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À la découverte des sauges (2e partie)

Quelques exemples de sauges. Dans le sens horaire à partir du coin supérieur gauche:  Salvia greggii ‘Furman’s Red’, Salvia patens ‘Patio Deep Blue’, Salvia sclarea ‘Vatican White’ et chia (Salvia hispanica). Photos: Robert Perry, nlandvalleygardenplanner.org, mullerseeds.com, i.pinimg.com  & chia.com

Voici la suite de l’article À la découverte des sauges

Les sauges mexicaines

Les superbes sauges mexicaines gagnent énormément en popularité depuis quelques années. Il s’agit d’arbustes subtropicaux de taille variable et au feuillage aromatique. On les achète habituellement sous forme de plants au printemps en vue d’une floraison surtout à la fin de l’été et à l’automne. 

Sauge bleue (Salvia patens) ‘Cambridge Blue’. Photo: thompson-morgan.com

La plus connue des sauges mexicaines est probablement la sauge bleue (S. patens), qui produit des paires de grosses fleurs bleu royal allant jusqu’à 5 cm de longueur. Elle atteint normalement jusqu’à 1,5 m de hauteur par 35 cm de diamètre, mais il existe de nombreux cultivars plus compacts, comme ‘Blue Angel’ (45 à 60 cm) et ‘Cambridge Blue’ (75 cm), dans toutes les teintes de bleu possible. 

La sauge guarani (Salvia guaranitica) ‘Black and Blue’. Photo: emerisa.com

La sauge guarani (S. guaranitica) produit aussi de grosses fleurs bleues. Ses feuilles sentent l‘anise et on l’appelle «anise-scented sauge» en anglais. Le cultivar le plus connu est ‘Black and Blue’, aux fleurs bleues et aux calices pourpre foncé, presque noirs. C’est une grande plante de 1 à 2 m et plus sur 60 à 90 cm de diamètre.

Sauge des marais (S. uliginosa). Photo: gammvert.fr

La sauge des marais (S. uliginosa) aux fleurs bleu pâle est similaire et se cultive de la même façon.

Sauge à fleurs blanches (Salvia leucantha). Photo: Amazon.co.uk

Malgré son nom, la sauge à fleurs blanches (S. leucantha) est loin de paraître blanche. Au contraire, son inflorescence est dominée par de superbes calices veloutés violets desquels de petites fleurs blanches ressortent à peine. Ce sont les calices qui attirent tous les regards! D’ailleurs, plusieurs cultivars, dont le très populaire ‘Midnight’, ont des fleurs violettes et ne montrent donc aucune trace de blanc. Le feuillage est duveteux et grisâtre, rappelant de feuilles de saule, à l’arôme fruité.

Sauge à fleurs blanches (Salvia leucantha) ‘Midnight’. Photo: gardens and architecture

C’est une plante spectaculaire: la voir, c’est la vouloir! Sa floraison est réellement automnale, par contre. Au Canada, elle peut être endommagée par un gel hâtif avant même d’arriver à la floraison. 90 à 120 cm × 90 à 120 cm.

Sauge de Gregg (Salvia greggii). Photo: earthtonesgreenery.com

Naturellement plus compacte, la sauge de Gregg (S. greggii) porte de nombreuses fleurs rouge vif sur un arbuste à petites feuilles. Elle dépasse rarement 1,5 m × 1,5 m dans la nature et 75 cm × 75 cm en culture. Plusieurs de ses cultivars sont encore plus compacts. Contrairement aux autres sauges mexicaines, sa floraison commence au début de l’été et dure 4 à 6 mois! Il existe des dizaines de cultivars dans toutes les teintes de rouge, de rose, de pourpre et de blanc ainsi que des cultivars à feuillage panaché. 

Sauge à petites feuilles (Salvia microphylla) ‘Hot Lips’. Photo: Cowell’s Garden Center

La sauge à petites feuilles (S. microphylla) est similaire et d’ailleurs souvent croisée avec la sauge de Gregg, mais est de dimensions plus grandes: 1 à 2 m × 1 m.

