Mon association préférée change de nom

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Avez-vous une association bénévole dans laquelle vous investissez beaucoup de temps et d’efforts? En laquelle vous croyez tellement qu’il n’y a presque pas de limite à ce que vous feriez pour elle? Moi, j’en ai une : la Garden Writers Association* (GWA). Et elle change de nom. Oui, depuis le début de 2019, après 70 ans d’existence, la GWA s’appelle Garden Communicators International ou, plus succintement, GardenComm.

*Association des journalistes horticoles.
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L’ancien logo semblait vraiment désigner une association de gens qui écrivent sur l’horticulture.

Le changement se comprend : alors qu’autrefois, les membres étaient surtout des journalistes et auteurs qui écrivaient sur les jardins et le jardinage, donc, des «garden writers», aujourd’hui il y a des photographes, des hôtes d’émissions télévisées et radiophoniques, des blogueurs, des baladodiffuseurs (podcasters), des coachs de jardin, des architectes, des spécialistes des relations publiques, des consultants et toutes sortes d’autres communicateurs du domaine horticole; le nom Garden Communicators International est donc nettement plus inclusif.

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En visite à Chicago lors de la conférence 2018.

Je suis membre de la GardenComm depuis plus de 30 ans. En fait, j’ai même déjà été président de cette association et j’y ai aussi occupé toutes sortes d’autres fonctions au fil des ans, notamment celle de présider le comité sur le symposium de Québec en 2013, pour lequel plus de 300 communicateurs horticoles de partout dans le monde ont convergé dans ma ville pour échanger, apprendre… et visiter ses beaux jardins.

J’ai une grande dette envers la GardenComm. C’est grâce à elle que j’ai obtenu mon premier contrat de livre, que j’ai pu peaufiner mon métier de conférencier et que j’ai pu

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Revue bimensuelle de la GardenComm.

constamment me maintenir au courant des tendances horticoles changeantes au cours des années. Surtout, c’est là que j’ai acquis l’assurance que ce que je rêvais de faire — faire carrière en partageant ma passion pour le jardinage — était réalisable. Il n’y a pas beaucoup de gens qui réussissent à vivre de leur plume dans le domaine de l’horticulture et si j’ai réussi à le faire, c’est grâce à la GardenComm!

Je sais que peu de francophones se sentiraient aussi à l’aise avec un groupe si résolument anglophone que la GardenComm (la majorité des membres sont américains et, parmi les quelques 600 membres, il n’y a probablement pas plus de 3 francophones) que je le suis (l’anglais est ma langue maternelle), mais si vous aussi lorgnez l’idée de faire carrière dans un aspect quelconque des communications horticoles et que vous vous sentez à l’aise en anglais, pourquoi ne pas devenir membre? À 105 $ US pour un an d’adhésion, c’est moins que ce que je dépense en semences à chaque année!

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Si vous devenez membre, il vous faut absolument assister à la conférence/exposition annuelle : c’est là où tout se passe! Elle aura lieu cette année à Salt Lake City, en Utah, au pied des Rocheuses.

Prenez donc bien note du nom GardenComm : peut-être votre avenir est-il là!

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Illus.: GardenComm

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La graine se sème elle-même

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Graine de bec de grue commune se vissant dans le sol. Photo: p. roullard

Les graines du bec de grue commun (Erodium cicutarium), une mauvaise herbe annuelle ou bisannuelle étroitement apparentée aux géraniums (Geranium spp.) et aux pélargoniums (Pelargonium spp.), se sèment elles-mêmes.

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Graines de bec de grue à poils très enroulées et peu enroulées. Source: Didier Descouens, Wikimedia Commons

Les graines matures sont lancées brusquement dans les airs par le mécanisme de ressort de la capsule de graines et atterrissent jusqu’à 1 mètre de distance de la plante mère. Puisqu’elles portent également de petits poils plumeux, elles peuvent être emportées encore plus loin par temps venteux. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est ce qu’elles font quand elles atterrissent.

Dans la vidéo, vous verrez le poil se desserrer lorsqu’il visse la graine dans le sol, puis s’enrouler et se dérouler plusieurs fois par la suite alors qu’il ajuste la profondeur de la semence. Vidéo: p. roullard

Chaque graine porte un long poil à son extrémité. Il est en forme de spirale et, en réponse à l’air sec, commence à s’enrouler de façon très serrée pour prendre la forme d’un ressort. Lorsque l’air devient humide, par contre, le poil se déroule. Et ce faisant, l’action tournoyante visse la graine dans le sol, la semant efficacement. Si la semence n’a pas atteint la bonne profondeur, le poil se tordra de nouveau par temps sec, puis fera un peu plus de forage lorsque l’air redeviendra humide, répétant l’action plusieurs fois si nécessaire.

Une graine qui se sème d’elle-même? Chouette!

