Comment cultiver le quinoa

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Graines de quinoa. Source: www.mkmedicalsuk.com

Vous avez entendu parler de cette céréale venue des Andes et vous y avez sans doute goûté dans un comptoir à salades. Peut-être même l’avez-vous cuisinée vous-même! Mais pouvez-vous cultiver votre propre quinoa (KIN-ois)? Oui, et assez facilement.

Son histoire

Le quinoa (Chenopodium quinoa) appartient à la famille des Amarantacées et est un très proche parent du chénopode blanc ou chou gras (C. album), une mauvaise herbe pernicieuse (mais aussi comestible) de nos champs et jardins. D’ailleurs, les deux sont tellement apparentés qu’ils peuvent s’entrecroiser si on les cultive à proximité l’un de l’autre.

Ses feuilles au gout acidulé se mangent quand elles sont jeunes et on peut aussi en consommer les fleurs, mais ce sont essentiellement les graines qui intéresseront le jardinier moyen ainsi que le cuisinier. Riche en hydrates de carbone, en protéines, en vitamines et en plusieurs minéraux, mais sans gluten et pauvre en lipides, le quinoa est un aliment santé. On peut faire cuire les graines entières comme du riz (elles ressemblent à du couscous) ou les réduire en farine.

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Le quinoa fut cultivé d’abord dans les Andes. Source: Canal 9

Cultivé depuis 3 000 à 5 000 ans dans les Andes, le quinoa était à l’origine adapté à la culture en altitude, aux conditions arides et aux sols alcalins et salins, mais des Amérindiens ont développé, et depuis longtemps, des cultivars capables de pousser à basse altitude et dans des sols variables, mais toujours bien drainés, d’un pH de 4,8 à 9,5, donc de moyennement acide à très alcalin.  Il tolère le froid et même une touche de gel, (jusqu’à -4˚C), mais il résiste mal aux températures chaudes (même de courtes périodes à plus de 35 °C peuvent lui être néfastes). Normalement, il lui faut une longue saison de culture, mais il existe maintenant plusieurs variétés adaptées aux climats à saison courte (90-100 jours). Il pousse mieux dans les climats où le début de la saison est relativement humide, où la fin de la saison est plutôt sèche et, surtout, pas pluvieuse. Un automne pluvieux peut anéantir la récolte!

Comment le cultiver

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Quinoa au potager. Source: http://www.gettystewart.com

Semez le quinoa tôt dans la saison, quand l’air est relativement chaud le jour, mais que le sol est encore frais, car il germe mieux à la fraîcheur. Donc, selon les régions, on peut le semer d’avril (France) à la fin de mai (Canada). Pour une avance sur la saison, on peut aussi le semer à l’intérieur 3 ou 4 semaines avant le repiquage.

Il lui faut le plein soleil et un sol bien drainé. Dans les sols glaiseux, le quinoa se cultive mieux en poquets ou sur une planche surélevée pour assurer un drainage adéquat. Le sol n’a pas besoin d’être très riche. Bien au contraire, on le cultive avec le plus de succès dans les sols marginaux.

Semez à 10 cm d’espacement, puis éclaircissez à 20 à 30 cm dans tous les sens (culture intensive) ou en sillons séparés de 50 cm (culture en rangs). Vous pouvez manger les plants éclaircis. Les graines peuvent germer en aussi peu que 3 ou 4 jours. Dès que les plants sont assez hauts pour le permettre, désherbez et appliquez un paillis.

Habituellement, aucun entretien spécial n’est nécessaire au cours de l’été, sauf le désherbage si vous n’avez pas paillé le sol, mais en période de sècheresse, n’hésitez pas à arroser, du moins, jusqu’au moment de la floraison. Après, mieux vaut laisser le sol s’assécher.

La récolte

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Le quinoa tel que cultivé au Pérou, son probable pays d’origine. Source: www.peruagency.com

Le quinoa est une grande plante (certains cultivars atteignent jusqu’à 2,5 m de hauteur!) produisant au sommet de la plante une panicule de graines très dense de différentes couleurs selon le cultivar : beige, jaune, ocre, rouge, etc. On le récolte quand les panicules passent du vert à leur couleur finale et que les graines se détachent facilement. Traditionnellement, on les laisse complètement mûrir sur pied, mais dans les régions où il y a un risque de pluie ou de gel sévère, coupez les tiges et suspendez les panicules à l’abri, tête en bas, pour finir.

