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Récupérer quelques semences au potager

Je dois vous faire une confession: mon dévouement envers mon potager est changeant au cours de la saison.

Au printemps, je suis évidemment excitée à l’idée de recommencer à cultiver mon petit jardin de ruelle, car durant la saison estivale, je suis pratiquement toujours dehors. L’été suit son cours et je prends le temps de tuteurer, désherber, récolter, arroser, fertiliser et inspecter mes plantes potagères, autant de petites attentions qui me rendent fière et heureuse.

Le résultat me surprend chaque année, d’une cour grise et fade à un oasis luxuriant de verdure. Même après des années, je peine à croire que de si petites semences peuvent transformer mon espace ainsi que mon frigo!

Et puis l’automne!

Et puis l’automne arrive sans crier gare, je sors un matin sur ma terrasse et mon jardin semble fatigué. Les feuilles jaunissent, se couvrent de taches, les plants semblent rabougris, tout d’un coup je trouve ça moins beau.

Je sais que ça peut sembler étrange, mais à ce moment, mon assiduité baisse considérablement, comme si moi aussi je changeais de cycle. Et je m’en confesse: je délaisse progressivement mon potager pour favoriser la cuisine et la transformation.

Cela vient évidemment avec son lot de surprises. Certaines laitues abandonnées montent en graines, plusieurs haricots sèchent sur mes plants, mes fleurs ne sont plus colorées, perdent leurs pétales et forment leurs graines.

Feuilles de haricots jaunissantes.
Feuilles de haricots
Haricots abandonnés, feuillage dépérissant.
Haricots abandonnés
Semences de cosmos sulfureux
Semences de cosmos sulfureux

La récup? Pourquoi pas!

Il y a de cela quelques années, une amie était passée chez moi et m’avait simplement demandé si ces légumes abandonnés n’avaient pas été laissés sur place afin d’y récupérer les semences.

Cette question m’avait soufflée! Moi qui travaille en agriculture urbaine et qui ai fait des études en production horticole, je n’avais jamais pensé à cette possibilité! Ça m’avait fait drôle de réaliser que même durant mes études, cette thématique avait peu été abordée, voire pas du tout.

Par orgueil, j’avais probablement répondu que c’était effectivement prévu. Puis je me suis, dès que possible, plongée dans la littérature à ce sujet.

Quel univers fascinant! Par mes lectures, j’ai découvert une discipline de passion, celle des semenciers, mais également tout le travail et la minutie qui était requise afin de garder une variété intacte saison après saison.

J’avoue que ça m’avait inspirée et impressionnée, mais un peu découragée aussi. On parlait de types de semences, de distances d’isolement pour préserver la variété, de croisement et même de pollinisation manuelle. Je comprends que pour en faire le commerce, il est important de suivre un cahier de charge strict. Mais à l’échelle de mon potager, pourquoi ne pas expérimenter?

Mais que va-t-il se passer si je ne fais pas tout dans les règles de l’art?

Une ouverture à l’expérimentation!

Mot d’ordre pour expérimenter la conservation des semences en mode découverte: l’ouverture!

Pour ma part, je récupère quelques semences pour le plaisir, en ne prenant rien pour acquis quant au résultat qui sera obtenu. Et voici pourquoi…

Vous ne le réalisez peut-être pas, mais les pollinisateurs franchissent des distances considérables dans une journée et butinent autant qu’ils le peuvent. Sans entrer dans les détails théoriques, le fait qu’une abeille butine une ou plusieurs fleurs de plantes potagères de la même famille et sur un même territoire (par exemple plusieurs courges de variétés différentes), pourrait modifier le code génétique de cette plante.

Vous ne le réaliserez pas en saison, les légumes que vous mangez n’en seront pas affectés. Par contre, si vous récupérez les semences, il est fort possible que vos courges, la prochaine année, soient légèrement différentes. Sans compter le travail fait par le vent, qui lui aussi est un grand pollinisateur. Imaginez donc les possibilités à l’échelle d’un quartier à forte densité de population!

Il existe aussi des semences dont les caractéristiques ne sont pas fixées.

L’année 1

Pour l’année 1, vous allez récolter les fruits tels que décrits sur le sachet de semences. Si vous récupérez les semences de cesdites plantes, vous risquez de retrouver des plants similaires à ceux de la première année, mais également une multitude d’autres combinaisons des diverses caractéristiques des plants de l’année 1.

