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Pourquoi je mettrais le pétasite géant sur la liste noire des plantes exotiques envahissantes

Quand on pense aux plantes envahissantes, on s’imagine souvent le roseau commun ou la renouée Japonaise, traversant les océans à bord d’un gros navire-cargo. On pense à ces palettes de transport qui ont possiblement importé les premiers fragments de racines de ces vilaines plantes qui ont envahi le paysage. Ah, la méchante industrie du transport des marchandises! Malheureusement, il faut parfois prendre un petit temps de recul pour contempler notre propre nombril! Eh oui, les jardiniers et les horticulteurs cumulent eux aussi quelques introductions de plantes envahissantes. Nos moins bons coups, pourrions-nous dire. Et le pétasite géant (Petasites japonicus subsp. giganteus) même s’il est «donc ben beau en bordure du sous-bois» fait partie de ces vilaines dont on devrait apprendre à se passer.

Il est vrai, le pétasite géant a son charme mais… Photo: Pixabay

Petites infos sur cette grande envahissante

Le pétasite géant est une plante originaire du Japon, de la Corée et de quelques îles de la Russie orientale. C’est une plante vivace qui renaît du sol chaque printemps, émettant d’abord une tige trapue garnie de fleurs jaune pâle, plus ou moins intéressantes. Apparaissent ensuite les feuilles, qui peuvent mesurer jusqu’à un mètre de largeur. Avouez que c’est assez formidable! La plante aime les sols légèrement humides et les sous-bois frais. C’est donc une plante idéale pour donner une touche de wow! au jardin d’ombre. Et c’est la principale raison qui explique sa grande popularité auprès des jardiniers passionnés. En somme, c’est une plante assez spectaculaire, il faut le reconnaître et c’est d’ailleurs une des plantes vedettes du célèbre ravin aux Jardins de Quatre-Vents. Elle est aussi mise en valeur dans de nombreux somptueux jardins privés d’Amérique du Nord.

Les fleurs des pétasites géant apparaissent avant la sortie des feuilles. Remarquez tout ce sol à nu. Photo: Malaches sur Wikimedia Commons

On croit que cette plante asiatique aurait fait son entrée en Amérique du Nord par la Colombie-Britannique. Puis elle a lentement fait le chemin vers l’est. Au Québec, on la trouvait présente dans les milieux naturels en 2007. Cela en fait une introduction assez récente, comparée à plusieurs autres plantes exotiques envahissantes.

Jusque-là, rien de bien alarmant, au contraire. Mais… cela se complique, en partie grâce à son mode de reproduction végétatif. Cela veut dire que la plante se multiplie par des rhizomes souterrains qui colonisent lentement mais sûrement l’espace. Ainsi la colonie s’agrandit de quelques mètres chaque année. D’ailleurs, la plante est dioïque, ce qui veut dire qu’elle se multiplie rarement par semis, car en général, toutes les plantes de la colonie sont du même sexe. Puis, s’ajoute à cela le fait qu’elle n’est pas aussi simple à déloger. C’est une de ces plantes qu’on a beau déterrer, récolter le plus de racines possible, il en reste toujours un petit morceau oublié qui revient à la charge. Songez au plaisir que l’on peut avoir à essayer d’éliminer l’herbe aux goutteux (Aegopodium podagraria) ou l’anémone du Canada (Anemonastrum canadense). Ça ressemble à ça, mais en plus difficile!

Les rhizomes du pétasite géant sont coriaces et difficiles à extirper. Et ceux-ci émettent d’autres rhizomes plus fins, prêts à conquérir de nouveaux territoires. Un simple fragment oublié dans la sol et la plante renaît! Photo: Ruckszio sur Shutterstock

C’est quoi, au juste une plante exotique envahissante?

Selon le Programme pour la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, il s’agit d’une plante «introduite hors de son aire de répartition naturelle, ayant la capacité de s’y établir et de se reproduire avec succès et dont la propagation peut avoir des conséquences environnementales, économiques et sociales importantes.» Il y a donc un petit côté fascinant à ces plantes venues d’ailleurs! Elles sont capables de s’adapter à leur nouvelle terre d’accueil… et un peu trop au goût des autres plantes du milieu naturel. Le pétasite est un habitué des sols humides et ce n’est pas surprenant qu’il se sente un peu trop chez lui dans nos jolis bords de ruisseaux en milieu forestier.

