  29. Daphné odora ☆☆ (Daphne odora) zone 7
  30. Durante dressé ☆ (Duranta erecta) zone 10
  31. Épine-vinette de Thunberg ☆ (Berberis thunbergii) zone 3b
  32. Fatsia ☆☆ (Fatsia japonica) zone 8
  33. Forsythia ☆☆ (Forsythia spp.) zones 4 à 6, selon l’espèce
  34. Fragon ☆☆☆ (Ruscus spp.) zone 7
  35. Fusain ailé ☆☆☆ (Euonymus alatus) zone 4b
  36. Fusain du Japon ☆☆ (Euonymus japonicus) zone 6b
  37. Gadelier des Alpes ☆☆☆ (Ribes alpinum) zone 3
  38. Gardénia ☆ (Gardenia jasminoides) zone 8
  39. Genêt à balais ☆☆☆ (Cytisus scoparius) zone 6
  40. Genévrier commun ☆☆☆ (Juniperus communis) zone 3
  41. Genévrier des plages ☆☆☆ (Juniperus conferta) zone 8
  42. Genévrier rampant ☆☆ (Juniperus horizontalis) zone 3
  43. Genévrier sabine ☆☆ (Juniperus sabina) zone 3
  44. Groseillier des Alpes ☆☆☆ (Ribes alpinum) zone 3
  45. Halimodendron ☆☆☆ (Halimodendron halodendron) zone 3
  46. Hamélie étoilée ☆☆ (Hamelia patens) zone 9
  47. Hibiscus dormant ☆☆ (Malvaviscus spp.) zone 8
  48. Hortensia ☆☆ (Hydrangea macrophylla) zone 6b
  49. Houx chinois ☆☆ (Ilex cornuta) zone 7
  50. Houx glabre ☆☆ (Ilex glabra) zone 4
  51. Houx verticillé ☆ (Ilex verticillata) zone 3
  52. Hydrangée ☆☆ (Hydrangea spp.) zones 3 à 7, selon l’espèce
  53. Ketmie de Syrie ☆☆ (Hibiscus syriacus) zone 6
  54. Kolkwitzia ☆☆ (Kolkwitzia amabilis) zone 4b
  55. Laurier benzoin ☆☆ (Lindera benzoin) zone 5
  56. Laurier-rose ☆☆☆ (Nerium oleander) zone 8
  57. Lilas ☆☆ (Syringa spp.) zones 3 à 6, selon l’espèce
  58. Mahonia de Beale ☆☆ (Mahonia bealei) zone 7
  59. Mauve en arbre ☆☆ (Hibiscus syriacus) zone 6
  60. Millepertuis ☆☆☆ (Hypericum spp.) zones 4 à 7, selon l’espèce
  61. Myrique baumier ☆☆☆ (Myrica gale) zone 2b
  62. Myrique de Pennsylvanie ☆☆☆ (Myrica pensylvanica) zone 5b
  63. Myrtille ☆☆ (Vaccinium spp.) zones 2 à 7, selon l’espèce
  64. Pavier ☆☆☆ (Aesculus spp.) zones 3b à 6, selon l’espèce
  65. Physocarpe ☆☆☆ (Physocarpus spp.) zones 3 à 5, selon l’espèce
  66. Pittosporum du Japon ☆☆☆ (Pittosporum tobira) zone 8
  67. Potentille arbustive ☆☆☆ (Dasiphora fruticosa, syn. Potentilla fruticosa) zone 2
  68. Prunier des grèves ☆☆☆ (Prunus maritima) zone 3
  69. Raisin d’ours ☆☆☆ (Arctostaphylos uva-ursi) zone 2
  70. Raphiolépide ☆☆☆ (Rhapiolepis spp.) zone 8
  71. Romarin ☆☆☆ (Rosmarinus officinalis) zone 7
  72. Rosier de Caroline ☆☆☆ (Rosa carolina) zone 4
  73. Rosier de Virginie ☆☆☆ (Rosa virginiana) zone 6
  74. Rosier rugueux ☆☆☆ (Rosa rugosa) zone 2b
  75. Sauge du désert ☆☆ (Leucophyllum frutescens) zone 8
  76. Seringat ☆☆ (Philadelphus spp.) zones 3 à 6, selon l’espèce
  77. Shepherdie ☆☆☆ (Shepherdia spp.) zone 2
  78. Spirée de Van Houtte ☆☆☆ (Spiraea x vanhouttei) zone 3
  79. Spirée du Japon ☆☆ (Spiraea japonica, syn. S. bumalda) zone 3
  80. Sumac ☆☆☆ (Rhus spp.) zones 3 à 7, selon l’espèce
  81. Sureau du Canada ou sureau blanc ☆☆ (Sambucus canadensis) zone 3
  82. Symphorine ☆☆☆ (Symphoricarpos spp.) zones 3 à 6, selon l’espèce
  83. Troène du Japon ☆☆ (Ligustrum japonicum) zone 8
  84. Vanillier de Cayenne ☆ (Duranta erecta) zone 10
  85. Vinaigrier ☆☆☆ (Rhus spp.) zones 3 à 7, selon l’espèce
  86. Viorne ☆☆ à ☆☆☆ (Viburnum spp.) zones 2 à 7, selon l’espèce
  87. Weigela ☆ (Weigela spp.) zones 3 à 6, selon l’espèce
  88. Yaupon ☆☆☆ (Ilex vomitoria) zone 8
  89. Yucca ☆☆☆ (Yucca spp.), zones 3 à 10, selon l’espèce