Par exemple, vos semences de gros poivrons rouges pourraient donner de petits poivrons rouges ou de gros poivrons plus orangés, si la pollinisation a été croisée avec de petits poivrons oranges!

Pour mieux comprendre la théorie derrière les types de semences, je vous invite à lire cet article de Lili Michaud sur les semences hybrides et à pollinisation libre.

Vous comprenez maintenant pourquoi je parle d’ouverture? En récupérant vos semences ainsi, sans interventions précises, vous vous exposez à un monde de possibilités, c’est génial non? Peut-être que certaines découvertes seront moins alléchantes que d’autres. Le jardinage est après tout un lieu d’exploration qui comprend son lot d’essais et d’erreurs. À cet effet, rien ne vous empêche d’acheter certaines semences précises pour des légumes dont vous aimez vraiment les caractéristiques telles que vous les connaissez.

Quelques suggestions pour débuter

Un peu comme l’apprentissage du jardinage, je suis de l’école qui prône de commencer doucement, consolider les acquis et progresser par la suite. Pour ces raisons, je vous suggère de choisir une ou deux plantes potagères pour commencer l’aventure.

Pour ma part, je considère que les haricots et les pois sont un bon point de départ. Je l’avais fait moi-même sans m’en rendre compte! On laisse sécher complètement quelques gousses sur les plants, puis on récupère les semences qui se trouvent à l’intérieur. Assurez-vous que tout soit bien sec avant d’entreposer. Le bocal de verre reste une très bonne option, mais placez-le à l’abri de la lumière.

Haricots secs noirs
Haricots secs

Semences de roquette

J’ai aussi déjà récupéré des semences de roquette malgré moi. Nous cultivions, aux Urbainculteurs, un toit jardin expérimental en plein sol. Beaucoup de roquette avait été semée et, faute de temps, je n’avais pu aller faire l’entretien adéquat. À mon retour, j’ai retrouvé des dizaines de plants de roquette qui avaient fleuri. Ils avaient alors formé une multitude de siliques sèches (gousses qui renferment les graines) dont certaines s’étaient déjà semées à nouveau.

Fleurs de roquette blanc verdâtre aux nervures pourpr foncé.
Fleurs de roquette

Un beau tapis de nouvelle roquette était déjà bien établi. Tant de semences produites par quelques plants! Dans cette optique, pourquoi ne pas laisser un peu de roquette fleurir dans votre potager? Ces plants produisent une grande quantité de semences! Comme les haricots, laissez sécher complètement les siliques sur les plants et récupérez les semences qui se trouvent à l’intérieur.

Fines herbes

J’ai aussi envie de vous proposer de récupérer les semences de deux herbes qui remplissent, selon moi, une multitude de fonctions intéressantes : l’aneth et la coriandre. On me dit souvent qu’il est difficile de cultiver ces deux herbes. Qu’elles montent rapidement en graine à comparer d’autres, cela peut parfois être frustrant.

Ombelle d'aneth
Fleur d’aneth

Tout d’abord, ce sont des annuelles de courte durée. Il est tout à fait normal que leur cycle soit plus court que d’autres herbes qui seraient bisannuelles ou vivaces, par exemple. Malgré tous les petits soins que vous pourrez leur donner, elles finiront par monter. Dans ce cas, pourquoi ne pas les laisser aller?

Grains d'aneth
Graines d’aneth

L’aneth et la coriandre font partie de la famille des apiacées. C’est une famille qui est particulièrement prisée par les insectes pollinisateurs et prédateurs. Ces belles fleurs délicates embelliront votre espace tout en attirant des insectes bénéfiques dans votre potager.

Après les fleurs se développent les graines. Laissez sécher les ombelles (les bouquets floraux) sur les plants afin d’y récupérer les semences. Ces graines pourront être semées à nouveau l’année suivante ou intégrées dans vos plats favoris. Eh oui! Les graines de coriandre et les graines d’aneth sont de formidables aromates!

Fleurs de coriandre
Fleurs de coriandre

Si jamais vous oubliez de récupérer lesdites semences, elles tomberont éventuellement au sol et certaines risquent de pousser au printemps. Assez pratique pour les jardinières paresseuses, non?

