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Les prédateurs hivernaux dans votre jardin

En ce début de février, c’est avec plaisir que je recommence à vous concocter des articles sur la nature, l’écologie et le jardinage. J’espère que je ne vous ai pas trop manqué en janvier (mais quand même un peu, hein!).

Habitant à la campagne, j’ai profité du mois de janvier pour observer mon jardin. Je l’ai fait de loin, à l’intérieur… on est au Québec tout de même et à -30 °C avec de la neige aux genoux et le vent dans’face, les chances pour que vous me croisiez dehors sont d’au moins -8000!

Bref, j’ai observé la nature dans mes multiples couches de couvertures et j’ai eu la chance d’apercevoir quelques prédateurs hivernaux, ou traces de prédateurs, tout autour de mon jardin. Saviez-vous que le contrôle pour maintenir l’équilibre des populations de petits mammifères se déroule autant en hiver qu’en été?

(En passant, l’hiver, les souris… ne dorment PAS! Et comme j’ai trouvé des dommages dans mes topinambours à l’automne, je me demande bien ce qu’elles m’auront laissé pour le printemps! Déjà que je n’ai pas de panais cette année… Je vais devoir jeûner jusqu’en juin!)

Bref, je vous présente quelques-uns de ces prédateurs québécois, ayant bien souvent un sosie en Europe, qui fouinent la neige pour se nourrir des souris, mulots, rats, musaraignes, et autres petits mammifères.

Harfang des neiges

Sans doute le plus impressionnant des oiseaux d’hiver au Québec! Saviez-vous que c’est l’emblème aviaire du Québec? Il vit habituellement dans le cercle polaire, mais en hiver, son aire de répartition s’étend plus au sud, et ce, de tous les côtés de globe, nous charmant de sa présence dans toute la province (oui, oui, même au sud!).

Photo: Photographie AMG

Il n’y a qu’un seul harfang, ce n’est pas comme la chouette qui peut être rayée, lapone ou bien hulotte. Le harfang, c’est le harfang des neiges, et c’est tout. Bien qu’il soit dans la famille des hiboux, c’est la seule espèce du groupe qui chasse le jour.

Voir cet oiseau perché en hauteur, ou au sol dans la neige, illuminé de soleil, ça a de quoi couper le souffle. C’est un oiseau qu’on ne s’habitue pas de voir et qui émerveille à chaque rencontre. Il est tout simplement sublime! Imaginez quand… on l’a au poing!

Eh oui, je sais, je sais… Quelle chance!

Bref, si vous en voyez, sachez qu’ils se nourrissent de petits mammifères. Son plat de prédilection dans le Grand Nord étant des lemmings, ce sont les petites souris qu’il chasse quand il nous visite, et non pas les chiens ou les chats. Méfiez-vous cependant de son proche cousin le grand-duc. Se nourrissant parfois de moufettes, un petit animal de compagnie est tout à fait dans son régime. Surveillez votre chihuahua!

Avec son sens de l’ouïe très développé, le harfang, et les strigiformes en général (hiboux, chouettes, effraies), entendent les proies se déplacer sous la neige. Ils fondent alors sur elles et plongent les pattes les premières pour les attraper dans leurs puissantes serres.

Les oiseaux n’ont pas d’oreille externe, ce n’est qu’un trou caché dans les plumes. Photo: Ellie Burgin
Source: Biogenus

Renard

Bien que le renard soit malheureusement connu comme une menace pour les poulaillers, les oiseaux aquatiques migrateurs et les lapins, il est aussi un consommateur de petits mammifères. D’ailleurs, contrairement à la croyance populaire voulant que les canidés (famille des chiens) soient carnivores, ils sont plutôt généralistes et préfèrent une alimentation diversifiée. Les fruits, herbes, insectes, champignons et autres font aussi partie de leur alimentation. J’ai d’ailleurs une preuve de taille à apporter ici: les pupilles de mon chien deviennent dilatées au possible quand il me voit récolter mes petites tomates. C’est SA gâterie par excellence! Et que dire de l’été où il a mâchouillé un vieux tronc de choux de Bruxelles pendant des mois… Bref, les chiens/renards/coyotes/loups mangent ben des affaires!

