Animaux indésirables

Pour ou contre les «chevreuils»?

Je sens que je vais soulever un débat avec mon sujet du jour! Déjà, quand j’ai parlé des écureuils roux il y a quelques semaines, j’ai soulevé les passions: vous aviez tous une histoire d’écureuil (probablement gris!) à partager. Eh bien aujourd’hui, je touche à un sujet chatouilleux: les fameux «chevreuils»!

Tout d’abord, mettons quelque chose au clair: au Québec, nous n’avons pas de chevreuil.

BEN OUI!! ON EN A CERTAIN! MÊME QUE…

Stop! Éteignez vos torches et rangez vos fourches; nous n’avons pas de chevreuil au Québec, nous avons des cerfs de Virginie.

…quoi?

Eh oui, les chevreuils, c’est une espèce européenne. Au Québec, ce qu’on appelle à tort des «chevreuils», ce sont des (tout le monde ensemble, on répète: ) CERFS DE VIRGINIE.

Les deux espèces sont quand même très semblables, je vous l’accorde, mais les bois ne sont pas de la même envergure et ne pointent pas dans la même direction: plus courts et vers le haut comme l’image de gauche, c’est le chevreuil (Capreolus capreolus), en Europe. Plus larges et pointant vers l’avant -à droite-, c’est le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus), qui vit en Amérique. 

Si vous tombez sur une femelle sans bois, comment la différencier? Il existe évidemment d’autres différences plus subtiles, mais pour faire simple, demandez à Google Map vous êtes sur quel continent! ;P

Les cerfs chez nous

Ne mentez pas, quand vous vous réveillez un matin avec un cerf dans votre cour, ou que vous faites une rencontre au détour d’un sentier, vous êtes émerveillés. Quelle bête majestueuse?! À la fois délicate et toute en muscles, avec de grands yeux humides, une truffe curieuse enneigée et, si vous êtes chanceux, un ou deux jeunes de l’année non loin de leur maman protectrice…

Ahhh… Comme c’est mignon…

Ici s’arrête ce que j’ai de bien à dire!

Lapin qui rit

La réalité, c’est que les cerfs sont destructeurs. Ils ne vont pas manger vos fils électriques ou faire des trous dans vos maisons, mais attention à vos végétaux. Tous vos végétaux. Et vos voitures, si comme moi, vous vivez en campagne!

Généralistes, les cerfs de Virginie sont herbivores. Ça veut dire qu’ils mangent à peu près tout ce qui est vert: jeunes pousses, feuilles, bourgeons, graines, fleurs, légumes, fruits… 

Heureusement, il laisse nos bacs verts (à recyclage) tranquilles! Ça ne doit pas être le bon vert pour leur plaire…! Je rigole, évidemment, quand je parle de «vert», je parle de végétaux.

C’est une chance pour nous: ils sont généralement craintifs. Ils ne s’approchent pas trop des maisons (je dis bien ici généralement, ne me lancez pas de tomates, et poursuivez votre lecture pour l’explication de pourquoi ils détruisent quand même tout chez vous). 

Bébé cerf
Photo: JillWellington

Mon expérience personnelle avec les cerfs

Quand j’ai emménagé en campagne, j’ai clôturé mon jardin sur 2 mètres de hauteur pour empêcher les cerfs d’y entrer. Après deux ans, j’ai réalisé qu’aucun ne s’approchait. On a donc refait la clôture pour qu’elle soit plus élégante, et utile pour les véritables effrontés qui vivent chez moi: les petits rongeurs. 

J’ai pris cette décision, car je ne voyais pas du tout de trace (de pas ou d’excrément) du passage des cerfs près de la maison. Ils se contentent du fond de mon terrain boisé où poussent des pommiers sauvages.

