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Ma (très courte) carrière de pépiniériste

Du milieu des années 1970 et au début des années 1980, l’Amérique du Nord et l’Europe ont été plongées dans une période de grande passion pour les plantes d’intérieur. Les gens appelaient cette période «la plantomanie» ou utilisaient le terme anglais «Houseplant Mania» ou «Houseplant Explosion». Tout le monde et son frère avaient une plante d’intérieur comme compagne ou devenait pépiniériste à petite échelle.

(On se rappelle aussi des «pet rocks» [roche de compagnie]. Elles aussi étaient populaires à ce moment, mais les roches sont moins communicatives que les plantes).

Au cas où vous avez du mal à identifier l’époque, c’était celle où tout le monde faisait du macramé! 

Bureau avec un portable, une femme qui travaille et beaucoup de plantes d'intérieur.
La plantomanie des années 2020 s’expriment par la présence de plantes d’intérieur partout, même au bureau. Photo: CaptainMCity, depositphotos

Eh bien, aujourd’hui, environ 40 ans plus tard, nous participons certainement à une deuxième plantomanie, peut-être plus importante que la première. Il faut l’admettre: les plantes d’intérieur sont partout. Dans les maisons, dans les commerces, dans les bureaux. Et quant à moi, tant mieux si cette ère est de retour, car je n’ai jamais vraiment quitté la première! 

Bien que j’aie beaucoup réduit ma collection l’année dernière pour des raisons de santé, j’en ai encore plus de 70 plantes d’intérieur en pot individuel… plus de 100 si l’on compte les plantes en terrarium ou jardin intérieur et sur mon mur vert. 

Prix très chers!

Fait intéressant, bon nombre des plantes les plus recherchées des années 70 sont toujours aussi appréciées aujourd’hui. Je salive toujours devant les anthuriums et les orchidées extraordinaires et rares qui dépassaient largement mon budget à l’époque… et les mêmes plantes sont toujours proposées et sont toujours aussi hors de prix aujourd’hui! 

20190123b stayathomeplantmom, pinterest.com
Pothos ‘Cebu Blue’  (Epipremnum pinnatum ‘Cebu Blue’). Si facile à multiplier, mais il se vend toujours très cher! Photo: stayathomeplantmom, pinterest.com

Et j’avais accumulé, ici et là, certaines raretés au cours des décennies. Plusieurs des plantes que j’avais l’habitude de donner à tout le monde comme si c’était des bonbons, comme le pothos ‘Cebu Blue’ (Epipremnum pinnatum ‘Cebu Blue’), se vendent maintenant au prix d’or. Mon monstera ‘Thai Constellation‘, un gros monstera panaché que j’avais depuis longtemps, s’est vendu 560$ quand je l’ai offert à l’école de mes petits enfants pour faire des fonds lors d’un encan silencieux.

Embarqué jusqu’au cou dans le monde des plantes d’intérieur

J’ai même lancé une revue pour les amateurs de plantes d’intérieur à l’époque: comme un blogue, mais avant l’ère des blogues. Combien de personnes s’en souviennent encore? Photo: jardinierparesseux.com

J’ai été carrément englouti par l’engouement pour les plantes d’intérieur, moi qui rêvais de jardiner, mais qui n’avais pas encore d’espace jardin que sur le balcon. J’ai ramassé des plantes d’intérieur plus vite que je pouvais apprendre à prononcer leurs noms botaniques! 100 plantes, 200, 300… il n’y avait pas de limite aux possibilités.

En fait, cependant, oui, il y avait une limite. Mon budget limité! J’ai donc commencé à échanger des plantes et des boutures avec autrui, à la fois localement (je suis devenu membre de différentes sociétés d’horticulture locales) et par courrier via des sociétés nationales et internationales d’amateurs de plantes.

Exemples de revues, d'affiches publicitaires et d'expositions de sociétés de plantes spécialisées.
Chaque société d’horticulture spécialisée avait sa revue, son exposition, son congrès annuel, des tables de vente, des visites de jardins et beaucoup plus à offrir aux membres. J’ai fait de très belles rencontres avec leurs membres et suis souvent revenu avec de belles plantes pour ma collection. La plupart existent toujours et offrent toujours autant de bons services!