Grimpantes résistantes au sel

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Populaire et facile à cultiver, la vigne vierge (Parthenocissus quinquefolia) tolère les sols salins. Source: plantsam.com

  1. Bougainvillée ☆☆ (Bougainvillea spp.) zone 9
  2. Bourreau des arbres ☆☆ (Celastrus scandens) zone 3
  3. Chèvrefeuille grimpant ☆☆ (Lonicera x heckrotii) zone 5
  4. Chèvrefeuille toujours vert ☆☆ (Lonicera sempervirens) zone 4
  5. Dentelaire du Cap ☆ (Plumbago auriculata) zone 8
  6. Faux jasmin ☆☆ (Trachelospermum jasminoides) zone 8
  7. Figuier rampant ☆☆ (Ficus pumila) zone 9
  8. Fusain de Fortune ☆☆☆ (Euonymus fortunei) zone 6b
  9. Jasmin de Caroline ☆☆ (Gelsemium sempervirens) zone 7
  10. Lierre ☆☆ (Hedera spp.) zones 5 à 7, selon l’espèce
  11. Trompette de Virginie ou bignone ☆ (Campsis radicans) zone 5
  12. Vigne américaine ☆☆ (Vitis labrusca) zone 3
  13. Vigne vierge ☆☆ (Parthenocissus quinquefolia) zone 3

Vivaces résistantes au sel

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Les hémérocalles (Hemerocallis spp.) offrent une bonne résistance aux sols salins. Source: www.whiteflowerfarm.com

