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Ma pelouse: tondue 4 ou 5 fois par année

Veuillez noter que tout au long de cet article, j’allégerai le texte en formulant toutes les phrases au «je». Toutefois, dans toutes les phrases à la première personne du singulier avec le verbe «tondre», sachez que je ne parle pas de moi, mais bien de mon conjoint. Je ne tonds pas la pelouse. Je suis une princesse. Je répète: je ne tonds pas la pelouse!

Quand je tonds la pelouse… (hihi!)

… C’est parce que l’herbe est rendue VRAIMENT longue et que c’est difficile de circuler. Autrement, je laisse faire la nature! Au grand désarroi de mes voisins qui ont tous une pelouse verdoyante, égale, sans pissenlits ni feuilles mortes (et j’habite en campagne!)

Pourquoi est-ce que j’attends si longtemps avant de passer le tracteur dans ce foin? Eh bien, pour plusieurs raisons. La première étant que mon copain est paress… heu… je veux dire JE suis paresseuse! (Ouf! Je l’ai échappé belle!)

Plus sérieusement, je ne prends absolument pas part au culte de la pelouse courte et parfaite. Tout simplement. Je ne vois pas l’intérêt d’avoir un tapis vert uniforme qui demande autant d’entretien. Tondre, mettre de l’engrais, tondre, tondre, arroser, tondre, semer, arroser, tondre, mettre de l’herbicide (sérieusement?), tondre, ramasser les feuilles, tondre… Et se demander pourquoi il y a des endroits jaunes, pourquoi ça ne veut pas pousser sous les arbres, pourquoi les pissenlits reviennent…

Comme d’habitude, je vous parle en tant que biologiste. Vous êtes prêts?

La pelouse n’a pas été créée en laboratoire. C’est un ensemble de plantes sauvages introduites qu’on torture en les coupant à répétition et qu’on force à pousser à des endroits qui ne leur conviennent pas. La nature, c’est très fort et ça essaie de vivre, mais il y a des limites. Si votre sol est tellement humide qu’il ne sèche même pas lors des canicules, qu’il est tellement sec qu’il est tout craquelé ou bien que le soleil ne le touche jamais, arrêtez de lutter, vous allez perdre. Il faut considérer la pelouse comme une plante. Si vous ne pouvez pas le concevoir, achetez-vous du gazon synthétique!

La nature veut vivre. Votre pelouse, ou gazon, comme on dit au Québec, c’est une zone de guerre! Chaque brin d’herbe essaie de s’élever au-dessus des autres pour avoir plus de lumière. Chaque graine de pissenlit qui arrive tente de s’enraciner profondément pour avoir accès à l’eau que votre pelouse néglige. Chaque animal qui y passe tente d’y trouver son compte: un repas ou un abri.

Vous avez un choix à faire, en tant que Seigneur suprême de ce territoire gazonné

Choix 1: le dictateur.

Instaurez un système d’imposition élevé et récurrent (c’est-à-dire coupez souvent et court!), des amendes (pesticides pour TOUT LE MONDE) et causez des famines (si vous voulez VRAIMENT étouffer votre bourgade, ramassez le gazon coupé au lieu de le laisser sur place: c’est comme demander au peuple – votre pelouse – de travailler, puis lui enlever ce qu’il a gagné, tout en l’affamant MOUHAHAHAHA!). Quand le peuple semble trop étouffé par ce mode de vie, calmez la révolte en lançant des vivres (de l’engrais) aux quatre vents.

Choix 2: l’ONU.

Soyez un médiateur dans cette guerre. Laissez les différentes espèces pousser à leur gré, s’installer, prendre ce dont elles ont besoin. Laissez-les s’organiser elles-mêmes et vous verrez: un équilibre s’installera dans cette zone de guerre. Elle deviendra un magnifique environnement fleurissant, diversifié, équilibré, en santé… et touristique!

Alors, vous êtes quel genre de Seigneur-gazon?

OK, mais à un moment, il faut bien couper!

Oui, je sais. Mon petit dernier qui est littéralement haut comme trois pommes n’aime pas trop faire ses besoins quand la pelouse lui arrive aux yeux (je parle de mon chien, hein!).

