Sus aux soucoupes qui fuient!

Par défaut

Pots et soucoupes en terre cuite: fuite garantie! Photo : amazon.com

Visitez presque n’importe quelle jardinerie et vous verrez des soucoupes en terre cuite. Qu’elles sont jolies, n’est-ce pas, surtout avec les pots en terre cuite assortis? Mais saviez-vous que ces soucoupes fuient?

La terre cuite est poreuse et donc l’eau traversera peu à peu une soucoupe faite de ce matériau en laissant un beau cerne sur votre meuble. Pourtant, théoriquement, on achète des soucoupes pour que l’eau d’arrosage ne coule pas sur les meubles. Ne trouvez-vous pas ça bizarre?

20190116b rona.ca

L’intérieur glacé de cette soucoupe indique qu’elle ne fuira pas. Photo : rona.ca

Idéalement, vous choisirez plutôt une soucoupe qui est glacée à l’intérieur (et oui, ça aussi, ça se vend!) ou une soucoupe en plastique. Ou vous placerez la soucoupe fautive sur une feuille de plastique ou sur un autre produit imperméable. Sinon, vous pourrez vous en sortir en peignant vous-même la soucoupe qui fuit avec un bon vernis à l’épreuve de l’eau (un vernis à bateau, par exemple).

Mais voici une suggestion de ma part aux magasins qui offrent ce produit défectueux: collez-y une étiquette indiquant «ce produit n’est pas conçu pour la culture des plantes». Au moins serez-vous honnêtes envers vos clients!

Publicités

Pucerons sur orchidées

Par défaut

Les orchidées ont les mêmes problèmes d’insectes que les autres plantes. Photo: Ron Parsons, youplants.com

Question: Je viens de découvrir des pucerons sur 2 de mes 6 orchidées. Je les possède depuis près de 2 ans et je les inspecte régulièrement. D’où viennent ces insectes? Est-ce que mes autres orchidées seront aussi infestées?

Yen Doan

Réponse: Les pucerons peuvent arriver sur les plantes d’intérieur en volant quand on ouvre une porte ou une fenêtre l’été mais, en général, ils voyagent plutôt sur nos mains et nos vêtements. En travaillant sur le terrain, nous frôlons par accident une plante contaminée et des insectes indésirables se collent sur une chemise, un pantalon ou la peau.

Comme les pucerons entrent en diapause (un état proche de la dormance) à l’automne, on ne les voit pas nécessairement au début, mais quand les jours commencent à rallonger, les voilà qui se réveillent et qui commencent à se reproduire, ce qui explique le fait surprenant de voir des insectes «surgir de nulle part» en plein hiver, ce qui a fait croire à plus d’un jardinier qu’il agissait d’un cas de génération spontanée!

Oui, vos autres orchidées peuvent en être infestées. Idéalement, vous mettrez les plantes atteintes en isolation dans une autre pièce tant que le problème ne sera par réglé. Et attention! En passant avec un arrosoir des plantes infestées aux plantes saines, on peut transporter les pucerons par accident.

20190115b

Différents savons insecticides. Montage: jardinierparesseux.com

Pour contrôler les pucerons, des traitements hebdomadaires avec une solution de savon insecticide — un produit biologique — seront efficaces à condition de bien atteindre tous les insectes, même ceux qui sont cachés dans les interstices des feuilles. Vaporisez donc attentivement le produit sur toutes les surfaces des plantes, même sur le dessous des feuilles.

Attention: il faut souvent traiter 4 ou 5 fois avant d’arriver à un contrôle complet.

Informez-vous avant l’achat

Par défaut

Ill.: clipart-library.com

Vous ne voulez pas vous battre constamment contre les maladies et les parasites? Avant d’acheter une nouvelle plante, donc, informez-vous! A-t-elle un problème récurrent de maladie ou d’insecte? Surtout, est-elle envahissante? Si oui, choisissez autre chose.

Et ne pensez pas que cela va beaucoup vous limiter: il y a des dizaines de pommiers, par exemple, qui sont résistants à la tavelure. Des centaines de hostas qui ne sont pas attaqués par les limaces. Des dizaines de monardes qui poussent en touffe et n’essaient pas d’étrangler leurs voisines. Même des carottes résistantes à la mouche de la carotte! Pourquoi alors planter une plante qui est sujette aux problèmes?

Mieux vaut prévenir que guérir, voilà la devise du jardinier paresseux!

2019: Année du dahlia

Par défaut

Une profusion de variétés de dahlias! Photo: Garry Gay, pixels.com.

Chaque année, le National Garden Bureau, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion des plaisirs du jardinage, sélectionne une annuelle, un bulbe, une vivace et une plante comestible à mettre en vedette dans son programme L’année de. C’est une excellente façon de découvrir une plante que vous ne connaissez pas ou pour en apprendre un peu plus sur une plante que vous cultivez déjà.

Regardons alors le bulbe gagnant pour 2019: le dahlia.

