Truc du jour

Vive les jardiniers paresseux! 

En consultant les anciennes publications de mon père, j’ai trouvé son premier éditorial sous le pseudonyme du jardinier paresseux, publié dans le volume 8, numéro 6 de la revue Fleurs, Plantes et Jardins, en octobre 1997. C’est la même année qu’il a publié son premier livre en français, Les vivaces, dans la collection Jardinier paresseux, chez les Éditions Broquet. C’est, en quelque sorte, la naissance du personnage du jardinier paresseux, à qui l’on souhaite longue vie!

Je me présente: je m’appelle Larry Hodgson et je suis un jardinier… paresseux.  

Avouer qu’on est un jardinier paresseux, c’est un peu comme clamer qu’on est alcoolique dans une réunion des AA. C’est le genre de chose qu’on n’ose pas dire en public tant que l’on n’est pas prêt à l’admettre. On doit d’abord l’accepter soi-même. Heureusement que je le dis devant un groupe de sympathisants, comme les lecteurs de la revue Fleurs, plantes et jardins, dont plusieurs, sinon la majorité, sont aussi des jardiniers paresseux. 

Personne coupe de la pelouse and des ciseaux
Les jardiniers méticuleux, vous les connaissez: ce sont ces gens qui tondent leur pelouse avec une pince à sourcils. Photo: circulating, flickr.com

J’imagine difficilement déclarer qu’on est un jardinier paresseux à un groupe de jardiniers méticuleux. Vous les connaissez: ce sont ces gens qui tondent leur pelouse avec une pince à sourcils et dont le jardin ferait rougir Louis XIV de honte tellement il est entretenu avec minutie. On ne fait pas mieux à Versailles. Heureusement, ces gens-là trouvent que je déraisonne («Mais vraiment, ce gars — il parle pour ne rien dire!») et ne lisent donc jamais mes chroniques. Ils préfèrent des articles approfondis sur «Les cent meilleures méthodes pour tailler des arbres en cube» à un texte rédigé par un gars qui a l’air de s’amuser dans son jardin plutôt que de vouloir le contrôler. Tant mieux s’ils ne me lisent pas! De toute façon, qu’aurais-je à leur dire?

Je n’ai pas une seule ligne droite dans mon jardin… je pense que j’en ai déjà eu une (tout le monde a le droit de se tromper à l’occasion), mais elle a disparu sous une foule de plantes en délire. Je trouve les jardins de Versailles très beaux, mais les jardins de Monet, avec leurs plantes mélangées qui poussent à qui mieux mieux et où les véritables vedettes sont des plantes que d’autres considèrent comme des mauvaises herbes, me plaisent beaucoup plus. 

Pissenlit avec une abeille
Une pelouse n’est pas belle si elle ne contient pas au moins quelques pissenlits! Photo: b52_Tresa, pixabay.com

Si vous m’avez lu jusqu’ici, je sais que vous êtes un jardinier paresseux et que je peux dire librement ce que je pense. Vous ne serez pas choqué de m’entendre dire que je trouve qu’une pelouse n’est pas belle si elle ne contient pas au moins quelques pissenlits (les jardiniers méticuleux font des syncopes à entendre des choses semblables!) ou que les arbres taillés en boule sont une plaie urbaine, banlieusarde et campagnarde. D’ailleurs, vous le pensiez sans doute vous-même, sans nécessairement oser le dire. 

Une chose que je commence à entendre souvent, cependant, c’est que d’autres jardiniers admettent ouvertement qu’ils sont paresseux. C’est nouveau: je pense l’avoir entendu pour la première fois l’an dernier*. Depuis, différentes personnes me l’ont dit à une demi-douzaine d’occasions. Le cercle s’agrandit, la vérité commence à sortir de la bouche des… jardiniers.

Tout le monde sait qu’un jardin méticuleux, parfaitement mis, sans le moindre brin d’herbe de travers, est une impossibilité, une chimère, un but inaccessible, et que la nature fait souvent mieux que le plus précis des jardiniers… mais jusqu’à récemment, bien peu de personnes avaient osé l’admettre. 

