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Températures de germination : légumes et herbes aromatiques

Vous préparez-vous à semer des légumes et des herbes aromatiques à l’intérieur? Il peut alors être très pratique de savoir quelles températures ils préfèrent afin d’obtenir la meilleure germination possible. De cette façon, vous saurez si vous devez placer le plateau de semis dans un endroit chaud (ou même fournir une chaleur de fond) ou si, à la place, l’espèce en question préférerait un emplacement plutôt frais. Quelques semaines plus tard, il y a une autre décision à prendre : quand semer les semences de légumes à semer directement dans le jardin (radis, haricots, carottes, etc.). Après tout, certaines semences tolèrent un sol assez frais et on peut alors les semer en pleine terre presque dès que le sol peut être travaillé. D’ailleurs, en général, les légumes qui aiment un départ dans un sol plutôt frais dépérissent ou du moins poussent au ralenti si on les sème dans un sol trop chaud. D’autres encore, bien au contraire, germent mal, pourrissent ou... Lire la suite >

Mythe horticole: la célèbre couche de drainage

Les vieux mythes ont la vie dure et un mythe qui refuse de mourir est celui de la «couche de drainage». Autrefois, on suggérait de mettre une couche de graviers ou de tessons au fond d’un pot pour en améliorer le drainage. Mais c’est alors le contraire qui se produit! En effet, une trop grosse différence entre la taille des particules de terreau et la taille des matériaux de la «couche de drainage» tend à empêcher les surplus d’eau d’en sortir, augmentant ainsi les risques de pourriture! Les bonsaïstes japonais ont compris cela depuis des siècles. Comme un drainage parfait est essentiel pour maintenir leurs petits arbres en santé, ils placent un terreau très fin au fond du pot, un terreau aux particules moyennes au milieu et ils couronnent le tout d’une couche de terreau à particules plus grosses. L’eau y coule comme à travers une passoire! Les faits parlent d’eux-mêmes D’ailleurs, quand vous dépotez une plante achetée, et donc produite par... Lire la suite >

Pourquoi un tournesol sans pollen?

Le tournesol annuel (Helianthus annuus) est une plante populaire depuis fort longtemps, mais il n’y en avait jamais eu autant de variétés sur le marché qu’aujourd’hui. Grand ou petit, fleurs énormes ou petites, à fleur unique ou à fleurs multiples, rayons jaunes, rouges, blancs, roses, bicolores ou tricolores, simples ou doubles, etc. À vous de choisir! Aussi, si vous parcourez les catalogues de semences, vous remarquerez que plusieurs variétés sont affichées «sans pollen». Qu’est-ce que cela veut dire? Et à quoi ces variétés servent-elles? Histoire du tournesol sans pollen Le tournesol sans pollen provient à l’origine d’une mutation, d’un défaut génétique. Plutôt que de produire des fleurs hermaphrodites, comme un tournesol normal, soit des fleurs mâles et femelles dans la même inflorescence, le tournesol sans pollen produit des anthères qui ne mûrissent pas et ainsi aucun pollen n’est produit. Cette plante est donc femelle, un phénomène qu’on appelle «mâle stérile». Ce serait un désastre dans la nature, mais ces lignées... Lire la suite >

C’est le temps de reprendre la fertilisation

Normalement, dans les régions tempérées où les jours deviennent courts l’hiver, on arrête de fertiliser les plantes d’intérieur en octobre, quand leur croissance cesse pour la saison. Certaines continuent de vouloir pousser malgré la baisse d’éclairage, mais mieux vaut ne pas les encourager à pousser «hors saison» en continuant les fertilisations : cela tend à produire une croissance faible et étiolée en raison du manque de lumière. Les jardiniers qui cultivent leurs plantes sous des lampes de culture peuvent continuer à fertiliser leurs plantes d’intérieur à l’année, tant qu’ils maintiennent des journées de 12 heures ou plus. Mais avec le retour des journées plus longues à la fin de février et en mars, beaucoup de plantes présentent des signes très nets de croissance: des bourgeons qui grossissent, des feuilles qui s’ouvrent, des fleurs qui s’épanouissent. Ce n’est pas encore l’été, mais avec maintenant plus de 11 heures d’éclairage naturel par jour, la croissance reprend. Et avec cette croissance renouvelée, il... Lire la suite >

Le tapis chauffant pour semis est-il vraiment nécessaire?

Parmi les produits couramment vendus pour démarrer les semences à l’intérieur, il y a le tapis chauffant. D’après les instructions, il suffit de poser le tapis chauffant sous votre plateau de semis et de le brancher et il gardera votre plateau de semis au chaud, ce qui aidera à accélérer la germination. Et, effectivement, il gardera le sol jusqu’à 11 °C plus chaud que l’air ambiant! Son coût n’est pas excessif non plus, surtout si vous calculez qu’il pourra facilement durer 20 ans, probablement beaucoup plus. Mais est-il vraiment nécessaire? Non. Si vous faites des semis dans des conditions raisonnables, vous obtiendrez une bonne germination. Peut-être plus lentement ou de façon plus irrégulière que si vous aviez utilisé un tapis chauffant, mais quand même, vous pouvez vous attendre à voir la majorité des graines germer. Donc, non, le tapis n’est pas strictement nécessaire. Mais il peut être utile, selon la situation. Le sol est plus frais que l’air Il est... Lire la suite >

La pomme de terre du futur sera-t-elle poilue?

