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Mon matériel à semis (ou ode au casseau à champignons)

Quand je dis que j’ai fait germer des rhododendrons du Canada, des primevères et des plantes alpines rares à la maison, les gens ont souvent l’impression que je travaille avec du matériel ultrasophistiqué ou que j’ai une serre hi Tech! Et pourtant, c’est tout le contraire. Mon «kit» de semis est majoritairement constitué de matériaux recyclés.

Un petit aperçu de mon matériel à semis: des plateaux noirs sans trous, des dômes transparents, des casseaux à champignons et autres contenants recyclés, des étiquettes fait maison et un bac pour la préparation du terreau. En bonus, ma boîte à semences, une vraie caverne d’Ali Baba! Photo Julie Boudreau.

Les contenants à semis

Mon beau casseau à champignons rempli de micropousses prêtes à être récoltées! C’est, selon moi, le contenant idéal pour faire des semis! Photo: Julie Boudreau.

Pour faire des semis, ça prend des pots. Et tout est là, dans le bac de recyclage. Petits contenants de yogourt et pots de plastiques en tout genre. Personnellement, j’ai un grand coup de cœur: le casseau à champignons. C’est le format idéal pour faire un semis à échelle familiale! En effet, le casseau à champignons contient juste ce qu’il faut de graines de tomates, d’annuelles ou de persil pour combler les besoins de ma petite maisonnée, incluant les cadeaux aux voisins et amis. Avec une paire de ciseaux, je fais quelques petites entailles dans le fond du contenant pour assurer le drainage. Car, il est essentiel que les contenants pour semis soient munis de trous de drainage. Depuis quelque temps, je me procure des tomates cerises produites dans ma région et qui sont vendues dans des barquettes en carton. Du même format que mon adorable casseau à champignons, celle-ci a l’avantage d’être compostable, ce qui la rend plus écologique. Elles seront mises à l’essai prochainement!

Mes actions devancent mes pensées! J’avais déjà essayé la barquette de carton et le résultat est intéressant. Je crois qu’elle devra être compostée après cette utilisation unique, car la décomposition fait son oeuvre (J’ai pris en photo le plus beau côté)! Photo: Julie Boudreau.

Pour certains semis, comme les courges et les concombres, on peut confectionner des godets avec des bandes de papier journal. Ces godets peuvent être plantés directement en pleine terre au printemps.

Les semences

Toute personne qui fait des semis a des surplus… une boîte pleine de surplus. La première étape consiste donc à profiter d’une visite innocente chez des amis pour glisser dans la conversation le projet de commencer des semis. Il n’en faut pas plus pour que la boîte magique se retrouve sur la table et que les sachets défilent et s’empilent. L’autre option est d’assister à une Fête des semences. C’est là, dans les Fêtes des semences que je sélectionne les variétés qui seront mises à l’essai dans mon jardin. Ces activités gratuites sont de formidables moments pour entrer en contact avec des producteurs de semences biologiques de grand talent. Je me laisse influencer par mes amis semenciers et ça donne toujours de bons résultats. Cette année, je retente ma chance avec les sojas, les edamames et les pois chiches. La tomatille ‘Malinalco’, la tomate ‘Puztakolosv’ et le radis ‘Prune Mauve’ sont aussi du programme potager.

Le dôme transparent

Nos graines fraîchement semées doivent bénéficier d’un haut taux d’humidité. Généralement, on utilise un dôme de plastique transparent. J’en ai quelques-uns. Mais avouons-le, les grandes barquettes de croissants sont tout aussi efficaces. On peut aussi remplacer le dôme par un simple sac de plastique transparent, retenu par quelques bâtonnets. Bref, tout ce qui est transparent peut servir à maintenir un haut taux d’humidité autour des semences.

Les plateaux à semis et mon étagère : le duo parfait!

Comme plateau pour recevoir mes contenants à semis, j’utilise des plateaux noirs sans trous comme on en voit sur le marché. Toutefois, je tente de me procurer ceux pour professionnels, qui sont plus épais et donc plus solides et durables. Je réutilise ces plateaux jusqu’à leur épuisement le plus total. Lorsqu’ils percent, je les empile avec d’autres plateaux troués, histoire de prolonger leur utilité au maximum. Ce grand plateau sert à recueillir le surplus d’eau. On pourrait facilement le remplacer par une soucoupe, une assiette ou un couvert de plastique. Pour ma part, ils ont le format parfait pour mon étagère à semis, celle que j’ai construite moi-même avec du bois recyclé. Facilement démontable, je la range au sous-sol pour l’été et je la réinstalle avec les premiers flocons, histoire de me partir des micropousses et des mescluns pour survivre à l’hiver!