Les sauges mexicaines ne survivent à l’hiver que dans les régions au climat doux (zones de rusticité 8 à 10) comme dans le sud de la France et des États-Unis (Californie, Floride, etc.). Dans les régions plus tempérées, on les utilise surtout comme annuelles, les laissant geler à l’automne. Par contre, on peut aussi les rentrer à l’automne, les rabattant à 10 à 15 cm de hauteur, et ainsi les maintenir comme plante d’intérieur pour la saison froide, les plaçant près d’une fenêtre ensoleillée et les arrosant modestement. Autrement, on peut cesser les arrosages et les entreposer au sec en chambre froide pendant l’hiver. 

Au printemps suivant, quand tout danger de gel a disparu, on les remet en plein air pour une autre saison de floraison. Pour faciliter ces déplacements, il est pratique de cultiver les sauges mexicaines en pot. 

Toutes ces plantes ont besoin d’un bon ensoleillement (les sauges guarani et des marais réussissent quand même bien à la mi-ombre) et un sol bien drainé, riche ou pauvre.

Les sauges aromatiques et médicinales

Nous avons déjà discuté de la sauge officinale (S. officinalis), plante hautement aromatique et médicinale, dans la première partie de cet article, mais elle n’est pas la seule sauge présentant ces deux caractéristiques. 

Sauge sclarée (Salvia sclarea). Photo: hplant-zone.blogspot.com

C’est notamment aussi le cas de la sauge sclarée ou toute-bonne (S. sclarea), qui est encore surtout vue comme une plante médicinale (le nom «toute bonne» fait d’ailleurs allusion à la croyance qu’elle pouvait guérir tous les maux), mais gagne de plus en plus d’intérêt en tant que plante ornementale. Et avec raison, car elle est spectaculaire au jardin.

Chez la sauge sclarée, tout est attrayant, même son feuillage. Photo: David Stang, Wikimedia Commons

C’est une bisannuelle qui produit la première année une rosette de grandes feuilles poilues gris-vert. La deuxième année, le vrai spectacle commence. D’abord, la plante produit, en début d’été, un amas très dense de bractées blanches, roses ou violet pâle qui passent souvent pour des fleurs. Puis une grande tige florale s’élève, les bractées s’espacent sur une tige rouge vin pour révéler une multitude de fleurs bleues, violet pâle ou blanches, le tout atteignant 75 à 120 cm de hauteur et 60 cm de diamètre. L’effet est saisissant et dure tout l’été. 

La sous-espèce S. sclarea turkestanica est peut-être encore plus belle, avec ses bractées blanches et roses et ses petites fleurs roses ou lilas. Zones de rusticité 3 à 9.

Sauge ananas (Salvia elegans). Photo: Amazon.com

La sauge ananas ou sauge élégante (S. elegans) est en fait une sauge mexicaine, donc une variété à port plutôt arbustif, mais contrairement aux autres plantes de ce groupe, elle est surtout cultivée pour son feuillage aromatique comestible qui sent et goutte l’ananas. Les fleurs aussi se mangent. Il existe aussi des cultivars à l’odeur et au goût différents, décrits par leur nom, comme ‘Tangerine’ et ‘Honey Melon’ (melon miel).

À port évasé, la sauge ananas produit des tiges dressées de feuilles obovales de bonne taille (10 à 15 cm) qui sont vert moyen, duveteuses, un peu gaufrées et à marge ondulée. Elle atteint 90 à 120 cm de hauteur et 60 à 90 cm de diamètre et fleurit spectaculairement à la fin de l’été et à l’automne, avec des épis aérés de fleurs tubulaires rouge vif qui attirent les papillons et, dans le Nouveau Monde, les colibris.

