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Un tuteur de mousse facile à fabriquer

Beaucoup de plantes d’intérieur grimpantes s’adaptent parfaitement aux tuteurs couverts de mousse… mais où trouver un tuteur qui convienne? Photo: www.crocus.co_.uk

Un tuteur couvert de mousse est un excellent outil pour les plantes d’intérieur qui grimpent grâce à des racines aériennes adhérentes, principalement des Aracées (plantes de la famille du philodendron) comme les monsteras (Monstera spp.), les philodendrons (Philodendron spp.), les pothos (Epipremnum spp.), les syngoniums (Syngonium spp.) et certains anthuriums (Anthurium spp.), plus les orchidées grimpantes, comme les vandas (Vanda spp.) et les vanilles (Vanilla spp.). Il remplace l’écorce humide des arbres de la forêt tropicale sur laquelle ces grimpantes se fixaient dans la nature.

Il suffit d’insérer le tuteur mousseux préhumecté dans un pot et d’y planter un jeune plant, de fixer sa ou ses tiges au tuteur initialement, puis de garder la mousse humide. À partir de ce moment, la plante s’enracinera toute seule dans la mousse du tuteur et commencera à pousser vers le haut sans plus de soins.

Le problème est de trouver un tuteur de mousse qui fonctionne vraiment!

Mes mauvaises expériences

Les tuteurs couverts de fibre de coco son attrayants, mais les plantes ne les aiment pas! Photo: www.thegardenstore.sg

Ne trouvant pas de tuteurs convenables dans ma jardinerie locale, j’ai commandé sur Internet des tuteurs recouverts de fibre de coco (coir) qui avaient l’air super, mais j’ai vite découvert que la fibre de coco ne retient aucune humidité et d’ailleurs repousse l’eau. Les racines des grimpantes refusent de s’y fixer et il faut alors attacher leurs tiges au support. Déception!

Tuteur de mousse préservée: les plantes ne veulent pas y coller. Photo: www.bfgsupply.com

J’ai ensuite essayé un deuxième tuteur, encore acheté sur Internet, qui était recouvert de «mousse préservée» (mousse morte trempée dans de la glycérine et teinte en vert). Même résultat: la mousse résistait à tous mes efforts pour l’humidifier et alors les racines n’y adhéraient pas.

J’ai ensuite décidé de fabriquer mes propres tuteurs de mousse, en me basant sur un modèle vu sur Internet, soit en enroulant de la sphaigne (mousse de sphaigne) autour d’une section de tuyau en PVC (tout autre tuteur en plastique rigide conviendrait aussi) en utilisant du fil de fleuriste (ou de la ligne à pêche) pour la maintenir en place. 

Le résultat final a été formidable: la sphaigne retenait facilement l’humidité et les plantes s’enracinaient directement dedans. Merveilleux! Le problème était d’enrouler la sphaigne autour du tuteur. La sphaigne ne tient tout simplement pas ensemble, donc la fixer autour d’un tuteur nécessite beaucoup de fil de fleuriste (ou ligne de pêche), beaucoup de doigté et beaucoup de temps. De plus, la mousse avait tendance à glisser vers le bas avec le temps, dénudant le haut du tuteur. C’était très frustrant!

Un tuteur facile à fabriquer

Au lieu de cela, je fabrique maintenant mes propres tuteurs de mousse très rapidement et avec peu d’effort. Voici comment faire:

1. Rassemblez les matériaux: 

  • Grillage métallique, aussi appelé treillis métallique, de 60 à 90 cm de large (offert dans toute quincaillerie);
  • Sphaigne (mousse de sphaigne) sèche;
  • Seau;
  • Coupe-fil;
  • Fil flexible (fil de fleuriste, par exemple) ou attaches torsadées;
  • Pinces;
  • Gants de travail;
  • Tuteur en bambou ou autre objet long;
  • Terreau pour plantes d’intérieur;
  • Grand pot à fleurs;
  • Plante grimpante.

2. Faites tremper la sphaigne dans un seau d’eau tiède.

Découpez une largeur de grillage métallique. Photo: www.cleanpng.com & www.homedepot.com

3. En portant des gants (pour éviter de vous blesser sur le fil coupé), coupez une largeur de 20 à 25 cm de grillage à l’aide du coupe-fil.

