Plantes exotiques envahissantes du Canada et des États-Unis
Depuis l’arrivée de colons européens, une quantité phénoménale de plantes ont été importées au Canada et aux États-Unis. Parfois, c’étaient des plantes comestibles utilisées en agriculture, pour leurs supposées valeurs médicinales ou pour leur valeur ornementale seulement. D’autres sont arrivées par inadvertance, parfois accrochées à un bateau. Et on continue d’en introduire, sans trop savoir si elles peuvent s’échapper des cultures ou pire encore endommager nos écosystèmes en prenant la place de plantes indigènes. Même des espèces reconnues comme envahissantes continuent d’être vendues en commerce ou se répandent dans nos jardins profitant de notre ignorance.

Pour être justes, nous ne pouvons pas nécessairement savoir si une plante sera envahissante avant de l’essayer, à moins qu’elle se répande agressivement dans son pays d’origine. De plus, j’ai pu constater qu’il n’y a pas de registre universel de plantes envahissantes. Bien sûr, chaque province ou état en au Canada et aux États-Unis a sa propre liste de végétaux exotiques envahissants, mais il n’y a pas de base de données centralisée facilement accessible au public. C’est sans ajouter que de nombreuses plantes ne sont pas encore étiquetées comme envahissantes de façon officielle, tout en l’étant dans d’autres endroits ou ayant le potentiel de l’être.
Et pourquoi est-ce si important?
Plusieurs plantes exotiques se sont naturalisées chez nous sans endommager nos écosystèmes. Elles font maintenant partie de notre paysage et sont si communes qu’on croirait qu’elles sont indigènes. D’autres ont eu et continuent d’avoir des impacts majeurs sur nos habitats naturels, nos fermes, notre santé et notre culture.
Pour commencer, les espèces envahissantes supplantent souvent les plantes indigènes pour les ressources telles que la nourriture, l’eau et l’habitat, ce qui peut entraîner un déclin des populations et même l’extinction de certaines espèces, perturbant l’équilibre naturel des écosystèmes. Cela entraîne une perte de biodiversité, qui est essentielle au maintien de ces écosystèmes. Une biodiversité réduite peut rendre les habitats plus vulnérables aux changements environnementaux et moins résistants aux perturbations.

D’autres conséquences des plantes exotiques envahissantes
La présence d’espèces envahissantes peut même altérer les processus et les fonctions des écosystèmes, tels que le cycle des nutriments, l’écoulement de l’eau et les régimes d’incendies. Ces perturbations peuvent avoir des effets en cascade sur d’autres espèces et services écosystémiques, entraînant d’autres bouleversements écologiques. Cela peut aller aussi loin que de provoquer l’altération de la chimie du sol ou la modification des schémas hydrologiques.
Les plantes exotiques envahissantes nuisent aussi à l’agriculture en concurrençant les cultures pour les ressources et dégradent la qualité des sols. Le contrôle et la gestion de ces espèces sont coûteux. Les agences gouvernementales et les propriétaires privés dépensent souvent des sommes importantes pour lutter contre les espèces envahissantes.
Il ne faut pas oublier l’effet que certaines espèces envahissantes ont sur la santé et la sécurité des êtres humains, en produisant des toxines ou en provoquant des réactions allergiques.
Certaines plantes envahissantes peuvent également avoir un impact sur les ressources culturelles et les pratiques traditionnelles, en particulier pour les communautés autochtones. Elles peuvent perturber des paysages importants sur le plan culturel ou menacer la disponibilité de plantes et d’animaux importants sur le plan culturel.
Alors, on fait quoi?
Les jardiniers peuvent contribuer à la lutte contre les plantes envahissantes en évitant de les utiliser dans les jardins et en les enlevant de leurs propriétés. Attention! Ne mettez surtout pas ces plantes au compost lorsque vous les enlevez! En utilisant plus d’espèces indigènes, on règle facilement le problème. Achetez vos végétaux dans un commerce de confiance.
