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Le bien et le mal de la cueillette sauvage

Nos ancêtres la pratiquent depuis des générations et ça ne fait qu’une centaine d’années que nous semblons avoir presque perdu cette pratique. Et pourtant, la nature pourrait s’en porter bien mieux si ses ressources étaient plus exploitées. Aujourd’hui, on parle de l’éthique et de l’écologie de la cueillette sauvage!

Photo : Julia Volk

Rangez vos faux, éteignez le bûcher: je vous explique dans cet article pourquoi la cueillette est une bonne chose, mais surtout, comment bien la faire.

Pourquoi cet article sur la cueillette responsable?

Première des choses: j’assume tout ce que j’écris, même si vous n’êtes pas toujours d’accord. Vous avez tout à fait droit à votre opinion et ces divergences sont une magnifique richesse qui entraîne des discussions intéressantes. MAIS! Je veux aussi m’assurer que mon propos est bien compris, et c’est particulièrement important quand on parle de cueillette sauvage. J’ai vu plusieurs commentaires doutant du bien-fondé de mes pratiques et… j’ai pleuré pendant trois jours…

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OK, non, c’est pas vrai. Mais je ne voudrais surtout pas que des idées négatives «d’exploitation de la nature» ou autres demeurent sans explications supplémentaires.

(Je suis quand même très rassurée de voir ces commentaires, ça signifie qu’on a une communauté très respectueuse de la nature!)

Les «dommages» à la nature

Oui, mes articles Dans le jardin de mère Nature font beaucoup réagir, et oui, j’ai mentionné que j’allais faire mes plates-bandes avec des plantes sauvages ramassées à la pelle…

Mais! Mes cueillettes représentent si peu comparé à tout ce que je laisse derrière, et mes plates-bandes représentent une dizaine de coups de pelle dans ma propre forêt…

Des choses que des animaux auraient bien pu faire!

J’ai envie de vous présenter les choses sous deux angles différents.

Premièrement, la nature est très forte et autonome.

Elle peut très bien se régénérer d’elle-même. Alors, qu’un arbre tombe, qu’un animal creuse des trous, qu’une tempête inonde et arrache tout sur son passage, la nature s’en remettra. Les perturbations en tout genre font partie de son cycle de vie normal et sont nécessaires.

Saviez-vous que de jeunes arbres produisent plus d’oxygène que des arbres centenaires? Oui, oui, même s’ils sont plus petits et qu’ils ont moins de feuilles. Alors si un vieil arbre tombe, il permet en fait aux jeunes pousses d’avoir du soleil et de croître.

Plusieurs plantes ont besoin d’être abîmées par les animaux ou la météo pour se ramifier.

Le sol a besoin d’être oxygéné, et ce, grâce aux insectes, aux petits mammifères, mais aussi, pourquoi pas, grâce à un ours qui s’amuserait à creuser un énorme trou en arrachant toutes les racines!

Les graines et les fruits ont besoin d’être dispersés. Parfois grâce au vent, mais aussi grâce à des animaux qui mangent les fruits et défèquent plus loin les graines. Certaines graines sont même collantes et se logent dans la fourrure des animaux, qu’ils nettoieront plus loin.

Tout cela pour dire que les perturbations en tout genre sont tout à fait normales! Un feu de forêt qui paraît être la fin de tout est en fait une opportunité de renaissance pour cette forêt .

Que nous le voulions ou pas, la présence d’humains a beaucoup changé la nature, même celle qu’on dit protégée. Les prédateurs sont plus rares, certaines espèces sont en surabondance, certaines ressources sont trop ou trop peu exploitées. Pensez à votre cèdre dévoré par les cerfs, ou à vos poubelles qu’un raton vient piller avant de retourner dans son boisé. À moins de parler d’une étendue GIGANTESQUE et intouchée, il y a fort à parier que la forêt près de chez vous n’est pas à l’abri de notre influence, même si vous n’y allez pas.

Ça, c’était mon premier angle: la nature est déjà «dérangée» pour le meilleur et pour le pire, même si on n’y met pas les pieds.

C’est joli, mais une cabane à oiseaux, ce n’est pas naturel. Photo : Kevin Blanzy

On fait partie intégrante de la nature, non?

