Une nouvelle maladie pourrait-elle réprimer la spongieuse?

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Tronc couvert de spongieuses. Photo: http://www.dufferincounty.ca

La spongieuse (Lymantria dispar), ou gypsy moth en anglais, est une chenille ravageuse des forêts et des feuillus. On appelle le papillon adulte «bombyx disparate» d’après son ancien nom latin Bombyx dispar

Distribution de la spongieuse. Vert: aire d’origine, bleu: aire d’introduction. Ill.: http://www.forestpests.org

La spongieuse est originaire d’Eurasie. Elle s’attaque surtout aux chênaies, mais aussi aux autres arbres. Elle pullule certaines années, défoliant les arbres de façon spectaculaire, surtout quand toute une forêt est dénudée de ses feuilles. Mais, au moins les forêts d’Europe et d’Asie ont eu des milliers d’années pour apprendre à résister à ses assauts et s’en tirent assez bien. Peu après la défoliation, de nouvelles feuilles poussent et, en général, la vie reprend son cours.

Forêt américaine ravagée par la spongieuse. Photo: University of Georgia

En Amérique, la situation est beaucoup plus sérieuse. La spongieuse n’est pas indigène et les forêts ne sont pas adaptées à sa présence. On la considère comme une des espèces les plus nuisibles jamais introduites au Nouveau Monde. Dans cet article, donc, une discussion sur un nouveau contrôle pour cet envahisseur indésirable.

Mais avant d’aborder cet aspect, regardons le cycle de vie de la spongieuse.

Une année dans la vie de la spongieuse

Bombyx disparate mâle. Photo: gov.bc.ca

Le papillon adulte, le bombyx disparate, apparaît à la fin de juillet ou en août. C’est un papillon de nuit tout à fait ordinaire, difficile à distinguer des autres espèces. Les mâles brunâtres aux antennes plumeuses volent principalement la nuit et s’accouplent avec plusieurs femelles. Ces dernières sont blanches avec des marques noires, ont des antennes fines et, malgré le fait qu’elles ont des ailes, ne volent pas.

2 femelles pondant des œufs. Photo: http://www.oakville.ca

Elles dégagent une phéromone puissante qui attire les mâles de loin. Les bombyx ne se nourrissent ni ne boivent et meurent après environ une semaine, mais pas avant que la femelle ait pondu environ 100 à 1000 œufs (500 en moyenne), généralement sur la partie inférieure d’un tronc d’arbre, mais parfois aussi sur des arbustes, des roches, des souches, des véhicules, le mobilier d’extérieur, des bâtiments et le bois de chauffage. Avant de mourir, elle recouvre ses œufs de poils qu’elle prélève de son abdomen. Beaucoup de prédateurs trouvent ces poils irritants et ainsi ils assurent une certaine protection. 

Les masses d’œufs ont une apparence spongieuse, étant recouvertes de poils brun clair ou chamois, d’où le nom commun «spongieuse». Les œufs hivernent là où ils sont pondus. Ils peuvent être tués par un froid intense (-9 °C suffisent si la température persiste une ou deux semaines, mais une température de -23 °C peut les tuer après seulement quelques heures). Dans les régions aux hivers froids, les œufs peuvent toutefois survivre sous la neige ou dans des endroits protégés, ce qui permet à la spongieuse de se maintenir même dans les régions aux climats les plus glaciaux. 

Les œufs éclosent au printemps, à peu près au moment où les premières feuilles apparaissent dans les arbres. 

Les très jeunes spongieuses sont difficiles à distinguer des autres chenilles forestières. Photo: onnurserycrops.com

Les larves ressemblent beaucoup aux autres chenilles forestières telles que les livrées (Malacosoma spp.), étant noirâtres et poilues, et donc il y a risque de confusion au début, d’autant plus que les livrées aussi sont des chenilles défoliatrices.

Spongieuse plus mature, avec 5 paires de points bleus et 6 paires de points rouges. Photo: WSDA

À mesure que les chenilles grandissent (elles ne mesurent que 3 mm de longueur au début, mais 6 cm ou même plus juste avant la pupaison), il devient plus facile de les distinguer. C’est que les chenilles de la spongieuse possèdent deux rangées de cinq points bleus surélevés près de la tête, suivies de six rangées de points rouges similaires sur la partie antérieure de leur corps.