Je suis devenu membre de bon nombre de sociétés spécialisées dans les plantes d’intérieur, surtout au Canada et aux États-Unis, et j’ai souvent participé à leurs activités, aidant à éditer leurs revues, à organiser leurs congrès, ou travaillais bénévolement pour elles d’autres façons. Je n’ose pas vous présenter toute la liste, mais voici quelques-unes: l’American Gesneriad Society (maintenant The Gesneriad Society), l’American Orchid Society, la Société canadienne de la violette africaine Canada, le Cactus and Succulent Society of America, l’American Begonia Society et l’Indoor Light Garden Society of America.

Comme il n’y avait pas d’Internet à l’époque, les échanges prenaient du temps. J’écrivais beaucoup de correspondance à cette période et recevais régulièrement des petits cadeaux par la poste. Évidemment, je partageais aussi mes plantes de la même façon.

De bénévole à commerçant

Au fil du temps, j’ai commencé à remarquer que certaines personnes créaient des entreprises horticoles personnelles, de petites pépinières de production pour répondre aux besoins de tous ces jardiniers passionnés. Elles plaçaient des annonces dans les publications des diverses sociétés et vendaient des plantes, des boutures et des graines par commande postale. «Je pourrais faire ça!», ai-je commencé à penser. Et ainsi j’ai entrepris de créer ma propre pépinière de plantes d’intérieur… dans mon appartement au sous-sol.

Violettes africaines et autres plantes d’intérieur sous les lumières.
S’il y avait de la place dans mon appartement, j’estimais qu’il était de mon devoir de pépiniériste d’installer une lampe horticole et de la remplir de belles plantes. Photo: jardinierparesseux.com

D’accord, je n’avais pas de serre ni même de chambre d’amis où démarrer les plantes. Ainsi, j’ai installé des banques de lampes fluorescentes (les lumières DEL n’étaient pas encore connues des jardiniers amateurs à cette période) dans tous les espaces que je pouvais, principalement tout le long du couloir principal de l’appartement que je partageais avec ma femme et notre nouveau-né.

Vous seriez étonné de la quantité de matériel végétal que l’on peut produire sous de simples lampes fluorescentes dans un appartement au sous-sol. Quand je dis aux gens que j’avais plus de 600 plantes d’intérieur à l’époque, ils ne me croient jamais. Mais, en fait, je suis convaincu que je sous-estime le nombre, et de beaucoup. Pendant mes «années de pépinière», je produisais vraiment beaucoup de plantes!

J’ai cultivé des plantes vertes (bégonias, pépéromias, piléas, etc.), des plantes à fleurs (violettes africaines, sinningias miniatures, épiscias, abutilons, etc.), des plantes succulentes (haworthias, echevérias, sédums, rhipsalis, etc)… tout ce qui poussait assez rapidement pour que je pense pouvoir éventuellement en vendre dans un laps de temps assez court. J’espérais ainsi réaliser un profit. Je ne produisais pas d’orchidées ou de cactus, sinon pour mon propre plaisir, car ils étaient trop lents, puis rien de dangereux pour les chats ou les bambins curieux non plus. Et j’ai rempli tout cet espace rapidement. Je suis devenu un véritable as de la production de nouvelles plantes!

Beaucoup de plantes, peu d’acheteurs!

Aussi doué que j’étais pour produire des plantes, je n’avais pas le don pour les vendre.

Mélange de petites plantes d’intérieur.
J’ai cultivé et vendu toutes sortes de plantes d’intérieur, allant d’abutilons aux zébrinas, sans chercher à me spécialiser. Photo: manera, depositphotos

D’abord, je n’ai jamais réussi à me spécialiser. Et je n’ai jamais eu envie de le faire. J’aimais toutes les plantes. Mais pour connaître le succès commercial, vous avez vraiment besoin de vous faire connaître comme spécialiste pour un certain groupe de plantes. Du moins, si vous voulez vous créer une bonne réputation dans le domaine. Mais je m’éparpillais trop. Je vendais essentiellement des «petites plantes d’intérieur adaptées aux lampes fluorescentes». C’était trop vague comme créneau.