Sauf dans les régions à climat doux (zones de rusticité 9 à 11), on cultive habituellement la sauge ananas comme annuelle ou encore, on la rentre à l’abri pour l’hiver. On la multiplie surtout par bouturage, rarement par semences. 

Sauge ananas ‘Golden Delicious’. Photo: garden.org

Le cultivar S. elegans ‘Golden Delicious’ porte des feuilles vert chartreuse saisissantes; doublement en contraste avec les fleurs rouges.

Romarin ‘Roman Beauty’. Même plante, nouveau nom: Salvia rosmarinus. Photo: Monrovia

Une plante qui a récemment gagné le rang des sauges aromatiques est le romarin. Oui, la célèbre herbe aromatique a changé de nom botanique! Le romarin s’appelait naguère Rosmarinus officinalis, mais a été intégré au genre Salvia, sous le nom de S. rosmarinus, sous une révision taxonomique du genre en 2017. 

C’est un arbuste de la garrigue et du maquis méditerranéens, atteignant habituellement de 60 à 180 cm × 60 à 120 cm, aux tiges ligneuses à l’écorce grisâtre exfoliante et aux feuilles étroites et linéaires, coriaces, quasiment comme des aiguilles. Elles sont vert foncé sur le dessus et blanc argenté au revers et dégagent un intense arôme presque coniférien au toucher. Les feuilles ont des propriétés insectifuges et médicinales, mais sont surtout utilisées de nos jours en cuisine pour agrémenter les mets. Sous de bonnes conditions, le romarin produit de très courts épis le long de ses tiges (et donc pas en long épi terminal comme les autres sauges) des fleurs bleu-violet pâle, et ce, à la fin de l’hiver ou au printemps, selon le climat local.

Le romarin pousse mieux au plein soleil, mais tolère la mi-ombre. Il tolère presque tout sol bien drainé, même les sols pauvres et calcaires, et nécessite des arrosages modérés quand le sol est sec au toucher. Il ne faut pas trop arroser, car cela peut provoquer une pourriture. Habituellement, on le multiplie par bouturage, plus rarement par semences.

En Europe, on peut souvent cultiver le romarin en plein air toute l’année, du moins, tant qu’on assure un excellent drainage, car elle peut pousser dans les zones de rusticité 8 à 10. Au Canada, il faut la rentrer pour l’hiver et le cultiver au soleil et au frais. 

Romarin rampant (Salvia rosmarinus prostatus). Photo: naturalwayorganiclandscaping.com

Il existe de nombreux cultivars de romarin de port différent (dressé, évasé, prostré, etc.) ou aux fleurs de différentes teintes de bleu ainsi que blanc ou rose. Certains sont plus résistants aux hivers froids que d’autres, notamment ‘Arp’ (zones de rusticité 7 à 9).

Sauge divinatoire ou sauge des devins (Salvia divinorum). Il faut une humidité atmosphérique très élevée pour maintenir les feuilles en bon état. Photo: Permies.com

Nettement du côté médicinal, car, esthétiquement, elle n’est pas si attrayante, il y a la sauge divinatoire ou sauge des devins (S. divinorum), parfois appelée menthe magique ou tout simplement «la salvia» par les gens qui s’y adonnent. (En théorie, le nom devrait être «le salvia», en passant: les noms botaniques francisés en conservant leur terminaison latine se mettent normalement au masculin.) Fumée pour ses propriétés hallucinogènes, cette plante connaît une certaine popularité, notamment chez les adolescents, mais il paraît que son goût est terrible. Ses semences étant généralement stériles, on la multiplie végétativement. 

Notez que cette plante est illégale dans plusieurs pays, dont Canada, Belgique, Suisse, Japon, Australie et une dizaine d’autres. Aux États-Unis, elle est légale en certains états et bannie dans d’autres. En France, Espagne et au Chili, on peut la cultiver, mais pas la vendre, alors qu’en Norvège, Islande et Finlande, on le considère comme une herbe médicinale pour laquelle une prescription du médecin est nécessaire. Malgré ces restrictions, la plante est généralement facile à trouver et souvent vendue assez ouvertement.

