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Les géraniums vivaces, très résistants à la sécheresse

Il existe plusieurs sortes de géraniums vivaces très rustiques au Canada et qui n’ont évidemment rien à voir avec les pélargoniums utilisés comme des plantes annuelles sous nos latitudes, car ils ne survivent pas à nos températures hivernales. Larry avait classé le géranium dans les vivaces presque toujours en fleurs! Toutes les variétés font d’excellents couvre-sols en formant des coussinets au feuillage découpé et des petites fleurs allant du rose au mauve et au blanc. Les variétés recommandées par Larry étaient les Geranium ‘Ann Folkard’, G. cinereum, G. dalmaticum, G. endresii, G. x oxonianum et G. sanguineum Le géranium sanguin, un couvre-sol à découvrir Personnellement, j’ai un faible pour le géranium sanguin (Geranium sanguineum): une petite vivace rustique en zone 3 et très résistante à la sécheresse. Cette variété forme des coussinets de 15 à 20 cm de hauteur sur 40 à 60 cm de diamètre et produit une abondance de petites fleurs rose-magenta de juin à septembre. Le feuillage... Lire la suite >

Gestion extensive des pelouses et biodiversité

Il est souvent question de pelouses cette année, car elle est omniprésente dans tous les aménagements paysagers, surtout en Amérique du Nord. Cependant sa prédominance est de plus en plus remise en question à cause des impacts négatifs sur l’environnement comme la consommation d’eau, d’engrais et de pesticides, la pollution sonore, la production de gaz à effet de serre (GES), etc. Il y a quelques semaines, j’ai fait la connaissance de deux chercheurs universitaires qui s’intéressent à la gestion environnementale des pelouses: Raphaël Proulx, professeur à l’UQTR, et Laura-Jeanne Raymond-Léonard qui fait un doctorat sur la biodiversité des sols urbains à l’UQAM. Ils m’ont donné des informations très intéressantes par rapport au «Défi pissenlits» et «Mai sans tondeuse». Ces campagnes sont très populaires depuis quelques années et certains propriétaires ont même décidé de ne plus tondre durant toute la saison estivale. Cela a généré quelques chicanes de voisins et même des pénalités dans certaines municipalités. Pourtant, des études récentes ont... Lire la suite >

L’ortie: une plante comestible et un engrais

La grande ortie, ou ortie dioïque (Urtica dioica L.), est une plante herbacée vivace originaire d’Eurasie qui s’est répandue maintenant dans le monde entier. On trouve quelques espèces d’orties indigènes dans la région maritime du Saint-Laurent, mais l’ortie dioïque est plutôt rare au Québec alors qu’on en trouve sur tous les terrains en friche en Europe. Elle a assez mauvaise réputation, car c’est une plante envahissante et qui pique. En effet, les feuilles et les tiges sont recouvertes de poils urticants qui se brisent au moindre contact en injectant dans la peau une substance qui provoque une sensation de brûlure. Ces effets sont cependant de courte durée et peuvent être rapidement neutralisés par d’autres plantes appliquées sur la zone affectée, comme le plantain ou la menthe, entre autres. Urtica dioica, communément appelée ortie, n’est généralement pas classée comme une espèce exotique envahissante au Canada ou aux États-Unis. Il y a une espèce indigène (Urtica gracilis) étant largement répandue en Amérique... Lire la suite >

Le cerfeuil: facile à cultiver

Le cerfeuil commun (Anthriscus cerefolium), appelé aussi cerfeuil des jardins, est une petite plante potagère plutôt méconnue au Québec. Elle est pourtant délicieuse et aussi très facile à cultiver. On en trouve chez plusieurs semenciers québécois (Semences du Portage, par exemple), mais je n’ai jamais vu de cerfeuil dans les épiceries près de chez moi, alors qu’en Europe c’est un incontournable autant en fine cuisine que sur les tables campagnardes. Une plante comestible et médicinale C’est une plante qui ressemble beaucoup au persil et il peut le remplacer dans plusieurs recettes. Mais le cerfeuil a un petit goût délicat d’anis qui le rend incomparable. On se sert des feuilles et des tiges pour aromatiser les sauces (comme la sauce béarnaise), les potages, les omelettes ou on peut l’ajouter cru à nos salades. Lorsque j’en ai en abondance, je congèle le surplus après l’avoir haché et recouvert d’un peu d’eau dans de petits contenants individuels. Il conserve ainsi sa saveur durant... Lire la suite >

Encourageons les pollinisateurs… et pas seulement les abeilles domestiques!

Depuis quelques années, le déclin des abeilles a réveillé notre conscience environnementale collective face au danger des pesticides, mais la majorité des gens pensent aux abeilles domestiques. On s’inquiète des impacts sur la production de miel, mais aussi sur la pollinisation de nos arbres fruitiers et autres grandes cultures qui louent des ruches durant la floraison de leurs cultures. Les personnes les plus intéressées par ce déclin savent qu’il y a aussi des abeilles indigènes qui sont propres à chaque région, mais la plupart des gens pensent que toutes les abeilles se ressemblent, vivent en colonies, produisent du miel et peuvent piquer si on les dérange. Or, il y a environ 860 espèces d’abeilles indigènes au Canada, certaines ont des couleurs qui diffèrent du jaune et du noir, la majorité ne pique pas, elles sont souvent solitaires et aucune ne produit du miel. Mais toutes contribuent à la pollinisation de façon importante à condition de leur offrir des habitats propices.... Lire la suite >