La plante derrière le nom

20190113b eduardo ruiz sanchez, twitter

Dahlia sauvage (Dahlia coccinea) dans les montagnes du Mexique. Photo: Eduardo Ruiz Sanchez, Twitter.

Il existe environ 42 espèces de dahlias (Dahlia) qui sont originaires pour la plupart du Mexique (son centre de diversité) ou d’ailleurs en Amérique centrale où ils poussent généralement en altitude, donc sous un climat subtropical.

Le dahlia appartient à la famille des Astéracées, connue pour ses fleurs composées, et est donc un parent de plusieurs plantes bien connues comme le tournesol, la marguerite et le zinnia. Chaque «fleur» de dahlia n’est donc pas une seule fleur, mais bien une inflorescence composée de nombreuses petites fleurs serrées les unes contre les autres. On les appelle fleurons.

20190113CC sciencejunior.fr & mr-fothergills.co.uk.jpg

Inflorescence de dahlia. Ill.: sciencejunior.fr & mr-fothergills.co.uk, montage: jardinierparesseux.com

Comme pour la majorité des Astéracées, l’inflorescence* du dahlia est en forme d’étoile (ou d’astre) et est composée d’un disque central jaune, composé de fleurons tubuleux, entouré d’un cercle de fleurons beaucoup plus développés et de différentes couleurs appelés ligules ou rayons. Le rôle des ligules (qui ne sont pas de véritables pétales même si souvent on les appelle ainsi) est d’attirer les pollinisateurs vers les fleurons jaunes du centre, les seuls qui soient fertiles. Ce sont bien sûr les fleurons du disque qui produisent des semences.

*Dans la suite de ce texte, j’utiliserai le terme «fleur» pour décrire une inflorescence de dahlia, selon l’usage habituel.

Le dahlia que nous connaissons, soit le dahlia commun, est un hybride complexe et sa parenté exacte n’est pas entièrement comprise. D’ailleurs, même son nom botanique exact reste «non résolu». On l’appelait autrefois Dahlia variabilis, mais les taxonomistes modernes ont tendance à le nommer D. × pinnata, le signe de multiplication indiquant qu’il s’agit d’une espèce hybride.

20190113C Longfield Gardens.jpg

Que de variété avec le dahlia! Photo: Longfield Gardens

Le dahlia commun est octoploïde : il possède huit paires de chromosomes alors que la plupart des plantes n’en ont que deux. Cela conduit à une énorme multiplicité de gènes et donc de possibilités dans toutes les caractéristiques de la plante: hauteur, couleur et forme des feuilles, couleur et forme des fleurs, etc. Il n’est donc pas surprenant qu’il existe environ 57 000 cultivars de dahlia et que de nombreux nouveaux cultivars soient lancés chaque année. La hauteur du dahlia commun varie de moins de 30 cm à plus de 2,5 m alors que les fleurs peuvent mesurer de moins de 5 cm de diamètre à jusqu’à 30 cm. Tous les coloris de fleurs sont possibles sauf le bleu.

20190113D www.gardentags.com.jpeg

Le dahlia impérial (D. imperialis) est le plus grand dahlia et il peut atteindre jusqu’à 9 m de hauteur! Photo: http://www.gardentags.com

Parallèlement avec ce grand potentiel de variabilité vient une certaine instabilité génétique. Les dahlias possèdent de nombreux transposons, appelés «gènes sauteurs», des séquences d’ADN qui peuvent changer de position et donc changer l’aspect de la plante. Pour cette raison, les dahlias sont réputés pour leur capacité à muter vers de nouvelles formes et à revenir à des formes antérieures. De telles mutations ne surviennent pas tous les jours, mais ne sont pas rares non plus. Donc, si votre dahlia rouge devient soudainement jaune, vous ne devriez pas être vraiment surpris.

Le nom derrière la plante

20190113E Richard Johnson, www.irishtimes.com.jpg

Les peuples autochtones mexicains consommaient les tubercules de dahlia. Photo: Richard Johnson, http://www.irishtimes.com.

Le dahlia était bien connu des peuples autochtones du Mexique qui le cultivaient pour ses tubercules comestibles et ses utilisations médicinales ainsi que pour sa tige creuse qu’ils utilisaient dans la tuyauterie. En effet, le nom aztèque pour le dahlia, cocoxochitl, signifie «plante conduite d’eau».

Francisco Hernández, médecin de Philippe II d’Espagne, envoyé au Mexique en 1570 pour étudier les plantes et les animaux du pays, nota que la plante était cultivée couramment comme légume. Un de ses compagnons de voyage, Francisco Dominguez, dessina des illustrations des fleurs qui furent envoyées en Espagne. Curieusement, les dahlias illustrés avaient des fleurs doubles, ce qui suggère qu’ils étaient déjà hybrides!

C’est Vicente Cervantes, directeur du Jardin botanique de Mexico, qui envoya pour la première fois des dahlias, probablement sous forme de semences, en Europe en 1789 à l’attention de l’abbé Antonio José Cavanilles, directeur des Jardins royaux de Madrid. Curieusement, les premiers dahlias envoyés en Europe avaient tous des fleurs simples. Les fleurs doubles sont réapparues spontanément dans les jardins européens plusieurs années plus tard.

