Sève d’asclépiade contre herbe à la puce : pas une bonne idée!

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N’appliquez pas la sève laiteuse de l’asclépiade sur les irritations cutanées! Source: Emma Pelton/Xerces Society

On voit parfois la recommandation de traiter les irritations causées par un contact cutané avec l’herbe à la puce (Toxicodendron radicans, anciennement Rhus radicans) en applicant une goutte ou deux de sève d’asclépiade (Asclepias spp.), aussi appelée petits cochons, sur la blessure. On prétend que non seulement cette sève blanche et collante réduit l’irritation, mais qu’elle accélère la guérison. Mais appliquer de la sève d’asclépiade sur la peau, c’est jouer avec le feu!

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Par ses couleurs vives, la chenille du monarque indique aux prédateurs: «ne me mangez pas, je suis toxique!» Sa toxicité vient des feuilles d’asclépiade qu’elle mange. Source: Judy Gallagher, Wikimedia Commons

Il faut comprendre que la sève d’asclépiade est toxique. La toxicité varie selon l’espèce, mais c’est néanmoins une caractéristique du genre Asclepias. D’ailleurs, c’est en mangeant des feuilles d’asclépiade, la seule nourriture des chenilles du papillon monarque (Danaus plexippus), que cette chenille devient toxique à son tour et se protège ainsi contre ses ennemis.

Normalement, il faut ingérer la sève d’asclépiade pour s’empoisonner*, mais certains individus plus sensibles réagissent tout simplement au contact de la sève. Donc, appliquer la sève d’asclépiade risque d’empirer la situation, provoquant une irritation encore plus sévère.

*C’est vrai que les Amérindiens consommaient certaines espèces d’asclépiade, notamment l’asclépiade commune (A. syriacus), comme légume, mais alors, ils faisaient cuire la plante pour neutraliser la toxine avant de la manger. Certaines autres asclépiades, par contre, sont tellement toxiques que leur consommation n’est jamais recommandée, même après cuisson.
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Quand la sève d’asclépiade aboutit dans les yeux, l’irritation peut être sévère. Source: www.firmoo.com

Le risque principal en appliquant de la sève d’asclépiade sur la peau est toutefois de la transférer accidentellement aux yeux par la suite. Là, la réaction est beaucoup plus sévère. Irritation, larmoiement, douleur extrême, même vision embrouillée et aveuglement (temporaire, mais persistant jusqu’à trois jours) sont presque assurés.

Pas touche!

Donc, évitez si possible de manipuler l’asclépiade et, lorsque vous n’avez pas le choix de le faire, portez des gants, des manches longues et des lunettes de protection ou, à tout le moins, lavez-vous les mains immédiatement après l’action. Surtout, ne portez jamais une main souillée de sève d’asclépiade à vos yeux!

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La sève de l’impatiens du Cap (Impatiens capensis) peut vraiment aider à réduire l’irritation causée par l’herbe à la puce. Source: Fritz Geller-Grimm, Wikimedia Commons

Quant aux irritations causées par un contact avec l’herbe à la puce, commencez par vous laver immédiatement après le contact à l’eau savonneuse, puis consultez un pharmacien pour un traitement médicinal fiable si ce premier traitement s’est avéré inefficace. Si vous tenez à une solution naturelle, la sève de l’impatiens du Cap (Impatiens capensis) a la réputation de soulager l’irritation… et n’est pas toxique pour les humains!20180705A Emma Pelton:Xerces Society.jpg

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Pomme collante comme piège

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Piège rouge collant pour la mouche de la pomme. La récolte a été bonne! Source: netreefruit.org

C’est bien connu qu’on peut utiliser une boule rouge couverte de colle comme piège pour contrôler la mouche de la pomme (Rhagoletis pomonella), dont l’asticot (le ver de la mouche) creuse des galeries dans le fruit. Mais saviez-vous que vous pouvez utiliser une véritable pomme à la place?

