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Comment le jardinage évolue grâce à l’intelligence artificielle

Par George Newton

La technologie de l’IA (intelligence artificielle) se généralise. Après des décennies de présentations de l’IA dans des films de science-fiction, nous atteignons enfin, et très rapidement, un point de l’histoire de l’humanité où les ordinateurs intelligents s’intègrent aux opérations et au fonctionnement quotidiens de la vie humaine. Toutes les industries sont touchées, et il y a peu de zones épargnées.

Les dépenses mondiales en intelligence artificielle ont atteint plus de 300 milliards de dollars en 2021, les secteurs des loisirs, de la production, de la finance et des banques représentant la moitié des dépenses mondiales en équipements et technologies alimentés par l’IA.

Cependant, l’industrie du jardinage et de l’agriculture n’a pas été oubliée. C’est un domaine nouveau et prometteur où l’IA est utilisée, et dans l’article d’aujourd’hui, nous allons explorer comment cela se fait et quel est l’impact. 

Pourquoi l’IA est-elle utilisée dans les projets de jardinage ?

Eh bien, ce n’est pas seulement dans le jardinage, mais l’IA est plutôt utilisée dans l’ensemble des industries agricoles et horticoles, à la fois dans les jardins privés et à petite échelle que dans de grandes pratiques commerciales.

Criquet sur des feuilles.
L’IA permet de détecter les parasites du jardin et d’offrir des solutions rapides, simples et écologiques avant que des dommages sérieux ne soient causés. Photo : pxhere.com

«Les jardiniers et les agriculteurs du monde entier sont confrontés à des problèmes tels que des insectes et des parasites qui attaquent leurs cultures sans savoir quel pesticide utiliser pour les contrôler. Ils sont également sans information réellement précise sur quand planter une culture spécifique, sur comment prévenir les carences nutritionnelles d’une culture et sur toutes les nuances de la sélection du matériel agricole. En l’absence d’assistance professionnelle, les plantes peuvent contracter des maladies transmises par l’air, l’eau ou le sol qui ne peuvent pas être traitées», explique Felix Verner, rédacteur technique chez Originwritings et Britstudent.

Aujourd’hui, l’intelligence artificielle (IA) peut détecter le véritable problème et ainsi contribuer à la protection de l’environnement.

L’IA peut également aider le jardinier dans des tâches telles que la gestion et l’inspection des cultures, l’arrosage des plantes et l’application de pesticides.

De plus, la population mondiale devrait atteindre 9 milliards de personnes d’ici 2050, ce qui représente un danger futur pour la sécurité alimentaire pour tous. Pour assurer un approvisionnement alimentaire adéquat, la production alimentaire doit augmenter de 70 % tout en minimisant les effets sur l’environnement et en utilisant des énergies renouvelables.

Rendre la technologie de l’IA dans l’agriculture et le jardinage accessible et peu coûteuse au grand public sera un grand pas en avant pour l’humanité.

L’avenir de l’IA dans l’agriculture et le jardinage

L’agriculture reste la découverte humaine la plus importante et la plus significative. Les scientifiques de Microsoft utilisent une combinaison de science des données, d’intelligence artificielle et d’analyse de mégadonnées pour révolutionner la façon dont l’agriculture traditionnelle est pratiquée. À l’intérieur, ils sèment, cultivent et récoltent les plantes à des températures précises grâce à l’analyse de données et à l’intelligence artificielle.

Il y a une quantité énorme de facteurs à analyser, mais l’IA peut le faire, en particulier en ce qui concerne l’agriculture verticale. L’agriculture verticale est essentiellement le processus de cultiver des aliments et des plantes en étages dans un environnement strictement contrôlé, mais puisque l’IA s’occupe de la gestion, les ressources peuvent être optimisées au-delà de ce que vous pouvez imaginer tout en offrant des résultats exceptionnels.