Le terreau, oui je flanche!

Le seul item que je conseille d’acheter neuf, c’est le terreau, surtout quand on est à ses premières expériences. Les vieux terreaux sont parfois contaminés avec des spores de champignons qui peuvent occasionner la fonte des semis. Ils sont aussi moins absorbants. On met toutes les chances de son côté en travaillant avec un terreau neuf. D’ailleurs, les surplus de terreau pour semis peuvent très bien remplir les contenants décoratifs et les boîtes à fleurs. Rien ne se perd…

Les étiquettes

Me voici en mode fabrication d’étiquettes, avec des contenants dont les couverts ont été perdus. Ou vice-versa! Photo: Julie Boudreau.

Un semis sans étiquette, c’est l’annonce d’une catastrophe imminente! Cela semble superflu, mais ce ne l’est pas, surtout quand on sème 6 variétés de tomates par année! Pas facile de les reconnaître par les feuilles… Ici, j’use de toutes les stratégies possibles! D’abord, un ménage de « l’armoire à pots » : celle qui rassemble un méli-mélo de pots de plastiques recyclés et de couverts de pots de yogourt. Tout ce qui ne trouve pas son âme sœur devient instantanément du matériel à étiquettes! Je coupe le tout en petites languettes juste assez larges et longues pour y inscrire la date et le nom de la plante. J’ai longtemps utilisé de vieilles lattes de stores horizontaux et parfois des bâtons à popsicle.

Tout ceci pour vous démontrer qu’on peut, en se cassant un peu la tête, trouver facilement du matériel à semis parmi ces matériaux qui méritent d’avoir une deuxième vie (et pourquoi pas une troisième et quatrième vie). Et, dans la même logique, il n’est pas nécessaire de se payer un équipement coûteux pour réussir ses semis aussi bien que les professionnels. Le blogue du jardinier paresseux regorge d’articles sur les techniques de semis à l’intérieur. Mais sérieusement, le casseau à champignons… quelle merveille!


commentaire sur "Mon matériel à semis (ou ode au casseau à champignons)"

  1. Guylaine dit :

    Bonjour Mme Julie. J’aime beaucoup vos bons conseils pour réutiliser les nombreux contenants que nous avons sous la main pour y faire nos semis. Merci pour vos articles toujours intéressants.

  2. Denise B, Québec Qc dit :

    Et que dire des rouleaux de papier de toilette, je les amasse tout au long de l’année et même demande la contribution de ma famille et amis. Pour qu’ils prennent moins de place à l’entreposage en attendant les semis, je les écrase en deux sur la verticale. Ils sont parfaits pour les semis fragiles à transplanter comme les concombres, courges, capucines etc car je les plante en sol sans enlever le carton qui va se dégrader facilement. Ce truc m’a été transmis par notre Jardinier Paresseux.

  3. Gérald dit :

    Content de lire un article qui résume ma vision du recyclage. Des années avant que le mot “recyclage” soit devenu populaire je possédais déjà ma tablette “pré-bac” pour tout ce qui peut avoir une “multi-vie”. Exemple, les vieux “stores” vénitiens (horizontaux) en plastique, à la mode il y a plus de 25 ans, servent encore aujourd’hui d’étiquettes durables et très utiles pour les semis et le jardin. Elles peuvent être effacées et réutilisées pendant plusieurs saisons avant de rejoindre le bac.

  4. Anonyme dit :

    tres interressant et inspirant, de julie et lecteurs .malgre mon age avance j en apprend toujours et savoure l enthousiasme des auteurs et lecteurs
    claude

  5. Anonyme dit :

    Je fais pareil, pour tout. J’utilise aussi les contenants des pour les oeufs.

  6. Sylvie Fortin dit :

    Merci Madame Julie! C’est précieux comme conseils et en plus ça donne le goût de faire des semis quand on réalise qu’on a tout ce qu’il faut!

  7. Line dit :

    Comme plateau j’utilise également les contenant à fondue parmesan. Peuvent servir de double protection dans les plateaux noirs qui sont fragiles

  8. Nathalie dit :

    Mon truc pour faire des trous dans les contenants recyclés : utiliser un fer à souder qui perce instantanément et facilement.