  1. Absinthe ☆☆ (Artemisia absinthium) zone 4
  2. Achillée jaune ☆☆ (Achillea filipendulina) zone 3
  3. Achillée millefeuille ☆☆ (Achillea millefolium) zone 3
  4. Agave ☆☆☆ (Agave spp.) zones 7 à 12, selon l’espèce
  5. Alchémille molle ☆ (Alchemilla mollis) zone 3
  6. Aloès ☆☆ (Aloe spp.) zones 8 à 10, selon l’espèce
  7. Alpiste roseau ☆☆ (Phalaris arundincaea) zone 2
  8. Ancolie ☆☆ (Aquilegia spp.) zone 3
  9. Anémone ☆☆ (Anemone spp.) zones 2 à 7, selon l’espèce
  10. Armoise de Steller ☆☆ (Artemisia stelleriana) zone 3
  11. Armoise Silver mound ☆☆ (Artemisia schmidtiana) zone 3
  12. Asclépiade tubéreuse ☆☆ (Asclepias tuberosa) zone 4
  13. Asperge ☆☆☆ (Asparagus officinalis) zone 3
  14. Aster à feuilles de bruyère ☆☆☆ (Symphyotrichum ericoides, syn. Aster ericoides) zone 3
  15. Aster à rameaux étalés ☆☆☆ (Eurybia divaricatus, syn. Asterdivaricata) zone 3
  16. Aster de la Nouvelle-Angleterre ☆☆☆ (Symphyotrichon novae-angliae) zone 3
  17. Aster de New York ☆☆☆ (Symphyotrichon novi-belgii) zone 3
  18. Avoine bleue ☆☆ (Helictotrichon sempervirens) zone 3
  19. Avoine sauvage ☆☆ (Chasmanthium latifolium) zone 5
  20. Baptisia ☆ (Baptisia australis) zone 3
  21. Barbon de Gerard ☆☆ (Andropogon gerardii) Zone 4
  22. Bergénie à feuilles charnues ☆☆ (Bergenia crassifolia) zone 3
  23. Boule azurée ☆☆ (Echinops spp.) zone 4
  24. Calamagrostide lancéolée ☆☆☆ (Calamagrostis x acutifolia) zone 3
  25. Campanule américaine ☆☆ (Campanula americana) zone 4
  26. Canna ☆ (Canna spp.) zone 8
  27. Céraiste tomenteuse ☆☆ (Cerastium tomentosum) zone 3
  28. Chardon bleu ☆☆ (Echinops spp.) zone 4
  29. Chardon-Marie ☆☆ (Silybum marianum) zone 5
  30. Chrysanthème des jardins ☆☆ (Chrysanthemum morifolium) zones 3 à 8, selon le cultivar
  31. Chrysanthème du Pacifique ☆☆☆ (Chrysanthemum pacificum) zone 7
  32. Cierge d’argent ☆☆ (Actaea racemosa, syn. Cimicifuga racemosa) zone 3
  33. Cœur saignant ☆☆ (Lamprocapnos spectabilis, syn. Dicentra spectabilis) zone 3
  34. Coréopsis ☆ (Coreopsis verticillata) zone 3
  35. Crambe maritime ☆☆☆ (Crambe maritima) zone 4
  36. Crinon ☆☆ (Crinum spp.) zone 7
  37. Cuphéa à feuilles d’hysope ☆☆ (Cuphea hyssopifolia) zone 9
  38. Délosperme ☆☆ (Delosperma spp.), zones 3 à 10, selon l’espèce
  39. Dentelaire de Lady Larpent ☆☆ (Ceratostigma plumbaginoides) zone 6
  40. Deschampsie cespiteuse ☆☆☆ (Deschampsia cespitosa) zone 3
  41. Digitale pourpre ☆ (Digitalis purpurea) zone 4
  42. Échinacée ☆ (Echinaea spp.) zone 3
  43. Élyme des sables ☆☆☆ (Leymus arenarius, syn. Elymus arenarius) zone 3
  44. Épiaire laineuse ☆☆ (Stachys byzantina) zone 3
  45. Euphorbe coussin ☆☆☆ (Euphorbia polychroma, syn. E. epithymoides) zone 3
  46. Faux-sorgo penché ☆☆ (Sorghastrum nutans) zone 2
  47. Fétuque bleue ☆ (Festuca glauca et autres) zone 3
  48. Fleur charnière ☆☆ (Phystostegia virginiana) zone 3
  49. Fougère des marais ☆☆☆ (Thelypteris palustris) zone 2b
  50. Fougère-houx ☆ (Cyrtomium spp.) zones 5 à 8, selon l’espèce
  51. Gaillarde ☆☆☆ (Gaillardiax grandiflora) zone 3
  52. Gazon d’Espagne ☆☆ (Armeria maritima) zone 3
  53. Gesse maritime ☆☆☆ (Lathyrus maritimus) zone 6
  54. Gingembre ornemental ☆☆ (Hedychium spp.) zones 7 à 10
  55. Guimauve ☆☆☆ (Althaea officinalis) zone 3
  56. Gypsophile paniculée ☆☆☆ (Gypsophila paniculata) zone 3
  57. Hélénie ☆☆ (Helenium autumnale) zone 4
  58. Hellébore ☆☆ (Helleborus spp.) zone 4
  59. Hémérocalle ☆☆☆ (Hemerocallis spp.) zone 3
  60. Herbe aux écouvillons ☆☆☆ (Pennisetum alopercuroides) zone 5
  61. Hibiscus vivace ☆ (Hibiscus moscheutos) zone 5
  62. Hosta ☆ (Hosta spp.) zone 3
  63. Ibéris toujours vert ☆☆ (Iberis sempervirens) zone 3
  64. Immortelle vivace ☆ (Anaphalis margaritacea) zone 2
  65. Iris des marais ☆☆☆ (Iris pseudacorus) zone 3
  66. Iris germanique ☆☆ (Iris x germanica) zone 3
  67. Jacobine légèrement dressée ☆☆ (Dicliptera suberecta, syn. Jacobinia suberecta) zone 7
  68. Jonc épars ☆☆ (Juncus effusus) zone 2
  69. Joubarbe ☆☆ (Sempervivum spp.), zones 3 à 5, selon l’espèce
  70. Lantana ☆☆☆ (Lantana spp.) zone 10
  71. Lavande vraie ☆☆ (Lavandula angustifolia) zone 6
  72. Lavande de mer ☆☆ (Limonium latifolium) zone 3
  73. Liatride ☆ (Liatris spicata) zone 3
  74. Lin de Nouvelle-Zélande ☆☆☆ (Phormium spp.) zone 9
  75. Liriope à épis ☆☆☆ (Liriope spicata) zone 6
  76. Liriope à feuilles plates ☆☆ (Liriope muscari) zone 6
  77. Lotier corniculé ☆☆☆ (Lotus caniculatus) zone 3
  78. Lupin indigo ☆ (Baptisia australis) zone 3
  79. Maïanthème du Canada ☆☆☆ (Maianthemum canadense) zone 2
  80. Marguerite en arbre ☆☆ (Nipponanthemum nipponicum) zone 5
  81. Massette ☆ (Typha spp.) zones 1 à 5, selon l’espèce
  82. Mertensie maritime ☆☆☆ (Mertensia maritima) zone 3
  83. Miscanthus ☆☆☆ (Miscanthus sinensis) zones 4 à 6, selon le cultivar
  84. Monarde ☆☆ (Monarda didyma) zone 3
  85. Muguet du Japon ☆☆☆ (Ophiopogon japonicus) zone 6
  86. Muhlenbergie ☆☆ (Muhlenbergia spp.) zone 6
  87. Narcisse (jonquille) ☆ (Narcissus spp.) zones 3 à 8, selon l’espèce
  88. Népéta ☆☆☆ (Nepeta spp.) zone 4
  89. Œillet de Grenoble ☆☆ (Dianthus gratianopolitanus) zone 3
  90. Onagre ou œnothère ☆☆ (Oeonothera spp.) zones 2 à 5, selon l’espèce
  91. Oponce de l’Est ☆☆☆ (Opuntia compressa, syn. O. humifusa) zone 5
  92. Orpin ☆☆ à ☆☆☆ (Sedum spp. et Telephium spp. ) zones 3 à 10, selon l’espèce
  93. Oreilles d’agneau ☆☆ (Stachys byzantina) zone 3
  94. Pachysandre du Japon ☆☆☆ (Pachysandra terminalis) zone 3
  95. Panic érigé ☆ (Panicum virgatum) zone 4b
  96. Panicaut ☆☆☆ (Eryngium spp.) zone 3
  97. Pavot d’Orient ☆ (Papaver orientale) zone 3
  98. Penstemon digital ☆☆ (Penstemon digitalis) zone 3
  99. Petite pervenche ☆ (Vinca minor) zone 4
  100. Physostégie ☆☆ (Phystostegia virginiana) zone 3
  101. Pied de poule ☆☆☆ (Lotus caniculatus) zone 3
  102. Pigamon ☆☆ (Thalictrum spp.) zones 3 à 6, selon l’espèce
  103. Pivoine ☆☆ (Paeonia spp.) zone 3
  104. Plante corail ☆☆ (Russelia equisetifolia) zone 9
  105. Potentille tridentée ☆☆ (Sibbaldiopsis tridentata, syn. Potentilla tridentate) zone 2
  106. Poule et poussins ☆☆ (Sempervivum spp.), zones 3 à 5, selon l’espèce
  107. Quenouille ☆ (Typha spp.) zones 1 à 5, selon l’espèce
  108. Rose de Noël ☆☆ (Helleborus spp.) zone 4
  109. Roseau ☆☆☆ (Phragmites australis) zone 3
  110. Rudbeckie brillante ☆ (Rudbeckia fulgida) zone 3
  111. Rudbeckie hérissée ☆ (Rudbeckia hirta) zone 3
  112. Rudbeckie pourpre ☆ (Echinaea spp.) zone 3
  113. Ruellie de Britton ☆ (Ruellia simplex, syn. R. brittoniana) zone 8
  114. Santoline ☆☆☆ (Santolina chamaecyparissus) zone 6
  115. Saponaire de Montpellier ☆☆ (Saponaria ocymoides) zone 2
  116. Sauge de Gregg ☆ (Salvia greggii) zone 7
  117. Sauge russe ☆☆☆ (Perovskia atriplicifolia) zone 3
  118. Schizachyrium à balais ☆☆ (Schizachyrium scoparium) zone 3
  119. Sédum ☆☆ à ☆☆☆ (Sedum spp. et Telephium spp. ) zones 3 à 10, selon l’espèce
  120. Silène à une fleur ☆☆☆ (Silene uniflora) zone 3
  121. Souffle de bébé ☆☆☆ (Gypsophila paniculata) zone 3
  122. Spartine pectinée ☆☆☆ (Spartina pectinata) zone 4
  123. Sporobole à glumes inégales ☆☆☆ (Sporobolus heterolepis) zone 3
  124. Thym ☆ (Thymus spp.) zones 3 à 7, selon l’espèce
  125. Tiarelle ☆ (Tiarella cordifolia) zone 4
  126. Tritome ☆ (Knipofia spp.) zones 5 à 8, selon l’espèce
  127. Valériane rouge ☆☆ (Centranthus ruber) zone 4
  128. Verge d’or du Canada ☆ (Solidago canadensis) zone 2
  129. Verge d’or toujours verte ☆☆☆ (Solidago sempervirens) zone 3
  130. Véronique à épis ☆☆ (Veronica spicata) zone 3
  131. Verveine du Canada ☆ (Glandularia canadensis, syn. Verbena canadensis) zone 6
  132. Verveine hastée ☆☆ (Verbena hastata) zone 3
  133. Waldsteinie ☆☆☆ (Waldsteinia spp.) zone 4
  134. Yucca rouge ☆☆ (Hesperaloe parviflora) zone 6