De plus, j’étais du mauvais côté d’une frontière majeure, un empêchement important quand on veut devenir pépiniériste spécialisé. C’est différent en Europe, où, grâce à l’Union européenne, les plantes voyagent facilement entre la plupart des pays. Mais moi, je vivais au Canada et la plupart de mes clients potentiels étaient aux États-Unis. Et il n’y a pas vraiment d’effort pour faciliter les échanges de plantes entre les gens des deux pays. Par conséquent, je ne pouvais pas expédier des plantes aux États sans une quantité incroyable de paperasse… plus des frais supplémentaires, auxquels il fallait ajouter des retards et d’autres complications. Cela en soi était suffisant pour tuer mon entreprise. Mais je ne le savais pas encore.

Donc, j’ai changé mon fusil d’épaule et surtout essayé de vendre localement.

Trouver un lieu de vente

Avec une femme plutôt douteuse et un petit bébé — et presque certainement un propriétaire qui serait en colère si jamais j’essayais de transformer notre appartement en boutique! —, je ne pouvais pas simplement ouvrir notre appartement de 2 chambres aux ventes sans rendez-vous. Alors, j’ai essayé d’aller vendre mes plantes ailleurs… dans un grand marché aux puces, le Marché aux puces de Sainte-Foy. Ouvert le dimanche seulement, c’était très populaire et une place où tout le monde pouvait louer une table.

Marché aux puces.
J’avais l’habitude de vendre mes plantes parmi le bric-à-brac d’un grand marché aux puces dominical. Photo: Fotoember, depositphotos

Eh bien, oui, j’ai vendu des plantes de cette façon… mais j’ai aussi découvert que j’étais un mauvais vendeur de plantes.

J’ai été horrifié par les acheteurs potentiels qui n’avaient manifestement pas l’aptitude nécessaire pour entretenir les plantes que j’offrais. Après tout, elles n’étaient pas capables de survivre dans un coin noir, ce qui semblait être le destin inévitable de la plupart des végétaux! Je grillais l’acheteur sur ce qu’il savait sur l’entretien des plantes (généralement: rien!). Et honnêtement, j’essayais généralement davantage de dissuader certains d’entre eux d’acheter mes plantes que de les encourager à le faire. (J’aurais eu plus de succès si j’avais apporté à la place une sélection de pet rocks: je n’aurais eu aucun scrupule à vendre ces derniers, même aux débutants!)

De plus, j’ai écrit feuillet après feuillet sur la façon de cultiver telle ou telle plante et je me suis assuré que les acheteurs en prenaient une. Mais je sentais très bien qu’ils achetaient la plante sur un coup de tête ou comme cadeau et que le feuillet finirait bientôt au fond de la cage à oiseaux de quelqu’un. Je n’étais pas fait pour ce genre de vente!

Un certain succès avec les terrariums

Un produit que j’ai pu vendre sans trop d’hésitation, cependant, était le terrarium. 

Quatre terrariums.
J’ai préparé beaucoup de terrariums pour le marché aux puces. Je savais qu’ils pouvaient pousser avec un minimum de soins et hésitais alors moins à les vendre aux novices. Photo: Katrin Timoff, depositphotos

Presque toutes les plantes pousseront merveilleusement dans un terrarium. Font exception les cactus désertiques et les succulentes. Ces plantes de milieu aride ne tolèrent pas l’humidité d’un terrarium fermé. (Lire Les secrets d’un terrarium réussi pour quelques explications.) Et vous pouvez donner un terrarium en toute sécurité à un débutant. Il suffit de lui faire la suggestion suivante: «Gardez-le à l’abri du plein soleil et n’arrosez que lorsque le terreau est presque sec.» Cependant, trouver des contenants bon marché pour les terrariums était compliqué. Du moins, c’était le cas une fois que j’avais vidé le marché aux puces de cette ressource!

Et de toute façon, la majorité des acheteurs voulaient des plantes en pot. Seuls, les terrariums n’allaient pas suffire à me maintenir à flot.