On peut également s’informer et informer les autres sur les différentes plantes envahissantes, participer bénévolement à des projets d’élimination et soutenir les réglementations locales visant à empêcher la propagation des espèces envahissantes.

Pour vous aider, j’ai regroupé plusieurs listes des plantes exotiques envahissantes du Canada et des États-Unis. Ces végétaux ne sont pas nécessairement envahissants chez vous : les conditions ne sont pas pareilles en Californie et au Nunavut! Certaines plantes sont peut-être même indigènes chez vous, mais pas à l’autre bout du continent. Il a même des plantes potagères dans la liste qui ont le potentiel de s’échapper de la culture et aussi des plantes d’intérieur.
Il faut donc prendre cette liste avec un grain de sel, si une plante que vous possédez ou désirez utiliser se trouve dans cette liste, ne paniquez pas! Vérifiez auprès de votre gouvernement régional ou auprès de groupes écologiques locaux si cette plante est envahissante dans votre région, ou pourrait l’être.
Au Québec, la référence en plantes envahissantes est le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs. Pour plus d’informations sur les plantes exotiques envahissantes dans les différentes provinces canadiennes, visitez le site Web du Conseil canadien sur les espèces envahissantes.
Liste de plantes exotiques envahissantes et potentiellement envahissantes pour le Canada et les États-Unis
Vous pouvez aider en mentionnant dans les commentaires toute plante manquante dans cette liste ou en signalant des erreurs. Plus de 1500 espèces ou variétés ont été recueillies.
Une fois que la liste sera complète et corrigée grâce à votre soutien, une mention sera ajoutée sur ce site Web, à côté du nom de chaque espèce potentiellement envahissante. Vous pourrez donc faire des vérifications pour votre région avant d’utiliser une de ces plantes.
[wptm id= »1″ title= »Envahissant en Amérique du Nord »]

bonjour, je voudrai me debarrasser des bambous en haie qui proliferent autour de la piscine pourtant cette haie a été planté il y a + de 15 ans. l’eau salée +bicarbonate pourrait detruire les rysomes merci de votre reponse
La méthode la plus directe pour se débarrasser des bambous est de les couper et d’excaver les rhizomes. Cela implique de creuser autour de la plante pour enlever autant de système racinaire que possible. C’est un travail intensif, mais c’est souvent la méthode la plus efficace à long terme. Installer une barrière de rhizome peut empêcher la future prolifération des bambous. Ces barrières doivent être enterrées à une profondeur d’au moins 60 cm et se lever d’environ 2 cm au-dessus du sol pour être efficaces. Bien que le sel puisse être efficace pour tuer les plantes en desséchant les racines, son utilisation doit être très contrôlée pour éviter de nuire à d’autres plantes ou de modifier la composition chimique du sol de manière irréversible. Le bicarbonate de soude peut agir comme un herbicide naturel en augmentant la salinité du sol, mais son efficacité variera et pourrait ne pas être suffisante pour des bambous bien établis.
Est-ce que le vinaigrier est dans votre liste? Je ne l’y ai pas retrouvé.Merci.
Le vinaigrier est une plante indigène de chez nous.
Le vinaigrier est sous le nom de Rhus typhina.
Le vinaigrier est sous le nom de Rhus typhina.
Il y a un excellent ouvrage de Claude Lavoie intitulé “50 plantes envahissantes”. Fait pour le Québec. On y décrit les espèces, comment les repérer et surtout les méthodes sécuritaires pour les contrôler ou les éliminer
Du même auteur, il y a même un deuxième ouvrage titré 40 autres plantes envahissantes.
Verge d´or, excellent pour attirer les polinisateurs, mais envahissant. Je confirme.
