Mon histoire de cohabitation (pas très) pacifique avec les guêpes fouisseuses
Il faut que je vous raconte quelque chose qui m’est arrivé récemment et qui m’a fait réfléchir sur les limites de notre tolérance au jardin. On a découvert un nid de guêpes de terre (ou guêpe fouisseuse, ou guêpe de sable, dépendant de ce que vous préférez) directement dans une de nos boîtes à jardin, entre deux plants de concombres, et au début, on s’est dit : « Bon, on va essayer de cohabiter pacifiquement!»
Spoiler alert : ça n’a pas fonctionné. Et j’ai maintenant une nouvelle compréhension du terme «voisinage difficile» !
(Si vous me suivez sur ma page Facebook Audrey Martel – Bio & Cie., et croyez connaître toute l’histoire… Eh bien le chapitre final se trouve en fait ici!)

Pourquoi ai-je voulu jouer à la diplomate avec des guêpes?
Écoutez, je ne suis pas une princesse licorne qui vit dans un monde imaginaire où tout le monde est amis: j’avais de très bonnes raisons de vouloir garder mes nouvelles colocataires! D’abord, les guêpes sont d’excellents prédateurs au jardin. Une seule colonie peut manger des tonnes d’insectes nuisibles pendant une saison – pucerons, chenilles, larves de coléoptères, tout y passe.
En plus, si les jeunes guêpes doivent être nourries de proies, les adultes se nourrissent de nectar et sont d’excellents pollinisateurs au jardin. Ça tombe bien, mon potager a tout ça en stock: des insectes nuisibles à manger, et des fleurs de légumes en mal d’amour n’attendant que la visite d’insectes s’étant pomponnés de pollen.
Je me voyais déjà comme une jardinière éclairée, écologiquement responsable, en harmonie avec la nature… J’étais assez fière de moi, franchement, dans mon monde utopique de papillons et d’arcs-en-ciel…
Sauf que voilà, il y a une grosse différence entre les guêpes solitaires (qui sont généralement ben tranquilles) et les guêpes sociales (qui, elles, ont des opinions TRÈS fermes sur qui a le droit de se promener dans LEUR secteur). Et devinez sur lesquelles on est tombés ? Les sociales, évidemment! Les territoriales. Les «touche-pas-à-mon-nid-sous-tes-concombres-sinon-je-te-pique» !
Avoir la piqûre du jardinage… Ou se faire piquer en jardinant!
Au début, ça allait plutôt bien. On les observait aller et venir, on admirait leur travail, on se sentait très «National Geographic». Mais dès qu’on s’approchait un peu trop de leur nid pour désherber autour de nos concombres… Aïe! Première piqûre. Puis deuxième. Puis troisième.
Apparemment, les guêpes jaunes de l’Est (Vespula maculifrons, probablement ce qu’on avait) sont hautement territoriales. Et arracher quelques mauvaises herbes à un mètre de chez elles… C’est perçu comme une invasion en bonne et due forme!

Ces guêpes-là s’installent au printemps quand la reine sort de son hibernation. Elle trouve un beau petit coin où la terre est à découvert et relativement sèche (comme nos boîtes à jardin bien drainées et sans paillage – parfait pour elles !), creuse une chambre souterraine, et commence à pondre.
Contrairement aux guêpes aériennes qui construisent leurs nids avec de la pâte de bois mâchée (d’où l’aspect papier), les guêpes de terre créent une chambre creusée dans le sol avec des tunnels. C’est comme une fourmilière, mais pour guêpes! Ensuite, elles peuvent fabriquer un nid, mais étrangement, c’est assez difficile de trouver des informations là-dessus… c’est comme si certaines en faisaient, et d’autres pas! Peut-être que ça dépend du sol, ou que tous ceux qui ont voulu déterrer un nid pour les étudier ont réalisé que ce n’était pas du tout une bonne idée!
Ce nid bien caché
La bonne nouvelle ? Elles ne restent généralement pas au même endroit plus d’une année. La colonie s’effondre avec les premières gelées, alors patience… l’hiver viendra bien!
Sauf que tous les experts qui disent ça: «patience, l’hiver va s’occuper de votre problème» n’ont clairement pas un nid dans leurs plants de concombres!!!
Si je veux manger cet hiver, en bonne Québécoise rurale des années 1700, je dois faire mes réserves! Sinon ma famille va mourir de faim en chantant des rigodons durant le long hiver froid, sans possibilité de se nourrir! Hors de question de rater ma saison de jardinage. Question de survie, tsé!
