À la suite de mon article publié fin avril, voici la suite des plantes fleuries qui peuvent créer de la biodiversité dans votre pelouse tout en tolérant la tonte et le piétinement modéré. Une pelouse fleurie va faire le bonheur des pollinisateurs et si vous laissez la pelouse un peu plus haute (10 cm ou 4 po), vous pourriez avoir de belles surprises! Vos commentaires et ajouts sont les bienvenus! Notez toutefois que cette liste (2 articles) a été établie pour le Québec où nous avons des hivers extrêmement rigoureux (le thermomètre peut descendre à -30 °C), mais où nous avons généralement aussi beaucoup de neige pour protéger les plantes vivaces. Fleurs pour la pelouse Mouron des oiseaux (Stellaria media) Pâquerette (Bellis perenis) Pissenlit (Taraxacum officinale) Potentille ansérine (Potentilla anserina) Thym rampant (Thymus serpyllum) Trèfle blanc (Trifolium sp.) Violettes (Viola sp.) Véronique à feuilles de serpolet (Veronica serpyllifolia) Je songe à faire un tableau avec toutes ces fleurs de pelouse et... Lire la suite >
Avec les variations extrêmes de températures que l’on connaît depuis plusieurs années, l’attrait pour des pelouses avec de la biodiversité devient un incontournable. En effet, certaines plantes qui surviennent spontanément dans la pelouse sont plus résilientes aux conditions difficiles que le gazon. Rappelons que le gazon en plaque contient essentiellement du pâturin des prés: une espèce qui résiste très bien au piétinement, mais qui est exigeante et demande une bonne préparation du sol et des soins constants. Depuis quelques années, on trouve heureusement au Québec du gazon en plaque écolo avec du trèfle et même davantage de biodiversité. Il y a aussi la compagnie québécoise Gloco qui offre des mélanges de semences à gazon avec du trèfle, comme le mélange Herbionik Eco-Turf. Les mélanges avec d’autres fleurs sauvages qui poussent assez bas pour être tondues sont encore limités aux grandes surfaces, mais cela s’en vient! Entre-temps, si vous êtes tentés d’agrémenter votre pelouse avec des fleurs, autres que les pissenlits,... Lire la suite >
Le printemps est arrivé et, même si on a encore beaucoup de neige au sol dans plusieurs endroits au sud du Québec, la plupart des amateurs de jardinage songent déjà avec enthousiasme à tout ce qu’ils vont faire pour embellir leur terrain cette année. Étant donné que la pelouse occupe une place importante dans les aménagements paysagers en Amérique du Nord, plusieurs compagnies vous ont sans doute déjà envoyé des offres pour l’application d’engrais et de pesticides au cours de la belle saison, avant même d’avoir évalué les besoins réels de votre terrain. La hauteur de coupe Des entrepreneurs consciencieux se tournent heureusement vers de bonnes pratiques dictées par des préoccupations environnementales. Voyez les excellents conseils pratiques de Québec Vert, tant pour l’implantation d’une nouvelle pelouse que pour son entretien et même pour y apporter de la biodiversité! Il est clair que le plus important n’est pas l’engrais, mais l’entretien du gazon et en particulier la hauteur de coupe qui... Lire la suite >
Alors que je terminais les plantations sur mon nouveau terrain l’automne dernier, je cherchais à boucher des trous, surtout dans la partie de boisé naturel où nous avions fait un grand ménage avec des arboriculteurs pour éliminer une quantité de bouleaux gris et quelques peupliers faux-trembles. D’après mes nouveaux voisins, nos terrains sont situés sur une ancienne carrière de sable et une végétation primaire s’y est installée depuis 10 ou 20 ans avec ces espèces pionnières. C’est très joli les bouleaux gris, mais leur durée de vie est limitée et ils ont tendance à plier et casser sous le poids de la neige et du verglas. Donc je me suis retrouvée avec un petit boisé clairsemé où quelques petits pins et épinettes essayaient de se frayer un chemin parmi toutes sortes d’arbustes que je n’ai pas encore identifiés. La forêt qui marche C’est alors qu’un ami m’a parlé de la «forêt qui marche» car il y avait justement une activité... Lire la suite >
Ça fait longtemps que je n’ai rien écrit dans les pages du Jardinier paresseux… que s’est-il passé? C’est que j’ai vendu la maison de campagne où j’ai habité pendant 23 ans et donc mon mari et moi avons été vraiment très occupés en 2025. Il a fallu ranger, nettoyer à fond, mettre la maison en vente et le pire: trier et élaguer tout ce que nous avions accumulé au cours des ans pour vivre désormais dans une maison et sur un terrain plus petits. Ce ne fut pas de tout repos, mais, un an plus tard, nous sommes très heureux de notre décision. À la campagne, nous avions un terrain de 3,5 acres (environ 1,5 hectare) avec un grand potager, des arbres et arbustes fruitiers, une quantité de vivaces et un énorme pré fleuri. Une vingtaine d’années plus tard, nos forces ont décliné et nous avons ressenti le besoin de nous rapprocher des services essentiels et de nos enfants. Pendant... Lire la suite >
