L’euphorbe à nervures blanches: la succulente qui se partage

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Euphorbe à nervures blanches (Euphorbia leuconeura). Photo: plantsam.com

Vous n’avez jamais entendu parler de l’euphorbe à nervures blanches (Euphorbia leuconeura)? Je ne suis pas surpris. C’est une plante d’intérieur assez obscure, certainement pas une espèce que l’on voit souvent en jardinerie. Cependant, elle a fait le tour du monde dans un système parallèle… en tant que plante qui se partage entre jardiniers amateurs. Un voisin, un ami ou un parent vous en donne une, puis vous la cultivez et produisez des bébés que vous donnez à quelqu’un d’autre. Et c’est ainsi que cette plante est multipliée depuis au moins une génération. En effet, je me souviens l’avoir vue pour la première fois lors d’un échange de plantes il y a environ 30 ans.

Je sais pertinemment que cette plante est beaucoup plus cultivée que ce qu’on pourrait penser, car les gens ne cessent de m’envoyer des photos avec la question: «quel est le nom de cette plante?» Ou encore, ils apportent un spécimen ou une bouture à une conférence que je donne. C’est une plante très originale qu’on ne peut pas confondre avec toute autre. 

Une description

Spécimen mature à plusieurs ramifications. Photo: Tommy Kronkvist, Wikimedia Commons

L’euphorbe à nervures blanches (Euphorbia leuconeura) est un arbuste succulent, même un petit arbre, atteignant jusqu’à 1,8 m (6 pi) de hauteur. Elle vient du Madagascar où elle est menacée d’extinction à cause de la destruction de son habitat. Certaines personnes trouvent qu’elle ressemble à un cactus, mais elle appartient plutôt à une famille très différente, les Euphorbiacées. Ainsi, elle est une proche parente de la couronne d’épines ou épine du Christ (E. milii) et même du poinsettia (E. pulcherrima).

Plante juvénile à nervures blanches. Photo: http://www.kakteen-matk-berlin.de

Vous aurez sans doute deviné que l’épithète leuconeura veut dire à nervures blanches. Pour comprendre pourquoi, il faut cependant voir un spécimen juvénile. Les jeunes plantes portent des feuilles aux nervures blanc argenté: un effet assez saisissant. La coloration blanche s’estompe avec le temps, cependant, et les nervures deviennent vertes. Les feuilles matures sont vert foncé et coriaces, mesurant jusqu’à 15 cm (6 pouces) de long et 6,5 cm (2 ½ po) de large. Le pétiole et parfois le limbe de la feuille sont souvent teints de rouge, surtout quand la plante reçoit un éclairage intense.

Avec le temps, la tige s’épaissit et devient angulaire. Photo: Reda Tomingas, Flickr

Sur les jeunes plants, la tige est tubulaire, assez mince et verte ou rougeâtre, mais s’épaissit rapidement puis développe 4 à 5 angles distincts avec une marge velue brune. La tige mature est verte, marquée de croissants brun pâle aux points d’attache des anciennes feuilles. La tige pousse tout droit au début, ne se ramifiant qu’après plusieurs années ou si elle est taillée.

Les fleurs ne sont pas trop impressionnantes et passent souvent inaperçues. Photo: Baja-Costero, garden.org

Après environ un an, la plante commence à produire d’abondantes, mais minuscules fleurs blanches à l’aisselle des feuilles supérieures. Sans pétales, elles sont relativement insignifiantes et peu attrayantes. Elles s’autopollinisent, produisant des capsules de graines qui s’ouvrent de manière explosive, projetant des graines jusqu’à 2 m de distance. Les graines germent facilement et bientôt de jeunes plants d’euphorbe à nervures blanches commencent à apparaître dans les pots de toutes les plantes d’intérieur à proximité, même dans le jardin estival si la plante est placée à l’extérieur pendant la belle saison. Si vous ne voulez pas que la plante se ressème spontanément, supprimez régulièrement les capsules de graines avant qu’elles n’éclatent.

Une culture très facile

C’est une plante largement adaptée, facile à cultiver à l’intérieur.

Elle préfère le plein soleil ou la lumière vive, mais tolérera l’ombre. Sous un faible éclairage, attendez-vous à ce que la plante s’étiole et nécessite un tuteurage.

Jeunes spécimens d’Euphorbia leuconeura. Photo: http://www.instawas.com

Bien que cette plante soit succulente et tolère alors les terreaux secs, mieux vaut la traiter comme une plante verte, l’arrosant abondamment dès que son terreau commence à sécher. En effet, les plantes qu’on laisse trop sécher perdent beaucoup de feuilles inférieures et seront alors moins attrayantes que les spécimens cultivés dans un sol légèrement humide. Même, la plante peut se montrer caduque et perdre toutes ses feuilles, surtout quand c’est pendant l’hiver qu’elle manque d’eau.

Notre euphorbe tolère parfaitement la température de nos demeures. C’est plutôt la fraîcheur qu’elle craint. Calculez une température minimale de 10 °C; 15 °C est encore mieux.

