Categories

Recherche

Nos partenaires

Réponses à vos questions : Pucerons sur les plantes d’intérieur

Question

Mon hibiscus et mon abutilon passent l’été à l’extérieur. Depuis 2 ans, je constate que pendant leur séjour dans la maison, il y a dans les bourgeons de fleurs tout plein de pucerons ou de cochenilles. On n’en trouve pas sur les feuilles ni les tiges, mais bien lorsque les bourgeons des fleurs ouvrent. Ça dure jusqu’à ce que je les sorte au printemps pour leur saison extérieure. Que me conseillez-vous? J’ai essayé le savon insecticide, les jets d’eau, les vaporisations avec de l’huile d’olive. Rien n’y fait. Est-ce que ces petites bestioles ont aussi rapport avec une petite mouche à très longues ailes qui se promène dans la maison depuis le début de l’automne? Elle se tient surtout dans les fenêtres de la pièce où sont les plantes.

Réponse

La quantité d’insectes et leur présence uniquement sur les fleurs me faire croire davantage à une infestation de pucerons que de cochenilles, qui sont un peu plus lentes à se multiplier et qui préfèrent l’aisselle des feuilles. Les pucerons préfèrent les tissus tendres et prolifèrent d’une façon incroyable, leur nombre pouvant se décupler dans une semaine. Ainsi, si un seul insecte survit au traitement, l’infestation reprend rapidement. Le secret dans leur contrôle est donc d’être aussi méthodique que possible. Commencez d’abord par doucher les plantes avec un jet très fort, les tournant dans tous les sens pour que l’eau puisse atteindre le moindre recoin. Maintenant, vaporisez avec un savon insecticide. Répétez la semaine suivante même si vous ne voyez aucun insecte et encore 2 autres fois, toujours hebdomadairement. À force de multiplier les traitements, vous viendrez à bout des envahisseurs.

Le chrysophe est un insecte bénéfique qui aide à contrôler les pucerons. Photo : Mathias Krumbholz

Quant à la mouche aux très longues ailes, il pourrait s’agir de pucerons ailés (les pucerons n’ont normalement pas d’ailes, mais produisent des individus ailés à l’occasion, notamment à l’automne), mais habituellement leurs ailes ne paraissent pas exagérément longues. Il est fort possible qu’il s’agisse plutôt d’une chrysope, un insecte prédateur des pucerons qui rentre souvent dans la maison l’automne pour s’abriter du froid. Si oui, laissez-le faire son œuvre, car il pourrait consommer tout puceron qui échappera à vos traitements.


Larry Hodgson a publié des milliers d’articles et 65 livres au cours de sa carrière, en français et en anglais. Son fils, Mathieu, s’est donné pour mission de rendre les écrits de son père accessibles au public. Ce texte a été publié à l’origine dans le journal Le Soleil le 8 janvier 2006.


commentaire sur "Réponses à vos questions : Pucerons sur les plantes d’intérieur"

  1. …mais le savon insecticide tuera aussi le chrysope. Il n’y en aura pas de facile!?

  2. Renée-Johanne Campeau

    Voici mon petit truc qui fonctionne pas mal bien. Un petit peu d’alccol dans beaucoup d’eau. J’essauie toutes les feuilles et j’enlève toutes les petites bosses blanches ou translucides à l’épaule des feuilles. Quand on gratte les petites bosses avec le doigt, ça fait un peu comme du sucre granulé. Puis je surveille l’épaule des feuilles et élimine les nouvelles petites bosses toutes les semaines. Parfois, je reprends le nettoyage à l’eau + alccol si besoin est. Ah oui… j’enlève aussi les boutons et fleurs infestés car les bestioles trouvent moyens de s’y cacher et de proliférer. Bonne chance !

  3. J’ai réglé le problème d’une façon assez drastique l’hiver dernier. J’ai complètement enlevé les feuilles de mon hibiscus après une taille sévère, par la suite j’ai appliqué un insecticide sur les branches, le tronc et sur le terreau, ai fait un léger arrosage du sol et par la suite j’ai habillé avec un grand sac de plastique en prenant soin de fermer hermétiquement le sac. Quand il y avait trop de buée je secouais le sac et l’eau allait sur le terreau. Comme l’ hibiscus était dans une pièce très éclairée après environ trois semaines des feuilles ont commencé à se former. Lorsque plusieurs feuilles ont atteint un quart de pouce, j’ai coupé le sac à un endroit pour voir s’il y avait encore des pucerons et bien non alors j’ai enlevé le sac et tout a été correct.

  4. En tant que jardinier paresseux moi aussi, je ne déplace jamais les plantes intérieures à l’extérieur et vice versa. Parfois pour quelques heures seulement sur le patio, bon ça va. Sinon, vous avez beaucoup de travail à faire pour vous débarrasser des parasites et insectes. Vous achèterez des produits insecticides, vous risquez de contaminer vos autres plantes et, finalement, vous finissez par jeter la plante infestée. Intérieur et extérieur sont 2 mondes qui ne se croisent pas chez moi.