20190113F dahlia_coccinea www.anniesannuals.com.jpg

Dahlia coccinea, l’un des parents du dahlia commun. Photo: http://www.anniesannuals.com

Cervantes voyait le dahlia comme une source possible de nourriture humaine, mais cet aspect n’a jamais vraiment été pris au sérieux en Europe. Cavanilles, au contraire, voyait plutôt la valeur ornementale de la fleur comme étant son principal attrait. Il nomma la plante Dahlia en l’honneur du botaniste suédois Anders Dahl (1751-1789) et nomma les trois variétés qu’il reçut Dahlia pinnata, pour son feuillage penné, D. rosea, pour ses fleurs rose violacé, et D. coccinea, pour ses fleurs écarlates. Ces trois plantes, ainsi que D. sambucifolia, envoyées en Espagne en 1804, sont présumées être les principaux parents du dahlia commun que nous connaissons aujourd’hui.

Cavanilles partagea généreusement ses semences et tubercules de dahlia avec les jardins botaniques à travers l’Europe. Ainsi, au début des années 1800, les dahlias étaient déjà largement plantés dans les parcs et les jardins. De plus, une hybridation sérieuse était en cours, notamment en Hollande et en Angleterre.

20190113G Wikimedia Commons.jpg

Joséphine Bonaparte adorait les fleurs de dahlia. Photo: Wikimedia Commons

Les cours royales d’Europe aussi étaient fascinées par ces nouvelles fleurs. Joséphine Bonaparte, épouse de l’empereur français, était tellement amoureuse des dahlias qu’elle cultivait des variétés uniques dans son jardin de Malmaison, pour enchanter les visiteurs, mais qu’elle refusait de partager les plantes avec d’autres nobles. Cependant, un comte polonais réussit finalement à convaincre un des jardiniers de Madame de déterrer plus de 100 plants de dahlias, puis s’enfuit en les emportant. Joséphine en fut tellement choquée qu’elle fit déterrer tous les dahlias restants et les fit réduire en paillis. Par la suite, elle interdit la culture de dahlias dans ses jardins!

20190113H Childs 1895, www.flickr.com.jpg

Page du catalogue de la John Lewis Child Seed Company, New York, 1895. Ill.: http://www.flickr.com

Ailleurs qu’à Malmaison, la popularité du dahlia grimpait rapidement. Déjà, en 1826, plus de 60 variétés étaient connues et, en 1841, un distributeur britannique proposait plus de 1200 variétés. Les premiers dahlias communs atteignirent les États-Unis au début des années 1830 et l’hybridation commença également très rapidement là-bas.

De nos jours, les dahlias sont cultivés dans le monde entier et il existe de nombreuses sociétés de dahlias régionales et nationales, dont les suivantes: Société française du dahlia, Société québécoise du dahlia, National Dahlia Society (Royaume-Uni) et American Dahlia Society.

D’ailleurs, le dahlia est reconnu dans son pays natal aussi : il a été nommé fleur nationale du Mexique en 1963.

Récemment, l’idée de cultiver des dahlias pour leurs tubercules comestibles a été relancée et plusieurs hybrideurs travaillent au développement de variétés avec des tubercules particulièrement volumineux, prolifiques et savoureux. Peut-être trouverons-nous un jour des tubercules de dahlia dans les supermarchés à côté des pommes de terre et des oignons!

Tellement de variété

20190113I FR Cervanteschick, creationwiki.org.jpg

Voici un aperçu de la variété des fleurs chez le dahlia. Photo: Cervanteschick, creationwiki.org

La diversité des dahlias est étonnante, si bien que les sociétés de dahlia leur ont créé une classification comprenant jusqu’à 20 catégories différentes afin de mieux les distinguer. Je n’essayerai pas ici de présenter toutes les distinctions, notamment parce que le système de classification varie un peu d’une société à l’autre, mais les termes décrits ci-dessous devraient au moins aider le novice à comprendre la terminologie utilisée.

Balle: fleur entièrement double en forme de balle de plus de 8 cm aux ligules à l’extrémité arrondie.

Cactus: ligules très enroulées, pointues à l’extrémité, donnant l’apparence d’épines de cactus.

Collerette: fleur semi-double avec des ligules aplaties, un disque jaune au centre et, entre les deux, des pétaloïdes plus courts formant un genre d’aréole.

20190113S1 _Sagitta_VanZyverdenInc.jpg

Dahlia ‘Sagitta’, type décoratif formel. Photo: Van Zyverden Inc.

Décoratif: fleur double uniforme avec des ligules assez plats. (C’est la forme classique du dahlia.) On dit décoratif formel si les ligules sont larges et décoratif informel si les ligules sont effilées à la pointe.

Étoilé: fleur double à ligules étroites tournées de façon à laisser voir leur revers.