Je tonds plus souvent l’endroit où il fait ce qu’il a à faire, ainsi que les chemins vers le jardin ou le cabanon. Après tout, on a un problème de tiques dans la région alors il ne faut pas faire exprès non plus!

Mais pour le reste, je tonds quand ça nous arrive aux genoux… et une partie de mon terrain est laissé en friche totale. Quand je passe le tracteur, je laisse tout sur place. Deux jours plus tard, ça ne paraît plus. Ça se décompose et nourrit les plantes que je viens d’abîmer.

Pourquoi je vous raconte tout ça? Parce que j’ai tondu le spot à crottes de mes chiens cette semaine. Sous les 25 centimètres de foin que j’ai enlevés, il y avait un monde. Sur un carré d’environ 4 mètres de côté, j’ai dérangé un crapaud et une couleuvre. Pas d’inquiétude, comme je tonds au plus long possible, ni l’un ni l’autre n’a été blessé. Un peu interloqués, certes, mais ils se sont déplacés de quelques mètres et ont retrouvé un habitat frais, humide, riche de nourriture et de cachettes.

Ces deux individus ne sont pas les seuls à vivre dans ma pelouse: ce sont des prédateurs alors leur présence confirme également celle de proies. Insectes, vers, petits mammifères, oiseaux…

Moi, qui ai choisi d’habiter la campagne, moi, qui suis consciente de mon impact sur la nature autour de ma maison, j’ai choisi d’admirer cette vie et de lui permettre de continuer à vivre.

Ma pelouse, mes choix

Ce n’est pas pour tout le monde: si vous vivez en ville, que vous faites du sport dehors, que vous avez de jeunes enfants et une phobie des tiques, je comprends tout à fait. Mais MOI, mon gazon est long, plein de vie, demande très peu d’entretien… et je ne vais pas le couper plus pour faire plaisir à mes voisins, à ma mère (désolée mom!) ou à Louis XIV.

Vivre en nature, c’est ma fierté. Ne pas céder à la pression sociale aussi. LIBÉREZ LA PELOUSE!

Pardonnez ma montée de lait, mais j’en ai assez de me faire dire que mon gazon est trop long et plein de pissenlits. Il y a deux ans, un livreur de pizza s’est permis de faire un commentaire… Non, mais! Toutes les photos de mon article sont de mon terrain: est-ce si disgracieux? Je m’en fiche, moi, j’aime ça!


commentaire sur "Ma pelouse: tondue 4 ou 5 fois par année"

  1. Marie-France Tremblay dit :

    Parfaitement d’accord avec toi,il faut laisser la nature tranquille,j’ai un coin de fleurs sauvages qui nourrissent les abeilles, papillons etc,et aussi plusieurs nids de mésanges, hirondelles c’est un vrai paradis.

    • Denise Arsenault dit :

      Quelle belle façon de faire réfléchir les gens sur l’importance de laisser toute la place à la nature autour de nous et quoi de mieux que de le faire par l’humour! J’ai tellement rit en lisant votre article. Mon conjoint tond la pelouse ou plutôt notre verdure, 4 fois par année.

      • Roberte dit :

        Est-ce que le tracteur à gazon 48 pouces de plateau de coupe n’est-il pas mis à rude épreuve, à tondre à 2.5 pieds de haut du foin?

    • Dyan Beseski dit :

      Déplorable que de valoriser la négligence … niveler vers le bas … il ne faut pas avoir beaucoup d’ambition ni de fierté franchement … ! Quelle désolation ! … où s’en va-t-on avec ces lignes de pensées … quelle régression …. !

  2. Liette Pelletier dit :

    Ici, je vais faire une petite mise en garde. Oui, laisser la nature agir mais quand on réside dans une ville avec des petits terrains et qu’il y a des rats qui sont porteurs de maladies, il faut couper son gazon et très bien entretenir son terrain. Désolée de vous conterdire un peu mais nous vivons une infestation de rats actuellement et c’est très difficile à contrôler!!!