Alliaire officinale, oui pousse même dans le pavé uni. Je l´utilise en salade. Lierre terrestre. Excellent comme condiment épice, facile à couper avec la tondeuse. Mauve, fleurs comestibles. J´ai peut être manqué la grande bardane ? Comestible pour ceux qui ont du courage (amère +++) j´utilise ses feuilles immenses comme paillis pour conserver le sol du potager humide.. Les peupliers le sont de par les repousses qu´ils font à partir des racines. On peut les arracher/couper. Jeunes, la tondeuse s´en occupe. Je dois bien en tondre + 100 par année.. Oui une plante qui fait énormément de graines (laitue) peut devenir envahissante. Mais l´olivier ? Un arbre qui pousse extrêmement lentement ? Mon éternelle ennemie : l´herbe à puces (sumac grimpant) sous ses 3 formes, rampante, buissonante et grimpante. À traiter au printemps comme le recommande le gvt du QC. Malgré le Round Up revient à chaque année toujours non loin. Ça c´est une vraie plaie. Il nous demande de l´éradiquer alors que les parcs provinciaux et municipaux se contentent de mettre des petites pancartes. Il y en a sur le bord de la clôture, avec pancartes là où des centaines de voitures stationnent, que les gens en sortent en short et sandales, rue du Havre près de la marina dans la zone pique nique. Un non sens total pour les enfants, chiens etc…
Chez moi j´en ai collé le long de la maison. Merci aux fientes d´oiseaux qui mangent ses graines. Combat sans fin surtout si des voisins ne font rien. Le Round Up est le seul moyen de la contenir. Je ne peux bacher une centaine d´endroits pendant des années. L´arracher ? Non merci. Trop risqué.
Merci Mathieu. Je garde cette liste.
J’ai 2 gros deux Étables de Norvège probablement planté il y a 30-40 ans sur mon terrain de campagne . Ils sont immenses et me font de l’ombre très apprécié , mais mon dieu que les feuilles tombent pas vite à l’automne, j’en ramasse jusqu’à mi novembre et bcp de samares qui germent à l’été. La tondeuse règle 80% mais il faut arracher ça à la main , c’est un arbre chiant!
J’ai des érables de Giguère que je coupe drastiquement chaque année et ça aussi c’est tellement faite fort ça poussent et repoussent constamment, en plus de leur foutu punaises qui adorent leur sève et qui sont en grand nombre à l’automne. Ça rentre ds ma maison, jen ai l’année à l’intérieur, pire que les coccinelles asiatiques !
Comment faire pour tuer la souche et les racines de l’érable de Giguère ?
Merci
Essayer une saumure, habituellement c’est assez efficace. Recette: eau + beaucoup de sel. Vous pouvez ajouter du vinaigre (si possible, le plus élevé en concentration). Arrosez doucement, régulièrement. Si des plantes que vous désirez conserver se situent autour de vos arbres, déplacez-les, car toutes les plantes dont les racines recevront la potion mourront. Si cette solution ne tue pas vos arbres, eh bien… couper, arracher, couper, arracher, couper, arracher… Bonne chance!
Le sel et le vinaigre tuent la vie dans le sol, le Glyphosate, même si c’est un produit « chimique » est beaucoup moins dangereux pour la vie dans le sol si utilisé de la bonne façon.
Merci Marie-France et Benoît !
Je m’attaque à ça hihi yéyé
Je suis patiente j’y arriverai 🙂
Le sel et le vinaigre sont des ingrédients naturels. Je les préfère au glyphosate. La nature sait reconnaître ses molécules. Il s’agit ici d’une intervention ciblée, et non d’un arrosage systématique. Quant au glyphosate, juste à titre d’exemple, un voisin a essayé il y a quelques années d’éliminer la renouée japonaise de nos terrains adjacents. Un «remède» miracle, qu’il m’avait dit sans me préciser la nature exacte du produit., recommandé par son fils horticulteur. Ah oui? Suis pas horticultrice professionnelle, mais loin d’être une débutante. Mise devant les faits accomplis, je surveillais les résultats. Ils ne se sont pas faits attendre. Les nouvelles plantes ont poussé quand même, toutes déformées, durant environ deux ans, puis elles ont repris leur forme normale et continué leur envahissement.