Les excréments, certains blanchis par la présence de champignons, s’accumulent sous les spongieuses. Photo: Benoît St-Amant

Les chenilles produisent également beaucoup d’excréments noirs et grossièrement arrondis, souvent assez pour en recouvrir le sol forestier… et aussi les terrasses et les meubles de jardin. Vous pouvez même entendre les déjections tomber au sol comme de petites gouttes de pluie! En plus d’être ennuyeux et dégoûtants, ils peuvent être glissants, notamment après une pluie, et nécessitent beaucoup de nettoyage. Mais, pour donner aux excréments leur dû, aux moins ils fournissent la forêt en minéraux!

Pupes de spongieuse. Photo: fyi.extension.wisc.edu

Vers la mi-juin ou le début juillet, les chenilles quittent leur arbre et cherchent une cachette — dans les fissures de l’écorce, sous une écorce surélevée, sous des branches ou des feuilles, dans les fentes des roches, sur le sol, etc. — et se transforment en pupes. C’est aussi à cette étape que les humains les transportent les plus facilement, car elles sont souvent collées sur les véhicules, les meubles de jardin pliants et le bois de chauffage. 

Les pupes sont brunes et en forme de coquille, un peu poilues. 

Les adultes émergent après 14 à 17 jours… et un nouveau cycle commence. Il n’y a qu’une seule génération par année.

Une introduction néfaste

La spongieuse n’est pas indigène du Nouveau Monde. Elle y a été accidentellement introduite par l’entomologiste amateur français Étienne Léopold Trouvelot (1827–1895). Il en avait importé d’Europe en 1869 avec l’idée de la croiser avec le ver à soie ou bombyx du mûrier (Bombyx mori), un insecte qui nécessite un climat presque tropical pour survivre. Son idée était de développer un ver à soie hybride résistant au froid et d’ainsi lancer une industrie du ver à soie en Amérique. 

Mais ses efforts d’hybridation furent futiles, car les deux espèces ne sont pas aussi proches parentes qu’il le pensait. Aujourd’hui, on sait que le bombyx du mûrier appartient à la famille les Bombycidae et la spongieuse, à celle des Eribidae. C’était environ l’équivalent d’essayer de croiser un chien avec un phoque!

Pire, des bombyx disparates se sont rapidement échappés de sa résidence de Medford, près de Boston, dans le Massachusetts. Trouvelot prétendit avoir averti les autorités américaines (plusieurs sources affirment toutefois le contraire), mais peu importe: rien ne fut fait pour les contrôler et, au début, personne ne s’en est alarmé outre mesure. Toujours est-il que, 20 ans plus tard, en 1889, une terrible épidémie de spongieuses s’est produite, si vaste que des forêts entières autour de Boston ont été défoliées et que des millions de chenilles ont recouvert les maisons et les trottoirs. Ce fut donc un réveil brutal!

L’expansion de la spongieuse aux États-Unis de 1900 à 2007. Ill.:US Forest Service

Craignant la destruction des forêts dans toute l’Amérique du Nord, les autorités ont investi des milliards de dollars dans un effort pour contrôler l’ennemi. Alors qu’en Europe et en Asie la spongieuse avait de nombreux prédateurs et parasites qui la gardaient sous contrôle, en Amérique, la spongieuse ne connaissait aucun contrôle naturel sérieux. Même, les oiseaux nord-américains ne semblaient pas s’y intéresser au début (aujourd’hui, par contre, certains s’y sont adaptés) alors que les oiseaux eurasiatiques consomment goulument la spongieuse à toutes les étapes de sa vie: œuf, pupe, chenille et papillon.

Tout a été essayé: brûler de vastes bandes de forêts pour essayer d’encercler la spongieuse, campagnes d’écoliers, traitements aériens au DDT, etc., mais sans succès. La spongieuse a continué de s’étendre, avançant d’environ 21 km par année. Cela paraît peu, mais aujourd’hui, 150 ans plus tard, la spongieuse a envahi 22 états américains et 5 provinces canadiennes (Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince Édouard), couvrant un territoire de 950 000 km2, soit presque 1 fois et demie la superficie de la France.

