Fleurs et personnalité

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Qu’est-ce que votre jardin dit de vous?

(Un petit article juste pour s’amuser)

20170421A.jpgChaque individu a ses couleurs préférées… et l’on sait que le choix de ces couleurs est indicatif de la personnalité. Ces préférences ressortent aussi chez les jardiniers qui utilisent les couleurs qui les attirent le plus… et ainsi révèlent, sans nécessairement vouloir le faire, leur personnalité.

Selon Leatrice Eiseman, spécialiste dans les effets des couleurs sur l’être humain chez Pantone Color Institute au New Jersey, le cerveau humain est programmé dès la naissance pour associer certaines couleurs avec certaines émotions. Le jaune, par exemple, stimule la bonne humeur et le rouge tend à faire battre le cœur plus vite.

Par contre, l’association couleur/émotion n’est pas fixe: on peut facilement en venir à associer une couleur avec une situation quelconque, à cause d’une expérience traumatique dans l’enfance, par exemple.

Dans la majorité des cas, cependant, les humains associent chaque couleur avec la même émotion, et ce, à travers le monde. Ainsi il devient possible de deviner leur personnalité d’après les associations qu’ils choisissent.

Votre type de personnalité



Qu’est-ce que les couleurs de votre jardin indiquent de votre personnalité? En voici quelques exemples:

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1. Votre jardin se compose de couleurs «chaudes»: jaunes vifs, rouges éclatants, violets intenses. De plus, vous aimez les contrastes: les fleurs que vous choisissez sont souvent bigarrées. Quelques fleurs préférées: gaillarde, tulipe bicolore, pavot d’orient.

Analyse: Vous avez une personnalité de type A: vous voulez tout avoir… et tout de suite. Vous vivez intensément, sans perdre une minute. Vos proches vous disent que vous travaillez trop fort… mais vous ne les écoutez pas, car vous avez toujours raison!

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2. Vous aimez les compositions multicolores, mais douces et fraîches: bleu pâle, vert, rose, lilas, souvent séparés par du blanc ou des teintes pastel. Il se peut que vous employiez quelques couleurs fortes — jaune, rouge, etc. — dans votre jardin… mais elles ne sont jamais placées côte à côte. Quelques fleurs préférées: ancolie, pigamon, myosotis.

Analyse: Vous avez une personnalité de type B: tranquille, paisible, pas agressif pour deux sous. Votre jardin en est un de repos, un havre de paix et de tranquillité: vous y allez pour vous éloigner du stress… et vous aimez vous prélasser dans votre jardin plus que toute autre chose. Utilisez des cercles et des courbes dans votre aménagement plutôt que des carrés et des lignes droites: vous n’en serez que plus heureux.

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3. Vous aimez tout ce qui est rose, pêche, mauve et cerise. Votre jardin est une association de couleurs somme toute assez similaires, mais avec assez de doux contraste pour mettre chacune en valeur. Quelques fleurs préférées: rose, marguerite, pois de senteur.

Analyse: Vous êtes un grand romantique! Tout ce qui signifie l’amour vous épate. N’oubliez pas d’installer un petit banc dans un coin intime de votre cour où vous pouvez passer votre été à lire des romans et poèmes… à l’eau de rose, bien sûr!

20170420D James Long, Flickr

4. Que de fleurs dans votre jardin! Elles s’entremêlent joyeusement à la «va-comme-je-te-pousse», créant tantôt des contrastes, tantôt des harmonies. Vos préférences vont aux orange, rouges et jaunes avec quelques touches de blanc pour les adoucir. Quelques fleurs préférées: cosmos, narcisse, rudbeckie.

Analyse: Vous êtes le portrait type de la personne sociable. Vous sortiriez à tous les soirs si l’occasion le permettait… et même dans votre travail, on vous trouve le plus souvent dans une situation où le contact humain est important. Vous n’aimez pas être seul… et partagez même votre passion du jardinage avec quelqu’un d’autre.

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Photo: Gwen and James Anderson, geographe

5. Violet, violet et encore violet: votre jardin en est plein, avec juste assez de blanc et de rose pour que le pourpre de votre âme puisse s’exprimer. Quelques fleurs préférées: lupin, aconit, clématite.

Analyse: Vous avez l’âme d’un créateur, d’un artiste. Il y a de bonnes chances pour que vous travailliez dans les arts ou sur la scène… ou que vous rêviez de le faire!

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6. Rouge, jaune, bleu: votre jardin en est un de couleurs vives et primaires. C’est une féerie de couleurs le plus souvent très contrastantes… et plus la fleur est grosse, mieux c’est. Les autres trouvent parfois votre jardin un peu trop criard… mais vous, vous l’aimez! Quelques fleurs préférées: tournesol, chou décoratif, tulipe.

Analyse: Vous avez 10 ans ou moins… ou vous avez conservé un esprit d’enfant, car votre jardin est celui d’un jeune d’esprit. Un peu naïf, plein d’énergie et un peu espiègle, vous êtes facilement impressionné par ce qui vous entoure. Vous regardez la vie avec surprise et satisfaction: chaque jour vous apporte quelque chose de tout à fait nouveau.

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Photo: Trevor Cameron, Flickr

7. Vous n’avez pas de jardin et vous n’aimez pas particulièrement les fleurs. Vous préférez la vie en appartement, entouré de béton. Si on vous oblige de jardiner, vous choisissez des couleurs sombres — violet foncé presque noir, parfois avec un peu d’orange comme contraste. Quelques fleurs préférées: mauvaises herbes, herbe à la puce, tulipe noire, branches mortes.

Analyse: Vous avez de sérieux problèmes de personnalité. Vos voisins vous trouvent étrange… et vous les trouvez trop envahissants. Il ne sert d’ailleurs à rien de prolonger cette description, car, de toute façon, vous ne lirez jamais cet article!20170421A

 

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Les fleurs doubles: jolies, mais nulles pour les pollinisateurs

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Ces jolies roses doubles attirent les insectes pollinisateurs, mais ne leur offrent rien à manger.