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Une pomme collante suspendue dans un pommier peut protéger les autres pommes de la mouche de la pomme. Source: www.vegetablegardener.com

Il suffit de peindre une pomme rouge, par exemple une ‘Red Delicious’ (aussi appelée Délicieuse), de colle qui ne sèche pas (on peut trouver du Tangle-Trap, par exemple, en jardinerie) et de la suspendre par la suite dans votre pommier au moment où les fruits sont encore très petits. Attirée par la rougeur de la pomme, la mouche de la pomme délaissera les petites pommes encore vertes des environs et y atterrira, convaincue d’avoir trouvé une pomme particulièrement juteuse où pondre ses œufs. Malheureusement pour elle, elle y restera collée et ne pourra pas se reproduire… et vos pommes seront en parfait état à l’automne!

Habituellement, une pomme par pommier nain suffit, mais quatre ou cinq pourraient être nécessaires sur les grands pommiers.20180708A www.vegetablegardener.com

Enfin, un prédateur des scarabées japonais!

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Le scarabée japonais a peut-être enfin un prédateur digne de ce nom! Source: Judy Gallagher, Wikimedia Commons

Depuis que le scarabée japonais (Popillia japonica) a fait son apparition au New Jersey (États-Unis) en 1912, les jardiniers cherchent une solution pour le contrôler. Désormais présent dans une bonne partie de l’Amérique du Nord et maintenant en Europe aussi (en Italie, en Russie et, depuis 2017, en Suisse), ce ravageur avide de feuillage et de fleurs d’une vaste gamme de plantes (lisez Les plantes que les scarabées japonais adorent) peut provoquer une défoliation massive, et ce, en plein été, justement quand les jardins devraient être à leur plus beau!

Dans son pays d’origine (le Japon, bien sûr), il y a plusieurs prédateurs qui contrôlent la population de scarabées japonais. À partir de 1927, des chercheurs américains ont essayé plusieurs fois d’en introduire dans leur pays, apparemment sans succès. Mais un insecte, une mouche tachnide appelée mouche du scarabée (Istocheta aldrichi), s’est mieux adaptée qu’on ne le pensait au début. Malgré un apparent échec initial au New Jersey où, à cause du climat, il y avait un décalage entre le cycle de vie de la mouche du scarabée et celui de son hôte, le scarabée (quand les scarabées ont émergé du sol en juillet, la saison de la mouche était presque terminée); la mouche du scarabée s’est établie plus au nord, en Nouvelle-Angleterre, où la correspondance des cycles de vie des deux insectes était meilleure, et y a proliféré, s’attaquant à jusqu’à 80 % des scarabées dans certaines régions.

En Ontario et au Québec, où le scarabée japonais est présent en bon nombre depuis seulement une dizaine d’années (et d’ailleurs seulement de façon très régionale: il n’y en a pas encore, par exemple, à Québec ou à l’est de cette ville), la mouche du scarabée est déjà présente et à l’œuvre depuis au moins 2014. Sylvie Machabée, de la pépinière Les Vivaces de l’Isle, se penche longuement sur le sujet dans l’article Un important prédateur du scarabée japonais est arrivé que je vous encourage à lire.

Le cycle de vie du prédateur

La mouche du scarabée est un parasitoïde : elle investit et tue son hôte.

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Mouche du scarabée (Istocheta aldrichi). Source: Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes

La femelle de la petite mouche, de 5 mm de longueur et d’apparence anodine, se réveille en juillet, juste un peu avant que les scarabées adultes n’émergent du sol, et se nourit de nectar floral pendant une semaine ou deux. Quand les scarabées japonais apparaissent, la mouche se met à pondre des œufs blancs sur le thorax de son hôte, juste derrière la tête. Les oeufs sont facilement visibles, du moins si vous mettez vos lunettes.

La mouche pondra une centaine d’œufs pendant environ un mois. Les scarabées femelles sont les plus parasitées, car elles sont moins actives que les mâles, passant une bonne partie de leur temps prisonnières sous les mâles qui s’accouplent avec elles.