Un trait trouvé sur une pomme de terre sauvage, la pomme de terre de Berthault (Solanum berthaultii), changera peut-être le visage de la pomme de terre domestique (S. tuberosum). La pomme de terre de Berthault, originaire de la Bolivie, a des tiges et des feuilles couvertes de trichomes (poils collants). Quand un petit insecte, comme un puceron, une altise ou une cicadelle y touche, il se fait asperger de colle et y reste prisonnier. Triste fin de vie pour lui, mais victoire pour la pomme de terre qui se protège ainsi de ses ennemis! Les plus gros insectes, comme le doryphore de la pomme de terre, parviennent à se libérer de la colle, mais l’expérience est tellement traumatisante qu’ils s’éloignent de la plante et ne veulent plus y retourner, encore moins y pondre des œufs. Très souvent, cette protection élimine tout besoin d’insecticide. La plante se protège toute seule de ses ennemis! Le même processus semble aussi protéger la plante... Lire la suite >

Le bon nichoir

Quel jardinier n’aime pas attirer des oiseaux dans son jardin? Installer un nichoir (maison d’oiseaux) semble donc tout à fait logique et les jardineries et quincailleries en offrent un vaste choix. Mais une fois installés dans le jardin, la plupart des ces nichoirs n’attirent aucun oiseau ou, s’ils en attirent, ce sont seulement des moineaux et des étourneaux. C’est mieux que rien, mais bien loin des attentes. Pourquoi cet échec? D’abord, sachez tout de suite que seulement une petite minorité des oiseaux acceptera d’habiter dans un nichoir artificiel. La plupart des espèces préfèrent faire leur propre nid, à la fourche d’une branche, dans un arbuste, au sol, dans une falaise, etc., selon l’espèce. Essentiellement, les rares oiseaux qui accepteront un nichoir sont les espèces qui, dans la nature, préfèrent nicher dans la cavité naturelle d’un arbre: troglodytes, sittelles, certaines hirondelles, etc. Deuxièmement, même un oiseau qui pourrait accepter de nicher dans un nichoir artificiel a des préférences très nettes quant... Lire la suite >

Le pétunia préféré des colibris

L’été dernier, j’ai vu au Jardin botanique de Montréal un pétunia tout à fait nouveau pour moi. Dressé et à petites fleurs étoilées rouges, il ne ressemblait que vaguement aux pétunias hybrides (Petunia x atkinsoniana) que je connaissais. L’étiquette indiquait Petunia exserta. Donc, c’était une espèce, pas un hybride. Pendant que je prenais des photos, un colibri* à gorge rubis (Archilochus colubris) est arrivé et a commencé à visiter les fleurs, l’une après l’autre. J’ai trouvé cela curieux, car habituellement les colibris ne visitent les pétunias hybrides que de façon aléatoire, car leurs fleurs ne contiennent pas beaucoup de nectar. J’étais intrigué! *Désolé, chers amis Français, Belges, Suisses, etc., mais les colibris, aussi appelés oiseaux-mouches, se trouvent uniquement dans les Amériques. Un peu de recherche À la maison, j’ai fait un peu de recherche sur cette plante pour découvrir que, effectivement, c’est le seul pétunia qui est pollinisé uniquement par les colibris. D’ailleurs, tout est là pour leur plaire: une... Lire la suite >

L’aloès est-il toxique ou pas?

Dire si une plante est toxique ou non est toujours un peu compliqué. Vous pourriez penser que c’est clair et net, qu’une plante est soit toxique soit non toxique, mais ce n’est pas si simple. Certaines plantes ont à la fois des parties toxiques et des parties non dangereuses. D’autres peuvent être consommées sans risque en quantités modestes, mais être toxiques lorsqu’on les ingère en quantités excessives. D’autres encore peuvent être sûres à certaines saisons et toxiques à d’autres. Ou encore, certaines peuvent être toxiques lorsque consommées crues et être sans danger, voire comestibles, après la cuisson. Lorsque j’ai publié l’article 200 plantes d’appartement toxiques il y a quelques mois, par exemple, j’ai spécifiquement inclus des plantes qui pourraient être toxiques si elles étaient grignotées par un enfant ou un animal de compagnie. Il ne s’agissait pas d’une condamnation globale de la plante indiquant qu’elle était toxique en toutes circonstances! Et l’une des plantes sur cette liste de plantes d’intérieur toxiques... Lire la suite >

Canards contre limaces: que la bataille commence!

Il y a un dicton allemand qui dit quelque chose comme «ce n’est pas que vous avez un problème de limaces, c’est qu’il vous manque sérieusement de canards!» Et c’est tellement vrai! Les canards sont des consommateurs prodigieux de limaces et d’escargots, ainsi que de nombreux autres insectes et invertébrés (vers gris, vers fil de fer, asticots, etc.). Ils nettoient un potager de ses ennemis en un rien de temps. Il y a quelques années, il y avait même une entreprise allemande qui louait des canards aux jardiniers. Je n’en vois plus aucune trace (peut-être que les problèmes logistiques liés au transport des canards d’un jardin à l’autre étaient insurmontables), mais possiblement que quelqu’un d’autre pourrait tenter l’expérience? Ou encore, vous pourriez élever vos propres canards si vous avez l’espace nécessaire et l’inclination pour ce type d’activité. Des valeurs ajoutées Il y a quand même d’autres avantages à laisser des canards circuler dans votre jardin. D’abord, ils produiront des quantités... Lire la suite >

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