Il faut battre les panicules avec des bâtons pour libérer les graines. Après, enlevez manuellement les déchets les plus gros. Passez ensuite les graines dans un sas (une passoire de cuisine peut servir) pour enlever encore plus de déchets. Pour enlever le reste de la balle (particules de végétaux restantes), il faut vanner les graines. Par une journée sèche, mais venteuse, faites tomber les graines d’un seau tenu à environ 1 m du sol dans un récipient au sol. Les graines, plus lourdes, tomberont dans le récipient alors que le vent emportera la balle. Répétez plusieurs fois si nécessaire, jusqu’à ce que les graines soient propres.

Ennemis

Le quinoa a relativement peu d’ennemis. Même les oiseaux ne mangent pas les graines à cause des saponines amères qui les recouvrent. Par contre, surveillez les limaces en début de saison et continuez de désherber l’été si vous n’utilisez pas de paillis.

Conservation

Il faut conserver les graines au sec. On peut les préserver trois ou quatre ans et quand même obtenir une bonne germination.

Utilisation

La cuisine n’est pas ma spécialité et je vous renvoie à d’autres sources d’information pour obtenir des recettes. Cependant, avant de cuisiner le quinoa, il est important de le rincer, de préférence dans au moins deux eaux, pour enlever les saponines amères que recouvrent les graines.

Les bonnes variétés

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Quinoa ‘Brightest Brilliant Rainbow’. Source: http://www.newhope.com

Il y a des variétés de quinoa adaptées à presque toutes les conditions, mais alors faut-il trouver les semences. Les variétés cultivées dans le Sud, par exemple, ne mûrissent pas convenablement dans le Nord et certaines variétés conviennent mieux à de hautes altitudes, d’autres à de basses altitudes, etc. Ainsi, le quinoa que vous avez acheté dans la boutique d’aliments naturels n’est pas nécessairement une bonne variété pour votre climat.

Je suggère de vous fier plutôt aux recommandations d’un semencier de votre région en faisant votre choix.

Voici toutefois quelques variétés recommandées pour les régions aux étés courts : ‘Brightest Brilliant Rainbow’ (vendu aussi sous les noms ‘Arc-en-Ciel’ et ‘Rainbow Mix’), ‘Mint Vanilla’, ‘Oro De Valle’ et ‘Red Head’.

Où en trouver?

Dans ma région (ville de Québec), on ne trouve pas de semences de quinoa en jardinerie: il faut les commander par la poste. Voici quelques sources au Canada: Ferme coopérative Tournesol, Semences Solana, Richters Herbs (sous le nom huizontle) et West Coast Seeds.

En Europe, essayez Association Kokopelli et Comptoir de graines.


Bonne culture de quinoa et bonne cuisine!

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Le test du crayon pour les gazons

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Un simple test avec un crayon permet de déterminer si la pelouse a besoin d’aération. Source: www.kisspng.com, montage: jardinierparesseux.com

Question: Je suis en discussion avec une compagnie de traitement de la pelouse. La firme insiste pour aérer ma pelouse (l’aération fait partie du forfait qu’elle me propose), mais je ne pense pas que ma pelouse en ait besoin et je ne veux pas payer pour un service inutile. Mon sol est plutôt sablonneux et il me semble qu’il est naturellement bien aéré. Qu’est-ce que vous pensez?

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Réponse: Il y a de très bonnes chances pour que vous ayez raison, car ce sont généralement les sols glaiseux qui ont besoin d’aération, pas les sols sablonneux. Par contre, pour en avoir le cœur net, pourquoi ne pas pratiquer le «test du crayon»?

Prenez un crayon en bois et essayez de l’insérer dans la pelouse. S’il s’y glisse facilement, le sol sous la pelouse est bien meuble et aucune aération ne sera nécessaire. S’il est difficile à insérer, vous devriez envisager une aération.

