Les pollinisateurs veulent venir dans les jardins urbains.
À vous de les inviter!

Tous les médias le proclament: les pollinisateurs sont en difficulté. Même la Maison-Blanche a créé un groupe de travail sur la santé des pollinisateurs pour intégrer les besoins des abeilles et des papillons dans leurs plans de gestion des terres.

Mais saviez-vous que vous, en tant que simple citoyen, pouvez faire une différence? Car s’il est devenu acceptable pour les humains de vivre dans un milieu urbain stérile dominé par le béton et l’asphalte, un tel environnement n’offre rien aux pollinisateurs.

Mais si les citadins fournissent du nectar, du pollen et des options de nidification, ces petits êtres utiles reviendront… et très rapidement, en plus! Toute personne ayant accès à un escalier de secours ensoleillé, à un patio, à un balcon avec un bac de culture ou à un petit jardinet peut faire la différence!

Près de 75 % de toutes les plantes sur terre ont besoin d’animaux pour la pollinisation.

Société Xerces

Une bonne nouvelle

Une étude menée par Rosemary Malfi, de l’Université de Virginie, et Neal Williams, d’UC Davis, a montré que les bourdons indigènes, qui comptent parmi nos pollinisateurs les plus importants, peuvent prospérer dans les environnements urbains et suburbains. En fait, il a même été démontré que leur abondance augmente avec un développement accru! Outre le bourdon, omniprésent, les chercheurs ont dénombré environ 50 autres types d’abeilles lors d’une enquête de cinq ans sur les jardins communautaires de New York. Les fleurs et arbustes que les jardiniers urbains ont plantés ont attiré des abeilles charpentières, coupeuses de feuilles, maçonnes, sudoripares (abeilles de la sueur) et bien d’autres.

Le revers de la médaille, cependant, est le manque relatif de l’abondance de certaines autres espèces d’abeilles sauvages. En particulier, celles qui dépendent des floraisons printanières précoces ou celles qui nichent dans un sol nu.

Les pollinisateurs fréquentent facilement les jardins en pot

Jardin sur le toit au 35e étage d’un immeuble résidentiel à New York.
Le Battery Rooftop Garden, un jardin sur le toit au 35e étage d’un immeuble résidentiel à New York. Photo: Lina Beltran

Plantez des fleurs dans des plates-bandes surélevées et des bacs dans votre propre jardin urbain, et les pollinisateurs les trouveront. Cela a été prouvé dans le Battery Rooftop Garden, un jardin new-yorkais situé au 35e étage, isolé de la vie au sol et battu par des vents violents. Malgré l’altitude extrême, le jardin est habité par une diversité de pollinisateurs et d’autres insectes bénéfiques surprenante, une abondance qui a été attribuée à la grande diversité florale qu’on y trouve.

Si on peut créer un habitat pour les pollinisateurs au plein cœur de New York, on peut le faire n’importe où!

Pour aider l’agriculture urbaine, nous devons aussi soutenir les abeilles urbaines!

Société Xerces

Comment attirer les abeilles et autres pollinisateurs en ville

Alysse odorante visitée par un syrphe.
Alysse odorante visitée par un syrphe, un autre excellent pollinisateur indigène. Photo: ezfromseed.org

1. Soyez prêt pour les pollinisateurs dès le printemps.

Il est particulièrement important de planter des fleurs à floraison printanière s’il n’y a pas d’arbres fruitiers ou d’arbustes à floraison précoce à proximité de votre jardin urbain. L’ancolie, le pavot de Californie, l’alysse odorante, le pied d’alouette, le centaurée bleuet, le clarkia, le mélinet (Cerinthe major), la coriandre et, bien sûr, les petits bulbes, offriront un support solide aux bourdons, petites abeilles et autres pollinisateurs indigènes. Cela, en attendant que les sources estivales de nectar et de pollen deviennent abondantes.

2. Utilisez efficacement les fleurs d’été

Fines herbes en pot.
Si vous voulez que vos fines herbes attirent les abeilles, vous devez les laisser fleurir. Photo: pxhere.com

Pour attirer un maximum de pollinisateurs d’un maximum d’espèces dans votre jardin, regroupez les plantes de la même espèce (les plantes massées attirent davantage d’abeilles que les plantes individuelles) et offrez une diversité d’espèces. Zinnias, coréopsis, cosmos, tournesols, soleils du Mexique (Tithonia) et échinacées sont parmi leurs fleurs préférées… et aussi les fines herbes, comme le thym, le basilic, l’origan et la roquette. Du moins, elles attireront les pollinisateurs si vous les laissez fleurir. (Si vous supprimez les fleurs, les pollinisateurs n’y trouveront aucun intérêt!) Quand elles fleurissent, ces plantes attirent les abeilles tout au long de l’été et jusqu’à l’automne.