Bon, j’exagère un peu quand même: on ne chante plus de rigodon et il y a une épicerie dans mon village…
Si on les laisse tranquilles, les guêpes sont relativement tolérantes. On peut se promener dans d’autres parties du jardin sans problème. Elles vaquent à leurs occupations, on vaque aux nôtres, tout le monde est content. (D’où mon idée de cohabitation à la base)
MAIS. Et c’est un gros «mais». Dès qu’on s’approche de leur nid, c’est une autre histoire! Donner un coup de pied sur le côté de la boîte sans faire exprès? Piqûre. Désherber trop près de l’entrée? Piqûre. Arroser – ô, malheur! – mes concombres? Piqûre. Regarder dans leur direction de façon suspecte? Bon, OK, j’exagère un peu, mais vous voyez l’idée!
Le divorce qui m’a coûté la moitié de mes concombres (ou comment finir de convaincre les voisins qu’on est les fous du village)
Une fois qu’on a pris la décision de se débarrasser de nos colocataires indésirables, il fallait s’équiper. Et là, permettez-moi de vous dire qu’on n’a pas fait les choses à moitié !
Il faut intervenir le soir quand les guêpes sont moins actives – c’est le moment où elles sont toutes revenues au nid et où elles sont moins vigilantes. Alors on s’est équipés comme si on partait pour la lune :
- Chapeau avec filet à insectes pour protéger le visage
- Bottes de pluie en caoutchouc

On ressemblait à deux astronautes perdus dans un potager, mais au moins, pas un centimètre de peau n’était exposé !
Armés de notre arsenal – moi avec ma bombonne de produit anti-guêpes, et mon conjoint avec une pelle – on s’est dirigés vers la zone de combat. Le plan: empoisonner, pelleter, empoisonner, re-pelleter, et creuser jusqu’à ce qu’on ne voie plus rien qui gigote.
On a dû sacrifier un de nos concombres dans le processus (moment de silence pour sa perte), mais au final, on a creusé jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun signe de vie. Le lendemain matin, petit coup de pied dans la terre remuée : rien ne bougeait. Victoire !
Ironie, plot twist et leçons apprises
Bon, là où l’histoire devient plus croustillante, c’est qu’ensuite, on a découvert un DEUXIÈME nid de guêpes sur l’un de nos jeunes amélanchiers! Celui-là, on a décidé de le laisser tranquille – les chiens n’y vont jamais, et les oiseaux mangent tous les fruits de toute façon!
Une semaine plus tard : Je me dois d’être honnête, notre «victoire» était prématurée ! Les guêpes sont revenues s’installer exactement au même endroit. Apparemment, ce qu’on a détruit la première fois, c’était probablement juste un conduit et pas la chambre principale. Il restait donc quelques survivantes qui ont réussi à se réinstaller. On va devoir remettre nos habits d’astronautes… M’avez-vous entendue soupirer à travers votre écran?
Comme quoi, détruire un nid souterrain, c’est plus compliqué qu’il n’y paraît ! Contrairement aux nids aériens qu’on peut voir et enlever d’un coup, ces nids nous cachent leur véritable étendue.
Je ne suis définitivement pas exterminatrice… Mais je ne perds pas espoir!

Ce que j’ai appris de toute cette histoire? D’abord, que la cohabitation avec certaines espèces a ses limites. Bien qu’elles puissent être bénéfiques pour le contrôle des parasites et la pollinisation, si on ne peut plus jardiner tranquillement, il faut parfois prendre des décisions difficiles.
Ensuite, que toutes les guêpes ne se valent pas – les solitaires sont généralement inoffensives, mais les sociales… c’est une autre paire de manches !
Et finalement, que la nature nous remet à notre place parfois! Nous sommes une espèce comme une autre, victime des moyens de défense de nos voisins… même les plus petits! Parce que ça a beau être «juste une piqûre», ça fait mal en tabarouette!
L’année prochaine, si on a de nouveaux «locataires», j’évaluerai mieux leurs intentions avant de jouer à la diplomate! Et je ne laisserai plus aucune terre nue au printemps non plus! Une autre bonne raison de pailler le jardin et de planter dense.
Et vous, avez-vous déjà eu des aventures avec des guêpes de terre? Dites-moi en commentaires si vous avez réussi à les mettre en échec!



