Achat de plantes Plantation Truc du jour

Un trou de plantation n’a pas besoin d’être profond

Motte de racines placée dans un trou de plantation sans ameublir le fond.

Par Larry Hodgson

Mieux vaut déposer la motte de racines sur une assise solide que sur un fond ameubli. 

Quand j’ai commencé à jardiner il y a (il faut l’admettre!) plus de 50 ans, la méthode préconisée pour planter un végétal était de faire un trou nettement plus profond que la motte de racines afin d’ajouter une bonne couche de bonne terre sous la motte… et ce faux renseignement continue de circuler depuis. En fait, cependant, les études sur la croissance des végétaux indiquent qu’il n’est pas utile de creuser un trou de plantation plus profond que la motte de racines est haute: mieux vaut déposer la motte de racines de la plante sur une assise solide, tout simplement.

Quand on ameublit le sol au fond du trou ou quand on le remplace par une terre fraîche, cette couche ameublie a tendance à trop se tasser, faisant descendre la motte trop loin dans le sol ou la faisant pencher si la terre se tasse de façon inégale. Mieux vaut faire un trou aussi profond que la motte est haute, mais pas plus: ainsi la plante ne bougera pas.

Si jamais vous jugez le sol au fond du trou de plantation très lourd et mal drainant, plutôt que de l’ameublir, percez tout simplement quelques trous avec une fourche-bêche pour laisser tout surplus d’eau s’en drainer.

Quant à l’ajout de bonne terre, si vous le jugez nécessaire, faites-le autour de la motte tout simplement. Les racines les plus efficaces à absorber les minéraux sont celles près de la surface du sol, pas les racines d’ancrage trouvées en profondeur.

Article adapté d’un billet originalement publié le 27 avril 2016.

22 comments on “Un trou de plantation n’a pas besoin d’être profond

  1. Merci pour ce judicieux conseil, nous allons justement planter en fin de semaine; en plus cela est bon pour le jardinier paresseux d’avoir à moins creuser ! 🙂

  2. Christiane Kègle

    Je viens de planter un rosier hybride et n’avais pas encore lu votre rubrique. Les directives indiquaient de creuser un trou de 12″ plus grand que le plant (motte), d’ajouter de la terre et de la mousse de sphaigne dans une proportion de 3 à 1. De plus, la greffe doit très de 3 ou 4 po en dessous du sol dans les régions très froides (ce que je ne suis pas arrivée à faire). Je vais surveiller dans les prochaines semaine s’il y a un trop grand affaissement du sol. Merci de vos conseils et connaissances horticoles toujours les bienvenues !

  3. Dominique

    Je fais lire votre article à mon mari qui trouve toujours mes trous de plantation trop petits !
    Merci jardinier paresseux !

  4. Karine

    Oh non! Une fois que j’ai planté mes trois arbres en faisant un trou très profond, puis en le remplissant de bonne terre… Comment je peux me rattraper, comment je peux les sauver? Un peuplier et un amélanchier semblent bien s’en sortir, mais l’autre peuplier dépérit chaque jour la plantation (dimanche dernier).

    • Sophie

      Une amie paysagiste me disait qu’on peut déplacer un arbre planté depuis 1 ou 2 semaines sans problème. Vous devriez pouvoir l’enlever et le replanter.

  5. Yolaine Caron

    Merci M. Hodgson, à chaque lecture, j’apprends du nouveau. Pour vous avoir déjà lu, je savais pour la profondeur, mais pas pour la bêche dans les fonds compacts, pas pour les racines en surface qui sont plus nourricières, ça me permet de comprendre toujours mieux!! Merci, merci!!!

  6. Manon Gamelin

    Merci! Ce sera plus facile à l’avenir pour la jardinière paresseuse que je suis.

  7. merci !!!

  8. Monique Keutgen

    Au moins je me pèterais moins le dos grâce à vous merci merci

  9. Merci cher Larry de nous aider á mieux jardiner. 😉💖🌷🌹🌳

  10. Francine Dussault

    J’ai une glycine qui n’a jamais fleuri, elle est exposée côté ouest de la maison. Elle doit avoir au moins 10 ans. Quoi faire pour stimuler sa floraison?

  11. 1) Suggestion d’article : indiquer (liste) quelles plantes (légumes et fleurs) peuvent être transplantées en enterrant la tige. Exemple, pour ce que je connais, on peut transplanter un géranium des jardins (pélargonium) en enterrant sa tige, un peu comme une tomate, mais on ne peut pas le faire pour les bégonias, surtout tubéreux, mais aussi fibreux, pour ce que j’ai observé, car les bégonias sont sensibles du collet, lequel doit donc être bien libre de terreau.

    J’ai présentement des amarantes caudatus (queue de renard) encore en caissette, qui est pourtant d’un bon 5 po de profond, et qui font une longue tige droite (non ramifiée) et qui, en plus, perdent leurs feuilles du bas. Je les transplante aujourd’hui ou demain et j’aimerais bien les enterrer jusqu’aux premières feuilles, il me semble que ce serait logique, mais je risque peut-être de les faire pourrir ? Dilemme dont la solution est de tester avec un plant, mais je retarde ainsi mes autres transplantations d’une semaine, le temps de voir si le plant test avec sa tige enterrée survit ou non.

    Bref, une liste des plantes qui tolèrent une tige enterrée versus les autres sensibles du collet me serait utile et sûrement utile aussi à d’autres qu’à moi ! 🙂

    2) Et sur cet article ici sur les arbustes, très utile de savoir que l’important est la largeur du trou et non sa profondeur en expliquant que les radicelles nourricières vont se développer sur le pourtour. Grand merci pour l’info qui m’a été utile la semaine dernière avec des arbustes en pot.

    • Pour la question 1, ça fait des années que j’y pense, mais je ne trouve pas l’information nécessaire. Il y a tellement de plantes et, on dirait, si peu d’expérimentation!

      • Merci pour la réponse.

        Étonnant quand même, non ? – que si peu d’expérimentation et de partage de ces expériences… Au moins, si on avait quelques critères pour aider à discerner, mais, bon, je comprends que ce n’est pas si simple.

        On voit des articles sur quelques légumes (genre tomate dont on peu enterrer la tige et même les deux premières vraies feuilles), avec le principe général qu’on enterre au niveau du collet, sauf ces quelques exceptions, mais pour les fleurs, je n’ai rien trouvé.

        L’an passé, j’avais planté mes courgettes (zucchini) trop en butte, comme des concombres, et les plants s’étiolaient (tige faiblarde). J’ai joué le tout pour le tout et ai recouvert la tige de terre et cela a corrigé le problème. Ma voisine a fait semblable – elle n’avait pas planté en buttes, mais la tige se racornissait aussi – et l’ajout de terre sur la tige a aussi corrigé son problème. Or, pour ce que j’ai vu, les zucchinis ne sont pas la liste classique de ces cas d’exception avec les « tomates, aubergines, piments et choux. » Pour les choux décoratifs qui montent en tige, la recouvrir de terre est aussi magique, soit dit en passant, mais quant à moi, je les sème en juin pour ne pas avoir des girafes rendu en août-septembre !

        Cela dit : savez vous pour les Amarantes Caudatus / Queue de Renard ? Si non, je commence ma propre expérimentation aujourd’hui ou demain (un plant ou deux, pour voir). Je partagerai ici mon résultat, bon ou mauvais. 🙂

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