    • André dit :

      En ville, à moins de vivre près d’un dépotoir, les infestations de rats sont causées par des travaux dans les égouts municipaux, comme par exemple refaire une rue. Les pelouses longues, non traitées et pas uniformes n’ont rien à y voir et ne constituent pas une cachette pour les rats. Par contre, une cour qui ressemble à un dépotoir, si. Encore là, rien à voir avec la longueur de la pelouse. Bien entendu, je ne parle pas d’un champs. Mais tout le monde sait que les rats ne vivent pas dans les champs.

      • Liette Pelletier dit :

        C’est bien votre opinion et je vous en remercie. Par contre, l’herbe longue permet aux rats d’y camoufler leur entrée et sortie de tunnels. La présence de poulaillers et la nourriture à oiseaux sont une source d’alimentation de prédilection pour eux. Ainsi dès qu’il y a présence des rats provenant d’un bris d’égouts ou d’excavation pour la réalisation de projets d’envergure, il vaut mieux maintenir sont terrain propre sans source d’alimentation et tenir son gazon assez court.

  3. Myriam dit :

    Excellent! C’est ce que je souhaite faire. Mon tracteur à gazon ne me permet toutefois pas de tondre lorsque le gazon est rendu aux genoux. Je dois donc le faire plus régulièrement dans nos allées et autour de la maison. Qu’est-ce que vous utilisez comme tondeuse?

    • Audrey Martel dit :

      Un tracteur à gazon qui rush sa vie par bouts haha on a aiguisé les lames récemment et ça a changé le monde! Le votre est peut-être dû ?

  4. Carocchia Antoine dit :

    Il y a quelques semaines, j’ai constaté que ma pelouse commençait à avoir de grands espaces jaunes. Selon la firme qui s’occupe de l’entretien du terrain, la pelouse était coupée trop courte et il s’agissait du phénomène de “la puce de céréales”, et on recommandait de NE PAS couper la pelouse trop courte, mais d’y laisser un total de 3″, ce que j’ai fait. Depuis, après avoir ensemencé cet espace jaune, la pelouse est d’un vert incroyable et uniforme. Oui, en plus du soleil et des pluies torrentielles, laisser la pelouse un peu plus longue et d’y laisser le gazon coupé semblent être LA solution. – Sainte-Marthe-sur-le-Lac

    • Claire dit :

      La punaise des céréales, ce qu’elle aime, c’est le temps sec et très chaud, et la pelouse standard non diversifiée, à base de pâturin. Évidemment si vous tondez ras en pleine canicule elle va jouir. Mais si non la longueur de la pelouse n,a pas grand chose à voir avec sa présence. Et même si vous croyez qu’elle a disparu, vous serez déçus de réaliser que l’an prochain elle sera de retour. Sauf peut-être s’il pleut tout l’été.

  5. Virginie Lachapelle dit :

    Ici, j’ai deux jeunes enfants, alors j’ai fait le compromis de sursemer du trèfle dans la pelouse et de tondre quand même régulièrement. En plus, comme le sol est sablonneux, le trèfle résiste mieux lors des épisodes de sécheresse et notre “gazon” reste plus vert. Mon conjoint l’aime un peu plus court que moi, mais on ne tond pas à chaque semaine. Quand il manque de pluie, ça peut aller à une fois par mois. Et voir les jolies fleurs de trèfle peupler notre pelouse me rend très fière. Vive les éco pelouses !

  6. Michèle ADAM dit :

    Ma pelouse ? la pampa, oui ! En Belgique, un magazine a lancé depuis 3 ans “en mai, tonte à l’arrêt”. Ce que j’ai fait, et depuis soleil et pas de pluie pendant un mois (pas de problème pour les herbes) puis un mois de pluie … et elles s’en sont donné à coeur joie ! plus haute que moi ! Et de plus, pas encore beaucoup de fleurs – c’était le but de l’expérience – mais plein de bestioles, dont des milliers de criquets (que je n’ai pas envie de tondre). Je pense que cet automne je vais recouper cette forêt plus court – si le temps le permet – et mieux maitriser l’année prochaine.

  7. Fannie dit :

    Nos terrains se ressemblent hi! Hi! J’ai 3 chiens et un enclos pour eux, alors cet endroit est coupé plus court…avec des plantes hautes pour cacher un peu la clôture ! J’ai fait des sentiers pour accéder ou dégager certaines plantes ou arbustes et me rendre ex, à ma corde à linge, au cabanon, etc. Sinon, je sème un sac de semences de plantes pour papillons et insectes pollinisateurs par année à la volée et je me laisse surprendre !