Toutefois, depuis quelques mois, des cerfs passent devant ma maison… un peu trop près à mon goût de mes pruniers. Ainsi débute mon histoire…

~~~

À la vue de l’importun, je lançai mon fidèle chien Sayanel sur l’intrus. Voici ce que j’ai compris de leur échange alors que mon terrifiant caniche de 15 livres courait vers le cerf:

«—UN AMIIIII!!!! VIENS JOUERRR!!!!

— UN MONSTRE QUI VA ME MANGER: AAAAHHH!!!!!

— Reviens, je ne peux pas aller plus loin!……. Ok, bye… :(»

Après deux ou trois fois, il ne revint plus, et c’est ainsi que je chassai l’importun de chez moi.

~Fin~

Chien couché sur le dos
Le héros de l’histoire. Photo: Audrey Martel.

Pourquoi les cerfs sont un si gros problème?

Il y a ceux qui les aiment et souhaitent les laisser vivre, et ceux qui sont victimes des cerfs. Qui a raison?

Les espèces généralistes sont celles qui survivent le mieux à l’étalement urbain. Ils trouvent une nouvelle source de nourriture et se reproduisent sans problème alors que d’autres espèces plus sélectives peinent à s’adapter. Les généralistes ont alors le champ libre pour proliférer et même devenir envahissants. Parfois, ce n’est rien de vraiment dérangeant pour nous (comme les coyotes), et parfois, c’est plus problématique (comme les écureuils gris).

Cerf de Virginie
Difficile d’être objectif avec un si beau regard, je sais. Photo: MabelAmber.

Les cerfs se sont bien adaptés à la présence humaine. Un petit boisé suffit à les rassasier et si jamais ils ont besoin de plus, ils iront donner un coup de patte dans vos citrouilles. Leurs prédateurs ne peuvent pas en dire autant. Les loups, bien moins à l’aise avec les petits espaces ou la présence humaine, ne sont plus présents là où prolifèrent les cerfs.

Jusqu’ici, pas de problème.

L’ennui arrive quand les cerfs se mettent à se reproduire, encore, et encore, et encore, sans aucune force naturelle pour en réduire le nombre. Ils dévorent tout ce qui leur est accessible dans la forêt, puis, à court de feuillage, ils sortent de ces milieux naturels pour manger vos plates-bandes et trouver un endroit où il y a plus de nourriture.

Un cerf défonce la vitrine d'un commerce
La faim peut même mener à des cas extrêmes!

Surviennent alors des collisions avec des véhicules, des herbivores qui meurent de faim (cerfs, mais aussi lapins, marmottes et autres), et des polémiques ultras médiatisées se demandant que faire avec un surplus de cerfs dans un boisé urbain…

C’est ce qu’on peut qualifier de déséquilibre de l’écosystème.

Quoi faire pour sauver… ce qu’on veut sauver?

Je ne veux pas lancer de débat, je vous donne ici la solution d’une biologiste pour rétablir l’équilibre en nature: il faut introduire un prédateur naturel. 

Est-ce possible? Non, les loups ne vivent pas si près des hommes. Donc? Il faut trouver un autre moyen de réduire leur nombre… car sinon ils meurent de faim de toute façon! Stériliser? Chasser? Je n’ai pas la bonne réponse (je ne pense pas qu’elle existe) et tout le monde ne sera jamais d’accord… Mais personnellement, j’aime bien la fesse de cerf avec une sauce au fromage bleu!

Dans votre jardin: effrayez-les. Difficile à faire, car ils sont souvent tellement habitués à la présence des humains (surtout en ville) qu’ils n’ont plus peur de rien! Soyez ingénieux… et croisez les doigts!

Mes voisins n’ont JAMAIS taillé ces cèdres. Dès que des pousses vertes apparaissent au printemps, les cerfs se régalent de tout ce qu’ils atteignent… pour la haie d’intimité, on repassera!

Quelques idées à essayer pour faire peur à vos cerfs

  • Lâcher votre chien dessus (s’il n’a aucune chance de l’approcher évidemment, on ne veut pas que le cerf le blesse avec un coup de sabot!)
  • Sortez en criant et en courant vers eux
  • Installer un détecteur de mouvement qui fait du bruit, de la lumière ou arrose l’intru