J’aime beaucoup la ville de Magog et particulièrement pour sa quantité d’espaces verts publics, ses magnifiques pistes cyclables le long du lac Memphrémagog et de la rivière Magog et sa proximité avec le parc du Mont-Orford. De plus, c’est une petite ville à l’échelle humaine où le citoyen occupe une place prépondérante. Cet été, j’ai découvert l’Espace Saint-Luc: un projet de naturalisation sur un terrain de 22 000 mètres carrés complètement nu (l’équivalent de 4 terrains de football). Il est situé dans un vieux quartier de la ville et il abritait autrefois le site d’entreposage des travaux publics et l’écocentre. Le projet visait à transformer cette vaste zone d’îlots de chaleur en espace de fraîcheur en favorisant la plantation d’arbres, d’arbustes, de vivaces et de gazon dans un secteur qui souffrait d’un grand manque de verdure. La conception de l’espace Saint-Luc a débuté en 2021, mais il fallait d’abord décontaminer le terrain. Cette opération de 4,6 millions a heureusement été... Lire la suite >
J’ai toujours aimé le jardinage et la nature et lorsque je suis arrivée au Québec avec mon mari nous avons été conquis par la nature grandiose et le climat stimulant. Nous nous sommes rapidement établis à Saint-Bruno-de-Montarville, sur la Rive-Sud de Montréal, dans une maison qui avait déjà un très beau jardin avec de nombreuses vivaces. Pour en apprendre davantage, j’ai rejoint les rangs de la Société d’horticulture de Saint-Bruno à la fin des années 1970. Malheureusement, ce n’était pas encore très écologique, car je me suis vite aperçue que tout le monde jardinait à grand renfort de pesticides! Je me souviens d’une soirée où le conférencier invité nous montrait divers insectes de jardin et ensuite un produit miracle pour tuer chacun d’eux! De plus, une grande partie de Saint-Bruno a été bâtie au milieu d’anciens vergers. Or, les pommiers sont les arbres qui reçoivent le plus de traitements de pesticides par année. Beaucoup de propriétaires avaient de vieux pommiers sur... Lire la suite >
Rares sont les personnes qui aiment les araignées. Elles inspirent plutôt de la crainte et de la répulsion, tout comme les perce-oreilles, les cloportes et les mille-pattes. Il faut dire qu’elles sont souvent présentées de façon négative dans la culture populaire: elles sont associées à des lieux sombres ou à des scènes d’horreur dans les films ou encore à la sorcellerie comme lors de la fête d’Halloween. On les croit dangereuses. Or, si toutes les araignées de la planète sont venimeuses parce qu’elles possèdent un venin qui sert à paralyser leurs proies, ce venin ne fonctionne pas sur les humains. Du moins pour la plupart des 52 000 espèces connues puisque seulement une douzaine possèdent un venin qui peut mener à une conséquence médicale. Ces quelques espèces ne se trouvent pas au Québec ni même au Canada. La crainte des araignées est très répandue, mais il ne faut pas confondre crainte et arachnophobie, qui elle est une réaction incontrôlable et... Lire la suite >
La consoude est une grande plante vivace de la famille des Boraginacées dont il existe une trentaine d’espèces. C’est une plante très commune en Europe dans les prairies humides, les sous-bois et les vieux jardins. La consoude est utilisée depuis des siècles en médecine traditionnelle, mais aussi pour améliorer la fertilité du sol au jardin. Plusieurs espèces sont originaires d’Eurasie et se sont répandues dans toute l’Europe, probablement par l’intermédiaire des pèlerins et des «gens du voyage» qui s’en servaient pour soigner leurs blessures en cours de route. Dans le Nouveau Monde, les premiers colons ont importé la consoude pour la cultiver dans leurs jardins de plantes médicinales. Des hybrides stériles Malheureusement, la plupart des espèces sont très envahissantes et Larry nous en parlait comme une plante détestable dans un article publié en 2019. Cependant dans les années 1950, un agronome britannique, Lawrence D. Hills, a créé des cultivars stériles à partir de la consoude de Russie (Symphytum × uplandicum) qui... Lire la suite >
Cette année encore, la pluie a été généreuse (parfois trop!) et la plupart de nos pelouses sont belles. Mais nous avons aussi eu quelques canicules très pénibles et le gazon souffre beaucoup de ces périodes-là. Or, il y a une chose qui est essentielle pour avoir une belle pelouse: une coupe élevée. On ne le répétera jamais assez: plus le gazon est long, plus il sera vigoureux pour produire de longues racines et survivre ainsi aux périodes de sécheresse. C’est simple, les plantes poussent grâce à la photosynthèse: un phénomène qui fonctionne grâce à l’énergie lumineuse et à la chlorophylle. Donc plus la surface des feuilles vertes est importante, plus les plantes pourront produire de la matière organique, d’autres feuilles et des racines profondes. Les surfaces gazonnées ne devraient jamais être tondues plus bas que 8 cm (environ 3 pouces) en climat continental. L’autre facteur très important, c’est l’eau, et c’est la raison pour laquelle les pelouses peuvent être coupées... Lire la suite >