Le hoya : ne le taillez pas n’importe où

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Hoya en fleurs. Photo: pistilsnursery.com

Le hoya (Hoya carnosa et autres espèces similaires) est une jolie plante d’intérieur grimpante ou retombante au feuillage épais et ciré. Assez facile de culture, il peut toutefois être lent à pousser et surtout à fleurir: habituellement, il faut attendre au moins 2 ans, même sous les meilleures conditions (éclairage intense, température chaude à l’année et arrosages modérés), avant de voir les premières fleurs. Et bien des jardiniers attendent 5 ans ou même plus avant de voir la première fleur!

La bonne nouvelle est que, une fois qu’un hoya commence à fleurir, habituellement il refleurira tous les ans… si vous ne le taillez pas trop sévèrement!

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Éperon de hoya avec les boutons de la prochaine floraison. Photo: jdeeannsblog.blogspot.com

En effet, ses jolies ombelles de fleurs sont attrayantes et parfumées (leur apparence cireuse a donné à la plante les noms de «fleur de cire» et de «fleur de porcelaine»), mais il faut savoir que le hoya refleurit toujours à partir du même endroit, soit à partir d’une courte tige (en fait, un pédoncule) appelée éperon qui s’allonge un peu chaque année.

Donc, si vous devez tailler votre hoya, essayez de ne pas supprimer les éperons, sinon vous éliminerez aussi la floraison à venir!

Insectes transporteurs de maladies

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Les insectes peuvent injecter des virus dans nos plantes. Ill.: jardinierparesseux.com

Les insectes qui se nourrissent de la sève de nos plantes (ou qui râpent ou mangent leurs feuilles) causent parfois des problèmes graves: ils peuvent transporter aux plantes des maladies inguérissables qui feront bien plus de dégâts que les insectes eux-mêmes.

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Le cercope (crachat de coucou ou crachat de crapaud) est parmi les insectes qui transmettent des virus aux plantes. Photo: extension.entm.purdue.edu

Les virus, notamment, et leurs parents, les viroïdes et les phytoplasmes, sont en bonne partie transmis par les insectes, qui les injectent dans les tissus des plantes en les piquant ou en croquant leurs feuilles. Or, il n’y a aucun autre traitement contre les virus que d’arracher et de détruire la plante atteinte. C’est pourquoi il est si important d’agir rapidement quand une plante est attaquée par un insecte quelconque. Parmi les insectes qui transmettent des virus, il y a les pucerons, les altises, les cicadelles, les aleurodes, les thrips et les cercopes.

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Virus de type mosaïque. Photo: DieterO, Wikimedia Commons

Les virus (et autres maladies apparentées) ont parfois des symptômes visibles, comme une décoloration spécifique de la feuille (mosaïque ou marbrure), mais parfois aussi aucun symptôme visible (phénomène de masquage)… à part que la plante s’affaiblit, devient plus chétive et produit moins. Les deux cas classiques sont ceux du fraisier et du framboisier, qui sont souvent très productifs pendant 2 à 5 ans après la plantation, puis dégénèrent suite à des infestations virales multiples jusqu’au point où la seule solution logique est de les détruire et de recommencer avec des plantes dites «indexées» (confirmées libres de virus).

Une bonne façon de réduire les attaques d’insectes porteurs de virus est de maintenir une bonne biodiversité dans vos plantations. Les monocultures, en concentrant une seule espèce végétale dans une zone importante, attirent et maintiennent les insectes prédateurs de la plante cultivée. Quand les végétaux sont cultivés en mélange, ces insectes arrivent plus difficilement à trouver leur hôte préféré et vos plantes sont alors moins souvent infestées de virus.

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Capucine utilisée comme plante-piège pour attirer les pucerons. Photo: http://www.nature-and-garden.com

Si vous ajoutez au mélange de plantes des plantes-piège, soit des végétaux que l’insecte aime encore plus que la plante que vous voulez protéger, comme la capucine (Tropaeolum majus), une excellente plante-piège pour les pucerons, la prévention peut être encore plus efficace : il suffit d’arracher la plante-piège dès les premiers signes d’infestation, avant que l’insecte puisse s’étendre aux plantes voisines.

Le clivia: la récompense de la patience

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Des clivias heureux portant à la fois des fleurs et des fruits. Photo: Deborah Silver, pinterest.ca

Parmi les plantes d’intérieur cultivées pour leur floraison, une des grandes vedettes est le clivia (Clivia miniata). Il produit, au sommet d’une tige rigide et épaisse d’environ 40 à 50 cm de hauteur, un gros bouquet de jolies cloches dressées orange à cœur jaune qui durera environ un mois, le tout mis en valeur par un éventail de feuilles rubanées larges vert très foncé, comme celles de l’amaryllis (Hippeastrum), mais persistantes et plus coriaces. C’est d’ailleurs une des plantes les plus faciles à cultiver dans la maison.

Mais si le clivia est si extraordinaire, pourquoi n’en voit-on pas plus souvent dans les maisons? C’est qu’il est lent: lent à pousser, lent à faire des fleurs. Et bien des jardiniers ne sont pas très patients : ils veulent des résultats instantanés.

