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Ma sélection de conifères nains pour plate-bande de peu de soins

Je vis depuis 20 ans avec un jardin qui se trouve dans un loam sablonneux. Dans mon vocabulaire horticole, c’est ce qu’on appelle de la crème! Un beau sol sans pierres, facile à creuser. Une belle terre meuble où je peux creuser, creuser, creuser sans jamais m’épuiser! Le paradis, me direz-vous!

Les jardins de conifères nains ont un petit je-ne-sais-quoi qui me séduit à chaque fois. Photo: Flickr.

Toutefois, mon sol est davantage sablonneux que limoneux, ce qui fait que je dois faire une croix sur certaines plantes qui recherchent des sols bien riches et plus consistants. Rapidement, j’ai découvert ce que j’appelle « ma palette » (comme une palette de couleurs). C’est une liste grossière de plantes qui sont parfaitement heureuses chez-moi et que je plante en abondance. Dans cette liste, il y a les rhododendrons, les bleuets et bien sûr, les conifères! Puis, terrain de bungalow oblige, mon dévolu s’est jeté sur les conifères nains.

Pourquoi ce sont des plantes parfaites?

Sur le très beau site de l’« American Conifer Society », on trouve une définition précise de ce qu’est un conifère nain. On dit du conifère nain que sa croissance annuelle est de 2,5 à 15 cm de long et qu’après 10 ans de culture, il atteindra au plus 1,5 mètre de hauteur. Le conifère miniature est encore plus petit, avec une croissance de moins de 2,5 cm par année et une taille maximale de 30 cm de haut après 10 ans.

Cette très lente croissance en fait les plantes les plus dociles qui soient. Aucun danger de se faire envahir par des conifères nains! Aussi, ils ne nécessitent aucune taille. Leur forme naturelle est un facteur important de leur charme. Ce petit côté croche ou ce sommet aplati est ce qui définit le mieux les conifères nains de mon jardin. Je ne me verrais pas en faire des boules parfaites et des chapeaux de fête.

On aurait tendance à croire que les conifères nains sont tous pareils et que cela est ennuyant, mais c’est tout le contraire. Il y a une pléiade de formes, de couleur de feuillage, de densité qui permet de créer des aménagements fort intéressants seulement avec des conifères nains.

Puis, dans le département du jardinier paresseux, on ne fait pas mieux! Pas de bibittes, pas de maladies, pas de taille, pas d’engrais! C’est vraiment le bonheur!

Mes premiers conifères nains

Il faut dire que j’ai été initiée aux conifères nains par un précieux ami et mentor. Passionné par ces petites bêtes, il en faisait la production et il a déposé sur le pas de ma porte une demi-douzaine de magnifiques spécimens qui sont presque tous de ce monde aujourd’hui. En façade se trouve une forme naine du pin parasol du Japon (Pinus densiflora ‘Umbraculifera’). Après 20 ans de croissance, c’est maintenant une belle boule d’un mètre et demi de hauteur. Un peu dégarni d’un côté, car il est adossé à une grosse épinette du Colorado, il reste tout de même splendide.

Mon pin parasol du Japon… dans 150 ans! Photo: Wikimedia Commons.

Il y avait aussi en façade, ce qui je crois était un pin blanc du japon miniature (Pinus parviflora ‘Glauca Brevifolia’). J’anticipais sa belle forme de pyramide étroite. Mais ce beau bébé au feuillage bleuté a succombé à la vie de famille: ce n’était pas une bonne idée de jouer à saute-mouton avec mon joli pin nain…

Puis, dans ma cour arrière, ma plus grande fierté: un pin aristé, probablement le cultivar ‘Hortsmann’ (Pinus aristata ‘Hortsmann’). Celui-là, il résonne dans mon cœur, car j’ai eu l’heureux hasard de voir ses ancêtres en vrai dans le fin fond des Montages Rocheuses du Colorado. Ce sont des conifères souvent millénaires qui résistent aux pires intempéries. Le mien a tout d’un petit bonsaï à deux troncs. Un peu tortueux, il mesurait 72 centimètres quand je l’ai planté il y a 20 ans. Il en mesure maintenant 78! J’exagère à peine! Chaque année, il abandonne une partie de ses aiguilles. C’est donc le bout des branches qui est feuillu! Et chaque fois que je le vois, je pense aux « Bristlecone Pines » de Windy Ridge.

Dans cette belle collection, il y a aussi un mélèze pleureur (Larix decidua ‘Pendula) qui ne m’a pas encore révélé son plein potentiel. Il faut que je vous avoue que je l’ai planté dans l’ombre la plus totale. Et les mélèzes, en général, sont des conifères de plein soleil. Quand même, il ne fait pas plus de 1,5 mètre de haut et même s’il est un peu dégarni, il demeure un favori.

Ma sélection du moment

Je crois que la pruche du Canada est mon conifère préféré. Il n’est pas étonnant que je me sois intéressée à ces variantes plus naines. Même si la pruche ‘Gent’s White’ atteint maintenant 4 mètres de hauteur, chez moi, je la considère toujours comme une version naine du conifère de nos forêts. Mon nouveau bébé est la pruche pleureuse (Tsuga canadensis ‘Jeddeloh’) qui atteindra environ 50 cm en hauteur et 80 cm en largeur à maturité. En vérité, je convoitais depuis des années la pruche ‘Cole’s Prostrata’ qui a une forme plus miniature, mais le même port retombant. Après quelques années de recherche infructueuse, j’ai dû me résigner sur cette version un peu plus volumineuse.