Les jardiniers adorent les fleurs doubles. C’est vrai qu’une fleur dense et fournie avec beaucoup de pétales est belle. De plus, ces fleurs sont généralement stériles ou presque stériles. Comme elles ne sont pas pollinisées, il arrive fréquemment qu’elles restent épanouies plus longtemps, un autre avantage pour le jardinier.

Pour l’insecte pollinisateur — abeille, syrphe, papillon, etc. — , cependant, les fleurs doubles sont une perte de temps.

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Voici une fleur simple typique. Chez la fleur double, les étamines ont été remplacées, en tout ou en partie, par des pétales.

La plupart du temps, la mutation qui mène à une fleur double convertit les étamines en pétales. Mais dans la nature le rôle de l’étamine — typiquement un filament coiffé d’une anthère jaune — est de fournir du pollen… exactement ce qui beaucoup de pollinisateurs viennent chercher dans une fleur. Pour plusieurs, c’est leur source principale de nourriture. Mais alors il n’y a plus de pollen… ou du moins, moins. (Certaines fleurs doubles ont quand même des étamines fonctionnelles, mais souvent elles sont cachées par les pétales trop nombreux.)

Quant aux créatures qui viennent plutôt chercher du nectar, comme les papillons, les abeilles à longue trompe et les colibris, les nectaires sont généralement au fond de la fleur… désormais caché par les pétales en surnombre. Souvent, l’accès est difficile, parfois complètement bloqué. Donc, les fleurs doubles ne sont pas une bonne source de nectar non plus.

Une perte de temps

Très souvent, les pollinisateurs continuent de visiter les fleurs doubles même si elles ne peuvent pas les nourrir. C’est qu’ils suivent certains signaux — la couleur de la fleur, son parfum, etc. — qui, dans la nature, indiquent normalement la présence de pollen ou du nectar… mais ils ne sont pas nécessairement assez intelligents pour apprendre de leurs mauvaises expériences. Ainsi ils vont de fleur en fleur sur la même plante à fleurs doubles, gaspillant leur énergie, jusqu’à ce qu’ils trouvent enfin, sur un autre plante, des fleurs où le pollen ou le nectar sont plus accessibles.

Les fleurs semi-doubles

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Cette abeille ne perd pas son temps: cette rose est semi-double et offre une abondance d’anthères chargées de pollen.

Ces fleurs sont intermédiaires entre une fleur simple et une fleur double: seulement une partie des étamines ont été converties en pétales. Selon la variété, elles peuvent produire autant de pollen et de nectar qu’une fleur simple ou moins, et leurs anthères et nectaires peuvent être aussi faciles à atteindre ou peu accessibles. Habituellement, si vous pouvez facilement voir des anthères jaunes dans le centre de la fleur, elles conviennent aux pollinisateurs.

Pas de panique, toutefois

Si votre plate-bande est composée uniquement de fleurs doubles, c’est vraiment un désastre pour les pollinisateurs, mais c’est rarement le cas.

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La plupart des plates-bandes contiennent une grande quantité des fleurs simples, amplement pour nourrir les pollinisateurs. Photo: James Long, Flickr

Une plate-bande typique contient habituellement beaucoup de fleurs simples et même en général la grande majorité des fleurs sont de ce type. Comme la concentration de fleurs dans une plate-bande est nettement plus grande que ce qu’on retrouve dans la nature (et encore beaucoup, beaucoup plus que dans une pelouse!), ces jardins demeurent une source fiable de nourriture pour les pollinisateurs, assez d’ailleurs que plusieurs sont prêts à parcourir de longues distances, souvent plusieurs kilomètres, pour les atteindre.

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L’orphys bécasse (Oryphus scolopax) imite la forme et l’odeur d’une abeille femelle, laissant le mâle frustré… et sans pollen ni nectar.

Et d’ailleurs, ne pensez pas que seulement les fleurs domestiquées attisent les pollinisateurs sans leur donner leur dû. La nature est pleine de fleurs qui leurrent les insectes avec des promesses de pollen et de nectar, mais qui ne livrent pas la marchandise. Beaucoup d’orchidées, notamment, sont des spécialistes dans les leurres visuels, olfactifs et sexuels: elles promettent tout et s’organisent pour assurer leur propre pollinisation, mais l’insecte repart bredouille.

Votre propre plate-bande

Il n’en reste pas moins que quand vous vous spécialisez dans des plantes où la majorité des cultivars sont doubles (pivoines, rosiers, œillets, etc.), il serait gentil de votre part d’inclure une part de fleurs «plus simples» (avec des étamines jaunes visibles) pour soutenir nos amis, les pollinisateurs.20170420A

Les vacances à domicile sont très tendance!

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Deux chaises dans un coin ombragé: c’est ainsi que commencent des vacances à domicile.

Avec l’été à l’horizon, beaucoup de gens commencent à planifier leurs vacances annuelles: location d’un chalet, voyage à l’étranger, trajet en train… ou rester à la maison. Autrement dit, des vacances à domicile.

En fait, les sondages indiquent que de plus en plus de gens choisissent cette dernière option.

Les déplacements coûtent cher alors que l’économie roule au ralenti. Le résultat est que presque tout le monde a moins d’argent à dépenser qu’il y a quelques années. De plus, traverser les frontières n’a jamais été aussi compliqué ou aussi stressant. Et vous ne pouvez même plus trouver un endroit tranquille pour faire du camping: c’est la foule qui vous attend partout. Alors, pourquoi ne pas simplement vous détendre et faire de votre arrière-cour le lieu de vacances idéal? C’est l’idée derrière les «vacances à domicile», que les Américains appellent une «staycation» (de «stay» [rester] et «vacation» [vacances]).

Dehors, pas dedans

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Lors des vacances à domicile, on s’organise pour vivre à l’extérieur presque toute la journée.