  • Cachez du papier d’aluminium sous une couche de feuille autour de vos plantes appétissantes
  • Installez des cordes qui pendent des branches des arbres et qui touchent les cerfs lorsqu’ils s’approchent
  • Soyez créatif!

Cet article ne vous aura peut-être pas donné de solution claire et facile à vos problèmes, mais j’espère qu’il vous a éclairé sur le pourquoi du problème des cerfs dans vos jardins!

Bambi sent des fleurs

À propos Audrey Martel

Audrey Martel est une biologiste diplômée de l'Université de Montréal. Après plus de dix ans dans le domaine de l’animation scientifique, notamment pour Parc Canada et le zoo de Granby, elle a rejoint Conservation de la nature Canada afin de relever de nouveaux défis en rédaction scientifique. En 2022, elle a décidé de se lancer à temps plein dans la rédaction scientifique en tant que pigiste. Elle se passionne pour les plantes et champignons comestibles, le comportement animal, les liens entre les espèces dans les écosystèmes, et la sensibilisation à la protection de la nature.

29 comments on “Pour ou contre les «chevreuils»?

  1. Parfaitement d’accord avec toi pour le problème des nerfs… Pour ce qui est des coyotes toutefois, dans les milieux agricoles, en trop grand nombre, ils peuvent devenir un problème car avec la faim, eux aussi oublient leur peur et s’attaquent aux animaux d’élevage (veaux naissants, moutons, volaille…). J’aime beaucoup les entendre hurler dans le bois, mais autant possible, pas trop collé sur mon terrain,,, Question d’équilibre toujours. (et à quand un article à débat sur les « si mignons » ratons laveurs?…)…

  2. Nathalie Mongeau

    Mon environnement est infesté de cerfs. Hostas, on oublie ça. Je mise sur tout ce qui goûte fort (ail, sauge etc), pique, est velu (cinéraire maritimus…) et toxique. Digitale et cie. Les narcisses doivent gouter le yable, car ni les écureuils ni les cerfs n’y touchent, ou à peine. J’en ai planté des milliers! Je me suis inspirée de la liste du jardinier paresseux, mais plusieurs de ces plantes sont dévastées quand meme. Ils ont trop faim. L’an dernier, ils ont meme croqué le bouton de mes fleurs d’ail décoratif! Mes arbustes sont tous taillés en parasol par leurs bons soins, les sales bêtes. L’hiver, si je veux sauver quelque végétation, je dois emballer ma vieille haie de cèdre avec un filet et tous mes arbustes avec de la jute. C’est le jardin des fantômes. Je devrais sans doute déménager, mais je leur tiendrai tête! J’espère toutefois que les autorités limiteront leur population car ils font pitié, les pauvres cerfs. Ils sont beaucoup trop nombreux et donc très très maigres. La forêt avoisinante n’a pas de régénération : rien ne pousse au sol sauf les EEE : berberis et autres alliaires officinales. Le tapis de trilles qui resplendissait dans cette forêt il y a 40 ans a été décimé. J’ai installé un bonhomme soufflé qui se déploie au passage d’un animal. C’est très laid, mais cela fait rigoler les enfants. Je vaporise du SuperChasseur (benzoate de denotanium) sur mes plantes fragiles, à répéter régulièrement. Cela goute vraiment mauvais, je leur gâche leur festin! Succès inégal, mais je réussis à voir quelques roses ici et là, à maintenir un arbuste de bois bouton, à préserver mes lobélies cardinalis et autres beautés. Et à ceux qui pensent qu’ils sont chez eux, ces cerfs, ils se trompent. Les cerfs n’y survivent en si grand nombre que pcq nous avons chassé loups et coyotes de l’environnement.

  3. (oups.. Désolée pour la faute de frappe de « nerfs » au lieu de « cerfs »…)