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Jeune clivia, en fleurs pour la première fois. Photo: http://www.whiteflowerfarm.com

Il arrive qu’on voie, en magasin, un arrivage de jeunes clivias déjà en fleurs. Ils n’ont qu’une seule tige florale, mais ils sont déjà impressionnants. Le prix n’est pas si exagéré, non plus, mais ils ne sont jamais bon marché : peut-être 40$ (30€). Alors, on en achète un en se disant que, puisque la plante est en fleurs, elle doit être à maturité. Erreur. En contrôlant les conditions de culture, les serriculteurs arrivent à forcer de jeunes clivias à fleurir avant leur temps. La plante ne refleurira probablement pas chez vous avant trois ou quatre ans, quand elle aura atteint sa véritable maturité. C’est décevant quand on ne le sait pas.

Par contre, des clivias matures, avec plusieurs éventails de feuilles et prêts à fleurir abondamment et annuellement, sont rarement offerts. Ils coûteraient alors trop cher (100$/75€ et plus), ainsi il n’y a pas vraiment de marché pour ces plantes.

Ma suggestion? (Mais elle ne s’applique qu’aux jardiniers patients!) Achetez le jeune clivia et soignez-le bien (non pas qu’il nécessitera beaucoup d’attention!). Quand il se mettra à vraiment fleurir, quelques années plus tard, vous serez émerveillé, d’autant plus que, une fois arrivé à maturité, il refleurira fidèlement tous les ans pendant 50 ans et plus. Même, la plupart des clivias matures fleuriront deux fois par année ou plus: une fois l’hiver (c’est la saison normale) et encore une fois à l’été et parfois à l’automne.

Origine

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Clivias dans le Jardin botanique de Bloemfontein en Afrique du Sud, leur pays d’origine. Photo: aristonorganic.wordpress.com

Le clivia est une plante des sous-bois sombres sud-africains, habitué à un climat subtropical (étés chauds, hivers frais) et aux conditions fort ombragées. Même s’il appartient à la famille des Amaryllidacées, le clivia ne produit pas de véritable bulbe, seulement une base de tige parfois légèrement bombée. Il fut nommé en l’honneur de Lady Charlotte Florentia Clive, duchesse de Northumberland (Angleterre).

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Clivias panachés. Photo: Strever, National Garden Bureau.

Si la forme originale — et d’ailleurs de loin la plus populaire — produit des fleurs orange à cœur jaune, il existe aussi des variétés à fleurs jaunes qui sont fidèles au type par semences et également de nombreux hybrides aux qualités diverses : fleurs semi-doubles, fleurs de différentes couleurs (de presque blanc à vert, rose et rouge marron), feuillage diversement panaché, etc., mais ces plantes de collection coûtent vraiment très cher.

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Clivia gardenii. Photo: http://www.coclivia.com

Il existe aussi d’autres espèces de clivias (C. gardeniiC. nobilis, etc.) ainsi que des hybrides interspécifiques (hybrides entre ces espèces). Habituellement, ils sont de culture aussi facile que C. miniata, mais ont des fleurs pendantes.

Personnellement, je rêve de posséder un clivia panaché, mais le prix exorbitant m’a toujours rebuté. J’ai bien un clivia jaune, produit par semences achetées à prix fort : 20$ (17€) pour trois graines il y a 20 ans. Seulement deux graines ont germé et il m’a fallu attendre 6 ans avant de voir la première fleur… mais maintenant, ma plante à fleurs jaunes (l’autre a été offerte en cadeau) fleurit deux fois par année et je suis très heureux de mon investissement.

Entretien facile

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Clivia jaune (Clivia miniata citrina). Photo: naturescolours.com.au

Le clivia est parmi les plantes d’intérieur les plus faciles à réussir. Il s’adapte à presque tous les éclairages, est indifférent à la température (tant qu’il n’y a pas plus qu’une touche de gel), tolère les arrosages irréguliers, peut demeurer dans le même pot pendant des décennies et semble même profiter de la négligence.

Cependant, pour une floraison la plus hâtive possible, essayez un éclairage moyen, un emplacement plutôt frais l’hiver (8-10 °C) et des arrosages seulement quand le terreau est sec au toucher. D’ailleurs, une fois que votre clivia arrive à l’âge de fleurir, mieux vaut cesser les arrosages en novembre pour les reprendre quand les boutons floraux apparaissent, habituellement en février. Fertilisez légèrement durant la saison de croissance (mars à octobre). Ne le rempotez pas trop souvent : quand on le rempote, il saute souvent une année de floraison, car il aime que ses racines soient serrées dans son pot.