L’idée derrière les vacances à domicile n’est pas de vous écraser devant la télévision à visionner des séries en rafale comme on fait parfois lors des week-ends ordinaires, mais de vivre dehors le plus possible sur votre propriété, d’en faire une oasis personnelle où vous pourrez vraiment vous détendre. Convertir sa cour arrière en Club Med nécessite une certaine planification, bien sûr, tout comme les vacances à l’extérieur. La grosse différence est que ce que vous dépensez sur votre propriété est un investissement, car la demeure prendra de la valeur, alors que, lors des vacances traditionnelles passées ailleurs, votre argent va à autrui.

Divisez les projets de paysage en bouchées

Le secret de la création d’un lieu de villégiature à domicile consiste à transformer progressivement votre jardin en un paradis personnel, un lieu où vous pourrez passer vraiment tout votre temps, sauf dormir.

Le moyen le plus simple et le moins coûteux est de regarder vos plans de paysagement et de les diviser en une série de petits projets peu coûteux — des «bouchées» — que vous pourriez effectuer peu à peu, en bonne partie avec votre propre effort physique, peut-être une bouchée chaque printemps, de sorte que le nouveau projet soit prêt à temps pour vos vacances. (Non, vous ne voulez pas avoir à travailler sur votre aménagement paysager au cours de vos vacances: le but-même des vacances est de se reposer.)

Au fil du temps, vous allez tranquillement transformer votre cour en une véritable oasis de paix!

Voici quelques idées rapides et faciles pour rendre votre propriété plus agréable à vivre.

Un coin de repos

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Choisissez entre un hamac ou une chaise longue, mais il vous faut un coin pour voir reposer lors de vos vacances à domicile. Photo: IHA

Votre cour a besoin d’un endroit tranquille où vous pourrez vous détendre et lire un livre ou écouter votre musique préférée: un patio partiellement ombragé avec des meubles extérieurs confortables (table, chaises longues, peut-être un hamac. etc.) Assurez-vous qu’il y ait de la place pour toute la famille afin que vous puissiez tenir des conversations. Installez les meubles directement sur le gazon la première année, puis ajoutez une terrasse une autre année ou agrandissez celle que vous avez. Ajoutez quelques arbres ou un ou deux parasols de plage (se coucher au plein soleil n’est plus considéré très bon pour la santé!) et vous voilà en route.

Cuisiner et dîner en plein air

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Une cuisine en plein air peut paraître exorbitante, mais si vous l’installez vous-même, sur plusieurs années, vous en amortiriez le prix.

Tous les grands domaines qu’on voit à la télé ont leur propre cuisine extérieure et vous le méritez tout autant que les riches! Commencez petit et bon marché s’il faut: un simple hibachi et un peu de charbon de bois et vous voilà lancé! Mais vous pouvez augmenter et améliorer votre cuisine avec le temps y intégrant un barbecue, puis un petit réfrigérateur pour la bière et le vin, un évier où vous pouvez laver des légumes, un comptoir pour préparer la nourriture, un espace de rangement, etc.

Tout près de votre cuisine — ou même en pot sur le comptoir! —, cultivez quelques herbes fines et légumes à salade pour avoir toujours de la verdure fraîche sous la main.

Il vous faudrait aussi une salle à manger en plein air, même si ce n’est qu’une petite table et quelques chaises si l’espace est restreint.

L’eau qui détend

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Une simple fontaine peut devenir le point focal et auditif de votre oasis personnelle.

Pourquoi ne pas installer un plan d’eau? Il peut être aussi petit qu’une simple fontaine dans un pot ou plus gros et comprendre un véritable étang à poissons (regarder les poissons rouges y batifoler est en soi tellement relaxant!), une petite cascade ou une fontaine d’où l’eau gicle. Le gargouillis de l’eau est en soi très apaisant… de plus, il masque le bruit de la circulation, donc vous pouvez vous sentir comme si vous étiez en pleine nature même si vous êtes dans votre arrière-cour au plein centre-ville.

Invitez la nature à la maison

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Quel plaisir quand les papillons rendent visite à nos fleurs! Photo: School Garden Weekly

Saviez-vous que vous pouvez aller faire de l’ornithologie dans votre propre arrière-cour? Ou vous amuser à regarder le va-et-vient des abeilles, ou admirer le vol dansant des papillons? Pourquoi ne pas chercher un guide d’identification des insectes et apprendre à connaître les petites créatures qui fréquentent votre jardin? Ils ne sont pas tous nuisibles, bien au contraire, et quel plaisir que de découvrir leurs us et coutumes.

Pour attirer davantage la vie sauvage de toutes sortes, ajoutez une plate-bande de fleurs en utilisant des plantes spécialement choisies pour attirer les papillons, les colibris et les abeilles et des petits fruits pour attirer les oiseaux. De nombreux animaux ont besoin d’un endroit où se cacher, donc la présence de quelques arbustes denses les rendra heureux. Et un bain d’oiseaux peu profond, voire une petite flaque d’eau, où ils peuvent boire ou se baigner, pourrait être un atout majeur.

Un endroit de promenade

D’accord, la plupart des cours sont un peu petites pour la randonnée, mais si vous convertissez une partie de votre pelouse en plate-bande et sous-bois en y ajoutant un chemin sinueux, vous aurez l’endroit idéal pour une petite promenade quand vous avez envie de vous étirer un peu.

Pour ces soirées fraîches

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Griller des guimauves sur le feu dans votre arrière-cour: quel plaisir!

Plutôt que de rentrer dans la maison le soir pour fuir la fraîcheur, pensez installer un petit foyer entouré de chaises où vous pourrez vous détendre en soirée. Si votre municipalité ne permet pas un foyer au bois, on peut trouver des modèles à gaz naturel ou au propane. Il n’y a plus «vacanciel» que de griller quelques guimauves dans un feu avec la famille… et vous le ferez désormais dans votre propre jardin!

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Chauffe-patio. Photo: Steve Parker, Flickr

Aussi le chauffe-patio est non seulement très tendance, il peut également aider à étendre votre expérience de vacances à domicile jusqu’à tard à l’automne.

Restreint aux vacances à Balconville?