Dans le cas qui m’intéresse ici, soit celui du pétasite géant, le véritable souci est que là où s’installe le pétasite, rien d’autre ne pousse. Et c’est là une des caractéristiques des plantes exotiques envahissantes: représenter une menace pour la biodiversité du milieu naturel. Tout le sol se trouvant sous les larges feuilles est complètement privé de lumière. Les plantes indigènes disparaissent au fur et à mesure de l’expansion du pétasite géant. Fini les fougères, fini les trilles, fini les lycopodes, les petites violettes et la claytonie de Caroline… ah! la claytonie! C’est donc sans gène que j’affirme que le pétasite est une plante nuisible aux autres espèces.

À l’heure actuelle, au Québec, il y a 18 espèces qui sont désignées comme des espèces floristiques exotiques envahissantes prioritaires. Cela signifie que ce sont des plantes que l’on surveille de très, très près, en matière de prévention, de détection, de suivi et de contrôle. Sur cette liste des pires des pires, on reconnaît bien sûr le roseau commun (Phragmites australis) et la renouée du Japon (Reynoutria japonica syn.: Polygonum japonicum). Étonnamment, l’érable de Norvège (Acer platanoides) s’y trouve aussi. Ces mal-aimées sont reconnues pour leurs impacts négatifs sur l’environnement et parfois même sur l’économie. Elles peuvent représenter une menace pour la disparition d’espèces indigènes. Leur gestion et leur contrôle peuvent générer des coûts astronomiques. Dans certains cas, leur présence peut même faire baisser la valeur d’une propriété ou d’un terrain.

Bien sûr, l’une des premières recommandations concernant ces diablesses végétales est de ne pas les cultiver… de façon volontaire! Même si au sens de la loi, il y a bien peu de plantes dont la production et la vente sont interdites, reconnaissons que cela semble tout de même une évidence!

Lorsqu’on fait le croisement entre le comportement du pétasite du Japon en milieu naturel et la définition des plantes exotiques envahissantes, on ne peut qu’arriver à un constat quelque peu inquiétant. Et c’est ici, ma seule expérience personnelle qui parle. Je la vois de plus en plus souvent dans les jardins. Et je la vois aussi coloniser de plus en plus de jolis sous-bois naturels dans les cours arrière de ces beaux jardins qui ont la forêt comme fond de scène. Et cela me préoccupe. Quand on a vu la grande berce être d’abord une plante de collectionneur pour ensuite devenir la plante à abattre, on ne peut que prévoir un sort similaire au pétasite géant. Peut-être suis-je une petite Nostradamus en devenir? Peut-être que mes observations ne sont pas représentatives de la réalité? Mais je crois ne pas être trop loin d’une future catastrophe annoncée! Et je ne suis pas la seule professionnelle de l’horticulture à penser que c’est un cadeau empoisonné!

Mon conseil est donc le suivant. N’attendons pas de nous retrouver avec un autre faux pas horticole et commençons dès maintenant l’éradication de ces quelques colonies en voie de conquérir l’univers. Si on avait détecté le roseau commun ou la renouée Japonaise dès son arrivée, nous n’en serions pas à nous prendre la tête aujourd’hui.

N’est pas envahissante qui veut!
Il y a une certaine forme de privilège de se voir affublée du statut de plantes exotiques envahissantes. En effet, ce ne sont pas toutes les plantes introduites en Amérique du Nord qui peuvent accéder à ce statut particulier. N’oublions pas que les pissenlits, les marguerites et la chicorée sauvage sont aussi des plantes introduites, mais elles ont réussi à s’intégrer au paysage, à cohabiter avec les plantes indigènes, ce qui fait que leur présence passe quasi inaperçue. On estime qu’environ 10% des espèces introduites s’avèrent être des plantes exotiques envahissantes.