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Le clivia produit une quantité énorme de racines épaisses: impossible de ne pas les endommager lors d’une division! Coupez tout simplement en sections de deux ou trois tiges avec un couteau: les racines repousseront! Photo: extravagantgardens.com

Éventuellement, vous n’aurez d’autre choix que de rempoter votre clivia, car il produira avec le temps de plus en plus de divisions et prendra tellement d’expansion qu’il pourrait même en venir à casser son pot. Vous pouvez le rempoter tout entier dans un pot plus gros ou le diviser en deux ou trois et rempoter chaque division dans un pot de 20 cm environ. Les grosses divisions refleuriront dans 18 à 24 mois environ; les petites, avec une seule couronne, que dans 3 à 5 ans!

La meilleur moment pour le rempoter est dans les mois qui suivent sa floraison hivernale.

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Clivias dans un jardin subtropical. Photo: http://www.plantsrescue.com

Dans les pays chauds (zones 9b à 11), on peut cultiver le clivia en plein air. Il peut tolérer des températures allant jusqu’à -2 °C pendant de courtes périodes, mais préfère des températures plus chaudes. On l’utilise parfois comme couvre-sol pour les endroits ombragés. C’est une plante qui est abondamment utilisée dans les jardins en Australie, en Afrique du Sud et dans le sud la Californie, notamment, et il est donc très facile à trouver en pépinière dans ces régions, même sous la forme de spécimens matures.

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Les fruits du clivia ajoutent de la couleur toute l’année. Photo: nixpixmix.blogspot.com

Notez que la fleur, autoféconde, est suivie d’un fruit rond qui devient rouge (ceux des variétés jaunes, par contre, sont souvent jaunes) qui persiste jusqu’à deux ans sur la tige épaisse. La production de graines ne semblant pas du tout nuire aux floraisons à venir, vous pouvez laisser les fruits mûrir et, quand ils ramollissent, signe de leur maturité, les récolter et semer leurs graines. Il faut les semer assez rapidement, certainement dans les 5 mois qui suivent la récolte, car les graines n’ont pas une longue durée de conservation. Il ne faut pas les laisser sécher, sinon, elles ne germeront pas.

Pour semer les graines, nettoyez-les bien pour enlever la chair et la membrane qui les recouvre, puis faites-les germer à des températures d’intérieur normales. Il s’agit de presser la graine dans le terreau et de conserver le substrat humide, mais jamais détrempé. La germination aura probablement lieu dans 1 à 5 mois. Après… donnez un entretien de base et patientez : le semis est sûrement à au moins 5 ans de sa première floraison!

Toxicité

Oui, le clivia est légèrement toxique pour les humains et les petits animaux, mais il y a peu de risques d’intoxication, car la toxine en question, la lycorine, est surtout présente dans les racines et il y a peu d’occasions où les racines sont exposées.

Où en trouver?

Habituellement, dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord, là où les clivias sont considérés comme des plantes d’intérieur, les plantes arrivent en jardinerie vers la fin de janvier ou au mois de février, leur principale saison de floraison. Si j’écris à leur sujet maintenant, quelques semaines auparavant, c’est que cette plante est plutôt rare et qu’il vaut mieux alors réserver votre plant auprès de votre marchand préféré dès maintenant.

On trouve parfois aussi des clivias en vente dans les boutiques des quartiers chinois, car ils sont considérés comme des porte-bonheurs par certains Asiatiques.

Quant aux variétés de collection (feuillage panaché, couleur de fleur originale, etc.), je vous laisse chercher sur Internet. La plupart des producteurs sont à l’étranger, donc il faut penser que vous aurez besoin d’un permis d’importation. Et le prix sera sûrement salé!

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Chiltern Seeds offre des semences de clivia de collection, par exemple de la lignée ‘Vico Peach’, de couleur pêche. Photo http://www.chilternseeds.co.uk.

Certaines variétés sont toutefois fiables par semences, du moins pour leur coloration et leur robustesse, et les semences peuvent voyager partout dans le monde sans permis d’importation. Aussi, comparé au prix d’une plante de collection, le prix des semences est très raisonnable… mais attendez-vous à ce qu’il y ait seulement 2 ou 3 graines par sachet. Donc, les semences sont une excellente porte d’entrée pour le collectionneur de clivia assez patient.

Par exemple, Chiltern Seeds, en Angleterre, offre régulièrement des semences de clivia de collection venant de l’hybrideur néo-zélandais réputé Keith Hammett, mais le choix exact varie toutefois selon la disponibilité du moment, car les semences de clivia ne se conservent que pendant une courte période de temps. Vous pouvez toutefois réserver votre variété préférée auprès de la compagnie, qui vous informera quand les semences deviendront disponibles.


Le clivia : probablement la plante d’intérieur à fleurs la plus facile à cultiver… mais que de patience il faut!

Mon histoire d’amour avec les catalogues horticoles

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Source: echarlestucker.com

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours consulté les catalogues de plantes et de semences… je présume donc que j’ai dû commencer vers l’âge de 9 ou 10 ans. Mon père en recevait et je les empruntais. Je me souviens que je m’allongeais sur mon lit avec un catalogue dans les mains, lisant attentivement chaque description, et ce, jusqu’à tard en soirée, alors que j’étais censé dormir. Pour moi, c’était aussi prenant qu’un roman d’aventures!

