Une serre faite de vieux châssis

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Une couche froide fabriquée à partir de vieux châssis de fenêtres. Source: goodnews6.info

Une couche froide est une petite serre basse qu’on utilise pour acclimater des plants aux conditions d’extérieur, pour faire des semis, pour acclimater des semis et souvent aussi pour la culture de légumes qui ont de la difficulté à mûrir sous un climat froid comme l’aubergine et le gombo (okra). C’est un excellent endroit aussi pour faire des semis de vivaces, d’arbres et d’arbustes qui ont besoin d’une période de froid avant de pouvoir germer. On peut facilement s’en fabriquer une en bâtissant un coffrage de bois de 30 à 60 cm de hauteur et en le recouvrant de châssis.

Souvent, on prévoit une inclinaison (le fond est alors au moins 15 cm plus haut que le devant) pour que plus de soleil puisse entrer et que le surplus d’eau et de neige glisse plus facilement, mais cette pente n’est pas du tout obligatoire. Un petit après-midi d’assemblage et voilà! Vous avez une couche froide!

Couche chaude

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Câbles chauffants couverts de sable pour assurer une bonne chaleur dans une couche chaude. Source: www.greenhousepeople.co.uk

La couche chaude est identique à la couche froide, mais elle est chauffée. Autrefois, on chauffait au moyen de fumier de cheval recouvert de sable; de nos jours il est plus typique de chauffer à l’électricité. On peut y installer des tapis ou des câbles chauffants ou tout simplement une lampe munie d’une ampoule incandescente, car cette sorte d’ampoule maintenant un peu désuète produit beaucoup de chaleur.

Comme la couche chaude est chauffée, on peut l’utiliser même en hiver si on y a accès, notamment pour cultiver, d’octobre à avril, les légumes qui aiment la fraîcheur, comme les épinards, la laitue, la bette à carde et les radis.

Pour bien gérer la température dans une couche chaude ou froide, il faut commencer à ouvrir partiellement les châssis lors des journées ensoleillés, et ce, dès la fin de l’hiver. Au printemps, on peut souvent ouvrir complètement les châssis lors des journées chaudes, quitte à les refermer le soir venu. Pendant l’été, on ferme seulement quand les nuits descendent au-dessous de 12˚C.

Ma couche froide… et tiède!

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Ma couche froide commence à sortir de la neige vers la mi-avril. L’hiver, la plupart des jours, elle dégage assez de chaleur pour faire fondre au moins une partie de la neige et laisser entrer un peu de soleil, mais il peut arriver que les plantes passent une semaine ou deux à la noirceur. Source: jardinierparesseux.com

Ma propre couche froide est placée contre la maison, du côté sud, comme il se doit. Elle a quatre panneaux vitrés qui s’ouvrent, mais ce qui est plutôt inhabituel est que je l’ai placée vis-à-vis des fenêtres de mon sous-sol (les fenêtres de mon bureau, en fait, car je travaille à cet endroit).

Comme résultat, j’ai accès à la couche froide à partir de l’intérieur de ma maison tout l’hiver. Cela pourrait ne pas vous sembler particulièrement utile, mais dans ma région, où l’accumulation de neige annuelle dépasse habituellement 1,2 m, une couche froide est normalement inaccessible de novembre à avril. Mais pas la mienne! Je n’ai qu’à ouvrir une fenêtre du mon bureau pour y accéder en toute saison, même pendant une tempête de neige! Ainsi, je peux arroser, rajouter ou enlever des plantes, rentrer les potées de bulbes quand elles se mettent à fleurir, etc. J’emploie un thermomètre à minimum et maximum pour vérifier la température et, quand la température commence à baisser sous 0 °C, j’ouvre simplement une fenêtre de mon bureau pendant une courte période et laisse pénétrer un peu de chaleur.

Le résultat est que je peux utiliser ma couche froide pour forcer des bulbes, pour les semis qui nécessitent un traitement au froid et, surtout, pour hiverner des plantes semi-rustiques qui ne peuvent pas supporter les températures extérieures dans ma région (jusqu’à -40 °C). J’y conserve, par exemple, des agapanthes, un bananier rustique, des pélargoniums, des fuchsias et des plantes de romarin.

Bien sûr, au printemps, j’endurcis les semis d’annuelles et de légumes et y place les végétaux reçus par la poste trop tôt dans la saison pour pouvoir les planter immédiatement en pleine terre. Enfin, l’été j’y fais pousser des melons.

La couche froide la plus paresseuse

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Couche froide à parois en paille. Source: goodnews6.info

Même si une couche froide ou chaude est facile à fabriquer, il y a un modèle encore plus paresseux. Il s’agit d’utiliser des ballots de paille comme murs et de placer un vieux châssis de fenêtre par-dessus. L’installation ne prend alors que quelques minutes!20180417A goodnews6.info

 

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2 réflexions sur “Une serre faite de vieux châssis

  1. SYLVAIN OUELLET

    Excellent article ! J,ai un ami qui vient de me partager un prototype de serre fabriquées au Yukon , et qui utilise un minimum d,équipement pour étirer la saison de culture en serre à faible coûts . Ça fonctionne un peu comme le principe de la couche chaude , mais en version serre . Bref l,air chaud de la serre le jour est utilisée pour réchauffer des roches placés en dessous des bacs de culture et les roches tiennent la serre chaude la nuit … pratique pour les jardiniers nordiques . Voici le lien de l,article : https://yukongreenhouse.weebly.com/heat-management.html

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