Arrosez vos plantes d’intérieur pendant les vacances

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Pour assurer l’arrosage de vos plantes d’intérieur pendant vos vacances estivales, éloignez-les des fenêtres et arrosez-les abondamment, laissant, pour une fois, de l’eau dans la soucoupe. Avec un surplus d’eau et un éclairage moins intense, elles pourront facilement supporter 2 semaines sans arrosage. Mais vous partez pour 3 semaines ou même un mois? Arrosez-les modérément, éloignez-les des fenêtres… et scellez-les dans un sac de plastique transparent. En éliminant ainsi l’évaporation, vous pourriez même partir 6 à 8 mois sans craindre pour leur santé!

Les plantes succulentes (cactées, crassulas, sansevières, etc.), par contre, ne seront pas heureuses scellées dans un sac transparent (elles tolèrent mal l’air très humide), mais elles utilisent peu d’eau pour leur survie de toute façon. Dans leur cas, arrosez bien et retirez les plantes de toute fenêtre ensoleillée, mais cette fois-ci, sans les recouvrir d’un sac de plastique. À l’air libre, elles s’assécheront, mais très lentement. Même après plus d’un mois, elles seront encore en très bon état.

N.D.L.R. Texte adapté d’un billet originalement publié le 14 juillet 2014.

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Une chenille fort impressionnante!

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Question: Mon arbre est rempli de ces chenilles. Pouvez-vous les identifier? Et quoi faire? Par contre, pour mon arbre, je ne suis pas convaincu. Il ne reste plus grand-chose dedans!

Alex Arcand

Réponse: C’est la chenille à bosse rouge (Schizura concinna), une chenille qui s’attaque à plusieurs arbres (érables, peupliers, saules, ormes, cerisiers, pruniers, pommiers, etc.). Le papillon femelle est un papillon de nuit brun sans grand attrait qui ne vit qu’une dizaine de jours. Il est présent au printemps, pondant de 25 à 100 œufs sous une feuille, et donc il y a de nombreuses chenilles qui apparaissent en même temps. 

Elles sont jaune strié de blanc et noir avec les flancs picotés de noir et une double rangée d’épines sur le dos. La tête est noire chez les jeunes spécimens, mais devient rouge vif plus tard. Et le trait le plus saisissant — et qui lui a mérité son nom commun — est la bosse rouge derrière sa tête.

Les jeunes chenilles sont très grégaires. Photo: Howell Curtis, http://www.butterfliesandmoths.org

Les chenilles sont très grégaires au début et on peut donc les voir manger ensemble sur une seule feuille, mais plus tard, elles deviennent plus indépendantes et se dispersent sur l’arbre.

Traitement

Le Btk rend le chenille malade et finit par la tuer. Ill.: Claire Tourigny, tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

Très souvent, au moment où l’on remarque la présence des chenilles, les dégâts sont déjà faits et alors il ne sert à rien de traiter. Par contre, si vous prenez l’attaque tôt dans la saison, pendant que l’arbre a encore assez de feuillage intact à protéger, vous pouvez contrôler les chenilles avec une application de Btk (Bacillus thuringiensis kurstaki), un insecticide biologique. Quand elles auront mangé les feuilles, le Btk les rendra malades et elles cesseront bientôt de se nourrir et finiront par mourir.

Par contre, si vous ne remarquez les chenilles qu’à la fin de l’été, elles auront peut-être déjà arrêté de manger, car elles se prépareront alors à tomber au sol pour y hiverner sous forme de pupe. Et si elles ne mangent pas, le Btk ne sera d’aucune utilité. 

Il n’y a qu’un cycle par année, du moins en région tempérée. 

Pas touche

Évitez de toucher aux chenilles: quand elles se sentent menacées, elles émettent des jets d’un liquide malodorant et irritant pour décourager leur prédateur. Si vous en recevez dans les yeux, ce sera non seulement douloureux, mais cela pourrait vous aveugler temporairement.

Et l’avenir?

L’an prochain, les pupes donneront naissance à des papillons ailés qui se dissiperont dans la nature. Habituellement, cet insecte est très sporadique: il est peu probable que vous en voyiez sur le même arbre dans le futur. 

