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L’ennemi public numéro un: la berce du Caucase

Depuis plusieurs années, la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) revient régulièrement dans l’actualité dès que l’été commence. Chaque saison ou presque, des municipalités publient des avis de vigilance, des citoyens signalent des colonies en bordure de route et les médias rappellent les risques liés à cette plante spectaculaire… et problématique. En fait, elle a été introduite au Québec dans les années 1980 comme plante ornementale et a depuis pris la clé des champs dans plusieurs régions. Mais même si sa présence n’est pas aussi répandue que certains reportages ont pu le laisser croire ces dernières années, il n’en reste pas moins qu’il ne faut pas tolérer cette plante envahissante. Plus vite on l’éliminera de la carte, mieux ce sera. La plante est monocarpique: elle ne fleurit qu’une seule fois, puis meurt. Sous de très bonnes conditions, elle peut fleurir dès la troisième année; sous des conditions plus difficiles (sol pauvre ou sec, ombre profonde, etc.), elle peut prendre jusqu’à 8... Lire la suite >

Quétaine… et fier de l’être!

Je réalise une chose: plus je vieillis, plus je suis carrément quétaine. Je le sais, puisque ma femme me le rappelle constamment. Dans le temps du Jour de l’An, je me mets à fredonner des airs de La Bolduc: «T’es quétaine!» Je veux poser dans la plate-bande un canard en plastique dont les pattes bougent lorsqu’il vente, mû par un petit moulin: «T’es quétaine, quétaine, quétaine!» Quétaine, c’est moi tout craché! Un mot que j’adore J’adore d’ailleurs ce mot. Je l’ai découvert en arrivant au Québec, il y a presque 30 ans, en même temps que «moé, toé», «tabarouette» et bien d’autres. J’étais fasciné par la richesse et l’originalité de la langue québécoise, même si je n’en comprenais pas encore un traître mot. D’où vient le mot «quétaine»? Je n’en ai aucune idée! Il ne ressemble en rien à un anglicisme et ne fait pas trop parisien non plus. Mais c’est un si beau mot: quéééétainnnnneuh! n’est-ce pas que ça... Lire la suite >

Réponses à vos questions: érable salissant, fleurs printanières et gazon envahissant

Érable salissant L’érable de mon voisin me cause des ennuis. La majorité de ses branches s’étendent au-dessus de mon entrée d’auto et de mon terrain. Chaque printemps, c’est le même problème, quand j’ai terminé le nettoyage de mon terrain et de mes plates-bandes, cet arbre vient couvrir le sol de déchets, même mes balcons. Quelle sorte d’érable est-ce? Puis-je faire quelque chose pour obliger mon voisin à le faire abattre quitte à le remplacer par un autre érable d’une espèce moins dérangeante? Réponse Il s’agit d’un érable rouge (Acer rubra), un érable indigène au Québec qui fleurit au printemps. Après la floraison, les petites fleurs rouges tombent au sol et peuvent s’y accumuler. Dans un milieu naturel (forêt, champ, etc.) ou sur un gazon ou plate-bande, elles se décomposent rapidement et enrichissent le sol en matière organique, ne laissant rien à ramasser. Sur une entrée d’auto ou un balcon, cependant, elles brunissent et s’accumulent, se décomposant peu. Le fait que... Lire la suite >

À l’école du jardinage

La plupart des jardiniers invétérés vous raconteront que c’est un parent – mère, père, oncle, tante, grand-mère, grand-père, etc. – qui les a initiés au jardinage. Serait-ce à votre tour d’être un mentor horticole? Initier un jeune au jardinage peut commencer à presque n’importe âge. Les tout-petits aimeront qu’on leur montre les fleurs et les légumes du jardin, qu’on leur fasse toucher les végétaux et sentir leurs parfums. Dès 4 ou 5 ans, on peut commencer à leur faire semer des graines ou planter des bulbes. Vers 10 ans, ils auront peut-être déjà des idées de projets qu’ils voudront faire, comme un premier potager «à moi tout seul» ou une boîte à fleurs qu’ils voudront gérer entièrement. Un petit projet pour débuter Comme tout premier projet de jardinage pour un enfant de 4 ans et plus, j’ai une idée à vous proposer: semer des tournesols géants. Le projet ne demande que peu de matériaux de base et prend peu d’espace,... Lire la suite >

Êtes-vous un jardinier réaliste ou utopiste?

Il faut croire que les jardiniers québécois sont des optimistes. On les voit en grand nombre lors de la longue fin de semaine de la Journée nationale des patriotes, bien emmitouflés dans leur tuque, leurs mitaines et un bon manteau de printemps, à planter leurs tomates et leurs impatientes en pleine terre. C’est tout juste s’ils n’ont pas à contourner quelques plaques de gel pour pouvoir procéder à la plantation! Que d’utopisme que de planter des végétaux aussi frileux quand les températures baissent encore dangereusement près du niveau de 5 à 8 °C presque chaque nuit! Il faudrait une foi monumentale pour imaginer, ne serait-ce qu’un instant, que ces pauvres végétaux ne seront pas, sinon irrémédiablement endommagés, à tout le moins sérieusement ralentis dans leur croissance par de telles températures. Mais c’est la fête des patriotes. N’est-ce pas la traditionnelle fin de semaine de plantation dans la région? Le bon moment pour planter? Pas forcément. Au Québec, le bon moment... Lire la suite >