  8. Viriot dit :

    Bonjour.
    Même chose : je fais des allées pour aller aux sites principaux ( j’ai qd même 5.27 ha) que je donne en foin à 1 voisin. Mais sur le reste (au moins 3000m2) je laisse pousser et résultat : l’herbe arrête de grandir et héberge plein d’animaux et d’insectes. Il y a longtemps que je fais cela et récompense : chevreuils, crapauds, grenouilles (j’ai 1 mare alimentée par 1 source) écureuils, faisans pendant la saison de la chasse car ici on est près de la Sologne et suis entourée par des chasseurs. Mais d’un autre côté les sangliers viennent laboureur mes prés…difficile la cohabitation.

  9. Guylaine Beaudette dit :

    Contente de vous lire. Enfin quelqu’un qui pense exactement comme moi (je suis aussi en campagne). Ma ‘pelouse’ est aussi magnifique que la vôtre !!

  10. Daniel Fantino dit :

    Bonjour.Audrey, si vous le dites….
    Pas pour moi ! Une belle tale de bouleaux
    s´est ouverte avec le verglas de décembre et depuis elle ressemble à une pieuvre. De nombreux arbres brisés ou déracinés par celui d´avril m´empêchent de passer ou tondre. C´est une dictature végétale qui règne ou les plus grands étouffent les plus modestes. Le jour ou je tondrai cette nouvelle forêt en devenir, le labeur pour la machine sera excessif. Elle crachera des touffes de débris qui étouffent la verdure écrasée dessous. Les plus petits ayant disparus, il ne restera que des îlots de végétation séparés de mers de terre qui assécher et craquer sous le soleil, n´ayant plus de végétation pour lui faire ombrage. Beaucoup moins de vie au final.
    La tonte permet de remettre toute la végétation au même niveau. Tous ont accès au même soleil. Les plus grands, tondus permettent aux plus lents de croître également. Sorte de démocratie végétale. Ne rien faire, avec le temps donnera une forêt qui reprendra ses droits, et alors fini gazon et herbacées. Ombre et grands arbres après quelques années. Avec la covid 2020, n´ayant pu y aller pendant une bonne partie de l´été, au final c´est des centaines d´arbres que le tracteur de jardin a dû tronconner. Je n´ai gardé.que le plus grand. Un peuplier mesurant déjà 5 pieds de haut que j´ai baptisé “Covid”. Avec le verglas d´avril, un bouleau.s´est abattu sur Covid qui faisait près de 10 pieds, lui brisant son tronc à mi hauteur. La nature est impitoyable et impose son régime de terreur. À part
    l´herbe à puces, tous sont le bienvenus, et ceux ne tolérants la tonte comme les arbres, cèdent leur place aux graminées et herbacées bien heureuses.

    • Catherine Rigaud dit :

      Bonjour,
      Je suis d’accord avec vous Audrey et je suis aussi d’accord avec Daniel. Ne pas être maniaque de la tondeuse bien sûr, mais tondre aussi peu que possible pour obtenir un équilibre et ne pas se laisser envahir par… les envahisseurs – panais sauvage, nerprun, renouée du Japon, qui sans état d’âme étouffent les autres, à commencer par les plantes locales…
      Malgré tout, j’ai droit aux réflexions des voisins et à celles de ma famille : pas assez court, pas assez nivelé, pas les bonnes plantes, trop de pissenlits…

  11. Lyne Dusseault dit :

    Comme je vous envie!
    Je ne comprends pas que l’humain soit assez stupide pour semer qq chose qu’il doit couper aussi souvent et entretenir, juste pour faire beau quand il y aurait tellement d’autres possibilités pour occuper l’espace.
    Je n’habite pas la campagne, alors je dois faire des compromis mais on a mis du trèfle qui attire quand même les pollinisateurs et on tond le moins souvent possible.

