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Comment installer un mélange de semences?

L’utilisation de mélanges de semences offre une alternative économique et écologique aux pelouses traditionnelles, en réduisant la consommation d’eau, l’usage de produits chimiques et en améliorant la biodiversité. Ces mélanges, souvent composés de graminées et de fleurs sauvages, sont moins coûteux et plus simples à installer que les plantations de vivaces ou d’arbustes, surtout sur de grands espaces. Ils favorisent une floraison continue, adaptée aux conditions spécifiques du site, comme des sols secs ou humides. Bien que leur établissement prenne du temps et nécessite un entretien initial pour contrôler les mauvaises herbes, leur variabilité génétique offre une grande résilience et adaptabilité, contribuant à la santé globale de l’écosystème. Alors, comment faire pour les mettre en place et les entretenir au fil des années?

Photo: Freddie Ramm

Choisir un emplacement

Dans la majorité des cas, un mélange de semences est utilisé pour établir un pré fleuri ou de plantes indigènes. Ce type d’environnement est caractérisé par son abondance en soleil. Il existe bien des mélanges pour la mi-ombre, mais il faut un minimum de lumière pour établir un pré.

Une analyse de sol aidera à mieux connaître l’emplacement et choisir un mélange de semences approprié.

Réfléchissez à la manière dont l’espace sera utilisé. Si l’espace est destiné à des activités récréatives, choisissez un mélange de semences robuste qui peut supporter un trafic piétonnier régulier, tel un mélange de semence de pelouse à entretien minimum. Dans le cas d’une installation près d’un milieu naturel, préférez des semences de plantes indigènes adaptées à vos conditions.

Assurez-vous aussi que l’emplacement est accessible pour l’arrosage, particulièrement lors de la germination.

Pour les citadins qui souhaitent remplacer leur pelouse par un pré fleuri, le nouveau Herbionik® Eco-Rustik Urbain de Gloco vous permet de la faire dans le respect des règlements. Plusieurs municipalités interdisent de laisser une pelouse ou des herbes pousser plus haut que 30 cm. L’Éco-Rustik Urbain est un mélange de semences composé de 18 fleurs annuelles et vivaces qui ne dépassent pas 30 cm pour ceux qui préfèrent un look plus « rangé » mais en même naturel et sauvage. En plus d’offrir un impact visuel saisissant et des parfums envoutants, ces fleurs nourrissent les pollinisateurs durant toute la saison. Transformez votre jardin en un espace ensoleillé et vibrant tout en favorisant la biodiversité et la gestion durable avec le tout nouveau Herbionik® Eco-Rustik Urbain de Gloco!

Quand ensemencer?

Bien qu’on puisse utiliser un mélange de semences en toute saison, le printemps est idéal puisqu’on profite de températures en hausse, d’une augmentation de la lumière du jour et d’une humidité du sol optimale. Ensemble, ces conditions favorisent la germination et le début du cycle de croissance des plantes. Cette saison permet aux plantes de maximiser leur période de croissance avant l’hiver, grâce aux jours plus longs et à une photosynthèse accrue. Patientez pour semer après le dernier gel afin de réduire les risques de dommages causés par le froid, ce qui est crucial pour les plantes sensibles au gel.

La fin de l’été ou l’automne

La fin de l’été ou l’automne est une autre option pour ensemencer. Les températures modérées réduisent le stress thermique pour les nouvelles plantes, et les précipitations régulières maintiennent le sol bien humidifié sans nécessiter un arrosage fréquent. Cette période de l’année voit également une réduction de l’activité des parasites, augmentant ainsi les chances de bonne installation des plantations. De plus, planter en automne permet une floraison précoce au printemps pour certaines plantes comme les vivaces, qui nécessitent un froid hivernal pour lancer leur cycle de floraison ou pour germer. Cependant, si vous ensemencez des annuelles, elles ne pourront fleurir, produire des graines et revenir l’année suivante.

Le plus simple est de suivre les instructions sur l’emballage du produit qui contiendra de l’information sur la meilleure période d’ensemencement.

Photo: terimakasih0 

Préparation du sol

Il y a différentes méthodes de préparation du sol en prévision d’un ensemencement qui exige plus ou moins d’efforts et des résultats en conséquence.

Semer sur une surface existante

Que ce soit une plate-bande, une pelouse ou une friche, le plus facile est de semer directement sur une surface existante. Au minimum, il serait mieux d’ameublir le sol un peu à l’aide d’une fourche à bêcher ou, dans le cas d’une pelouse, un râteau à déchaumer, pour que les semences touchent directement au sol. Pour les grandes surfaces, vous allez peut-être préférer l’utilisation d’un motoculteur ou même d’un tracteur.