4. Roulez le grillage pour former un cylindre, en utilisant du fil ou des attaches torsadées pour le fixer.

5. Utilisez des pinces pour rentrer les extrémités coupées du grillage à l’intérieur du cylindre afin d’éviter tout risque de vous couper à l’avenir.

6. Retirez la mousse de l’eau et essorez-la.

Remplissez le cylindre de sphaigne densément tassée. Photo: National Garden Association

7. Remplissez le cylindre de sphaigne humide, la tassant fermement. À cette fin, un tuteur en bambou (ou un autre outil long) sera utile pour la pousser vers le centre du cylindre.

8. Placez le tuteur debout dans le pot.

9. Remplissez le fond du pot de terreau humide et tassez-le pour que le tuteur reste dressé.

10. Dépotez la plante grimpante et placez-la dans le pot près du tuteur.

11. Comblez tout autour de la motte de la plante et du tuteur avec du terreau humide, le tassant assez fermement pour que le tuteur soit bien solide.

12. Fixez les tiges de la plante au tuteur au moyen d’attaches torsadées ou de fil flexible. (Vous pourrez les retirer plus tard lorsque la plante sera bien enracinée sur la mousse du tuteur.)

13. Lorsque vous arroserez la plante à l’avenir, assurez-vous d’humidifier le tuteur en plus du terreau.

Monstera poussant sur un tuteur de mousse. Photo: www.crocus.co.uk

À partir de ce moment, au fur et à mesure que la plante grandira, les racines aériennes qui se formeront aux nœuds des tiges, attirées par l’humidité du pôle, se fixeront toutes seules sur la mousse du tuteur et alors la plante grimpera sans la moindre aide de votre part.


Voilà! Facile, n’est-ce pas? Un beau petit projet pour un après-midi pluvieux.

Étiquettes + Tuteur de mousse


commentaire sur "Un tuteur de mousse facile à fabriquer"

  1. Caroline Lucie Favreau

    à votre avis, quel serait le meilleur terreau pour plantes intérieures ?

  2. Je préfère le terreau ProMix professionnel, car il contient déjà des mycorhizes (champignons bénéfiques).

  3. quel bon truc … un gros merci .

  4. est-ce que je pourrais ajouter ce tuteur dans le pot d’une monstera mature? Merci!

    • Oui! Creusez un trou et insérez le tuteur. Par contre, les racines aériennes déjà présentes risquent de ne pas pouvoir y adhérer.

      • est-ce que je pourrais couper les racines aériennes actuelles et cela leur donnerait la chance d’adhérer au tuteur ou est-ce nuisible pour ma plante?

      • Cela ne nuit pas à plante, mais une fois que vous coupez la racine aérienne d’un noeud (il n’y en a qu’une par noeud pour le monstera), la plante ne produira plus de racine aérienne à cet emplacement, seulement sur les nouvelles pousses, donc plus haut.

  5. Bonjour
    Est-ce possible de fabriquer son tuteur avec un sac de jute à la place de la mousse? Serait-il possible d’avoir le même résultat?

  6. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour votre superbe tuto ! Cela évite de mauvaises expériences.

    Du coup je m’attaque à la création de ce tuteur mais j’aimerais savoir si l’on se base sur votre modèle, si 500g de sphaigne est suffisant pour garnir le tuteur ?

    Merci

  7. Bonjour, merci pour cette idée !
    Mais il n’y aurait pas un risque de moisissures en gardant le tuteur toujours humide ?
    Merci !

  8. Bonjour,
    Quel est la durée de vie de la mousse de sphaigne? Est-ce qu’on doit éventuellement rajouter/remplacer la sphaigne au fil des années? Car la plante devient en quelque sorte dépendante de ce tuteur. Merci !

    • Même si elle devait se décomposer, les racines, en se multiplieront et s’entremêlant, créeront leur propre micro-climat de soutien. De toute façon, la sphaigne se décompose très lentement, sur des milliers d’années en tourbière. Sûrement pas autant dans un milieu aussi artificiel, mais l’exposition à l’air retardera la décomposition. J’ai un tuteur de mousse qui doit bien avoir 15 ans et il n’y a pas encore de signes de dégradation visible.

  9. Quel article utile, merci !
    Ma Monstera a commencé à faire des feuilles « trouées » d’environ 20 cm. Est-il trop tard pour lui mettre un tuteur ?
    Même chose pour mon Philodendron Selloum, qui fourni des feuilles d’une trentaine de centimètres alvéolées. Est-il trop tard pour lui ajouter un tel tuteur ? Merci à l’avance !