Étiquettes + Petasites japonicus giganteus


commentaire sur "Pourquoi je mettrais le pétasite géant sur la liste noire des plantes exotiques envahissantes"

  1. Macha dit :

    Merci pour cette alerte qui identifie une plante qui devient un problème pour les alentours sauvages… pourriez-vous dresser une liste d’autres plantes à éviter dans un jardin pour ce risque et aussi pour leur toxicité dans les sources d’eau ou pour les animaux (par ex c’est possible de “louer les moutons pour les jardins un peu à l’abandon mais il faut qu’il n’y ait pas de certaines plantes j’imagine …) Merci pour toutes les infos

  2. Renee dit :

    J’avais mis cette plante en bordure de la rivière parce que j’avais de l’herbe à puce qui est aussi envahissante. A la lecture de cette article, me voilà avec un autre problème.

  3. Anonyme dit :

    Pas croyable la capacité de survie de la renouée japonaise. Je travaille depuis 3 ans à éliminer deux petits plans qui furent selon toute probabilité semés par la machinerie des équipes d’abattage afin de dégager les lignes d’hydro.
    Je vais y arriver car je suis têtue. Mais je ne m’imagine devant le défi face à un champ de cette espèce.

    Bon courage et surtout prudence.

  4. Nicole dit :

    Quel est le meilleur moyen de se débarrassé de la pétasite?

  5. André Desrochers dit :

    Raser au sol chaque tige. Raser, raser, raser aussitôt que les tiges apparaissent. De plus je coupe les fleurs qui apparaissent s’en premier car il y a quelques tiges qui ont parfois surgi à distance ce qui me fait dire qu’elles peuvent se reproduire par semis.
    Personnellement, c’est ainsi que j’ai évité qu’elles ne se répandent.
    Je ne sais pas ce qu’en penserait Julie?
    André

  6. Anonyme dit :

    A la lecture du commentaire de Renée, cette plante ne serait-elle pas un moyen particulièrement solide de retenu contre l’érosion des berges?

    • Julie Boudreau dit :

      Il y a clairement de meilleures options que le pétasite pour la rétention de pentes et la végétalisation des berges. Mettons ici l’emphase sur nos plantes indigènes.

  7. Anne dit :

    Hello!
    Nous avons un taille petasite :
    Birt la marmotte! XD
    Autrement bien vrai!

  8. Julie Boudreau dit :

    Bonjour Nicole, selon moi, le meilleur moyen d’en venir à bout est l’arrachage avec une bonne pelle bien affûtée… et de la persistence. Par expérience avec d’autres plantes envahissantes, cela peut prendre 3 ou 5 ans avant d’être bien certaine que tout a été arraché. Il faut donc repasser une ou deux fois par année.

  9. Rachel dit :

    Merci de poser cette question, elle m’intéresse grandement, je suis impatiente de la réponse.

  10. touvielle dit :

    Intéressant. Lorsqu’on a acheté notre fermette en 2011, les anciens propriétaires avait planter une plante à très grandes feuilles similaire à celle que vous décrivez sauf que la nôtre avait une tige avec des grappes de fleurs plutôt roses au printemps suivi de la sortie des feuilles. Ma foi qu’on a eu de la difficulté à s’en débarrasser et il faut que je garde l’oeil ouvert car de temps à autre durant l’été, il y a des feuilles qui sortent. Je les coupes au ras du sol ou même aussi loin que je peux dans le sol ce qui l’affaibli faute de soleil j’imagine. Je ne l’arrache jamais maintenant, je coupe (c’est ce qu’on a fait au début).Mon chum a creuser assez profond pour éliminer la majorité et maintenant c’est de l’entretien. Je ne sais pas si un jour on pourra espérer l’avoir complètement éliminé.

  11. Rachel dit :

    sur l’érosion des berges

  12. Maria Nieuwenhof dit :

    Vous avez “petté ma bulle” car je rêvais d’en planter chez moi car je trouve la petasite très beau avec ses grandes et immenses feuilles, ca fait changement des fleurs et des hostas dont j’ai beaucoup! Dans beaucoup de grand jardin que j’ai visité j’ai remarqué leur présence dans un sous-bois. J’aimerais par contre une ou des suggestions de remplacement de la petasite….