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Scarabées japonais avec des œufs de mouche du scarabée sur le thorax. Source: blog.uvm.edu, montage: jardinierparesseux.com

Les œufs éclosent en environ 24 heures. Même si le scarabée porte plusieurs œufs, une seule larve réussira à pénétrer le corps de sa victime où elle commencera à la digérer de l’intérieur, s’attaquant rapidement à ses muscles du vol. Désormais incapable de voler, le scarabée tombe au sol et s’y enfouit, cela avant d’avoir eu le temps de pondre. (Donc, comme la femelle aurait pondu de 40 à 60 œufs, beaucoup moins de scarabées naîtront l’année suivante!)

Le scarabée infesté meurt 5 à 6 jours plus tard, mais la larve de la mouche demeure tout l’hiver dans le corps mort de son hôte, sous forme de pupe, puis le cycle recommence l’été suivant. Il n’y a qu’une génération par année.

Pour encourager la mouche du scarabée

D’abord, sachez que cette mouche n’est pas disponible commercialement. Il faut donc attendre qu’elle arrive dans votre région par ses propres moyens.

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Les petites fleurs, et notamment celles des ombellifères, comme la coriandre, attirent les mouches du scarabée. Source: H. Zell, Wikimedia Commons

Une fois qu’il y a des mouches du scarabée dans votre secteur, pour en attirer un maximum dans votre jardin, plantez beaucoup de plantes à petites fleurs peu profondes, comme celles des ombellifères (coriandre, aneth, etc.), des crucifères (alysse odorante, moutarde, etc.) et des astéracées (camomille, marguerite, etc.).

Si vous voyez des scarabées portant des œufs, essayez de ne pas les tuer, peut-être en faisant un tri parmi ceux que vous ramassez manuellement.

Évitez de vaporiser des insecticides sur les scarabées quand les mouches sont présentes. Ils affectent généralement davantage la mouche (notre amie) que le scarabée.

Le résultat?

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Quand la mouche du scarabée est présente dans votre jardin depuis quelques années, il restera sans doute quelques dommages, mais probablement qu’il n’y aura plus de plantes presque entièrement défoliées. Source: www.ontariohopgrowersassociation.ca

Non, la mouche du scarabée n’éliminera pas complètement le scarabée japonais : s’il est présent dans votre localité, calculez qu’il est là pour de bon et commencez à planter en conséquence, choisissant de préférence des végétaux qu’il n’aime pas. Cependant, après quelques années d’infestation par la mouche, le nombre de scarabées peut être réduit de façon considérable. Plusieurs jardiniers américains dans les régions où la mouche du scarabée est bien établie disent qu’il est alors possible de jardiner presque comme auparavant, car la défoliation est désormais minimale.

Ajout de dernière minute!

Le Jardin botanique de Montréal fait justement une étude pour voir l’étendue de la présence de ce parasitoïde. Il demande l’aide citoyenne: si vous voyez un scarabée parasité, veuillez en prendre une photo et l’envoyer, avec les renseignements pertinents, aux Services de renseignements entomologiques d’Espace pour la vie.

Merci à Sandrine pour cette information!


L’arrivée de la mouche du scarabée est donc une bonne nouvelle! Si un choix raisonnable de végétaux et une petite mouche parasitoïde peuvent rendre le jardinage facile de nouveau, qui s’en plaindra?20180706C blog.uvm.edu

Suivez l’évolution de votre terrain

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Quand votre terrain devient plus ombragé, plantez plus de plantes qui tolèrent l’ombre. Source: www.statelykitsch.com.jpg

Votre terrain n’est pas au beau fixe; il est en train d’évoluer.

Les arbres grandissent et créent plus d’ombre… et aussi assèchent davantage le sol. Le paillis que vous avez posé il y a deux ans se décompose peu à peu et rend le sol plus riche et plus meuble. Le système d’irrigation que votre voisin a installé et qui fonctionne presque chaque nuit rend le sol près de la clôture plus humide qu’auparavant.