Annuelles résistantes au sel

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La cinéraire maritime (Jacobaea maritima) pousse en bordure de mer dans la nature et s’adapte bien aux sols salins en culture aussi. Source: theseedcompany.ca

  1. Alternanthère ficoïde ☆ (Alternanthera ficoidea)
  2. Cinéraire maritime ou dusty miller ☆☆☆ (Jacobaea maritima, syn. Senecio cineraria)
  3. Coléus ☆ (Plectranthus scutellarioides)
  4. Ficoïde à feuilles en coeur ☆☆ (Aptenia cordifolia)
  5. Gazanie ☆☆ (Gazania rigens)
  6. Glaïeul ☆☆ (Gladiolus spp.)
  7. Gloire du matin compacte ☆ (Evolvulus glomeratus)
  8. Pentas ☆ (Pentas lanceolata)
  9. Pervenche de Madagascar ☆ (Catharanthus roseus)
  10. Pétunia ☆☆ (Petunia x aktinsiana)
  11. Pourpier ☆ (Portulaca grandiflora)
  12. Souci ☆☆ (Calendula spp.)
  13. Stramoine (Datura stramonium)
  14. Verveine de Buenos Aires ou verveine bonne à rien ☆☆ (Verbena bonariensis)
  15. Zinnia ☆ (Zinnia spp.)20180806A www.wearefound.com.jpg

Des asperges en plein été?

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On peut produire des asperges qui seront prêtes pour la table aux mois d’août et de septembre. Source: foodieplus4.wordpress.com

Savez-vous que vous pouvez récolter des asperges (Asparagus officinalis) au mois d’août? Le secret, c’est de décaler la saison de la taille.

J’explique :

Récolte traditionnelle printanière

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Habituellement, on récolte les turions d’asperge au printemps, mais il y a une autre option. Source: www.garden.eco

Habituellement, on récolte les turions d’asperge quand ils sortent de terre au début du printemps, puis, quand la grosseur des turions commence à diminuer (habituellement, quand ils sont moins larges qu’un doigt), on cesse la récolte pour laisser les turions restants grandir et devenir de véritables tiges feuillues. La plante ressemble alors à une fougère géante! En laissant ces grandes tiges pousser, vous permettez à la plante de faire de la photosynthèse et d’ainsi emmagasiner assez d’énergie pour revenir l’année suivante pour une autre récolte. Autrement dit, vous lui permettez de recharger ses batteries!

D’ailleurs, vous pouvez continuer ainsi pendant des années, car les asperges vivent souvent pendant 20 ans et plus.

