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Géranium ou… géranium?

Par Julie Boudreau Tout le monde aime les anecdotes, même les jardiniers! Au Québec, nous avons deux plantes bien populaires qui portent le nom de géranium. Deux plantes bien différentes dans leur apparence et leur mode de croissance, qui, malgré leur apparence très distincte, portent le même nom. Comment cela est-il arrivé? Voici l’histoire: On découvre le premier géranium Étant largement présent en Europe et particulièrement dans la région méditerranéenne, le véritable géranium est connu des botanistes depuis la nuit des temps. Il est presque impossible de retracer la première fois où on a utilisé le mot «geranium» pour désigner cette plante. Mais c’est un nom qui a voyagé et qui s’est répandu. C’est ainsi que Linné l’a officialisé dans son célèbre livre Species plantarum en 1753. Linné, c’est un botaniste d’origine suédoise (1707-1778) de grande importance. On peut dire que c’est lui qui a décidé que tous les organismes vivants de la Terre porteraient un nom latin, composé de... Lire la suite >

Quels couvre-sol poussent à l’ombre?

Par Julie Boudreau En réponse à une question d’un lecteur, voici quelques couvre-sol qui conviennent pour les endroits moins ensoleillés du jardin. Les espaces ombragés du jardin donnent du fil à retordre à bien des jardiniers. Et pourtant, le nombre de plantes qui y poussent bien et qui y fleurissent est grand. Créer un aménagement à l’ombre est relativement simple. Mais, dans certains cas, la croissance est plus difficile. C’est ici que les plantes couvre-sol deviennent intéressantes. Avec un minimum d’enracinement dans le sol, elles voyagent, souvent à l’aide de stolons, et remplissent de grandes surfaces. Les couvre-sol servent de moyen efficace de remplacer la pelouse. Enfin, les couvre-sol sont aussi une façon astucieuse de réduire le temps d’entretien. Définir le lieu pour mieux choisir les plantes Avant de tomber en amour avec l’une ou l’autre des plantes proposées ci-bas, il est essentiel d’observer attentivement le site où le couvre-sol sera implanté. Si le sol est frais en permanence et... Lire la suite >

La bougainvillée: questions et réponses

Malgré son allure tropicale et bien qu’elle demande des soins un peu particuliers, la bougainvillée n’est pas aussi difficile à cultiver qu’on l’imagine. Il suffit simplement de connaître ses secrets pour qu’elle se couvre de bractées colorées. La voici, sous forme d’un petit questionnaire amusant! Certains horticulteurs disent que la bougainvillée est une plante grimpante grimpante, d’autre disent que c’est un arbuste. Qui a raison? Il existe quelque 17 espèces de son genre, mais ceux qu’on cultive au Québec sont presque tous des hybrides complexes impliquant trois espèces principales: Bougainvillea glabra, B. peruviana et B. spectabilis. Toutes trois sont des arbustes grimpants. Sous les tropiques, les bougainvillées escaladent de grands murs, parfois jusqu’à trois ou quatre étages de hauteur, ou même jusqu’au sommet des arbres. Dans les maisons, cependant, on peut rarement les laisser atteindre de telles proportions: on les taille plutôt en forme d’arbuste. D’ailleurs, les tiges, faiblement à fortement épineuses, selon le cultivar, sont des restants de sa... Lire la suite >

Des primevères boudées par les pépiniéristes… et pourtant!

Par Julie Boudreau J’ai sûrement déjà mentionné quelque part sur ce blogue que j’aime beaucoup les primevères. Et, comme bien des plantes qui me fascinent, les primevères sont devenues un sujet d’étude! J’ai semé et planté de nombreuses espèces et j’ai fait de très belles découvertes. Pendant mes études, on nous répétait sans cesse que les primevères ne valaient pas la peine qu’on s’y attarde. Elles étaient des plantes à courte espérance de vie, à peine rustiques au Québec. Elles étaient de vulgaires potées fleuries qu’on achète à Pâques et qu’on jette à la fête des Mères. Par chance, j’ai croisé de valeureux mentors qui m’ont démontré tout le contraire, en me faisant découvrir des listes sans fin de primevères. Rustiques, fidèles et splendides! Il faut connaître des primevères qu’elles sont majoritairement des plantes à floraison printanières. Mes variétés les plus hâtives fleurissent en même temps que les narcisses, vers la fin avril pour la région de Montréal. La plupart... Lire la suite >

Des légumes que l’on peut infiltrer dans les plates-bandes

Ce n’est pas donné à tout le monde de posséder un beau gros jardin potager. Parfois, le seul espace disponible, ce sont les plates-bandes du jardin. On peut aussi vouloir infiltrer quelques plantes comestibles dans son aménagement en façade de la maison. Tout cela, histoire de dérouter les réglementations qui interdisent les potagers en façade! Dans un désir de garder le côté esthétique des aménagements, il est intéressant de choisir des plantes comestibles qui sont plus décoratives. Par exemple, avouons-le, un plant de tomate n’a pas toujours un bon maintien ou un port intéressant. Des légumes qui ont du style et de la personnalité Un des légumes qui, selon moi, présente un grand intérêt ornemental est le chou. Plus spécifiquement, les choux kale, qu’on appelle aussi les choux frisés. D’abord, c’est une plante qui pousse à la verticale, contrairement à l’image générale que l’on se fait d’un chou pommé. Le feuillage est généralement très frisé, ce qui apporte une texture... Lire la suite >