  13. lisois dit :

    Un autre moyen pour l’éliminer c’est de mettre un plastique noir dessus , bien retenu avec des roches, Privé de lumière la plante va finir par mourir. Cela peut prendre 2 à 3 ans.

  14. reneejo dit :

    Ce qui m’intrigue c’est que cela fait bien une dizaine d’années qu’on sait que la pétasite est une plante envahissante qui détruit les milieux naturels tout comme la renouée et la grande berse. Et pourtant, les jardineries en vendent encore ! Il y deux ans, j’ai même vu une jardinerie qui vendait de la renouée du Japon !!! Sans aucune indication concernant sont côté envahissant. C,est quand même étonnant qu’il n’y ait pas d’interdiction d’en vendre. Et la jardinerie en vendait… simplement pour répondre à la demande; le profit avant tout !

  15. barbeblamche dit :

    @ René et anonyme sur l’érosion des berges…
    La réponse est ici, Le Jardinier vous répond…
    https://jardinierparesseux.com/2022/05/26/cadeau-empoisonne/

  16. J.J. dit :

    Nous ne sommes pas encore colonisés par cette peste, mais j’imagine la difficulté à s’en débarrasser : j’ai dans mon jardin au bord de la rivière, des pétasites “ordinaires”(maximum 30 cm), très intéressants l’hiver, car c’est pratiquement la seule plante à fleurir et de plus son odeur est très agréable. Mais .au bout de plusieurs décennies de lutte, je suis parvenu à la faire régresser, mais pas à l’éradique. J’ai tout essayé : arrachage, arrosage à l’acide, aux désherbants (quand c’était la mode), film plastique noir, chutes de linoléum, désherbeur thermique (un vœu pieux). Mais il y en a toujours quelques pieds. Je remercie Vertumne, dieu des Jardins qu’il ne soit pas géant.
    Mais nous avons un autre récent envahisseur irréductible : l’oxalis à bulbe qui forme des tapis envahissants même maintenant dans les massifs des espaces publics. Il s’est disséminé probablement avec de la tourbe importée puis avec du compost infesté de cette horreur végétale. J’ai tout essayé, en vain, c’est l’horreur absolue.

    Au fait, connaissez vous l’origine du mot pétasite ?
    Ses grandes feuilles rondes évoquent le Pétase, le chapeau à larges bords du dieu Mercure, ou Hermès :

  17. Claudette M dit :

    On m’avait donné quelques plants de pétasites il y a une vingtaine d’années, ils sont dans un sous-bois assez sec, Maintenant il y en a une douzaine de plants environ. J’ai toujours hâte de les voir apparaître au printemps, ça amène de la couleur au sous- bois. C’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup d’autres plantes indigènes autour. J’ai une autre plante envahissante et qu’on dit menacée: l’asaret du Canada ou gingembre sauvage mais ça c’est une autre histoire.

  18. Brigitte dit :

    Merci pour ces informations

  19. Agnès dit :

    Ah, ces plantes vantées par les journaux de jardinage et qui sont des pestes ! Je me suis fait avoir par du houblon doré… quelques mois pour garnir une pergola en attendant que la vigne pousse, mais plus de 10 ans pour m’en débarrasser…Ça s’accroche partout, ça griffe et ça se ressème partout… Et encore, tous les ans je retrouve encore qq rhizomes… Mais personne n’en parle et on continue de le conseiller… Merci “l’ami du jardin “

  20. Gisèle Piché dit :

    On peut remplacer la pétasite par l’Astiboïde Tabularis qui lui ressemble beaucoup mais plus petit et moins haut, et convient aussi très bien dans le jardin d’ombre. Mais faites attention à la pépinière !!! j’ai déjà vu les pétasites situées à côté des Astilboïdes ! Quand on sait que parfois les clients remettent les étiquettes dans le mauvais pot… Les pétasites ne devraient pas être vendues, point.