Souvent l’arbre devient complètement défolié. Photo: http://www.foothillpest.com

Les dégâts peuvent paraître graves, mais en fait, la défoliation est une situation assez courante chez les arbres dans la nature et ils savent comment y réagir. Votre arbre produira bientôt de nouvelles feuilles de remplacement. Vous pourriez tout simplement le fertiliser un peu et l’arroser en cas de sècheresse pour aider à sa récupération. 

La chenille à bosse rouge est strictement nord-américaine, mais il y a différentes chenilles défoliatrices à travers le monde avec le même modus operandi et qu’on peut contrôler de la même façon.

Les fourmis: à la fois amies et ennemies

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Si vous jardinez, il est certain vous rencontrez des fourmis. Elles sont partout! Différentes espèces sont présentes sur tous les continents (sauf l’Antarctique) et dans tous les environnements terrestres. Si certaines personnes sont horrifiées par leur présence et veulent les éliminer à tout prix, le jardinier sage apprendra à les tolérer et même à les accepter, réagissant seulement quand elles causent un véritable problème. 

En effet, il est important de comprendre que les fourmis sont à la fois bénéfiques et nuisibles… et que pour la plupart, c’est le côté bénéfique qui prime.

Leurs bons côtés

Prédatrices d’autres insectes

Peu de jardiniers se doutent de l’effet majeur que les fourmis peuvent avoir sur d’autres parasites du jardin. Très souvent, ce sont les fourmis qui les gardent sous contrôle. Les fourmis limitent le développement de nombreux indésirables — altises, perce-oreilles, limaces, etc. Les fourmis chassent activement de petits ravageurs et mangent aussi leurs œufs. Certaines plantes (la pivoine est la plus connue de ce groupe) offrent même du nectar et d’autres ressources aux fourmis, car leur présence rebute les insectes qui peuvent leur nuire. D’ailleurs, autrefois les agriculteurs encourageaient la présence de fourmilières dans leurs champs comme protection contre les vrais ravageurs.

Les fourmis servent de nourriture aux animaux bénéfiques

Le pic flamboyant (Colaptes auratus) est particulièrement friand de fourmis. Video: Pets, Animals, Travel, Docs, & Rare Musical Stuff, www.youtube.com

Contre leur gré, bien sûr, les fourmis nourrissent beaucoup d’animaux utiles. Toutes sortes d’oiseaux insectivores, dont les pics, les gélinottes et les trogolodytes, se nourrissent en partie de fourmis. C’est aussi le cas de nombreux autres animaux : crapauds, lézards, musaraignes, etc. Ces insectivores mangent aussi les insectes nuisibles et normalement vous voudrez donc encourager leur présence. Une façon de le faire est de tolérer la présence de fourmis sur votre terrain. 

Détritivores

Si vous prenez la peine d’observer les fourmis, vous les verrez transporter toutes sortes de déchets vers leurs nids: pétales de fleurs tombés, insectes et animaux morts, etc. En fait, elles nettoient nos jardins, comme autant de mini aspirateurs! Les fourmis charpentières vont encore plus loin et font décomposer le bois mort (souches, racines, etc.), non seulement en y creusant des tunnels, mais aussi en transportant des champignons et des bactéries qui continuent la dégradation du vieux bois, libérant l’espace pour d’autres cultures. 

Des aérateurs hors pair

En creusant leurs tunnels, les fourmis aèrent le sol. Photo: colleen721, DeviantArt

En dessous des fourmilières que vous voyez, il y a toute une série de tunnels et de galeries que vous ne voyez pas, mais qui sont utiles aux plantes. Votre terrain en est sans doute miné! Ces tunnels permettent la circulation d’air au niveau des racines et aussi la pénétration de l’eau et sont donc utiles à vos plantations.

Après les fleurs, le pot

Oui, les fourmis sont très utiles dans nos jardins, mais elles nous causent aussi parfois des ennuis.

À l’intérieur

Personne ne veut de fourmis dans sa maison. Photo: http://www.consumerreports.org

D’abord, tirons les choses au clair: si les fourmis peuvent être bénéfiques en plein air, elles ne le sont pas dans nos demeures. Si des fourmis pénètrent chez vous, vous avez tout à fait raison de vouloir les en chasser. Surtout s’il s’agit de fourmis charpentières. Elles sont une vraie peste dans la maison, car elles ne voient pas la différence entre une vieille souche à décomposer et le bois qui tient votre maison debout. Là, un exterminateur peut être nécessaire.