Bonjour Audrey,
J’ai vécu une aventure similaire à la tienne, à la différence prêt que à ce que j’ai pu en constater sur mes envahisseurs c’est qu’ils s’apparentaient aux Frelons. Mais à bien y penser, c’était probablement des guêpes de terre. Bref, j’avais du matériel ranger au fond du terrain et lorsque j’ai mis le pied sur des toiles servant à protéger l’avant de mon terrain des ravages du chasse-neige, j’ai marché sur un nid. Mal m’en pris, une, deux ,trois et puis quatre piqûres en un clin d’oeil. Il n’en fallait pas plus pour que je battre mon record personnel au 100 mètres. J’ai comme toi choisi la brunante pour ma contre-attaque. Mon arme de l’époque, un produit qui sommeillait sur l’une de mes tablettes du sous-sol. Un produit acheté au Salon du VR à base d’eau qui était très efficace sur toutes sortes de bibittes à sang froid. J’ai donc aspergé la zone de combat et effectué une retraite stratégique. De mon côté, je semble avoir eu plus de chance que toi car l’envahisseur à été annihiler. J’aurais bien aimé tant dire plus sur le fameux produit en question, mais je n’en ai plus et je n’ai plus été en mesure de le retrouver sur les tablettes. J’avoue qu’à l’époque, je n’ai même pas évalué la possibilité d’une cohabitation. Avec l’âge et la sagesse se serait se serait différent aujourd’hui. Mais à ma décharge, j’avais tout de même été agressé sur mon territoire. Un grand sage à dit un jour que la meilleure défense est souvent l’attaque ?Bravo pour tes articles Audrey, j’ai bien te lire, continue à nous abreuver de tes expériences. Au plaisir, Yves.
Haha parfois, la sagesse revient quand même à attaquer le premier (dans le cas des guêpes en tout cas!!). On a réussi à détruire le nid pour de vrai cette fois-ci ! Mon conjoint avait mis son wetsuit de plongée 7mm et il a creusé la terre à la main… c’était encore plus lunaire comme déguisement !
Une petite note pour vous dire qu’un rigodon est une danse et non une chanson, donc, on ne chante pas un rigodon.
J’aime bien votre blog! J’apprends beaucoup. Merci!
Pour ma part, le nid de fourmis s’est fait dans mon bac à compost. Plus moyen de l’approcher pour rajouter quelque chose ou de le brasser. J’ai pris un 2 litres de coca-cola vide que j’ai coupé en deux. J’ai inversé la partie du haut que j’ai entré dans la partie du bas. Je l’ai installé près du bac à compost. Au début, j’ai mis de l’eau sucrée dedans , ensuite du jus d’orange mais ça ne fonctionnait pas. Ensuite, j’ai mis du kombucha et en 3 jours, le nid était vide. Les guêpes se noyaient dans le kombucha. Et je pouvais à nouveau me servir de mon bac à compost.
Et pourtant, ma mère me chantait tant et tant de valses…
Audrey, tu me fais bien rire! Lâche pas!!
Elles se sont installées dans mon bac de compost aussi. J’avais à porter de la main ma balayeuses avec le boyau et les tuyaux les plus long. Dèe de
Elles se sont installées dans mon bac de compost aussi. J’avais à porter de la main ma balayeuses avec le boyau et les tuyaux les plus long. Dès que j’avais un moment, je les aspirais à leur arrivée. Elles attaquais le tuyau mais je n’ai jamais été piqué. Même choses lorsque qu’elles se sont installées sous mon balcon. Crédit à mon beau-frère pour ce truc. Note: je bouchais l’entré du tuyau entre les sessions d’avalement avec une pomme..
Wow! Original comme idée! Je n’avais jamais entendu ça!
