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Cinq plantes aux feuilles bizarres

Le rôle d’une feuille est de capter la lumière du soleil, de la convertir en sucres au moyen de la photosynthèse et d’ainsi contribuer à la croissance de la plante sur laquelle elle pousse. Ainsi, tout ce qu’il faut à une feuille pour être fonctionnelle est d’être verte et d’être portée de façon à ce que le soleil puisse l’atteindre. On pourrait alors penser qu’une simple feuille large et plane suffirait pour tous les végétaux, mais non. Il y a autant de formes et de tailles de feuilles qu’il y a de plantes et elles viennent dans beaucoup plus de couleurs qu’elles ne le devraient théoriquement. Voici quelques-unes des plus intéressantes et des plus curieuses. Monstera délicieux (Monstera deliciosa) Il s’agit d’une plante d’intérieur populaire et facile à trouver dont les feuilles ne cessent de grossir… et de devenir de plus en plus bizarres avec le temps. Si vous en avez déjà cultivé un à partir d’un jeune plant, vous... Lire la suite >

La caféine: un insecticide puissant

Saviez-vous que la caféine est un insecticide? D’ailleurs, si le caféier (Coffea spp.) en produit, c’est dans le but de se protéger des insectes prédateurs. Quand il est sous attaque par des invertébrés indésirables, d’ailleurs, le caféier augmente la dose de caféine, souvent assez pour tuer les intrus. Les extraits de caféine appliqués à divers insectes (sphinx de la tomate, punaises de l’asclépiade, chenilles, larves de moustique, etc.) provoquent un comportement agité anormal, réduisent l’appétit, inhibent la reproduction et vont jusqu’à provoquer la mort. Les larves de moustiques traitées à la caféine, par exemple, deviennent si mal coordonnées qu’elles ne peuvent plus nager et se noient. Plusieurs études sont en cours pour développer des pesticides biologiques à partir de la caféine et d’autres substances similaires. Notez que la théine, présente dans le thé, est chimiquement identique à la caféine. Autrement dit, c’est de la caféine. Produite par le théier (Camellia sinensis), elle sert au même but: repousser ou tuer les insectes... Lire la suite >

Des citrons qui ne veulent pas mûrir

  Question: J’ai acheté un citronnier en pot cette année et il a produit trois petits citrons qui ne sont jamais venus à maturité. La plante est maintenant à l’intérieur pour l’hiver, mais les fruits ne mûrissent pas plus. Est-ce que je dois les récolter maintenant même s’ils ne sont pas matures ou est-ce que je dois les laisser sur le plant? Manuel Poulin Réponse: Laissez-les sur le plant. Les agrumes (Citrus spp.) sont très lents à mûrir. Cela peut facilement leur prendre 4 à 6 mois même lorsque la plante pousse sous des conditions optimales, mais jusqu’à 11 ou 12 mois sous des conditions de moindre qualité… comme sur une terrasse sous un climat tempéré ou à l’intérieur. Et les fruits ne mûriront plus après la récolte. Donc il faut les laisser sur la plante jusqu’à ce qu’ils arrivent à leur pleine maturité. Une fois que les fruits sont matures, par contre, vous pouvez souvent les laisser sur le... Lire la suite >

Ne comptez pas sur l’oxygène des plantes d’intérieur!

Ne comptez pas sur l’oxygène de vos plantes d’intérieur pour vous permettre de respirer s’il n’y a pas d’autres sources d’oxygène. D’accord, grâce à la photosynthèse, les plantes d’intérieur font décomposer le dioxyde de carbone de l’air et libèrent de l’oxygène comme sous-produit, mais… le surplus d’oxygène est très minime. Quelques sources suggèrent, par exemple, qu’une feuille moyenne dégage environ 5 millilitres d’oxygène par heure (bien que cette quantité varie selon si la plante est en croissance active ou non). Les humains, cependant, ont besoin de 23 litres (soit 23 mille millilitres!) par heure. Si vous étiez enfermé dans une pièce scellée sans autre source d’oxygène, il faudrait alors environ 150 à 300 plantes feuillues en pleine croissance pour produire l’oxygène dont vous auriez besoin pour rester en vie. Étant donné les résultats de ce calcul, je suggère d’éviter les pièces hermétiquement scellées si possible!

Automne: pas la meilleure saison pour la multiplication

Il y a un temps pour tout… et l’automne n’est pas la meilleure saison pour la multiplication des plantes. Que ce soit pour les semis ou les boutures, la reprise est lente quand les jours sont courts, car ils reçoivent des indications contradictoires. Quand vous mettez des graines ou des boutures en contact avec du terreau et que vous arrosez, vous leur envoyez le signal «poussez!» Mais entre la mi-octobre et la fin de février, sous l’influence des jours courts, dame Nature leur envoie plutôt le signal contraire. «Prenez un temps d’arrêt», dit-elle. Il en résulte des semis qui ne lèvent pas ou seulement très faiblement et qui ne grandissent que très lentement, si même ils grandissent. Souvent, ils s’étiolent. Les boutures poireautent, hésitant à s’enraciner. Dans les deux cas, c’est souvent la pourriture qui s’installe. Un printemps artificiel Si vous voulez défier dame Nature avec une multiplication hors-saison, utilisez plutôt un éclairage artificiel. Placez vos pots de semis ou... Lire la suite >

Plantes à fourmis dans votre salon!