Fourmis éleveuses de pucerons

Certaines fourmis élèvent et entretiennent les pucerons. Photo: http://www.planetnatural.com

Aussi, si les fourmis protègent nos plantes contre certains insectes, parfois elles en protègent et même en élèvent d’autres. C’est le cas des insectes suceurs comme les pucerons et les cochenilles. Ces insectes sécrètent un liquide sucré appelé miellat que les fourmis adorent. Elles vont jusqu’à masser les insectes suceurs pour stimuler une plus grande production de miellat. Elles défendent ces insectes contre leurs prédateurs (coccinelles, chrysopes, larves de syrphes, etc.) et peuvent même les transporter d’une plante à une autre pour commencer une nouvelle colonie.

Curieusement, si les fourmis protègent certains pucerons et cochenilles, elles n’hésitent pas à en consommer d’autres. 

Il y a au moins un avantage relié à cet élevage: la présence de fourmis peut vous indiquer qu’il y a un problème. Si vous voyez une procession de fourmis qui montent dans un arbre ou un arbuste, ne tuez pas les fourmis: elles ne sont pas le problème! Mais cette action indique la présence d’insectes suceurs que vous aurez peut-être besoin de contrôler. 

Fourmis piqueuses

Notez le dard à extrémité de l’abdomen de cette fourmi du feu. Photo: http://www.npr.org

Et il y a aussi le cas des fourmis piqueuses, espèces que vous ne voudriez surtout pas avoir dans vos jardins, à cause de leur nature agressive et de leur piqûre douloureuse. Oui, contrairement à la plupart des fourmis, elles disposent d’un dard et n’hésitent pas à s’en servir sur les humains comme sur les animaux domestiques. Tondre la pelouse, désherber le potager ou étendre le linge près d’un de leurs nids devient chose presque impossible et on ne peut pas non plus laisser les enfants jouer à proximité.

Fourmi rouge d’Europe… mais photographiée à Vancouver, Canada, où elle est maintenant bien établie. Photo: Sean McCann, http://www.flickr.com

La fourmi piqueuse la plus connue est la fourmi rouge (Myrmica rubra), courante presque partout en Europe, dont en France, en Belgique et en Suisse. Et elle est maintenant solidement établie en Amérique du Nord aussi, notamment en Nouvelle-Écosse, apportée accidentellement au Nouveau Monde il y a plus de 50 ans. Elle est désormais présente, mais très localisée, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Colombie-Britannique et en Ontario ainsi que dans 15 états américains. Sa piqûre est douloureuse, mais pas toxique.

La fourmi du feu est minuscule, mais très agressive et dangereuse. Photo: Scott Bauer, Wikimedia Commons

Mais on ne peut pas en dire autant de la fourmi du feu (Solenopsis invicta). Sa piqûre est tellement douloureuse qu’elle fut utilisée autrefois par certaines tribus d’Amérique du Sud pour torturer à mort leurs ennemis. Elle est très agressive envers les humains et quand elle pique, elle injecte un venin irritant provoquant des rougeurs cutanée et une sensation de brûlure intense… d’où, d’ailleurs, le nom fourmi du feu. Parfois, les personnes atteintes finissent à l’hôpital et celles qui y sont allergiques peuvent même en mourir.

La fourmi du feu devient peu à peu un fléau planétaire. Ill.:: James Wetterer, Wikimedia Commons

Cette fourmi sud-américaine a été introduite par accident aux États-Unis dans les années 1930 et s’étend rapidement dans le sud de ce pays, mais est limitée dans son expansion vers le nord par une intolérance aux hivers froids, heureusement pour les jardiniers canadiens. On la trouve maintenant aussi en Asie (Hong Kong est aux prises avec une infestation majeure), en Australie et dans les Caraïbes, apparemment introduite à partir des États-Unis. On considère la fourmi du feu comme une des pires espèces envahissantes de la planète.

À cause de leur dangerosité, ces deux fourmis piqueuses n’ont pas leur place dans nos jardins. Les deux font toutefois souvent des nids multiples et couvrent alors de vastes superficies, donc vous aurez plusieurs nids à contrôler. Dans ces cas, le meilleur traitement consiste à utiliser les services d’un exterminateur.