Votre «arrière-cour» se résume à un balcon? Peu importe: il y est possible de faire une oasis aussi. Quelques potées de palmiers pour assurer une allure tropicale, deux chaises longues, une petite table, un mini-barbecue et peut-être une toile pour vous cacher de la vue: voilà tout ce qu’il faut créer un endroit intime où vous pourriez siroter une margarita en toute tranquillité tout en lisant un bon roman.

Des sorties proches

Bien sûr, choisir des vacances à la maison ne signifie pas que vous devez littéralement «rester à la maison» tous les jours pendant ces deux ou trois semaines. Planifiez plutôt des visites que vous pouvez faire près de chez vous: musées, sites historiques… et aussi jardins publics, bien sûr. Faites une sortie en famille en vélo. Allez à la piscine municipale ou faites du tennis ou d’autres sports: les villes offrent tant de loisirs intéressants de nos jours.


Des vacances à domicile: non seulement correspondent-elles à votre budget, mais c’est exactement la sorte de détente que le médecin a recommandée… et vous n’aurez pas besoin de trouver une gardienne pour vos plantes et vos animaux de compagnie. Lancez-vous cet été!20170419A

Petits arbres pour petits espaces

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Acer negundo ‘Kelly’s Gold’ est un exemple d’un arbre de taille naturellement restreinte. Photo: Daderot, Wikimedia Commons

Nous n’avons pas tous assez d’espace sur nos terrains pour un grand arbre: un magnifique chêne de 20 m de hauteur et autant de largeur, par exemple. Peut-être que la cour est petite, qu’il y a des fils électriques qu’il faut respecter, qu’il y a une vue à ne pas bloquer ou que vous ne voulez pas jeter de l’ombre sur une piscine. Peu importe la raison, si vous cherchez un arbre de dimensions plus restreintes, il y a quand même beaucoup de choix.

Voici une liste qui pourrait vous être utile.

  1. Acer negundo ‘Flamingo’ (érable à Giguère ‘Flamingo’) H: 8 m, L: 6 m, Z: 6
  2. Acer negundo ‘Kelly’s Gold’ (érable à Giguère ‘Kelly’s Gold’) H: 6 m, L: 4 m, Z: 4b
  3. Acer palmatum (érable du Japon) H: 1,2-8 m, L: 1,2-8 m, Z: 6
  4. Acer pensylvanicum (érable de Pennsylvanie) H: 5-7 m, L: 5 m Z: 4a
  5. Acer spicatum (érable à épis) H: 6 m, L: 4 m Z: 2
  6. Acer tataricum ginnala (érable de l’Amour) H: 6 m, L: 6 m, Z: 2b
  7. Aesculus pavia (pavier rouge) H: 3-6 m, L: 3-6 m, Z: 5
  8. Alnus glutinosa ‘Imperialis’ (aulne noir lacinié) H: 8 m, L: 4 m, Z: 4b
  9. Amelanchier arborea (amélanchier arborescent) H: 7 m, L: 4 m, Z: 4a
  10. Aralia elata (aralie du Japon) H: 6 m, L: 6 m Z: 4b
  11. Betula nigra ‘Little King’ (bouleau noir Fox Valley™) H: 3 m, L: 3 m, Z: 4b
  12. Caragana arborescens (caragana arborescent) H: 4-7 m, L: 4-6 m, Z: 2

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    Charme de Caroline (Carpinus caroliniana). Photo: Daderot, Wikimedia Commons

  13. Carpinus caroliniana (charme de Caroline) H: 8 m, L: 7 m, Z: 3b
  14. Cercis canadensis (gainier du Canada) H: 5-6 m, L: 5-6 m, Z: 6
  15. Chionanthus virginicus (arbre à franges) H: 4-6 m, L: 4-6 m, Z: 5b
  16. Cornus alternifolia (cornouiller à feuilles alternes) H: 5-8 m, L: 5 m, Z: 3b
  17. Cornus alternifolia Golden Shadows™ (cornouiller à feuilles alternes panaché) H: 5-8 m, L: 5 m, Z: 3b
  18. Cornus florida (cornouiller à fleurs) H: 5-9 m, L: 5-9 m, Z: 6
  19. Cornus kousa (cornouiller du Japon) H: 5-9 m, L: 5-9 m, Z: 6
  20. Cotinus obovatus (arbre à perruque d’Amérique) H: 5-8 m, L: 5-8 m, Z: 4b
  21. Crataegus spp. (aubépine) H: 5-10 m, L: 3-10 m, Z:variable, 2b-5
  22. Elaeagnus angustifolia (olivier de Bohème) H: 8 m, L: 8 m, Z: 2b
  23. Hamamelis virginiana (hamamélis de Virginie) H: 5-7 m, L:5-7 m, Z: 4
  24. Heptacodium miconoides (heptacodium) H: 4-5 m, L: 3 m, Z: 4b
  25. Maackia amurensis (maackia de l’Amour) H: 7-9 m, L: 6-7,5 m, Zone 3b

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    Magnolia de Loebner (Magnolia x loebneri). Photo: Jean-Pol GRANDMONT

  26. Magnolia x loebneri (magnolia de Loebner) H: 7,5 m, L: 5,5 m, Z: 4b
  27. Magnolia stellata (magnolia étoilé) H: 1,5-2,5 m, L: 2,5-4 m, Z: 4b
  28. Malus spp. (pommetier), H: 3-7.5 m, L: 2,5-7 m, Z: 4
  29. Prunus cerasifera ‘Newport’ (prunier Newport) H: 5 m, L: 5 m, Z: 5
  30. Prunus maackii (cerisier de l’Amour) H: 7 m, L: 5 m, Z: 2b
  31. Prunus serrulata ‘Kwanzan’ (cerisier du Japon) H: 7 m, L: 5 m, Z: 6
  32. Prunus virginiana (cerisier à grappes) H: 5 m, L: 4 m, Z: 2b
  33. Pyrus calleryana ‘Chanticleer’ (poirier de Chine ‘Chanticleer’) H: 8-10 m, L: 4-5 m, Z: 6
  34. Salix discolor (saule discolore) H: 5 m, L: 2-4 m, Z: 2a
  35. Sorbus decora (sorbier décoratif, cormier décoratif), H: 8 m, L: 5 m, Z: 2
  36. Sorbus x intermedia (sorbier de Suède) H: 6 m, L: 4 m, Z: 4
  37. Syringa reticulata (lilas du Japon) H: 8 m, L: 6 m, Z: 2a
  38. Syringa reticulata pekinensis ‘Zhang Zhiming’ (lilas de Pékin ‘Beijing Gold’) H: 8 m, L: 7,5 m, Z: 2a