  10. Bonsoir, excellent votre tutoriel pour fabriquer un tuteur de grimpante. Je l’ai utilisé pour ma vanille qui grimpait à 2m20. J’ai fabriqué un cylindre de 2m60 au milieu duquel j’ai glissé une canne de bambou pour en assurer la stabilité. Il m’a fallu un peu moins de 3 kilos de sphaigne et un pot à base bien stable, large au fond.

  11. bonjour où avez vous acheter votre sphaigne ? merci

  12. Bonjour,
    Dans quelle quincaillerie allez vous pour trouver du grillage gratuit ? Parce que bon, 100€ les 1m par 20m, ça pour un peu non ?
    Peut on mélanger la sphaigne avec de la vraie fibre de coco ?
    Cdlt.

    • Je vis au Canada. Peut-être que la situation est différente chez vous, mais dans nos quincailleries, il y a des mèches en rouleau et on peut en faire couper selon nos besoins. Et le prix est très faible.

      • La chance ! Nous en effet ce n’est pas l’a cas en France ! Tant pis j’investirais, j’ai des tuteurs en coco trouvé sur internet, je suis pas convaincue du tout, mon portos n’a jamais raciné dessus depuis 6 mois .. donc je veux pas réitérer avec ma monstera.
        Et le mélange coco sphaigne alors, qu’en pensez vous ?

      • Bonjour, alors déjà du grillage à poule en rouleau pour me créer un support de 2,50m de haut ça m’a coûté pas plus de 25/30€ dans une jardinerie (Botanic pour ne pas la nommer)… Je précise que j’habite en Vendée. Ensuite, l’utilité de la fibre de coco? A part diminuer l’humidification et faire perdre en efficacité? Jardinier paresseux précise bien que l’effet observé sur des supports en coco vendus dans le commerce est l’inverse de celui attendu… Ensuite, vas-y essayer d’enfiler te faire ton mélange fibre de coco-sphaigne, et puis ensuite essayer de te l’enfiler dans le cylindre :)) Pour ma part ma vanille a déjà grimpé avec une incroyable volubilité sur mon support, elle atteint désormais le plafond. C’est du 100% sphaigne, achetée en promotion à 12 € le sachet d’un kilo. Naturellement, plus le cylindre est haut plus son remplissage est long, environ deux heures pour mon installation. En tout (sans compter pot, terreau et soucoupe), environ 45 € de matériaux de fabrication. J’y ai ajouté une carotte en céramique reliée à une bouteille au sommet pour améliorer l’humidification du haut du cylindre.
        PS : si vous êtes d’accord Jardinier paresseux, je peux vous envoyer des photos du résultat final, maintenant que la vanille est bien installée.

      • Oui, j’aimerais bien voir les photos. L’idée me paraît géniale. Voici l’adresse électronique pour l’envoi de photos: jardinierparesseux@gmail.com.
        Merci!

      • Cela devrait fonctionné. Justement, le fibre de coco coûte très cher ici (nous devons l’importer de loin!) et j’ai peu expérimenté avec ce produit, mais il me semble moins absorbant que la sphaigne, mais sûrement plus que les poteaux en fibre de coco qui ne retiennent aucune humidité du tout.

  13. Bonjour Larry, merci pour vos chroniques! Pouvons-nous utiliser de la tourbe de sphaigne (sphagnum peat moss) plutôt que de la sphaigne qui est rarissime en Outaouais?
    Merci
    Claire

  14. Bonjour , j’ai trouvé de la mousse de sphaigne à la pépinière Locas à Laval (Québec). Je fabrique ce tuteur pour ma monstera très bientôt ! Merci pour le truc!

  15. Bonjour, il vous a fallu combien de sphaigne sèche pour faire le tuteur ?

  16. Merci beaucoup pour votre article…mon Pothos va aimer !

  17. Bonjour, avez-vous essayé la mousse de forêt déshydratée? Pensez-vous que c’est moins efficace que la sphaigne?

  18. Bonjour Jardinier Paresseux!
    Merci pour ce superbe billet, je vais rempoter mes pothos avec votre technique. Une question concernant le grillage métallique: faut-il un revêtement plastique ? J’ai peur que la structure ne rouille avec un grillage en acier basique.