Vous pouvez la cultiver dans à peu près n’importe quel terreau d’empotage: soit un mélange pour plantes d’intérieur ou pour cactus et succulentes. Il faudrait sans doute rempoter les jeunes plants annuellement dans des pots de plus en plus grands. Utilisez un pot lourd pour les gros spécimens, car cette plante devient très pesante en vieillissant.

Fertilisez votre euphorbe à nervures blanche si vous le souhaitez, en utilisant l’engrais de votre choix, mais faites-le légèrement, uniquement pendant la principale saison de croissance (du printemps au début de l’automne). Elle poussera très bien même si vous ne lui donnez aucune fertilisation.

Enfin, elle est indifférente à l’humidité atmosphérique, tolérant aussi bien l’air sec que humide.

La multiplication

Les semis germent un peu partout. Photo: growandcare.com

Quant à la multiplication, la plante s’en occupe! Elle se ressème non seulement dans son propre pot, mais dans les pots de toutes les plantes des environs. Oui, c’est un peu une mauvaise herbe! Vous pouvez alors récolter ces jeunes semis et les planter dans leur propre pot. Vous pouvez également cueillir les graines (couvrez la plante avec un filet pour les attraper) et les semer dans un petit pot. Il suffit de les recouvrir d’un peu de terreau et d’arroser assez pour que le terreau soit un peu humide. Les graines germent en environ un mois à des températures chaudes (22 à 25 °C). 

Enfin, vous pouvez également prendre des boutures si vous avez besoin de plus de plantes.

Lors de la taille, portez des lunettes et des gants de protection, car la sève blanche laiteuse est irritante et toxique. Si vous en recevez sur la peau, lavez-la tout simplement… mais n’attendez pas des heures! Gardez cette plante hors de portée des enfants et des animaux domestiques.

Si votre plante est si haute qu’elle a besoin d’un tuteur, il est probablement préférable d’en démarrer une nouvelle. Photo: MiniHamster5, reddit.com

Les gros spécimens deviennent lourds et occupent beaucoup d’espace. Vous pourriez les tailler bien sûr, mais plus vous le faites, plus ils repoussent, devenant de plus en plus massifs. Il est alors souvent plus facile de les mettre au compost et de les remplacer par l’un des jeunes semis qui apparaissent spontanément partout.

Et avis à mes lecteurs des régions au climat doux: je déconseille carrément la culture de cette plante en plein air dans un climat tropical (zones de rusticité 10 et plus). Elle est tout simplement beaucoup trop envahissante… et avez-vous vraiment besoin d’une nouvelle mauvaise herbe? Dans les régions tempérées, il n’y a toutefois aucune risque que cette plante frileuse s’échappe.

Où en trouver 

L’euphorbe à nervures blanches est rarement offerte en jardinerie, car beaucoup de pépinières la trouvent trop envahissante, contaminant leurs autres cultures. 

Par contre, on trouve assez facilement des plants et des semences en ligne, non seulement dans les pépinières spécialisées en succulentes, mais aussi auprès de fournisseurs tels qu’eBay et Etsy. Et, bien sûr, vous pouvez facilement trouver des spécimens dans les échanges de plantes et les marchés aux puces ou via votre club de jardinage local. Il suffit de montrer une photo lors d’une réunion horticole (inutile de demander cette plante par son nom commun ou botanique: peu de ses propriétaires le connaissent!) et vous verrez des mains se lever. Oui, pour une plante obscure, l’euphorbe à nervures blanches est en fait incroyablement commune!

Les hommes qui jardinent n’ont pas besoin de Viagra!

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Maintenant, nous savons pourquoi cet homme sourit! Photo: http://www.uihere.com.

Il doit y avoir cent raisons pour lesquelles le jardinage est bon pour vous. En voici une spécifiquement pour les hommes. C’est que le jardinage, selon une étude de l’Université de médecine de Vienne, peut aider à prévenir la dysfonction érectile.

En fait, aussi peu que 30 minutes de jardinage par semaine — creuser, désherber ou tondre la pelouse — peut grandement améliorer les performances d’un homme au lit. Et ceux qui passent encore plus de temps dans le jardin (2 heures et plus) peuvent réduire de moitié leur risque de dysfonction érectile.

Bien sûr, cela ne fait que confirmer quelque chose que nous savons déjà: qu’un exercice modéré, que ce soit le jardinage, la marche, la danse ou le vélo, est tout simplement bon pour la santé des humains.

«La fonction érectile peut être maintenue par une activité physique faible si elle est régulière, conclut l’étude. La dépense énergétique de seulement 1 000 calories par semaine réduit son risque. Les médecins devraient utiliser ces résultats pour encourager leurs patients à faire plus d’entraînement physique et à adopter un mode de vie plus sain.»

Les semences à traiter au froid

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Ill.: http://www.pngfly.com & www.iconfinder.com, montage: jardinierparesseux.com

Plusieurs graines exigent une période de froid avant de germer, notamment la majorité des arbres et arbustes de climat tempéré, mais aussi plusieurs vivaces et même certaines annuelles. On appelle ce traitement une «vernalisation» ou une «stratification froide». Je préfère «traitement au froid»: il me semble que c’est plus clair. Et normalement, on amorce le traitement en janvier ou en février afin d’avoir des plants à repiquer au jardin au printemps.

