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Trop de pattes, trop d’yeux, qui a peur des araignées?

Aujourd’hui, je braverai ma propre phobie avec vous… c’est Halloween après tout! Alors oui, je m’en confesse: moi, Audrey, biologiste, j’ai la phobie des araignées. Un cordonnier mal chaussé? Je ne vous le fais pas dire! Pourquoi a-t-on peur des araignées ? Tout comme la phobie des serpents, celle-ci serait inscrite dans nos gènes. Je vous ai déjà parlé de l’avantage évolutif de cette peur dans l’article Ça rampe, ça siffle, qui a peur des serpents?, alors je vais plutôt vous parler ici de la méthode utilisée pour découvrir que cette peur serait innée. Des scientifiques ont mesuré l’activité cérébrale de bébés en leur montrant différentes images. Lorsque l’image représente une araignée, les capteurs détectent une augmentation de l’activité dans le cerveau de ces nourrissons (qui sont trop jeunes pour avoir vécu un traumatisme ou avoir appris à craindre certains animaux). Pour une méthode moins scientifique (mais tout aussi convaincante), vous pouvez toujours venir sur ma rue quand je jardine…... Lire la suite >

Dans le jardin de mon père

Je me suis récemment trouvé seul dans le jardin de mon père, pour la première fois depuis qu’il nous a quittés. J’ai alors ressenti un énorme poids sur mes épaules, car j’ai maintenant la responsabilité de ce jardin. Que faire pour identifier toutes ces plantes? J’en connais plusieurs, bien sûr, mais j’avais l’habitude, comme un enfant, de demander à mon père : «C’est quoi ça?».  Pour les plantes d’intérieur, j’avais davantage prévu le coup! On avait déjà passé une fin de semaine à toutes les identifier avec de petites étiquettes. Un beau moment entre père et fils! J’avais l’habitude de donner des drôles de noms à ses plantes pour le taquiner, lui qui avait tant de rigueur. Ainsi, il y a «Creton», «l’Arbre de cactus» et «Ninja» (je ne sais toujours pas comment j’en suis arrivé à appeler une plante «Ninja», ni de quelle plante il s’agit, sauf que ça agaçait mon père, et ça me faisait rire). Les plantes d’intérieurs... Lire la suite >

5 variétés de courges à découvrir

Au pays des courges, comme au pays des Hommes, il ne faut jamais se fier aux apparences. Mes courges favorites sortent tout droit du musée des horreurs! Et pourtant… quelles merveilles! Amenez-en des verrues, des malformations et des teintes d’une pâleur cadavérique. Vive les courges étranges… et bonnes! Blue Hubbard: la courge Frankenstein Avouez qu’elle a les allures du monstre mythique avec ses extrémités étirées et sa chair bosselée, d’un vert-de-gris incertain. Elle est la favorite de plusieurs jardiniers, surtout en raison de sa très longue durée de conservation sur les tablettes. De toutes les courges conservées pour l’hiver, c’est la toute dernière à plonger dans les chaudrons. Sous ses allures de bête hideuse se cache une chaire orange vif au léger goût de muscade. Un ravissement pour le fin palais des experts dégustateurs de courges. La légende veut que cette courge ait fait la traversée par bateau, entre les Indes occidentales et le Massachusetts, en 1854. Une certaine Miss... Lire la suite >

Guide complet de l’entretien des succulentes

Pour débutants et professionnels Peut-être que vous voulez juste garder quelques plantes succulentes comme passe-temps… ou peut-être que votre objectif est de les cultiver commercialement. Peu importe votre intention, vous voudrez en savoir plus sur l’entretien des succulentes. Pour vous aider, nous avons rassemblé ici un guide complet sur comment réussir l’entretien des succulentes. Ce guide vous permettra de comprendre quelles plantes on peut appeler «succulentes». Vous verrez également les différents types de plantes succulentes que l’on trouve couramment dans les pépinières commerciales. Et enfin, nous aborderons les différents aspects de soins à leur donner. Types de plantes succulentes Des milliers d’espèces végétales peuvent être classées comme succulentes. Il est donc impossible de toutes les énumérer ici. Ce que nous pouvons faire, cependant, c’est de les classer dans quelques grandes catégories générales. De plus, nous pouvons examiner certaines des plantes succulentes courantes que vous trouverez probablement dans les jardineries de votre secteur ou que vous multiplierez au fur et à... Lire la suite >

Le jardinier paresseux n’est plus

Bonjour amis du jardinier paresseux, Ici Mathieu Hodgson, fils de Larry Hodgson. Le mercredi 26 octobre 2022, Larry Hodgson nous a quittés. Il était entouré de sa famille proche: son fils Mathieu et sa conjointe, son épouse Marie et les enfants de son épouse et leurs conjoints. Ses derniers jours ont été confortables et sereins. Il a reçu la visite d’amis et de membres de sa famille, et il a même festoyé une dernière fois avec des amis de la Québec Art Company. En 2016, on a diagnostiqué à Larry une fibrose pulmonaire dégénérative. Le 19 octobre dernier, il a été hospitalisé faute de pouvoir recevoir à la maison les soins qui lui étaient devenus nécessaires. Il a choisi de recourir à l’aide médicale à mourir. Carrière Guidé par son père, Larry a été un amoureux des plantes dès sa tendre enfance. Plus tard, sous son nom de plume ‘le jardinier paresseux’, il a touché plusieurs générations de jardiniers. Sa... Lire la suite >

Dracula, Batman et compagnie… qu’en est-il des chauves-souris?