Si le renard se fait parfois des réserves pour la rude saison froide, il lui arrive de chasser les petits mammifères qui circulent sous la neige. On a tous déjà vu le drôle de vidéo du renard qui plonge la tête première dans la neige, non? Allez, juste pour les jolies images, le voici:

Qu’en est-il du coyote? Si le renard préfère les habitats plus naturels à la végétation abondante, le coyote, lui, se plaît très bien partout… Même en plein centre-ville! Il mange tout ce qu’il trouve, ne rechigne pas à se nourrir de charogne et les restants de pizzas dans les poubelles font son délice. Ben quoi? C’est un chien après tout!

Coyote. Photo: Chris LeBoutillier

Sachez néanmoins que le coyote peut chasser en groupe, ce qui lui permet de s’attaquer à des proies plus grosses comme des cerfs, ou même vos animaux de compagnie. Il n’est pas dangereux, mais respectez son espace si vous le voyez (bien qu’il soit très discret). Conclusion: s’il attrape une souris dans votre jardin, il la mangera avec plaisir, même si ce n’est pas la source d’alimentation la plus commune de ce magnifique toutou sauvage.

Hermine

Si je parle de prédateurs, je dois absolument mentionner le plus adorable de tous (et peut-être aussi le plus effrayant): l’hermine. Tout le monde ensemble: hoonnnnn!!

Photo: soumyajit nandy

Très discrète, elle devient blanche en hiver pour se fondre dans le décor. Elle est petite, souple (j’ai même envie de dire fluide!), vit en forêt ou dans les champs et a des dents effrayantes!

Un peu comme les canidés, l’hermine a une alimentation variée, bien que surtout carnivore. L’hiver, en absence de grenouilles, de lapin et d’œufs, elle se concentre sur les petits mammifères. Souris, musaraignes… pourquoi pas aussi un rat ou un écureuil? Malgré sa petitesse, et le fait qu’elle chasse seule, elle est capable de s’attaquer à des animaux plus gros qu’elle. Comment est-ce possible? Ses canines sont si longues qu’en les plantant dans la nuque de sa proie, le décès est presque instantané. Je vous l’avais dit qu’elle faisait peur!

Difficile de trouver une image de dents d’hermine, mais voici celles de son proche cousin: la marte. Source : Université de Bordeaux

L’hermine fait partie de la grande famille des mustélidés. Martes, loutres, furets, pékans, carcajou et belettes font aussi partie de ce groupe: tous d’excellents prédateurs! D’ailleurs, la belette, qui est souvent confondue avec l’hermine, chasse également les petits mammifères dans les champs. Ces animaux craintifs ne sont pas une menace pour l’humain, au contraire, ce sont vos alliés (si vous n’avez pas d’élevage de poules ou de lapins, bien sûr!).

Belette à longue queue. Photo: apatia

Dernière chose, juste comme ça, en passant… Les mustélidés, contrairement à une fausse croyance, ne tuent pas pour le plaisir. C’est simplement un animal qui, lorsque la nourriture est abondante, genre dans un poulailler, va cacher le surplus et le garder pour plus tard.

L’écureuil cache des glands, pourquoi le carnivore ne pourrait-il pas faire de même avec ses proies?

Chat sauvage

Photo: Zoran Milosavljevic

Celui-ci est un réel problème pour les écosystèmes au Canada (et sans doute ailleurs dans le monde!): le chat domestique de retour à la vie sauvage. Selon certaines études, on compte par centaines de milliers les oiseaux victimes des chats chaque année au pays. Bien que ces minous soient des chasseurs hors pair ne faisant pas la différence entre une espèce en péril et un moineau (qui est invasif!), ils sont avant tout des carnivores stricts généralistes.

