Chrysomèles du concombre Mon potager est envahi par des chrysomèles qui bouffent mes fleurs de concombre. Comment puis-je m’en débarrasser? Est-il possible que je les aie invitées par inadvertance en mettant de la paille sous mes plants de concombres et de haricots? Réponse La chrysomèle rayée ou chrysomèle du concombre (Acalymma vittatum) est un coléoptère au corps allongé strié de jaune. Les larves s’attaquent principalement aux racines des Cucurbitacées, mais habituellement ce sont les adultes qui causent les problèmes en mangeant les fleurs, les feuilles et parfois les jeunes fruits des concombres, ainsi que ceux d’autres Cucurbitacées (courges, melons, citrouilles, etc.). Ils peuvent aussi s’attaquer aux haricots et aux pois. Pour un potager familial, le contrôle ponctuel le plus efficace est le ramassage manuel (laisser tomber les chrysomèles dans un seau d’eau savonneuse). Par contre, si les chrysomèles sont réellement très abondantes, ces contrôles ne seront pas très efficaces. Mieux vaut alors éviter de planter des Cucurbitacées au même endroit... Lire la suite >
Dans tout aménagement, il faut une certaine structure: on dit que c’est l’ossature du jardin. On peut la créer avec une clôture, une tonnelle ou une pergola, mais aussi avec les végétaux. Et les conifères sont les maîtres du domaine, car, grâce à leurs feuilles qui persistent à l’année, ils sont toujours attrayants, été comme hiver. Qu’est-ce un conifère? Par définition, un conifère est un végétal qui produit des cônes: des pommes de pin, comme on les appelle couramment. Ces cônes contiennent les graines de la future génération. Certains ont de gros cônes (certains pins produisent des cônes pouvant aller jusqu’à 60 cm de longueur!) bien visibles (pins, épinettes, sapins), d’autres de petits cônes moins remarquables (thuyas, pruches) et d’autres encore ont des cônes qui ressemblent davantage à des fruits, car leurs écailles sont soudées ensemble et prennent de jolies couleurs (genévriers, ifs). Tous sont des plantes ligneuses (plantes à bois) et forment des arbres ou arbustes. La vaste majorité... Lire la suite >
Je suis encore sous le choc. L’impossible est arrivé. Oui, mes amis, l’été dernier, il a fait chaud à Québec. Très chaud même! Mon patelin a connu une véritable canicule avec des températures de 30, 31, voire 32 °C, un humidex frôlant les 45 °C, et même, incroyable, mais vrai, une sécheresse! J’habite à Québec depuis presque 30 ans et je n’avais jamais rien vu de tel. Habituellement, dans l’est du Québec, on ferme le chauffage le 30 juin et on le repart le 3 juillet ou, pour les moins frileux, le 5. Mais nous avons eu en 2002, pas seulement une canicule (OK, on a déjà vu ça), mais trois! Sans blague! Et canicule rime généralement avec sécheresse. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que nos gazons sont devenus jaunes… mais, croyez-le ou non, pas le mien, car il est joliment parsemé de trèfle qui ne jaunit jamais. Par contre, les gazons allégrement empoisonnés de pesticides de mes voisins,... Lire la suite >
Une «mousse» résistante au sel et au compactage J’ai un aménagement devant la maison sans pelouse (vivaces, arbres et arbustes). Est-ce que la sagine supporte bien le sel et le compactage? Je voudrais en faire des semis. Réponse La sagine, appelée aussi mousse écossaise ou mousse irlandaise (Sagina subulata), est une petite plante couvre-sol qui ressemble à une mousse, mais qui produit de minuscules fleurs blanches au printemps, ce qui prouve le contraire, car les vraies mousses sont des plantes primitives et ne fleurissent pas. Tristement, si la sagine tolère un peu le passage des pieds, elle n’est pas très tolérante du véritable compactage ni très tolérante au sel. Je vous suggère à la place la herniaire (Herniaria glabra) qui forme un tapis aussi bas, mais moins bombé. Il n’y a pas de floraison significative, mais le feuillage est d’un beau vert tout l’été et un peu bronzé l’hiver. La herniaire tapisse mieux que la sagine et n’a pas tendance... Lire la suite >
Le scarabée japonais (Popillia japonica) est l’un des insectes les plus redoutés des jardiniers. Originaire du Japon, où il est naturellement contrôlé par de nombreux prédateurs et maladies, il a été introduit accidentellement en Amérique du Nord au début du XXe siècle. En l’absence de plusieurs de ses ennemis naturels, sa population a rapidement augmenté et il est aujourd’hui considéré comme un important ravageur des jardins, des vergers et de certaines cultures. Des goûts bien définis Le scarabée japonais est un insecte polyphage. Les scientifiques ont recensé plus de 300 espèces de plantes hôtes réparties dans près de 80 familles botaniques. Toutefois, toutes ne sont pas consommées avec le même enthousiasme. Lorsqu’il en a la possibilité, il choisit presque toujours ses plantes favorites avant de s’attaquer à des hôtes moins attrayants. Les dommages sont causés principalement par les adultes, actifs de la fin de juin jusqu’en août au Québec. Ils dévorent les feuilles, les fleurs et parfois les fruits, laissant... Lire la suite >