La sauge divinatoire a besoin d’un bon éclairage dans la maison ou une place sous une lampe de culture. Visez également une bonne humidité atmosphérique: au moins 50%, car son milieu naturel est la forêt des nuages des hautes montagnes du Mexique, donc elle préfère vivre dans une brume presque constante. Arrosez bien quand le terreau est sec au toucher.

Habituellement, on cultive la sauge divinatoire en pot afin de pouvoir facilement la sortir en plein air au printemps, quand la température se réchauffe, et la rentrer à l’automne. Au jardin, un emplacement à la mi-ombre conviendra. 

Idéalement, elle ne devrait pas subir des températures inférieures à 10 °C et donc, il faut souvent la rentrer dès le début de l’automne. Cette plante tend à devenir grande (théoriquement jusqu’à 2,5 m de hauteur) et inélégante si on la laisse pousser à sa guise, avec des branches cassantes. Donc, normalement on la taille régulièrement… ce qui empêche alors la floraison: des épis de petites fleurs à calice violet et à corolle blanche. Zones de rusticité: 9 à 11.

Sauge blanche (Salvia apiana). Photo: Susan Frommer, plantmaster.com

La sauge blanche ou sauge sacrée (Salvia apiana) est un arbuste de 150 à 250 cm de hauteur provenant des régions arides de la Californie et de la Basse-Californie (Mexique). Elle est importante dans la tradition de certaines Premières nations pour ses propriétés médicinales et spirituelles, notamment lorsque brûlée dans les cérémonies de purification. 

On voit plus souvent la sauge blanche séchée et en train de brûler que sous forme de plante. Photo: thesacredscience.com

Ses feuilles laineuses blanc-vert sont assez attrayantes. Elle fleurit à la fin du printemps avec de petites fleurs blanches sur de hauts épis. 

On la cultive assez rarement à l’extérieur de sa région natale ou d’un climat méditerranéen similaire, car elle s’adapte mal aux conditions des climats humides. Toutefois, la mode actuelle du «smudging» (l’action de brûler des herbes à des fins spirituelles et médicinales) stimule plusieurs personnes à essayer. 

Semis de sauge blanche. Photo: gardentags.com

Si vous voulez tenter sa culture, il est possible de commander des semences sur Internet. Leur taux de germination est toutefois très faible et la germination est lente. Semez les graines à l’intérieur à la fin de mars, à la surface du terreau, plaçant le plateau sur un tapis chauffant et l’exposant au plein soleil. Le terreau doit demeurer légèrement humide tant qu’il n’y a pas au moins 4 à 6 vraies feuilles. Après, acclimatez-les graduellement à un terreau qui s’assèche entre deux arrosages.

L’été, repiquez les semis en pleine terre dans un sol sablonneux extrêmement bien drainé et dans un site chaud au plein soleil. Il est quand même possible de produire de jeunes plants de cette manière et ainsi récolter quelques feuilles de chacun, mais des plantes matures… pas vraiment. Zones de rusticité: 8 à 10.

Sauge céréalière

On connaît surtout la chia (Salvia hispanica) par ses graines comestibles. Photo: Exotic Seeds Store

Enfin, il y a aussi la chia (S. hispanica), prononcée «t·chi·a», une plante céréalière dont les graines moulues ou grillées sont consommées depuis l’époque précolombienne en Amérique du Sud et centrale (elle est originaire du Mexique) et qui est désormais un aliment classique des magasins d’alimentation naturelle à travers le globe. Peu de gens doutent que cette plante aux qualités salutaires tant vantées — elle est riche en fibres, protéines, acides oméga-3 et divers micronutriments qui contribuent à la santé digestive et intestinale et qui aident à renforcer le système immunitaire — soit une sauge!

Habituellement, on ajoute les graines de chias crues, entières ou moulues, aux mets pour augmenter leur valeur nutritive ou encore, on fait germer les graines entières et les mange sous forme de germes ou de micro-pousses. 