Personne sur le point de marcher sur un râteau
Je peux même laisser traîner des outils çà et là et personne (sauf ma femme) ne dit un mot. Photo:
Depositphotos

Je ne prétends pas être fin psychologue, mais, d’après mon expérience, ça fait du bien d’admettre sa paresse. Et non seulement pour s’enlever le poids énorme d’essayer de faire croire aux autres qu’on est perfectionniste quand cela n’est pas dans sa nature, mais aussi, parce que les gens ne s’attendent plus à voir un jardin parfaitement contrôlé quand ils passent devant votre maison.

Voyez-vous, maintenant que mes voisins savent que je suis un jardinier paresseux, ils ne s’offusquent plus devant mes pelouses pleines de fleurs (qu’ils appellent des mauvaises herbes), mes plates-bandes des plus indisciplinées et ma haie qui refuse de m’écouter. Je peux même laisser traîner des outils çà et là et personne (sauf ma femme) ne dit un mot. Il y a encore des personnes qui me disent, «vous devez avoir un bien beau jardin chez vous», mais c’est qu’ils ne me connaissent pas vraiment. 

Après tout, je suis un jardinier paresseux: quelques outils égarés, des tiges mortes dressées en plein milieu du jardin, quelques «mauvaises herbes» çà et là, ça cadre parfaitement avec mon image. Il ne resterait qu’à installer un hamac et à m’y étaler en permanence pour le parfaire… et j’en ai un, sauf qu’il jette trop d’ombre sur ma plate-bande pour que je puisse le laisser en place. Je suis donc un jardinier paresseux, mais debout (je suis peut-être paresseux, mais je pense tout de même d’abord à mes plantes!). 

Tee

Si j’avais plus d’énergie, je démarrerais une campagne publicitaire pour encourager le jardinage dans la paresse: épinglettes, autocollants pour voitures, tee-shirts, bannières, etc., avec comme slogan: «Je suis un jardinier paresseux», «J’ai des pissenlits dans ma pelouse et j’aime ça», «Cultivez la paresse verte: brûlez votre tondeuse!» ou «Un jardin en liberté, c’est un jardin qui se respecte». Je pourrais peut-être même fonder un parti politique: le Parti des pouces verts paresseux avec comme devise «Comme tout finit toujours par s’arranger, pourquoi faire des efforts».

Le problème, c’est que je suis beaucoup trop paresseux pour m’y mettre. Je promets toutefois de porter le tee-shirt, si quelqu’un a assez d’énergie pour le fabriquer. J’espère seulement que ça va être un tee-shirt… sans repassage!  

À propos Larry Hodgson

Journaliste et blogueur horticole, auteur de 65 livres de jardinage, conférencier et vulgarisateur hors pair, le jardinier paresseux, Larry Hodgson, nous a quitté en octobre 2022. Reconnu pour sa grande générosité, sa rigueur et son sens de l'humour, il a touché plusieurs générations de jardiniers amateurs et professionnels pendant 40 ans de carrière. Grâce à son fils, Mathieu Hodgson, et une équipe de collaborateurs, le blogue jardinierparesseux.com continuera sa mission de démystifier le jardinage et le rendre plus accessible à tous. Le blogue le jardinier paresseux offre plus de 2800 billets aux amateurs de jardinage, toujours dans le but de démystifier le jardinage et le rendre plus facile aux participants. Si vous avez une question sur le jardinage, entrez-la dans Recherche: la réponse s’y trouve probablement déjà.

55 comments on “Vive les jardiniers paresseux! 

  1. Christophe CABOT

    Moi cela ne me gêne pas de dire que je suis un jardinier paresseux et vraisemblablement parce
    que la terre est très basse. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai acheté un potager sur pieds pour les fraisiers et framboisiers.

  2. Suzie Desmarais

    Bonjour, Mathieu, vous devriez faire une campagne de financement pour ce site en vendant tes chandails comme cités plus haut, j’adore! C’est maintenant approprié de laisser pousser les pissenlits ? Je serais très fière de porter ce chandail!

  3. J’ai toujours considéré le jardinier paresseux comme un jardinier intelligent qui ne se donne pas du mal pour rien et qui ne se rend pas malade à faire du jardinage.

  4. Line Marier

    J’ai lu le jardinier paresseux il y a à peu près 30 ans et je m’y suis reconnue! J’adore être paresseuse!