Les catalogues de l’époque étaient bien sûr imprimés (je parle des années 1960; Internet n’existait pas encore!) et, depuis peu, la plupart des semenciers avaient commencé à publier non seulement une couverture en couleurs, mais aussi des pages en couleur à l’intérieur de la brochure. Donc, il y avait des photos à consulter, non seulement des descriptions écrites. J’étais fasciné par la beauté et l’originalité des végétaux que j’y trouvais. Je me souviens surtout que j’aimais les plantes surdimensionnées: les tournesols de 3 m, les citrouilles géantes, les ricins aux feuilles gigantesques, etc.

À cet âge, bien sûr, je n’avais pas d’argent pour acheter des semences. Le peu d’argent de poche que j’avais, je le dépensais plutôt en bonbons! Cependant, mon père me permettait de choisir annuellement quelques sachets à ajouter à sa commande et il m’apprenait comment les semer et les entretenir. Il faisait très attention à ce que je ne commande que des semences de plantes avec lesquelles il pensait que je pourrais avoir du succès. Il n’était pas question, par exemple, que je commande des semences de pavot bleu (Meconopsis), qu’il jugeait trop exigeant, même si c’était la plante que je lorgnais le plus.

Au début, donc, il me laissait seulement commander des semences de légumes et de fleurs à semer en pleine terre, mais plus tard, à mesure que mes connaissances horticoles se développaient, il m’a laissé commander aussi certaines semences qui devaient être démarrées à l’intérieur.

L’âge de l’indépendance

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Les pavots bleus paraissent superbes en photo, mais sont difficiles à produire par semences. Il m’a fallu plusieurs tentatives et de longues années d’expérience avant de réussir! Photo: rove.me

À l’âge de 13 ans, j’ai commencé à m’affranchir davantage du contrôle de mon père. J’avais alors un petit budget puisque j’avais eu un petit emploi l’été précédent et avais mis presque tout le pactole en banque. Par contre, cet argent avait été durement gagné et je devais épargner pour mes futures études universitaires. J’ai donc appris à me limiter à l’achat de quelques variétés particulièrement séduisantes. Bien sûr, j’ai commandé les semences de pavot bleu… et pas un seul plant n’a levé, comme Papa l’avait prédit. Mais j’ai quand même osé semer des plantes un peu plus capricieuses, avec de plus en plus de succès à chaque année.

Quelques autres emplois d’été ont suivi, auxquels se sont éventuellement ajoutés des emplois à temps partiel, et j’ai donc éventuellement eu un peu plus d’argent à dépenser. Je me suis alors lancé dans de grosses dépenses : l’achat de bulbes! Après tout, comment résister à toutes ces photos de belles tulipes pleinement épanouies!

Mais auparavant, il fallait que je négocie pour obtenir davantage d’espace au jardin. Chez nous, chaque enfant avait droit à un lot dans le potager, mais le mien débordait déjà de mes découvertes. Il y avait, bien sûr, de vastes plates-bandes tout autour de la maison, mais elles appartenaient à mon père. Finalement, nous nous sommes entendus sur certains agrandissements, assez finalement pour tripler mon espace de jardinage.

J’avais toujours des projets farfelus qui ne cadraient nullement avec l’aménagement plus soigné de mon père, comme faire grimper des ipomées de façon à ce qu’elles recouvrent la porte d’entrée, mais il n’était pas du tout choqué de ces incongruités. C’était plutôt le contraire : il était toujours très fier de mes efforts, aussi quelconques qu’ils fussent. Il ne pouvait pas se douter qu’il avait lancé la passion de ma vie et aussi ma future carrière. D’ailleurs, cela, il ne l’a jamais su : il est décédé avant que je commence ma profession de journaliste horticole.

Aujourd’hui

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Je reçois encore des catalogues imprimés, mais moins qu’autrefois. Photo: jardinierparesseux.com

Je demeure toujours un passionné des catalogues horticoles 50 ans plus tard. De nos jours, il y a moins de catalogues imprimés, car les catalogues virtuels sur écran d’ordinateur ou de tablette les remplacent peu à peu, mais il en reste encore. Tant mieux, car j’aime toujours m’étendre sur le canapé avec un catalogue papier dans une main et un stylo de surlignage dans l’autre.

Le mois de janvier est mon mois pour commander des semences. Il faut commander les semences tôt dans la saison, car il y a certaines plantes qui doivent être semées dès février ou même janvier.

La saison de commande des plantes (vivaces, arbustes, fruitiers, arbres, etc.) survient plus tard, en mars ou en avril. D’ailleurs, souvent le site Web du fournisseur n’est pas encore à jour si on essaie de commander en janvier.

Les catalogues de bulbes sont réservés à une lecture estivale. Je commande en juillet afin d’avoir les bulbes à temps pour la plantation en septembre. D’ailleurs, je résiste toujours très difficilement aux photos des belles fleurs de tulipe!