C’est certainement la solution la plus simple, mais ce n’est probablement pas la meilleure. Les végétaux qui s’y trouvaient, pelouse, mauvaises herbes, et autres, ainsi que les semences de plantes spontanées qui se trouvent dans le sol, feront compétition aux graines que vous semez. Quoiqu’elle ait des lacunes, cette option peut être intéressante lorsqu’on doit couvrir de grandes surfaces.

Retirer la plantation existante

La meilleure méthode est de retirer la végétation existante, que ce soit une friche, de la pelouse ou des plates-bandes. Assurez-vous d’éliminer les racines de plante envahissantes aussi pour empêcher qu’elles prennent le dessus sur votre nouvelle plantation. Retirez aussi tout débris ou roches en surface pour avoir une surface uniforme. La location d’une déplaqueuse à gazon est très utile à ce stade si vous avez d’importantes surfaces de pelouse à retirer.

Source: Etramo

Vous pouvez également envisager de labourer le sol pour ameublir et aérer le sol, ou utiliser une fourche à bêcher pour le faire à la main. Selon les résultats de votre analyse de sol, amendez la terre en y ajoutant de la chaux pour ajuster le pH, des engrais biologiques ou du compost. En ce qui me concerne, le compost est plus que suffisant. Vous devriez choisir les plantes que vous semez pour les conditions existantes, plutôt que de modifier le sol pour convenir aux besoins de végétaux que vous choisissez. Terminez en nivelant la surface du sol à l’aide d’un râteau afin d’assurer une répartition uniforme des graines.

Si vous n’êtes pas pressés, il est possible de recouvrir la surface à ensemencer d’une toile d’occultation pendant quelques mois ou même un an. Ce type de toile prive les végétaux qui se trouvent en dessous de lumière, ce qui provoquera leur dépérissement. Vous n’aurez donc pas retiré les végétaux qui se seront décomposés et qui auront apporté nutriments et matière organique au sol.

La méthode du jardinier paresseux

Il y a une autre méthode simple et efficace pour installer un mélange de semences, la méthode du jardinier paresseux. Recouvrez la surface à ensemencer d’une barrière de 7 à 10 feuilles de papier journal humide ou de papier kraft, ce qui formera une barrière pour empêcher la repousse des mauvaises herbes.

Ensuite, étendez une couche de 15 cm de terre de qualité à l’aide d’un râteau. Préférez l’achat de terre en vrac puisque c’est moins cher et que ça produit moins de déchets de plastique.

Un tassement léger et uniforme avec un rouleau à gazon ou un râteau est recommandé pour obtenir les meilleurs résultats, cependant, il est crucial de ne pas tasser le sol trop fermement pour éviter de compromettre la capacité des racines à se développer.

Peu importe la méthode, donnez une légère pente, de 2 à 5%, à votre surface pour aider au drainage.

Semis

Pour les petites surfaces, vous pouvez épandre les semences à la main. Prenez une poignée de semences et dispersez-les uniformément en faisant des mouvements de va-et-vient avec votre main. Pour bien couvrir la surface, arpenter les zones à semer dans un sens et ensuite, recommencez dans l’autre sens, à angle droit.

Photo: 24K-Production 

Pour les surfaces plus grandes, l’utilisation d’un semoir peut rendre le travail plus facile et plus uniforme. Réglez le semoir selon les instructions du fabricant pour le type de semences que vous utilisez. Encore une fois, pour une meilleure couverture, faites-le dans les deux sens.

Normalement, la quantité de semences à utiliser sur une surface donnée est indiquée sur l’emballage.

Après l’épandage, couvrez légèrement les semences avec de la terre à l’aide d’un râteau. Certaines semences nécessitent seulement une fine couche de terre, tandis que d’autres peuvent nécessiter d’être enterrées un peu plus profondément. Vérifiez les instructions sur le paquet de semences pour connaître la profondeur adéquate.

Ensuite, arrosez doucement, mais en profondeur pour hydrater les semences sans les déloger. Continuez à arroser régulièrement pour maintenir le sol légèrement humide jusqu’à la germination.

Du paillis, oh oui, oui!

Utiliser du paillis après l’ensemencement aide à conserver l’humidité du sol, à contrôler les mauvaises herbes, à réduire l’érosion et à protéger les jeunes pousses. Choisissez un paillis organique comme la paille, les feuilles déchiquetées ou le compost.

Photo: Getty Images

Le paillis doit être appliqué de manière à recouvrir légèrement la surface sans empêcher les semences de germer. On doit ainsi voir encore un peu le sol à travers.

Ensemencer dans une pente

Les zones en pente peuvent nécessiter des considérations particulières pour éviter l’érosion. Les plantes dans les mélanges de semences peuvent aider à stabiliser ces zones, mais il est important de planifier des mesures pour retenir le sol et l’eau. Le paillis aidera pour des pentes légères, mais si vous désirez ensemencer des endroits plus escarpés le jute est une bonne alternative.