Fleur d’anémone: ligules extérieures larges et centre bombé en forme de pelote à épingles.

Fleur de camélia: fleur double à ligules aplaties et arrondies, ressemblant à un camélia.

2019113S2 Honka Surprise, www.jparkers.co.uk.jpg

Dahlia à fleur d’orchidée ‘Honka Surprise’. Photo: http://www.jparkers.co.uk

Fleur d’orchidée: fleur simple à ligules fortement enroulées entourant un disque central.

Lacinié: portant des ligules qui sont profondément entaillées.

Nouveauté: fleur qui ne cadre pas avec les autres classifications.

Pompon: comme la balle, mais avec des fleurs miniatures (moins de 5 cm de diamètre).

Semi-cactus: comme une fleur de cactus, mais avec des ligules plus larges à la base.

Simple: fleur simple, c’est-à-dire avec une seule rangée de fleurons entourant un disque central.

Simple mignon: petite fleur simple à 8 ligules arrondies.

La culture des dahlias

20190113J gardeninginthelines.wordpress.com.jpg

On peut démarrer les dahlias à l’intérieur. Photo: gardeninginthelines.wordpress.com

Les dahlias sont sensibles au gel alors il ne faut pas les planter en plein air avant que tout risque de gel ne soit passé et que le sol et l’air se soient un peu réchauffés. Un truc : pensez à les planter en même temps que vous auriez planté une tomate, qui a les mêmes préférences en ce qui concerne la température.

Les dahlias préfèrent le plein soleil ou, à la rigueur, la mi-ombre, et un sol riche, bien drainé et légèrement acide. On peut les cultiver en pleine terre ou en contenant. Plantez les tubercules avec la couronne légèrement enterrée ou, pour les dahlias cultivés en pot ou en caissette, avec la motte au même niveau qu’elle était dans son contenant d’origine. Pour finir la plantation, arrosez bien.

Les variétés de tailles moyenne à grande, en particulier celles à grandes fleurs, auront besoin de tuteurage. Traditionnellement, on enfonce un simple tuteur en bois ou en bambou de la bonne hauteur (il faut donc savoir quelle hauteur votre plante atteindra) dans le trou de plantation avant la plantation, ajoutant le tubercule ou la plante par la suite. De cette façon, il n’y a aucun risque d’endommager accidentellement les tubercules en enfonçant le tuteur. Par la suite, fixez les tiges au tuteur avec une attache horticole à mesure qu’elles croissent.

20190113K stonehousedahlias.com.jpg

Cages de tomates utilisées comme support pour des dahlias. Photo: stonehousedahlias.com

Personnellement, je préfère placer une cage à tomates (de dimensions correspondant à celles de la plante) sur le dahlia après la plantation. Ainsi, la plante peut s’y appuyer sans que je doive l’y fixer.

Pour gagner un peu d’avance sur la saison (ce qui est particulièrement utile dans les régions de saison courte), vous pouvez également démarrer les tubercules de dahlia dans la maison quelques semaines avant la plantation. Plantez-les dans des pots ou des plateaux, les installant au plein soleil si possible ou sous une lampe de culture. La température ambiante de nos maisons leur convient parfaitement.

Les dahlias sont assez gourmands et apprécieront un apport supplémentaire en minéraux pendant l’été. Toute formulation d’engrais conviendra. Le plus simple est probablement d’appliquer un engrais tout usage à libération lente au moment de la plantation et ainsi la plante aura son apport d’engrais durant tout l’été.

20190113T Crystal, tallcloverfarm.com.jpg

Il y a des années où il faut beaucoup arroser les dahlias et d’autres années où l’arrosage est rarement nécessaire. Photo: Crystal, tallcloverfarm.com

Surveillez l’humidité du sol, surtout quand les précipitations de la semaine sont inférieures à 2,5 cm. Les dahlias cultivés en pot auront besoin de plus d’eau en raison du volume de sol limité.

De plus en plus de dahlias modernes sont autonettoyants, surtout parmi les dahlias nains. Il n’est donc pas nécessaire de supprimer les fleurs fanées pour assurer une floraison constante et, ainsi, ce sont les meilleurs choix pour les jardiniers paresseux. Par contre, ce n’est pas le cas des dahlias classiques, qui ne sont presque jamais autonettoyants. Il vous faut passer régulièrement sur ces plantes pour supprimer les fleurs mortes si vous voulez que la floraison se maintienne.

Notez que beaucoup de variétés naines fleuriront du début à la fin de l’été sans autre soin. Les grands dahlias, par contre, sont lents à monter en boutons et fleurissent surtout de la fin de l’été à l’automne.

Dormance hivernale

Dans leur pays d’origine, les dahlias poussent en montagne, où l’hiver est sec et relativement froid, et ont donc appris à entrer en dormance à cette saison. La partie supérieure de la plante meurt, mais la couronne et les racines tubéreuses, protégées par la litière de feuilles et le sol, sont à l’abri du froid et du vent. Alors, les dahlias repoussent au printemps lorsque le temps se réchauffe et que les pluies reprennent. Vous devez maintenir le même cycle dans votre jardin.