3. Évitez les pesticides

Ramassez à la main les parasites ou utilisez des produits non toxiques tels que des huiles horticoles ou des savons insecticides. Évitez particulièrement les pesticides à large spectre, même les pesticides biologiques comme la pyréthrine. 

4. Offrez des sources d’eau et de nidification

Les bourdons construisent souvent leurs nids dans des nids de rongeurs abandonnés. D’autres insectes qui nichent dans les cavités préfèrent les bûches ou les souches pourries ou les centres moelleux des sureaux. Ou encore, des tiges de tournesol. Cela signifie que «faire le ménage» d’un jardin (déconseillé par le jardinier paresseux, lisez Jardiniers paresseux: ne faites pas le ménage à l’automne!) peut priver les abeilles de sites de nidification de choix!

Les abeilles ont également besoin d’avoir accès à de l’eau propre et peu profonde. Juste une petite assiette laissée par terre et dont vous changez régulièrement l’eau (pour que les oeufs de moustiques n’y éclosent pas) peut suffire à cet égard.

5. Laissez une zone au sol non remanié

Les abeilles qui trouvent le moins de possibilités de logement dans le jardin urbain sont des abeilles indigènes qui nichent au sol. Réservez-leur une zone du jardin où vous ne labourerez pas le sol ni ne poserez de paillis, car ces abeilles ont besoin d’un accès direct à la surface du sol pour construire leurs tunnels souterrains. Entre 15 et 90 cm sous la surface, ces tunnels étroits mènent à de petites chambres (cellules à couvain) où les abeilles de l’année suivante se développeront.

Visiteurs fréquents du jardin urbain

Si vous plantez des fleurs colorées telles que des zinnias, des haricots d’Espagne et des cosmos, cela attirera les pollinisateurs dans votre jardin. Et des études ont montré qu’ils resteront et polliniseront également vos cultures, assurant une bonne récolte.

Diverses abeilles indigènes qui visitent les fleurs.
De gauche à droite: bourdon (Bombus impatiens); abeille sudoripare (Lasioglossum sp.); abeille charpentière (Xylocopa virginica) et abeille verte (Agapostemon sp.). Photos: Pamela Ruch, Lynette Schimming, Pamela Ruch, Kathy Keatley Garvey, ezfromseed.org

La plupart des pollinisateurs couramment observés dans le jardin urbain nichent dans des cavités. D’ailleurs, beaucoup sont des abeilles solitaires plutôt que des habitants de ruche. Certains peuvent être confondus avec des guêpes ou des mouches.

Pour plus d’idées et d’articles de jardinage, visitez la Home Garden Seed Association à www.ezfromseed.org.


Article traduit et adapté par Larry Hodgson d’un communiqué de presse de la Home Garden Seed Association.

4 comments on “Attirez les pollinisateurs en ville

  1. Dans la planification de notre jardin, une zone de fleurs leurs est réservée. J’ai plaisir à les cotoyer. J’interviens très peu dans cette zone dense en fleurs, à l’abri des grands vents.
    Notre potager a aussi des vivaces pour eux. C’est plus joli en plus. Nous avons fait une structure en cèdre naturel (pour y faire grimper les cocombres). Des guêpes viennent découper du bois pour faire leur nid.
    Nouvelle gestion de notre paysage résidentiel ?

  2. Dans mon potager, je sème de la phacélie à feuille de tanaisie et de la bourrache. Les bourdons, les abeilles solitaires et les syrphes sont présents en grand nombre.

  3. Nicole Sévigny

    Mil mercis pour tout M.Larry!

    Je vous serre très fort dans mes bras.

    ????????

  4. Serge Robert

    Depuis plus de 3 ans je ne voie presque plus de bourdons, je crois q’il sont en déclin tous comme les abeilles .Ce printemps 2022 j’ais vue a une reine qui ne pouvais pas volé dans ma cour (état naturelle de sous bois), la 2ie fois je l’ais garder une semaine environ et l’ais nourris avec de l’eau sucré et attendu des jours plus chand et ensoleillé pour la relaché. son vol a pris un certain temps et c’est terminer en vol planer sur la cloture pres du sol, pas revu depuis, juste une petite ouvriere qui vient de temps a autre devant chez moi et dans ma cour. Actuellement beaucoup de zinnia et dahlia mais sans la présence de bourdons ???

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