Graines de coriandre
Graines de coriandre

Un petit sondage

Avant de rédiger cet article, j’ai sondé quelques personnes de mon entourage afin de me nourrir de leur expérience. Évidemment ce sont des connaissances empiriques qui ne sont pas issues d’un manuel de conservation des semences, mais je trouvais intéressant de vous les partager.

Une amie cultive une variété de piment fort dont les graines proviennent d’un légume acheté dans une fruiterie. Le piment n’était pas issu de l’agriculture biologique et elle connaissait encore moins les caractéristiques des semences d’origine. Les semences ont été récupérées dans le fruit et correctement séchées avant d’être entreposées. Selon elle, les caractéristiques d’origine ont été conservées malgré le fait qu’elle n’ait pas porté une attention particulière à ces plants.

Est-ce que le résultat sera le même pour tout ce que vous pourrez trouver à la fruiterie? Évidemment que non, mais si vous avez le goût d’essayer, pourquoi pas!

J’ai aussi une autre amie qui récupère ses semences de poivrons année après année. Elle découvre parfois des mélanges mystérieux sur certains plants, mais selon elle, ça fait partie de la découverte et ses poivrons sont encore tout aussi savoureux.

Fruit du dragon
Fruit du dragon

Finalement, j’ai un ami qui a récupéré des semences de pitaya, oui oui, le fruit du dragon. Bon, il n’a jamais mangé de fruit du dragon issu de ses semences, mais l’expérimentation a donné de superbes plantes d’intérieur et ça fait certainement jaser lorsqu’il montre ses spécimens!

Plants de fruit du dragon
Plants de fruit du dragon

À chaque plante sa méthode de récolte

Chaque plante est unique, donc les méthodes pour récupérer les semences peuvent varier. Ce court article n’est pas exhaustif sur les méthodes. Il vise davantage à piquer votre curiosité afin d’oser essayer de nouvelles techniques.

Certaines plantes comme la carotte et le chou-rave doivent être cultivées sur deux années afin de pouvoir récolter des graines. Vous imaginez le travail?

Pour les légumes charnus comme la courge ou la tomate, on suggère de laisser le fruit le plus longtemps possible sur le plant afin de favoriser la maturité des graines. D’ailleurs, pour en connaître la procédure, je vous suggère de lire sur le blogue l’article “Peut-on utiliser les semences de tomates du supermarché?”

Il y a énormément à faire et à apprendre si cela vous intéresse, un monde de possibilités s’ouvre à vous.

Une activité enrichissante

Vous hésitez encore à essayer? Récupérer quelques semences est une activité enrichissante à plusieurs niveaux. En adoptant une attitude d’ouverture envers les croisements et changements possibles dans nos plantes potagères, on développe une curiosité face aux aliments en plus de pouvoir être surpris de ce que la nature peut créer.

À force de récupérer vos semences, vous créez des variétés qui sont de plus en plus adaptées à votre milieu. Vous développez votre terroir. Vous allez probablement continuer à acheter certaines semences, mais celles issues de vos cultures contribuent à une certaine autonomie sur l’approvisionnement et le mode de production.

Que vous soyez un enfant ou un adulte, apprendre et effectuer le cycle complet d’une plante (et surtout voir tout ce que ça prend pour récolter un légume!) est selon moi un outil éducatif puissant afin de prendre conscience de la beauté de la nature ainsi que de sa fragilité.   

Page couverture du livre La conservation des semences : Guide de production à petite échelle
La conservation des semences : Guide de production à petite échelle

Si vous souhaitez aller plus loin, sachez qu’il existe une littérature abondante et exhaustive sur le sujet, expliquant comment réussir à conserver les caractéristiques d’une variété donnée afin de réutiliser les semences. Je vous suggère “La conservation des semences : Guide de production à petite échelle”, publié par Semences du patrimoine. Un nouveau pan du jardinage à découvrir sans retenue.


commentaire sur "Récupérer quelques semences au potager"

  1. Charlotte dit :

    Merci à nos Amis-es Québécois pour les partages
    Merci Marie André
    ?? Nous avons un jardinet ?? et je laisse mes plantes aromatiques se semer
    Exemple la MÉLISSE,,
    Je vais essayer pour les poivrons !
    INFINIES GRATITUDES pour vos conseils et les liens de lecture
    ?? Vendredi 21 Octobre 2022