Saviez-vous que certaines plantes d’intérieur, peut-être même des plantes que vous cultivez déjà, sont, dans la nature, des «plantes à fourmis»? Des myrmécophytes, pour utiliser le nom scientifique. Le mot myrmécophyte vient du grec myrmex (fourmis) et phuton (plante). Ces plantes vivent en symbiose avec les fourmis, une forme de mutualisme où chaque espèce aide l’autre. Il y a d’ailleurs plus de plantes myrmécophytes qu’on ne le pense: des milliers d’espèces dans plus de 100 familles de plantes. Les myrmécophytes fournissent généralement soit gîte soit nourriture aux fourmis et, en retour, les fourmis offrent certains services: elles les protègent contre leurs ennemis (insectes, mammifères, etc.); elles les protègent contre les plantes envahissantes; elles nettoient la plante de champignons néfastes; elles les nourrissent (souvent de leurs excréments); elles distribuent leurs semences (parfois); elles pollinisent leurs fleurs (très rare). Des maisons à fourmis Les myrmécophytes qui offrent le gîte aux fourmis sont les plus faciles à reconnaître. Généralement, ils ont un organe... Lire la suite >

Prenez une douche après tout traitement pesticide

Après avoir appliqué un produit pesticide, même biologique, il est toujours sage de bien se laver à l’eau chaude savonneuse. En général, cela suffit. Par contre, si le produit porte l’indication toxique (symbolisé par une tête de mort) ou corrosif (symbolisé par une main trempant dans l’acide), mieux vaut se laver plutôt à l’eau froide. L’eau froide ferme les pores et réduit l’absorption du produit. Une douche à l’eau chaude, par contre, peut ouvrir les pores et permettre davantage d’absorption. Enfin, lavez les vêtements utilisés pour l’application d’un pesticide séparément des autres vêtements… à l’eau chaude (elle supprimera davantage de produit que l’eau froide). Si le produit porte le symbole toxique (tête de mort), réservez-les dans le futur uniquement pour d’autres applications de pesticides.

Mythe horticole: les plantes indigènes sont moins sujettes aux insectes et aux maladies

Il y a toutes sortes de bonnes raisons pour préférer des végétaux indigènes. On sait qu’ils résistent aux hivers de la région et aussi que leur cycle de croissance correspond exactement aux saisons du secteur (certaines plantes importées, au contraire, sont endommagées quand elles se réveillent trop tôt au printemps ou quand la neige arrache leurs branches parce qu’elles ne savent pas quand laisser choir leurs feuilles à l’automne). Aussi, les plantes indigènes nourrissent les insectes locaux qui, très souvent, sont très spécifiques dans leurs besoins. Il suffit de penser aux asclépiades (Asclepias spp.), strictement limitées au Nouveau Monde, qui sont la seule nourriture possible pour les chenilles du papillon monarque (Danaus plexippus), lui aussi limité au Nouveau Monde. Et il y a littéralement des milliers d’insectes dans votre propre région qui dépendent entièrement de plantes spécifiques, seulement trouvées naturellement dans votre région, pour leur survie. Les plantes importées ne leur sont nullement utiles. Habituellement, aussi, les plantes indigènes ont... Lire la suite >

La plante d’intérieur increvable que personne ne connaît

Je cultive beaucoup de plantes d’intérieur (plus de 300 variétés différentes), mais l’une des plus faciles à cultiver est certainement le Dischidia albida. Vous n’en avez jamais entendu parler? Je ne suis pas surpris. Personne ne semble le connaître! Les Américains l’appellent «propeller vine» (vigne aux hélices) à cause de ses feuilles plus ou moins en forme d’hélices d’avion. Pour rester plus près du nom botanique, par contre, on pourrait l’appeler dischidia blanchâtre en français. Et notez que le «ch» se prononce «k», donc le nom se prononce quelque chose comme dis-KI-di-a. Je cultive cette plante depuis plus de 15 ans à partir d’une bouture reçue par la poste. Oui, une bouture bien sèche et sans racine. Elle s’est avérée remarquablement facile à cultiver et elle forme un excellent panier suspendu, mais ce n’est pas une plante dont vous entendrez parler très souvent. J’ai dû me débrouiller tout seul pour apprendre les rudiments de sa culture, car si peu d’informations... Lire la suite >

La bonne température pour conserver les bulbes tendres

Vous avez rentré vos bulbes tendres (bulbes non rustiques) pour l’hiver? Glaïeuls, bégonias, dahlias, callas, caladiums, etc.? Parfait! Les bulbes sont soit dans leur pot d’origine soit nus, entourés de tourbe, de vermiculite, de papier journal, etc. Très bien aussi! Maintenant, où les placer pour l’hiver? Les conserver au frais L’emplacement idéal pour leur entreposage hivernal est frais, mais pas froid, entre 5 et 12°C. Ainsi, un frigo ou une chambre froide sont souvent trop froids pour ces bulbes, mais un sous-sol peu chauffé ou un garage protégé conviendrait bien. À de telles températures, il y aura peu d’évaporation et alors les bulbes se conserveront bien jusqu’au printemps sans arrosage ou vaporisation supplémentaire. Les conserver au chaud Vous n’avez pas d’emplacement frais où les conserver? Pas de problème! On peut facilement les conserver à la température de la pièce aussi. La différence est alors qu’il y aura davantage d’évaporation et que les bulbes risquent alors de se dessécher un peu... Lire la suite >

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