  4. Bonjour de France, ma maison(sans clôture) est très isolée en campagne Landaise, j’habite entre champs, prairies et bois, et oui des chevreuils il y en a beaucoup, beaucoup. Et oui aussi, il y a des grignotages dans le jardin,le potager (surtout choux et salades), et oui aussi parfois je râle mais bon c’est comme ça, il y a de la place pour tout le monde, parfois même je me dis que c’est moi l’intruse qui vit chez eux. C’est la nature.Alors je fais avec et je m’adapte.J’ai aussi abandonné l’idée des rosiers anglais que j’adore mais eux aussi..le peu que j’ai,je les entoure de grillage à poule, et finalement c’est plutôt joli.A la place des rosiers grimpants, je mets des clématites,bignone,cobées etc.. Je crois que le bonheur de voir une Maman chevreuil et son petit,dans le jardin en prenant son café le matin ça n’a pas de prix.

  5. Fabienne Hubert

    Tiens?… Je pense français tout comme zaza!.. Bonjour à tous mes voisins du monde (les pour, les contre et les indécis). Merci pour cette matière à réflexion tout en joliesse Audrey.

  6. Pas de cerfs chez moi en banlieue avec terrain clôturé… ici le problème c’est les lièvres, j’attends vos recommandations ! Merci de votre prose rafraîchissante, elle accompagne bien mon café ce matin.

  7. Denise B. Québec, Qc

    Des cerfs dévastent les hostas de ma voisine à chaque printemps, et heureusement laissent les miens intacts. Par contre, à la fin de l’été, ils s’aventurent dans un de mes potagers. C’est alors que j’installe une « clôture » de corde où je suspends des vieux CD. Avec la brise, ils tournoient et réfléchissent la lumière et ça les fait fuir ou les empêchent de s’approcher des derniers feuillages de légumes. Aussi, ils n’aiment pas les kales frisés mais le Lancinato, ça oui. Nous avons aussi un éclairage automatique par mouvement; lorsqu’il s’allume, nous sortons en tapant dans nos mains. C’est vraiment beau de les voir…fuir. HIHIHi

  8. Bonjour Audrey, tu mentionnes une clôture anti-rongeurs dans cet article :?pourrais-tu expliquer en quoi elle consiste précisément. Je projette d’installer une clôture anti marmottes autour de mon potager , or je ne sais pas comment la réaliser afin qu’elle soit efficace et en même temps que les efforts fournis ne soient pas trop gros. Il y a des gens qui me disent que je dois enterrer du grillage sur près d’un mètre de profondeur. Est-ce nécessaire d’aller si profond ? Quelle serait la profondeur idéale ? Et quelle est la bonne technique ? Merci d’avance , NB/ les trucs et astuces qui ne fonctionnent que momentanément et qui doivent être refaits sans cesse ne m’intéressent pas. Je ne peux pas avoir de chien.

  9. avec environ 7000 collisions déclarées aux assurances par années avec des chevreuils, seulement au Québec, c’est qu’il y en a trop dans certains secteurs. Et ça n’inclus pas de nombreuses collisions non déclarées. Oui je suis consciente que l’activité humaine interfère beaucoup avec leur habitat, mais en surpopulation, ils nuisent à leur propre environnement ainsi qu’aux autres herbivores. Mourir de faim dans un secteur protégé de tout risque n’est pas une si belle perspective…

  10. en réponse à Isabelle… Pour la clôture grillagée, je trouve plus intéressant de la placer de façon oblique vers l’extérieur de l’endroit à protéger (pas tout à fait à l’horizontal toutefois… ) . Moins de creusage pour l’humain, et l’animal va rapidement se tanner de gratter et trouver du grillage partout sous ses pattes… On en a une installée depuis une dizaine d’années, et jamais eu besoin de la re-travailler.

  11. Et moi qui ne trouvais que des qualités à cette magnifique bête…Cette lecture m’a fait penser à quelqu’un qui « dénigre » un ami… Mais bon, la vérité fait parfois mal, mais on ne peut pas empêcher un cœur d’aimer ? Avec le suisse (tamia rayé) par contre, je nourris un amour/haine, comme avec le chêne. Je suis une nouvelle abonnée au blog, ?