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Après l’aération, il faut terreauter pour qu’un substrat meuble pénètre les trous percés, pas la terre lourde d’origine. Source: georgialawninc.com

Notez que, pour être efficace, l’aération doit toujours être suivie d’un terreautage avec du compost ou une terre de qualité supérieure qui pénétrera dans le sol et aidera à l’aérer pendant les années à venir. Il n’y a pas grand-chose à gagner à aérer sans faire un terreautage, car les petits trous percés dans le sol par l’aérateur se rempliront avec le même sol dense qui a causé le problème et le sol sera bientôt aussi peu aéré qu’auparavant.

Si votre entreprise d’entretien de pelouse essaie de vous forcer à acheter un traitement dont votre pelouse n’a pas besoin ou n’offre pas de terreautage lorsque l’aération est effectivement nécessaire, vous devriez chercher votre service d’entretien de pelouse ailleurs.20180512A www.kisspng.com.jpg

Le compostage: si facile à faire!

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Toute matière organique se décomposera, que vous la compostiez dans un appareil dédié ou la laissiez au sol à l’air libre. Source: www.anokacounty.us

Avec la saison qui avance, il est temps de penser au compostage. Et ce n’est pas très compliqué: toute matière organique se décomposera si elle est exposée à un peu d’humidité et de chaleur, que ce soit dans un bac ou un tas ou qu’elle soit tout simplement étendue à travers les plantes du jardin (compostage en surface).

Toutefois, les matières organiques se décomposent plus rapidement quand il y a environ la même quantité de matières brunes, riches en carbone, et de matières vertes, riches en azote (mais qui ne sont pas nécessairement de couleur verte!). Donc, il est utile de savoir, quand on ajoute un produit au compost, s’il est «brun» ou s’il est «vert», de façon à rajouter son complément.

Matières brunes 

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Matières brunes. Source: http://www.howbertandmays.ie

  • feuilles mortes;
  • plantes mortes;
  • terreau usagé (de plantes d’intérieur, de jardins en contenant, etc.);
  • tourbe horticole (peat moss);
  • copeaux et sciure de bois (en petites quantités);
  • brindilles;
  • aiguilles de conifère;
  • noyaux;
  • écales de noix;
  • cendres de foyer (en quantités limitées);
  • écales de sarrasin;
  • boîtes d’œufs (en carton);
  • filtres à café;
  • foin et paille;
  • papier;
  • restes de coton/laine/soie.

Matières vertes  

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Matières vertes. Source: www.thelyndonfreighthouse.com

  • déchets de jardin (résidus de taille des légumes* et des plantes herbacées, fleurs fanées, etc.)
  • déchets de cuisine d’origine végétale (pelures, fruits pourris, etc.);
  • feuilles, tiges et fleurs de mauvaises herbes;
  • racines de mauvaises herbes non traçantes;
  • rognures de gazon;
  • fleurs coupées fanées;
  • marc de café;
  • sachets de thé et de tisane;
  • algues;
  • eau d’aquarium (eau douce seulement);
  • cheveux, ongles;
  • urine humaine (en quantité limitée);
  • poils d’animaux;
  • fumier de vache, cheval, poule, etc.;
  • plumes;
  • coquilles d’œufs bien broyées;
  • pâtes alimentaires;
  • pain, riz et autres céréales.
*Contrairement à ce que prétend un mythe populaire, oui, on peut composter les plantes toxiques, comme les feuilles de rhubarbe.
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Feuilles mortes (oui, même les feuilles de chêne peuvent servir!) remisées pour alimenter le composteur estival. Source: bklyner.com

Comme les matières vertes sont de loin plus abondantes que les matières brunes pendant les mois d’été, beaucoup de jardiniers se gardent une bonne réserve de sacs de feuilles mortes, ramassées l’automne précédent, afin de les mélanger avec les matières vertes pendant l’été et d’ainsi maintenir un bon équilibre.