Du marché aux puces au marché public

Jeune pépiniériste travaillant dans une pépinière de plantes d’intérieur.
Je réussis mieux quand je vends les plantes des autres que les miennes! Photo: Kzenon, depositphotos

Après quelques mois d’essais, il est devenu clair que vendre des plantes et des terrariums dans un marché aux puces n’allait pas mener à une grande carrière et j’ai arrêté d’y aller. Cela m’a cependant aidé à décrocher un emploi en horticulture. On m’a engagé pour travailler le week-end dans le kiosque de Québec Cactus au Marché de Sainte-Foy, voisin du Marché aux puces. J’y vendais des cactus, des succulentes et des plantes d’intérieur.

Au marché public, j’étais davantage capable d’apaiser ma culpabilité d’avoir à vendre des plantes à des personnes que je jugeais probablement incapables de les maintenir adéquatement. C’est que, contrairement aux plantes que j’apportais au marché aux puces, je n’avais pas «élevé» ces plantes moi-même à partir de boutures ou de semences. Elles venaient presque toutes de serres en Floride ou en Ontario. Ainsi je n’avais pas de connexion personnelle avec elles ni sentiment de responsabilité.

C’est idiot, n’est-ce pas, mais, même après 40 ans d’écriture sur les plantes, j’ai toujours des scrupules moraux qui font que j’hésite à laisser des plantes souffrir entre les mains de personnes qui ne savent pas comment en prendre soin! Vous penseriez que je m’en serais remis depuis longtemps!

Si vous pouvez, vendez; si vous ne pouvez pas, écrivez!

Homme chauve, signant des livres.
Il s’avère que je suis bien meilleur écrivain que vendeur!

Il s’est avéré que j’étais bien mieux adapté à enseigner aux gens comment faire pousser des plantes à travers mes écrits et mes conférences que pour leur vendre des plantes. En conséquence, ces feuillets sont devenus quelque chose de plus durable. D’abord des magazines, puis des livres. J’ai fini par écrire 65 livres et qui sait combien de milliers d’articles pour différents journaux et magazines, en plus de donner des conférences, d’animer des émissions de radio et de télévision, d’organiser des visites de jardins, etc. C’est là que se trouvait mon avenir. Pas dans la vente!

Et avec le temps, ma passion pour les plantes s’est rapidement étendue au-delà des plantes d’intérieur. Ainsi, j’ai commencé à écrire sur… tout ce qui pousse! Cela a commencé par des épisodes personnels de jardinage sur balcon et de jardinage communautaire, puis a coïncidé avec l’achat d’une maison en banlieue où j’avais vraiment beaucoup d’espace pour expérimenter des plantes de toutes les catégories!

Oui, je suis toujours aussi incapable de me spécialiser à ce jour. Annuelles ou arbres, fines herbes ou cactus, couvre-sols ou plantes aquatiques: tout cela me fascine. Mais lorsque vous produisez un blogue de jardinage pour jardiniers paresseux, la capacité de pouvoir couvrir un large éventail de sujets devient finalement un avantage plutôt qu’un obstacle.

Vendre des plantes en ligne: c’est peut-être votre créneau!

D’accord, j’ai échoué moi-même en tant que pépiniériste producteur de plantes d’intérieur dans les années 1970/80. Mais cela ne signifie pas que vous ne pourriez pas réussir aujourd’hui. Grâce à la capacité des médias sociaux modernes à faciliter la vente de produits en ligne, gérer une pépinière à domicile n’a jamais été aussi facile. Plus besoin d’attendre des mois que votre annonce soit publiée, ni des semaines que les premières commandes vous parviennent. Vous pouvez vous asseoir devant votre portable et rédiger une annonce pour Etsy ou un service similaire le matin, puis la publier en ligne en soirée et déjà expédier vos premières commandes le lendemain!

Vous pouvez vendre des plantes, des boutures enracinées, des boutures non enracinées, des semences, des produits connexes aux plantes, etc. Choisissez une plante ou un produit que vous aimez et que vous aimeriez partager, car il y a des clients pour tout ce qui précède. Et l’envoi peut être aussi simple que de déposer une bouture de crassula dans une petite boîte et de l’envoyer par la poste! Voici un article sur la façon de vendre des produits en ligne en ouvrant une boutique Etsy, seulement une des nombreuses façons de fonctionner. 