La pire année a été 1981, quand plus de 3,5 millions d’hectares furent dévastés aux États-Unis. Dans plusieurs régions, les chênes, la proie préférée de la spongieuse, sont désormais menacés d’extinction. Mais en Amérique, la spongieuse diversifie son régime beaucoup plus qu’en Europe, s’attaquant à plus de 300 espèces, à la fois décidues et conifères: aubépines, aulnes, bouleaux, cerisiers, charmes, épinettes (épicéas), érables, hêtres, mélèzes, pins, pommiers, pruches (tsugas), tilleuls, trembles et plus encore. Les arbres nord-américains ne semblent avoir aucune résistance contre ce nouvel ennemi.

Une façon unique de se déplacer

Amas de bombyx disparates sur un tronc, mâles et femelles. Plusieurs sont tombés au sol, morts, leur cycle terminé. Photo: Patrick Hodge, MNR

Ce qui est unique dans la conquête de la spongieuse de l’Amérique est que la femelle ne vole même pas. Le bombyx disparate femelle a bien des ailes, mais son corps est si rempli d’œufs que le vol lui est impossible. Elle se contente de pondre ses œufs près de l’emplacement où elle sort de sa pupe. Les mâles volent et d’ailleurs fécondent plusieurs femelles, mais ne transportent pas d’œufs. Aussi, les chenilles peuvent ramper et d’ailleurs quitteront volontiers un arbre pour envahir un arbre à proximité après avoir défolié le premier, mais leurs petites pattes ne leur permettent pas de faire les 21 km par année notés.

Les petites chenilles pendent d’un fil de soie (invisible dans cette photo) et sont transportées par le vent. Photo: Chris Seto, http://www.cbc.ca.

Leur dispersion a plutôt lieu peu après l’éclosion des œufs. Certaines des chenilles encore minuscules se déplacent au sommet des arbres, puis se suspendent des branches supérieures par de minces fils de soie. De là, elles peuvent être soufflées par le vent sur des distances considérables, en utilisant le fil comme parachute. Apparemment, c’est ainsi qu’elles ont traversé le lac Michigan pour atteindre le Wisconsin, à une distance d’au moins 80 km!

L’introduction de prédateurs et parasites

Guêpe prédatrice. Photo: USDA, Wikimedia Commons

Les autorités américaines et canadiennes ont assez rapidement songé à l’idée de libérer des prédateurs et des parasites naturels afin d’assurer un contrôle naturel. Des expéditions furent envoyées en Europe et en Asie à la recherche d’espèces potentiellement utiles. Au début, on libérait ces prédateurs sans trop penser aux risques secondaires de leur établissement dans une nouvelle aire, mais aujourd’hui, les contrôles sont plus sévères. 

Finalement, 2 guêpes et 2 mouches parasites introduites se sont bien établies (d’autres ont échoué) et aident à contrôler la population de spongieuses… un peu. Aussi, des virus spécifiques à la spongieuse ont été découverts et aussi introduits avec un certain succès. L’un d’entre eux, le virus à capsides multiples de la nucléopolyhédrose de la spongieuse (LdMNPV), souvent abrégé en NPV, n’est pas seulement bien adapté, mais est même utilisé comme insecticide sous le nom de Gypchek. Mais la spongieuse continue de proliférer malgré ces contrôles. 

Aussi, à partir de 1961, des essais avec le Btk (Bacillus thuringiensis kurstaki), une bactérie utilisée comme insecticide en remplacement du DDT, se sont avérés un succès, mais surtout pour contrôler les invasions en cours dans des endroits stratégiques: il faut l’appliquer par avion chaque fois, ce qui coûte très cher.

Enfin une maladie qui réussit… peut-être!

Spores du champignon de la spongieuse (Entophaga maimaiga). Photo: US Forest Service, Wikimedia Commons

Cependant, depuis quelques années, un autre pathogène, spécifique à la spongieuse (donc nuisible à aucune autre espèce de papillon) semble supplanter en efficacité tous les autres parasites et prédateurs: le champignon de la spongieuse (Entophaga maimaiga). (Maimaga est le nom commun japonais de la spongieuse.)