  2. Charlotte dit :

    Merci à nos Amis-es Québécois pour les partages
    Merci Marie André
    ?? Nous avons un jardinet ?? et je laisse mes plantes aromatiques se semer
    Exemple la MÉLISSE,,
    Je vais essayer pour les poivrons !
    INFINIES GRATITUDES pour vos conseils et les liens de lecture
    ?? Vendredi 21 Octobre 2022

  3. Anonyme dit :

    Depuis plusieurs années, 20 ans environ, je récolte les graines de mon potager. Le persil, les carottes, les poireaux sont laissés en terre et je recueille les graines le deuxième été. Deux ou trois plants suffisent. Tomates, haricots, courges, pois mange-tout dès la fin de la première saison. Je fais de même avec les capucines

  4. Michelle Landry dit :

    Bonjour,
    L’automne dernier j’ai coupé à quelques pouces du sol mon plant de kale, envisageant de l’arracher plus tard… je l’ai oublié sous un couvert de feuilles. Au printemps je l’ai vu et me suis aperçue qu’il semblait y avoir un peu de vie. Je l’ai laissé aller pour voir ce que ça donnerait et… j’ai eu un magnifique gros plant de kale à nouveau tout l’été et encore très productif à ce temps-çi et ça sans avoir presque rien fait. Il s’est comporté comme une vivace. C’est un hasard ? Je retente l’expérience cette année toujours avec le même plant afin de voir si l’an prochain j’aurai le même résultat…

    • Sophie dit :

      Pour certaines plantes, il est prudent de bien les contrôler; j’avais de la roquette que j’ai laissé au jardin et ça a pris tout l’espace! J’en retrouvais partout, même en dehors du jardin, dans mon parterre, elles sont difficiles à arracher et j’ai mis plusieurs années à m’en débarrasser!

  5. Annie dit :

    Merci pour cet article intéressant. Pour ma part, en Belgique, je récolte depuis longtemps des semences de Cosmos, Tagetes, œillets d’Inde, nigelle, calendula, et il y en a d’ailleurs beaucoup qui se propagent tout seuls. Cette année, j’ai récolté et semé des claytone de Cuba ou pourpier d’hiver. Il résiste à nos hivers, mais j’ignore si ce serait pareil chez v !

  6. Raphaëlle Petitjean dit :

    C’est comme ça que j’ai eu cette année un plant de tomate grimpant avec de grosses tomates. Une chance que le l’avait planté contre une palissade, pour attacher un maximum de branches et éviter qu’elles ne s’écroulent sous le poids des fruits.

  7. Gaëlle dit :

    Pour le plaisir j’ai fait germer des pépins ce citron issus du même citron. Étonnamment j’ai obtenu 2 beaux plants mais très différents. L’un est petit avec beaucoup de feuilles et l’autre bien plus grand, moins de feuilles mais plus grandes. C’est fou!

  8. Denise B, Québec, Qc dit :

    L’an dernier, j’ai acheté de magnifiques piments rouges longs bio et eu l’idée d’en prélever des semences pour cette année, résultat= des minuscules poivrons verts amers. Par contre, ça fait des années que je sème et récolte différentes variétés d’haricots pour mes légumineuses annuelles, même des Soisson. Pareil avec les capucines, une partie des graines sont séchées, l’autre est transformée en câpres délicieuses. Et que dire de mes nombreuses variétés de tomates dont certaines achetées à l’épicerie. Récolter ses semences fait partie du plaisir annuel du jardinage en potager. Bonnes expériences!

  9. Isabelle dit :

    Merci pour cet article si intéressant! Ça explique pourquoi mes tomates italiennes ont changé de format d’année en année! Je n’aurais jamais pu deviner que la pollinisation libre ou les butineurs pouvaient en être responsables. Cette année j’ai récolté les semences d’haricot, de mes tomates et de certains piments forts. Merci pour les liens vers les articles supplémentaires. C’est un sujet qui me passionne et qui est tellement gratifiant.
    Pour répondre à Mme Landry, mon plant de kale a également survécu a l’hiver (et aux lièvres).