Ferme verticale.
Ferme verticale de démonstration au Centre Epcot en Floride. Photo : Michael Rivera, Wikimedia Commons

L’agriculture verticale peut être réalisée à l’intérieur à l’aide de cubes de 1 cm × 1 cm × 1 cm interconnectés par des tubes en plastique réutilisables. Des lumières DEL servent de source de chaleur et de lumière pour ces cubes. Un micro-ordinateur est également connecté à chacun des cubes individuels et sert de cerveau à chaque unité agricole verticale. Il régule la quantité d’eau dans le réservoir, l’humidité et tout le processus de développement.

«Grâce à l’IA, on peut gérer des ressources multiples, dont les systèmes de dosage des nutriments, les contrôles du niveau d’oxygène et de dioxyde de carbone, les caméras et les logiciels de diffusion en direct pour une surveillance constante et fiable, la surveillance du pH, l’automatisation du niveau d’eau, la détection et le contrôle de la température et de l’humidité et l’intensité et la qualité de l’éclairage tout au long de la saison. Il peut même y avoir des robots conversationnels pour offrir une rétroaction optimale aux producteurs et aux jardiniers», explique Sarah Harper, blogueuse de jardinage chez Write My X et 1day2write.

Et l’IA peut offrir encore plus d’avantages. L’utilisation de l’IA dans la culture des plantes en période de pénurie d’eau contribuera à économiser cette denrée de plus en plus rare et précieuse. L’IA est aussi une méthode non polluante, car elle peut fonctionner à l’énergie solaire. Et l’agriculture intelligente maximise le retour sur l’investissement, ce qui en fait une sage décision financière.

Avec l’IA, les pesticides et les herbicides peuvent être utilisés avec parcimonie pour éliminer les parasites dans les jardins domestiques. Et les restaurants peuvent produire leurs propres ingrédients et les utiliser dans les heures suivant la récolte.

Étant donné que les plantes seront de plus en plus cultivées à proximité, les pays du monde n’auront plus besoin d’importer de la nourriture d’autres pays. La production alimentaire deviendra de plus en plus localisée. Les gens pourront cultiver chez eux des plantes et des herbes exotiques au lieu de les acheter sur le marché à des prix exorbitants.

Comme vous pouvez voir, il y a fondamentalement un nombre infini d’avantages créatifs qui viennent avec l’utilisation de l’IA dans l’industrie agricole et dans le jardinage, et avec le passage du temps et une population mondiale en plein essor, ce genre d’avancées technologiques n’a jamais été aussi bienvenu.

George J. Newton est blogueur et chercheur en technologie et apprentissage automatique chez Academicbrits.com et Dissertation writing service. Il est marié depuis dix ans et adore voyager pendant son temps libre. Il écrit également pour Do My Coursework

Article traduit et adapté de l’américain par Larry Hodgson.

18 comments on “Comment le jardinage évolue grâce à l’intelligence artificielle

  1. Bonjour le jardinier paresseux,
    Je pense que c’est « métadonnées » et non « mégadonnées ». Et je ne pense pas que ça soit « 1mm x 1mm x 1mm », sauf si on cultive des bactéries ^^

    Et si la population mondiale passe de 7 à 9 milliards d’individus, alors l’augmentation est de 22%, pourquoi diantre faudrait-il augmenter la production de 70% ?
    D’autant que déjà aujourd’hui, on produit plus que ce qu’il faudrait pour nourrir la planète (j’ai plus le chiffre en tête, mais c’est significativement plus), et pourtant certains meurent de faim… Faudrait une IA pour la distribution de la production !

    Bon weekend,
    Willy

    • Bien dit, Willy !

      Intéressant certes mais un peu frustrant pour le jardinier amateur. Peut être aussi un peu coupé des réalités et des évidences sur l’état de l’anthroposphère. .
      Étant donné mon âge je n’aurai pas à subir cette évolution et j’en suis bien heureux.
      Si l’on n’a pas le plaisir de mettre les mains dans la terre, récolter les légumes entretenus avec application, cueillir une rose ou arracher une herbe folle, où est l’intérêt de cultiver son jardin ?
      ,

    • Je suis contente de lire votre commentaire m.Willy . Effectivement c’est important de faire une analyse juste de la situation
      Merci, Francine

  2. Caroline Jarry

    Je crois que l’auteur, George Newton, veut effectivement parler de mégadonnées (big data). Ceci dit, il y a beaucoup d’imprécisions et de généralités dans son texte. Je préfère les billets infiniment plus concrets du jardinier paresseux, Larry Hodgson, qui sait toujours de quoi il parle.