Hein?

Ça signifie que le chat ne mange que de la viande (carnivore strict), mais n’est pas difficile sur le type de proie. C’est donc, au fond, une bonne chose pour le jardinier aux prises avec des petits mammifères indésirables. Hey, il faut bien voir le positif!

Qu’en est-il de nos plus gros chats sauvages, les lynx roux et les lynx du Canada? Ah, vous savez, j’adorerais en avoir chez moi, mais ce ne sont pas des animaux qui vivent près des humains. En règle générale, ils se trouvent dans les grands espaces boisés comme les montagnes ou les parcs protégés. Les chances d’en voir un chez vous sont très minces… enfin… sauf si vous avez un chalet au mont Sutton, mais encore là, le lynx risque d’éviter votre demeure et d’aller chasser les oiseaux et mammifères ailleurs!

Lynx du Canada. Photo: desrochersa
Lynx roux. Photo: nubiti

Pis le cougar, lui? On n’a plus de cougar au Québec depuis 1938, et chaque fois qu’il y a de supposées traces, c’est un canular, ou un individu isolé (probablement évadé)… désolée!

Opportunistes

L’hiver, la nourriture se fait rare pour plusieurs animaux. Si certains peuvent se permettre de s’endormir, d’autres n’ont pas le choix de survivre. Plusieurs animaux omnivores ou généralistes ont cependant la chance de pouvoir se nourrir d’une grande variété d’aliments et, l’hiver, leur diète peut changer et s’adapter. Par exemple, un chasseur peut tout à coup s’improviser charognard si l’occasion se présente. Et un animal qui chasse d’ordinaire dans un étang pourrait, l’hiver, décider de chasser les souris plutôt que les grenouilles!

Ces animaux qui mangent un peu n’importe quoi au gré de leurs découvertes sont dits «opportunistes». Certains animaux dont j’ai parlé plus haut, comme les coyotes, entrent dans cette catégorie, vous l’aurez compris.

Mais ne vous surprenez pas si une corneille, un raton laveur ou même un cerf passe devant vous avec un rongeur dans la gueule: vous le feriez aussi si votre survie en dépendait! Vous avez tout simplement un soldat un peu original dans les défenseurs de votre jardin cet hiver!

Source: Imgur

Étiquettes + Harfang des neiges, Hermine, Chat sauvage


commentaire sur "Les prédateurs hivernaux dans votre jardin"

  1. Lavallée, Marie-Lyne dit :

    Vous lire est un réel plaisir! Cet article est intéressant et instructif. Merci!

  2. Nelly dit :

    Merci Audrey et ouiiiiii vous m’avez bien manqué !
    Que de merveilles de la nature vous nous dévoilez aujourd’hui, surtout à nous Français qui n’avons quasiment plus de neige en hiver sur la plupart du territoire.
    Merci encore et au plaisir de vous retrouver ici !

  3. Louise dit :

    À la défense des belettes et hermines, je rajouterais que , tant qu’elles ont le choix entre une poule qui est trop grosse pour être transportée, et une souris qu’elle pourra rapporter dans son abri pour continuer de la grignoter plus tard, elle choisira la plus petite. Donc même si j’ai des poules depuis bientôt 20 ans, je laisse ces mignons prédateurs faire leur travail de contrôle de la vermine autour de mes bâtiments (en espérant qu’elles continueront toujours de suivre cette habitude 😉 )

  4. Francine dit :

    Bonjour, et merci pour vos textes toujours intéressants et instructifs. J’adore cette photo qui raconte une histoire dont les protagonistes sont absents! Bonne journée.

  5. Viateur Rou dit :

    Bon retour Audrey, tu nous a manqué. merci pour ce reportage sur la petite faune nordique.