  12. Bonjour, pour ma part, ayant un potager sur une terre boisée, un effaroucheur à détecteur de mouvements acheté chez Lee Valley tient bien les cerfs à distance. Il n’est toutefois pas efficace contre les petits rongeurs. Au plaisir de lire vos trucs!

  13. Moi je trouve qu’on doit limiter le nombre car c’est plus souffrant pour eux de mourir de faim, donc stérilisation si possible. Merci pour votre article qui est très instructif.

  14. Le PlantSkydd fonctionne-t-il?

  15. Madame Audrey, attention à votre suggestion de lancer votre chien sur un chevreuil. Ma petite Yorkshire de 16 livres est allée sentir d’un peu trop près un petit faon dans notre boisé tout près de la maison, la mère l’a sentie et l’a chargée, elle est venue la mordre droit sous nos yeux, résultat 17 agrafes sur le ventre de ma Yorkshire. La mère était tellement enragée qu’elle essayait de nous charger en continuant de battre mon chien avec ses grandes pattes avant pour la retenir. C’était il y a 5 ans, en juin, en Estrie.

  16. Je vis à la campagne et les cerfs adorent mon jardin et mes arbres fruitiers. Je place tout simplement des assiettes d’aluminium au bout d’une ficelle et le tour est joué. Mon réel problème est les mulots. Mon jardin est fait de bacs surélevés et ces petites bestioles trouvent le moyen de creuser des trous partout, de manger la racine de mes plants, bref, ils font tout un ravage dans le jardin. J’ai essayé certains trucs mais sans succès. Si vous en avez un infaillible, je serais bien heureuse de le connaître.

  17. audreymartel

    @Isabelle Comme mon sol est très, très rocheux, creuser y est très, très ardu ! J’ai installé un grillage en posant la base au sol et j’ai ajouté des mottes de terre et roches tout autour pour la rendre « étanche ». Comme la forêt est à quelques mètres, c’est suffisant pour décourager les intrus de venir dans mon jardin.

    Enterrer sur un mètre est certainement excessif. A mon avis, un 30 centimètres devrait être suffisant pour décourager, surtout si vous ajoutez un peu de difficulté avec des roches ou autre. Après, si votre sol est particulièrement meuble et qu’il n’y a que du béton autour de chez vous… l’instinct de survie peut être parfois vraiment très fort!

    Je ferai un article vidéo au printemps pour présenter ma clôture et les éléments à considérer 🙂

  18. audreymartel

    @Lorraine Merci pour votre témoignage ! En effet, un cerf peut être très dangereux, en particulier les mères. C’est pourquoi je mentionne de faire attention que le chien ne s’approche pas VRAIMENT du cerf. Le mien cours vite, jappe fort, mais je sais qu’il ne s’approche jamais trop de la nouveauté. Heureuse de savoir que votre toutou a pu s’en tirer 🙂

  19. Chez moi j’installe des clôtures en filets sur certains rangs de mon potager (navets, betteraves). J’entoure d’autres rangs avec une clôture à poule. C’est très efficace. Les autres année je n’en mettais pas sur mes rangs de courge, mais cette année j’ai planté des cantaloups et je me suis rendue compte que les cerfs en raffolent! J’ai donc mis des filets dessus pour préserver ceux qui restaient. Je choisis mes combats, parce que je pourrais en mettre partout. Je leur laisse donc mes hostas. Si seulement ils pouvaient manger l’herbe du goûteux. J’en ai une infestation à cause des anciens propriétaires de la maison. Il y en a maintenant dans tout le sous-bois et je ne sais pas comment faire pour en venir à bout. En les mangeant, les cerfs me rendraient un grand service! Qui, sait peut-être qu’un jour quand ils auront trop faim… Je garde espoir! 😉

  20. Bonjour, j’ai résolu le problème des marmottes avec de l’urine accumulé dans une cruche et que j’ai versé dans le trou. Elles ont déménagé chez mes voisins. Pour le problème des cerf Je crois que de l’urine de loup (qu’on peux acheter dans les boutiques de chasseurs) pourrait faire l’affaire. Pour ce qui est des cerf de Longueil Je suis persuadé que les attraper et les redistribuer dans des régions ou la chasse est permise serait un moindre mal tant qu’a les laisser mourir de faim.

