Plantes d'intérieur Rempotage

Surfacer pour raviver les plantes d’intérieur

Après avoir passé plusieurs mois dans une léthargie hivernale, nos plantes d’intérieur commencent à reprendre vie. Des bourgeons se forment, de nouvelles feuilles s’ouvrent, des fleurs apparaissent. Elles réagissent en fait au soleil qui est présent de plus en plus longtemps et qui est de plus en plus intense.

Ce retour de la croissance influence – ou devrait influencer –  notre façon de les entretenir. D’abord, on peut recommencer à les fertiliser, une pratique à laquelle on avait mis fin depuis octobre. Aussi, c’est le début de la saison du bouturage, du rempotage, de la division, de la taille, etc.

Un rempotage annuel

C’est la bonne saison pour rempoter vos plantes d’intérieur, mais si vous ne pouvez pas le faire… Photo: legt-schuman-haguenau.net

Parlons spécifiquement du rempotage. Pour la plupart des plantes d’intérieur, un rempotage annuel est de rigueur. Elles ont crû depuis un an et ont besoin de plus d’espace pour leurs racines. Pour les plantes à croissance lente, comme la plupart des cactées et des succulentes, on peut réduire cela à un rempotage aux deux ans; pour les jeunes plants dans de petits pots, deux rempotages annuels peuvent être nécessaires.

En plus de donner plus d’espace aux racines, le rempotage résout un problème de base: l’accumulation de sels minéraux dans le sol. Ces sels proviennent de l’eau d’arrosage et des engrais. En infimes quantités, ils sont bons pour les plantes, car ce sont des fertilisants. En pleine terre, les minéraux non utilisés sont lessivés par la pluie et ne s’accumulent pas. En pot, cependant, il n’y a pas de sortie, car le surplus d’eau ne se draine pas ailleurs, il s’évapore. Ainsi, les minéraux restent dans le terreau et s’y accumulent, surtout en surface, formant éventuellement une croûte blanche ou jaunâtre sur le rebord du pot, sur la tige de la plante et sur la surface du terreau.

La croute blanche formée sur la paroi du pot et sur la tige de la plante indique une importante concentration de sels minéraux. Photo:www.bettyongardening.com

Ces minéraux en surplus sont toxiques: ils tuent les racines qui s’en approchent et «brûlent» même éventuellement la tige la plus robuste. Un rempotage permet de s’en débarrasser. Mais que faire quand le rempotage est impossible?

En effet, il arrive un point dans la vie de plusieurs plantes où il n’est plus question d’agrandir le pot. Par exemple, quand elle est tellement lourde que rempoter devient trop compliqué. Mais alors, que faire pour combattre l’accumulation des sels minéraux?

Le surfaçage à la rescousse

Lors du surfaçage, on remplace seulement le terreau en surface. Photo: http://www.jardinantes.fr

La solution, c’est le surfaçage. Les sels minéraux s’accumulant surtout en surface du terreau, on peut donc enlever le terreau contaminé en surface pour le remplacer par un terreau neuf; en profondeur, le terreau est toujours de qualité relativement bonne. C’est presque l’équivalent d’un rempotage.

Il s’agit de prendre une fourchette, un transplanter ou autre outil et de gratter le terreau en surface, enlevant environ 2 à 3 cm de terreau contaminé, et de le remplacer par un nouveau terreau. Finissez par un bon arrosage. Vous venez de donner un nouvel élan à votre plante sans trop d’efforts.

Peut-on faire ce surfaçage indéfiniment? Logiquement, il serait sage de rempoter même une très grosse plante au moins tous les cinq ans. Par contre, j’ai moi-même des arbres d’intérieur qui n’ont pas été rempotés depuis 20 ans et qui se portent très bien.

Essayez le surfaçage pour redonner vie à vos plantes d’intérieur fatiguées si vous ne pouvez pas les rempoter. Vous verrez toute une différence dans leur état!

Journaliste et blogueur horticole, auteur de plus de 60 livres de jardinage, conférencier très en demande et jardinier passionné, le jardinier paresseux, Larry Hodgson, vit et jardine à Québec. Le blogue le jardinier paresseux offre plus de 2 000 billets aux amateurs de jardinage, toujours dans le but de démystifier le jardinage et le rendre plus facile aux participants. Si vous avez une question sur le jardinage, entrez-la dans Recherche: la réponse s’y trouve probablement déjà.

9 comments on “Surfacer pour raviver les plantes d’intérieur

  1. Lise Ranger

    C’est un article qui tombe à point! Merci, Jardinier Paresseux!

  2. Merci jardinier paresseux pour vos bons conseils. J’en ai appliqués plus d’un.

  3. Suzanne Lamothe

    Comment tailler un laurier-rose (plante d’intérieur) avant de le sortir à l’ex?

  4. Larry Hodgson

    Le problème en taillant un laurier-rose avant de le sortir est qu’il produit ses boutons floraux sur le bois de l’année précédente. Si vous le taillez au printemps, donc, vous perdrez les fleurs de l’année. Par contre, si le vôtre est si gros que vous n’avez pas le choix que de le tailler, faites-le sévèrement et la floraison reprendra au printemps suivant.

    Mettez des gants et des lunettes de protection lors de la taille: la sève blanche est collante et irritante. Toxique si on en avale, de plus!

  5. Ping : Quand on rempote, faut-il toujours utiliser un pot plus gros? – Jardinier paresseux

  6. Bonjour…je viens de lire tous vos articles très intéressants et répond à mes questions concernant terreaux usés,rempotage, surfaçage… simple et pratique , que de bons conseils que je vais appliquer.
    Merci pour le partage !!!

  7. Ping : Le cactus zigzag: curieux et comestible – Jardinier paresseux

  8. Ping : À chaque mois sa plante, février 2021: le scindapsus – Jardinier paresseux

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