Contrôler des fourmis de tous les jours 

Mettant de côté les fourmis piqueuses et les fourmis charpentières qui se trouvent dans la maison, deux cas où les services d’un exterminateur sont souvent nécessaires, il vaut mieux apprendre à accepter les fourmis communes que vous trouvez sur votre terrain. Comme vous avez vu au début du texte, elles sont plus souvent bénéfiques que nuisibles. Vivre et laisser vivre, voilà l’attitude à adopter. 

Dans les rares cas où les fourmis vous posent vraiment des problèmes et qu’il vous faut éliminer une fourmilière, sachez que vous trouverez dans toute quincaillerie plusieurs produits anti-fourmis que vous pouvez utiliser. La plupart sont à base de bore, un élément naturel qui est toxique seulement à fortes doses. Or, les appâts à base de bore ne contiennent qu’une faible dose. Ainsi, la fourmi travailleuse qui ramasse l’appât contenant le bore n’est pas empoisonnée. Mais à force d’être nourrie par ce poison faible qui lui est apporté, la reine finit par succomber à une dose mortelle et alors la colonie disparaît. 

Le borax ressemble au sucre à glacer et les fourmis ne voient pas la différence. Photo: http://www.indiamart.com

Si vous préférez une recette maison, mélangez 5 ml de borax (produit nettoyant vendu dans les supermarchés et grandes surfaces) ou d’acide borique (aseptisant vendu en pharmacie) à une quantité égale de sucre à glacer. Versez le mélange dans un contenant afin que l’appât soit à l’abri de la pluie (une canette de soda ou de bière vide, par exemple) et placez-le près du nid à éliminer. Les fourmis trouveront le sucre et le rapporteront à leur reine sans remarquer la présence de bore.

Ces traitements au bore prennent trois à quatre semaines pour venir à bout d’une colonie, donc il faut s’armer de patience. 


Les fourmis: parfois des amies, parfois des ennemies, mais rarement a-t-on besoin de les contrôler.

Jardiner peut prolonger votre vie

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Vous avez probablement entendu dire que les gens qui jardinent ont tendance à vivre plus longtemps que la moyenne. Mais saviez-vous que ce n’est pas simplement une croyance, mais qu’il semble y avoir des preuves scientifiques pour le confirmer?

Des études effectuées dans des régions du monde où les gens vivent souvent plus longtemps que la moyenne, à un point où les centenaires ne sont pas rares, montrent que la population locale partage beaucoup de traits. Entre autres, ils mangent bien (beaucoup de légumes frais, peu de viande), ont de bonnes habitudes d’exercice et bénéficient d’un bon système de soutien social. Et beaucoup d’entre eux jardinent.

Les personnes âgées d’Okinawa, au Japon, la région où le taux de centenaires est le plus élevé au monde, ont tendance à jardiner jusqu’à très tard dans leur vie. Selon le Dr Bradley Cox de l’Université d’Hawaï, le jardinage tend à leur donner de l’ikigai, soit une raison de vivre. Ils bénéficient également du yuimaru, soit d’un niveau élevé de relations sociales relevant du jardinage, entre autres parce qu’ils partagent leurs récoltes et donc interagissent avec d’autres personnes.

Une autre étude réalisée à l’Université de Harvard montre que les personnes entourées de verdure luxuriante vivent plus longtemps, avec un risque moins élevé de développer un cancer ou une maladie respiratoire.

Jardiner socialement semble être encore meilleur pour la santé que jardiner seul. Photo: vtnews.vt.edu

Des chercheurs australiens ont conclu que le risque de démence était 36% moins élevé chez les gens qui jardinaient régulièrement que chez les gens qui ne jardinaient pas.

Et dans une étude néerlandaise, les participants étaient soumis à une activité stressante, après laquelle certains étaient invités à jardiner et d’autres à lire à l’intérieur. Après 30 minutes, les jardiniers avaient un niveau plus bas de cortisol, une hormone du stress, alors que le niveau de cortisol avait augmenté chez les lecteurs. De plus, les jardiniers ont déclaré se sentir de bonne humeur et complètement rétablis après leur séance de jardinage.