Le plus facile n’est pas d’essayer de combattre ces changements (emmener vos voisins en cour pour «perte de jouissance» de votre terrain n’est pas une bonne idée!), mais de les suivre. Déplacez au soleil le potager qui se trouve désormais à l’ombre et n’est plus aussi productif; enlevez les achillées qui préfèrent un sol pauvre et sec et qui ne tiennent plus debout depuis que le sol est plus riche et remplacez-les par des astilbes qui, eux, adorent ces conditions; plantez des plantes de milieu humide près de la limite de terrain; etc.

Quand les conditions changent, les plantes doivent changer: apprenez à accepter ce fait et le jardinage sera moins une corvée!

Pas de tonte en période de canicule

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Source: www-wpclipart-com

Quand la météo annonce une période de canicule ou de sécheresse, remisez temporairement la tondeuse. Un gazon plus long ombragera le sol et les racines des graminées, ce qui gardera le sol plus frais et aidera à protéger les végétaux de la sécheresse. Et, de toute façon, qui veut tondre quand il fait 30 °C?

Reprenez la tonte seulement avec le retour des températures plus fraîches.

La rose: l’emblème floral des États-Unis

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Source: crazykens.com, montage: jardinierparesseux.com

En ce jour de l’Indépendance des États-Unis (le célèbre «4th of July» tant acclamé à la télévision et dans les films), jour qui commémore l’adoption de la Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 et donc l’indépendance envers le royaume de Grande-Bretagne des Treize colonies, prenant dès lors le nom d’États-Unis d’Amérique, j’ai pensé vous présenter l’emblème floral de ce pays: la rose. Une seule fleur qui représente un si vaste pays!

Histoire

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La rose d’Inde (Tagetes erecta) a failli devenir l’emblème floral des États-Unis. Source: www.homedesigndirectory.com.au

La rose (Rosa spp.) n’était pas la première plante suggérée comme emblème floral pour les États-Unis. Un sénateur américain, Everett Dirksen, de l’Illinois, a présenté à deux occasions — en 1965 et en 1967 — une résolution prônant l’adoption de la rose d’Inde (Tagetes erecta) comme fleur nationale, mais n’a pas connu de succès… peut-être parce que (mais c’est seulement mon opinion) la rose d’Inde sent si mauvais et qui veut d’un emblème floral qui pue?

La rose vraie a eu plus de veine… et est nettement plus délicieusement parfumée! Le 20 novembre 1986, la résolution 5574 désignant la rose comme l’emblème floral national américain a été signée par le président Ronald Reagan.

Les raisons citées pour ce choix comprennent:

  • La rose est un symbole de la vie, de l’amour et de la dévotion, de la beauté et de l’éternité;
  • Les rosiers sont cultivés dans les 50 États américains;
  • On peut voir le rosier comme étant une plante solidement américaine, car on a trouvé des fossiles de rosiers aux États-Unis qui datent de plusieurs millions d’années;

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    Plusieurs prétendent que le rosier ‘Mary Washington’ aurait été hybridé par George Washington et nommé en l’honneur de sa mère. En fait, cependant, la véritable origine de ce rosier est inconnue. Source: www.areverenceforroses

  • Le premier président, George Washington, cultivait et hybridait des rosiers;
  • La Maison-Blanche possède une magnifique roseraie;
  • On trouve des roses partout dans l’art, la musique et la littérature.

Comment cultiver l’emblème floral américain

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Rosa banksiae ‘Lutea’ est peu rustique (zones 8 à 11), mais peut pousser sous les tropiques où, curieusement, son feuillage est persistant. Source: jardinecofriendly.wordpress.com

Il y a plus de 150 espèces de rosiers trouvées un peu partout dans l’hémisphère Nord et aussi quelque 35 000 cultivars, soit des variétés développées par les humains. Avec un aussi vaste choix, il est possible pour presque n’importe quel jardinier de trouver une variété qu’il peut cultiver, car il existe des variétés subtropicales capables de supporter un climat chaud à l’année et aussi des variétés très rustiques capables de pousser dans les climats les plus froids. Il y a, bien sûr, des rosiers grimpants, des rosiers arbustifs, des rosiers miniatures et plus encore, des rosiers de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel (sauf le bleu véritable), des rosiers qu’on peut cultiver en pot et des rosiers qu’on peut cultiver en pleine terre, etc.