Mon deuxième angle de réflexion, c’est que nous, les humains, faisons partie de la nature. Nous sommes une espèce animale, les Homo sapiens sapiens, et, que nous le voulions ou non, nous avons notre place dans l’environnement. Est-on une espèce assez stupide pour détruire toutes nos ressources et causer notre propre extinction? Je ne veux pas lancer de débat philosophique, oubliez cette dernière phrase!

Mon point ici, c’est que durant des milliers et des milliers d’années, l’homme a cohabité et co-évolué avec la nature. Le tout dans le respect (le plus souvent) et la parcimonie. Ça ne fait que quelques décennies que l’on parle de la destruction de l’environnement, et pourtant, la chasse, la cueillette, les feux contrôlés et l’étalement ne datent pas d’hier! Alors peut-on maintenir un équilibre entre la nature et les besoins des Homo sapiens sapiens? L’histoire dit: oui.

Alors je vous propose cette réflexion: entre la grosse industrie qui dynamite les montagnes pour aller chercher des métaux, le transport de ces matériaux, leur exploitation et leur transformation polluante, leur suremballage, leur mise en marché, etc., l’ordinateur ou le téléphone sur lequel vous lisez cet article, tout cela a un potentiel destructeur vraiment plus élevé que les quelques champignons que vous ramasserez.

Photo : David Selbert

Une autre réflexion (moins extrême cette fois): si je cueille des têtes de violon de manière responsable, en m’assurant de ne pas abîmer les plants, suis-je moins écologique qu’en achetant un brocoli mexicain à l’épicerie?

Moi, je préfère mes ressources naturelles à l’importation, aux monocultures et aux produits chimiques!

«Oui, mais c’est pas tout le monde qui va faire attention!»

Je sais.

Je comprends et je partage votre inquiétude.

Mais entre cinq personnes ignorantes qui ramassent des framboises sauvages, ou quatre qui font attention et un seul coquin irresponsable, je préfère la deuxième option!

Et qui sait, un jour, peut-être que les gens non sensibilisés seront de moins en moins nombreux? Un sur 10, un sur 100? Il n’y a pas si longtemps, apporter nos propres sacs à l’épicerie était une hérésie et maintenant on se sent mal d’en demander un!

Si moi, je ne cueille pas dans une petite talle de 15 individus d’ail des bois, vous êtes sans doute capables d’avoir le même jugement et de vous abstenir.

Et puis dans l’avenir, si on fait un retour aux sources, peut-être qu’on sera de plus en plus autonomes? Qu’on fera de moins en moins d’importation? Ah! C’est beau rêver!

Photo : Pixabay

Trucs de cueillette sauvage responsable

Sans plus attendre, maintenant que j’ai établi que la nature ne souffrira pas de quelques traumatismes ( même que ça lui fait du bien), et que vous ne risquez pas de détruire la forêt si vous faites vos emplettes sauvages de la bonne façon, voici quelques trucs en rafale pour être de parfaits cueilleurs!

1- Le respect d’autrui et votre santé

  • Ne cueillez pas n’importe où.

Les espaces publics, c’est oui. Les espaces de conservation, c’est non. Les terrains privés, c’est oui, avec la permission du propriétaire (ils disent toujours oui!).

  • Ne vous empoisonnez pas.

Manger un champignon inconnu, c’est NON. Ramasser des pissenlits dans une pelouse traitée chimiquement, c’est NON. Manger de l’asclépiade sans avoir bien fait bouillir ou tremper pour sortir le latex toxique, c’est NON.

Posez des questions avant de cueillir et demandez de l’aide pour l’identification si vous en avez besoin. Les groupes de cueillette sauvage sont très utiles sur les réseaux sociaux pour apporter de l’aide. Pour ne pas s’empoisonner: bien identifier, bien sélectionner et bien cuisiner.

  • Votre cellulaire en TOUT TEMPS avec vous.

Je ne vais même pas dans ma propre forêt sans: se casser une cheville et rester prise dans un trou au milieu de nulle part sans téléphone, je l’ai déjà fait une fois: je ne recommande pas!

  • Utilisez votre GBS.

Le Gros Bon Sens est votre meilleur atout dans la cueillette sauvage! N’y allez pas en gougounes, tsé…

2- Préserver le milieu

  • Attention où vous mettez les pieds.

Ce serait dommage si, en faisant attention à ne pas tuer notre plant d’ail des bois en ne prenant qu’une feuille, vous écrasez tous ceux autour!

  • Ne cueillez que ce dont vous avez besoin.

