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Une humidité élevée pour des plantes en bonne santé

Si le problème numéro 1 des plantes d’intérieur pendant les mois d’hiver est de leur donner suffisamment de lumière, le problème numéro 2 est de s’assurer qu’elles reçoivent suffisamment d’humidité atmosphérique. L’air de nos maisons devient incroyablement sec pendant l’hiver parce que les systèmes de chauffage enlèvent l’humidité de l’air. Plus il fait froid, plus vous chauffez… et plus l’air est sec.

décembre 10

Symptômes

Comment savoir si vos plantes souffrent d’un manque d’humidité de l’air? Tout d’abord, l’air sec affecte surtout les plantes à feuilles fines. Les plantes à feuillage épais, coriace ou cireux sont relativement résistantes à l’air sec, de même que les plantes à feuilles très poilues. Elles en souffrent, mais pas de manière aussi évidente que les autres. Les plantes succulentes — crassulas, sedum, cactus, etc. — font partie de cette catégorie, de même que plusieurs péperomias et l’hévéa (Ficus elastica).

Photo: Karolina Grabowska.

Plantes à feuillage fin

Les plantes à feuillage fin — Brugmansia, abutilons, palmiers, fougères, etc. — souffrent le plus de l’air sec. Souvent, leurs feuilles se recroquevillent légèrement vers le bas, leurs bords ou leurs extrémités se dessèchent ou noircissent, elles peuvent pendre mollement même après avoir été arrosées ou, le plus évident, elles tombent tout simplement.

Logiquement, les plantes d’intérieur devraient avoir besoin de moins d’arrosage en hiver, puisqu’elles sont plus ou moins en dormance, mais si vous devez arroser autant qu’en été, voire plus, c’est qu’elles perdent beaucoup d’eau par transpiration et qu’elles ne sont pas très heureuses.

Mauvaise floraison

Un symptôme secondaire est la mauvaise floraison. Lorsque l’air est sec, les fleurs se dessèchent, se flétrissent, avortent ou ne durent tout simplement pas aussi longtemps qu’elles le devraient, même si la plante elle-même est relativement résistante à la sécheresse de l’air. Les feuilles épaisses et velues de la violette africaine, par exemple, sont assez résistantes à l’air sec, mais les fleurs souffrent.

Humidificateur Levoit. Photo: Amazon.

Augmenter l’humidité

C’est pourquoi il est toujours judicieux d’augmenter l’humidité dans les pièces où vous cultivez des plantes d’intérieur. Le moyen le plus évident est de faire fonctionner un humidificateur dans la pièce. Ou tout simplement de cultiver beaucoup de plantes : comme chaque plante dégage de l’humidité, plus il y a de plantes, plus l’humidité atmosphérique est élevée.

Baisser le thermostat la nuit augmente temporairement l’humidité ambiante et s’avère également très efficace. Vous pouvez également cultiver vos plantes dans une pièce naturellement humide, comme une buanderie (à condition qu’il y ait un peu de soleil!).

Pour maintenir en permanence un taux d’humidité élevé pour les plantes les plus sensibles, placez-les dans un terrarium… ou dans un sac en plastique transparent. Elles resteront en pleine forme tout au long de l’hiver : l’humidité d’un terrarium ou d’un sac fermé est aussi élevée que celle d’une jungle et les plantes l’adorent !

Photo: Alex Green.

Pulvérisation des plantes

En revanche, pulvériser manuellement de l’eau sur les plantes, généralement à l’aide d’une bouteille recyclée, est une perte de temps totale, même si cette pratique est souvent recommandée. L’effet ne dure que quelques minutes et il tache les feuilles. Essayez autre chose que cela !


Voici donc quelques conseils pour garder vos plantes heureuses pendant la saison de chauffage. Mettez-les en pratique et vous aurez bientôt une véritable jungle de feuillages florissants dans votre maison!

Ce texte a été publié pour la première fois sur laidbackgardener.blog le 10 décembre 2014.


commentaire sur "Une humidité élevée pour des plantes en bonne santé"

  1. Monique dit :

    Je suis contente de cet article.
    J’avais oublié le truc du sac de plastique pour conserver l’humidité.

  2. Nathalie dit :

    Bonjour,
    Le sac plastique paraît une solution intéressante que je ne connaissais pas. Mais comme l’air ne circule pas, est-ce que ça ne favorise pas l’oïdium ?
    Merci de m’éclairer sur ce point et merci pour cet article très intéressant.

    • Mathieu Hodgson dit :

      Très bonne question! Je dois avouer que je n’ai jamais rencontrer ce problème à l’intérieur. Premièrement, il faut que les spores des champignons responsables se trouvent sur les feuilles pour que l’oïdium. Mettre la plante dans un endroit plus frais aiderait, car l’oïdium se développe à des températures plus élevée. Aussi, c’est important qu’il n’y ait pas d’eau sur les feuilles et qu’elles ne touchent pas directement au plastique. Rappelez que ces plantes qui nécessitent autant d’humidité en auraient à souhait dans leur pays d’origine.

  3. Yves Laurin dit :

    Le chauffage en hiver n’enlève pas l’humidité.
    L’air de nos maison provient de l’extérieur et est plus froid. Si on a un taux d’humidité de l’air extérieur à 70%, il se peut qu’en chauffant ce taux soit à 40% dans nos maisons.

    Non pas parce qu’on enlève de l’humidité mais parce que l’air chaud peut contenir plus d’eau donc le taux d’humidité relatif (100% étant le maximum) sera plus bas.

  4. Anonyme dit :

    Toujours un plaisir de lire vos chroniques.
    Un gros merci.

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