Alors, vive la Plantomanie des années 2020! Puisse-t-elle mettre une plante d’intérieur sur chaque bureau et chaque rebord de fenêtre!

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commentaire sur "Ma (très courte) carrière de pépiniériste"

  1. […] Du milieu des années 1970 et au début des années 1980, l’Amérique du Nord et l’Europe ont été plongées dansContinue Reading […]

  2. michallet dit :

    merci pour ce beau partage d’une vie…

  3. Louise dit :

    j’apprécie vos livres depuis tant d’années que ça donne envie de penser que heureusement que votre carrière de pépiniériste ne fut pas trop prolongée! Merci pour tous ces partages passionnés

  4. Anonyme dit :

    Bonjour, à la suite votre lecture, je viens de faire un retour dans mes souvenirs! J’ai probablement été considéré comme une incompétente dans les plantes lorsque j’ai acheté ma première plante verte en pot dans un marché de ste Foy ? je ne pensais pas me trouver une aptitude quelconque à l’horticulture ni à la joie que j’aurais de la voir prendre sa place dans mon salon. Elle a fait des petits ma lumineuse.
    J’ai partagé ” Ma lumineuse plante ” à mes amies. Elle m’a suivi dans mes déménagements, empêchant de me sentir seule. Ayant toujours la place de choix dans le salon où dans ma chambre. J’ai appris par son comportement si elle avait trop chaud
    trop de soleil…besoin de changer de pot. Ma première plante m’a donné envie d’étendre mes connaissances, elle m’a offert l’émerveillement et le respect à la nature, à la délicatesse et la beauté de toute cette biodiversité ! Le plaisir est toujours grandissant chez moi à l’intérieur comme à l’extérieur. Merci à toutes ces personnes passionnées qui ont fait la différence dans ma vie.
    Merci à mon 1 er vendeur de plante du marché aux puces ?

  5. Kiki dit :

    Votre amour inconditionnel pour les plantes enrichit votre vie. Avec votre grande générosité, vous enrichissez la nôtre. J’ai adoré ce petit retour en arrière de votre parcours.

  6. Carole Laflamme dit :

    Quelle belle passion, votre vie n’a jamais été ennuyante, plus vivant que les belles plantes qui nous entourent, y a rien de mieux. Félicitation Monsieur Hodgson de nous partager votre passion elle fait des petits…

  7. Gervais dit :

    Quel beau parcour de vie. Vous pouvez en être très fier.

  8. Therese Gamache dit :

    Merci de partager votre passion… Une fois encore vous nourrissez la mienne! Alors que le jardin se prépare pour un autre hiver, ça me donne le goût d’aller me chercher d’autres belles plantes qui seraient bien cet hiver près des fenêtres ensoleillées!

  9. Denis Croteau dit :

    Je me rappelle bien cette merveilleuse période ,J `ai eu le grand plaisir de te rencontre à de multiples reprises et de profiter de tes conseils et de tes conférences. Pour avoir eu le loisir de visiter tes installations je témoigne que ta collection dépassait les 600 plantes et que dire de ton fameux mur végétal.

  10. Valerie dit :

    Je me rappelle! Je devais avoir 8-10 ans et ma mère utilisait de petites boules d’argile. Et partout où on allait en visite il y avait des plantes…et du macramé hihi!

  11. Pauline Lauzon dit :

    Vous êtes tellement inspirant et drôle !
    Merci pour votre authenticité et votre générosité !!

  12. Johanne Fillion dit :

    Très beau témoignage!

  13. Marie-Claire Pitre dit :

    J’ai fait du macramé, et j’en souris maintenant. J’ai beaucoup aime votre chronique sur vos débuts de carrière. Bravo et félicitations pour vos services et merci en core.