Un traitement au froid réplique la situation que les graines subissent dans la nature, où elles tombent au sol à l’automne et restent tout l’hiver au froid et à l’humidité avant de germer au printemps quand la température se réchauffe. Ce système est essentiellement une protection développée par l’espèce au cours des millénaires pour empêcher ses graines de germer trop rapidement, au cours, par exemple, d’un automne long et doux ou d’un dégel en janvier qui sera inévitablement suivi de températures froides. C’est comme si une horloge interne lui disait: «Attention, il est bien trop tôt pour germer! Attends quelques mois avant de bouger.» D’ailleurs, en général, plus la plante vient d’une région froide, plus sa vernalisation doit durer longtemps. Les plantes arctiques exigent souvent 4 mois de traitement au froid.

Mais il ne suffit pas de placer le sachet de semences au frigo pour vernaliser son contenu. Il faut que les graines subissent un froid humide pour que la vernalisation s’effectue. C’est cette combinaison qui libère la graine des inhibiteurs naturels qui empêchent la germination. Et le gel n’est pas nécessaire non plus. De nombreuses études démontrent que ce sont des températures basses, mais au-dessus du point de congélation (entre 1 °C et 5 °C) qui stimulent la germination, soit justement la température d’un réfrigérateur typique (entre 1,6 °C et 4,4 °C).

La technique

Pour faire germer les semences de plusieurs végétaux, il faut leur donner un traitement au froid de plusieurs semaines. Photo: pinetreegardenseeds.wordpress.com

Traditionnellement, on sème les graines exigeant un traitement au froid dans un pot ou un plateau, on les arrose doucement (le terreau doit être à peine humide), puis on les recouvre d’un sac de plastique transparent avant de les placer dans le réfrigérateur. La durée minimale du traitement au froid des semis varie d’une espèce à une autre, d’aussi peu que 2 semaines à jusqu’à 4 mois, et l’idéal est de vérifier sur l’étiquette du sachet de semences. En cas de doute, par contre, essayez un traitement de trois mois. Après tout, un traitement de trois mois équivaut à un «hiver normal» et est généralement suffisant pour stimuler la germination de presque tous les semis qui nécessitent une vernalisation, sauf les espèces arctiques où 4 mois est recommandé.

Si vous expérimentez, sachez qu’il n’y a pas de risque à prolonger le traitement au-delà de la durée minimale. Par exemple, vous pouvez laisser sans crainte des semences qui ne nécessitent que 2 semaines de froid au frigo pendant 3 mois et plus.

À la fin du traitement au froid, sortez les contenants du frigo et placez-les à la lumière et à la chaleur (environ 21 à 24 °C pour la plupart des semences) pour stimuler la germination. Par la suite, vous traiterez ces semis comme tout autre semis: arrosez quand le terreau est sec, fertilisez quand ils ont quatre à cinq vraies feuilles, etc. Enfin, quand la température à l’extérieur se réchauffe, acclimatez-les aux conditions d’extérieur (placez-les deux ou trois jours à l’ombre, puis deux ou trois jours à la mi-ombre et enfin deux ou trois jours au soleil), puis repiquez-les en pleine terre, soit en pépinière (pour les plantes, comme les arbres, les arbustes et les vivaces à croissance lente, qui prendront plus d’un an à devenir une plante présentable), soit directement à leur emplacement final (annuelles et vivaces à croissance rapide).

Si l’espace manque dans votre frigo

On peut aussi stratifier les semences dans de petits sacs de vermiculite ou perlite. Photo: http://www.wyomingnativegardens.org

Si vous manquez de place dans votre réfrigérateur, vous pouvez essayer une autre méthode de stratification froide. Il suffit de mélanger les semences dans quelques cuillerées de vermiculite, de perlite ou de terreau légèrement humide. Scellez le mélange dans un petit sac en plastique transparent et placez-le dans le réfrigérateur (cela prend beaucoup moins d’espace que des pots et vous pouvez même empiler vos sacs de semis les uns sur les autres). Quand leur période de froid est terminée, sortez les petits sacs de semences du réfrigérateur et placez-les dans un endroit chaud et moyennement éclairé. Dès que vous voyez un début de germination, sortez chaque semis du sac, empotez chacun délicatement dans son propre petit pot et arrosez-le doucement. À partir de ce moment, traitez les plants comme ci-dessus, les faisant pousser en pot pour les repiquer éventuellement en pleine terre.

Double stratification froide

Pour certaines semences, un seul traitement au froid ne suffit pas. Il en faut deux! En effet, certaines graines ne germent pas avant 2 ou 3 ans dans la nature. On peut toutefois les faire germer en seulement une année dans la maison en leur faisant subir une double stratification froide. Dans ce cas, donnez-leur 2 à 3 mois au frigo, exposez les graines à la chaleur pendant 2 à 3 mois, puis remettez les graines au frigo pendant 2 à 3 mois. Cette fois-ci, quand vous sortez les graines du réfrigérateur, la germination devrait avoir lieu prestement. 