Personne ne nie que la génétique soit un facteur important de la longévité ou qu’il reste encore beaucoup à découvrir sur comment vieillir en bonne santé, mais si vous êtes un jardinier, il est bon de savoir que votre passe-temps favori peut vous aider à vieillir sainement et avec une capacité mentale améliorée.

Vous trouverez un article plus détaillé à ce sujet ici: http://www.bbc.com/capital/story/20181210-gardening-could-be-the-hobby-that-helps-you-live-to-100.

Une plante-robot qui suit le soleil

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Nous savions tous que cela arriverait un jour, n’est-ce pas? Des robots si avancés qu’on pourrait difficilement les distinguer des formes de vie! Ce robot s’en approche. On peut le voir comme un croisement entre une plante vivante et un robot. Il est surtout conçu pour donner de la mobilité à la plante afin qu’elle reçoive toute la lumière dont elle a besoin.

Le robot apporte la plante à l’emplacement le plus ensoleillé.

À mesure que la journée avance, le robot à six pattes portant une plante (Echeveria ‘Hakuhou’) sur son dos suit la lumière, apportant la plante aux meilleurs endroits pour assurer sa croissance. Il tourne aussi pour que tous les côtés de la plante reçoivent leur part de lumière. Et s’il fait trop chaud ou si la plante a eu son quota de lumière pour la journée, il se déplace avec sa plante passagère vers un endroit plus frais ou plus à l’ombre.

Le robot tourne pour exposer tous les côtés de la plante à la lumière.

Le robot a été créé par l’entrepreneur et spécialiste en robotique chinois Sun Tianqi et est une forme modifiée d’un robot que vous pouvez réellement acheter (si pour quelque raison que ce soit vous avez besoin d’un robot mobile à six pattes qui ressemble à un crabe): le HEXA, offert par Vincross et en vente pour «seulement» 949 $ US.

Cette danse indique que la plante a soif.

En plus de donner à la plante son apport quotidien en lumière solaire, le robot modifié fait également une petite danse pour indiquer à son propriétaire que la plante a besoin d’eau. Il interagit aussi avec son propriétaire s’il est touché.

Il commence à faire trop chaud, alors le robot va à l’ombre.

Sun Tianqi explique ses raisons pour avoir développé l’hybride:

«Depuis des milliards d’années, les plantes n’ont jamais connu de mouvement, même le plus simple. Toute leur vie, elles restent à l’endroit où elles sont nées. Désirent-elles briser leurs propres paramètres ou auraient-elles tendance à le faire si elles le pouvaient? Si les êtres humains tentent toujours de briser les paramètres avec la technologie, qu’en est-il des plantes? Je ne connais pas la réponse, mais j’aimerais beaucoup essayer de partager certaines de ces tendances et technologies humaines avec les végétaux. Avec une base de robot mobile, les plantes peuvent désormais faire l’expérience de la mobilité et de l’interaction. J’espère que ce projet pourra apporter une source d’inspiration pour la relation entre la technologie et les paramètres naturels.»

Est-ce là l’avenir des végétaux? Est-ce que nos parcs seront remplis d’arbres robotisés cherchant le soleil et se battant avec d’autres arbres robotisés afin de s’accaparer les meilleurs emplacements? Les champs de blé et de riz vont-ils errer çà et là à la recherche de la meilleure lumière possible ou descendre au bord du lac pour se tremper dans l’eau quand ils seront secs? Est-ce que mes plantes d’intérieur vont se promener de pièce en pièce à mesure que la lumière change, piétinant la queue de mon chien en passant?

Franchement, l’idée devient un peu effrayante: je pense que j’aime autant que mes plantes restent là où je les ai mises!

Photos: Vincross

Rencontre avec une guêpe géante

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L’été dernier, lors du symposium annuel de l’association Garden Communicators International à Chicago, dans l’Illinois, alors que je visitais le vaste et fabuleux Lincoln Park, j’ai vu une guêpe des plus étonnantes, bien plus grosse que toute autre guêpe que j’avais jamais vue. J’ai osé prendre une photo avec mon téléphone intelligent, même si je n’ai pas eu le courage de faire un égoportrait avec la créature dans ma main!