Pentes abruptes

Le jute stabilise le sol en maintenant les semences en place et réduit l’érosion causée par le ruissellement de l’eau. Biodégradable, la toile de jute se décompose naturellement, enrichissant le sol sans qu’on ait à l’enlever. Elle est aussi perméable, permettant à l’eau et à l’air de pénétrer pour favoriser la croissance des plantes. Pour l’installer, déroulez et fixez la toile sur la pente avec des piquets, après l’ensemencement, en chevauchant les bords pour une couverture complète.

Source: Amazon/Aquagart24

Entretien

Durant la première année suivant l’ensemencement d’un pré fleuri, il est crucial de maintenir le sol humide initialement pour favoriser la germination, puis de réduire l’arrosage pour encourager un enracinement profond. Éliminez régulièrement les mauvaises herbes et envisagez un paillage léger pour contrôler leur croissance et maintenir l’humidité. La tonte devrait être effectuée après la floraison et la dissémination des graines, généralement à une hauteur de 10-15 cm pour protéger les jeunes plantes. Évitez la fertilisation excessive, surtout en azote, pour ne pas favoriser les herbes au détriment des fleurs. Inspectez fréquemment le pré pour toute maladie ou infestation. Un réensemencement peut être requis pour les zones clairsemées pour assurer un développement uniforme du pré.

Photo: wakila

Et après?

À l’automne, tondez votre pré à une hauteur de 10-15 cm pour préparer le terrain pour l’hiver, empêcher les arbres et arbustes de pousser et de contrôler les espèces envahissantes. Chaque année, surveillez et éliminez les mauvaises herbes, réensemencez les zones clairsemées pour maintenir la densité florale. La fertilisation ne devrait pas être nécessaire si vous laissez les résidus de tonte au sol, qui se décomposeront et nourriront naturellement le sol.

Gardez un œil sur la composition des espèces pour observer les changements au fil des années. Cela peut indiquer des ajustements nécessaires dans la gestion de l’habitat. Selon l’évolution du pré, il peut être nécessaire d’adapter les pratiques de gestion, par exemple en augmentant la fréquence des tontes dans les zones où certaines espèces deviennent trop dominantes.

Mais surtout, profitez du spectacle offert par la faune et la flore dans cet écosystème que vous venez de créer.


commentaire sur "Comment installer un mélange de semences?"

  1. Louise dit :

    Cet article tombe à point, je veux faire enjoliver une partie de mon terrain avec des fleurs sauvages.

    Je ne sais pas si c’est seulement moi qui ai ça, mais la page d’ouverture est en anglais.

  2. Louis dit :

    J’ai un endroit sur le gazon qui demeure toujours assez humide (réception des drains de gouttière et murets). Est-ce qu’un jardin fleuri avec les semences de Gloco mentionné dans l’article pourrait représenter une option pour mieux absorber l’eau du sol?

  3. Catherine dit :

    Et surtout, si on habite la campagne, avant d’installer une prairie artificielle, laisser tranquilles celles qu’on a déjà, ne pas tondre ses talus, ses bords de route , la faune et la flore s’y débrouillent bien toutes seules merci. Au lieu de quoi, on a des kilomètres et des kilomètres de gazon tondu bien ras sur les talus, les bords des cultures etc Autant d’espaces en moins pour les belles fleurs et les petites bêtes…

  4. Anne dit :

    Et mélanger avec du sable pour bien répartie les semences (éviter que soient trop rapprochées et donc plus espacées, davantages d’espace pour chaque plante).

    Je suis tellement contente que l’on accepte ces zones fleuries. Créer un environnement meilleur pour que dame nature reprenne ses droits. 😉
    Sans vouloir tout modifier les espaces naturelles bien sûr !
    Top M. Hodgsen !!

  5. Noella dit :

    Site très intéressant

  6. Colette lemelin dit :

    Bonjour, je suis abonnée à jardinier paresseux depuis plusieurs années. Cependant, depuis q.q. Temps, dans vos envois vous terminez avec « continue reading » pourquoi ne pas terminer comme avant ,EN FRANÇAIS?
    Merci.

  7. LIne Blain dit :

    Bonjour Mathieu, une question: pour établir ma nouvelle platebande, est-ce que je peux utiliser le carton de boites de déménagement au lieu de papier journal? Et pour le papier kraft, c’est bien 8-10 épaisseurs aussi j’imagine.

    Merci

    • Mathieu Hodgson dit :

      Plusieurs utilisent du carton avec succès, mais je préfère le papier journal ou kraft car il se décompose plus vite et laisse mieux passer eau et air.

  8. Mathieu jusqu’ou vas-tu pour embellir des coins de jardin, jusqu’à Gatineau?

    • Mathieu Hodgson dit :

      En général, je travaille dans la grande région de Montréal, mais il m’arrive de me déplacer pour certains projets.

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