Les catalogues de plantes d’intérieur sont les seuls qui n’ont pas de saison de lecture particulière: il n’y a pas de moment spécifique dans l’année pour les consulter ou pour commander des plantes exotiques. Alors, je les regarde toute l’année. Je me demande souvent pourquoi, puisque ma maison est déjà remplie à craquer de plantes, mais je finis toujours par en acheter d’autres… et par leur trouver une place.

Catalogues à découvrir

Je vous invite à partager ma passion pour les catalogues horticoles en consultant ma liste de catalogues. Notez qu’elle est surtout conçue pour les jardiniers canadiens… ce qui est logique, puisque je réside au Canada. Mais plusieurs sont internationaux, surtout les catalogues de semences, car il n’y a pas de restriction sur l’importation des semences. Un Français peut facilement en commander du Canada, par exemple, tout comme un Canadien peut en commander de la France, de la Belgique, voire d’Afrique.

Bonnes commandes horticoles pour 2019!

10 mythes sur les hostas

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Que savez-vous vraiment sur les hostas? Photo: http://www.grassrootsdesign.ca

Le hosta est l’une des plantes vivaces les plus cultivées dans les climats tempérés, mais cela ne signifie pas que toutes les informations qui circulent à son sujet sont exactes. Il existe quelques mythes sur les hostas qui se répètent sans fin. En voici 10:

Mythe 1: Les hostas aiment l’ombre.

Réalité: En fait, de nombreux hostas peuvent tolérer l’ombre, mais cela ne veut pas dire qu’ils l’aiment. C’est plus comme s’ils supportaient cet état puisqu’ils n’ont pas d’autre choix (si vous les avez plantés à l’ombre, ils n’ont pas la capacité de se déplacer à un endroit mieux éclairé par leurs propres moyens).

Dans la nature, au Japon et en Chine, pays d’origine des hostas, la plupart reçoivent au moins quelques heures de soleil quotidiennement et bon nombre poussent même au plein soleil. Il est vrai que, dans les climats où les étés sont chauds, leurs feuilles peuvent brûler l’été si elles sont constamment exposées au soleil mais, dans les climats plus froids (comme où je vis, à Québec), les hostas se portent parfaitement bien dans un endroit ensoleillé, surtout s’ils sont adéquatement arrosés.

En général, les hostas ont un feuillage plus dense et une meilleure coloration quand ils reçoivent au moins quelques heures de soleil matinal (plus frais que le soleil de l’après-midi) chaque jour. Les hostas jaunes, en particulier, ont des couleurs plus vives dans des endroits assez ensoleillés.

Les hostas bleus sont peut-être ceux qui semblent se comporter le mieux à l’ombre, car la pruine blanche cireuse qui les colore a tendance à s’estomper plus rapidement au soleil.

Dans le fond, c’est l’ombre partielle qui est préférable pour la plupart des hostas, mais si vous souhaitez les faire pousser à l’ombre profonde, ils peuvent au moins y survivre. Ne vous attendez pas à ce qu’ils y grandissent très vite cependant!

Mythe 2 : Les hostas sont adaptés à l’ombre sèche.

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Les hostas doivent se battre pour leur survie quand vous les plantez dans un sol envahi par les racines des arbres. Ill.: Claire Tourigny, tiré du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Réalité: L’ombre sèche est cet environnement que l’on trouve au pied des arbres aux racines peu profondes, notamment dans un milieu boisé, où les racines des plantes ligneuses absorbent la plus grande partie de l’humidité, laissant le sol constamment sec. Et c’est un environnement hostile à la plupart des végétaux, y compris aux hostas.

En fait, les hostas préfèrent les sols humides et réussissent donc mieux dans des sols qui sont toujours au moins un peu humides. Par contre, ils peuvent tolérer la sécheresse s’il le faut. Cela ne veut pas dire qu’ils aiment ça. S’ils sont constamment stressés par un manque d’eau, leur croissance sera lente, voire inexistante. Mieux vaut garder au moins les jeunes hostas modérément humides jusqu’à ce qu’ils approchent de leur taille maximale.

Le paillage peut aider à maintenir les hostas dans un état d’humidité raisonnable, mais d’occasionnels arrosages en profondeur peuvent être nécessaires sous certains climats ou en période de sécheresse.

Mythe 3: Les hostas doivent être divisés tous les 3 à 5 ans.

Réalité: Les hostas ont rarement besoin de division. Ils grandissent mieux si on leur permet de prendre leur pleine forme naturelle. Et cela peut prendre des années, en particulier dans le cas de très grands hostas, comme ‘Sagae’ et ‘Sum and Substance’.

Il n’y a rien de mal à diviser les hostas, mais sachez que cela retarde leur développement, voilà tout. Du point de vue de la plante, la meilleure fréquence pour la diviser est donc… jamais!

(J’ai toujours pensé que ce mythe avait été conçu par des jardiniers jaloux qui souhaitaient obtenir de petites divisions de nos plantes.)