Bien qu’introduit pour la première fois du Japon en Amérique du Nord près de Boston en 1910 et 1911, le champignon ne s’est apparemment jamais établi et son introduction a été longtemps considérée comme un échec. D’autres introductions eurent lieu en 1985 et 1986 dans l’État de New York et en Virginie, sans plus de succès.

Cependant, en 1989, le champignon de la spongieuse est subitement réapparu près de Boston. Certains entomologistes croient qu’il s’agit d’une suite de l’introduction originale (1910/1911), bien que personne ne sache où le champignon a passé les quelque 75 années intermédiaires. L’idée est qu’il a profité de cette longue pause pour s’adapter au climat nord-américain, beaucoup plus sévère que celui du Japon.

Toujours est-il que, cette fois, le champignon de la spongieuse s’est répandu assez rapidement, gagnant une bonne partie du territoire de la spongieuse. Il est si efficace qu’il relègue les autres maladies et insectes pathogènes à des rôles très secondaires. Non, ce champignon n’éliminera certainement jamais la spongieuse, mais plusieurs entomologistes estiment que c’est peut-être l’agent pathogène qui finira par au moins garder la spongieuse sous contrôle. Déjà, dans les zones où ce champignon est maintenant trouvé, les populations de spongieuses n’atteignent plus des niveaux aussi élevés que par le passé. Est-ce enfin la solution? 

Le cycle de vie du champignon

Pour comprendre comment ce champignon contrôle la spongieuse, il peut être utile de connaître son cycle de vie.

Au début de la saison, après avoir hiverné au sol, les spores sont transportées par le vent vers les jeunes chenilles dans la canopée de l’arbre. Elles les infectent en pénétrant leur peau. L’effet n’est pas très visible, car les chenilles sont minuscules et cachées dans la cime des arbres. Elles meurent fixées sur les feuilles, hors de la vue.

Spongieuses mourantes, la tête en bas. Photo: Simisky, ag.umass.edu

Mais cela n’est que la première vague. Quelques semaines après la mort des jeunes chenilles, le champignon produit, à partir de leurs cadavres, d’autres spores qui sont transportées vers les chenilles plus grosses. Une fois infestées, ces dernières se rassemblent en groupes sur la partie inférieure du tronc de l’arbre hôte, toujours la tête en bas et les pattes avant dégagées. Elles cessent de manger et ne réagissent plus à leur environnement. Ces chenilles y meurent, deviennent caoutchouteuses, puis se ratatinent. Finalement, elles se couvrent de petits corps producteurs de spores, puis tombent au sol et se décomposent.

Ces grandes quantités de chenilles mourant toutes en même temps attirent beaucoup plus de regards et bien des propriétaires se demandent ce qu’il se passe. Là, vous le savez! 

Fait intéressant, les spores libérées par les chenilles mortes peuvent survivre dans le sol jusqu’à 12 ans, assurant un contrôle à long terme.

Mes propres expériences

Je n’ai personnellement rencontré des spongieuses que deux fois.

J’ai vu une femelle pondant des œufs. Photo: fyi.extension.wisc.edu

La première fois, c’était il y a environ 20 ans, quand j’ai trouvé un papillon femelle pondant une masse d’œufs à la base de mon pommier. Elle était très facile à voir, étant blanche alors que l’écorce était gris foncé. J’ai vite enlevé la mère et gratté avec une brosse pour enlever les œufs. Depuis, je n’ai jamais revu de spongieuses dans mon jardin. À ce moment, le champignon de la spongieuse n’était pas encore présent au Québec.

Spongieuses mortes et mourantes du champignon de la spongieuse. Photo: portal.ct.gov

La deuxième fois, c’était à Rosemère (au nord de Montréal), en juillet 2019, alors que je visitais un jardin privé. Le propriétaire m’a emmené dans un coin ombragé pour me montrer un phénomène étrange; une trentaine de chenilles sur un tronc d’arbre, toutes tournées la tête vers le bas. Elles n’étaient pas encore mortes, car certaines hochaient légèrement la tête. Elles n’ont pas réagi à notre présence, même lorsque nous les avons touchées (avec une branche!): de véritables chenilles zombies! 