À ne pas composter

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Il y a des produits à ne pas ajouter au compost. Source: clipartlook.com, http://www.pngmart.com & pixabay.com, montage: jardinierparesseux.com

Il y a des produits qui peuvent théoriquement être compostés si l’on fait du compostage à grande échelle, car alors le tas chauffe énormément et détruit tout microbe nuisible, mais qu’il vaut mieux éviter de mettre dans le compost familial, car il y a un risque d’introduire des microbes ou des végétaux indésirables qui ne seront pas nécessairement détruits par un compostage à petite échelle ou encore, parce que leur décomposition est trop lente. Et aussi, beaucoup de produits qui sont tout simplement non-compostables et qui vont aux déchets, pas au compost. C’est le cas des produits suivants:

  • gras animal;
  • viande;
  • produits laitiers;
  • excréments humains ou d’animal familier;
  • os;
  • mauvaises herbes en graines;
  • racines des mauvaises herbes traçantes (prêle, herbe-aux-goutteux, renouée du Japon, chiendent, etc.);
  • bûches et grosses branches;
  • épis de maïs (à moins de pouvoir les broyer);
  • coquilles d’huître (à moins de pouvoir les broyer très finement);
  • déchets non-compostables: plastique, métal, verre, etc.

Comment faire

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Les gros tas de compost chauffent notablement, signe que la décomposition avance rapidement. Les petits composteurs chauffent moins et alors le résultat final prendra plus de temps pour être atteint. Source: www.gardenclinic.com.au

On peut faire du compostage presque n’importe où et n’importe comment, mais pour que le processus avance rondement, vous réunirez idéalement une importante quantité d’intrants verts et bruns dans un tas ou un grand contenant (1 m3 ou plus, si possible)… et vous les retournerez aux deux à quatre semaines pour aérer le contenu, car l’ajout d’oxygène accélère le processus. Il n’est pas nécessaire d’ajouter un soi-disant activateur de compost: une poignée de terre prélevée dans les environs ajoutera au tas tous les microbes nécessaires à sa bonne décomposition. Ajoutez de l’eau au besoin : le compost ne devrait jamais être complètement sec, ni détrempé d’ailleurs, mais plutôt avoir la consistance d’une éponge essorée. Quand le compost chauffe et dégage même de la vapeur, c’est signe que tout va bien.

Aussi peu que trois à quatre semaines peuvent être suffisantes pour produire un compost fini, mais pour la plupart des jardiniers, il faudrait plutôt calculer de six mois à un an.

Le compost est prêt quand vous ne reconnaissez plus les intrants et qu’il ressemble à une bonne terre de couleur foncée. Aussi, le compost sentira l’humus, soit l’agréable odeur de la terre après la pluie.

Le compostage: véritablement un jeu d’enfants! 

Quand les plantes d’intérieur reçoivent trop de lumière

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La plupart des plantes d’intérieur résistent très bien au plein soleil. Source: Claire Tourigny, tiré du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

En fait, il y a beaucoup plus de plantes d’intérieur qui manquent de lumière que de plantes qui en reçoivent trop. Même les plantes dites «d’éclairage faible» (qu’on pourrait plus correctement décrire comme des «plantes tolérant un éclairage faible») réussissent beaucoup mieux dans un endroit où elles reçoivent une abondance de soleil que dans un coin ombragé.

Lorsque des dommages dus à l’excès de lumière se produisent, vous remarquerez que cela arrive presque toujours à une plante placée sur un rebord de fenêtre orientée au sud ou à l’ouest ou dans une serre ensoleillée. Même dans ces cas, le plein soleil ne pose pas de problème pendant l’automne et l’hiver, mais seulement à la fin du printemps et pendant l’été. Dans les climats tempérés, presque toute plante d’intérieur peut prendre le plein soleil pendant l’hiver, car la lumière y est alors naturellement très faible.

La plupart des dommages attribués à l’excès de lumière sont en réalité dus à une surchauffe. Lorsque la lumière du soleil pénètre la maison à travers les fenêtres en verre, où la circulation d’air est faible, la chaleur s’intensifie énormément, causant même des dommages aux plantes qui aiment le soleil et tolèrent la chaleur, comme les cactées et les autres plantes succulentes. Les températures à proximité d’une fenêtre ensoleillée peuvent atteindre 60 °C ou plus… plus de chaleur que ce que la plupart des plantes peuvent tolérer!

Les symptômes d’excès de lumière et de chaleur sont les suivants:

  • Feuillage qui fane pendant les heures les plus chaudes de la journée;
  • Feuillage qui s’enroule vers le bas;

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    Ces feuilles ont brûlé quand la plante a été déplacée d’un sous-sol sombre au plein soleil sans avoir été acclimatée. Source: jardinierparesseux.com

  • Taches brun pâle ou même translucides sur le côté de la plante exposé au soleil;
  • Jaunissement et épaississement de la nouvelle croissance;
  • Croissance excessivement compacte et rabougrie.