Sursemez la biodiversité dans votre pelouse

La grande majorité des pelouses en Amérique du Nord ont été installées avec du gazon en plaques et ça, c’est 100% de pâturin des prés: une espèce qui résiste très bien au piétinement et à nos hivers québécois et qui procure un effet immédiat. Malheureusement, c’est aussi une plante très exigeante en fertilisants et en eau. Si les conditions idéales ne sont pas au rendez-vous, elle va s’affaiblir et être une proie facile pour les ravageurs de pelouses, comme les punaises et les vers blancs. En fait, les insectes «nuisibles» sont là pour éliminer les faibles. C’est la loi de la nature. Si on a une diversité de plantes dans notre pelouse, comme dans une jungle, il y aura toujours l’une ou l’autre qui va survivre à une sécheresse, à un sol pauvre ou compacté ou qui va résister à tel ou tel prédateur. Comment faire le virage? Alors, vous avez posé du gazon en plaques récemment, mais vous vous... Lire la suite >

Mai sans tondeuse? Vraiment?

À la suite du lancement du Défi Pissenlits en 2021, plusieurs municipalités ont lancé des campagnes en suggérant de ne pas tondre pendant tout le mois de mai. J’ai déjà écrit à ce sujet l’an dernier, mais je crois qu’il est utile d’en reparler, car ce n’est pas une bonne idée de suspendre la coupe du gazon pendant un mois au printemps. Du moins si on veut conserver un espace gazonné polyvalent capable de résister au piétinement pour toutes sortes d’activités familiales, sportives ou sociales. Les nuances du Défi Pissenlits Si on laisse pousser la pelouse trop longtemps, les enfants ne pourront plus jouer au ballon et la tondeuse ne pourra plus passer. Il faudra peut-être louer de l’équipement et ensuite ramasser tout le gazon coupé. Une coupe radicale est nuisible à la pelouse. Il vaut mieux la couper régulièrement pour conserver une surface dense. De plus, si on arrête de tondre le gazon pendant un mois, cela ne va... Lire la suite >

L’urine au jardin

Le sujet est un peu tabou, je sais! Mais même Larry en a parlé en 2020, après bien des hésitations, à la suite d’une question du public. Dans cet article, il s’agissait surtout d’utiliser l’urine diluée comme engrais, ce qui est une très bonne idée, car la formule N-P-K, estimée à 11-1-2, est semblable aux engrais azotés qu’on peut trouver dans le commerce. Larry mentionnait aussi son utilisation pure comme accélérateur à compost. Ça aussi c’est génial, spécialement pour un compost riche en carbone, comme les feuilles mortes par exemple. Si on l’arrose avec de l’urine, cela va équilibrer le rapport C/N et stimuler le processus. L’urine comme fongicide Pour ma part, je l’utilise chaque printemps comme fongicide sur mes gadelliers (des groseilliers pour les Européens). L’urée est un fongicide naturel, nous en produisons plusieurs fois par jour et c’est gratuit. Cependant, il est impératif de l’appliquer au stade dormant, soit en mars ou avril, car l’urine brûle le feuillage!... Lire la suite >

Jardinage de fin de saison

J’ai beau être une jardinière un peu paresseuse, j’aime faire de l’exercice dehors en automne alors qu’il fait frais. De plus, il y a quand même des choses à faire sur le terrain qui me permettent de gagner du temps au printemps prochain. Voici donc mes astuces de jardinage de fin de saison. Les feuilles mortes Bien entendu, je ne ramasse pas mes feuilles mortes sur la pelouse, car nous passons la tondeuse dessus. Par contre, je les déchiquette là où j’ai des feuilles en abondance et j’en mets une couche de 5 à 10 cm sur mon potager et sur le parterre de fleurs devant mon entrée. Mais je dois parfois renouveler ce paillis au cours de l’été. J’ai donc besoin de beaucoup de feuilles mortes qui ne sont disponibles qu’en automne. De plus, j’ai aussi besoin de feuilles sèches toute l’année pour équilibrer les matières «vertes» dans le compost. J’en garde donc au moins 8 à 10 sacs... Lire la suite >

L’entretien de la pelouse en automne

Les pelouses étaient bien vertes cette année grâce aux pluies abondantes que nous avons reçues durant tout l’été au sud du Québec. Souvenons-nous que les pelouses sont d’origine britannique et qu’il pleut très souvent là-bas! Mais ce ne sera pas le cas chaque année, car nous avons un climat continental avec des étés chauds et secs pendant plusieurs semaines… enfin normalement. Donc, profitons du fait que notre pelouse est à son meilleur cette année pour lui donner un coup de pouce supplémentaire afin qu’elle soit plus résistante à la prochaine sécheresse. L’automne est un excellent moment pour faire différentes interventions très bénéfiques pour votre pelouse. L’aération Le sol de votre pelouse est compacté? Pour le savoir, enfoncez un crayon de bois dans la terre, s’il ne pénètre pas facilement à 10 cm de profondeur, il faudrait aérer. Pour une petite superficie, vous pouvez utiliser un outil manuel, mais pour de grandes surfaces il vaut mieux louer un appareil motorisé qui... Lire la suite >