De faux arbres

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Saule crevette (Salix integra ‘Hakuro Nishiki’) sur tige: il faut passablement de taille pour maintenir la forme globulaire de ce faux arbre. Photo: Wouter Hagens, Wikimedia Commons

Les «arbres» suivants ne sont pas de véritables arbres. Il s’agit plutôt d’arbustes greffés au sommet d’un tronc ou formés par la taille pour ressembler à un arbre. Ils sont généralement assez coûteux et souvent de courte vie et plusieurs drageonnent (produisent des repousses au pied qu’il faut éliminer), mais du bon côté, dans ce groupe il y a des «arbres» véritablement miniatures, convenant aux plus petits des terrains ou même à la culture en pot sur balcon. À vous de décider si leurs avantages compensent pour leurs désavantages!

  1. Betula pendula ‘Youngii’ (bouleau pleureur) H: 7 m, L: 9 m, Z: 2b
  2. Caragana arborescens ‘Pendula’ et ‘Walker’s’ (caragana pleureur), H: 2 m, L: 1 m, Z: 2

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    Catalpa parasol (Catalpa bignonoides ‘Nana’)

  3. Catalpa bignonioides ‘Nana’ (catalpa parasol) H: 5 m, L: 5 m, Z: 5b
  4. Cotoneaster apiculatus (cotoneaster apiculé) H: 1 m, L: 1 m, Z: 5b (4b)
  5. Euonymus alata ‘Compacta’ (fusain ailé nain) H: 2-3 m, L: 2-3 m, Z: 4b
  6. Euonymus fortunei (fusain de Fortune) H: 1-1,5 m, L: 0,7-1 m, Z: 6b
  7. Ginkgo biloba ‘Mariken’ (ginkgo nain) H: 2 m, L: 0,75-1 m, Z: 3
  8. Ginkgo biloba ‘Pendula’ (ginkgo pleureur) H: 8 m, L: 4 m, Z: 3
  9. Gleditsia triacanthos ‘Emerald Kascade’ (févier pleureur ‘Emerald Kascade’) H: 5-8 m, L: 5-8 m, Z: 5b
  10. Halimodendron halodendron (caragana argenté) H: 2-3 m, L: 1-2 m, Z: 3
  11. Hydrangea paniculata (hydrangée paniculée) H: 2-2,5 m, L: 1,5-2,5 m, one 3
  12. Juniperus horizontalis ‘Wiltonii’ (genévrier horizontal ‘Wiltonii’) H: 1-2 m, L:1-1,20 m, Z: 2
  13. Juniperus squamata ‘Blue Star’ (genévrier écailleux ‘Blue Star’) H: 1 m, L: 0,75 m, Z: 5b
  14. Larix decidua ‘Pendula’ (mélèze pleureur) H: 1-3 m, L: 1-2 m, Z: 3b
  15. Malus sargentii ‘Tina’ (pommetier de Sargent ‘Tina’) H: 1-2 m, L: 1-2 m, Z: 4
  16. Morus alba ‘Pendula’ (mûrier blanc pleureur) H: 2-4 m, L: 4-8 m, Z: 4
  17. Picea pungens glauca ‘Globosa’ (épinette bleue du Colorado nain) H: 1-2 m, L: 1 m, Z: 4
  18. Prunus triloba ‘Multiplex’ (faux amandier) H: 1-2 m, L: 2-3 m, Z: 3
  19. Prunus x cistena (cerisier des sables) H: 1,5-3,5 m, L: 1-2 m, Z: 3
  20. Pyrus salicifolia ‘Pendula’ (poirier argenté pleureur) H: 5-10 m, L: 5-10 m, Z: 4b
  21. Physocarpus opulifolius ‘Monlo’ (phyoscarpe pourpre Diabolo™) H: 1-2,5 m, L: 1,2 m, Z: 3
  22. Robinia pseudacacia ‘Lace Lady’ (robinier Twisty Baby™) H: 5 m, L: 5 m, Z: 4b
  23. Robinia pseudoacacia ‘Umbraculifera’ (robinier globe), H: 7-10 m, L: 6 m, Y , Z: 4b
  24. Rosa x (rosier hybride de thé sur tige), H: 1 m, L: 0,5 m, Z: 7 ou 8
  25. Rosa x (rosier rustique sur tige), H: 1,5-1,8 m, L: 1 m, Z: 4

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    Saule marsault pleureur (Salix caprea ‘Kilmarnock’)

  26. Salix caprea ‘Kilmarnock’ (‘Pendula’) (saule marsault pleureur) H: 1,5-3 m, L: 1-2 m, Z: 4b
  27. Salix integra ‘Hakuro-nishiki’ (saule crevette) H: 1,5-5 m, L: 1,5-5 m, Z: 4b
  28. Syringa meyeri ‘Palibin’ (lilas de Corée nain) H: 2 m, L: 2 m, Z: 3
  29. Syringa patula ‘Miss Kim’ (lilas de Mandchourie nain), H: 2 m, L: 1,5 m, Z: 3
  30. Ulmus glabra ‘Camperdownii’ (‘Pendula’) (orme pleureur) H: 3 m, L: 3 m, Z: 4 bAcer_negundo_'Kelly's_Gold'_-_United_States_Botanic_Garden_-_DSC09477

Le dahlia du 150e

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Dahlia Canadian Celebration. Photo: Botanus

Le Canada fête son 150e anniversaire en 2017 et pour souligner cet anniversaire, il y a une fleur de circonstance: le dahlia Canadian Celebration. Il s’agit en fait d’un cultivar plus ancien qu’on a rebaptisé pour l’occasion: ‘Fire & Ice’ (aussi écrit ‘Fire ‘n’ Ice’ ou ‘Fire and Ice’).