  5. Pierre Carpentier

    Bonjour,

    J’ajouterais au titre de jardinier paresseux le qualificatif intelligent. C’est comme cela que je me présente maintenant et ça passe très bien dans les conversations.
    Pierre Carpentier
    Gatineau, Qc

  6. Je vous adore toutes et tous !!!

  7. Lisette whitty

    Que j’admire cet homme! Merci de votre grande générosité durant toute ces années! ???

  8. Jacinthe

    Cher M. Hodgson, moi aussi « J’ai des pissenlits sur ma pelouse et j’aime ça!»… et les pollinisateurs qui habitent mon jardin disent comme moi! En ce moment, les abeilles adorent les fleurs de trèfle… Mon jardin est un espace de liberté pour les plantes, de contemplation pour moi … De plus, depuis que mon conjoint est devenu un « tondeur paresseux », il a plus de temps pour lire, son loisir préféré! PS Si votre fils se lance dans la production de ces chandails… vous aurez de nombreux clients… moi la première!?

  9. Luc Paré

    Le jardinier paresseux choisit mieux les tâches les plus utiles à faire. Ça prend du temps pour laisser pousser et entretenir ces plantes qui peuvent apparaître chez soi. Ces graines emportées par le vent, les oiseaux ou un autre animal nous causent d’agréables ôsurprises.
    Merci M. Hodgson de nous avoir appris à laisser la nature faire son oeuvre!
    La preuve c’est votre relève dans cet idéal.
    Merci!

  10. David B

    25 ans plus tard, les municipalités encouragent à laisser pousser le gazon. Bravo pour votre vision de précurseur ! 🙂

  11. Merci beaucoup pour toutes ces années de partage!
    Vous avez souvent répondu à mes questions
    Vous êtes inspirant

  12. Chantal Bruneau

    Je vous appuie Suzie. Ce texte a été écrit en 1997, il y a 25 ans… et pour la première fois cette année, avec les campagnes de sensibilisation, les gens ont laissé les pissenlits dans leur pelouse, durant 1 mois sans tondre. Ils ne sont pas morts… mais commencent à comprendre que la nature (les abeilles) en ont vraiment besoin.

  13. Ghislain Gauthier

    La pelouse devant mon église dont j’entretiens les plates-bandes est composée presque entièrement de fraisiers sauvages qui poussent allègrement et c’est toujours vers, jamais en dormance !

  14. Viviane Haeberlé

    Quel article sympathique, tout à fait à l’image de son auteur! Les textes de Larry ont le don de me faire sourire et de me mettre de bonne humeur pour la journée. Merci de nous faire redécouvrir cet billet qui n’a pas pris une ride.

  15. Yvon Champagne

    Je suis un jardinier paresseux et fière de l’être.

  16. Hélène

    J’ai réglé les mauvaises herbes de mon gazon avant depuis quelques années. Je fais un potager à la place!
    Au lieu de tordre, je mangerai donc de bons légumes!

  17. Hélène

    Ouopppps de tondre, bien sûr!

  18. Jacques Gagné.

    Bravo!Bonne idée.Et fier de le porter moi aussi.

  19. Gervais

    Longue vie au jardinier paresseux en chacun de nous

  20. Monique de Gatineau

    Il y a maintenant tout une armée de jardiniers paresseux qui vous suivent et qui vous seront éternellement reconnaissants.

  21. Je pense qu’il faudrait ajouter un 2e P au « Jardinier paresseux »: Jardinier paresseux mais PASSIONNÉ ! C’est bien ce que vous avez toujours été Larry Hodgson! Merci pour tout. ?

  22. Hahaha, cet article me fait du bien! Oui, moi aussi je suis une jardinière paresseuse !

  23. Nathalie Audet

    Je serais la première à les porter fièrement! Quelle bonne idée Mme Desmarais!!

  24. Joan Thompson

    J’adore cet article et il est dommage que je ne l’ai pas lu il y a 30 ans! Merci Mathieu! Je n’ai jamais aimé utiliser l’expression « travailler dans mon jardin », préferrant plutôt « jouer dans mon jardin » et je remercie souvent mon père, un autre jardinier paresseux, qui m’a dit que les dimensions du plate-bande en arrière de la maison que je venais d’acheter était trop droits. Merci Larry Hodgson pour votre philosophie de jardinage et votre amour pour les plantes et arbres.