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Le rosier de Woods (Rosa woodsii) est l’un des rosiers les plus rustiques, poussant sans difficulté en Alaska et au Yukon en zone 1. Source: dougwaylett, Flickr

Ma suggestion, en tant que jardinier paresseux, est de trouver et de cultiver un ou des rosiers adaptés à votre climat et à vos conditions plutôt que d’essayer de garder vivants des rosiers mal adaptés. Oubliez, par exemple, les rosiers hybrides de thé (zone de rusticité 7 ou 8) dans les régions aux hivers froids — les protéger du froid nécessite trop d’efforts! — et utilisez plutôt des rosiers arbustifs adaptés à votre zone de rusticité (certains rosiers arbustifs sont rustiques en zone 1!). Pensez aussi à choisir des rosiers naturellement résistants aux maladies (tache noire, rouille, blanc et autres maladies communes du rosier).

Et pour ce qui est de la beauté, chaque jardinier a ses propres goûts, mais considérez les rosiers à tiges longues si vous aimez faire des bouquets de fleurs coupées… et si vous aimez les parfums, préférez un rosier bien parfumé, car certains sont inodores.

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La plupart des rosiers se plaisent au plein soleil dans un sol riche et bien drainé. Source: www.plansdsgn.com

La plupart des rosiers préfèrent le plein soleil et un sol profond, riche et bien drainé de pH moyen (entre 5,5 et 7). Les roses aiment un bon paillis épais (5 à 7,5 cm), car cela aide à garder leurs racines fraîches et légèrement humides. Arrosez bien quand la pluie manque, mais laissez ensuite le sol sécher un peu avant d’arroser de nouveau: peu de rosiers peuvent tolérer un sol constamment détrempé!

Cependant, s’il existe aujourd’hui de nombreux rosiers résistants aux maladies, les insectes demeurent un problème. Anneleurs, chenilles, pucerons, scarabées du rosier, scarabées japonais, etc.: les prédateurs ne manquent pas! La meilleure chose à faire est de garder les yeux ouverts et de réagir promptement lorsqu’ils se présentent.

Quant à la multiplication des rosiers, le bouturage est la méthode la plus logique dans la plupart des cas… ou encore, prélevez des rejets des variétés qui sont portées à drageonner. Les rosiéristes professionnels greffent souvent des rosiers de variétés désirables sur des semis de rosiers ordinaires, mais c’est un peu trop compliqué pour le jardinier amateur moyen. Et le semis, qui n’est pas en soi difficile, est compliqué par le fait que la plupart des rosiers sont des hybrides et ne sont pas fidèles au type à partir de semences.


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Fêtez le jour de l’Indépendance en plantant un rosier. Source: bayarea_girl, houzz

Pourquoi ne pas célébrer le jour de l’Indépendance des États-Unis non pas avec des feux d’artifice, mais en plantant un beau rosier? L’effet sera beaucoup plus durable!20180704A crazykens.com

 

La récolte manuelle des insectes nuisibles

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Récolte manuelle des insectes indésirables. Source: Claire Tourigny, tiré du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Quand il y a des centaines d’insectes qui s’attaquent à une plante tous en même temps, il peut être nécessaire de vaporiser un insecticide pour les contrôler. Mais si les dommages sont causés par un petit nombre d’insectes, une récolte manuelle des coupables peut être aussi efficace et plus rapide.

Par exemple, il arrive très souvent que les papillons pondent un seul œuf par plante et donc que la chenille que vous voyez en train de croquer une feuille soit fin seule. Si oui, faites-la tomber au sol et écrasez-la, voilà tout. Les plus facilement dégoûtés peuvent faire tomber l’intrus dans un seau d’eau savonneuse.

Aux petits maux les petits remèdes, pourrait-on dire!