  21. Denise Paquin dit :

    Ça fait 4-5 ans que je me bats avec cette plante …
    Il y avait un terrain vacant à côté de chez nous qui en était infesté….je ne connaissais pas cette plante qui ne s’est pas gênée pour traverser la clôture?? ( manière de parler: envahir notre terrain…)
    Depuis je n’arrête pas d’arracher tous les rhizomes. J’avais même des belles asclépiades pour mes monarques et je me suis aperçue qu’elles avaient diminué en nombre …j’ai un immense terrain , difficile à contrôler … mais je ne lâcherai pas…

    • Audrée dit :

      Je compatis! Nous en sommes à notre 2e été à arracher les rizhomes de Grand pétasites et couper la moindre pousse qui surgit du sol, et cet été je fais la tournée 1 fois/semaine. J’espère ainsi affaiblir le réseau en coupant l’accès au soleil? Je suis débutante dans tout ça.
      C’est beaucoup d’ouvrage (surtout difficile pour le dos! ). Nous allons porter le tout dans des sacs fermés à l’écocentre en mentionnant que ce sont des plantes envahissantes, tel que recommandé par la municipalité. Elles avaient été plantés par l’ancien propriétaire et dominaient tout l’emplacement maintenant. Je vois déjà un peu les fougères jadis étouffées reprendre de la force. Je sais que j’en ai pour plusieurs années à contrôler manuellement. Et j’ai surtout une grande peur que celles-ci traversent chez mon voisin! Je me croise les doigts et persévère. J’ai en prime aussi quelques plants de Renouée du Japon qui reviennent sur une autre portion du terrain, jadis contrôlées par l’ancien propriétaire, je continue son travail en contrôlant le plus possible! (Pour en rajouter, j’ai aperçu 2-3 plants de berce (commune ou du Caucase?) la semaine dernière, je vais investiguer!). J’ai un « Terrain Envahissant » on dirait!

  22. Monique dit :

    Avant d’introduire chez moi, une nouvelle plante, je regarde toujours sur internet son comportement et s’il y a des risques d’envahissement. Ainsi, il faut aussi se méfier des cadeaux de plantes d’un ami jardinier: quand on a tellement de plantes à donner,,,,c’est peut-être qu’elles sont envahissantes. Et penser qu’aux plantes provenant d’un autre jardin, il peut y avoir dans le sol, un envahisseur caché….

  23. Denis Guérin dit :

    J’ai implanté 8 plants de « Pétasite du Japon » en 2010 dans une coulée au sol humide et argileux. Maintenant, je suis envahi sur une surface d’environ 1 500 pieds carrés par cette plante qui se répand dangereusement près d’un petit ruisseau et ultérieurement sur les terres de mon voisin.
    Au printemps 2022, j’ai entrepris l’éradication. À l’aide d’un fouet à batterie, j’ai commencé à couper les plants aussitôt qu’ils sortaient du sol à peu près 2 fois par semaine. Plus l’été avançait, moins il y avait de pétasites à couper. À la fin de l’été, d’autres plantes sauvages ont commencé à s’installer naturellement (trèfles en autres). Il n’y avait presque plus de pétasites et j’ai remarqué que les racines se décomposaient et pourrissaient.
    J’ai bien hâte de voir les nombre de plans de pétasites que vont reprendre au printemps. Il y en aura certainement. Pour une grande surface, il serait fastidieux de commencer à arracher les racines. Pour une petite surface, peut-être, mais le mieux serait de recouvrir les plants d’un plastique tôt au printemps. Pour les plants à maturité, couper la tige en bas des feuilles affaiblit beaucoup le plant.
    Voilà, je voulais juste partager mon expérience !

  24. Danielle dit :

    Est ce que le dermara peltata peut devenir envahissant???
    Dans ma plate bande il ne poussait guère mais quand j’ai décidé de m’en départir et de le mettre dans le champ attenant à mon terrain (terrain glaiseux avec des arbrisseaux et plantes rustiques ) les plants ont grossis et proliférés….pourtant je n’ai jamais vu de mention au sujet de cette plante qui disait qu’elle pouvait se répandre.J’ai creusé et déterré des racines grosses comme des patates allongées…pas facile et j’ai placé les racines au soleil sur un plastic noir pour les faire mourir ….
    J’ai une autre talle que j’ai coupé et placé un plastic noir sur les plants ….mais après un an les racines sont encore bien dodues et prête à reprendre vie ?

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