Aménagement paysager Truc du jour

La forêt: l’aménagement parfait pour le jardinier paresseux

Forêt naturelle avec sentier

Par Larry Hodgson

Si votre terrain comprend une section de forêt naturelle, préservez-la! C’est l’aménagement parfait pour le jardinier paresseux!

La beauté d’une forêt naturelle est qu’elle n’exige presque aucune intervention de votre part. Pas de sarclage, pas de tonte, pas de fertilisation… Enfin un aménagement paysager que vous pouvez réellement regarder de votre hamac sans jamais avoir à vous en relever!

Vous n’avez rien à faire… ou si peu.

Si un arbre dépérit, qu’il meurt! Si un autre menace de tomber, qu’il tombe! Un arbre mort, un tronc couché au sol dans une forêt, ça fait partie du système. Tellement d’oiseaux et d’animaux de la forêt nichent dans les arbres morts ou creux et il faut leur laisser ces abris. Et le tronc couché par terre sera rapidement envahi d’une foule d’animaux et de plantes, stimulés par sa lente décomposition.

D’accord, si un arbre menace de tomber sur votre voiture, vous devez agir (déplacez l’auto, peut-être?), mais autrement, avec une forêt largement intacte, vous avez l’aménagement paysager parfait pour les paresseux: beau comme tout et rien à faire pour l’entretenir!

Billet adapté d’un article paru dans ce blogue le 9 juin 2015.

Journaliste et blogueur horticole, auteur de plus de 60 livres de jardinage, conférencier très en demande et jardinier passionné, le jardinier paresseux, Larry Hodgson, vit et jardine à Québec. Le blogue le jardinier paresseux offre plus de 2 000 billets aux amateurs de jardinage, toujours dans le but de démystifier le jardinage et le rendre plus facile aux participants. Si vous avez une question sur le jardinage, entrez-la dans Recherche: la réponse s’y trouve probablement déjà.

20 comments on “La forêt: l’aménagement parfait pour le jardinier paresseux

  1. Pour une fois, c’est vraiment paresseux!

    • Denise Bernier

      Pour la première fois cette année et bien involontairement j’ai laissé pousser au naturel plus de la moitié de mon terrain qui fait 50,000 pi.ca.. Étant donné que mon tracteur à gazon s’est retrouvé chez le mécanicien avec bris majeurs, les réparations ont pris tellement de temps que tout avait déjà commencé à pousser: fleurs sauvages, graminées et végétation de toutes sortes incluant des petits lilas indigènes qui feront mon bonheur. Après des années à lutter contre toutes sortes de mauvaises herbes (pissenlits, vers blancs, etc.) et les coûts que cela représentaient. C’est un cadeau.

  2. Je ne sais pas au Québec, mais en France, on a de grosses responsabilités quand on possède une forêt et on est censé la débroussailler pour éviter les départ de feu, donc pas assez paresseux pour moi 🙂

  3. Juliette au balcon

    Pour vraiment apprécier le plus paresseusement possible votre petite jungle personnelle, à l’aide de votre machette, ouvrez un petit chemin dans les broussailles, et accrochez votre hamac entre de bonnes branches de deux arbres voisins et allongez-vous. Entre deux roupillons, vous serez ainsi à même d’observer les oiseaux, les insectes et les petits animaux qui y vivent. Ah! N’oubliez pas les rafraîchissements et les petites bouchées! Et vive l’été!

  4. Oui bien d’accord avec le sujet, Ma maison est entouré de forêt et très boisé, le gazon c’est de la belle mousse verte, des bleuets sauvages mûres fraises des bois, puis connifères et feuillus et tout ce qui vient avec, J’aie aménagé le minimum, que je peux entretenir au fouet a batterie en 10 min, un potager bio début de permaculture, des fleurs près de la maison c’est la belle vie! sans bruit de tondeuse
    Chez nous c’est une zone protéger décrété par moi 🙂 je laisse faire la nature, tous trouvent mon environnement exceptionnel, la maison est de bon gout et sans accumulation de toutes sortes. Recherchons l’harmonie entre la nature et notre lieu de vie Passez un bel été relax… sans tondeuse 🙂

  5. Je n’ai malheureusement pas de forêt attenante à mon jardin, mais j’essaie de conserver quelques petits coins sauvages.
    Je gardais en « décoration » un vieux pommier mort( que j’avais greffé en mon jeune temps, ça faisait très sculpture contemporaine), mais aussi comme abri pour toute une faune, en particulier des xylocopes qui apprécient particulièrement le bois mort.
    Cette année, le vent l’a fait tomber et j’ai dû le faire tronçonner par un voisin pour dégager le passage.
    Mais on a conservé des morceaux de la tête intacts et ils reçoivent toujours leurs hôtes : oiseaux, insectes, musaraignes etc..

  6. Corneau

    J’ai acheté un terrain boisé il y a 18 ans après m’être battue pour garder mes 25 arbres sur le terrain et bien que tous me disaient qu’ils allaient mourrir j’ai interdit toute machinerie sur mes arbres. Nous avons conservé mes arbres. Aujourd’hui ils me protègent du soleil torride et mon hamac est installé en dessous. Pas de piscine mais l’air climatisé en permanence. Les primevères fleurissent mon jardin aux printemps et les hostas et autres plantes d’ombre agrémente mon petit jardin d’arbre au grand désespoir de mes voisins qui ont rasés les arbres et fait pousser la piscine. Mais ma mini forêt est en danger, 6 frênes , mes palmiers que j’adore. Et oui il y a au pieds de chacun un chêne ( suggestions de notre jardinier préféré) qui attends sagement de prendre la place mais je serai bien triste de les voir me quitter après les avoir sauvés.
    Marie de Levis

  7. Christiane Giroux

    Mon terrain borde une rivière avec des beaux arbres matures tels erables et tilleuls. En avant-plan, j’ai mis des lilas, des fougères autruche et deux beaux rosiers Therèse Bugnet. D’autres fleurs s’ajoutent tout au long de la saison mises en valeur par le boisé arrière. C’est un jardin libre, sans entretien. Lors des canicules, je lis ou je fais la sieste dans ce sous-bois. Paresseuse et heureuse

  8. Danielle Brossard

    Question : nous avons un grand boisé naturel dans la cour arrière qu’on laisse volontairement à l’état sauvage, qui est régulièrement visité par la faune pour notre plus grand plaisir : moufettes, raton-laveurs, marmottes, lièvres, renard, dindons sauvages … que nous avons délimité du jardin. Mais comme le terrain est en pente et que les vents du fleuve poussent les feuilles vers la pelouse en dépit d’une barrière de cèdres, on finit toujours par les ramasser. Privés de leurs feuilles tombées au sol, les arbres de mon boisé vont-ils finir par souffrir d’une carence en minéraux ?

    • Normalement, dans la nature, les plantes qui poussent dans un endroit sont celles qui sont habituées à ces conditions. On peut présumer que vos arbres sont capables de tolérer cette condition. Par contre, vous pouvez déchiqueter les feuilles et les relancer dans la forêt: une fois sous forme de miette, elles sont facilement emportées par le vent.

  9. Mireille Chalifour

    Avez vous déjà cultivé dans le sous-bois?

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