Seulement dans les régions aux hivers doux (zones de rusticité 8 à 11) et relativement secs peut-on envisager de laisser les dahlias en pleine terre toute l’année. Alors, coupez tout simplement le feuillage au ras du sol lorsque les plantes cessent de fleurir et que le feuillage meurt. L’application d’un bon paillis épais est recommandée comme protection supplémentaire dans toute région où il y a le moindre risque de gel.

20190113Ltheflowerbincolorado.blogspot.com.JPG

La plupart des jardiniers doivent rentrer les tubercules de dahlia pour l’hiver. Photo: theflowerbincolorado.blogspot.com

Les jardiniers des climats plus froids doivent déterrer leurs dahlias à l’automne et les rentrer dans la maison. Habituellement, cela se fait assez tard à l’automne, car plus le tubercule séjourne longtemps dans le sol, plus il est gros et dodu. Vous pouvez attendre qu’un gel sévère ait noirci le feuillage avant de procéder au déterrage. Par contre, dans les régions où le sol risque de geler dur très rapidement, il faut les rentrer plus tôt même si la plante est encore en fleurs.

20190113M www.cooltropicalplants.com.jpg

Lavez et séchez bien les tubercules de dahlia avant de les rentrer pour l’hiver. Photo: http://www.cooltropicalplants.com

Lors de la rentrée, rabattez les tiges à environ 10 à 20 cm (4 à 8 pouces) du sol, puis déterrez délicatement les racines tubéreuses à la fourche ou à la pelle en utilisant les tiges comme poignée pour sortir la plante de terre. Secouez la motte pour faire tomber le plus de terre possible, puis rincez abondamment à l’eau pour enlever le reste de la terre. Étalez les racines à l’abri des précipitations (peut-être dans un garage ou une remise à outils), puis laissez-les sécher pendant quelques jours. N’oubliez pas de bien étiqueter les tubercules pour éviter toute confusion au printemps.

20190113W www.thatbloomingarden.com.jpg

Entreposez les tubercules, les recouvrant d’un substrat quelconque. http://www.thatbloomingarden.com

Maintenant, entreposez les tubercules pour l’hiver, idéalement dans une boîte en carton, une caisse en bois ou un récipient en plastique muni de trous d’aération. Couvrez-les à peine de vermiculite, de sable, de copeaux de bois ou de tourbe, puis placez les récipients dans un endroit froid (moins de 10 °C), mais libre de gel. Si vous devez les entreposer à des températures plus chaudes, il y aura plus de risque de déshydratation et il faudra alors vérifier leur état plus souvent.

Il est, de toute façon, sage de vérifier les tubercules mensuellement dans le but de supprimer tout tubercule qui montrerait des signes de pourriture. Si certains commencent à se ratatiner, signe qu’ils sont en train de se déshydrater, donnez-leur une petite pulvérisation d’eau pour les faire regonfler.

Vers la fin de l’hiver, des pousses apparaîtront spontanément à partir des yeux de la couronne et il sera bientôt temps de redémarrer les tubercules pour une nouvelle saison de croissance.

La multiplication des dahlias

Il existe plusieurs façons de multiplier les dahlias, notamment à partir de boutures de tiges, de division des tubercules et de semences.

Boutures de tiges

20190113N thepropagatorblog.wordpress.com.jpg

Tiges prélevées en vue du bouturage. Photo: thepropagatorblog.wordpress.com

L’avantage des boutures de tiges est que vous pouvez produire rapidement de nombreuses plantes du même cultivar.

Théoriquement, vous pouvez prendre des boutures à n’importe moment de la saison de croissance, à condition d’enlever les fleurs et les boutons floraux s’il y en a. Cependant, la meilleure saison pour le faire est au début de la saison de croissance, au moment où les nouvelles pousses commencent à se dresser, car cela vous donnera des plantes qui fleuriront le même été. Curieusement, les plantes bouturées commencent généralement à fleurir plus tôt que les plantes cultivées à partir de tubercules!

Comme un dahlia établi produira plusieurs tiges, en récolter une ou deux ne réduira pas son effet au jardin. D’ailleurs, si votre plante produit plus de 5 pousses, il est recommandé de supprimer le surplus de toute façon, cela vous laissant alors de quoi faire de bonnes boutures!

Donc, lorsque les tiges supplémentaires ont environ 3 à 4 paires de feuilles, coupez-les à la base et insérez la partie inférieure dans un terreau humide en vous assurant qu’au moins un nœud est couvert de terreau. Aucune hormone d’enracinement n’est nécessaire. Couvrez avec un dôme ou un sac en plastique transparent (culture à l’étouffée) et placez le contenant à la température ambiante et sous un éclairage naturel modéré, ou encore, sous des lampes de culture. Évitez le soleil direct au début, sinon la température dans votre mini-serre augmentera trop. Lorsque vous voyez de nouvelles feuilles apparaître, signe que les tiges sont enracinées, retirez la couverture transparente et augmentez l’éclairage (le plein soleil n’est plus à craindre).