Salut Audrey
J’utilise ce moyen depuis de nombreuses années (aspirateur ) pour venir à bout de ces *?!#$£ de guêpes qui s’installent dans les murs en maçonnerie traditionnelle et je t’assure c’est radical un peu long mais radical . Change rien ont t’adore
J’ai 70ans. J’ en avais alors environ 12. Avec mon petit frère, j’allais rassembler les vaches de la ferme pour la traite quand un de nous 2 a sûrement marché sur un nid de guêpes jaunes qu’on appelait chez nous de abeilles de champs. Frèrot s’est retrouvé instantanément entouré d’un essaim effroyablement agressif alors qu’elles ne m’ont jamais touché. Je l’ai alors jeté dans la rivière que nous longions et je l’ai immergé jusqu’à la fin de l’attaque. On aurait pu penser que je tentait de le noyer. J’ai fait ça par instinct,,,aucun mérite. À l’hôpital, le médecin a dit qu’il avait été piqué À MORT et que sa survie était un vrai miracle. Ce n’était vraiment pas beau à voir!!! Vous comprendrez que depuis ce temps, il a appris à courir très vite s’il voit quoi que ce soit qui ressemble à un abeille. Quant à moi, je n’ai jamais eu d’attaque sérieuse, juste quelques piqûres isolées (j’aimais bien voler du miel dans les ruches installées dans nos champs). Bref, il ne faut pas avoir peur de ces gentilles petites bêtes, mais elles commandent quand même mon plus grand respect comme toutes les créatures vivantes. De plus, rappelons-nous qu’ELLES SONT ABSOLUMENT INDISPENSABLES.
Bonjour Audrey,
Moi, c’est l’été dernier. J’ai eu un nid de guêpe au pied d’un bleuetier. Je disais à la blague qu’il y avait un aéroport international au pied de celui-ci tellement les arrivées et les départs étaient intenses. J’ai mis deux ‘tours de contrôle’ pour éviter de passer sur le nid. Le moment venu j’ai mis mon grand filet qui tombe jusqu’au sol sur mes 25 plants de bleuets. Un jour, je vois un trou dans mon filet (nylon vert). Je prends une corde et ferme le trou. Le lendemain, encore un trou. Je répare. Le 3e jour, je passe pour aller m’occuper des animaux du voisin en son absence et je vois encore un trou. En le réparant à nouveau, je me pose des questions, mais j’ai eu ma réponse en revenant de chez le voisin. Il y avait 6 à 7 guêpes mécontentes qui faisaient un nouveau trou… J’ai fait un ‘deal’ avec elles. Je ramasse mes bleuets, même dans ledit bleuetier, sans aucun problème et moi, je leur laisse leur trou. Cependant, je ne leur ai pas dit que je fomantais une solution pour les éliminer. Le temps de mes vacances est arrivé (dernière semaine d’août, première de septembre), j’ai enlevé le grand filet de mes bleuets avant de partir. À mon retour, j’ai fait le tour de mon jardin et qu’est-ce que je vois au pied de mon bleuetier. Un grand trou d’au moins un pied de profond. La nature s’est chargée de la basse besogne que je voulais accomplir; la nature étant sans doute une jolie moufette. Merci moufette!
l’an passé j’ai connu la même situation à mon jardin . j’ai arroser le trou de gazoline et pouf . J’ai demeuré tout près côté sécurité . j’ai dû refaire le même scénario 2 jours après et ce fut terminé .
Merci beaucoup Audrey pour cet »exposé » de guêpes. Victime de ces traîtres guêpes jaunes dont les piqûres vous mènent chez le doc… je dois porter toujours des vêtements longs au cas ou… et surtout pas de vêtements jaune qui les attirent
L’été dernier, après avoir été attaquée, j’ai installé 6 pièges à guêps de type »ruche jaune en plastique et un millier de guêpes jaunes s’y sont suicidé.
Je mets maintenant des fines herbes à travers mes plants de légumes pour les éloigner. J’ai réduit ,ma liste de plantes à acheter qui pourrait être trop attirante… mais j’aimerais bien que tu puisse dresser une liste de fleurs,
à donner une attention spéciale à ce problème, pour tous les »jardiniers qui ont eu la piqûre »! Les frelons sont gentils mais pas les jaunes de sol…
Bonne chance!
Toute une guerrière !! Merci de nous faire rire !
Il y a quelques années, je coupais quelques branches dans le bois au chalet quand j’ai vu 5 ou 6 guêpes autour de ma botte de caoutchouc. J’ai couru vers le lac. Les enfants se baignaient dans le lac, je leur ai dit de se mettre sous l’eau, le bord du lac n’était pas creux. Je suis entrée toute habillée dans le lac mais ne voyant pas de guêpe, j’ai arrêté ma course. Il y en a une qui a fait le tour de ma tête et m’a piqué sur le nez. J’ai juste eu le temps de me rendre à l’hôpital et j’étais complètement enflée, pas reconnaissable et je n’étais plus capable de respirer. Les médecins de Rivière-Rouge m’ont sauvé. Il était moins une. Depuis, j’ai une Épipen en tout temps. Ces guêpes sont très dangereuses pour certaines personnes.