Récolte estivale

Cette technique paraît surprenante, mais est en fait maintenant pratiquée commercialement presque partout dans le monde où l’on cultive des asperges, surtout depuis quelques années. D’ailleurs, ne trouvez-vous pas d’asperges locales fraîches sur le marché au mois d’août? Elles résultent de cette taille décalée. Or, si les agriculteurs peuvent le faire, pourquoi pas vous?

Voici comment:

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À la mi-juillet, coupez la plante au sol. Source: Rosie Lerner, http://www.purdue.edu

Au printemps, ne récoltez rien. Laissez les turions intacts et la plante pousser à sa guise. Elle deviendra grande et verte, même plus grande que d’habitude, déployant pleinement son feuillage si aéré. Du printemps à la mi-juillet, alors, elle rechargera ses batteries, emmagasinant d’amples réserves d’énergie dans ses racines. Puis, à la mi-juillet*, rabattez les plantes. La plante réagira à cette taille en produisant de nouveaux turions environ 4 à 6 semaines plus tard et vous n’aurez alors qu’à les récolter. On arrive ainsi à produire des turions prêts à croquer en août, même en zone 3.

*Dans les régions aux longs automnes sans gel, vous pouvez rabattre les plantes d’asperge jusqu’à la mi-septembre pour une récolte automnale ou même hivernale!

D’ailleurs, ne croyez pas que cette pratique affaiblira les plantes. Bien au contraire, des études démontrent que les plantes d’asperge dont on récolte les turions en août sont aussi vigoureuses l’année suivante que celles taillées au printemps, même souvent plus vigoureuses.

Deux récoltes?

Ma suggestion: si vous avez deux rangées d’asperges, pratiquez deux récoltes! Mettez une rangée sur le régime «récolte au printemps» et l’autre sur le régime «récolte estivale». Ainsi, vous doublerez la durée de la saison des asperges fraîches dans votre potager!20180805A foodieplus4.wordpress.com

Redonner vie aux annuelles fatiguées

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Oui, on peut rajeunir les annuelles fatiguées. Source: www.plantwisdomgardencenter.com

On s’attend à ce que les annuelles fleurissent tout l’été. Pourtant, certaines espèces (alysse odorante, lobélie érine, pétunias, etc.), surtout les cultivars plus anciens, commencent à s’affaiblir en août ou arrêtent même de fleurir. Cela est encore plus visible quand l’été est très chaud.

Heureusement qu’il est facile de remédier à ce problème. Dès que la floraison commence à fléchir, rabattez la plante de moitié. Une taille aussi sévère stimule la plante à repousser avec vigueur et elle sera bientôt aussi fleurie qu’avant.

Des vignes résistantes au froid

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Raisin bleu rustique ‘Valiant’. Source: http://www.gov.mb.ca

En général, les vignes qui résistent le mieux aux étés courts et aux hivers froids de l’est de l’Amérique du Nord sont des vignes hybrides représentant des croisements entre la vigne européenne (Vitis vinifera), renommée pour ses gros fruits sucrés, mais lente à mûrir et très gélive, et différentes espèces américaines, aux petits fruits peu sucrés, mais très résistantes au froid. Voici quelques cultivars d’intérêt, mais il y en a bien d’autres!

Raisin vert

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Raisin vert ‘Itasca’. Source: http://www.winesandvines.com

  1. ‘Adalmina’, zone 4
  2. ‘Brianna’, zone 4b
  3. ‘Delisle’, zone 4
  4. ‘Edelweiss’, zone 4
  5. ‘Eona’, zone 3
  6.  ‘Himrod’, zone 6
  7. ‘Itasca’, zone 4
  8. ‘Kay Gray’, zone 3
  9. ‘Osceola Muscat’, zone 4b
  10. ‘Polar Green Seedless’, zone 4
  11. ‘Prairie Star’, zone 3
  12. ‘Quebec Muscat’, zone 4
  13. ‘Roland’, zone 3
  14. ‘Seyval’, zone 4
  15. ‘Skookum’, zone 5b
  16. ‘St. Pepin’, zone 4
  17. ‘Swenson White’, zone 3-4
  18. ‘Tango’, zone 4
  19. ‘Vandal-Cliche’, zone 3

Raisin bleu

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Raisin bleu ‘Montreal Blue’. Source: http://www.greenbarnnursery.ca

  1. ‘6447’, zone 5
  2. ‘Beta’, zone 2
  3. ‘Big Blue’, zone 4
  4. ‘Blue Bell’, zone 3
  5. ‘Concord’, zone 5
  6. ‘Earliblue’ (‘Early Blue’), zone 3-4
  7. ‘Fredonia’, zone 3
  8. ‘Frontenac’, zone 3-4
  9. ‘Frontenac Gris’, zone 3b
  10. ‘Hogan’, zone 4
  11. ‘Itasca’, zone 4
  12. ‘Kandiyohi’, zone 5
  13. ‘Magenta’, zone 4
  14. ‘Maréchal Foch’, zone 3
  15. ‘Marquette’, zone 3
  16. ‘Mars Seedless’, zone 4
  17. ‘Minnesota 78’, zone 3
  18. ‘Montreal Blue’, zone 4
  19. ‘New York Muscat’, zone 4
  20. ‘Pionnier’, zone 4b
  21. ‘Radisson’, zone 3
  22. ‘Sovereign Coronation’, zone 4
  23. ‘St-Croix’, zone 3
  24. ‘Trollhaugen’, zone 5
  25. ‘Valiant’, zone 3
  26. ‘Venus’, zone 6

Raisin rouge

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Raisin rouge rustique ‘Reliance’. Source: http://www.starkbros.com

  1. ‘Canadice Seedless’, zone 4
  2. ‘Einset’, zone 5b
  3. ‘Petite Jewel’, zone 4
  4. ‘Pink Pearl’, zone 4
  5. ‘Reliance’, zone 3-4
  6. ‘Siegerrebe’ zone 5b
  7. ‘Somerset Seedless’ zone 4
  8. ‘Swenson Red’, zone 3-4
  9. ‘Tuscany Red’, zone 2-3
  10. ‘Vanessa Seedless’, zone 4

Où les trouver?