Il faut aussi acclimater vos petites boutures aux conditions d’extérieur avant de les planter à l’extérieur pour l’été.

Division des tubercules

C’est la manière classique de multiplier les dahlias. D’ailleurs, après quelques années de culture, un plant de dahlia devient trop gros, avec une énorme quantité de tubercules, et alors une division s’impose.

20190113O www.scdahlias.org.jpg

Il faut diviser les dahlias de façon à ce que chaque section ait un œil et un à plusieurs tubercules. Dans la photo, les yeux sont encerclés. Photo: http://www.scdahlias.org

Il faut comprendre la structure d’un dahlia pour saisir les nuances de sa division. Le tubercule est en fait une racine épaissie qui emmagasine l’énergie nécessaire pour une nouvelle année de croissance, mais les nouvelles pousses du printemps ne partent pas de ces racines tubéreuses, mais plutôt de la base de la tige (sa couronne). Par conséquent, vous ne pouvez pas simplement sectionner les tubercules et les planter: si vous le faites, rien ne poussera. Il faut que le tubercule soit accompagné d’une section de couronne (base de la tige) portant un œil (bourgeon). C’est à partir de cet œil que la croissance aura lieu. Généralement, quand vous divisez votre dahlia, chaque œil est accompagné de non pas un, mais d’au moins deux ou trois tubercules.

Notez qu’on peut procéder à la division à l’automne, lors de la rentrée, ou encore au printemps, juste avant de planter les tubercules pour une nouvelle saison.

Les jardiniers expérimentés divisent généralement leurs tubercules à l’automne, car alors la couronne est souple et plus facile à trancher et ils sont capables de reconnaître l’œil à un stade très primaire, lorsqu’il n’est qu’un petit renflement à la base de la tige.

Pour les débutants, je suggère d’attendre jusqu’au printemps pour diviser. À ce moment-là, les yeux, qui se seront développés au cours de l’hiver, seront plus faciles à distinguer. Le défaut de cette division plus tardive est qu’il sera plus difficile de sectionner la couronne, car elle sera devenue très dure, et qu’un simple petit sécateur ne suffira peut-être pas. Il peut falloir une petite scie ou un sécateur à manche long pour trancher.

Semences

En général, le dahlia commun n’est pas fidèle au type par semences. Autrement dit, si vous récoltez des semences de, disons, un grand dahlia à fleurs doubles violettes, elles vous donneront toute une gamme de formes et de couleurs, mais jamais une plante identique à la plante mère. Par conséquent, la multiplication par semences n’est pas une façon valable de multiplier les variétés de collection.

20190113Q www.unwins.co.uk.jpeg

Sachet de semences de dahlias nains. Photo: http://www.unwins.co.uk

Cependant, vous pouvez trouver dans le commerce des sachets de semences de lignées de dahlia qui sont très stables et qui donneront alors des résultats fiables. Toutefois, le choix de variétés est plutôt limité, surtout comparativement aux dizaines de milliers de cultivars différents offerts sous forme de tubercules.

La plupart des dahlias issus de graines sont des variétés naines ou semi-naines utilisées comme plantes à massif, une situation où le jardinier veut un grand nombre de plants bon marché plutôt que peu de plantes avec des traits très spécifiques. Les dahlias produits par semences sont généralement traités comme des annuelles et jetés à la fin de la saison de croissance.

Semez les dahlias nains à l’intérieur environ 6 à 8 semaines avant le repiquage; 8 à 10 semaines pour les plus grandes variétés. Tracez un sillon à environ 3 cm de profondeur dans un terreau pour semis légèrement humidifié et laissez tomber les graines à environ 1 cm d’espacement, recouvrant le sillon de terreau par la suite, puis vaporisez légèrement avec de l’eau tiède.

Comme pour le bouturage, une culture à l’étouffée est recommandée pour la germination. Couvrez alors le contenant de semis d’un dôme ou d’un sac en plastique transparent. Placez l’ensemble à une température modérée à chaude (18 à 26 °C) jusqu’à la germination, qui prend habituellement de 5 à 12 jours, puis retirez le revêtement pour assurer une meilleure aération.

Les semis auront alors besoin de lumière. Placez le contenant sous un éclairage intense, même sous le plein soleil. Sous des lampes de culture, offrez plus de 12 heures d’éclairage par jour, car les jours longs stimulent la croissance et la floraison, tandis que les jours courts provoquent le développement des tubercules et une dormance précoce. Gardez toujours le terreau légèrement humide.

Éclaircissez ou repiquez dans d’autres contenants quand les plantules commenceront à se toucher. Si elles semblent peu portées à se ramifier, pincez la paire de feuilles supérieure pour produire une plante plus touffue.

Enfin, acclimatez les jeunes plants graduellement aux conditions extérieures et repiquez en plein air à la saison de plantation des tomates.