La célèbre sculpture chia pet est couverte de graines de chia germées. Photo: chia.com

Et il y a aussi le célèbre «chia pet», cette petite sculpture en argile en forme d’animal ou de figure humaine où l’on fait pousser des «poils verts». Les poils, vous l’aurez deviné, sont en fait des germes de chia. C’est un petit cadeau sympa offrant un effet rapide, mais bref (le spectacle dure environ 10 jours). Le chia pet est typiquement à utilisation unique et est vite jeté aux oubliettes. 

Seulement dans une région à saison de croissance chaude et prolongée pourrait-on logiquement penser faire sa propre production de graines de chia à partir de graines achetées dans un supermarché ou magasin d’aliments naturels (oui, les graines entières ainsi vendues sont viables). La plante, une véritable annuelle qui meurt à la fin de la saison, prend de 120 à 180 jours pour atteindre sa pleine taille (120 à 200 cm de hauteur), produire ses verticilles de petites fleurs blanches, violettes ou lavandes et mûrir ses graines. Si vous ne pouvez pas réunir les conditions nécessaires à son épanouissement total, vous pourriez quand même cultiver la chia pour ses feuilles comestibles.

Typiquement, au jardin, on sème les graines en pleine terre du potager dès que le sol est réchauffé (la plante ne tolère aucune fraîcheur), mais on peut aussi les démarrer à l’intérieur en pot environ 1 mois plus tôt et les repiquer au jardin. Notez bien que les démarrer à l’intérieur aura peu d’effet sur la vitesse du mûrissement des graines: la floraison dépend plutôt de l’arrivée des jours courts à l’automne pour son initiation.

De fausses sauges

La sauge de Jérusalem (Phlomis fruticosa) n’est pas une véritable sauge. Photo: andre-briant.fr

Plusieurs plantes qui portent le nom commun «sauge» ne sont pas des sauges du tout, bien que certaines appartiennent bien à la même famille, soit les Lamiacées. Dans ce groupe, on trouve, entre autres, les végétaux suivants: 

  • Sauge buissonnante (Artemisia tridentata, Astéracées).
  • Sauge de Jérusalem (Phlomis fruticosa, Lamiacées).
  • Sauge des bois (Teucrium scorodonia, Lamiacées).
  • Sauge des Prairies (Artemisia ludoviciana, Astéracées).
  • Sauge du désert ou Sauge du Texas (Leucophyllum frutescens, Scrophulariacées).

Comment cultiver et entretenir les sauges?

Récolte de sauge blanche en Californie. Photo: shopaquariansoul.com

Avec tant d’espèces si différentes dans ce genre — annuelles, bisannuelles, vivaces, arbustes, etc. — venant de climats des plus variés, il serait impossible d’offrir des critères de culture adaptés à toutes les sauges. Mieux vaut consulter les descriptions individuelles pour les détails. 

Vous verrez toutefois que la plupart aiment le plein soleil, tolèrent la mi-ombre et s’adaptent à presque tous les sols bien drainés. Et peu sont à l’aise dans les sols lourds ou humides. Elles sont généralement peu gourmandes: évitez les engrais très riches en azote, notamment. Une application annuelle de compost suffit dans la plupart des cas. 

Règle générale, les insectes et les animaux herbivores ne posent pas de problème: leur feuillage aromatique, que nous trouvons souvent très agréablement parfumé, est en fait un répulsif naturel. Elles résistent aussi aux maladies, mais faites attention à la pourriture dans les sols mal drainés.

Sauf mention contraire, le tuteurage est rarement nécessaire. La taille se limite surtout à rabattre les tiges florales après la floraison ou à tailler sévèrement les plantes qu’on veut rentrer pour l’hiver.