Les fleurs semi-doubles sont rouges et irrégulièrement maculées de blanc, ce qui représente, bien sûr, les couleurs du drapeau canadien. Au centre de chaque inflorescence, il y a une masse d’étamines jaunes, au grand plaisir des insectes pollinisateurs.

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Dahlia Canadian Celebration. Photo: User:BotBln, Wikimedia Commons

C’est un dahlia nain de la catégorie nouveauté (Novelty) (d’autres vendeurs le classifie comme dahlia paysage), soit aux fleurs irrégulières. De taille restreinte (environ 65 cm de hauteur et 45 cm de largeur), il convient à la culture en pleine terre et en pot. Comme pour les autres dahlias nains, aucun tuteur n’est nécessaire.

Il commence à fleurir relativement tôt, vers la mi-juillet ou la fin juillet, et continue jusqu’aux gels. Canadian Celebration fait une excellente fleur coupée: plus vous récolterez les fleurs, plus il en produira.

La culture

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Dahlia roots. Illustration: Wikimedia Commons

Le dahlia Canadian Celebration est vendu au printemps sous forme de racines tubéreuses. Quand le sol se réchauffe et qu’il n’y a plus de risque de gel, plantez-les au plein soleil dans un sol riche (ajoutez du compost ou un engrais biologique à dégagement lent) et bien drainé en étalant un peu les racines (elles ressemblent à de petites carottes) et en les recouvrant de 10 cm de terre. Dans les régions froides, il peut être utile de partir la plante à l’intérieur en avril ou mai: cela ne hâtera pas la floraison, mais peut donner une plante plus fournie et florifère.

Arrosez normalement pendant l’été, soit surtout en période de sècheresse.

À l’automne, quand le froid a détruit le feuillage, déterrez les racines, laissez-les sécher et remisez-les à sec dans un endroit frais (si possible) et libre de gel. Puis diviser les racines tubéreuses si nécessaire et replantez-les au printemps suivant.

Les dahlias ne plaisent pas aux cerfs, qui les laissent tranquilles, mais les perce-oreilles peuvent les attaquer quand ces derniers sont en surnombre. Versez alors un peu de terre de diatomées à travers les rayons de l’inflorescence pour les dissuader.

Où le trouver?

Au Canada, vous trouverez le dahlia Canadian Celebration dans plusieurs jardineries ce printemps, sinon commandez-le par la poste de chez Botanus ou West Coast Seeds. Ailleurs au monde, il est offert sous le nom ‘Fire & Ice’. En Europe, essayez Promesse de fleurs, mais plusieurs autres fournisseurs l’offrent aussi.

Que vous soyez un fier Canadien, un nationaliste plus douteux ou un citoyen du monde, une belle fleur est une belle fleur. Profitez-en!74009_Dahlia-Fire-N-Ice-vis__65081

L’art délicat de faire fleurir un lis de Pâques… à Pâques!

Par défaut
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Lis de Pâques (Lilium longiflorum). Photo: Andrew Dunn, Wikimedia Commons

Pâques est l’une des fêtes les plus importantes de l’année. Depuis l’époque chrétienne, elle représente la résurrection de Jésus, mais elle s’est greffée à l’origine à une fête beaucoup plus ancienne, la fête du retour du printemps. Ce n’est donc pas pour rien que Pâques est fêté, entre autres, par les fleurs, symbole par excellence du renouveau.

Historiquement, les trois principales fleurs de Pâques étaient la pâquerette (Bellis perennis) — dont même le nom rappelle la fête! — , le narcisse (Narcissus spp.) et l’anémone pulsatille (Pulsatilla vulgaris, syn. Anemone pulsatilla), car elles fleurissent tout naturellement à Pâques en Europe, continent où la tradition des fleurs de Pâques est née.

De nos jours, cependant, même si les narcisses et d’autres bulbes du printemps se vendent toujours beaucoup à cette occasion, la fleur la plus vendue à Pâques, du moins en Amérique du Nord, est le lis de Pâques (Lilium longiflorum), avec sa trompette blanche si parfumée. Ainsi, les magasins se remplissent comme par magie de milliers de potées de lis blancs dans les semaines qui précèdent Pâques. Mais il n’y a rien de réellement magique dans cette abondance, car c’est le résultat de longs mois de travail attentif.

Voici comment les pépiniéristes préparent les lis de Pâques pour le marché.

Compte à rebours

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Lis de Pâques. Photo: Paulo Ordoveza, Wikimedia Commons

Pour les pépiniéristes, Pâques est la fête la plus complexe à planifier. Contrairement à Noël, la fête des Mères ou la Saint-Valentin, trois autres fêtes où les fleurs sont vendues en grande quantité, Pâques se déplace annuellement. Elle a lieu le premier dimanche qui suit la première pleine lune du printemps. Donc, Pâques peut avoir lieu aussi tôt que le 22 mars et aussi tard que le 27 avril.

Quel casse-tête pour le pépiniériste qui doit préparer des plantes pour la bonne date! Car la floraison des plantes est déterminée non seulement par le nombre de jours entre la plantation et la floraison, mais aussi par la durée du jour, la température, la taille du bulbe (les gros bulbes fleurissent plus rapidement que les plus petits) et même par la variété, car il existe différentes lignées de lis de Pâques, certaines plus rapides à arriver à la floraison, d’autres plus tardives.

Donc, il faut savamment calculer ces facteurs pour déterminer quand une plante donnée fleurira et modifier l’horaire de production annuelle en conséquence.

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Bulbes de lis de Pâques

Le producteur commandera ses bulbes l’été pour une livraison à l’automne. La vaste majorité des bulbes de lis de Pâques vendus en Amérique du Nord sont produits en plein champ en Oregon et en Californie. Ceux vendus en Europe viennent généralement des Pays-Bas, Israël, Japon, Corée ou Chine. Ils arrivent en grosses caisses, libres de terre pour faciliter l’inspection par les autorités.