  6. Huguette dit :

    C’est un plaisir de vous savoir de retour. C’est toujours agréable de lire vos articles instructifs avec cette touche amusante. Merci

  7. Annie dit :

    Est-ce que ton retour est significatif d’une fin d’hiver (oui, j’entends les bens voyons donc ! Février !! Mais justement, novembre, décembre et janvier sont derrière nous ! Donc, dans 1 mois le printemps se fera sentir !).
    Rires, encore une fois. J’adore tes textes scientifiques avec cette touche d’humour.
    Merci et bon semis à ceux qui débutent !!

  8. Anne-Marie dit :

    Parlant de predateur..allez vous parler des dégâts que font les petits lapins dans nos cours l’hiver? L’an dernier un petit monstre « charmant » a coupé les 2 tiers mes framboisiers nouvellement plantés, rasé mes bleuetiers, rasé au sol mes 5 clématites en tuant 2 et toute l’ecorce de mon erable chinois!!!.. pas mal moins cute le petit!!!,

  9. Ginette dit :

    Bonjour et bon retour mais surtout bonne année ?
    J’aime bien lire vos articles. Dans celui-ci il manquait un prédateur québécois qui est le ‘’fâmeux’’ écureuil qui détruit tout au jardin. Dans le potager une petite croquer ici et là. Les fleurs, tulipes et tournesol, pour ne nommer que ceux-là ne réussissent pas à survivre. Et même le mobilier du jardin y passe. Ils sont très voraces en tout cas chez moi. Peut-être que vous l’avez garder en réserve pour un autre article?
    Bonne continuation!

  10. Lise dit :

    Bon retour,
    Merci de nous instruire avec en prime un sourire.

  11. Yves Dugas dit :

    Bon de vous relire Audrey, merci pour ces précisions !

  12. Azran dit :

    Merci pour ce beau reportage du monde animal de votre beau pays et région. Merci pour ces belles photos, impressionnée par l’Harfang sublime photo ! Quelle chance d’être à ses côtés..
    karine Azran

  13. Luc R dit :

    Bonjour Audrey,
    Bon retour et merci pour cet article ce matin. Bien entendu tu nous a manqué.
    Il y a toujours un petit côté amusant que j’ai bien dans tes articles.
    Au plaisir de te lire .

  14. Mariette dit :

    Re-Bonjour Audrey. Merci pour cet article que j’ai pris plaisir à lire avec un bon café et un grand sourire aux lèvres

  15. Céline dit :

    Yé! Février…le retour d’Audrey!
    Cocasse: pendant que je lisais ton article bien instructif, 2 chats du vousinage sont venus tour à tour faire une petite pause sur le tapis de la galerie observant mésanges et ?? écureuil passant par là : joli spectacle pour nous en déjeunant! C’est toujours réjouissant de te lire! Et là je vais brasser ma grosse fougère! Hahaha!

  16. celadon7 dit :

    j’ignorai que le chaton trouvé aux Buttes Chaumont en 1960 parc parisien fut ce un cousin du chat sauvage Celui présenté ayant la même robe le poil ventral fauve Ce petit carnassier fut amené aux grands parents dans le sud ouest , à lui les grands espaces et les proies potentielles en nombre .il miaulerai avec l’accent occitan a apprit à manger des haricots verts dans la sauce et reliefs des viandes consommées chez les anciens , sardines en boîtes oeuf au plat .Faut pas s’étonner que minet ait prit la tangente .Le grand père avait goûté la boîte de ronron Je me sooviens de son exclamation :” c’est très bon çà pourquoi donner à un chat”.

  17. Robert dit :

    Merci de prendre le temps d’écrire et de publier.
    Il faudrait lire “martre” plutôt que “marte”.

  18. Robert dit :

    J’ai écrit un peu trop vite. Martes ou martres les deux sont acceptés. Désolé!

  19. Louise P. dit :

    Merci pour votre article. C’est très intéressant. Bonne continuité.