  25. Francine

    Chers MM. Hodgson, J’ai des pissenlits dans ma pelouse et je n’aime PAS ça! MAIS c’est très fatigant de les arracher – je n’utilise pas d’herbicide – donc je recule de 15 pas (entendez je m’installe sur la terrasse)…..paresseuse!

  26. MarioStNic

    Moi je suis paresseux pour tout, dans ma tête en tous cas. Tellement que, indirectement, je suis super organisé. Par exemple, si j’ai à descendre dans mon sous-sol pour récupérer quelque chose, c’est certain qu’au passage je vais ramasser tout ce qui doit descendre. Ainsi, en apparence, mon entourage me croît extrêmement vaillant 😉

  27. «Comme tout finit toujours par s’arranger, pourquoi…… ….s’acharner à arracher!?!?!?».

  28. maria nieuwenhof

    Je suis adepte du blogue depuis quelques années et je l’aime beaucoup et j’ai eu le plaisir aussi de vous voir en personnes lors d’une conférence de notre club de jardinage de la « Chateauguay Valley Garden Club » et ce fut un grand plaisir. La philosophie du jardinier paresseux me plaît beaucoup malgré que je mets des fois un peu trop d’efforts dans mes plates bandes style cottage.
    Contente de savoir d’où vient ce pseudonyme et je vous souhaite de profiter de vos jardins le plus longtemps possible…..
    Merci

  29. C’est toujours un bonheur de vous lire chaque matin. J’appréciée beaucoup la diversité des sujets abordés et même mon pépiniériste local fait des recherches sur votre site pour trouver réponses aux problèmes de ses clients. Ces articles d’archives sont un plaisir à lire ou à relire. Merci de continuer à partager la bonne parole à tous les Paresseux dont je fais partie. Et j’aime beaucoup la proposition de t-shirt de Jacinthe !

  30. Anonyme

    Merveilleux texte…Hommage à la nature et à son accompagnement.

  31. Avant-gardiste….à quand la collection j achète ! Le t-shirt, la tasse, et même le parti politique je vote! C est une philosophie de vie et c est devenu vraiment populaire, lire ce blogs depuis maintenant 5 ans à changé ma façon de jardiner mais aussi mon approche globale de la vie .Peut être que Mathieu aura la rigueur de concrétiser ce projet, il semble que nos enfants ont le pouvoir de fermer certaines boucle.:)

  32. Anonyme

    Merci Mathieu et un bonjour spécial à votre père pour sa présence auprès de nous toutes ces années; mon soutien en pensées auprès de lui en cette difficile période

    Denise une lectrice fidèle

  33. Superbe ce chandail!

  34. J’adore cette idée. Je porterais aussi avec fierté un de ces chandails!

  35. En fait le terme de jardinier paresseux (que j’approuve) n’est peut être pas vraiment exact; je dirais plutôt jardinier efficace, tout le contraire des « Shadocks » dont la devise est « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? »

    Pour les outils, par contre, je suis intransigeant : Ça ne traîne pas ! Question de sécurité (ça vous est arrivé de vous prendre un râteau dans le visage, comme celui de la photo ?) et d’efficacité (passer trois minutes à ranger et nettoyer un outil permet de gagner du temps et de la peine quand on veut s’en servir). Et en plus un outil propre et bien affuté, c’est joli.

    J’ai aussi et le souvenir des mercuriales de « monsieur Jean », le chef de culture quand j’étais apprenti pendant les vacances, qui ne supportait pas qu’un outil traîne, ou pire, soit rangé au râtelier sans être net et brillant.

  36. Yolaine

    Ah! Ah! Je suis comme ça aussi!!! Ma mère me disait que je faisais des «voyages de paresseuses» avec mes mains remplies d’objets pour ne pas faire 2 «voyages»… et vous savez quoi… je suis encore comme ça et ça me fait bien rire à chaque fois, c’est comme un jeu…comment je peux tout apporter d’un seul coup?

  37. Manon (de Lanaudière)

    Quel article inspirant! Moi, une retraitée nouvellement jardinière qui pensait pas plus tard que l’an dernier, que tout devait être droit et bien organisé… Hé bien! La madame est devenue en peu de temps, une jardinière paresseuse (j’assume tellement!) avec plusieurs portions de terrain devenues sauvages et c’est magnifique! Je suis partante pour le t-shirt dont « Un jardin en liberté est un jardin qui se respecte »! Go Mathieu! Salutations à votre père! Merci!!!?