  9. J.J. dit :

    Pour mes semis j’utilise des couples de bacs à glace en matière plastique de la même taille. Dans le premier je fais des trous dans le fond avec une fil de fer rougi, je le remplis de terreau à semis. Et je l’emboite dans le second, qui lui reste intact : Il recevra l’eau en surplus qui s’écoulera du premier récipient, facile de contrôler l’humidité.. J’utilise également des petits pots carrés (9×9 cm) pour semer de grosses graines (haricots, cucurbitacées etc.) et repiquer les plants de mes boîtes de glace quand ils sont assez gros. Je les récupère lorsque j’achète des plants tout prêts. Je les installe dans des boîtes de poisson en polystyrène, avec un morceau de feutre ou de moquette dans le fond pour garder l’humidité.
    Et bien sûr j’utilise l’arsenal de tous les pots et récipients divers qui ont conteu de la nourriture.

  10. Nicole dit :

    Merci pour vos conseils. Moi j’utilise mes cartons de lait ou de jus, en plus de mes casseaux de champignons. ???

  11. Renée-Johanne Campeau dit :

    J’ai tellement hâte que ce soit le temps !

  12. Hélène dit :

    j’aimerais en avoir plus sur les micro-pousses, avez-vous un article à me proposer?

  13. Anonyme dit :

    Lorsque j’achetais des verdurettes ou mélange de salade en bac de plastique transparent, j’utilise ces dernier comme plateau et le couvercle sert de dôme à humidité. Je peux y mettre deux casseaux à champignons. Ils peuvent être utilisés plusieurs fois. Leur résistance est surprenante.

  14. Annick Ranger dit :

    Pour remplacer le le plateau et le dôme, j’ai un pot à muffins Rubbermaid, il est assez profond pour les semis qui demandent un dôme. Quand ils sortent de là, j’utilise juste mes plaques à biscuits bosselées.

    Jusqu’à maintenant, ma lampe à semis était aussi patentée à l’aide de bandes de lumière LED (couleur naturelle) collée sur une bande de carton et attachée avec deux cordes pour être montée ou descendue, mais ma bande de carton a été réquisitionné ailleurs dans la maison et j’ai étendu mes tablettes devant les fenêtres donc je me suis gâtée avec un système acheté.

  15. Brigitte dit :

    Oui, la période des semis arrive bientôt ça commence à me demanger. Cette semaine j’ai semé de l’herbe à chat.

    Pour les pots, j’ai eu la chance d’en recevoir beaucoup d’une personne qui fait de l’aménagement paysagiste. Elle les aurait mis au recyclage.
    Pour les identifiants, j’utilise de bâtons à sucettes (pop sicle) en bois pour les semis. Dans mon jardins, je prends des bardeaux en cèdre de 1 ou 2 pouces de largeur x 12 pouces de long que j’achete cher RONA. Le cèdre resiste bien à la pourriture et souvant, même s’ils grissonent, ils sont bons pour 2 et 3 ans et même plus.
    Mon problème est le marqueur, le seul que resite presque tout l’été à la lumiere est le Sharpie EXTRME de couleur verte. Les autres couleurs ne resistent pas.

  16. Diane dit :

    Merci Julie, eh bien oui couper les plats de plastique pour identifier, très bonne idée.

  17. Anonyme dit :

    Super intéressant merci ?

  18. Hélène Paquin dit :

    Vraiment très intéressant votre article. Est ce que vous pourriez donner la procédure pour produire des micropousses, j’y pense depuis longtemps mais je n’ai aucune idée comment m’y prendre. Je vous remercie. Bonne continuité.

    • Julie Boudreau dit :

      En effet, mes pousses ont suscité beaucoup d’intérêt! Je crois que j’en ferai un article dans les prochaines semaines!

  19. Daniel Fantino dit :

    Bonjour Julie, cartons de lait ou jus de 1 l ou 2 l dont je coupe le sommet à la hauteur voulue, quelques petits trous à la base, le tout placé dans des contenants plastiques pour les croissants. Le couvercle mis dessus créé une serre. Parfait pour des tomates qui peuvent y séjourner longtemps. Pour extraire, couper les coins du carton comme on pèle une banane. Je vais essayer avec des boîtes de soupes lavées. Je coupe le fond avec l´ouvre boîte en ne laissant que 2 minces liens non coupés. Je n’aurai qu´à les couper et pousser le tout pour retirer la plante. On a tous une montagne de contenants de plastiques de grade alimentaire pour cet usage. Recycler c´est bien. Réutiliser avant, c´est mieux et 0 $$$.