    • Ahhhh j’ai pas pensé à ça : les canadiens francisent tout du coup, peut être que chez vous c’est « mégadonnées ».

      Je suis d’accord, je préfère les articles de Larry, mais bon, faut réussir à les sortir quotidiennement ! C’est un sacré boulot, sans compter qu’il répond à toutes les questions 😮

  3. Daniel Fantino

    La Saskatchewan Potash Corporation, composée de Nuttien (47.5 milliards $) et Mosaic fait du Canada le premier producteur de potasse, essentielle à certaines cultures telles le maïs et le soja. Elle est exportée vers le port de Montréal par trains de 20 000 tonnes qui font 2 km de long, vers le Brésil qui débute son printemps. Le Maroc quand à lui détient 70 % des réserves de phosphate. Ces 2 amendements sont la base agro-alimentaire. Nutrien fournit déjà des services d´analyse des sols par drones afin de savoir où et doser la potasse. La porte est ouverte à la détection des maladies et insectes ravageurs, sans oublier le suivi satelitaire. Les semenciers pour leur part, avec les ogm offrent des cultures plus résistantes. Les changements climatiques soulèvent de nouveaux défis. La sécheresse cette année dans nos prairies ont affectés céréales et betteraves sucrières. Ne soyez pas surpris de voir les prix à la consommation croître. Peut être devrons nous réduire la production bovine, qui est notre no 1, et les terres dédiées à leur alimentation. L´IA ne pourra être utile que dans la mesure ou les semences seront plus résilientes. Il semble que nous sommes voués aux OGM stériles. Même la culture techno en serres à cause des coûts a ses limites. Le cannabis est revenu dans nos champs cet été à titre expérimental.
    Arthur avec son potager dans sa cour de banlieue ou ses quelques pots sur son balcon n´aura accès à l´IA que le jour ou des sites Internet, un peu comme météo média diffuseront des alertes, mais cela ne sera accessible que lorsque cette technologie sera adoptée aux grandes cultures canadiennes. Pressions environnementales, desertification et mouvance des populations affamées sont à prévoir. Par chance il existe un retour aux mini fermes où l´on peut se procurer des semences non stériles avec des variétés délaissées par la production industrielle. On peut continuer à mettre nos mains dans la terre, comme dans le bon vieux temps sans devenir esclave et accro à l´IA et tous les gadgets modernes. Quelle est l´utilité de démarrer sa voiture, éteindre ses lumières ou verrouiller les portes de son domicile à partir de
    n´importe où sinon la paresse et la dépendance accrue à nos cells ?

  4. Sans contester l’intérêt du pilotage informatique des cultures industrielles en termes de rendement, la question du productivisme comme modèle unique reste à poser. Ensuite, quel est pour l’amateur l’intérêt d’un jardin automatique ? Ou alors c’est qu’on est amateur non de jardinage mais d’informatique appliquée !

    • Ou alors, comme tout mes amis qui ne comprennent pas pourquoi je cultive des trucs qui se mangent pas : N’être intéressé que par ce que ça rapporte….

  5. « L’IA est aussi une méthode non polluante, car elle peut fonctionner à l’énergie solaire. » C’est pour cette raison que les GAFAMs utilisent d’énormes data centers pour faire tourner leurs algorithmes d’apprentissage, qui peut croire qu’ils fonctionnent à l’énergie solaire ?

  6. Toutes l’intelligence Artificielle ( IA) réaliser jusqu’à présent sont des IA faible😯, les fortes IA sont ceux qu’on rencontre des les films de science-fiction.

  7. J’ai toujours cru que ça voulait dire Imbécilité Absolue🤪

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