Qui dit Halloween dit araignée… et non, ce n’est toujours pas le sujet de la chronique du jour… Le courage m’a manqué.  Heureusement pour nous (pour moi!), qui dit Halloween dit également chauve-souris. J’adore ce petit mammifère mal compris. Il est mignon, il est utile et en plus,  il est partout: autant dans la culture, que sur les différents continents.  Accrochez-vous bien, j’en ai long à dire aujourd’hui! (Mais je vous promets que ça en vaut la peine!) Pourquoi a-t-on peur des chauves-souris? C’est une très bonne question. Cet animal est présent sur tous les continents sauf l’antarctique. Comment se fait-il qu’un animal aussi répandu soit victime d’une peur collective alors qu’il ne représente pas de danger? Et surtout, pourquoi ne le connaît-on pas mieux? N’ayant moi-même pas la réponse à la question, j’ai fait mes recherches.  À ma grande surprise, je n’ai pas réussi à retracer l’origine de la crainte qu’inspire cet animal méconnu. J’ai découvert que les gens... Lire la suite >

La fascinante histoire de la citrouille

La citrouille de l’Halloween a une longue et fascinante histoire. Regardons-la ensemble ici. D’abord, la citrouille est une courge du genre Cucurbita. Il y a deux espèces qu’on appelle citrouille: C. pepo (la citrouille traditionnelle) et C. maxima (la citrouille géante, appelée potiron en France). Toutes deux auraient été domestiquées au Mexique au moins 5000 ans avant notre ère. À l’origine, le fruit était petit et l’écorce dure; on le cultivait pour ses graines comestibles. Avec le temps, des variétés à chair plus épaisse et de texture moins fibreuse ont été développées et utilisées pour la consommation humaine. De Jacques-Cartier à aujourd’hui Quand Jacques Cartier visita le Québec pour la première fois en 1535, il trouva les champs de la région de Québec remplis d’un fruit inconnu que nous appelons maintenant citrouille, mais qu’il a pris pour des melons. Ce serait toutefois l’explorateur espagnol Alvar Nuñez Cabeza de Vaca, qui vit des citrouilles en Floride en 1528, qui rapporta les premières graines... Lire la suite >

Une protection hivernale sensée

On ne peut plus nier que l’automne est arrivé. La chute des feuilles, le gel des plantes, la froideur des nuits: ce n’est plus le mois de juillet! Aussi, il est temps de penser à protéger nos plantes pour l’hiver. II n’y a pas à dire que la protection hivernale est populaire dans ma région, soit l’Est du Québec: les conifères emballés comme des momies et les haies couvertes de clôtures à neige orange fluo sont nombreux sur nos terrains tout l’hiver. Pourtant, de telles protections sont rarement nécessaires et peuvent même sérieusement endommager les arbustes qu’on tentait de protéger. Si vous avez choisi des végétaux bien adaptés à votre climat et les avez placés dans des emplacements convenables, ils ne devraient pas avoir besoin de protection. Une protection sage et discrète Le plus important pour toutes les plantes est, bien sûr, de bien protéger leurs racines. C’est la partie la plus délicate de la plante, beaucoup plus que les... Lire la suite >

Une attache faite d’un tuyau d’arrosage: une bien mauvaise idée

Qui n’a pas déjà vu un arbre fixé à son tuteur par une attache faite d’un tuyau d’arrosage? Soit une section de tuyau d’arrosage dans lequel on a passé un câble métallique ou une corde? On recommande d’ailleurs une telle utilisation abondamment dans les médias sociaux… et n’est-ce pas que toute information recommandée sur Facebook, Twitter et Google est toujours exacte?  (Pause pour laisser baisser votre rire) Attache faite d’un tuyau d’arrosage Pour retourner à notre attache faite d’un tuyau d’arrosage… Cette utilisation paraît logique, car il est certain que le tuyau tubulaire préviendra le frottement du câble directement sur le tronc. Du moins, c’est sans doute ce que l’utilisateur pense. Mais comme un tuyau est circulaire, en fait, seulement une mince section de ce dernier touche directement le tronc… ce qui est exactement le cas avec un câble ou corde. Il peut alors facilement y avoir un frottement nuisible ainsi qu’une pression sur l’écorce qui finit par couper la circulation de... Lire la suite >

Les 1001 techniques pour planter un arbre – Partie 2

La semaine dernière, je vous ai présenté MA technique de plantation d’arbres en détails, tout en soulignant ce fait avéré qu’il y a autant de techniques de plantation que de planteurs! Et qu’en réalité, ces différentes techniques aboutissent toutes au même résultat: une plantation réussie. Cette semaine, jetons un coup d’œil sur ces autres pratiques. La technique du poisson Lorsque j’ai commencé mes études en horticulture, mon père m’a partagé une bien drôle d’histoire. Il disait que son propre père, originaire de la Baie-des-Chaleurs au Nouveau-Brunswick, déposait un poisson au fond du trou chaque fois qu’il plantait un arbre. J’ai plus tard découvert que c’est une pratique courante chez à peu près tous les habitants côtiers. Le raisonnement derrière cette idée est que le poisson en décomposition libérera de l’azote et divers éléments nutritifs qui nourriront le jeune arbre. On peut aussi deviner que cette pratique maintient une certaine humidité dans le sol. Quoi qu’il en soit, on ne peut... Lire la suite >

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