Les lecteurs européens auront beaucoup de difficulté à trouver ces variétés plus rustiques, mais à moins de vivre dans le nord de la Russie ou en Scandinavie, vous n’en avez probablement pas besoin. Les vignes européennes sont les meilleurs choix dans votre situation.

Pour les jardiniers nord-américains, des variétés rustiques sont offertes dans presque toute jardinerie, mais pour un choix plus vaste, allez voir une pépinière spécialisée comme l’une des suivantes:

Green Barn Farm

Pépinière ancestrale

Pépinière Aux Arbres Fruitiers

Vignes chez soi

Mes mauvaises herbes préférées

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Une belle plate-bande à l’anglaise qui incorpore certaines jolies «mauvaises herbes». Source: wwwpinterest.com

En tant que jardinier, je serais censé réagir à la présence de «mauvaises herbes», ces plantes indésirables qui arrivent spontanément dans nos jardins, en les arrachant toutes. Mais il y a certaines «mauvaises herbes» que j’aime! Je les trouve jolies et pas si envahissantes. J’admets qu’elles se ressèment un peu, mais, du moins dans mes plates-bandes, pas assez pour étouffer les autres plantes; seulement çà et là. Si jamais elles vont «trop loin» et commencent à empiéter sur des cultures que je veux préserver, je n’ai qu’à les arracher. D’ailleurs, toutes les plantes présentées ici s’arrachent très bien.

Voici mes préférées :

Grande molène (Verbascum thapsus)

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Grande molène (Verbascum thapsus). Source: bibprofessor.wordpress.com

Cette jolie plante bisannuelle, que nos ancêtres appelaient bouillon blanc ou tabac du diable, apparaît dans mes plates-bandes de temps en temps, disparaît, puis réapparaît, ajoutant une note de fantaisie à l’ensemble. Comment pourrait-on traiter cette jolie grande plante pas du tout agressive de mauvaise herbe? Avec sa belle rosette de feuilles hirsutes gris vert la première année et sa grande tige dressée de fleurs jaune franc la deuxième, floraison qui se maintient tout l’été, elle est toujours en vedette. Même quand elle sèche et meurt à la fin de la deuxième année, devenant brun chocolat, au moins sa tige épaisse ressort de la neige pour offrir un peu d’intérêt hivernal.

Ne la cherchez pas en pépinière : on ne semble jamais la vendre. On peut, par contre, la semer : il suffit de récolter des graines en septembre ou en octobre dans un champ près de chez vous et de les semer aussitôt ou au printemps. 90-200 cm x 60 cm. Zone 3.

Julienne des dames (Hesperis matronalis)

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Julienne des dames (Hesperis matronalis). Source: http://www.crocus.co.uk

Cette plante bisannuelle a une longue histoire d’utilisation comme plante médicinale pour soigner les maladies féminines. Indigène en Eurasie et introduite au début de la colonisation française au Québec, elle a vite pris la clé des champs et on la trouve maintenant solidement établie partout en Amérique du Nord dans les milieux un peu humides, souvent à l’orée des bois ou le long des cours d’eau.

Les fleurs roses ou blanches (souvent, on voit les deux couleurs dans la même colonie) sont produites en grand nombre de la fin du printemps jusqu’au milieu de l’été. Elle rappelle un phlox des jardins (Phlox paniculata), mais un phlox qui fleurit au début de la saison plutôt qu’à la fin. Aussi, ses fleurs ont quatre pétales alors que celles du phlox en ont cinq.

Et quel parfum! Mais les fleurs ne sont parfumées que la nuit. C’est une excellente fleur à couper, car alors vous pouvez profiter de son parfum dans l’intimité de votre foyer.

Cette plante se ressème abondamment, mais est très facile à éliminer si jamais elle va trop loin. Et oui, on trouve ses semences dans les catalogues. Semez-la abondamment : elle est plus jolie en «gang». 60-90 cm x 30 cm. Zone 3.

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Un programme sur les plantes envahissante, mais qui comprend d’importantes lacunes. Source: FIOHQ

Notez que la Fédération interdisciplinaire de l’horticulture ornementale du Québec (FIOHQ) a pris la julienne des dames en grippe dans son programme Je te remplace et demande aux jardiniers de l’éliminer. Je crois qu’elle fait erreur. Il n’y a aucune preuve que cette plante cause des dommages environnementaux, car elle s’intègre aux plantes indigènes sans perturber l’environnement. De plus, c’est une des rares plantes qui nourrissent les colibris quand ils arrivent affamés du Sud. Et d’ailleurs, il est trop tard pour éradiquer la julienne des dames, du moins au Québec : elle est déjà parfaitement intégrée aux systèmes écologiques existants.

