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Quand les temps sont durs, on jardine davantage

Comment ce contexte économique difficile affectera-t-il le monde du jardinage? Curieusement, il aura peut-être un effet stimulant! Dans le passé, les périodes économiquement dures ont toujours poussé les gens à jardiner davantage.

Photo: Taryn Elliott

Autosuffisance

Premièrement, il y a la question d’autosuffisance. On peut avoir un budget serré ou peur qu’il le devienne trop. On essaie donc de dépenser moins sur le luxe et l’on se concentre sur les valeurs sûres. Plutôt que d’acheter tous ses légumes, par exemple, on peut les produire soi-même en bonne partie. Une dizaine de dollars de semences donnera plusieurs centaines de dollars de légumes, l’économie est donc bien réelle. Et je sais d’expérience qu’il est possible de produire assez de légumes pour une famille pour 6 mois sur une superficie très restreinte, soit un balcon. Et même d’en avoir en surplus!

Photo: Uriel Mont

Ce «potager des temps durs» peut bien sûr aller dans le fond de la cour arrière, si l’on a assez d’espace, ou être intégré à l’aménagement paysager de façade. On peut facilement faire un potager très productif sur un balcon ou une terrasse. On peut même produire des légumes, surtout des salades et autres légumes qui n’exigent pas trop de soleil, sur le rebord d’une fenêtre. (L’intensité lumineuse est toujours plus faible à l’intérieur d’un édifice qu’à l’extérieur.) Enfin, pour ceux qui n’ont vraiment aucun espace de jardinage du tout, il y a des potagers communautaires dans toute la ville qui ne demandent que des preneurs.

Économiser dans l’aménagement

L’autosuffisance peut aussi s’étendre à l’aménagement paysager. Si vous avez l’habitude d’acheter pour 200$ d’annuelles tous les ans, pensez que vous pourriez les produire pour moins de 10$ en faisant vos propres semis. D’ailleurs, la saison des semis vient rapidement: on sème la plupart de ses végétaux au mois de mars ou d’avril. Et plutôt que d’acheter de nouvelles vivaces pour une plate-bande agrandie, pourquoi ne pas diviser celles que vous avez déjà?

Photo: Arun

Épargner avec Dame Nature

Quant aux produits connexes au jardinage, plusieurs sont déjà présents gratuitement sur nos terrains sans avoir à les payer. Au lieu d’acheter un engrais à gazon, par exemple, laissez les rognures sur le gazon où elles se décomposeront et nourriront les graminées. Dans la plate-bande et le potager, on peut recycler nos «déchets» en compost: feuilles mortes, déchets de cuisine, etc. Le compost remplace avantageusement les engrais, puisqu’il maintient et améliore le sol avec de la matière organique tout en offrant des minéraux aux végétaux alors que les engrais empirent la qualité du sol, n’apportant que des minéraux.

Photo: Greta Hoffman

Le jardinage comme loisir

Voilà pour le concept du jardinage économe, mais ce n’est pas tout! Dans d’autres périodes de crise économique, la population a commencé à jardiner davantage comme simple loisir. Plutôt que de payer une fortune pour jouer au golf ou d’avoir à absorber tous les frais d’une résidence d’été, et ce, dans un monde où même le camping coûte les yeux de la tête, beaucoup de gens décident de rester davantage chez eux l’été et d’y trouver matière à loisir. Le jardinage vient encore à l’avant-plan. C’est un loisir agréable et décontractant qui, de plus, embellit l’environnement du propriétaire. C’est même un investissement, car une maison avec un beau terrain se vend plus cher.

Alors, que ferez-vous pour passer un été agréable sans trop dépenser?


Larry Hodgson a publié des milliers d’articles et 65 livres au cours de sa carrière, en français et en anglais. Son fils, Mathieu, s’est donné pour mission de rendre les écrits de son père accessibles au public. Ce texte a été publié à l’origine dans le journal Le Soleil le 1er mars 2009.


commentaire sur "Quand les temps sont durs, on jardine davantage"

  1. Anonyme dit :

    bonjour vous nous importunez on arrive pas a se DESABONNER

    • Éloïse dit :

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  2. Gaétanne Noël dit :

    Quel article pertinent. Je suis tellement d’accord. Personnellement je faisais déjà mon compost il y a 46 ans alors que la plus part des gens ignoraient ce que c’était. Je vis seule maintenant, j’ai 70 ans et je fais encore un trop grand jardin et j’agrémente la bande riveraine de vivaces, d’herbes médicinales et de petits fruitiers. Je trouve une grande paix, une gratification et tellement de bonheur dans cette créativité. Il suffit de l’essayer!!! Merci pour ce bel article.

  3. Salim dit :

    Merci pour ce bel article intemporel que nous lègue ici M. Hodgson. Soyons riches de nos non-dépenses. La nature nous offre tant dans son immense générosité…

  4. Renaud Blais dit :

    Excellent point de vue, pour moi jardiner est très zen et au moins l’équivalent d’une bonne rencontre chez un bon psy…

  5. Pierre dit :

    Les prix indiqués pour les semences sont loin de la vérité. Par exemple 6,7 ou 8% pour 15 graines de tomate maintenant…
    À ce rythme le 100$ est vite dépensé. Mais pour le plaisir que le jardinage me donne, je continue.

  6. PAJOT dit :

    Je fais mes semis de tomates : avec les graines de l’an dernier : facile et très gratifiant de voir ses propres semis lever !!! Je suis une dame âgée de 82 ans en bonne santé :jardiner fait partie de mes activités préférées .Mes enfants sont heureux de me voir active : je crois que ma fille va se mettre à cultiver ….des TOMATES dans un coin de la pelouse !!!

  7. Claire Picard dit :

    Merci pour cet adorable article de M. Larry.

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