  10. Clémence Carrier dit :

    Bonjour Marie-Andrée!
    C’est bien la première fois que je commente un article. Le tien m’a intéressé au plus haut point!
    Je cueille mes semences depuis plusieurs années au jardin ( je suis membre du Jardin Communautaire biologique Le Tourne-Sol). Ça l’a été une belle découverte et une grande satisfaction de partir mes semis avec mes semences.
    Au printemps j’ai découvert que mes semences de cosmos sulphureus étaient trop vieilles; ça fait partie des désavantages d’avoir trop de semences variées.
    Si tu en as à partager, je peux t’en échanger pour d’autres semences.
    Tu peux me rejoindre par courriel ou sur facebook:
    clemocarrier@gmail.com

    Merci pour ce bel article!

    Clémence Carrier

  11. Daniel Fantino dit :

    Une laitue d´épicerie avec 2 bébés sont très rapidement montés en graines comme des clones. J´ai des centaines de graines et des laitues gratuites.
    Mes tomates Savoura et une autre ont produits des fruits “identiques” . Les coeurs de boeuf Tomatas furent excellentes mais aux formes variées. Payé 8$ pour 3 tomates ! À ce prix là, on tente le coup ! Plantées en bacs elles sont au chaud à l´intérieur avec des fruits à divers degré de maturité et des boutons floraux !
    Les vieilles parties des plants sèchent avec plein de nouvelles repousses que je vais séparer et planter de nouveaux, en plus de celles qui ont pourries dans les bacs et germées. Bon j´attend la livraison de 20 tonnes de terre à étendre dans la maison car je vais manquer de bacs ??
    Sérieusement, les résultats sont incertains, mais mes 8$ de Tomatas ont fait du chemin et ne semblent pas vouloir s´arrêter. On verra sous de nombreux del (seul point négatif) ce que la culture hivernale dans une maison donnera. J´avais démarré le tout le 2 janvier 2022. Oui….c´était un peu tôt. Qui a dit que
    ” ah que la neige a neigé . Ma vitre est un jardin de givre…..À tout l´ennui que j´ai”. Cet Émile Nelligan aurait été moins triste avec un jardin hivernal !

  12. Daniel Fantino dit :

    Une laitue d´épicerie avec 2 bébés sont très rapidement montés en graines comme des clones. J´ai des centaines de graines et des laitues gratuites.
    Mes tomates Savoura et une autre ont produits des fruits “identiques” . Les coeurs de boeuf Tomatas furent excellentes mais aux formes variées. Payé 8$ pour 3 tomates ! À ce prix là, on tente le coup ! Plantées en bacs elles sont au chaud à l´intérieur avec des fruits à divers degré de maturité et des boutons floraux !
    Les vieilles parties des plants sèchent avec plein de nouvelles repousses que je vais séparer et planter de nouveaux, en plus de celles qui ont pourries dans les bacs et germées. Bon j´attend la livraison de 20 tonnes de terre à étendre dans la maison car je vais manquer de bacs ??
    Sérieusement, les résultats sont incertains, mais mes 8$ de Tomatas ont fait du chemin et ne semblent pas vouloir s´arrêter. On verra sous de nombreux del (seul point négatif) ce que la culture hivernale dans une maison donnera. J´avais démarré le tout le 2 janvier 2022. Oui….c´était un peu tôt. Qui a dit que
    ” ah que la neige a neigé . Ma vitre est un jardin de givre…..À tout l´ennui que j´ai”. Cet Émile Nelligan aurait été moins triste avec un jardin hivernal !

  13. Manon (de Lanaudière) dit :

    Fascinant cet article! Merci beaucoup pour tous ces trucs… je vais plus m’y attarder l’an prochain! C’est ça être une débutante! ?

  14. annesirois5 dit :

    J’ai un potager dans un jardin communautaire; depuis des années, je ne sème plus de salade au printemps, mais je laisse les plants le plus tardifs monter en graine, et l’automne venu je les secoue sur les surfaces où je veux de la laitue l’année suivante. Chaque année, au printemps, une mer de petite salade germe, de l’hybride Mile End – un mélange des différents variétés présentes au jardin. Et on remarque quelle génétique est forte – il y a beaucoup de feuille de chêne rouge dans ma salade! Je laisse aussi la roquette, l’aneth, la coriandre essaimer comme bon leur semble – vive le jardinage paresseux!

  15. Serge Laramée dit :

    Depuis plusieurs années, je récupère les graines de presque tout,et particulièrement les annuelles.
    Disons que pour les pétunias avec l’hybridation que me font les polonisateurs j’ai des variétés incroyables, que je vois dans les livres de semence.

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