Mon pin blanc nain, au moment de sa plantation en 2006. Il mesure maintenant 1,2 mètre de haut. Photo: Julie Boudreau.

Je suis aussi en amour avec mon pin blanc nain à feuillage bleuté (Pinus strobus ‘Glauca Nana’) qui est une boule dense naturelle qui n’a pas encore atteint le mètre et demi. Le feuillage est léger. Les aiguilles sont un peu plus courtes que l’espèce et elles portent un léger reflet bleuté. On est plus dans le vert bleuté que dans le bleu acier! J’apprécie particulière le beau tapis d’aiguilles qui couvre le sol à ses pieds, comme le font tous les pins blancs de ce monde!

Les aiguilles courtes et trapues du sapin nain me font retomber en enfance. Je babille chaque fois que j’en croise un, tant c’est chou mignon. Photo: Wikimedia Commons.

J’ai aussi jeté mon dévolu sur quelques beautés qui feront leur apparition dans mon jardin prochainement, dont le sapin nain (Abies balsamea ‘Nana), avec ses minuscules aiguilles qui donnent à la plante une allure clownesque (ne me demandez pas, c’est vraiment ce qui me vient à l’esprit quand je vois cette plante!). Peut-être une petite épinette ‘Little Gem’ (Picea abies ‘Little Gem’). Puis, je songe depuis longtemps à remplacer mon défunt pin blanc du Japon par un pin nain des montagnes (Pinus cembra), même si du haut de ses 10 mètres, on ne pourra plus le qualifier de conifère nain!

Dans cette aventure dans l’univers du conifère nain, il faut être bien conscient que certains de ces petits arbustes finissent par dépasser les mesures promises sur les étiquettes, comme le précise cet article. Puis sans surprise, Larry aussi était amoureux des conifères nains!

Étiquettes + Aménagement paysager à entretien minimal, Conifères miniatures


commentaire sur "Ma sélection de conifères nains pour plate-bande de peu de soins"

  1. Nicolette dit :

    C’est vraiment très beaux et sans entretien dites-vous! J’en veux un. C’est une belle découverte pour moi. J’espère en trouver en pépinières au printemps, Merci!.

  2. Suzanne dit :

    J’ai un Pinus Cembra “Blue Mound” / Blue Mound Swiss stone/. L’étiquette indique la taille en moyenne:
    H: 3 pi et Largeur 2 pieds. Je l’ai planté en août 2020, il s’est bien implanté et croît lentement. Terre sablonneuse, soleil d’après-midi. Magnifique!!!

  3. Anonyme dit :

    Belle découverte ce matin, j’adore ?

  4. Fernande dit :

    Vraiment joli. Ça me donne de bonnes idées pour mon grand terrain. Merci.

  5. Louise L dit :

    Quelle bonne idée de planter de conifères différents de ceux qu’on voit habituellement! Je vais certainement adopter cette idée au printemps prochain! Merci pour ces suggestions! J’espère trouver un pin parasol du Japon, ce serait magnifique chez moi!

  6. Jacinthe dit :

    Merci beaucoup! Vraiment interesssnt!

  7. daisililly dit :

    C’est bien tentant! Qu’en penseraient les chevreuils de mon voisinage? Ces petits nains seraient-ils un joyeux festin?

  8. Anonyme dit :

    Je rêve déjà au printemps. Merci pour cette information

  9. Nathalie Légaré dit :

    Conifères et rhododendrons sont un must chez moi. Lorsque j’ai fait refaire mon arrangement du devant, le paysagiste est reparti avec mon gros rhododendron de 10 ans! J’étais en furie de le voir ainsi déraciné!

    J’en ai replanté 3 en compagnie de cèdres et j’attends avec impatience le printemps pour me faire une haie de rhododendrons! Étant sur un terrain sablonneux, quel bonheur pour moi ce fut de lire cette rubrique! Merci!

  10. Sylvie dit :

    Pour me gâter l’an dernier, j’ai acheté une pruche Gent’s White et une petite Jeddeloh… je l’es protégerai cet hiver car l’an passé les vents d’hiver les ont fait roussir quelques branches et aiguillons… merci pour ce magnifique article…!

  11. Danielle Brossard dit :

    Merci pour cet article sur les conifères nains qui sont très pratiques dans les petits jardins. Reste à les dénicher dans les pépinières : ouf !

  12. Jean-Pierre Devoyault dit :

    Les conifères nains , notre spécialité… Au Jardin de Jean-Pierre…

  13. Sophia dit :

    Bonjour, merci pour cet article très intéressant!
    Auriez-vous des suggestions de conifères nains qui préféreraient l’ombre?
    Merci.

  14. Danielle Brossard dit :

    Je suis contente de connaître votre pépinière que je ne connaissais pas. Ce n’est pas à la porte (4 heures aller-retour) mais j’en profiterai pour faire une pique-nique dans les environs. Merci pour l’information.

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