100 semences qui ont besoin d’un traitement au froid

Voici 100 plantes qui germent mieux avec un prétraitement au froid, mais il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg: il en existe des milliers d’autres. Consultez l’enveloppe de semences ou le site Web du fournisseur de semences pour plus d’informations.

  1. Abies (sapin)
  2. Acer (érable à sucre et plusieurs autres espèces)
  3. Aconitum (aconit)
  4. Alchemilla (alchémille)
  5. Allium (allium ornemental)
  6. Amelanchier (amélanchier)
  7. Aquilegia (ancolie)
  8. Asclepias (asclépiade)
  9. Astrantia (astrance)
  10. Baptisia (faux lupin)
  11. Buddleia (buddleia, arbre aux papillons)
  12. Caltha (populage des marais)
  13. Caryopteris (caryoptère)
  14. Cercis canadensis (gainier du Canada)
  15. Chelone (galane)
  16. Cimicifuga (cierge d’argent)
  17. Clematis (clématite)
  18. Cornus (cornouiller)
  19. Corydalis (fumeterre)
  20. Delphinium (delphinium, pied d’alouette)
  21. Dicentra spectabilis, maintenant Lamprocapnos spectabilis (cœur saignant)
  22. Dictamnus (fraxinelle)
  23. Dodecatheon (gyroselle)
  24. Echinacea (échinacée)
  25. Eremurus (lis à queue de renard)
  26. Eryngium (érynge, panicaut)
  27. Eupatorium (eupatoire)
  28. Filipendula (reine-des-prés)
  29. Forsythia (forsythia)
  30. Fragaria (fraisier)
  31. Fuchsia (fuchsia)
  32. Gentiana (gentiane)
  33. Geranium (géranium)
  34. Goniolimon (statice)
  35. Helianthemum (hélianthème)
  36. Helianthus (tournesol vivace)
  37. Heliopsis (héliopside)
  38. Helleborus (hellébore, rose de Noël)
  39. Hemerocallis (hémérocalle)
  40. Heuchera (heuchère)
  41. Hibiscus moscheutos (hibiscus vivace)
  42. Hypericum (millepertuis)
  43. Iberis (corbeille d’argent)
  44. Ilex* (houx)
  45. Iris (iris, la plupart des espèces)
  46. Incarvillea (incarvillée)
  47. Kirengeshoma (kirengeshoma)
  48. Knautia (knautie)
  49. Lathyrus (pois vivace)
  50. Lavandula (lavande)
  51. Leontopodium (edelweiss)
  52. Lobelia (lobélie, espèces rustiques)
  53. Lonicera (chèvrefeuille)
  54. Macleaya (macleaya)
  55. Magnolia* (magnolia)
  56. Malus (pommier)
  57. Mazus (mazus rampant)
  58. Mertensia (mertensia)
  59. Muscari (jacinthe à grappe)
  60. Myrrhis odorata (cerfeuil musqué)
  61. Nepeta (népéta)
  62. Oenothera (onagre)
  63. Opuntia* (opuntia rustique)
  64. Paeonia* (pivoine)
  65. Penstemon (penstemon)
  66. Persicaria (renouée)
  67. Phlox (phlox)
  68. Persicaria orientalis, syn. Polygonum orientale (renouée orientale)
  69. Physalis (coqueret, lanterne chinoise)
  70. Picea (épinette, épicéa)
  71. Platycodon (playcodon)
  72. Primula (primevère)
  73. Pulsatilla (pulsatille)
  74. Quercus (chênes rouges et noirs)
  75. Ranunculus (bouton d’or)
  76. Ratibida (sombrero mexicain)
  77. Rosa (rosier)
  78. Rudbeckia (rudbeckie)
  79. Sambucus (sureau)
  80. Sanguinaria (sanguinaire)
  81. Sanguisorba (sanguisorbe)
  82. Saponaria (saponaire)
  83. Saxifraga (saxifrage)
  84. Scabiosa (scabieuse)
  85. Sedum (sédum, orpin)
  86. Sempervivum (joubarbe)
  87. Sidalcea (sidalcée)
  88. Stokesia (stokésie)
  89. Syringa (lilas)
  90. Thalictrum (pigamon)
  91. Tiarella (tirarelle)
  92. Tricyrtis (lis des crapauds)
  93. Trillium* (trille)
  94. Trollius (trolle)
  95. Tsuga (pruche)
  96. Vernonia (vernonie)
  97. Veronica (véronique)
  98. Viburnum* (viorne)
  99. Viola (violette)
  100. Vitis (vigne, certaines espèces)

*Ces espèces ont souvent besoin d’une double stratification froide.

En cas de doute, déterminez d’où vient la plante à l’état sauvage. Si elle provient d’une région froide et que ses graines mûrissent à l’automne, il y a de fortes chances que ses semences exigeront un traitement au froid pour germer.

N.D.L.R. Texte adapté d’un billet originalement publié le 8 janvier 2016

Le National Garden Bureau fête ses 100 ans

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Sans blague: le National Garden Bureau (NGB) fête ses 100 ans en 2020. Je n’en avais aucune idée. Pourtant, j’utilise les informations du NGB depuis plus de 35 ans, donc, logiquement, il devait bien être plus ancien que cela, non?