Réponses à vos questions: végétaux vraiment adaptés à notre climat

Seringat rustique Pouvez-vous suggérer une espèce de Philadelphus qui convient bien à notre climat? Réponse Essayez le seringat de Lewis (Philadelphus lewisii) ou un de ses cultivars, comme ‘Blizzard’. Cette espèce, originaire de l’Alberta, est parfaitement rustique chez nous et fleurit abondamment tous les ans alors que les seringats «classiques» (P. coronaria et ses hybrides, dont P. x virginalis), qui sont originaires du sud de l’Europe, survivent sous notre climat, mais ne réussissent pas à y fleurir tous les ans. Les bourgeons floraux des seringats européens gèlent souvent au-dessus de la ligne de neige, ce qui explique l’absence de fleurs, même si l’arbuste survit. Le rhododendron et les soubresauts printaniers Je possède un magnifique rhododendron que j’ai protégé l’hiver et que j’ai sorti de son sommeil récemment. Cependant, on a eu du gel et même de la neige depuis. Dois-je le recouvrir de nouveau? Réponse Ne le recouvrez surtout pas! Les «protections hivernales» font souvent plus de dommages que de... Lire la suite >

Révoltons-nous contre la tour de Babel horticole!

Je me confesse: je suis non seulement un jardinier paresseux, mais aussi un jardinier cheap. Alors, rien ne me choque plus que d’acheter deux fois la même plante sous deux noms différents. Après tout, il est défendu de vendre du poisson en prétendant que c’est du poulet. Pourquoi alors un pépiniériste peut-il en toute impunité vendre des plantes sous des noms d’emprunt? Le système binominal de Linné Le système binominal de Linné a justement été conçu pour mettre fin aux imbroglios dus à la dénomination. Une même plante devrait porter le même nom partout à travers le monde. Donc, un lilas commun s’appelle Syringa vulgaris au Québec, mais aussi en Chine et en Hongrie. Bravo, Linné! Depuis l’époque de Linné, cependant, on a découvert l’hybridation. Au lieu de n’avoir que deux variétés de Syringa vulgaris, la forme normale à fleurs lilas (S. vulgaris) et une variété à fleurs blanches (S. vulgaris alba), il en existe aujourd’hui plus de 1000 cultivars connus.... Lire la suite >

Un rosier pour la Fête des Mères

Vous pouvez, bien sûr, offrir des roses coupées à Maman pour la fête des Mères. C’est certain qu’elle va les apprécier. Mais elles ne dureront que… le temps que dure une rose. Cette année, pourquoi ne pas lui offrir un rosier? Avec quelques soins de base, la plante produira des fleurs tout l’été et peut-être même pendant de nombreuses années! La donne Les rosiers les plus souvent offerts à la fête des Mères sont des rosiers à petites fleurs. Ils sont de deux groupes: les polyanthas, dont le plant peut mesurer 45 cm ou plus de hauteur, et les rosiers nains, rarement plus de 30 cm de hauteur. Le résultat Le rosier que vous offrez en fleurs aura normalement de nombreux boutons floraux, assez pour assurer une longue floraison. Le hic, c’est que les rosiers n’aiment pas les conditions d’intérieur, à cause du manque d’humidité de l’air et de la faible luminosité, et pourtant, il est encore trop tôt pour les placer... Lire la suite >

Réponses à vos questions: problèmes et solutions pour vos arbres

Olivier de Bohême à tailler Peut-on faire tailler un olivier de Bohême âgé d’environ 14 ans, car il pousse vraiment en hauteur? Un arboriculteur consulté me dit que cela était possible, mais un autre m’a déjà dit que cela causait un stress pour l’arbre et qu’étêter un arbre mature était déconseillé. Merci de m’éclairer dans ma décision. Réponse Cela va certainement causer un stress à l’arbre (aimeriez-vous cela si on vous coupait les bras?), mais cela ne veut pas dire de ne pas le faire. Aucun arbre ne souhaite être étêté, mais c’est votre terrain et si vous jugez que sa hauteur est dérangeante, allez-y. L’arbre réagira en produisant de nouvelles branches très vigoureuses qui demanderont à être taillées de nouveau dans un an ou deux, donc cela devient très coûteux à la longue. Dans le fond, l’idéal dans une telle situation est d’enlever l’arbre gênant et de le remplacer par un arbre de taille appropriée à votre situation. Enfin,... Lire la suite >

Les belles des bois du printemps

Quand la neige fond et que le sol dégèle, les sous-bois de nos régions ne tardent pas à se couvrir des belles plantes à fleurs. Elles sortent de racines, de bulbes, de rhizomes ou de tubercules enfouis, passent sans difficulté à travers la litière forestière (la couche de feuilles mortes reposant au sol) et s’épanouissent au soleil, déployant très rapidement leurs feuilles et leurs fleurs. Elles font tout comme si elles étaient très pressées… et elles le sont. Elles n’ont que quelques semaines pour capter assez de lumière solaire pour survivre encore une autre année, car bientôt les feuilles des arbres seront de retour, cachant toute la lumière. Il leur faut presser le pas, produire fleurs et graines en succession rapide, car elles rentreront très rapidement en dormance. En effet, ces plantes va-vite n’ont que 5 à 6 semaines environ par année pour croître: le reste du temps, elles le passent sous le sol, en dormance. On les appelle les... Lire la suite >

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