Réponses à vos questions: bouche d’aération de radon et végétaux
Je viens de faire installer un système d’évacuation du radon. La bouche d’aération extérieure, qui rejette de l’air 24 heures sur 24, toute l’année, est située entre deux hydrangées paniculées, à environ un pied au-dessus du sol. L’air est soufflé directement vers le sol. Est-ce que je viens de signer leur arrêt de mort?
Réponse
Le radon est un gaz radioactif naturellement présent dans le sol, produit par la dégradation de l’uranium. À l’extérieur, il se dilue immédiatement dans l’air et devient inoffensif, mais dans une résidence, il peut s’accumuler et atteindre des concentrations dangereuses à long terme. Il entre dans les bâtiments par les fissures ou les joints non étanches des fondations.
Pour éviter cette accumulation, on installe des systèmes d’atténuation qui aspirent l’air dans le sol sous la dalle de béton et l’évacuent vers l’extérieur, comme dans votre cas. Une fois expulsé, le radon est immédiatement dissipé et ne présente aucun danger pour vous ni pour vos plantes. La question devient donc: comment l’air expulsé peut-il influencer les végétaux, notamment vos hydrangées paniculées? Trois facteurs sont à considérer: le mouvement de l’air, sa température et son humidité.
Mouvement de l’air
Le souffle d’un système de mitigation du radon est constant, mais faible, beaucoup moins puissant que celui d’une climatisation ou d’une sortie de sécheuse. Même faible, un courant d’air peut influencer légèrement la croissance: les tiges peuvent pencher à l’opposé du souffle ou se renforcer pour compenser. Il peut aussi augmenter la transpiration des feuilles exposées, entraînant parfois un léger dessèchement localisé. Au sol, comme l’air est dirigé vers le bas, un peu d’érosion ou d’assèchement peut se produire. Cependant, rien de cela ne met vos hydrangées en danger.

Température de l’air
La température du sol sous une maison varie très peu au fil de l’année, généralement entre 5 et 10 °C dans le sud du Québec. Comme le système tire l’air à cette profondeur, l’air expulsé est relativement frais en été et plus chaud que l’air ambiant en hiver. En saison froide, cette chaleur relative peut faire fondre la neige juste devant la sortie, ce qui enlève une partie de l’isolation naturelle offerte par le manteau neigeux. Cela peut exposer un peu plus les racines superficielles aux cycles de gel et de dégel. Ce phénomène peut déranger certaines plantes sensibles, mais rarement des hydrangées paniculées, dont les racines sont profondes et bien adaptées au froid.
Humidité de l’air
L’air provenant du sol est généralement plus humide que l’air extérieur. La zone autour de la sortie peut donc rester légèrement plus humide toute l’année. En hiver, cela peut causer de la condensation, du givre ou de la glace sur les tiges ou au sol, sans effet néfaste pour les hydrangées. En été, l’humidité peut prolonger le mouillage du feuillage, ce qui augmente un peu le risque de maladies foliaires chez les plantes sensibles. Le sol peut aussi rester humide plus longtemps, ce qui n’est pas nécessairement un problème pour la majorité des arbustes.
Hydrangées et autres végétaux
Vos hydrangées paniculées ne devraient pas être touchées de manière significative. Ce sont des arbustes très robustes, résistants au vent, extrêmement rustiques et dotés de racines profondes. Comme elles perdent leurs feuilles en hiver, elles ne sont pas touchées par l’air plus chaud et humide à cette saison.
D’autres plantes plus fragiles pourraient réagir davantage: espèces hautes et frêles comme les delphiniums ou les cosmos, plantes cassantes comme certaines fougères, vivaces à racines superficielles exposées au gel-dégel, plantes à feuillage persistant sensibles au dessèchement hivernal, ou encore plantes sujettes aux maladies foliaires comme les rosiers et les lupins. Les plantes de sol sec, comme la lavande ou certains sédums, pourraient également moins apprécier un emplacement soumis à une humidité accrue.
Solutions simples
La façon la plus simple d’aider vos hydrangées à s’adapter est d’ajouter une couche de paillis organique de 5 à 10 cm. Cela protège les racines du gel et du dégel, stabilise la température du sol, réduit l’évaporation et garde le sol uniformément humide. Vous pouvez aussi simplement laisser les débris végétaux au sol en automne et au printemps, ce qui agit comme un paillis naturel. Il est judicieux de laisser environ 30 cm d’espace libre devant la sortie du système. On pourrait dévier légèrement le flux d’air plus loin de l’ouverture, mais dans votre cas ce serait probablement inutile et peu esthétique.
La meilleure approche consiste simplement à observer. Les plantes sont souvent beaucoup plus adaptables qu’on ne le croit, et tout porte à croire que vos hydrangées s’acclimateront sans difficulté.
Pour plus d’information sur le radon, consultez Le radon – Guide de réduction pour les Canadiens.







Vous travaillez déjà. Un 2 janvier. Les Hydrangea sont étonnement résistantes. Cela commence à me faire peur toute cette histoire de radon car je suis très souvent à la maison. J’habite au bord d’un lac avec un puit à 135 pieds. Devrais- je faire des démarches à ce niveau?
Suite ….merci et Bonne année 2026!
Step into the arena of Scrandle, where words become your chosen weapons in a battle of wits for ultimate linguistic dominance.