Gigantesque, mais pas agressive

Guêpe tueuse de cigales de l’Est (Sphecius speciosus): l’une des guêpes les plus grosses au monde. Photo: Thom Mitchell, bugguide.ne

Il s’avère que c’était une guêpe tueuse de cigales de l’Est (Sphecius speciosus), trouvée dans l’est des États-Unis et du Mexique. Par contre, il s’avère qu’il existe d’autres espèces de guêpes tueuses de cigales presque partout dans le monde, mais qu’elles sont absentes des régions septentrionales de l’Amérique du Nord où je vis. La limite nord pour l’espèce en question est l’extrême sud de l’Ontario, le seul endroit au Canada où il existe de telles guêpes. 

C’est une guêpe robuste, noire à brun rougeâtre, avec des rayures jaune clair et des ailes brunâtres. De jusqu’à 5 cm de longueur, elle mesure près de 4 fois la taille des guêpes sociales habituelles. À titre de comparaison, elle est environ aussi longue qu’une carte de crédit est large. Je peux vous assurer qu’une guêpe aussi énorme impressionne! 

Comme son nom l’indique, c’est une prédatrice des cigales, ces gros insectes qui se fixent sur les troncs d’arbres et dont l’appel fort et strident nous rend presque fous lors des chaudes journées d’été en de nombreuses régions.

La guêpe tueuse de cigales est une espèce solitaire, ne formant pas de colonies, contrairement aux guêpes sociales plus petites, mais plus agressives. La tueuse femelle pique sa proie (une cigale) afin de la paralyser, puis la transporte dans son nid, un tunnel creusé dans un sol sablonneux. Elle rapportera deux à trois cigales dans le nid si elle pond un œuf femelle (les guêpes femelles sont plus grosses et ont alors besoin de plus de nourriture), mais seulement une pour un œuf mâle. Oui, curieusement elle semble connaître le sexe de sa progéniture à l’avance. 

La larve se nourrit de cigales encore vivantes, mais paralysées, puis se convertit en pupe sous terre en automne. Elle fait son apparition en tant qu’adulte au début de l’été suivant et le cycle recommence.

Il n’y a qu’une génération par an.

Visuellement effrayante, mais pas agressive

Guêpe tueuse s’apprêtant à s’envoler avec une cigale qu’elle a paralysé de sa piqûre. Photo: wrenchinthegears.com

La tueuse de cigales femelle ne pique pas les humains, à moins qu’elle ne se sente menacée. Apparemment, sa piqûre est assez indolore. Les mâles ne piquent pas du tout, n’ayant pas de dard.

J’ai vu «ma» tueuse de cigales dans une fleur sauvage appelée euphorbe pétaloïde (Euphorbia corollata) car, dans ses temps libres, la tueuse est une gentille pollinisatrice, donc bénéfique pour nos jardins. Oui, l’adulte se nourrit de nectar, pas de cigales. Comme les cigales sont considérées comme des ennemis des arbres (leurs larves souterraines piquent les racines des arbres et se nourrissent de la sève qui s’en écoule), la guêpe est en fait doublement utile: elle féconde nos fleurs et protège nos arbres!

Donc, même si elle paraît féroce en raison de sa taille et de ses rayures jaunes, la tueuse de cigales est inoffensive pour l’humain et même utile pour les plantes. Encore une autre des innombrables créatures fascinantes de mère Nature!

Bouturer des rosiers en pleine terre

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Si vous avez un rosier que vous appréciez particulièrement, vous pouvez le bouturer. On peut le faire à l’intérieur, en pot, mais il est aussi possible de faire le bouturage en pleine terre. 

Voici comment faire: 

  1. Coupez une tige en croissance (en juin ou en juillet) d’environ 15 à 20 cm de longueur.
  2. Supprimez les feuilles inférieures pour dégager l’extrémité inférieure de la tige. 
  3. Supprimez aussi toute fleur et tout bouton floral.
  4. Plongez l’extrémité inférieure de la bouture dans le sol dans un endroit mi-ombragé.
  5. Arrosez bien.
  6. Placez une bouteille à grand goulot inversée sur la bouture pour agir comme mini-serre. 
  7. Quand de nouvelles feuilles apparaissent, enlevez la bouteille: votre bouture est enracinée!
  8. Transplantez la bouture dans un endroit convenable à la culture des rosiers (plein soleil, sol riche et bien drainé)… et regardez votre nouveau rosier pousser.

Ce n’est pas plus compliqué que ça!