Sans doute que le nom National Garden Bureau ne vous dit rien. D’abord, c’est une association américaine et tout est en anglais. Mais deuxièmement, l’association s’est surtout dévouée à fournir de l’information aux journalistes horticoles, comme moi. Donc, habituellement, quand vous recevez de l’information du NGB, c’est indirectement, dans un livre ou un article lu dans le journal ou sur Internet.

J’ai découvert le NGB lorsque j’ai joint la Gardener Writers Association (maintenant GardenComm), une association internationale de journalistes horticoles, en 1984. Lors de mon premier congrès, le NGB était présent, avec un kiosque et des informations. Leur but était d’aider les journalistes horticoles — ces personnes qui écrivent les articles de journal, de magazine et de site Web ainsi que les livres de jardinage, ou qui parlent d’horticulture à la radio, à la télé et en conférence, etc. — à trouver des photos, des idées et des informations générales sur le jardinage à utiliser dans leurs publications. Si j’avais une question, je pouvais la poser au NGB et, grâce à leurs contacts auprès d’un vaste nombre de spécialistes, on me trouvait toujours une réponse. 

Par exemple, je publie des articles basés sur leur programme «Année de» (l’Année du maïs, par exemple), lancé il y a 40 ans, depuis 1985, d’abord dans le journal Le Soleil de Québec et maintenant dans le blogue Jardinier paresseux.

Et le grand public jardinier peut aussi utiliser ses ressources, du moins ceux qui comprennent l’anglais! Visitez leur page New Plants pour en savoir plus sur les dernières introductions horticoles, par exemple. Il y a aussi un blogue, une Foire aux questions et beaucoup plus encore. Prenez l’habitude de visiter le site Web du National Garden Bureau: il y a tellement de choses à découvrir!

Voici une rapide histoire du NGB.

Histoire d’une institution

Le National Garden Bureau (NGB) a été conçu par l’Américain James Burdett en 1920, à la fin de la Première Guerre mondiale. En raison de son expérience unique en tant qu’ancien journaliste et directeur de la publicité d’une société semencière, il appréciait le rôle des médias dans l’éducation du public. Il fut le pionnier de l’idée d’encourager les journalistes, les auteurs et autres diffuseurs d’information à partager leur passion pour l’horticulture avec les jardiniers amateurs en utilisant une information vérifiée et fiable, pas seulement des qu’en dit-on.

Le NGB a vraiment atteint sa maturité pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque le gouvernement américain a voulu encourager les citoyens à cultiver des Victory Gardens (jardins de la victoire ou potagers pour la défense). Au moyen d’affiches faisant la promotion de «Beauté et abondance dans votre jardin» et d’autres supports publicitaires, le NGB a encouragé le public à installer un potager à la maison pour réduire la pression provoquée par l’effort de guerre sur l’approvisionnement alimentaire public. 

Dans l’après-guerre, l’accent fut mis sur l’embellissement de la communauté et le Bureau a répondu à cette demande avec un film, des brochures, des programmes et des fiches d’information pour aider les journalistes horticoles à faire avancer cette cause auprès du public. Son incorporation en tant qu’organisme sans but lucratif a rapidement suivi cette initiative.

En 2020, une grande partie de ce que M. Burdett a mis en place il y a 100 ans demeure.

Aujourd’hui, le National Garden Bureau continue de travailler avec des journalistes, auteurs et blogueurs horticoles. De nos jours, la promotion du jardinage a principalement lieu dans le domaine numérique et les médias sociaux, mais également lors d’événements tels que les salons professionnels et les salons horticoles grand public. Éduquer et inspirer les jardiniers amateurs à s’impliquer dans tous les types de jardinage reste une priorité absolue pour le NGB. Les membres du NGB comprennent des semenciers, des pépiniéristes et des auteurs de livres horticoles et le nombre de membres continue d’augmenter.

Recherchez plus d’informations sur cette association sur le site Web du National Garden Bureau ainsi que sur les réseaux sociaux, notamment FacebookInstagramTwitter, et Pinterest.

Longue vie au National Garden Bureau!

Champignons dans mon orchidée

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Champignons qui poussent dans un pot d’orchidée. Photo: http://www.asociacionmicologicamairei.com

Question: Je vous écris, car de petits champignons blancs ont poussé dans le pot de mon orchidée. Elle a terminé sa fleuraison il y a 2 semaines. Elle a peut-être manqué de soleil. Que dois-je faire? La rempoter? Ou la présence de ces champignons est-elle un signe que la plante est condamnée? 

Charline Chevalier

Réponse: Ces champignons vivent du terreau en décomposition, pas de la plante, et sont donc inoffensifs. Ainsi, votre orchidée n’est pas du tout condamnée et n’en est même pas le moindrement dérangée. Aussi, le manque de lumière n’est pas un facteur dans le développement de champignons.