    • On a tellement de cerfs que je crois le temps venu d’ouvrir une chasse règlementée à l’année et enfin permettre à la population d’acheter du cerf en boucherie.

      Pareil pour les sangliers qui sont au premier stade de devenir un vrai problème de sécurité.

  21. Mon terrain donne sud-sur le Parc Orford. J’ai planté un peu de tout, mais ce qu’ils préfèrent ce sont le Thujas , j’en ai 2 sortes et l’attrait est pareil.

    Ma solution aussi bien pour les chevreuils que pour les orignaux ( 1 femelle et un jeune en général) a été d’adopter un chien de chasse terrier. Féroce gardien. Un Westie .
    étant âgé je dors ultra mal, j’entends les chevreuils et lui aussi et alors il sait que je vais le laisser courir après. Un bolide. Il est dressé pour ne pas aboyer à l’intérieur.

    Le pire problème que j’ai eu en 33 ans de jardinage, c’est un orignal qui s’est pris le panache
    dans la protection-filet autour des cèdres l’hiver. On a travaillé dur par – 30 +-, pour mettre un nouveau.
    Par contre je trouve cette faune magnifique à regarder.

  22. Il ne faut pas oublier que c’est nous, qui nous nous sommes approprié leur terrain. Moi, j’aimerais en voir sur mon terrain, au bout de mon terrain, il y a une rivière, mais comme c’est rocheux, ils vont plutôt chez mes voisins, et ça c’est lorsqu’il fait noir. Nous n’avons pas tous les mêmes goûts, mais jamais je n’en mangerais. Bonne Journée!

  23. Hello
    Le cerf en ville…
    Les capturer et les déplacer serait l’idéal.
    Simple ? Non mais, ce serait un juste retour.
    Introduire un prédateur ? No way!!
    Coyotes à Montréal sèment la terreur : attaquent les petits chiens, mangent chats etc
    Et ont même attaqué des gens qui promenaient leur animal de compagnie en laisse. Grooos problème !
    L’être humain envahie leur espace, les cloisonnent et puis se plaint.
    Réflexion sur notre humanisation et gestion des boisés et forêts est à faire!

  24. Patricia Dumais

    J’habite en campagne depuis plus d’un an, près d’une vaste forêt. C’est sur qu’il y a plein de cerfs (et de lièvres, renards, coyotes, loups, lynx, ours, etc.) Je suis au paradis car j’adore la faune sauvage! J’ai un jardin et, oui, certaines de mes plantes sont attaquées. Mais pour moi, c’est pas un problème – je les remplace par d’autres qui sont moins attrayants aux bêtes. Après tout, j’habite chez eux!

  25. Salut

    Dans mon coin les Cerfs sont chassés pour la nourriture. Ils vivent ds les boisés, les haut tes terres et aussi sur l’île protégée en face de chez moi. Ce qui est surprenant c’est que l’hiver ils traversent sur la glace et se déplace vers les terres et font le tour de ma maison dans tracas ! A date ?

    Parfois , j’en vois l’été nager de toute ses forces pour revenir vers les terres ou repartir vers cette fameuses îles protégées pleine de bons champignons et loin des chasseurs.

    C’est tellement bon le Cerf vous avez tellement raison et bien meilleur pour la santé que le bœuf.

    Pourquoi tant de soucis à les surprotéger alors que c’est une viande des plus DÉLICIEUSES ?

  26. Guy Laliberté

    Vous avez eu de bien intéressants commentaires, je ne peu en ajouter sinon que j’aime bien votre humour

  27. Suzanne Larente

    Moi aussi j’aimerais bien les voir « au bout de mon terrain » le problème c’est qu’on ne peut partager le territoire par arpentage ou par entente gré à gré… donc ils ne restent pas « au bout de mon terrain » hémérocales, liatris, rosiers…, tout y passe!

  28. Pourquoi nourrissez-vous une « haine » contre le tamia rayé.

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