Sérieusement, c’est assez difficile la récolte sauvage, ne laissez pas pourrir dans votre frigo ce que vous avez ramassé! Faites des conserves, séchez les surplus ou congelez-les. Ne ramassez pas des quantités astronomiques de quelque chose que vous n’avez jamais goûté: c’est horrible l’érythrone et vous allez être vraiment déçus du temps et de l’effort investi si c’est immangeable.

Et par pitié, laissez les fleurs là! Si vous voulez être mignon et mettre une fleur dans les cheveux de votre douce moitié comme dans les films, prenez un pissenlit.

  • Renseignez-vous sur les espèces protégées dans votre région.

Peut-être qu’on ne mange pas les trilles, mais si vous êtes sensibilisés, vous ferez encore plus attention à ne pas les piétiner/cueillir. Apprenez à reconnaître votre nature et pas seulement ce qui se mange.

  • Ne laissez rien derrière vous.

Que je voie un seul lecteur laisser un papier de barre tendre dans la forêt et je le bannis du blogue! On est en 2023, je ne devrais même pas avoir à mettre ce point dans ma liste…

  • Utilisez votre GBS (bis).

Le Gros Bon Sens est votre meilleur atout dans la cueillette sauvage! Flatter un bébé ours, c’est pas une bonne idée, you know!

Ce résultat de recherche d’image pour «protection nature» était trop cocasse pour que je ne vous le partage pas! Photo : Ron Lach

3- Préserver le plant/l’arbre/l’individu

  • On ne ramasse pas TOUT sur UN SEUL plant.

Les plantes qui n’ont que quelques feuilles/fleurs doivent en garder suffisamment pour ne pas mourir. En règle générale, sur un jeune plant, on ne prend que le tiers, et sur un plant mature, on peut aller jusqu’à la moitié. Les feuilles de monarde doivent être assez nombreuses pour que la plante fleurisse, les bouquets de fleurs d’asclépiades doivent pouvoir être suffisants pour sustenter les insectes nectarivores, et l’ail des bois n’a que deux feuilles par plant pour nourrir son bulbe. Pensez-y!

  • … À moins que…

Si on parle de plantes invasives comme l’ortie ou le vinaigrier, de fruits comme les fraises sauvages ou les samares d’érables, ou de champignons, gâtez-vous! Les plantes invasives vont revenir de toute façon. Les fruits, il en restera toujours quelques-uns, d’autant plus qu’ils ne mûrissent pas tous le même jour. Et les champignons, ils ne sont que la partie reproductive de l’individu et ça ne lui fait pas de tort de se la faire enlever.

  • Coupez, arrachez, prélevez avec doigté.

Si vous voulez une pomme sauvage et qu’en tirant dessus, vous arrachez la branche, ce n’est pas l’idéal. Déraciner accidentellement un asclépiade, c’est moche. Munissez-vous d’un petit couteau de poche et procédez en douceur.

Les champignons et l’éternel débat: on coupe ou on arrache? Honnêtement, ça ne change RIEN. Certaines études disent qu’arracher peut blesser l’individu et d’autres disent que couper crée une voie d’entrée pour les maladies. Personnellement, j’arrache. Les écureuils n’ont pas de couteau de poche, que je sache, et ils le font depuis bien longtemps!

  • Soyez la cigogne!

Vous ramassez des graines? Pensez donc à en lancer une poignée par terre avant de partir. Vous mangez une baie de pimbina? Recrachez le noyau dans le bois. Vous ramassez des pieds de quenouille? Laissez les feuilles non comestibles sur place pour faire de l’engrais. C’est le seul «déchet» que vous avez le droit de laisser!

  • Utilisez votre GBS (bis bis).

Le Gros Bon Sens est votre meilleur atout dans la cueillette sauvage! Couper un pommier sauvage pour que ça soit plus facile à cueillir, c’est con!

Photo : Nikolay Osmachko

Voilà, j’espère que ces grandes lignes de la cueillette responsable vous éclaireront et dédramatiseront «l’exploitation» du jardin de mère Nature. N’hésitez pas à donner d’autres bons trucs dans les commentaires si j’en ai oublié!

P.S. Si vous êtes un cueilleur sauvage des Premières Nations, je serais très intéressée à avoir votre avis sur le sujet. Les pratiques ancestrales gagnent bien souvent à être partagées. Brûlis traditionnels, cueillette, plantation sauvage: écrivez-moi pour qu’on en discute!


commentaire sur "Le bien et le mal de la cueillette sauvage"

  1. DAVID dit :

    Excellent, humour et GBS, bravo.