Les champignons que nous voyons ne sont que les corps fructifère s du champignon. Le vrai champignon est le mycélium, ces filaments blancs qui habitent le terreau. Photo: http://www.sign-lang.uni-hamburg.de

Vous pouvez couper les «champignons» s’ils vous dérangent, mais cela ne les éliminera pas vraiment. Il ne s’agit que des corps fructifères du champignon, le vrai fongus étant largement composé de mycélium (filaments) bien à l’abri dans le terreau.

La présence de champignons est toutefois un signe que le terreau commence à être un peu trop décomposé et cela peut affecter négativement la croissance future de la plante. Il serait donc sage de rempoter votre orchidée éventuellement, peut-être au printemps, remplaçant le vieux substrat par du frais. Il faut utiliser à cette fin un terreau à orchidées, disponible dans toute jardinerie. 

Voici comment faire: Comment rempoter une orchidée

Les grandes dames du jardin à l’anglaise

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Le jardin à l’anglaise à Hestercombe Park, Somerset, Angleterre. Photo: http://www.thecultureconcept.com

Dans l’histoire des jardins, il y a beaucoup de noms d’hommes: André Le Nôtre, maître d’œuvre du jardin à la française, Capability Brown, qui lança le style pittoresque, Frederick Law Olmstead, qui dessina Central Park à New York, Roberto Burle Marx, concepteur du tropicalissimo, etc. Mais le jardinage a depuis toujours été aussi une affaire de femmes… et jamais autant que dans le développement du jardin à l’anglaise.

Racontons l’histoire de deux dames britanniques qui influencèrent le développement du jardin à l’anglaise et qui agissent toujours sur notre façon de jardiner.

Gertrude Jekyll

Gertrude Jekyll. Photo: http://www.victorianweb.org

Si vous avez un jardin fleuri, c’est sans doute à cause de Gertrude Jekyll (1843-1932). Artiste-peintre de formation, elle délaissa la peinture pour se spécialiser dans l’aménagement paysager. Le type d’aménagement en cours à l’époque était le style pittoresque, soit de vastes parcs verdoyants aux lignes ondulées, remplis de pelouses et d’arbres, avec un petit lac et un ruisseau et souvent des sculptures ou des pavillons, mais presque sans fleur. Ce type de jardin entourait typiquement (et entoure toujours) les grands domaines d’Europe.

Mme Jekyll démocratisa ce style et lui ajouta de la couleur. Elle se spécialisa non pas dans les grands domaines des riches aristocrates, mais dans les terrains de la classe moyenne. Son modèle: les jardins qu’elle voyait dans son enfance autour des petites chaumières à la campagne, appelées cottages en anglais, d’où son utilisation du terme cottage garden.

Le jardin du Anne Hathaway’s Cottage à Stratford-upon-Avon, Angleterre, est censé représenter un cottage garden typique. Photo: Richard Peat, Wikimedia Commons

Autour de ces maisons, des plantes utiles, mais abondamment fleuries, poussaient — fruitiers, plantes médicinales, herbes culinaires, etc. — apparemment sans la moindre planification, en vrai méli-mélo. Grâce à ses connaissances en peinture, elle organisa un peu ce chaos, montrant aux jardiniers comment agencer les couleurs d’après les théories qu’elle avait apprises de la peinture (l’influence des couleurs complémentaires et analogues, des couleurs chaudes et froides, etc.) et assembler des plantes à périodes de floraison différentes pour assurer un feu roulant de fleurs durant tout l’été.

Aménagement planifié par Gertrude Jekyll à Manor House, Upton Grey, Hampshire, Angleterre. Photo: berthyschell.wordpress.com

Elle prit l’idée de la plate-bande, jusqu’alors strictement rectangulaire, l’élargit, lui donna parfois des courbes et la remplit de plantes à fleurs, notamment des vivaces, des bisannuelles, des bulbes et des rosiers. La plate-bande à l’anglaise, que nous aménageons tous chez nous, est de son cru.

Ne vous méprenez pas, cependant. Gertrude Jekyll ne fut pas seule à démocratiser le jardinage et à réintroduire les fleurs dans les paysages. Pensons notamment à William Robinson en Irlande et à Edwin Lutyens, qui travailla souvent avec elle en Angleterre et en France. Je pense toutefois qu’on peut dire qu’elle en fut l’instigatrice principale.

C’était aussi une journaliste horticole qui écrivit 15 livres sur les jardins et plus de 1000 articles dans les revues horticoles destinées à la classe moyenne. Ainsi, son influence dépassa largement les quelque 400 jardins qu’elle dessina personnellement ou aida à dessiner: à la fin de sa vie, la plate-bande à l’anglaise avait gagné le monde entier.

Tristement, peu de jardins qu’elle a elle-même conçus existent encore de nos jours, mais en voici quelques-uns que vous pouvez visiter en Angleterre et en France:

  • Barrington Court, Somerset;
  • Bois des Moutiers, Normandie;
  • Castle Drogo, Devon;
  • Durmast House, Hampshire;
  • Hatchlands Park, Surrey;
  • Hestercombe, Somerset;
  • Heywood Gardens, Irlande;
  • Knightshayes, Devon;
  • Lindisfarne Castle, Northumberland;
  • Manor House, Hampton;
  • Munstead Wood, Surrey;
  • Vann, Surrey.
Glebe House Museum. Photo: http://www.booking.com

Jekyll dessina à distance quelques jardins pour l’Amérique aussi, mais seulement Glebe House Museum, Woodbury, Connecticut, restauré dans les années 1990, existe toujours.