  12. Danielle Champagne dit :

    Enfin, quelqu’un qui pense comme moi, je déteste le gazon tout vert

  13. Carole dit :

    Je tond mon gazon et je trouve cela très beau, je suis en ville. Je comprend ceux qui ne tondent pas mais a un moment donné cela devient tellement négligé que c’est désolant…..Si tout le monde ne tondait pas imagine le décor. Je vivais en campagne autrefois et mon père etait fier et on tondait chaque semaine. C’est mon avis!

  14. Amélie B. dit :

    C’est loin d’être disgracieux!
    Ici, l’ancien propriétaire avait planter plusieurs plate-bandes de vivaces et plusieurs arbres. Une bonne base! J’ai ajouté à ça des zones que je laisse pousser en friche tout l’été (très joli et vivant) et je rabats le tout à la faux à l’automne. Je tonds aussi des chemins et quelques zones plus régulièrement (pour différentes activités). Et j’ai une zone plus sous-bois où la mousse règne sous les grands arbres. C’est riche, vivant et joli (et mes voisins apprécient… ou du moins, ne s’en plaignent pas ! 😉 )
    Bonne suite!

  15. Alex dit :

    Madame Martel (ou devrais-je dire Votre Majesté? ?), si vous habitez la campagne, peut-être avez-vous, comme nous, un système septique où il est “recommandé de ne faire pousser que du gazon” (source: Conseils de jardinage pour ne pas nuire à votre fosse septique, Bio-Sol Canada, https://www.bio-sol.ca/fr/jardinage-fosse-septique/). La corvée de tonte nous plaît autant qu’à vous. Auriez-vous des solutions alternatives à nous proposer? D’avance, merci!

    • Audrey Martel dit :

      Hahaha j’accepte le surnom!

      J’ai aussi une fosse septique et elle n’a jamais eu de dommage à cause de mes plantes sauvages. J’aimerais y planter un arbre, mais je sais que ça, c’est trop invasif… alors c’est mon gazon-friche qui est dessus avec toute sa belle diversité !

      • Alex dit :

        Un grand merci pour votre réponse rapide, qui non seulement m’enchante, mais va aussi bien alléger nos weekends! À nous la vie d’Altesses! ;D

  16. Daniel Dumais dit :

    Vraiment d’accord! J’habite en banlieue de Québec (Charlesbourg) et j’adopte cette approche depuis environ 5 ans et la biodiversité a incroyablement augmenté. J’ai tellement peu de gazon (remplacé par des plantes, arbustes, etc.) qu’un petit coup de ciseaux à haie de temps en temps fait l’affaire (imaginez le regard des voisins!). De plus, aucun déchet végétal (débris de plantes, d’élagage ou autres) ne sort de mon terrain. Tout est coupé en petits morceaux et redistribué ici et là dans les plate-bandes, sous les haies, à travers les arbustes, etc. En permaculture, le principe est de créer du sol, et non pas exporter les produits de la photosynthèse (ce serait complètement stupide). Bravo de faire en sorte que les vieilles habitudes changent pour le mieux. Au plaisir!

  17. J’adore votre montée de lait en faveur de la pelouse laissée à elle-même! Je partage votre opinion même si effectivement il faut tondre une fois de temps en temps mais pas trop court c’est beaucoup plus beau.

  18. Carole Levesque dit :

    Je me suis débarrassée de ma tondeuse il y a une dizaine d’années. Les arbustes, les fleurs, le thym (et les légumes dans ma cour arrière) ont remplacé le gazon. Pour ce qui est des voisins, ils semblent s’être habitués. Contrairement aux sons ou aux odeurs, quand ce qu’on voit ne nous plaît pas, on a le choix de regarder ailleurs.

  19. Gilles Laplante dit :

    Ça fait des années que j’ai arrêté de gaspiller de l’argent en engrais et pesticides pour le gazon. Je (chez moi c’est moi le prince) tond 3 ou 4 fois pour ne pas trop faire parler les voisins. De plus, je ne sacrifie pas non plus à la désolante pratique du ramassage de feuilles à l’automne.