Fleur coupée

20190113R www.whiteflowerfarm.com.Jpg

De jolies fleurs coupées. Photo: http://www.whiteflowerfarm.com

Le dahlia fait une excellente fleur coupée.

Récoltez la fleur au moment où elle est presque complètement épanouie, mais pas tout à fait. Attention : les fleurs en bouton n’ouvriront pas après la coupe. Pour une durée maximale de la fleur, «préparez»-la en plongeant sa tige dans un pot d’eau du robinet très chaude immédiatement après la récolte, puis laissez l’eau refroidir pendant une heure. Après, préparez votre montage en utilisant l’eau fraîche. Par la suite, bien sûr, changez l’eau tous les deux ou trois jours.

Pollinisateurs

20190113U honeybeesuite.com.jpg

Les abeilles adorent les dahlias simples et semi-doubles. Photo: honeybeesuite.com

Les fleurs de dahlia attirent beaucoup de pollinisateurs, y compris les abeilles domestiques et indigènes. Les insectes pollinisateurs préfèrent toutefois les variétés au disque central jaune, c’est-à-dire les dahlias simples et semi-doubles. Les dahlias doubles ne sont pas les meilleurs choix pour le jardin de pollinisateurs.

Protection contre les parasites

Les jeunes plants de dahlia sont sensibles aux dommages causés par les limaces. Il est judicieux d’éliminer les limaces manuellement ou de protéger les plants avec un appât pour limaces commercial.

Les scarabées japonais semblent apprécier les fleurs de dahlia nain, mais touchent moins aux grands dahlias, car leur floraison tardive survient généralement quand la saison des scarabées est terminée. L’une des meilleures méthodes de contrôle consiste à éliminer manuellement les scarabées et à les déposer dans un seau d’eau savonneuse. Lisez Pour contrôler le scarabée japonais pour apprendre d’autres trucs pour les contrôler.

Si d’autres insectes tels que les perce-oreilles, les thrips ou les pucerons deviennent un problème, essayez des traitements au savon insecticide ou un autre pesticide biologique. Suivez attentivement les instructions sur l’étiquette lorsque vous utilisez tout pesticide.

Problème de cerfs? Les dahlias ne figurent pas sur leur liste d’aliments préférés, mais… ils peuvent parfois subir leurs assauts si les animaux sont très affamés.

Où trouver des dahlias?

20190113V hasat55.web.tv.jpg

Toutes les jardineries vendent des tubercules de dahlia au printemps. Photo: hasat55.web.tv

Vous trouverez des tubercules de dahlias presque partout où l’on vend des plantes: jardineries, marchés de producteurs, etc., même dans des supermarchés, notamment à la fin de l’hiver et au début du printemps. Quant aux semences, cherchez-les dans les catalogues de semences toute l’année.

Le plus vaste choix cependant vient des catalogues offrant des bulbes tendres (à floraison estivale). Il existe même des spécialistes n’offrant que des dahlias! Voici certaines compagnies qui offrent une bonne variété de tubercules de dahlia par la poste.

Canada

  1. Botanus
  2. Breck’s Bulbs
  3. Ferncliff Gardens
  4. FGL Dahlias
  5. Veseys

Europe

  1. Graines Baumau
  2. J. Parker’s
  3. Pépinières et roseraies Georges Delbard
  4. Promesse de fleurs
  5. Turcieflor

Les dahlias: peu d’autres fleurs de jardin offrent tant à découvrir!

Mon association préférée change de nom

Par défaut

Avez-vous une association bénévole dans laquelle vous investissez beaucoup de temps et d’efforts? En laquelle vous croyez tellement qu’il n’y a presque pas de limite à ce que vous feriez pour elle? Moi, j’en ai une : la Garden Writers Association* (GWA). Et elle change de nom. Oui, depuis le début de 2019, après 70 ans d’existence, la GWA s’appelle Garden Communicators International ou, plus succintement, GardenComm.

*Association des journalistes horticoles.
20190112D .jpg

L’ancien logo semblait vraiment désigner une association de gens qui écrivent sur l’horticulture.

Le changement se comprend : alors qu’autrefois, les membres étaient surtout des journalistes et auteurs qui écrivaient sur les jardins et le jardinage, donc, des «garden writers», aujourd’hui il y a des photographes, des hôtes d’émissions télévisées et radiophoniques, des blogueurs, des baladodiffuseurs (podcasters), des coachs de jardin, des architectes, des spécialistes des relations publiques, des consultants et toutes sortes d’autres communicateurs du domaine horticole; le nom Garden Communicators International est donc nettement plus inclusif.

20190112Z .jpg

En visite à Chicago lors de la conférence 2018.

Je suis membre de la GardenComm depuis plus de 30 ans. En fait, j’ai même déjà été président de cette association et j’y ai aussi occupé toutes sortes d’autres fonctions au fil des ans, notamment celle de présider le comité sur le symposium de Québec en 2013, pour lequel plus de 300 communicateurs horticoles de partout dans le monde ont convergé dans ma ville pour échanger, apprendre… et visiter ses beaux jardins.