J’ai vu des chênes être détruits par la saumure, et ce, sans nuire à la végétation à proximité parce que l’arrosage avait été ciblé uniquement aux arbres. L’alternative qui reste si l’on doit composer avec des indésirables qui sont déjà bien implantés, c’est la coupe, la destruction des souches, le ramassage des samares et l’arrachage des plants lorsque les semences germent. En ce qui me concerne, je fais avec, comme on dit. Je considère quand même plus avantageux les bénéfices que me procurent les trois érables de Norvège sur mon terrain que leur absence. S’ils devaient être remplacés un jour, ils le seront par une autre espèce, indigène et non envahissante celle-là.
J’injecte du vinaigre pur (avec une seringue pour une intervention très ciblée) au pied des plants de nerprun, en plus de couper les plants au sol. Ils ne repousseront probablement pas cette année, après trois ans de traitement. À noter que si le sel et le vinaigre étaient si dommageables que ça, le nerprun pousse à travers une haie de groseillers alpins et dans une plate-bande de rosiers, et aucun de ces plants n’est mort ou a été affaibli par le traitement administré au nerprun.
Les phragmites maudites font disparaître nos quenouilles des fossés!! Comment ré-introduire?
Je vois que 3 variétés d’asclépiades sont sur la liste. Quel est la variété qui est nécessaire à la reproduction des papillons monarques? Et fait elle partie des envahissantes aussi? Dilemme si c’est le cas…
L’asclepiade commune (Asclepias syriaca) est la plus répandue, elle est indigène au Québec mais envahissante dans les plates-bandes , sinon il y a aussi l’asclépiade tubéreuse (Asclepias tuberosa) qui n’est pas envahissante et finalement l’asclepiade incarnata mais celle là se développe dans les milieux humides, elle n’est pas adaptée pour les plates-bandes. Les 3 sont indigènes au Qc
Les 3 attirent les papillons monarques
Bonjour, je serais curieuse de connaître la liste même non exhaustive des plantes vraiment indigènes dans les territoires québécois. Me semble qu’il en resterait peu si on supprimait tous les végétaux listés dans le tableau fourni. Merci, cordialement,
Cette liste a été conçue pour signaler le potentiel envahissant de certaines plantes. Elles sont considérées des espèces envahissantes exotiques quelque part au Canada ou aux États-Unis. Il est mieux de vérifier si elles le sont dans notre secteur avant de planter plutôt que de prendre un risque.
Je me questionne à quel point c’est pertinent d’inclure autant de plantes dans cette liste? Plusieurs ne sont pas envahissantes au Québec, plusieurs sont naturalisés et plusieurs sont carrément indigènes au Québec. Des fois trop d’informations crée de la confusion pour les consommateurs qui n’ont pas ou peu de connaissances en horticulture. Trier l’information pertinente de celle superflu devient très difficile et peut contribuer à créer de la fausse information
Mon voisin a eu la (bonne idée de planter une ( tige d’ancien framboisier) et maintenant je jongle avec les tiges qui partent dans tous sens avec cette végétation et mon voisin ne fait rien!!
QUe faire
Éliminer les framboisiers demande beaucoup d’effort et peut prendre un certain temps. Vous pouvez les arracher manuellement en essayant de ne pas laisser de morceaux de racine. Une autre option est de tondre jusqu’à tant qu’ils ne reviennent plus. Sans feuilles pour faire de la photosynthèse, ils s’épuiseront éventuellement. Sinon, couvrez la zone en question avec une épaisse toile de plastique noir ou du carton recouvert d’un paillis organique, pendant au moins un an. Sans soleil, ils mourront. Pour les empêcher de revenir, il faudra mettre une barrière en plastique d’environ 60 cm de profondeur dans le sol, pour empêcher les racines des framboisiers voisins de revenir.
La publicité de Sephora devrait à mon avis être éliminé car trop envahissante
Comme certaines plantes