Que faire?

Si votre plante présente des symptômes d’excès de lumière, utilisez l’une des méthodes suivantes pour diminuer l’intensité lumineuse.

  • Éloignez-la de la fenêtre. Les pires dommages reliés à l’excès de lumière se produisent quand la plante touche la vitre ou presque. Déplacer la plante à seulement 30 centimètres du verre peut souvent régler le problème.
  • Déplacez la plante dans un endroit moins éclairé, par exemple, devant une fenêtre orientée à l’est ou au nord ou à côté d’une fenêtre orientée au sud ou à l’ouest.

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    Un simple voilage peut faire la différence entre une plante heureuse et une plant mal en point. Source: pinterest.ca

  • Tirez un voilage translucide entre la plante et la fenêtre lorsque le soleil est à son plus intense, soit à midi et en début d’après-midi.
  • Plantez des arbres ou des arbustes à l’extérieur afin d’ombrager les fenêtres pendant les heures les plus chaudes de la journée. En climat tempéré, utilisez des végétaux à feuilles caduques, car, quand ils perdent leurs feuilles à l’automne, ils laissent entrer plus de lumière justement au moment où les plantes d’intérieur en ont le plus besoin. Sous les climats toujours chauds, les conifères ou autres végétaux à feuillage persistant font de meilleurs choix, car ils filtrent le soleil toute l’année.
  • Placez la plante qui tolère mal le soleil derrière d’autres plantes capables de supporter un éclairage intense.

Simple, n’est-ce pas?

Des cadeaux fleuris pour la fête des Mères

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Tous les fleuristes et jardineries offrent une vaste gamme de potées fleuries pour la fête des Mères. Source:www.timperleygardencentre.com

La date de la fête des Mères varie d’un pays à l’autre, mais cette fête a souvent lieu au printemps, généralement au mois de mai. Dans la plupart des pays, dont le Canada, les États-Unis, la Belgique et la Suisse, c’est le deuxième dimanche de mai. En France, c’est le dernier dimanche de mai. La tradition veut que vous donniez un bouquet de fleurs coupées à Maman pour cette fête, ce qui est très bien, mais j’ai une autre suggestion. Pourquoi ne pas lui offrir une plante vivante? Une plante fleurie qu’elle pourra conserver par la suite, plutôt qu’un bouquet qui, aussi joli soit-il, n’égayera sa demeure que pendant quelques jours?

Voici quelques potées fleuries qu’elle appréciera :

Azalée d’Inde (Rhododendron simsii)

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Azalée des Indes. Source: www.bakker.com

Cette azalée d’intérieur se couvre d’une masse de fleurs en forme de roses rouges, roses, blanches ou bicolores. Maman peut la cultiver à l’intérieur durant la floraison, puis la mettre à l’extérieur durant l’été, à la mi-ombre. Ne la rentrez pas trop tôt à l’automne : l’azalée aime les températures fraîches, mais pas le gel, toutefois.

Bac ou panier d’annuelles

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Potée d’annuelles. Source: Proven Winners

Vous trouverez un beau choix de pots remplis de belles fleurs annuelles — calibrachoas, scaevolas, alysses hybrides, pélargoniums, etc. — dans n’importe quelle jardinerie, le cadeau parfait pour la mère qui a un balcon ou une terrasse comme espace extérieur. Demandez au commis de vous aider à en choisir un selon la luminosité chez Maman : plein soleil, mi-ombre ou ombre. Dans les régions aux printemps froids, dites à Maman de conserver la potée à l’intérieur, devant une fenêtre ensoleillée, jusqu’à ce qu’on annonce des températures nocturnes supérieures à 12 °C, car certaines annuelles sont frileuses.

Bulbes printaniers (Tulipa, Narcissus, Crocus, etc.)

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Narcisses et jacinthes. Source: Wouter Koppen, ibulb.org

Ces bulbes sont rustiques. Après la floraison, plantez-les à l’extérieur dans un emplacement qui est ensoleillé au printemps (ces plantes sont en dormance l’été et donc indifférentes à l’exposition estivale) et ils fleuriront de nouveau les années suivantes.