  20. Anne dit :

    Wow !
    Quel changement !
    Je me souviens du voisin qui se baladait avec sa bouteille d’herbicide et hop “spray” sur tout ce qui était feuillage large !
    Chez nous aussi la pelouse a laissé sa place à la variété. Mon chum apprivoise mon idée de couper AU PLUS HAUT & oui c’est ok d’espacer les coupes.
    Ouf! On y arrive ! Lucioles et crapeaux sont de retour dans notre cour.
    Et un vrai “chardon indigène” dans ma plate-bande EN AVANT ! XD
    Reste l’eau : faire espace naturel pour ceux qui sont souvent invisibles mais travaillent pour Dame Nature.
    Bravo à tous pour cet élan qui m’inspire ce matin (Je me sens moins seule à combattre l’univers des jardins hyper contrôlés).
    Du bon désordre 😉

  21. Diane dit :

    Ha!ha!ha! Trop drôle, Audrey! 🙂
    Ton grand terrain semble magnifique (et tes petits pitous aussi)!
    « Je » tondais habituellement plus souvent un bout de terrain vague (sous-bois à l’arrière de notre clôture) car « je » trouvais ça plus beau et soigné… Mais « je » ne l’ai pas fait cette année et quel plaisir de voir toute la belle végétation colorée qui s’y est installée. Oui, vivre et laisser vivre!

  22. Claire dit :

    Je vis dans un quartier résidentiel et mon grand terrain est divisé en 3: cour avant avec pelouse en rouleau (du pâturin, quelle peste), cour arrière avec 60% de pelouse Éco-turf (mélange très diversifié devenu introuvable depuis qq années) et trèfle nain et 40% sauvage (foin haut, fleurs indigènes, framboises, menu du jour de Dame nature), Tout l’arrière se porte bien et n’a jamais eu besoin d,arrosage, de carottage, d’engrais ni de pesticides. À l’avant, des milliers de $ dépensés pendant des années à lutter contre les mauvaises herbes, la punaise, la pyrale et, autres envahisseurs voraces, toujours à refaire, avec le retour annuel des problèmes. Cette année, fini les visites du Weedman du coin, fini les traitements perpétuels. J’abandonne. C’est loin d’être joli, avec une pelouse dégarnie livrée aux punaises, mais je fais mon deuil. Quand tout ce pâturin trop fragile et feluette aura été complètement bouffé, je sèmerai autre chose de plus résistant et je lui foutrai la paix. Je tondrai de temps en temps, à 8 cm. Et je pesterai contre les quincailleries et les centres jardin qui continuent de vendre exclusivement (ou presque) des mélanges de semences inadaptés et homogènes, conçus pour assurer un avenir radieux aux entreprises qui vivent des applications d’engrais, d’herbicides et d’insecticides, ou qui fabriquent des ………antidépresseurs !

  23. Marie dit :

    Bravo! Et merci ?

  24. Marie dit :

    Le ? était en fait une image de plante – quoi fut transformée en point d’interrogation. Même l’internet transforme les choses, comme dans la nature.

  25. nathalie dit :

    Bonjour, je suis bien en accord avec vous , mais il faut savoir que quand tu vis à la campagne comme moi sur une fermette avec plusieurs animaux et 4 chiens qui courent sur 3 acres de terrain , il est absolument nécessaire de couper le gazon pour éviter les tiques et la maladie de lyme. Même si mon gazon est coupé chaque 2 semaines pour prévenir les tiques; dans toutes mes plates bandes j’ai une colonie de couleuvre, crapaud, grenouille etc

  26. Stephanie W. dit :

    Très rigolo! J’aime beaucoup lire tes articles, Audrey.
    Question:
    Je viens de déménager à la campagne et je choisis de tondre haut et peu souvent, et de laisser quelques zones ‘sauvages’ dans ma cour. J’ai même une bande de trèfles rouges que j’appelle mon buffet à marmottes!

    Par contre, à l’avant, j’ai beaucoup d’oseille sauvage dans ma pelouse, qui envahit mes platebandes pourtant bien paillissees, et à l’arrière, du chiendent coriace et têtu. À part tondre court autour de mes platebandes pour limiter l’envahissement (et couper chaque feuille…) auriez-vous des suggestions?

  27. Rachel Lamontagne dit :

    Bonjour, comme beaucoup de vos lecteurs, je (mon conjoint) ne tond le gazon qu’occasionnellement, mais ayant beaucoup de vivaces, je constate que je les apprécie davantage quand elles ne sont pas noyées dans une mare de foin.