J’ai une grande dette envers la GardenComm. C’est grâce à elle que j’ai obtenu mon premier contrat de livre, que j’ai pu peaufiner mon métier de conférencier et que j’ai pu

20190112C angle.jpg

Revue bimensuelle de la GardenComm.

constamment me maintenir au courant des tendances horticoles changeantes au cours des années. Surtout, c’est là que j’ai acquis l’assurance que ce que je rêvais de faire — faire carrière en partageant ma passion pour le jardinage — était réalisable. Il n’y a pas beaucoup de gens qui réussissent à vivre de leur plume dans le domaine de l’horticulture et si j’ai réussi à le faire, c’est grâce à la GardenComm!

Je sais que peu de francophones se sentiraient aussi à l’aise avec un groupe si résolument anglophone que la GardenComm (la majorité des membres sont américains et, parmi les quelques 600 membres, il n’y a probablement pas plus de 3 francophones) que je le suis (l’anglais est ma langue maternelle), mais si vous aussi lorgnez l’idée de faire carrière dans un aspect quelconque des communications horticoles et que vous vous sentez à l’aise en anglais, pourquoi ne pas devenir membre? À 105 $ US pour un an d’adhésion, c’est moins que ce que je dépense en semences à chaque année!

20190112b

Si vous devenez membre, il vous faut absolument assister à la conférence/exposition annuelle : c’est là où tout se passe! Elle aura lieu cette année à Salt Lake City, en Utah, au pied des Rocheuses.

Prenez donc bien note du nom GardenComm : peut-être votre avenir est-il là!

20190112E blank.jpg

Illus.: GardenComm

La graine se sème elle-même

Par défaut

Graine de bec de grue commune se vissant dans le sol. Photo: p. roullard

Les graines du bec de grue commun (Erodium cicutarium), une mauvaise herbe annuelle ou bisannuelle étroitement apparentée aux géraniums (Geranium spp.) et aux pélargoniums (Pelargonium spp.), se sèment elles-mêmes.

20190111B Didier Descouens, Wikimedia Commons

Graines de bec de grue à poils très enroulées et peu enroulées. Source: Didier Descouens, Wikimedia Commons

Les graines matures sont lancées brusquement dans les airs par le mécanisme de ressort de la capsule de graines et atterrissent jusqu’à 1 mètre de distance de la plante mère. Puisqu’elles portent également de petits poils plumeux, elles peuvent être emportées encore plus loin par temps venteux. Mais ce qui est vraiment intéressant, c’est ce qu’elles font quand elles atterrissent.

Dans la vidéo, vous verrez le poil se desserrer lorsqu’il visse la graine dans le sol, puis s’enrouler et se dérouler plusieurs fois par la suite alors qu’il ajuste la profondeur de la semence. Vidéo: p. roullard

Chaque graine porte un long poil à son extrémité. Il est en forme de spirale et, en réponse à l’air sec, commence à s’enrouler de façon très serrée pour prendre la forme d’un ressort. Lorsque l’air devient humide, par contre, le poil se déroule. Et ce faisant, l’action tournoyante visse la graine dans le sol, la semant efficacement. Si la semence n’a pas atteint la bonne profondeur, le poil se tordra de nouveau par temps sec, puis fera un peu plus de forage lorsque l’air redeviendra humide, répétant l’action plusieurs fois si nécessaire.

Une graine qui se sème d’elle-même? Chouette!

Le hoya : ne le taillez pas n’importe où

Par défaut

Hoya en fleurs. Photo: pistilsnursery.com

Le hoya (Hoya carnosa et autres espèces similaires) est une jolie plante d’intérieur grimpante ou retombante au feuillage épais et ciré. Assez facile de culture, il peut toutefois être lent à pousser et surtout à fleurir: habituellement, il faut attendre au moins 2 ans, même sous les meilleures conditions (éclairage intense, température chaude à l’année et arrosages modérés), avant de voir les premières fleurs. Et bien des jardiniers attendent 5 ans ou même plus avant de voir la première fleur!

La bonne nouvelle est que, une fois qu’un hoya commence à fleurir, habituellement il refleurira tous les ans… si vous ne le taillez pas trop sévèrement!

20190110B jdeeannsblog.blogspot.com

Éperon de hoya avec les boutons de la prochaine floraison. Photo: jdeeannsblog.blogspot.com

En effet, ses jolies ombelles de fleurs sont attrayantes et parfumées (leur apparence cireuse a donné à la plante les noms de «fleur de cire» et de «fleur de porcelaine»), mais il faut savoir que le hoya refleurit toujours à partir du même endroit, soit à partir d’une courte tige (en fait, un pédoncule) appelée éperon qui s’allonge un peu chaque année.

Donc, si vous devez tailler votre hoya, essayez de ne pas supprimer les éperons, sinon vous éliminerez aussi la floraison à venir!