Les meilleures façons de mettre les sauges en valeur

Jardin de sauges. Photo: jackcollier7.com

Que de possibilités! Les sauges mexicaines sont à leur meilleure dans des pots, individuellement ou en mélange, sur une terrasse ou le long d’un sentier; une utilisation qui s’applique aussi aux sauges annuelles. La sauge officinale aussi est intéressante en pot: placez-la près de la cuisine pour faciliter son utilisation. Les sauges vivaces et bisannuelles, ainsi que les sauges annuelles, méritent une place dans une plate-bande ensoleillée, les variétés basses en bordure, les plus grandes au centre. 

Beaucoup de sauges ont un feuillage plus ou moins argenté ou gris, des teintes qui font ressortir les couleurs sombres, comme les pourpres des feuillages de certaines heuchères (Heuchera spp.) et du physocarpe pourpre nain (Physocarpus opulifolius ‘Seward’ Summer Wine™), ainsi que les feuillages vert foncé.

Où peut-on se procurer des sauges?

Presque partout, en saison bien sûr! Sans doute que votre jardinerie locale offre une belle gamme de sauges dans différents rayons au printemps: fines herbes, annuelles, vivaces, etc., selon l’utilisation prévue de la plante. Sinon, les variétés annuelles sont offertes dans les bons catalogues de semence et les vivaces et sauges mexicaines, dans les catalogues de vente par correspondance de végétaux. Il y a une liste de catalogues ici. 

Si vous cherchez un vaste choix de sauges médicinales et aromatiques au Canada, essayez Richters Herbs de l’Ontario, qui vend à la fois semences, plantes et herbes séchées. 

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Le jardinier sage cultive des sauges: c’est aussi facile que cela!

Pour lire la première partie de cet article, cliquez sur  À la découverte des sauges

Journaliste et blogueur horticole, auteur de plus de 60 livres de jardinage, conférencier très en demande et jardinier passionné, le jardinier paresseux, Larry Hodgson, vit et jardine à Québec. Le blogue le jardinier paresseux offre plus de 2 000 billets aux amateurs de jardinage, toujours dans le but de démystifier le jardinage et le rendre plus facile aux participants. Si vous avez une question sur le jardinage, entrez-la dans Recherche: la réponse s’y trouve probablement déjà.

6 comments on “À la découverte des sauges (2e partie)

  1. Ping : À la découverte des sauges – Jardinier paresseux

  2. julietteaubalcon

    Ah! Jardinier paresseux, me parler de la sauge un 12 janvier alors que ce n’est, au mieux, pas avant le mois de juin que je peux espérer revoir la magnifique petite fleur bleue, d’un bleu à l’aimer tout de suite et à ne plus jamais l’oublier! Je parle de la Salvia ‘Mystic Spires Blue’, une annuelle que je plante dans plusieurs pots sur mon balcon pour avoir le bonheur d’admirer les abeilles, puis les monarques et certaines années, les belles-dames, venir tous les matins s’abreuver à chacune des petites fleurs bleues de chaque tige en commençant par celle du bas et en remontant de l’une à l’autre jusqu’au sommet. Parfois, l’abeille et le papillon boivent à des fleurs voisines tandis que le vent chaud agite doucement la longue tige sans que cela les gêne le moindrement.

    Comme moi, les abeilles sont d’abord attirées par les magnifiques petites fleurs bleues, un bleu nuit à nul autre pareil. Cette sauge-là fera toujours partie de ma sélection estivale parce qu’elle me permet de m’exercer à la contemplation du monde. Et les jardins, même suspendus sur un balcon, sont faits pour ça.

    Merci pour ce surprenant tour d’horizon du monde des sauges. Ainsi, j’apprends que les graines de chia que j’aime tant viennent de la Salvia hispanica.

  3. Eh bien le Romarin fait partie des sauges, j’ai appris quelque chose 😊

  4. Bonjour, merci beaucoup pour ces articles très documentés et passionnants (comme toujours…). La diversité des sauges est fascinante, j’ai découvert tout un monde !
    Meilleures salutations de Suisse.

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