  28. Guyaline dit :

    Bravo pour cet article !
    Nous sommes en Estrie, en campagne montagneuse, nous avons presque 6 acres alliant un peu tous les styles : bordure de forêt, endroits rocheux secs, endroits humides. Depuis 15 ans nous y avions déjà planté pas mal d’arbres, mais depuis 5 ans nous laissons tout le sol au naturel sauf que nous tondons (le nous étant ici employé de la même manière que votre je car je suis moi aussi une princesse ! lol !) des jolis chemins qui l’entourent et le traversent de manière sinueuse, nous permettant de nous y promener tranquillement en admirant et photographiant la flore sauvage qui s’y est réinstallée (parfois avec notre aide, asclépiades, millepertuis, achillée, chicorée bleue, etc), ainsi que les insectes, oiseaux et petit reptiles et batraciens. On tond quand même un grand carré autour de la maison pour éviter les moustiques et les tiques, et laisser la chatte se rouler au soleil.
    Etonnamment, nous n’avons jamais eu la moindre réflexion de quiconque, les gens qui viennent, amis ou facteur et livreurs, trouvant plutôt l’environnement sauvage très romantique et reposant sur ce fond de décor de montagnes.
    Protéger la biodiversité est à mon avis le devoir de chaque individu qui ose se dire un humain, surtout s’il a des enfants, car c’est non seulement la vie de la faune et de la flore qu’on protège, mais aussi l’avenir de ceux à qui nous avons imposé de venir au monde et qui devront subir les conséquences des dommages que l’humain actuel crée encore à l’environnement, parfois pour un motif aussi stupide et futile qu’avoir une pelouse qui ressemble à un terrain de golf (l’horreur à mes yeux !) tristement verte et rasée comme une moquette.
    Peut être que mes études de biologie, il y a 45 ans de cela, m’ont amenée à ce mode de réflexion, mais j’en doute ; je pense que la pression des conventions sociales et du “ça se fait comme ça et pas autrement” est le seul moteur des gens qui ne réfléchissent pas et suivent le courant pour faire comme les autres… dommage : nous avons été dotés d’un cerveau entre nos deux oreilles, il serait bien que certains commencent à le faire fonctionner lorsqu’ils regardent leur pelouses adorées.

    • Lalou dit :

      love it, love it. J’habite en ville. dans la cour, mon gazon est plein de pissenlits, trèfle, plantain et autres intrus. en avant, c’est un jardin de fleurs échevelées qui attirent les pollinisateurs et les regards admiratifs (je crois). Notre but est de ne plus avoir de gazon… un jour.

  29. Nicole dit :

    J’ai un contrat de tonte de pelouse qui prévoit 5 tontes, soit une par mois. J’ai semé du trèfle, je ne fertilise plus, je n’ai plus besoin de pesticides ni de traitements contre le ver blanc et j’économise près de 1000$ par année!

  30. Sonia dit :

    Très intéressant tout ça… j’ignorais qu’autant de gens s’intéressait à la pelouse … ?

  31. Gobeil dit :

    Pour ma part, c’est une question de principe , avoir une cours propre et bien tondue est le reflet d’une image personnelle pour sa demeure…

  32. Anonyme dit :

    Bravo , quelque part nous avons les mêmes gênes .

  33. Hélène dit :

    Excellent Audrey! Pour ma part, je déteste la pelouse (chez moi! ) car elle va à l’encontre de l’esprit de mon « gourou » (feu Larry ) il y a 7 ans, j’ai décidé que j’en avais marre et j’ai transformé ma devanture de gazon mité et envahi de pissenlits. J’ai occulté avec de grands cartons et ensuite aménagé à 100% avec des vivaces ? Certains me regardent avec admiration et beaucoup comme si j’étais une extra-terrestre! Pas beaucoup d’entretien avec un bon paillis et je laisse tout en place à l’automne ? Peut-être que dans quelques années, on dira que j’étais avant-gardiste ?

  34. Anonyme dit :

    Bravo!
    Changer les mentalité du tapis vert parfait = beau gazon = pesticide= poison= paraître.
    J’aime mieux être !

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