  20. Merci pour les belles images de votre reportage ???

  21. Catherine dit :

    Merci de ce bel article!
    Je confirme : non les souris musaraignes ou mulots ne dorment pas en hiver. Je les entends parfois cavaler dans les murs, et je les vois quand ils se font attraper par mes chiens chasseurs.

  22. Monique dit :

    Chère Audrey, j’ai bien aimé ton article. Personnellem

  23. Monique dit :

    Je disais: personellement, je vois bien les écureuils, puisqu’ils dévorent les graines que je mets pour les oiseaux, puis les traces des cerfs, grignoteurs de cèdres.
    Mais dernièrement, il y a des traces d’urine, et horreur, des crottes sous les mangeoires. Je crois que j’apprécierais un article sur les différents excréments des visiteurs de jardins. Tu excelles dans les recherches et les vidéos susceptibles de nous en apprendre tant sur la nature. Peut-être m’en apprendras-tu?

    • Audrey Martel dit :

      Monique, j’écrirai un article sur les crottes en mars avec PLAISIR! Les excréments, c’est un de mes sujets préféré !

  24. Louis dit :

    Excellent article.

  25. Danielle Brossard dit :

    Les suisses (tamias) aussi aiment les tomates cerises. Mon conjoint en a déjà surpris un avec une tomate cerise entre les dents ! Quant aux renards, j’ai eu la chance d’en filmer un avec sa proie, un écureuil, avec laquelle il courait pas mal vite pour aller la déguster. Mais concernant les lapins, se pourrait-il qu’ils grignotent l’écorce de genévriers en hiver quand ils n’ont rien d’autre à manger ? À chaque printemps, je retrouve leur tronc et leurs branches dépourvu d’écorce.

  26. Julie Pilon dit :

    J’habite à Mont-Tremblant dans les Laurentides et il y a quelques jours j’ai eu a surprise de voir un épervier de Cooper sur mon terrain. Il avait attrapé un tourterelle et s’est envolé avec elle dans ses serres. Pendant plusieurs jours, les petits oiseaux habituellement présents ont disparus.

  27. André dit :

    Juste pour une petite précision: On ne peux pas parler d’un animal qui se nourrit exclusivement de plantes, fruits, légumes, etc. en le qualifiant de prédateur. Un prédateur chasse des proies vivantes. Ce n’est pas le cas d’un lapin qui dévaste nos framboisiers, ni d’un écureuil qui grignote les légumes, à moins que ce ne soit un écureuil noir ou gris, qui eux, ne dédaigneront pas se transformer en prédateurs pour chasser des jeunes oisillons, dans leur nid ou au sol, et même quelques autres petites proies, dont des souriceaux ou même des souris adultes. Si des jeunes pousses de framboisiers font d’un lapin un prédateur, je n’oserai plus jamais me promener dans un champs de trèfles devant les vaches.

  28. France dit :

    Merci Audrey, encore une fois tes articles sont très intéressants. Ce qui m’irrite bcp sont les chats domestiques mais laissés lousses dehors. Ils sont sont une vraie plaie pour la petite faune. Ils tuent pour le plaisir ! De vrais psychopathes.

  29. Sylvie dit :

    Je lis votre article sur les prédateurs avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles derrière mes lunettes fumées. Je suis en vacances à Cancun au Mexique. Hier j’ai jasé avec les 2 fauconniers embauchés par le Resort pour effaroucher (pas tuer) les indésirables (mouettes et quiscales) qui arrivent en bandes organisées pour chaparder toute miette de nourriture tombée au sol. Quand 2 douzaines de mouettes se sont ruées pour vider une assiette laissée à quelques pieds de moi, je me suis mise à couvert. C’est la première fois que je vois des fauconniers (avec un paisible mâle et une majestueuse femelle) au travail ailleurs que dans un aéroport mais quand on y pense, c’est nécessaire de plus en plus même au bord de la mer.

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