Merci pour pour le partage de ton expérience et une Epipen peut vous sauver la vie.
Comme je garde mes petits enfants pendant la période estivale, je ne pouvais permettre que l’un d’entre eux soit piqué. Tout ce qui suit s’est déroulé à une vitesse incroyable. Ha, Les ??*?%$%% guêpes de terre! Ce n’est pas comme les Bourdon (rires). Elles sont asociales fois mille! Et agressives en ti pépère. Nous avions découvert une entrée au travers de notre plate-bande qui mène au garage. On aurait dit que la population de guêpes grandissait de jour en jour…. ainsi que l’ouverture de entrée au nid. Ça voyageait continuellement. Nous n’avions plus accès à cette portion du terrain sans risquer d’être attaquée, d’être piqué. À chaque visiteur qui se pointait le nez dans ma cour arrière…. je devais les avertir et les éloigner le plus rapidement possible. Vous auriez dû voir de vos propres yeux….c’était hallucinant la quantité d’abeilles qui voyageaient sans relâche. Ce n’était plus vivable et dangereux. Me suis donc mise a chercher des infos. Comment me débarrasser d’elles au plus vite? J’ai appris que les moufettes adorent foutre leur nez dans le nid, le soir venu, et en gober le plus possible. C’était probablement ces dernières qui, de jour en jour, agrandissaient l’entrée. À la fin il devait bien faire un bon deux pieds de diamètre et la profondeur…ayoye! J’y aussi appris, lors ces recherches, que la terre diatomée aurait fort probablement raison d’elles. Je m’en suis procuré dans l’heure qui a suivie et le soir même je saupoudrais généreusement l’accès au nid. VICTORY!!!! Le lendemain plus aucune activité si ce n’est que deux ou trois survivantes abasourdies. Je sais! Vous allez me dire que ça été drastique mon affaire mais nous faisions face à une invasion. Rien de moins! À la guerre comme à la guerre!
Des guêpes s’étaient fabriqué un beau gros nid de « papier » sous le deck de ma piscine près des accès et piquaient tout ce qui passait, chien inclus. C’est donc vêtue d’un habit de pluie, capuchon fermé jusqu’aux yeux, bottes et gants de caoutchouc et lunette de plongée (j’aurais aimé avoir une photo…) que je m’y suis attaqué un certain soir…y faisait chaud! Accroupie, en sueur, et après m’être frappée la tête solidement sur les « solives basses », j’ai bravé la guêpe vigile et inséré le long tube dans la boule de « papier » de la grosseur d’un ballon de soccer et j’ai vidé la canne! Le nid alourdi s’est écrasé à mes genoux! Re-cogne la tête et fuite à l’extérieur! Le lendemain, plus aucune trace du nid et des « cadavres » ? Aventure inoubliable qui a bien fait rire « l’auditoire d’un soir ».
Ah wow! C’est toujours une épopée de s’en débarrasser. Chez moi, une colonie s’est creusée des tunnels dans la mousse isolante de la fenêtre serre. J’ai attendu le soir également, me suis équipée en motocycliste un jour d’automne avancé et j’ai généreusement pulvérisé de « l’anti-guêpes » dans le trou d’entrée avant de boucher le tout de mousse expansive rose. Elles ont littéralement été étouffées. J’ai coupé la mousse l’année d’ensuite…. juste pour être sûre sûre sûre. Hahahaha!!!
… et en plus d’installer des pièges en forme de ruche en plastique transparent, on vit moins de culpabilité qu’en les tuant au spray . Les petits trous conviennent parfaitement pour les guêpes jaunes, attirées par le liquide alcoolisé par le soleil (eau-vinaigre-miel-jus de fruits). Elles meurent alors enivrées et heureuses avec leurs congénères, une belle mort!