La date exacte de la plantation n’a pas beaucoup d’importance, du moins, pourvu que le bulbe subisse au moins 1000 heures de températures froides. Le producteur empote cependant les bulbes assez rapidement après leur arrivée, car ils s’assèchent en moins de deux si on les laisse exposés à l’air.

Après la plantation, les bulbes sont placés au froid à environ 4 à 7°C. On les conserve souvent à la noirceur à ce stade. Durant ce temps, le bulbe n’est pas dormant comme on le pense souvent, mais en train de produire des racines et de préparer sa floraison. Donc, le terreau doit demeurer humide.

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Production en serre de lis de Pâques

Environ 17 à 18 semaines avant Pâques, le producteur placera les bulbes dans une serre bien éclairée et relativement fraîche: à environ 18°C. Les serriculteurs obtiennent la bonne température en actionnant le chauffage quand il fait froid dehors et en ouvrant les ventilateurs pour laisser l’air froid de l’extérieur entrer quand il fait trop chaud. Une serre peut rapidement devenir très chaude en mars ou avril par une journée très ensoleillée.

On commence à arroser au besoin, car les plantes se mettent à pousser en un rien de temps. Les jours gris et pluvieux retardent la floraison et le producteur doit augmenter la température en conséquence. Les jours ensoleillés et chauds stimulent une floraison plus précoce: pour obtenir une floraison à la bonne date, le producteur ouvrira des ventilateurs pour laisser entrer plus d’air froid et ainsi ralentir la croissance des lis.

La hauteur de la tige florale aussi est affectée par la température: plus il fait chaud, plus la tige est haute. Comme les consommateurs préfèrent des lis relativement compacts, il peut être nécessaire de les traiter avec un produit appelé ralentisseur de croissance qui réduit l’espace entre les feuilles et donc la hauteur éventuelle de la plante.

Normalement, le producteur commence à expédier ses plantes aux magasins une ou deux semaines avant Pâques, au moment où les boutons floraux sont vert pâle, mais commencent à enfler. Elles s’épanouiront en magasin, au grand plaisir de l’acheteur.

Quelques conseils

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Le pollen orange du lis peut tacher les nappes et les vêtements. Ainsi, il peut parfois être sage de supprimer les anthères. Photo: Katrina Wiese, Wikimedia Commons

Pour une floraison maximale chez vous, choisissez une potée portant un grand nombre de boutons floraux, mais seulement une ou deux fleurs ouvertes, et cela, plutôt qu’une plante pleinement fleurie. C’est signe qu’elle est au début de sa floraison et donc que le spectacle durera plus longtemps.

Sachez aussi que l’énorme différence de prix qu’on voit d’un vendeur à l’autre est surtout basée sur le nombre de boutons ou de fleurs. Donc, vous pensez avoir déniché une aubaine, car le prix est excellent, mais finalement la floraison dure peu longtemps, car il y avait peu de fleurs sur la plante ou encore, la floraison était avancé. Les supermarchés et les grandes surfaces achètent souvent des potées que les jardineries considèrent ratées et les vendent à rabais. Parfois, il vaut la peine de payer plus cher pour une plante de meilleure qualité qui produira plus de fleurs pendant plus longtemps.

Enfin, chez vous, pour maintenir la floraison le plus longtemps possible, placez votre lis à la clarté, mais pas au plein soleil, dans un endroit frais (18 °C ou moins). La nuit, on peut même déplacer la plante vers une pièce à peine chauffée. Arrosez au besoin pour que le terreau ne s’assèche pas.

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Attention! Le lis de Pâques est toxique aux chats!

Ne laissez pas vos chats mordiller votre lis de Pâques, car feuilles, fleurs, tiges et bulbes leur sont toxiques. Placez-le hors de leur portée. Curieusement, ce lis n’est pas toxique pour les humains (d’ailleurs, pour les chiens non plus) et d’ailleurs, dans sa région d’origine, les îles Ryukyu du Japon, les bulbes de lis de Pâques sont récoltés et utilisés comme légume, à la manière des pommes de terre chez nous.

Après la floraison

Si vous tenez à la faire, vous pouvez planter le lis de Pâques en pleine terre après la floraison, mais les chances qu’il reprend pour fleurir de nouveau sont assez minces, du moins au Canada, car il est de zone de rusticité 7 ou 8, selon le cultivar, et ne tolérera pas les hivers froids canadiens. Si vous tenez à expérimenter quand même, appliquez un épais paillis (30 à 45 cm de feuilles mortes, par exemple) à l’automne pour protéger le bulbe du gel.

Les Européens auront plus de succès, car il est rustique presque partout dans leur continent, sauf dans le nord et en montagne. Ce succès est souvent de courte durée, toutefois, car ce lis, d’origine subtropicale, ne réussit à long terme que sous un climat très doux, comme en bordure de la Méditerranée.

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Le lis de Pâques est mal adapté au froid et réussit mieux sous un climat subtropical. Photo: Kabacchi, Wikimedia Commons

Curieusement, si jamais votre lis refleurit un jour, ce ne sera probablement pas à Pâques. En effet, dans les régions tempérées, la saison normale de floraison du «lis de Pâques» est à la fin de l’été ou même à l’automne. C’est seulement lorsqu’on le cultive dans une zone subtropicale ou qu’on le force en serre qu’il réussit à fleurir au printemps!

Dans bien des régions, la chose la plus logique à faire avec une potée de lis de Pâques quand sa floraison est terminée est de la mettre au compost. Vous achèterez une nouvelle potée à Pâques l’an prochain, voilà tout!20170416A. Andrew Dunn, WCjpg

Semis à faire à l’intérieur à la mi-avril

Par défaut

20160415A.jpgNous voilà au cœur de la saison des semis intérieur. Il y a désormais autant de variétés à semer à cette saison que des variétés que, théoriquement, vous auriez dû déjà avoir semées.