Hibiscus rose de Chine (Hibiscus rosa-sinensis)

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Hibiscus rose de Chine. Source: www.hollywoodhibiscus.com

Il s’agit d’une plante d’intérieur (arbuste d’extérieur dans les régions tropicales) à grosses fleurs en forme d’antenne parabolique qui peut refleurir encore et encore pendant plusieurs années. Conservez-la au soleil ou mettez-la à l’extérieur durant l’été.

Hortensia ou hydrangée à grandes feuilles (Hydrangea macrophylla)

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Hydrangée à grandes feuilles. Source: http://www.teleflora.com

Avec ses grosses boules de fleurs bleues ou roses, parfois d’autres couleurs, elle ne peut que plaire. Dites à Maman de l’arroser abondamment et souvent : cette plante perd beaucoup d’humidité à l’air à cause de ses énormes feuilles et alors sèche très rapidement. Après la floraison, Maman peut l’acclimater aux conditions de jardin et la planter à l’extérieur. Avec un peu de chance, elle refleurira l’an prochain. Une bonne protection hivernale sera toutefois nécessaire dans les régions froides, car cette plante n’est pleinement rustique que dans les zones de rusticité 6 à 9.

Lis (Lilium spp.)

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Lis. Source: W.H. Zandbergen, ibulb.org

Roses, rouges, jaunes, orange ou blancs, à fleurs en trompette, en étoile ou en forme de turban, parfumés ou non, les lis en pot sont toujours saisissants. Pour prolonger le plaisir au maximum, achetez une plante avec beaucoup de boutons floraux, mais seulement une ou deux fleurs ouvertes. Les lis sont rustiques (zone 3 ou 4 pour la plupart) et peuvent donc être plantés en pleine terre, au soleil, après la floraison. Ils reviendront annuellement pendant de nombreuses années.

Primevère (Primula spp.)

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Primevère des jardins. Source: www.ebbing-lohaus.de

Il existe de nombreuses primevères, dont plusieurs vendues comme plantes-cadeaux. Certaines, comme la primevère obconique (P. obconica) et la primevère des fleuristes (P. malacoides), sont considérées comme des annuelles et meurent après la floraison. Mettez-les tout simplement au compost quand leurs fleurs sont fanées. La plupart des autres, et surtout la très populaire primevère des jardins (P. vulgaris et P. x polyantha), sont solidement rustiques : des vivaces classiques pour la plate-bande, la plupart adaptées aux zones 3 à 8. On peut les repiquer dans une plate-bande mi-ombragée au sol relativement humide et elles repousseront fidèlement pendant plusieurs années.

Rosier (Rosa spp.)

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Rosier miniature. Source: www.jacksonandperkins.com

On vend surtout des rosiers miniatures (très rustiques, zone 4) et polyanthas (moyennement rustiques, environ zone 5) à la fête des Mères. Souvent, ces plantes refleuriront plusieurs fois au cours de l’été si on les maintient correctement. Plantez-les en pleine terre, au soleil, pour une floraison renouvelée au cours des années à venir.


Bien sûr, il y a beaucoup d’autres potées fleuries que Maman appréciera : arbuste à fleurs, cinéraire, violette africaine, orchidée, broméliacée, etc. Choisissez-les en pensant non seulement à ses goûts, mais aussi à ses capacités de les maintenir.

Le gourou des plantes de votre jardinerie

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Trouvez le gourou des plantes de votre jardinerie. Source:  http://www.blogto.com et pngtree.com, montage: jardinierparesseux.com

Presque chaque jardinerie a son propre gourou des plantes: une personne qui connaît si bien les végétaux et les soins des végétaux que tous les autres employés s’en remettent à lui. (Les jardineries qui n’en ont pas échouent généralement… et rapidement, de surcroît!) Les noms latins les plus barbares coulent de sa bouche comme de l’eau de source. Il (ou elle, car c’est souvent une femme) est capable d’expliquer les problèmes horticoles les plus complexes de façon à ce qu’un enfant de 5 ans comprenne. Et il est si essentiel à son employeur qu’il a carte blanche pour dire ce qu’il veut… même si c’est pour vous avertir de ne pas acheter quelque chose!