  20. L’avantage de la barquette à champignon, elles sont faciles à laver… contrairement aux vieux pots qui ont des racoins pas faciles à nettoyer. J’adore l’idée de réutiliser ce que nous avons déjà à la maison. Les plateaux percés, je m’en sers pour faire les semis sous la neige, comme ils sont percés, au printemps, ils n’accumulent pas d’eau. Bravo encore une belle chronique !

  21. marmi dit :

    J’aime bien les casseau de salade ou de fèves germées ça fait de bons dômes, pour les pots de plastique, après le temps des semis je prends quelques couvercles pour en faire des gabarits a courtes pointes, faut bien occuper toute l’année Bravo a cette chronique que lit tous les jours

  22. AMC dit :

    Effectivement, les barquettes de champignons sont très utiles. J’utilise également les contenants des carottes nantaises, pois des neiges, etc. comme soucoupes. Ils conviennent à des plats de différentes tailles. Au lieu d’un plateau noir fragile, j’ai acheté un tapis à souliers qui devrait être indestructible. J’ai également gardé le plateau et couvert d’un gâteau de chez Costco (11×17).

  23. AMC dit :

    J’oubliais, je m’apprête à essayer le “winter sowing”. Avez-vous des conseils surtout sous notre climat au Québec? Des expériences à partager? Un article serait apprécié car j’ai seulement trouvé cet article provenant du Québec https://notreheritage.ca/potager-jardinage/semailles-hiver/

  24. Francine B. dit :

    Super! Il faut encourager le recyclage….. moi aussi je récupère tout ce qui est possible pour mes semis.

  25. Rachel dit :

    Des fois on vend les grappes de raisin dans un super caisseau transparent, déjà troué comme il faut, avec son couvercle attaché ! Il est génial pour faire des semis.

  26. mariejo123 dit :

    Bonne idée! 🙂

  27. Annie dit :

    Bonjour Julie, comme vous, j’utilise des matériaux recyclés pour mes semis depuis plusieurs années.
    Comme j’ai la chance ( !!) d’avoir des taupes dans mon jardin, j’utilise parfois la terre des taupinières, bien fine, pour des repiquages. Je n’ai plus de problèmes de fonte des semis depuis que je saupoudré la terre avec du charbon de bois “maison “: des morceaux de bois de poêle à bois ou barbecue qui n’ont pas été entièrement brûlés, que je mouds dans un ancien moulin à café électrique acheté dans un vide grenier. C’était un conseil donné dans une émission de jardinage de la télé française, “Silence, ça pousse’’.

  28. Anonyme dit :

    Bonjour,

    Dès qu’un semis me semble sensible à la fonte des semis…je râpe en fine poussiere un morceau de charbon acheté chez Rona .. sur le terreau.

  29. Lalou dit :

    Oui, le bac à champignon est aussi un de mes préférés car, en plus de sa bonne dimension, il est solide, contrairement à d’autres contenants de plastique qui sont trop mous et se brisent facilement quand je les déplace. Mais les languettes de vieux pots ou stores commes étiquettes, ça, je n’y avais pas pensé. génial. (ni de faire des pousses dans lesdites barquettes). bon semis!

  30. Anonyme dit :

    Lalou et Bichon?

  31. Josée Carpentier dit :

    Allô. Que voulez-vous par ‘je les écrase en deux à la verticale” ?

  32. Denise L. dit :

    Bonjour Julie, merci de nous dire les variétés de légumes que tu sèmeras, c’est toujours intéressant de connaître plein de légumes anciens qui eux ont du goût contrairement à ceux d’aujourd’hui. J’aimerais partager avec toi une variété de radis très ancienne,
    Radis serpent ou queue de rat, en 2022 il est revenu dans mon jardin sans que je le ressème, car je laisse toutes les pousses de plantes, je ne fais pas le ménage à l’automne au jardin. Ce radis ressemble à un petit haricot en forme de u, il pousse sur un plant de 1 mètre de haut, il ressemble à une vivace, il ne pousse pas en terre comme celui qu’on connaît. Aucune maladie, aucun insecte ne l’attaque et il produit énormément. Les semences anciennes n’étaient pas si mal faites que ça!

  33. Gaëtan dit :

    Pour une longue durée (plusieurs années) j’utilise les crayons : Sharpie Peel-off Marker China avec une bande de papier qui déroule pour découvrir la mine. Un peu plus difficile à utiliser qu’un Sharpie à encre et il faut le garder au sec.

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