Les autres insectes pollinisateurs Quelle est la contribution des autres insectes pollinisateurs? Je remarque que chez moi, ce semblent être les bourdons communs qui s’acquittent de cette tâche. Réponse Les bourdons, bien sûr, mais aussi d’autres abeilles indigènes – il y en a plus de 350 espèces au Québec! – ainsi que les syrphes et autres mouches, les papillons et divers coléoptères. Sans oublier les colibris qui, bien qu’ils ne soient pas des insectes, participent eux aussi à la pollinisation. Il existe donc toute une faune de pollinisateurs. L’abeille domestique est souvent la plus connue, mais elle n’est qu’une espèce parmi des centaines de pollinisateurs présents au Québec. Dans bien des jardins, les pollinisateurs indigènes accomplissent une grande partie du travail. Souvent discrets, mais remarquablement efficaces, ils méritent qu’on les protège en leur offrant une diversité de fleurs ainsi que des espaces plus naturels où ils peuvent se nourrir, se reproduire et s’abriter. Fleurs pour attirer les pollinisateurs Étant un... Lire la suite >
Quand je me promène dans la ville de Québec, il y a une erreur que je remarque très souvent: des arbres qui portent un tuteur ou une attache qui nuit à leur santé. En effet, un tuteur est parfois nécessaire lorsqu’on plante un arbre, mais pas toute sa vie. Et une attache qui entoure un tronc et qui n’est jamais desserrée peut carrément le tuer. Regardons la situation. Utile à la plantation… point Il est courant de poser un tuteur à la plantation d’un arbre, surtout si l’arbre est à racines nues ou en motte* ou s’il est planté dans un endroit venteux. En effet, durant la période critique où l’arbre doit faire de nouvelles racines pour bien s’asseoir, il ne faut pas que le tronc soit trop ballotté d’un bord ou d’un autre, sinon les jeunes racines seront arrachées ou l’arbre penchera vers le côté sous le vent. Mais ce traitement est un mal pour un bien. Car un... Lire la suite >
Sorbier en détresse Nous avons coupé un magnifique et grand sorbier à 2 m de terre. Depuis, de gros champignons prolifèrent sur cet arbre. Quoi faire? Devrons nous abattre cet arbre et, si oui, comment procéder pour ne pas infester les fleurs à son pied ou à son environnement. Réponse Taillez un arbre aussi sévèrement lui cause un grand stress et ce ne sont pas tous les arbres qui peuvent y survivre. Les champignons qui y poussent profitent justement de la faiblesse de l’arbre pour proliférer. Notez que le cormier ou sorbier (Sorbus spp.) est un arbre pionnier qui s’installe rapidement sur les espaces dénudés, mais qui n’est pas génétiquement programmé pour faire face aux complications. Quand ça va mal, il a plus tendance à mourir qu’à les combattre. Ainsi, il est généralement, comme la majorité des arbres pionniers, de courte vie. La présence de champignons signale le début de la fin et je crains que vous n’ayez d’autre recours... Lire la suite >
Depuis plusieurs années, la berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) revient régulièrement dans l’actualité dès que l’été commence. Chaque saison ou presque, des municipalités publient des avis de vigilance, des citoyens signalent des colonies en bordure de route et les médias rappellent les risques liés à cette plante spectaculaire… et problématique. En fait, elle a été introduite au Québec dans les années 1980 comme plante ornementale et a depuis pris la clé des champs dans plusieurs régions. Mais même si sa présence n’est pas aussi répandue que certains reportages ont pu le laisser croire ces dernières années, il n’en reste pas moins qu’il ne faut pas tolérer cette plante envahissante. Plus vite on l’éliminera de la carte, mieux ce sera. La plante est monocarpique: elle ne fleurit qu’une seule fois, puis meurt. Sous de très bonnes conditions, elle peut fleurir dès la troisième année; sous des conditions plus difficiles (sol pauvre ou sec, ombre profonde, etc.), elle peut prendre jusqu’à 8... Lire la suite >
Je réalise une chose: plus je vieillis, plus je suis carrément quétaine. Je le sais, puisque ma femme me le rappelle constamment. Dans le temps du Jour de l’An, je me mets à fredonner des airs de La Bolduc: «T’es quétaine!» Je veux poser dans la plate-bande un canard en plastique dont les pattes bougent lorsqu’il vente, mû par un petit moulin: «T’es quétaine, quétaine, quétaine!» Quétaine, c’est moi tout craché! Un mot que j’adore J’adore d’ailleurs ce mot. Je l’ai découvert en arrivant au Québec, il y a presque 30 ans, en même temps que «moé, toé», «tabarouette» et bien d’autres. J’étais fasciné par la richesse et l’originalité de la langue québécoise, même si je n’en comprenais pas encore un traître mot. D’où vient le mot «quétaine»? Je n’en ai aucune idée! Il ne ressemble en rien à un anglicisme et ne fait pas trop parisien non plus. Mais c’est un si beau mot: quéééétainnnnneuh! n’est-ce pas que ça... Lire la suite >