Habituellement, le gourou de votre jardinerie locale est un employé de longue date avec des décennies d’expérience dans le jardinage — il n’y a pas grand-chose qu’il n’a pas cultivé! – bien que parfois on en trouve un jeune qui semble être tombé dans une potion magique horticole dans son enfance, car il absorbe l’information horticole comme une éponge.

Présentez-lui les plantes que vous pensez acheter. Inévitablement, il enlèvera deux ou trois plantes de votre panier en disant: «Vous ne voulez vraiment pas celles-là!» Et bientôt, après une petite interrogation, il vous montrera les plantes que vous voulez vraiment cultiver! Des plantes que la plupart des autres visiteurs du magasin n’ont même pas remarquées, mais qui vous donneront des résultats exceptionnels.

Notez bien l’horaire de travail de votre gourou de jardinerie locale et visitez seulement ces jours-là. D’accord, le gourou a d’autres tâches à accomplir, mais il s’arrête toujours pour répondre aux questions. Il est passionné par le jardinage — il a véritablement une passion folle! — et a besoin de partager sa passion.

Faites du gourou de jardinerie votre ami et bientôt votre jardin sera le plus beau du quartier.

Enfin, n’oubliez pas de dire à votre gourou à quel point vous l’appréciez. Partager son savoir est son but dans la vie!

Passer une année pour contrôler la mouche de la carotte

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On voit rarement la mouche de la carotte ou son asticot (ils sont très petits et discrets), mais les dégâts qu’ils provoquent aux racines sont très visibles. Source: gardening.which.co.uk

Parfois, la façon la plus simple pour se débarrasser de la mouche de la carotte (Psila rosae) est de cesser la culture des carottes (et d’autres plantes pouvant l’héberger comme le panais, le céleri, le céleri-rave et l’aneth) pendant un an.

C’est que, une fois que la mouche de la carotte a trouvé votre jardin, elle reviendra encore et encore… parce que vous la nourrissez. Si vous cessez de l’alimenter, elle mourra.

Voici la situation. Cet insecte passe l’hiver sous le sol sous forme de pupes et les adultes en émergent à la fin du printemps. Ils commencent aussitôt à pondre leurs œufs dans le sol près des carottes et des plantes apparentées (famille des Apiacées). Les larves (de petits asticots sveltes) descendent dans le sol et commencent à creuser des tunnels dans vos carottes. Les tunnels s’infectent et noircissent et, quand vous arrachez les carottes, leur racine n’est plus récupérable. Puis, le cycle recommence au printemps suivant. (Il y a, en fait, une deuxième génération, celle qui ira en pupaison à l’automne, mais cela ne change rien aux résultats : une récolte à moitié gâchée!)

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Asticot de mouche de la carotte. Souvent présent, mais rarement vu. Source: ww.floatproject.org

Mais, si vous ne cultivez pas de carottes et compagnie pendant 12 mois, les pauvres mouches qui écloront à la fin du printemps ne trouveront pas d’endroit à proximité où pondre leurs œufs. Comme elles ne volent que très faiblement, elles n’iront pas loin. La plupart mourront, tout simplement, incapables de trouver un hôte convenable.

Le printemps suivant, il n’y aura pas de pupes dans le secteur, donc pas de mouches, pas d’asticots et pas de dégâts. Problème réglé!

Étant donné leur incapacité à voler loin, les mouches prendront du temps à revenir dans le secteur. Habituellement, au moins 5 à 6 ans et souvent une décennie… et, à ce moment-là, vous pourrez encore les contrecarrer en ne semant rien qu’elles puissent manger pendant un an.

Contrôler ces ennemis de nos légumes en provoquant une disette de leur nourriture obligatoire? Pourquoi pas?

Moins efficace au jardin communautaire

Notez que cette méthode trouve son efficacité en éliminant la source de nourriture du prédateur. Elle ne fonctionnera probablement pas dans un jardin communautaire, car il y aura certainement d’autres jardiniers qui cultiveront des carottes à seulement quelques lots du vôtre… sauf si vous pouvez convaincre tous les jardiniers de ne pas cultiver de carottes (et leurs cousins) pendant un an. Mais elle fonctionne à merveille dans les potagers individuels isolés!