  2. Jacinthe dit :

    Quel article intéressant! Reprenons notre place comme animal, juste notre place, et la Nature ne s’en portera que mieux! Ma mère et ma grand-mère cueillaient dans la nature sans rien briser ni tout prendre… Pour cueillir en nature, il faut savoir reconnaître… distinguer, et identifier. J’aimerais beaucoup assister à un atelier en forêt, ou une série d’ateliers compte tenu du fait que les plantes ont toutes leur moment de gloire dans l’année… Faites-nous signe si jamais vous en organisez! Et quelle bonne idée de faire appel aux Premières Nations… tout un savoir y réside…

  3. Xavier dit :

    Je suis un grand amateur de cueillette sauvage, je respecte scrupuleusement les règles de bonne conduite envers les végétaux. Je n’ai jamais eu de mauvaises surprises : j’évite de cueillir dans les champs occupés par le bétail, je préfère cueillir les baies à hauteur d’homme, pour éviter les éventuelles traces d’urine, et je ne prends que ce que je connais . J’ai eu une seule fois une mauvaise surprise avec des champignons, qui s’est soldée par une bonne gastro. Je tombe parfois sur des vergers abandonnés, où je trouve de tout, mieux qu’au supermarché.

  4. Chantal Bastin dit :

    Bonjour,
    Si tous les citoyens se mettaient à la cueillette sauvage, même responsable, la nature serait vite déplumée. Nous sommes aujourd’hui trop nombreux sur terre, la charge globale de l’humanité sur la nature excède la capacité de la terre à se protéger et à se renouveler.

  5. Roch dit :

    En la matière, j’adhère tout à fait à votre façon de voir les choses. Nous faisons partie de la nature, il est normal que nous interagissions avec elle et que nous acceptions que ses diverses composantes interagissent avec nous. Tôuttt est dans tôuttt, rappelle avec justesse le Poète Farfelu au Jardinier Paresseux (parait que, ce disant, il s’inspire rien de moins que de ce bon vieil Anaxagore – excusez-moi du peu ! https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/medium-large/segments/chronique/40842/raoul-duguay-touttt-est-dans-touttt)

  6. Michel Fleury dit :

    J’aime beaucoup ce que vous écrivez sauf pour l’érythrone. Je sais que tous les goûts sont dans la nature mais dans le cas de l’érythrone chez moi à Granby ils ont un goût plutôt neutre très loin du moindre mauvais goût. Même ma blonde qui est difficile les trouvent bons, autant les fleurs que les feuilles. Demandez à des gens de votre entourage d’y goûter pour voir.

  7. Sylvie F. dit :

    Je suis d’accord avec le fait de dire que la forêt est de façon naturelle « dérangée » par un arbre qui tombe ou un écureuil qui mange des champignons. Il y a un équilibre existant depuis des millénaires. Oui autrefois les humains survivaient grâce aux cueillettes sauvages et tant mieux si beaucoup de gens prennent conscience de la richesse qui nous entoure. Cependant le nombre d’humains a grandement augmenté depuis ! Et la surface des aires protégées est infime!! Alors si tous entreprennent de refaire leurs plates-bandes et leurs gardes- manger avec des plantes forestières, l’´équilibre sera rompu!
    Ce n’est pas tout le monde qui possède une forêt ; et ce n’est pas tout le monde qui va se dire je vais marcher 10 km pour m’éloigner du bord afin de ne pas cueillir au même endroit que les milliers d’autres personnes qui auront l’appel de se reconnecter aux pratiques anciennes. Pourquoi croyez vous que dans plusieurs parcs ou sentiers de randonnées en montagne il y a des endroits où c’est écrit «  sentier fermé pour revégétalisation » ? C’est parce que trop de gens sont passés par là , parfois en déviant un peu du sentier pour éviter une flaque d’eau ou encore cueillir un champignon ou une poignée de framboises. Ce qui en résulte c’est que l’endroit malgré la force de la nature, se détruit et n’´arrive pas à se régénérer et à compenser l’achalandage. Alors avant de cueillir dans la forêt et particulièrement les plantes à bulbes, poser vous la question combien d’autres personnes passeront ici et prendront 10 autres pelletées ! C’est certain que de comparer 10 pelletées à une compagnie minière c’est une goutte dans l’´océan, mais il ne faut pas se comparer au pire pour se faire une bonne conscience et justifier nos gestes qui additionnés à ceux des autres auront des conséquences graves voir irréversibles.