Suite à un printemps froid, humide et prolongé, j’ai commencé mes travaux fin mai sans voir un nid que de vilaines petites mini-guêpes avaient construite dans la terre de l’autre coté d’un muret en pierres sèches. Un peu plus tard, la colonie ayant augmentée, je suis devenu leur pelote à épingles favorite. Je peut vous dire que grosseur mini ou standard, les guêpes, ça pique ! J’ai répliqué à l’eau savonneuse : ça ramollirait la structure du nid apparemment qui s’effondrerait. Bof ! Je passe ensuite au feu, de soir, avec la paille de mon… paillis allongée avec un peu de Varsol pour que la fête soit plus joyeuse et je fout le camp rapido. Le lendemain, plus personne (youpi) mais le surlendemain, c’est le retour de la meute. Le soir même, c’est aussi le retour du feu avec plus de paille et j’en rajoute encore pendant le feu de joie qui a duré plus longtemps que le premier. VICTOIRE !!!! La morale de cette histoire : allez donc brasser la surface de votre jardin au début de la saison même si la température est ordinaire. Et achetez-vous du Varsol… au cas ou…
Je m’appelle Alibokin et je suis originaire de mon pays. Je souhaite profiter de cette occasion pour informer toute personne en difficulté financière de contacter Credit24. Quel que soit le montant du prêt souhaité, ils sont en mesure de vous accorder le prêt dont vous avez besoin. Grâce à Dieu, j’ai pu obtenir un prêt de 120 000 $ pour mon opération. Je souhaite également informer tout le monde ici que Credit24 est un site légitime où vous pouvez obtenir un prêt sans crainte ni déception dès aujourd’hui. Pour plus d’informations, envoyez un e-mail à Ryanadamcredit24@gmail.com et soyez assuré que vos problèmes seront résolus immédiatement. Vous pouvez les contacter dès aujourd’hui et votre prêt sera couronné de succès dès que vous les contacterez.
Alibokin
Je me suis déjà débarrassée d’un nid de fournis en plaçant un boyau d’arrosage sur le nid et en laissant couler l’eau lentement pendant deux heures au moins pour noyer le labyrinthe. Les fourmis ne sont jamais revenues! Cela pourrait-il fonctionner pour ces zut de zut de guêpes?
ça vaut bien le taureau happy !
C’est moins rigolo pour vous mais merci pour ton histoire !
Biz biz
Pour vivre en paix avec les guêpes !
Mieux les connaître pour favoriser un respect mutuel !
Par Michel Bédard
Mieux les connaître :
Les guêpes sont des insectes à métamorphose complète, (4 stades de développement : œuf, larve, pupe, adulte) de l’ordre des Hyménoptères et de la famille des Vespidés. Entre autres, la guêpe commune (Vespula vulgaris), la guêpe à taches blanches (Dolichovespula maculata) et la guêpe germanique (Vespula germanica) sont celles que l’on rencontre le plus souvent au Québec. Elles vivent en colonies, qui comprennent des reines (femelles fécondées), des ouvrières (femelles stériles) et des mâles. Ces derniers apparaissent seulement à la fin de l’été pendant la période d’accouplement. L’accouplement des mâles et des futures reines se déroule en vol. En septembre, après avoir été fécondées, les jeunes reines ne reviennent pas au nid, elles se trouvent un endroit à l’abri des rigueurs de l’hiver. Tous les autres individus de la colonie meurent dès les premières gelées. C’est au printemps que la jeune reine fonde une nouvelle colonie en amorçant la construction d’un nouveau nid.
Jusqu’à l’émergence des premières guêpes adultes, une vingtaine de jours après la ponte du premier œuf, la reine s’occupe de tout. Les ouvrières prennent ensuite la relève et remplissent toutes les tâches nécessaires au bon fonctionnement du guêpier, sauf la ponte. Entre autres, elles s’occupent de la reine, entretiennent les larves, approvisionnent le nid en nourriture, construisent de nouvelles alvéoles et rafraîchissent le guêpier par temps chaud. La reine peut ainsi se consacrer à sa principale tâche : la ponte. La reine maintiendrait une certaine forme de contrôle de la colonie à l’aide de phéromones. De plus, ces mêmes ouvrières sont chargées de nourrir les larves et de subvenir à tous leurs besoins. Les jeunes larves ont un régime alimentaire de type carnassier riche en protéines. Les ouvrières leur fournissent une bouillie d’araignées ou d’insectes (par exemple, des mouches et des chenilles) préalablement mastiqués. Les ouvrières peuvent capturer des proies vivantes ou s’approvisionner sur des carcasses d’animaux. Ne vous surprenez pas si durant un repas sur votre patio ou un café terrasse, qu’une de ces guêpes s’intéresse au contenu de votre assiette. Les guêpes adultes se nourrissent d’aliments sucrés, comme du nectar et du miellat, une substance produite par les pucerons et d’autres insectes apparentés. Les ouvrières recueillent aussi des substances sucrées contenues dans les fruits mûrs des plantes indigènes (framboises, mûres, bleuets, etc.) ou des plantes cultivées (raisins, prunes, pêches, poires, pommes, etc.). Les guêpes sont considérées comme étant des insectes utiles. En effet, tout en jouant un rôle de pollinisateur qu’on dit accidentel, elles se nourrissent, en plus des substances sucrées, de plusieurs autres insectes jugés nuisibles.