C’est un peu comme la campagne contre la salicaire pourpre (Lythrum salicaria) des années 1990 : à l’époque, on accusait cette plante introduite de longue date de tous les maux, même de nuire à la sauvagine (!), mais 20 ans plus tard, la plupart des autorités admettent qu’elle n’a jamais été particulièrement nuisible. Quand la poussière sera retombée, on finira aussi par accepter la julienne comme une plante exotique de bon aloi.

Marguerite des champs (Leucanthemum vulgare)

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Marguerite des champs (Leucanthemum vulgare). Source: plants.usda.gov.jpg

Un voisin laisse fleurir des marguerites dans sa pelouse et ne commence donc à tondre qu’à la mi-juillet, quand tout est terminé. Il fait bien : quelle belle plante! Avec ses fleurs blanches à cœur jaune, c’est l’incarnation même d’une fleur : n’est-ce pas que les enfants crayonnent spontanément une marguerite quand on leur demande de dessiner une fleur?

Évidemment, les marguerites hybrides (L. x superbum), abondamment offertes en pépinière, ont des fleurs nettement plus grosses et, dans certains cas, une floraison qui s’étire sur tout l’été, mais elles ne vivent pas nécessairement longtemps, alors que la marguerite des champs, plus petite et à floraison moins durable, se ressème et arrive ainsi à se maintenir. D’accord, elle est un peu envahissante, mais… comment arracher une si jolie plante?

On la trouve rarement en pépinière et seulement un peu plus souvent en catalogue de semences, mais si vous voulez déterrer une petite plante dans un champ près de chez vous (mais pas dans un parc public, bien sûr!), je ne pense pas que cela dérangera qui que ce soit. 40-90 cm x 90 cm. Zone 3.

Mauve musquée (Malva moschata)

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Mauve musquée (Malva moschata). Source: www.promessedefleurs.com

Comme la julienne des dames, la mauve musquée, d’origine eurasiatique, a été introduite en Amérique du Nord comme plante médicinale, mais y pousse maintenant de façon spontanée.

Les fleurs roses ou blanches rappellent un moulin par leur forme. Chaque fleur ne dure qu’une seule journée, mais elles se succèdent pendant tout l’été. Les feuilles très découpées vert moyen sont attrayantes aussi.

Je connais des jardiniers qui détestent cette plante, car «elle ne reste pas à sa place» : effectivement, elle est de courte vie (2 ou 3 ans) et disparaît vite pour réapparaître ailleurs, généralement là où l’on ne l’avait pas prévu. Pour les jardiniers méticuleux, donc, c’est une peste. Par contre, pour ceux qui, comme moi, aiment les jardins un peu moins rigides, c’est une plante adorable qui met un peu de spontanéité dans le jardin… et qui n’a pas besoin d’un peu de spontanéité dans sa vie?

De plus, la mauve musquée n’est jamais si abondante qu’elle nuise aux autres plantes et ses fleurs sont toujours les bienvenues. Facile à trouver sous forme de semences dans les jardineries et catalogues. 40-60 cm x 40-60 cm. Zone 3.

Ses plus grandes cousines, la mauve alcée (Malva alcea), un sosie de la mauve musquée, mais deux fois plus haute, et la mauve sylvestre (Malva sylvestris), aux fleurs plus foncées avec des nervures pourpres, sont aussi des visiteuses plus que bienvenues!

Ne m’oubliez pas (Myosotis spp.)

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Ne m’oubliez pas (Myosotis sylvatica). Source: Rasbak, nl.wikipedia

Dans les endroits sauvages en Amérique du Nord, on trouve le ne m’oubliez pas indigène, M. laxa, mais dans les endroits cultivés, c’est l’espèce eurasiatique, M. sylvatica, qui domine. De toute façon, le commun des mortels ne verra pas de différence entre les deux. Qui ne connaît pas les belles mais petites fleurs bleu ciel de cette plante, l’une des très rares fleurs présentant cette couleur? Le ne m’oubliez pas fleurit tôt au printemps, avec les tulipes, puis meurt (c’est une bisannuelle), mais se ressème si abondamment qu’on dirait qu’il est vivace. Il existe aussi des variétés à fleurs blanches ou roses, mais les variétés roses persistent rarement très longtemps dans le jardin. Très facile à trouver, autant en pépinière qu’en catalogue de semences. 15-30 cm x 15 cm. Zone 3.

Onagre bisannuelle (Oenothera biennis)

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Onagre bisannuelle (Oenothera biennis). Source: Andreas Rockstein, plants.ces.ncsu.edu

Voici une plante qui, je l’admets, se ressème parfois un peu trop, mais elle est si facile à éliminer quand elle va trop loin : il suffit de l’arracher… elle lâche prise facilement et jamais elle ne drageonne. C’est une des rares plantes indigènes du Québec à avoir fait le tour du monde, car elle s’est abondamment naturalisée sur tous les continents sauf l’Antarctique.

Il s’agit, comme le nom le dit, d’une plante bisannuelle. Elle produit la première année une rosette basse de feuilles lancéolées rappelant celles d’un saule et, la deuxième, un haut épi de fleurs jaune pâle en forme de coupe. Les fleurs s’ouvrent en soirée et se ferment le lendemain avant midi… puis recommencent pendant tout l’été.