  14. Daniel Fantino dit :

    Et bien moi aussi j´écrit !
    Félicitation pour votre biographie végétale ! On ne sait jamais où la vie nous mène.
    Et oui, cher Larry vous avez votre spécialisation. Semer en nous la petite graine de la curiosité et de la connaissance.
    Ayant cultivé mes tomates en bacs, elles reposent dans le solarium ensoleillé et sous del. Bientôt lorsque le froid sera plus mordant, elles déménageront dans une chambre avec plus de del. Elles reprennent vie avec fleurs que je tapote et nouveaux boutons floraux. J´ai même des semis de tomates qui ont pourries au sol et germées. Tiens pourquoi ne pas essayer des haricots grimpants ? Ne serait ce pas une belle murale hivernale ? À poliniser manuellement durant la longue nuit de l´hiver…
    Vous avez cultivé en pots ou en bacs durant
    l´été ? Pourquoi ne pas poursuivre dans votre serre qu´est votre maison avec quelques néons Led ?
    Vous avez raison Larry. Allez hop ! Je part ma boutique en ligne. J´y vendrai des semences… euh plutôt des tomates. Ne sont elles pas un réservoir de graines, avec en plus un exemplaire du produit final en prime ?

  15. Lise Désy dit :

    Ma plantomanie a commencé en 1974 pour ne plus jamais s’arrêter! Ma maison débordait alors de plantes mais ma curiosité horticole était à son comble).
    En 1982, je me suis auto-proclamée designer intérieur horticole, j’ai appelé ma minuscule entreprise “Jardins d’ambiance” et j’ai commencé à vendre et à offrir mes services à domicile.
    Quels beaux souvenirs j’en garde!
    Ma véranda devenue atelier floral accueillait mon petit inventaire de plantes. Je me déplaçais chez mes clients pour les conseiller et choisir l’endroit idéal dans la maison pour les plantes convoitées, elles avaient ainsi une meilleure chance de survie!
    Aller dans les serres choisir des douzaines de violette africaine (très populaire à l’époque) me rendait très heureuse et que dire des plantes succulentes et des cactus que j’ai découverts! Les violettes se vendaient comme des petits pains!
    Ah! Il y a maintenant très longtemps de tout ça…Je ne fais plus commerce mais je suis toujours aussi bien entourée de vert tant à l’intérieur qu’à l’extérieur…

  16. Andrée dit :

    Monsieur Hodgson, chacun de vos textes est unique et irremplaçable. Votre style est unique. Même lorsque vous parlez d’un sujet qui ne me concerne pas personnellement, mes yeux demeurent accrochés au texte parce que c’est un plaisir annoncé lors de la parution de chacune de vos chroniques, et ce depuis des années! Même chose pour vos livres. Merci de nous communiquer avec honnêteté vos expériences horticoles, les bonnes comme les moins bonnes. Que la vie vous soit douce, nous sommes tellement nombreux à vous apprécier.

  17. Lise Poirier dit :

    Monsieur Hodgson,
    Je suis vos écrits et conférences depuis les années 1980.
    Vous ne vous en souvenez probablement pas, puisque je n’avais pas de contact avec vous, mais je travaillais à la Croix-Rouge, à l’époque où vous étiez organisateur de collectes de sang.
    Merci beaucoup pour les explications si bien documentées. C’est toujours plus facile quand on comprend les raisons de nos actions.

    Prenez bien soin de vous
    Lise P.

  18. Carole dit :

    Merci tellement M. Hodgson de vos partages et de votre soif de vouloir continuer malgré tout. C’est généreux et très agréable de vous lire …il y a toujours à apprendre. Mon conjoint est un horticulteur qui lui aussi est réticent à remettre des plantes entre les mains de gens qui seront incapable de s’en occuper convenablement. Il écoute et entend les plantes. Vous êtes des amoureux de la nature et c’est une fierté d’apprendre à vos côtés !

  19. Julien Cr dit :

    Comme je vous comprends… je suis très mauvais vendeur… et moi aussi je ressens un lien filial avec mes boutures, et les donne à des personnes qui, j’espère, sauront s’en occuper… et toujours avec un post-it avec le nom et les conditions de culture !! 😉
    Merci pour votre passion contagieuse 🙂

  20. Martine dit :

    Je vous remercie pour le beau partage et l’inspiration que vous faites naître. Ayant plusieurs de vos livres, je n’hésite pas à vous citer lorsque je donne des conseils horticoles à mes amies.

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