Pour voir les «rendez-vous manqués», allez voir Semis à faire à l’intérieur au début d’avrilSemis à faire à l’intérieur à la mi-marsSemis à faire à l’intérieur au début de mars, etc.

Voici les semis à faire à l’intérieur à partir de la mi-avril :

Aneth (Anethum graveolens)
Arabette (Arabis caucasica et autres)
Arachide (Arachis hypogaea)
Arctotide (Arctotis hybrida, anc. Venidium)
Argémone (Argemone mexicana et autres)
Aster (Aster spp. (incluant SymphtrichonEurybia et autres)
Astilbe (Astilbe spp.)
Aubrétie (Aubrieta spp.)
Aulnée (Inula spp.)
Baptisia ou faux indigotier (Baptisia spp.)
Belle-de-jour (Convolvulus tricolor)
Bident (Bidens aureaB. ferulifolia et autres)
Buglosse d’Italie (Anchusa azurea et autres)
Camomille allemande ou matricaire (Matricaria recutita, syn. Matricaria chamomilla)
Céraiste tomenteux (Cerastium tomentosum)
Cerfeuil (Anthriscus cerefolium)
Chardon écossais (Onopordum acanthium)
Chou frisé ou kale (Brassica oleracea acephala)
Chrysanthème annuel (Glebionis carinatum (anc. Chrysanthemum carinatum) et autres)
Clarkia élégant (Clarkia unguiculata, syn. C. elegans)
Cœur saignant (Dicentra spectabilis)
Coquelourde des jardins (Lychnis coronaria)
Corbeille d’or (Aurinia saxatilis, syn. Alyssum saxatile)
Coréopsis (Coreopsis grandifloraC. lanceolata et autres)
Coréopsis annuel (Coreopsis tinctoria et autres)
Cosmidium (Cosmidium burridgeanum)
Croix de Malte (Lychnis chalcedonica, L. arkwrightii)
Cupidone (Catananche caerulea)
Cynoglosse (Cynoglossum amabile)
Dahlia nain (Dahlia X)
Endive ou scarole (Cichorum intybus)
Euphorbe panachée (Euphorbia marginata)
Gaillarde vivace (Gaillardia grandiflora et autres)
Galane ou chélone (Chelone glabra et autres)
Gazania (Gazania rigens)
Giroflée des jardins (Matthiola incana)
Godétie (Clarkia amoena, anc. Godetia amoena)
Gomphréna (Gomphrena globosa et autres)
Grande mauve (Malva sylvestris)
Gypsophile des murailles (Gypsophila muralis)
Hunnemannie (Hunnemannia fumariifolia)
Immortelle à bractées (Xerochrysum bracteatum, syn. Helichrysum bracteatum)
Immortelle ailée (Ammobium alataum)
Immortelle rose (Rhodanthe roseum et R. magnlesii, syn. Acroclinium et Helipterum)
Jasione vivace (Jasione laevis, syn. J. perennis)
Kochia (Bassia scoparia, syn. Kochia scoparia)
Lavatère annuelle (Lavatera trimestris)
Lavatère vivace (Lavatera thuringiacaL. cachemeriana, etc.)
Liatride (Liatris spicata et autres)
Lupin ( (Lupinus polyphyllus et autres)
Lychnide de Haage (Lychnis haageana)
Marguerite de Dahlberg (Thymophylla tenuiloba, syn. Dyssodia tenuiloba)
Marjolaine (Origanum majorana, syn. O. hortensis)
Mauve vivace (Malva moschataM. alcea et autres)
Melampodium ou zinnia africain (Melampodium paludosum)
Mignonnette (Reseda odorata)
Mimule (Mimulus hybridus)
Muflier ou Gueule-de-loup (Antirrhinum majus)
Némésie (Nemesia strumosa et autres)
Nicandre (Nicandra physaloides)
Nielle des blés (Agrostemma githago et autres)
Nigelle (Nigella damascena et autres.)
Origan (Origanum vulgare)
Ostéospermum (Osteospermum spp., syn. Dimorphotheca spp.)
Pavot somnifère ou pavot à opium (Papaver somniferum, syn. P. laciniatumP. paeoniflorum)
Pennisétum (Pennisetum villosumP. setaceum)
Persil (Petroselinum crispum)
Phlox annuel (Phlox drummondii)
Pied d’alouette annuel (Consolida ambiguaC. regalis, anc. Delphinium)
Platycodon (Platycodon grandiflorum)
Pois vivace (Lathyrus latifolius)
Polémoine ou échelle de Jacob (Polemonium caeruleumP. reptans, etc.)
Pourprier (Portulaca grandiflora)
Quatre-heures (Mirabilis jalapa)
Queue de lièvre (Lagurus ovatus)
Reine-marguerite (Callistephus chinensis)
Romarin (Rosmarinus officinalis)
Rudbeckie glorieuse (Rudbeckia hirta)
Rudbeckie hérissée (Rudbeckia hirta)
Sagine des montagnes (Arenaria montana)
Sauge à feuilles de lyre (Salvia lyrata)
Sauge éclatante (Salvia splendens)
Sauge hormin (Salvia viridis, syn. S. horminus)
Sauge sclarée (Salvia sclarea)
Scabieuse des jardins (Scabiosa atropurpurea)
Sidalcée (Sidalcea malviflora et autres)
Silphium (Silphium perfoliatumS. laciniatum, etc.)
Soleil du Mexique (Tithonia rotundifolia)
Souci (Calendula officinalis)
Statice vivace (Limonium platyphyllum (syn. L. latifolium) et autres)
Tabac d’ornement (Nicotiana alataN. sylvetris et autres)
Talinum ou bijoux d’Opar (Tanlium paniculatum et autres)
Thermopsis ou faux-lupin (Thermopsis villosa et autres)
Thunbergie ailée (Thunbergia alata)
Thym serpolet (Thymus serpyllum, T. praecox et autres)ù
Tomate (Solanum lycopersicum)
Zinnia rampant (Sanivitalia procumbens)

Pour plus de renseignements sur la culture des semis, je vous suggère le livre Les idées du Jardinier paresseux : Semis, de Larry Hodgson.