Il y a beaucoup de confusion au sujet du nom de cette plante : le Frère Marie-Victorin, notamment, l’appelle O. victorinii dans sa Flore Laurentienne, alors que O. glazioviana est aussi utilisé (cette dernière espèce est peut-être une variante d’O. biennis ou un hybride naturel de celle-ci). On trouve les semences dans plusieurs catalogues. 30-150 cm x 30-40 cm. Zone 2.

Rudbeckie hérissée (Rudbeckia hirta)

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Rudbeckie hérissée (Rudbeckia hirta). Source: seedsoftheprairie.com

Plante nord-américaine de longévité variable (il existe des souches annuelles, bisannuelles et vivaces), la rudbeckie produit de grandes inflorescences jaunes avec un cône central noir, d’où le nom de Suzanne aux yeux noirs qu’on lui confère parfois. Il arrive occasionnellement que la fleur porte une auréole acajou par-dessus le jaune. Toute la plante, sauf la fleur, est hérissée de poils courts un peu rudes, d’où les noms botaniques et communs. Elle fleurit longtemps, du milieu de l’été jusqu’au milieu de l’automne. On la trouve dans les champs et elle s’invite aussi au jardin. Les chardonnerets adoreront ses graines… si vous ne supprimez pas les fleurs fanées! 20-90 cm x 30-45 cm. Zone 3 (quand elle n’est pas annuelle).

D’autres rudbeckies aussi s’invitent parfois au jardin et s’y maintiennent en se ressemant. J’aime notamment la plus tardive, vraiment à floraison automnale, la rudbeckie trilobée (Rudbeckia triloba), une vivace de courte vie aux petites mais nombreuses inflorescences jaunes à cône noir, comme une mini-rudbeckie hérissée. À la fois des plantes et des semences sont facilement disponibles si la plante n’arrive pas chez vous toute seule. 1,2 m x 25 cm. Zone 3.

Verveine hastée (Verbena hastata)

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Verveine hastée (Verbena hastata). Source: shop.wildseedproject.net

Cette plante nord-américaine forme une rosette de feuilles étroites et dentées à la base portant plusieurs tiges bien dressées, curieusement carrées en coupe transversale, et coiffées d’épis étroits de fleurs bleu mauve, plus rarement roses, formant une petite couronne autour de chaque épi. La floraison commence en juillet et continue jusqu’en septembre. Les papillons et les colibris l’adorent!

La verveine hastée ne vit pas très longtemps, mais se ressème modestement dans les jardins ensoleillés et pas trop secs. On peut obtenir des semences des spécialistes de fleurs sauvages. Semez-les à l’automne, car il faut un hiver froid pour stimuler la germination. 60-120 cm x 30 cm. Zone 3.

Culture?

Je n’ose presque pas parler de culture, puisque souvent ces plantes s’invitent au jardin et s’y entretiennent toutes seules, mais ce sont toutes des plantes de prés et de champs, donc de milieux au moins moyennement ensoleillés et qui tolèrent autant les sols pauvres que riches. Donc, vous aurez plus de succès si votre plate-bande est ensoleillée.

Si vous les semez, dégagez un espace d’autre végétation: ainsi les semis pourront profiter du soleil pour s’installer. D’ailleurs, si vous en transplantez, peut-être des plantes achetées, préparez un trou assez gros pour recevoir la motte, plantez… et arrosez un peu plus que d’habitude. Après la première année, elles n’auront même plus besoin de ces soins plutôt limités. Mais il faut quand même les laisser monter en graines (autrement dit, ne pas supprimer les fleurs fanées) si vous voulez qu’elles se maintiennent.


Et voilà! Huit «mauvaises herbes» que je trouve particulièrement jolies et utiles, des plantes qui s’invitent souvent chez vous… et c’est tant mieux! Et il y en a plein d’autres! Jardiner est si facile quand on travaille avec dame Nature plutôt qu’en essayant de la contrer!20180802 wwwpinterest.com

Tonte de pelouse pendant vos vacances

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Faites tondre votre gazon occasionnellement pendant vos vacances pour donner à votre maison une apparence habitée. Source: www.express.co.uk

Partez-vous au chalet, en camping ou à l’aventure pendant 2 ou 3 semaines pour des vacances bien méritées? Si oui, n’oubliez pas de faire tondre votre pelouse pendant votre absence.

Ce n’est pas tant que cela dérange les graminées de votre pelouse que vous les laissiez pousser un peu plus haut que d’habitude. Après tout, à votre retour, vous pouvez les remettre assez facilement en bon état avec une tonte en deux étapes* qui permettra au gazon de reprendre une hauteur plus acceptable sans que cela nuise à sa croissance.

*Tonte de récupération (en deux étapes): effectuez une tonte préliminaire, avec la tondeuse montée au maximum de sa hauteur, pour réduire un peu la hauteur de la pelouse, puis, 3 ou 4 jours plus tard, le temps que les graminées se remettent du choc, effectuez une deuxième tonte à une hauteur plus traditionnelle, soit environ 8 cm.
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Une pelouse non tondue peut suggérer une absence aux voleurs potentiels. Source: http://www.houseflippingninja.com

Non, le problème est plutôt que l’apparence longue et échevelée d’une pelouse non tondue pourrait indiquer aux éventuels voleurs que vous êtes absent.

Mieux vaut alors demander à un voisin de tondre au moins une fois à toutes les deux semaines pendant votre absence (hebdomadairement, c’est encore mieux!) — ou engager un jeune pour le faire — afin que votre maison paraisse habitée.

Et qu’il ramasse aussi votre courrier, tant qu’à y être!