Mythe 4: Tous les hostas sont endommagés par les limaces.

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Dégâts des limaces? En fait, ces trous ont été causés par la grêle. Photo: Kyle Danielag, purdue.edu

Réalité: Il est vrai que certains hostas peuvent être gravement endommagés par les limaces, qui percent des trous dans leur feuillage, en particulier les hostas bas de gamme et bon marché tels que les cultivars ‘Undulata Albomarginata’, ‘Undulata Mediovariegata’ et ‘Undulata Univittata’, mais d’autres ne souffrent presque jamais de dégâts causés par les limaces.

Les hostas bleus (la pruine cireuse qui couvre leurs feuilles semble dissuader les limaces) et ceux à feuilles épaisses sont particulièrement résistants.

De nombreux producteurs de hostas indiquent clairement dans leur catalogue les cultivars qui sont résistants aux limaces: pourquoi ne pas choisir ces variétés et vous épargner tout l’effort de contrôler les limaces? D’ailleurs, j’ai publié une liste de plus de 100 hostas résistants aux limaces: Toute une liste de hostas résistants aux limaces.

Notez aussi que les trous faits dans les feuilles de hostas ne sont pas toujours dus aux limaces: la grêle, les branches tombées, les vers-gris, les lapins et le passage des pieds peuvent également endommager les feuilles. Il ne faut donc pas toujours blâmer les limaces pour les dégâts.

Mythe 5: Vous devez enlever les fleurs des hostas pour maintenir la santé de vos plantes.

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Certains hostas, comme le hosta plantain (Hosta plantaginea), ont des fleurs si spectaculaires que vous ne voudrez pas les supprimer! Source: jardinierparesseux.com

Réalité: Ce mythe repose sur la croyance que si l’on permet à un hosta de produire des fleurs (et les semences qui en découlent), cela minera sa croissance future. Cependant, que vous retiriez ou non les fleurs d’un hosta ne fait essentiellement aucune différence.

Comme beaucoup de plantes très pérennes, les hostas ne consacrent qu’une petite quantité d’énergie à la floraison et à la production de semences. Vous ne verrez probablement aucune différence dans leur croissance si vous laissez les fleurs en place.

Ce mythe est probablement dû au fait que les hostas sont généralement cultivés pour leur feuillage et que leurs fleurs n’ont qu’un intérêt secondaire ou peuvent, dans certains cas, nuire à l’effet général de la plante. Alors, beaucoup de jardiniers les enlèvent pour des raisons esthétiques, puis cherchent à se justifier sous prétexte que l’action est bonne pour leurs plantes.

Par contre, oui, vous pouvez supprimer les fleurs de hosta : c’est loin d’être un crime, mais il y a d’autres éléments à considérer.

D’abord, si on les laisse intactes, les fleurs de hosta nourrissent les abeilles, plusieurs autres insectes et même les colibris.

Aussi, il existe des hostas dont la floraison est vraiment remarquable, que ce soit par son apparence ou son parfum… ou les deux. Pourquoi se donner la peine de planter des hostas aux fleurs éblouissantes et parfumées comme le hosta plantain (Hosta plantaginea) ou H. ‘Fragrant Bouquet’ si vous avez l’intention de les couper?

Mythe 6: Il ne faut pas acheter de hostas issus de la culture in vitro, car ils ne seront pas fidèles au type.

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La plupart des hostas sont produits à partir de la culture in vitro. Photo: statebystategardening.com

Réalité: De nos jours, presque tous les hostas présents sur le marché sont issus de la culture in vitro (micropropagation). D’ailleurs, vous aurez du mal à trouver autre chose, même si vous vous adressez à un pépiniériste spécialisé.

Le concept derrière la culture in vitro est que le producteur prélève quelques cellules d’un cultivar intéressant de hosta, puis fait multiplier ces cellules en laboratoire, dans des éprouvettes, ce qui permet d’obtenir des milliers de plantes identiques, voire des centaines de milliers. Par la suite, il fait grandir et enraciner les plantules, puis les cultive selon des méthodes plus traditionnelles jusqu’à ce qu’ils arrivent à une taille vendable. C’est cela qui fait que les nouvelles variétés de hostas arrivent rapidement sur le marché à un prix abordable, plutôt que 20 ans plus tard à des prix que peu de gens peuvent se permettre de payer.

Bien sûr, il y a eu quelques ratés aux balbutiements de la culture in vitro, donnant un certain nombre de plantes qui n’étaient pas fidèles au type et une mauvaise réputation à la technique, mais la situation s’est maintenant grandement améliorée et certains laboratoires profitent même d’une excellente réputation pour la fiabilité de leurs plants.

Il faut comprendre que des mutations et des réversions (les cultivars de hosta qui reviennent à une forme ancestrale) sont possibles lors de n’importe quel type de multiplication. Tout comme, en tant que jardinier, vous supprimerez toute partie d’un hosta de votre jardin qui ne correspond pas à la forme voulue, des laboratoires de qualité supérieure examinent et éliminent avec soin toutes les plantules qui ne sont pas fidèles au type.