  19. Je reposte avec mon nom et mon mail excusez moi ?Bonjour, J’ai utilisé votre astuce qui me plait beaucoup mais j’ai rencontré le pb suivant : la sphaigne sèche très vite et est ensuite difficile à humidifier (quand j’arrose la plante par le tuteur il ne garde pas l’eau…), j’ai donc essayé de la pulvériser pour la garder humide et…elle est sèche ET j’ai des moisissures ??…. Un conseil ? Merci beaucoup pour vos articles très intéressants !

    • Les moisissures sont un peu normal dans un produit naturel: dame nature à l’oeuvre, quoi? Tant que la mousse au centre demeure humide, tout est quand même bien, car les racines seront attirées par cette humidité. Une pulvérisation plus “poussée” pourrait peut-être aider… ou un air plus humide (peut-être grâce à un humidificateur).

  20. Bonjour,
    J’ai enfin fabriqué un tuteur pour ma bouture de monstera avec de la sphaigne du Chili en suivant votre tuto.
    C’est facile à faire et, en une semaine, la plante a déjà fait pousser un début de racine aérienne à l’intérieur de la mousse.
    Je confirme que la mousse sèche vite et qu’il faut être vigilant pour ne pas laisser sécher complètement le tuteur.
    J’ai utilisé environ 400 g de sphaigne pour un tuteur de 70 cm de haut sur un Ø de 7cm (12 € de sphaigne) + un reste de grillage trouvé dans mon garage.
    Merci.
    A bientôt.

  21. jardindappartement.com

    Bravo Karine! Avec cette hauteur relativement modeste je pense qu’une amélioration à tenter et d’insérer au centre du tuteur un tuyau percé en différents points sur sa longueur pour arroser la sphaigne “de l’intérieur”.

    • Excellente suggestion!?

    • Bonjour Gabriel,
      Je suis l’heureux propriétaire de 4 lianes de vanille Tahitensis depuis 1 ans et j’habite sur Nimes. Accepteriez vous que nous rentrions en contacte pour échanger sur le sujet ? Je vois que vous avez 2 ans d’avance sur moi et je serai ravi d’avoir vos conseils sur le sujet.
      Je vous souhaite une bonne journée.

      Martin

  22. Bonjour Gabriel,
    Merci pour cette suggestion.
    Il faudrait que je démonte tout pour insérer le tuyau et je n’ai pas envie de déraciner ma plante une nouvelle fois.
    J’ai tassé la sphaigne : impossible de creuser pour faire la place au tuyau sur toute la hauteur du tuteur.
    Je vais tenter sur une petite portion.
    (Votre vanille est superbe 🙂

  23. Bonjour !
    Ce tuto est super intéressant, mais j’aurais une petite question (peut-être bête, je suis une totale amatrice…). Ma Monstera est encore petite, elle est dans un pot pas très grand (15 cm à vue de nez), mais commence à avoir de nombreuses feuilles et à faire pousser des racines aériennes, donc comment faut-il procéder ?
    Faire plusieurs tuteurs de différentes tailles pour suivre sa croissance et les changements de pots au fil du développement des racines et des rempotages ? (Parce que le diamètre des tuteurs ainsi fabriqués semble assez épais, ce qui semble normal quand la plante est imposante, mais la mienne est un bébé.)
    Mais dans ce cas, si la plante est enracinée dans le tuteur, changer de tuteur ne risque pas de l’abîmer ?
    Désolée pour cette question à la réponse peut-être évidente et au plaisir de vous lire !
    Lou

  24. Bonjour, plusieurs disent que la mousse sèche trés vite, j’imagine que ce ne doit pas être si dramatique puisque la plante reste quand même alimenter par le bas. Pour ma par j’ai le projet de faire grimper mon bébé pothos sur les trois étages de ma maison, j’ai hâte de voir le résultat.

  25. Merci pour le tuto ! Je vais moi même bientôt réaliser plusieurs de ces tuteurs mais en insérant en son centre un tuyau percé que je n’aurai qu’à remplir pour qu’il humidifie correctement la sphaigne. Je vais faire ça pour mes monstera et pothos principalement actuellement. J’ai trouvé ma sphaigne sur Plnts.com

  26. Merci pour ces précieuses informations. Je voudrais savoir si on ne peut pas utiliser la mousse de la pelouse . Je viens de la scarifier, j’en ai des sacs et des sacs…ce serait bien pratique. Mais le pouvoir d’absorption est il suffisant ?