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Trois plantes diaboliques

Noisetier tortueux (Corylus avellana ‘Contorta’). Photo: crocus.co.uk Cette Halloween, il peut être intéressant de découvrir quelques plantes qui, par leur forme grotesque, sont associées au monde des fantômes et des goules.  Noisetier tortueux (Corylus avellana ‘Contorta’) Cet arbuste bizarre est une mutation du noisetier commun, celui qui produit les noisettes comestibles. Mais le noisetier tortueux ne produit pas de noix ou encore, très rarement. On le cultive plutôt pour ses tiges bizarrement tordues qui créent un effet fantomatique dans le paysage. L’effet n’est pas aussi évident l’été, quand la plante est couverte de feuilles vertes (elles-mêmes irrégulièrement tordues), mais quand celles-ci tombent à l’automne, l’attrait de cet arbuste se révèle. Il est adapté aux climats tempérés (zones de rusticité 4b à 8) et pousse sous des «conditions normales de jardin», soit au soleil ou à la mi-ombre dans un sol plutôt riche et bien drainé. Il peut atteindre 2 m de hauteur et autant de largeur, mais comme ses tiges se contorsionnent au lieu de... Lire la suite >

Ma fougère corne d’élan est enceinte!

Ill.: Etsy.com, dlpng.com & webstockreview.net, montage: laidbackgardener.blog D’accord, elle n’est pas vraiment enceinte dans le sens biologique de la chose. D’ailleurs, «enceinte» n’est pas vraiment un terme botanique. Mais elle produit bien des spores pour la première fois. Et j’en suis très fier! Au printemps dernier, une des frondes a commencé à montrer des plaques inhabituelles vert pâle sur son dessous, près de son extrémité. Ces plaques sont en fait des masses de sporanges, organes producteurs de spores. Au fil du temps, elles sont devenues brun-ocre, signe que les spores sont matures ou presque. Ce sont ces spores qui, comme les graines des plantes supérieures, donnent vie à de nouvelles fougères corne d’élan! L’histoire de ma fougère corne d’élan Ma fougère corne d’élan a commencé comme une petite plante d’intérieur dans un pot de 10 cm il y a 5 ans. C’est un Platycerium bifurcatum, soit la fougère corne d’élan la plus couramment vendue dans le commerce. Au début, il n’y... Lire la suite >

Le blogue Jardinier paresseux gagne un prix international

Le blogue jardinierparesseux.com vient d’être nommé un des 5 meilleurs blogues de jardinage de 2019 par Maisonae.fr. (Pour les lecteurs québécois, Maisonae est environ l’équivalent français de Protégez-vous au Québec.) Il peut alors porter fièrement le logo Jardins Merveilleux. C’est tout un honneur que mon petit blogue sur le jardinage, écrit chaque matin à partir de mon bureau au sous-sol de ma maison à Québec, gagne une récompense internationale. J’espère que cela ne vous dérange pas si je colle le logo de la récompense dans mon blogue à plusieurs reprises au cours des prochaines semaines: j’en suis tellement fier!  Voici le commentaire de Maisonae au sujet des 5 lauréats 2019:  «Des merveilles jardinières sont à l’honneur de cette sélection. Entre féeries et fantaisies, ces blogs vont vous faire vivre un rêve éveillé. Vous allez apprendre au fil de leurs pages, des techniques et astuces jardinières  À découvrir absolument! » Les quatre autres lauréats sont: Le jardin de Barges (Belgique) Promenons nous au jardin (France)... Lire la suite >

Cet automne, Conservation de la nature Canada vous encourage à laisser vos feuilles mortes au sol

Texte et photos : Conservation de la nature Canada Voici revenu le temps de passer le râteau… ou pas! Le changement de couleur des feuilles des arbres est l’un des plus beaux spectacles que nous offre l’automne. L’envers de la médaille est qu’une fois tombées, cela fait beaucoup de feuilles à ramasser. Si vous faites partie des personnes qui aimeraient bien éviter cette corvée éreintante, Conservation de la nature Canada (CNC) a un conseil écolo pour vous: laissez votre râteau dans la remise et les feuilles au sol! Selon l’organisme à but non lucratif, ne pas ramasser les feuilles est un petit geste de conservation qui peut favoriser la biodiversité sur votre terrain de bien des manières. Alors que les oiseaux et papillons migrateurs s’envolent vers le sud, de nombreux insectes, dont des pollinisateurs, ainsi que d’autres espèces sauvages, s’installent dans votre cour pour l’hiver et ne refuseraient certainement pas un petit coup de pouce de votre part.  Selon Dan... Lire la suite >