  38. Bonjour Mr. Larry & Mathieu,
    Encore une chronique qui fait rire & sourire: un grand MERCI ! Moi aussi je veux le T-shirt ! J’adorerais le porter à la barbe de mes voisins qui font « religieusement sprayer » leur terrain… Amen.

  39. Ah ! Le tee-shrit « j’ai des pissenlits dans ma pelouse et j’aime ça » j’adore ! je vote pour une souscription au nom de Larry HOGSON pour en faire éditer une série avec son nom en tout petit en dessous du pissenlit 🙂 Je m’inscris pour deux, en taille M s’iou plaît !

  40. J’ai lu vos articles dans Le Soleil papier, La Presse. J’ai assisté à vos conférences à la Société d’horticulture de Charlesbourg quand j’habitais Québec et il y a quelques années à la bibliothèque de Bécancour. Avec facilité, vous m’avez converti en  »jardinière paresseuse ». Je vous souhaite un doux passage dans votre prochain jardin.

  41. Anonyme

    BRAVO!!!!!!!!!!!!

  42. Guylaine Lefebvre

    Merci, merci, mille fois et plus au Jardiner paresseux pour le partage de votre précieux savoir, de l’avoir fait à votre couleur, d’une manière originale et unique. Je suis convaincue que vous avez grandement contribué à encourager de nombreuses personnes à s’adonner au plaisir du jardinage, peut-être d’autres qui, tout comme moi, ont les mains pleines de pouces et pas un seul de vert.

    Étant entourée de personnes qui possèdent ce don tout naturellement, j’en serais possiblement arrivée à cesser « d’essayer de planter des fleurs » si je ne vous avais pas découvert. Je profite de vos précieux conseils et je les partage à mon tour. Je parle souvent de vous et de vos livres (j’ai souvent prêté les miens), j’apprécie, à parts égales, votre sagesse, votre humour et votre incroyable générosité.
    Avec vous, le jardinage est « dédramatisé » et devient accessible à tous, pas seulement aux élites ; avec vous, le jardinage est un acte de célébration à la vie, il nous aide aussi à développer l’appréciation des beautés de la nature, simplement et en toute harmonie.

    Merci à votre fils Mathieu et à tous ceux qui continuent de nous faire entendre votre voix à travers ce blogue.
    Et bien sûr, longue vie au jardinier paresseux. ?

  43. Gisèle

    Je me souviens très bien de cet article et j’ai adoré. Enfin! Merci à vous deux et je porterais fièrement le pissenlit.

  44. Anonyme

    Je suis une jardinière paresseuse et je veux un chandail que je porterai fièrement. Merci Larry et Mathieu.

  45. Bonjour Mathieu! Je suis fière d’être une jardinière paresseuse comme ton père.
    Dans ces années là, j’étais abonné à la revue. J’ai aimé ton père tout de suite et oui j’ai acheté son premier livre et aussi les autres. Merci pour ce beau retour en arrière.

  46. Très drôle, j’ai rigolé à plusieurs reprises, merci de re-publier ce texte si pertinent!

  47. Lise Blais

    Je partage entièrement votre commentaire et encore merci cher Larry que je suis depuis 1998 ainsi qu’à Mathieu !

  48. Julien Cr

    Merci Mathieu pour ce premier texte d’un jardinier paresseux inoubliable… longue vie et prospérité à votre famille.

    OUIIIIIII moi aussi je veux un t-shirt « pissenlit » 😀 avec un autographe de Môsieur Hodgson !!… (chapeau bas…)
    et petit conseil, mieux vaut un tissus en 100g/m2 plutôt qu’un 200g/m2… c’est bien moins chaud pour jardiner… ou pas 😉
    et des auto-collants pour ma voiture ! 😀

    Je me souviens du premier blog que j’ai lu… on peut le résumer en « soit une plante s’adapte, soit elle n’est pas adaptée, pas besoin de forcer… » j’en ai tiré la conclusion « la nature se débrouille bien mieux sans mon aide… »
    ya vraiment que les ronces qui me font travailler… 😉

    Désherber ??? s’il ne reste que mes plantes désirées, les « ravageurs » vont aller dessus, forcément !