Caractéristiques des nids de guêpes
Le nid est construit à l’aide de fibres de bois mort que les ouvrières pétrissent avec leur salive. Contrairement à celles des abeilles domestiques qui sont placées à la verticale, les cellules ou rayons des guêpes sont disposées à l’horizontale. Chaque alvéole a une forme hexagonale et s’ouvre par le bas. Le choix de l’emplacement du nid chez les guêpes n’a aucun lien avec les chutes de neige à venir.
Ouvrières de guêpes communes affairées à agrandir le trou où le nid est en construction (souvent un terrier abandonné de petit mammifère). En effet, la guêpe commune fait tantôt son nid sous le niveau du sol ou au-dessus, mais dans ce cas, dans un endroit plutôt sombre (entre-toit, sous une galerie ou un larmier, dans un buisson épais, etc. Ici, un nid de guêpe commune dont la partie externe a été partiellement ôtée pour montrer la structure interne du nid et les alignements de cellules.
Les vrais nids présentés ici ont été fait par la guêpe à taches blanches, Dolichovespula maculata. En plus d’avoir de beaux motifs, celle-ci construit des nids superbes. Contrairement à la plupart des guêpes, l’espèce Dolichovespula maculata fait habituellement son nid dans un endroit élevé, parfois même à 20 m du sol. On trouve souvent des nids dans des arbres, mais parfois aussi sur des constructions comme des maisons. Les nids de guêpes à taches blanches ont la forme d’un ballon de football et peuvent être aussi gros qu’un ballon de basket. C’est la plus grosse espèce de guêpe qui existe au Québec. D’une longueur pouvant atteindre 25 mm, elles sont couvertes de bandes noires et blanches.
Favoriser un respect mutuel
Le va-et-vient continuel des petits volatiles vous agace et vous terrorise. Vous avez l’impression que les quelques visiteuses de l’été se sont transformées en une véritable armée. Vous ne vous trompez pas. À la fin de l’été, les nids de guêpes peuvent contenir des milliers d’individus (1 000 à 4 000 individus dépendant des espèces). Lorsque les guêpes construisent leurs nids à proximité de lieux fréquentés par les humains, (dans les arbres, dans le sol, sous les balcons ou à même les vides de structures), elles peuvent devenir gênantes. De plus, si elles sont dérangées, étant plus agressives que les abeilles, elles n’hésiteront pas à piquer pour défendre leurs nids. De plus, une guêpe écrasée dégage un signal d’alarme chimique qui incite les guêpes se trouvant à proximité à piquer. Contrairement à l’abeille qui ne pique qu’une seule fois (son dard reste dans la peau), la guêpe peut le faire à plusieurs reprises parce que son dard est lisse. Il n’est pas rare de voir les guêpes envahir les terrasses de restaurants lors des belles journées d’automne. Si une guêpe se pose sur vous, laissez-la partir d’elle-même ou repoussez-la délicatement. Évitez de la frapper, ce qui pourrait la rendre agressive. Bref, pour éviter les piqûres de guêpes, restez calme, ne faites pas de mouvements brusques et ne gesticulez pas inutilement. Evidemment, il est fortement conseillé de ne pas trop s’approcher d’un guêpier, surtout à la fin de l’été lorsque ceux-ci sont à l’apogée de leur population.
Pour illustrer mon respect des guêpes, je vous raconte un fait vécu il y a quelques années. Une connaissance me contacte pour me dire qu’il y avait un petit nid de guêpes sous le larmier de sa maison vis-à-vis sa porte d’entrée. Je lui dis alors de ne rien faire et que je passerai en soirée récupérer le nid pour l’installer sous le larmier de ma maison mais pas vis-à-vis une porte. Je savais qu’un tel nid de la grosseur d’une prune ne pouvait contenir qu’une reine et au plus quelques ouvrières qui s’y retrouveraient tous la nuit tombée. Alors délicatement avec une spatule en métal j’ai décroché le nit en le faisant tomber dans un pot vide que j’ai aussitôt refermé. Rendu chez moi et attendant un moment que le calme soit revenu et que toutes les guêpes soient dans le nid, à l’aide d’un petit bardeau de cèdre à cointer enduit d’une noix de silicone j’ai collé le haut nid sur la partie épaisse du bardeau. Après une demi-heure, j’ai glissé la partie mince du bardeau dans le joint du larmier puis retirer le pot. Les jour suivants je constate de l’activité dans le nid et celui-ci a ensuite pris du volume jusqu’à l’automne. J’avais donc réussi à déménager ce nid à plusieurs kilomètres de son lieu d’origine.