Abri en bois : voici quelques utilisations novatrices

Pour protéger les meubles et autres accessoires de jardinage contre les intempéries, la construction d’un abri de jardin est l’une des solutions les plus utilisées. D’après www.chaletdejardin.fr, les constructions en bois sont de plus en plus vendues dans le commerce, ce qui constitue un avantage notable quant à leur installation. Utiliser un abri comme protection pour les meubles et accessoires de jardin n’est pas la seule utilisation qu’il est possible d’en faire. Certaines personnes n’hésitent pas à s’en servir comme bureau, espace de rangement supplémentaire et bien d’autres.  Voici quelques utilisations novatrices des abris de jardin.  Espace créatif et de distraction  Si, en général, l’abri de jardin est utilisé pour ranger les outils de jardinage, rien ne l’empêche de se transformer en espace de création. Vous pouvez aisément en faire un atelier selon ce que vous réalisez comme bricolage. Vous aurez ainsi tout l’espace nécessaire pour ranger les tournevis, ponceuses et autres gros outils comme les perceuses. Outre l’atelier dédié aux... Lire la suite >

La fascinante histoire du fraisier de jardin

Fraisier de jardin (Fragaria × ananassa). Photo: gardenandhappy.com. Nous cultivons les fraises dans nos jardins depuis si longtemps qu’il est difficile de croire que le fraisier est en réalité une des plantes domestiquées d’introduction la plus récente. C’est parce que le fraisier de jardin (Fragaria × ananassa) est une espèce hybride, un croisement entre deux fraisiers qui n’auraient jamais pu «se rencontrer» dans la nature sans l’aide de l’humain. Voici son histoire. Depuis la nuit des temps Les humains consomment des fraises depuis la nuit des temps, depuis en fait qu’ils ont découvert les petits fruits* rouges à leur arrivée en Europe et en Asie. Les fraises étaient alors utilisées comme source de nourriture, bien sûr, mais encore plus comme plante médicinale. Le fraisier des bois (Fragaria vesca), une espèce répandue partout dans l’hémisphère Nord, aurait été le fraisier le mieux connu à cette époque et, au fur et à mesure du développement de l’agriculture, les gens ont lentement appris non seulement à récolter... Lire la suite >

La saleté serait bonne pour votre santé mentale!

Photo: www.nacdnet.org Quand Maman vous réprimandait parce que vous vous étiez sali en jouant dans la cour, en affirmant que vous contracteriez sûrement une maladie mortelle en jouant dans la terre, elle avait probablement tort. En fait, des études récentes montrent que se salir les mains (et les pieds!) est bon pour la santé. Mycobacterium vaccae, une bactérie naturellement présente dans le sol et la saleté presque partout sur la planète, active en fait la libération de sérotonine et de dopamine dans votre cerveau. La dopamine affecte les émotions, stimule les sensations de plaisir et atténue la douleur, tandis que la sérotonine régule l’humeur, le comportement social, la libido, la mémoire et le sommeil. Ainsi, lorsque vous vous sentez si bien dans votre peau après avoir jardiné, il est fort possible qu’une bactérie du sol en soit, du moins en partie, la cause. Les scientifiques soupçonnent que M. vaccae n’agit pas seule, que d’autres bactéries communes du sol contribuent également à la... Lire la suite >

Pensée du jour

Photo: www.arborday.org

À quelle profondeur planter les bulbes pour les mettre à l’abri du gel?

Ill.: www.clipartmax.com, montage: jardinierparesseux.com Question: À quelle profondeur doit-on planter les bulbes (hyacinthe, narcisse, tulipe, etc.) pour qu’ils ne gèlent pas?  Stéphane Pratt Réponse: En fait, les bulbes peuvent tolérer le gel une fois bien enracinés. L’important est de les planter assez tôt pour qu’ils puissent s’enraciner avant que le sol ne soit gelé (prévoyez les planter au moins 4 à 5 semaines avant que le sol ne gèle dur), car leur croissance débute à l’automne, arrête pendant le cœur de l’hiver, puis reprend très tôt au printemps, dès que le sol commence à dégeler. Il serait illogique d’essayer de planter les bulbes assez profondément pour qu’ils soient complètement à l’abri du gel. Au Québec, le sol gèle en moyenne à 1,35 m de profondeur à Montréal et à 1,5 m à Québec. Tout un trou à creuser! Même dans la douce France, le sol peut facilement geler à 50 cm de profondeur. Imaginez le trou de plantation qu’il faudrait creuser pour les mettre... Lire la suite >

La vivace aux yeux de poupée

Actaea pachypoda. Photo: Klehm Arboretum & Botanic Garden Une vivace cultivée surtout pour ses fruits décoratifs? Il faut admettre que c’est assez inhabituel. Pourtant, les fruits constituent l’attrait principal de l’actée à gros pédicelles (Actaea pachypoda). Ce n’est pas que sa floraison ne soit pas jolie: les minuscules étoiles blanches portées dans une grappe terminale d’environ 30 à 90 cm de hauteur sont bien acceptables, en plus d’être parfumées. Et le feuillage vert foncé est joliment découpé, à mi-chemin entre celui d’un érable et celui d’une fougère (autrement dit, similaire à celui d’un astilbe). Donc, la plante est plus que présentable au printemps… mais pas d’apparence réellement exceptionnelle. C’est quand les fruits commencent à mûrir à la toute fin de l’été et à l’automne que les yeux sont vraiment rivés sur l’actée à gros pédicelles. À ce moment, les pédicelles (les tiges qui supportent les fruits), jusqu’ici minces et verts, enflent et deviennent rouge vif, alors que les fruits vert luisant deviennent... Lire la suite >

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