Tant que vous achetez vos hostas d’un pépiniériste réputé, vous n’aurez pas à vous soucier de la méthode de multiplication utilisée pour les produire!

Mythe 7: Les hostas colorés vireront au vert si vous les fertilisez.

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Hosta ‘Guardian Angel’ qui commence à verdir à mesure que l’été avance. Photo: http://www.nhhostasdatabase.com

Réalité: Oui, certains hostas deviennent de plus en plus verts au fur et à mesure que l’été avance, mais ce n’est pas à cause de l’engrais.

De nombreux hostas sont «viridescents»: leur panachure peut être blanche ou jaune au début, mais elle deviendra lentement verte au fur et à mesure que l’été avancera. Hosta ‘Undulata Mediopicta’, qui porte une macule blanche au centre de chaque feuille au printemps, devient souvent entièrement vert à la fin de l’été, puis reprend sa coloration panachée au printemps suivant. Parmi les autres hostas panachés réputés pour leur viridescence, mais dans une moindre mesure qu’H. ‘Undulata Mediopicta’, il y a ‘Allegan Fog’, ‘Dancing Stars’, ‘Guardian Angel’, ‘Midnight at the Oasis’, ‘Whirlwind’, ‘White Christmas’, ‘White Elephant’ et ‘Zebra Stripes’. Il est normal que ces variétés verdissent l’été.

Il y a aussi le cas des hostas à feuilles bleues. La pruine cireuse qui leur donne leur coloration bleue a également tendance à s’estomper au cours de l’été, les rendant de plus en plus verts. Cet effet de verdissement est plus visible sur les plantes cultivées au soleil, mais quand même présent sur les hostas placés à l’ombre.

Vous remarquerez que ces verdissements sont dus à la génétique de la plante, non pas à l’engrais. Alors, n’hésitez pas à fertiliser vos hostas, surtout si vous faites partie de ces jardiniers fanatiques qui suppriment systématiquement les feuilles des hostas à l’automne (les feuilles de hosta laissées sur place se décomposeront et couvriront l’essentiel des besoins de la plante pour la saison). Faites-le avec modération, jamais à plus de la moitié du taux recommandé sur l’étiquette, car les hostas sont à croissance lente et préfèrent recevoir leurs minéraux en petites quantités.

Vous pouvez d’ailleurs utiliser l’engrais de votre choix: les hostas ne s’intéressent guère à la formulation que vous prenez!

Mythe 8: Les hostas sont libres de maladies.

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Les marbrures sur ce H.‘Ginko Craig’ sont un symptôme du virus X du hosta. Photo: hostalibrary.org

En fait, c’était le cas auparavant, mais au cours des dernières décennies, un virus, appelé virus X du hosta (HVX), a commencé à faire son apparition parmi les hostas. De plus, il existerait quelques autres virus présumés qui commenceraient peu à peu à envahir cette vivace populaire.

Les principaux symptômes du HVX sont des feuilles marbrées de façon anormale, un effet qui revient souvent en s’accentuant année après année, des feuilles un peu tordues et parfois des taches brunes.

Il n’y a pas de remède pour les virus des plantes, du moins, pas en ce qui concerne le jardinier amateur. Vous feriez mieux de détruire la plante et tous les hostas immédiatement voisins (la maladie peut y être présente, mais prendre quelques années pour se manifester et il faut alors considérer suspectes des plantes apparemment en bonne santé qui poussent à proximité).

Notez que la plupart des jardiniers qui ne cultivent que deux ou trois variétés de hostas ne rencontrent jamais le virus X du hosta. Ce sont plutôt les collectionneurs de hostas, qui ont des dizaines de variétés, qui doivent rester vigilants.

Mythe 9: Le meilleur moment pour diviser les hostas est au printemps.

Réalité: En fait, vous pouvez diviser les hostas à tout moment, du moins, tant que le sol n’est pas gelé. Oui, même en plein été!

Cependant, du point de vue de la plante, le meilleur moment est l’automne, 4 à 6 semaines avant le premier gel. C’est à ce moment que la plante a stocké un maximum d’énergie dans ses rhizomes, ce qui permet aux nouvelles divisions de démarrer vigoureusement quand vous les plantez.

Mythe 10: Les hostas sont des plantes strictement ornementales.

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Urui comme on le voit dans les supermarchés japonais. Photo: Specialty Produce

En réalité, les hostas sont comestibles et sont cultivés comme légumes au Japon. Les pousses de printemps, appelées urui, sont même vendues dans les supermarchés. Les fleurs aussi sont comestibles.

Sachez toutefois que les hostas contiennent des saponines qui sont légèrement toxiques pour de nombreux animaux domestiques, comme les chiens, les chats et les chevaux, et qui sont encore plus toxiques pour les poissons.

Pour en savoir davantage sur les hostas comestibles, lisez Mangez vos hostas.