Vous êtes allergique au venin de guêpe ? De 0,8 à 1% des gens seraient allergiques au venin d’Hyménoptères. Les symptômes à surveiller se situent ailleurs que sur le site de la piqûre : urticaire généralisé, difficulté à respirer ou à avaler, enflure du visage et de la langue, changement de la voix, faiblesse, crise d’asthme, vomissements, vertiges, syncope, état de choc. L’allergie au venin de guêpe peut être mortelle. Même si vous n’êtes pas allergique, une piqure provoque une vive sensation de brûlure.
Le mystère de la forme hexagonale des alvéoles !?
La forme hexagonale, c’est-à-dire à six côtés, s’explique par une question d’économie d’espace, de cire et de chaleur !
Une démonstration simple : En plaçant le plus de billes possible sur le fond plat d’un contenant de forme quelconque, vous remarquerez que toutes les billes qui ne touchent pas à une paroi du contenant se retrouvent au milieu de six autres billes, ce qui est une structure hexagonale.
D’abord de forme circulaire : Des chercheurs ont constaté que dans la nature, les alvéoles des abeilles sont d’abord de forme circulaire, avant de se transformer rapidement en hexagones arrondis, au fur et à mesure de la construction des rayons, ces sortes d’étagères où elles rangent le pollen et le miel. Le mécanisme de cette transformation, expliquent les chercheurs repose sur l’écoulement de cire fondue à la jonction avec des cellules voisines. Voilà! L’explication réside en fait dans les propriétés physiques de la cire utilisée pour construire les alvéoles circulaires. Car à une température d’environ 45 degrés Celsius, la cire commence à couler lentement comme un liquide élastique, visqueux. Elle s’étire comme du caramel, et des angles se forment à la jonction des cellules, donnant naissance à des hexagones.
Merci Michel très intéressant.
Ah les guêpes de terre! Que d’ennuis et de peur! Durant deux années consécutives, elles sont venues squater dans notre petit jardin qui se trouve près des escaliers qui mènent à la résidence. Elles étaient beaucoup plus grosses que celles que nous voyons souvent et d’une couleur orangée plus que jaune. On a essayé plein de trucs (je vous épargne les peurs et les fou-rire des accoutrements qu’on avait)pour les faire fuir mais aucun résultat… la première année, une moufette ayant passé par là s’était sans doute régalée pendant une nuit. Pour la seconde année, dès que nous les avons aperçues, j’ai commencé à humidifier legerement le sol de façon constante….et depuis nous n’avons plus jamais reçu leur visite! Chassées !
Conclusion: si vous en voyez, garder votre sol humide sans le laisser sécher.
Bonjour,
N’est-ce pas nocif de mettre un produit chimique pour tuer les guêpes dans un sol de potager?
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Merci Audrey! C’est toujours un plaisir de te lire. J’apprend tout en passant un bon moment.
Ton récit est à la fois hilarant et instructif! On sent bien le mélange de respect pour la nature, d’optimisme de jardinière, et… de réalité piquante quand les guêpes sociales décident que les concombres leur appartiennent Sprunki Game
Wow, quelle aventure fascinante avec les guêpes fouisseuses! Votre récit sur la tentative de cohabitation pacifique m’a vraiment captivé. Il est intéressant de voir comment même les prédateurs peuvent être bénéfiques au jardin, comme vous l’avez souligné avec les guêpes. C’est incroyable à quel point la nature peut être complexe. J’ai toujours été intrigué par l’écologie du jardin et votre expérience apporte une nouvelle perspective. Merci pour le partage! PS: LeWow, quelle aventure fascinante avec les guêpes fouisseuses! Votre récit sur la tentative de cohabitation pacifique m’a vraiment captivé. Il est intéressant de voir comment même les prédateurs peuvent être bénéfiques au jardin, comme vous l’avez souligné avec les guêpes. C’est incroyable à quel point la nature peut être complexe. J’ai toujours été intrigué par l’écologie du jardin et votre expérience apporte une nouvelle perspective. Merci pour le partage!
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