    « il n’y a pas de mauvaises herbes, il n’a que des plantes non-désirées »

    …et que de découvertes de bio-diversité !
    Le fenouil attire les ichneumons qui pondent leurs oeufs dans les pucerons : plantez donc un fenouil à côté de vos rosiers !!!
    Les vers luisants mangent les escargots… vous voulez des vers luisants ? laissez en paix les escargots 🙂
    Les Téléphores fauves pondent leurs oeufs dans les limaces…

    Bien à vous, tous les jardiniers paresseux,

  49. dorisbruxelles

    Dans ma petite maison dans Le Perche en Normandie, suite à une division incongrue du terrain il y a très longtemps, mon seul voisin mitoyen possède une mini excroissance de 3 m de large qui empiète un peu sur mon jardin. Il y a un petit mur surmonté d’un grillage. Au pied de ce muret est planté un vieux rosier ultra grimpant, heureusement de mon côté, couvert au printemps de petites roses d’un ravissant rose pâle. Je tisse ses longues tiges dans les mailles du grillage, et je raccourcis un brin en automne. Chaque année pourtant, mon voisin attrape son sécateur et taille à ras la moindre brindille qui dépasse, même si elle est porteuse de boutons. C’est donc loin d’être un jardinier paresseux; c’est tout simplement un crétin. Je suppose que nous en connaissons toutes et tous au moins un de ce genre? Nos relations ne sont pas houleuses pour autant: je me contente de l’ignorer. Venons-en à Larry Hodgson: avec ses centaines de plantes, que dis-je, des milliers?, je trouve que lui non plus, n’est pas vraiment ce que j’appellerais un jardinier paresseux. Par contre, c’est un jardinier de talent, futé, malin, intelligent; un type non seulement truffé de bon sens mais aussi d’humanité. Personnellement, je le qualifierais tout simplement de philosophe.
    Néanmoins, car il y a un mais!, il y a une chose avec laquelle je ne suis pas du tout d’accord avec lui (je n’ai jamais osé le lui dire, voilà qui est fait) : un jour il a essayé de nous faire croire qu’il n’est pas utile de couper ses fleurs fanées. Pourtant, dès que les beaux jours reviennent, et jusqu’en automne, sortir chaque matin son épinette dans une main et un bol de thé ou de café dans l’autre, est, à mon avis, la plus jolie et tranquille façon de saluer son jardin. C’est aussi et surtout un de ces petits rituels et bonheurs quotidiens, un moment précieux de solitude aussi parfois, qui rendent la vie plus belle. Et franchement, si, si Larry, j’en suis certaine, grâce à cela, les fleurs refleurissent la plupart du temps une seconde fois. Mais cela aussi, bien sûr, vous le savez bien! Sans rancune? Amitiés et bon courage! Et à propos, moi aussi je veux bien acheter un t.shirt pissenlit…

  50. Conrad Roy

    La premier fois que j’ai vu le titre JARDINIER PARESSEUX, cela m’a fait sourire et en même temps stimulé car je reconnaissais, dans ce titre, le plaisir de vivre le tempo des fleurs, leur croissance en pleine quiétude et leur joie de s’exprimer dans tout milieu où elles peuvent s’épanouir.
    M. Hodgson, vous êtes un jardinier PARESSEUX et votre attitude me plaît beaucoup

  51. Anonyme

    J’adhère à tous les commentaires émis précédemment.

    Et je veux deux t-shirt un petit et un large

  52. Denise Picard

    Plus que Magnifique … Moi aussi , j’ai des Pissenlits dans ma Pelouse et J’AIME ÇA …. Merci encore pour TOUT ?

  53. lucille thompson

    je me suis reconnue dans vous, laisser un peu la nature me montrer….. oui je fais partie de votre club et très fière je vous en remercie beaucoup!!

  54. Anonyme

    Merci pour ce p’tit clin d’œil ?

  55. Anonyme

    J’annonce sans scrupules à mes voisins: « Je suis négligent. Si tu n’aimes pas les fleurs sauvages et l’oregano, il t’est permis de tondre quelques lisières chez moi en bordure de ton terrain »

    Ouagne. Je suis en campagne et y’a pas de clôtures. Mais tant qu.ils mettent pas de RoundUp on est OK.

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