J’ai été confondu, n’ayant jamais entendu parler du champignon de la spongieuse, qui était alors fraîchement arrivé au Québec. C’est seulement après avoir fait des recherches sur Internet que je me suis rendu compte de ce qu’il se passait.

En Europe aussi

Introductions d’Entophaga maimaiga dans les Balkans. Photo: slideplayer.com

On trouve le champignon de la spongieuse (Entophaga maimaiga) en Europe aussi. Il fut introduit en Bulgarie en 1996 et plusieurs fois par la suite, et en Serbie entre 2011 et 2113. Maintenant, il semble gagner peu à peu les Balkans et il gagnera probablement le reste de l’Europe d’ici 20 ans. Les forestiers en sont très heureux, car la spongieuse, même si elle ne tue pas les forêts, les malmène.

Donc, si un jour vous trouvez une colonie de chenilles mourantes à la base d’un arbre, vous vous douterez que ce sont des spongieuses zombies infestées par le champignon Entophaga maimaiga.

Contrôler la spongieuse chez vous

Si vous avez des arbres chez vous, il est possible que la spongieuse s’y attaque un jour. Si oui, voici ce que vous pouvez faire.

À la fin de l’été ou à l’automne, recherchez les masses d’œufs spongieux sur les troncs d’arbres, les meubles, etc. et grattez avec une brosse pour les détruire. Portez des gants, car les poils sont irritants.

Au début du printemps, vous pouvez vaporiser les arbres potentiellement infestés avec de l’huile horticole (huile au stade dormant). Elle étouffe les œufs et les fait mourir. 

Application de colle Tanglefoot sur un tronc d’arbre. Photo: http://www.homedepot.com

Si vous voyez des chenilles sur vos arbres, vous pouvez les écraser ou les déposer dans de l’eau savonneuse. Encore, les poils sont irritants et peuvent même provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes, alors portez des gants. Ou vaporisez-les avec du Btk (Bacillus thuringiensis kurstaki), un insecticide biologique largement disponible. Une autre possibilité est de peindre une bande de colle autour du tronc (la marque Tanglefoot est couramment vendue en jardinerie) afin de les piéger dans leurs déplacements. 

Et si vous voyez des pupes, notamment sur les meubles de jardin ou l’équipement de camping, écrasez-les ou déposez-les dans de l’eau savonneuse. 

Enfin, si vous découvrez un groupe de chenilles poilues sur un tronc, immobiles sinon pour quelques hochements de tête, ne les ramassez pas et laissez même leurs corps ratatinés au sol quand ils y tombent. Ainsi, vous contribuerez à l’établissement de cette nouvelle méthode pour contrôler un vieil ennemi. 

_____________

La spongieuse a-t-elle trouvé dans le champignon de la spongieuse un adversaire à sa taille? Seul le temps le dira, mais au minimum, ses élans destructifs risquent d’être sérieusement réduits.

Lectures complémentaires

https://www.canr.msu.edu/news/entomophaga_responsible_for_dead_gypsy_moth_caterpillars
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombyx_disparate

5 réflexions sur “Une nouvelle maladie pourrait-elle réprimer la spongieuse?

  1. Carole Therrien

    Bonjour Jardinier Paresseux, concernant le scarabé japonais, j’ai observé à 3 reprises, une punaise « branchée » au scarabé. Le scarabé était immobile. Serait-ce un nouveau prédateur? Merci beaucoup pour votre blogue. Mon amoureux et moi avons de très beaux échanges grâce à vous.

  2. Stephane P.

    Merci pour cet article!
    J’ai appris l’existence de cette spongieuse il y a quelques jours sur Facebook.

    Croyez-vous qu’il soit possible de se procurer Entophaga maimaiga? (Et surtout, serait-ce une bonne idée à votre avis?) Sinon, devrait-on (pourrait-on) en récolter un peu auprès de spongieuse atteintes pour coloniser un arbre qui en aurait besoin?

    Merci encore, au plaisir!

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