  8. Maryse Papineau dit :

    Aprês ça, s’il y en a encore qui ne comprennent pas le GBS, on n’est pas sortis du bois !!!

  9. Anne dit :

    Bonjour! Merci pour toutes ces précieuses informations ! J’ai maintenant qq connaissances que je pourrai partager avec amis et famille cueilleurs pour une meilleure cueillette !
    Indigènes, ces végétaux méconnus qui reviennent comme sujet du jour ! Quel changement ! J’ai d’ailleurs fait une plate-bande de végétaux Indigènes sans ma cour de p-b traditionnelle !! OMG, we’ll sea XD !
    Bonne idée aussi cette invitation pour le savoir des peuples autochtones sur nos Indigènes !
    Peu pas croire qu’on a oublié tout ça…
    M’enfin, il y a changement et c’est bon.
    Merci pour ces articles. Gang du blog, c’est tjr un plaisir de vous lire !

  10. Yves Audet dit :

    Bel article Audrey ! Vous êtes toujours intéressante et votre humour pimente vos articles,

  11. Jean-Guy Bleau dit :

    Bonjour , J’ai trouvé une plante majestueuse et gigantesques. Comment pourrais je ne pas les voir de ses 6 pieds de hauteur. Tel l’épée du roi Arthur planté seul dans un champ. Wow. En faisant le tour des terrain vaccan de la ville, je n’en découvre que deux . La hampe de cette merveilleuse plante fleurie jaune jusqu’au bout . De toute petite fleur jaune. Mes recherches mon donné un nom Molene soyeuse . En blague je la nomme Mylène joyeuse. J’ai entrepris d’aider la nature et ramasser la hampe à la fin de sa fleuraison et d’en semer . J’ai déjà introduit dans mon arrangement fleurie cette nouvelle plante sauvage . Qu’en pensez-vous.

    • Valérie dit :

      J’ai aussi ramassé une portion de hampe de grande molène. J’en ai éparpillé un peu partout autour et je vais aussi l’introduire dans ma plate-bande mixte de plantes indigènes et de plantes cultivées. J’adore ce magnifique “fouillis”.

    • Daniel Fantino dit :

      Bonjour Jean Guy, ? la Molène fait son feuillage impressionnant le 1er été, puis la hampe florale la seconde année et meurt. Ses graines nourissent oiseaux tels les chardonnerets. Après l´hiver, une fois libérée de ses graines, la hampe peut servir d´objet de décoration. Son feuillage a des qualités médicinales pour des problèmes pulmonaires. Cueillies alors que les feuilles sont encore vertes, une fois séchées elles peuvent remplacer le tabac. Les premières nations la fumaient et semble t-il que ses vertus pulmonaires sont thérapeutiques .

  12. Susanna dit :

    Un “Espace Public” est-ce aussi un Parc Urbain? SVP évitez une sortie cueillette au Parc Michel Chartrand! Nos chevreuils , vos rivaux, vous ont déjà précédé. Les sentiers élargis sont la seule balise qui rappelle au randonneur d’observer à propre distance l’effort des nouvelles pousses dans un milieu déjà asséché. Un autre rival : observez combien le nerprun envahit et contraint les aires ouvertes de petits plants…il s’étend et pousse plus vigoureux que les jeunes arbres plantés par la Ville…????

    • Anonyme dit :

      Bonjour Audrey, je vois sur le bord du chemin (je demeure à la campagne), de joli phlox blancs et roses. J’aimerais bien en prendre quelques uns pour mettre dans mon jardin. Est-ce une bonne idée, ou devrais-je les laisser en place?

  13. Louise dit :

    Bravo bien dit ?

  14. Sylvie dit :

    J’adore vous lire Audrey. J’aime votre franchise et sens de l’humour. Cet article est très intéressant. Ça fait un moment que je pense à faire de la ceuillette sauvage mais je ne me sens pas à l’aise de le faire seule de crainte de mal le faire, de mal identifier les plantes et aussi de ne pas savoir comment apprêter ces dernières. Je sais que vous êtes au Québec mais je me demande si vous connaissez un organisme de ceuillette sauvage en Ontario. Je suis dans la région d’Alexendria en environ une vingtaine de minutes des lignes du Québec. Merci encore pour vos excellents articles. 🙂

    • Valérie dit :

      Peut-être pourriez-vous vous renseigner auprès de votre jardinerie locale ou encore auprès d’un producteur de plantes indigènes.