Vita Sackville-West

Vita Sackville-West. Photo: katemacdonald.net

Vita Sackville-West (1892-1962) était romancière et poète, auteure de 13 romans dont plusieurs ont été traduits en français. Elle ne créa qu’un seul jardin, Sissinghurst Castle, en collaboration avec son mari, Harold Nicolson (1885-1968), diplomate, auteur et homme politique, mais c’est un jardin qui nous influence encore de nos jours.

Le couple acheta le château en ruines du comté de Kent en Angleterre en 1928. Il en restaura seulement quelques bâtiments secondaires et la tour principale, dans laquelle vécut madame (monsieur résidait dans l’ancienne porcherie). 

Jardin des roses à Sissinghurst. Photo: http://www.nationaltrust.org.uk

Le génie de leur jardin fut de le diviser en «pièces», comme les pièces d’une maison, et de considérer chaque pièce du jardin comme une pièce à décorer différemment, tout comme dans une maison. C’était une idée révolutionnaire pour l’époque (et d’ailleurs, pas vraiment leur idée à l’origine, bien qu’ils l’aient développée; c’est leur ami, Lawrence Johnston, concepteur d’un autre jardin en Angleterre, Hidcote Manor et aussi d’un jardin à Menton, France, Serre de la Madone, qui en fut l’initiateur).

Auparavant, quand on planifiait un aménagement paysager, il était de mise d’adopter le même style pour tout le terrain. Donc, une maison entourée d’un seul jardin de style anglais ou français ou italien, etc. Leur idée d’un jardin divisé en pièces qu’on peut visiter une à la fois, comme on visite une maison, représentait un changement profond dans l’habitude des jardiniers, d’autant plus que chaque pièce pouvait être d’un style complètement différent.

Jardin blanc à Sissnghurst. Eg Santenzee, pinterest.ca

Nicolson était un maître de l’architecture paysagère. Il dessina les lignes et les courbes des pièces avec des murs, des haies et des allées. Chaque pièce était d’ailleurs conçue de façon à ce qu’on ne voie pas celle d’à côté sans avoir franchi un seuil. Mme Sackville-West en était la décoratrice, ajoutant fleurs et feuillages aux pièces. On lui doit une célèbre définition d’un jardin à l’anglaise: «un maximum de formalité dans les structures, un minimum de formalité dans les plantations [ma traduction]».

Ici encore, Lawrence Johnston aidant, elle innova en développant des jardins monochromes où toutes les fleurs étaient jaunes ou bleues ou roses, etc., tout comme on peut le faire avec une pièce jaune, bleue ou rose dans une maison. Certains de ses jardins avaient des pièces d’eau ou des fontaines, d’autres des statues, d’autres une tonnelle ou des treillis, etc.

Vue à vol d’oiseau de Sissinghurst. Photo: http://www.anglotopia.net

Ce qui est fascinant avec Sissinghurst, c’est qu’on peut monter dans la tour et voir le jardin d’en haut. On dirait un grand château dont on a enlevé le toit pour mieux voir le contenu des pièces. Fascinant! Sissinghurst Castle est maintenant géré par le National Trust et est ouvert aux visiteurs. C’est d’ailleurs l’un des jardins les plus visités au monde.


Voilà une très brève esquisse des œuvres de deux dames qui ont changé l’histoire des jardins et dont l’influence se fait encore sentir partout dans le monde. Tout probablement que votre aménagement est inspiré des leurs, même si vous ne saviez pas qu’elles existaient avant de lire ce texte.

Enfin, notez qu’il existe de nombreuses publications, imprimées ou sur Internet, à leur sujet si jamais vous voulez en savoir davantage.

N.D.L.R. Billet originalement publié le 21 décembre 2015

Quand on rempote, faut-il toujours utiliser un pot plus gros?

Par défaut

Quelle taille de pot utiliser pour le rempotage? Photo: Hall’s Flower Shop and Garden Center

Il me semble que, chaque fois que je lis un texte sur le rempotage des plantes d’intérieur, on explique toujours qu’il faut utiliser un pot plus gros. Pas un pot beaucoup plus gros (généralement 3 à 5 cm plus gros que l’ancien pot), mais on recommande quand même d’augmenter la taille du pot. 

Mais ce n’est pas nécessairement le cas. Très souvent, on rempote dans un pot de la même taille. Je m’explique.

Associer la taille du pot à la croissance voulue

Cette petite violette africaine aura probablement besoin de plusieurs rempotages dans des pots plus gros au début, mais pourrait, une fois à maturité, passer le reste de sa vie dans un pot de 15 cm. Photo: SueLee Charron

Quand vous rempotez la plante dans un pot plus grand, elle a tendance à croître plus rapidement et à devenir plus grosse. C’est donc le genre de technique que vous voudriez appliquer à une plante assez jeune, qui n’a pas atteint sa taille maximale. Par exemple, quand on fait des boutures de tige ou de feuille, on le fait dans de petits pots. Puis, à mesure que le jeune plant grossit, on l’empote dans un pot un peu plus gros, puis dans un autre encore plus gros quand il commence à déborder de ce pot aussi. Mais quand la plante atteint enfin la taille que vous voulez, l’empoter dans un plus grand pot ne vaut plus la peine.