10 petites plantes indigènes pour embellir son jardin au printemps

Par Julie Boudreau Ce n’est pas compliqué, toutes les motivations pour rendre notre monde meilleur aboutissent toujours aux plantes indigènes! Développement durable? Plantes indigènes. Sauvegarde des pollinisateurs? Plantes indigènes. Jardin naturalisé et de peu de soins? Plantes indigènes. Protection contre l’érosion, végétalisation des berges, solutions aux enjeux climatiques? Eh oui, plantes indigènes! Alors, dans cette optique d’ajouter plus de plantes indigènes au jardin, je vous en présente 10 qui présentent un intérêt printanier. Sauf pour le populage des marais, vous remarquerez que ce sont toutes des plantes de sous-bois. En effet, ces plantes profitent du fait que les arbres sont sans feuilles pour charmer quelques insectes pollinisateurs et emmagasiner un maximum de soleil. Aussi, il y a beaucoup de floraisons blanches. Une des théories avancées pour expliquer ce phénomène est que les premiers insectes pollinisateurs à se réveiller au printemps seraient des mouches et des abeilles solitaires et qu’elles sont davantage attirées par l’intensité lumineuse que par les couleurs. Et... Lire la suite >

Nobles chênes

Par Julie Boudreau S’il est un arbre majestueux de la forêt, c’est bien le chêne. On le voit fort, étirant ses branches dans toute sa splendeur, alors que tous les autres luttent, tassés les uns sur les autres pour goûter à une parcelle de lumière. Quand on survole la forêt du regard, on le reconnaît tout de suite. Le chêne est à la fois un fier membre de nos forêts naturelles, mais c’est aussi un arbre très cultivé dans les parcs et dans le domaine résidentiel. Nos chênes indigènes du Québec Au Québec, on compte quatre chênes indigènes, les plus populaires étant le chêne rouge (Q. rubra) et le chêne à gros fruits (Q. macrocarpa). Le chêne rouge colonise de nombreuses forêts qui ont atteint leur pleine maturité et on le retrouve aussi loin au Nord que Mont-Laurier, le Lac-Saint-Jean et la pointe extrême de la Gaspésie. Un peu moins abondant que le chêne rouge, le chêne à gros fruits... Lire la suite >

Mes petites primeurs du printemps

Chaque automne, quand arrive le gel et que mon marché fermier annonce sa fermeture pour l’hiver, je tombe en dépression légumière. Fini les bons légumes frais et locaux. C’est le retour dans mon assiette du légume pâle et ratatiné de l’épicerie en grande surface. Ma mission: survivre jusqu’au printemps! Bien sûr, je me ravitaille en verdure en faisant pousser des micropousses et des germinations. Je fais même des petits mescluns. Mais il n’y a rien comme une belle plante comestible cultivée sous les vrais rayons du soleil! Ainsi, dès que la neige fond et que réapparaît l’espoir d’un renouveau de verdure, je me précipite au jardin pour voir et attendre… Attendre qu’apparaissent enfin les premières pousses qui formeront mes premières salades fraîches de l’année! J’attends quoi? Parmi les premières verdures comestibles à faire leur apparition se trouve l’oseille (Rumex acetosa). Cette plante vivace commence sa croissance dès que le sol commence à peine à se réchauffer. Chaque matin je sors... Lire la suite >

Les plus belles clématites sont polonaises!

Par Julie Boudreau Il y a quelques mois de cela, je faisais l’éloge des lilas russes. Et si, selon moi, les plus beaux lilas sont russes, les plus belles clématites, quant à elles, seraient polonaises! Ces clématites fabuleuses sont les créations d’un jésuite de Varsovie, le Frère Stefan Franczak. Hybridées et cultivées dans un climat très proche de celui du Québec, les clématites du Frère Stefan sont intéressantes aussi bien pour la qualité des fleurs, leur abondance, la bonne rusticité des plants et leur très bonne résistance aux maladies. De plus, certaines d’entre elles portent une floraison soutenue de juin à septembre. Quelques mots sur le créateur des plus belles clématites Né en 1917 dans le Centre-Sud de la Pologne, le Frère Stefan, comme on l’appelle couramment, est le 12e d’une famille de 14 enfants. Ayant été élevé sur une ferme, il fait des études en agriculture et devient éventuellement enseignant. En 1948, la vocation religieuse l’appelle. Il prend résidence... Lire la suite >

Comment tailler les glycines pour obtenir des fleurs?

Par Julie Boudreau Avec ses incroyables grappes de fleurs au parfum de jus de raisin, les glycines (Wisteria spp.) nous hypnotisent par leur beauté. Tout le monde en veut! Même les jardiniers québécois vivant en zone 3 ou 4! C’est que la glycine n’est pas la plante la plus facile à cultiver au nord du 45e parallèle! En effet, les espèces les plus convoitées sont originaires d’Asie (W. floribunda et W. sinensis). Quant aux espèces américaines, plus rustiques, la floraison est moins spectaculaire, ce qui les rend moins désirables (W. frutescens et W. macrostachya). Notez que la plante commercialisée sous le nom de W. macrostachya porte maintenant le nom W. frutescens subsp. macrostachya. Ainsi, la première étape pour obtenir des fleurs est de bien choisir son cultivar au départ. Quand je pense à toutes les conditions gagnantes nécessaires pour profiter de la belle floraison des glycines, je pense à un amalgame des besoins du cosmos, de la vigne à raisin... Lire la suite >

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