    • Daniel Fantino dit :

      Bonjour voisine Sylvie (Bainsville), commencez par une plante facile comme le pissenlit. Il y en a partout et sa fleur jaune que tout le monde connaît rend l´identification de la plante facile. En salade. Vous pouvez essayer de la cuire. Bouillie ? Bon ou mauvais ?, en faire un sauté ? Vous aimez ou pas ? Avec le temps vous saurez les plantes que vous aimez et comment les apprêter. Certaines très odorantes évitent la confusion. Le lierre de terre n´est pas commercialisé. Il y en a peut être dans votre gazon. Oui des plantes y ressemblent. Mais froisser ses feuilles dégagent un fort parfum qui ne ressemble pas à la coriandre, mais qui est très prononcé. Les plantes qui lui ressemblent n´ont pas d´odeur forte. Vous ne pouvez confondre. Comme condiment ? Peut être si vous aimez le goût. La grande badiane avec ses très grosses feuilles et tiges qui ressemblent à la rhubarbe et fait de nombreuses fleurs recouvertes de crochets qui sont un enfer à retirer du mange ou du pelage de toutou est comestible, mais d´une amertume qui n´en finit plus en bouche. Je l´utilise pour ajouter de l´azote dans mon compost. Mes doigts sont super amères pendant des heures. Elle fleurit avant de mourir à son second été. Je ne la consomme pas, mais la composte et évite ses graines cauchemardesques. Pas touche aux champignons. Beaucoup trop risqué. Idem pour la carotte sauvage versus la cigue (toxique). Beaucoup d´infos sur Google et You Tube tant pour identifier les plantes que comment les apprêter. Avec les changements climatiques, peut être devrons nous les cultiver. Tolèrent souvent des sols pauvres et peu d´eau. Bonnes recherches !

  15. Danie dit :

    Bravo, c’est très intéressant et ça confirme ce que je crois être bon de faire, je vais continuer de l’appliquer du mieux que je peux!!!

  16. Boudreau richard dit :

    Très bel article,très intéressant et surtout naturel dont ce vous parler,je me considère chanceux d,être en gaspesie et posséder plusieurs acres de terre remplie de ces trésors naturels. Dont on ne peut abuser

  17. Hélène Génier dit :

    Message à Audrey Martel,

    Merci beacoup pour vos articles intéressants et divertissants.
    🙂

    Je m’intéresse à la cueillette sauvage, mais jusqu’à maintenant,
    je n’ai que des connaissance limitées et théoriques.

    Je cherche un endroit pour faire des sorties en groupe et pour être initiée à la cueillette par quelqu’un de compétent.

    J’ai trouvé une dame dans la région de Québec et une autre dans les Laurentides.

    En connaissez-vous sur la Rive-sud de Montréal ou dans les Cantons de l’Est.
    (Si je peux ne pas faire 4 heures de route (2 h aller et 2 h retour), j’aimerais bien ça.)
    😉

    Si vous pouviez me faire une recommandation, je l’apprécierais.
    Merci encore,

    Hélène Génier

    • Audrey Martel dit :

      Malheureusement, je n’en connais pas. Essayez de demander dans les groupes de cueillette sauvage sur les réseaux sociaux, ils sont souvent de bon conseil 😉

    • isabelle sirois dit :

      il existe une entreprise:une plante à la fois, à sainte-julienne dans lanaudière

  18. Louise de Passillé dit :

    Plein de bon sens! Tellement contente de voir quelqu’un qui a le courage de mettre des nuances devant à l’ écologisme « à go-go » qui ne situe pas l’humain au cœur de la nature. Bravo!

  19. Anonyme dit :

    Félicitations! Très bon article.

  20. Ariane dit :

    Chère Audrey, J’adore vous lire. Je ne dois pas être la seule mais vos articles transmettent toujours des informations précieuses et…..confortent dans mes folies potagères:-) Merci

  21. Diane R. dit :

    Pour ceux que le sujet intéresse regardez le site http://www.laforetquimarche.org ou cherchez sur Facebook.

  22. […] d’abord, un avertissement: je n’encourage personne à manger des champignons sauvages sans les avoir identifiés correctement. Dans la plus pure tradition du Jardinier paresseux, je […]

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