Peut-être qu’elle a désormais atteint sa taille maximale et ne grandira plus. Ce serait le cas pour une violette africaine ou un cyclamen, par exemple. Pour de nombreuses orchidées aussi. Donc, pas besoin de leur donner un pot plus gros. Mais vous auriez quand même besoin de changer son terreau (lisez Rempoter pour changer le terreau ci-dessous). Donc, vous la rempoteriez, mais dans un récipient de la même taille.

Quand une plante atteint les dimensions finales que vous désirez, il n’est plus nécessaire de l’empoter dans un pot plus grand. Photo: http://www.costafarms.com.

Un autre cas est celui des plantes d’intérieur plus grandes, en particulier des arbres d’intérieur. Il n’y a pratiquement aucune limite à la taille éventuelle de ces végétaux, mais il y aura sûrement une limite à la taille que vous voudriez qu’elles atteignent. Si votre dieffenbachia ou ficus est déjà plus ou moins de la taille maximale que vous souhaiteriez, pourquoi le rempoter dans un pot plus grand? Cela ne ferait que l’encourager à devenir encore plus gigantesque. Au lieu de cela, vous pouvez le rempoter dans un pot de la même taille et ainsi ralentir son élan.

J’ai des plantes d’intérieur qui sont dans un pot de la même taille depuis plus de vingt ans. Par exemple, un énorme croton que je ne veux certainement pas voir grandir davantage et un arbre à monnaie (Pachira aquatica) qui atteint presque le plafond. Oui, je pourrais replanter ces géants dans des pots plus gros, puis les tailler quand ils commenceraient la poussée de croissance que cela provoquerait, mais à quoi bon? En les empotant dans un pot de la même taille, plus petit qu’ils ne le souhaiteraient, cela arrête net leur croissance. Aucune de ces deux plantes n’a connu une croissance digne de ce nom en vingt ans: elles se contentent de remplacer les vieilles feuilles tombées par des plus jeunes, voilà tout.

Essentiellement, c’est équivalent de faire de ces plantes de grands bonsäis: j’utilise la taille du pot pour réduire leur croissance au minimum, tout en maintenant une belle apparence, comme le font les maitres bonsaïstes.

Rempoter pour changer le terreau

La raison principale derrière le rempotage d’une jeune plante est de donner à ses racines plus de place pour se développer. Mais la raison principale du rempotage d’une plante plus mature est de changer le terreau.

On peut voir l’accumulation de sels minéraux sur la paroi de ce pot. Photo: garden.org

Au fil des ans, des sels minéraux ont tendance à s’accumuler dans le terreau des plantes d’intérieur: minéraux provenant de l’eau du robinet ou de source, de l’engrais, etc. Et comme ils s’accumulent, ils rendent le terreau de plus en plus toxique. Lorsque les minéraux présents dans le terreau sont plus concentrés que les minéraux présents dans la plante elle-même, l’eau commence à sortir des racines de la plante plutôt que d’y pénétrer, laissant la plante dans un état constant de stress hydrique. En dépotant la plante, puis en enlevant la majeure partie du vieux terreau contaminé pour, par la suite, la rempoter dans un terreau frais, vous redonnez vie aux racines.

Mon expérience est que je peux rempoter, sans nuire à leur apparence, les plantes de petite à moyenne taille (du moins, celles que je ne veux pas voir grandir davantage) tous les 2 à 3 ans et les grosses plantes, tous les 4 à 5 ans. Et si j’applique la technique de surfaçage, je peux retarder encore davantage le rempotage. (Lisez l’article Surfacer pour raviver les plantes d’intérieur pour plus d’informations sur cette technique.)

Le pot doit être propre

Nettoyez le pot avant de le réutiliser, surtout l’intérieur. Photo: saigonpotteryfinearts.com

Nettoyez soigneusement le pot avant de le réutiliser (les minéraux s’accumulent non seulement dans le terreau, mais aussi sur les parois intérieures du pot) ou rempotez la plante dans un pot neuf. Et il peut facilement s’agir d’un pot d’exactement la même dimension.

À vous de décider. Si vous voulez que votre plante grandisse, rempotez-la dans un pot plus grand. Si vous voulez limiter sa croissance, enlevez le vieux terreau contaminé, bien sûr, mais rempotez dans un pot de la même taille. C’est simple, non?

Le moment idéal pour le rempotage est au début du printemps, quand la plante commence un nouveau cycle de croissance. Vous pouvez aussi rempoter plus tard au printemps ou en été si cela vous convient davantage. Il est toutefois préférable de ne pas rempoter les plantes d’intérieur lorsque leur croissance est nulle, soit généralement de la fin de l’automne à la fin de l’hiver.